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Motus & Langue Pendue - Un journal intime de la société, avec des contenus situés quelque part entre l’art, la discussion entre potes et le journalisme.

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17.02.2026 à 18:51

[Communiqué] Nous sommes toujours antifascistes

La rédac

Texte intégral (1757 mots)

Communiqué · 17.02.2026

MORT DE QUENTIN D. : NOUS SOMMES TOUJOURS ANTIFASCISTES

Parce que nous combattrons toujours le fascisme et que la séquence en cours nous prouve, une nouvelle fois, que c’est nécessaire. 

Le 14 février dernier, Quentin D., militant néo-nazi, est décédé après les coups qui lui ont été portés, probablement par un groupe de militants antifascistes. À l’heure où nous écrivons ce communiqué, la vérité du déroulé des faits reste encore à établir. 

Depuis sa mort, le monde politico-médiatique tente d’imposer un narratif mensonger, qui repose sur un événement dramatique survenu au milieu d’une marée de violences fascistes systématiquement invisibilisées, et qui signifierait que le danger de notre démocratie n’est pas le fascisme, mais bien celles et ceux qui le combattent. Nous ne pouvons pas accepter de laisser ce narratif dérouler et infecter nos amis, nos parents, celles et ceux qui subissent notre époque. 

Notre média pouvant être considéré comme un média de gauche radicale et se revendiquant pleinement de l’antifascisme, nous considérons qu’il est important de prendre la parole en solidarité avec les mouvements de résistance déjà largement calomniés, et aujourd’hui plus que jamais traînés dans la boue. Jeter sous le bus des militants solides partout dans l’Hexagone, se revendiquant d’un antifascisme historique, duquel était issu notre mouvement de résistance le plus connu, le tout pour préserver une soi-disant “respectabilité”, est l’un des visages reconnaissables de la fascisation de la société, alimentée par un climat hallucinant de délation calomnieuse et de raccourcis mettant en danger nombre de nos camarades. 

 

Contrairement à ce que nous avons entendu, y compris sur le plateau de grandes chaînes nationales à heure de grande écoute (ici l’interview de Sandrine Rousseau sur France Info par exemple), la raison d’être de l’antifascisme est de combattre le fascime. Comme son nom, simplissime, l’indique. 

L’antifascisme n’a pas pour raison d’être la violence, même si, historiquement, la violence a pu être employée dans la défense contre le fascisme. La violence a pu être un moyen, elle ne sera jamais une fin. L’antifascisme n’a pas non plus pour raison d’être le lynchage ou le trouble à l’ordre public. Tout ce que l’antifascisme cherche à faire, c’est de protéger nos territoires, nos villes et nos universités, du danger réel du fascisme. Danger sur lequel nous avons un peu trop tendance à nous endormir. 

 

Si des groupes antifascistes étaient bel et bien présents à Lyon dans ce qui allait mener à cet affrontement fatal, c’est pour faire ce que la Jeune Garde, groupe antifasciste français, a toujours fait : défendre la ville des attaques fascistes. En l’occurrence, empêcher des militants fascistes de menacer la conférence donnée par Rima Hassan à Sciences Po Lyon. En ce sens, le narratif du “jeune homme sans histoire lynché gratuitement” est un récit mensonger. Si cela ne justifie pas sa mort, redonner le contexte dans lequel elle est survenue est primordial : Quentin D. était un militant néo-nazi, membre actif de l’Action Française, mouvement royaliste, antisémite et raciste. Quentin était aussi membre du collectif “Audace” Lyon, groupe dissous suite à des actes racistes et reprenant des slogans nazis sur Internet. Quentin avait participé en mai 2025 au défilé néonazi du Comité du 9 Mai à Paris. La ville de Lyon est quant à elle régulièrement le théâtre d’affrontements entre des antifas et les mouvements d’ultra-droite (Gud, Bastion Social, etc) qu’ils refusent de laisser courir et qui assoient, année après année, leur pouvoir dans la ville. 

Après deux ans de négation d’un génocide, de montée du racisme, de dégradations de librairies ou tiers-lieux marqués à gauche, de menaces de dissolution des pouvoirs publics alors que ces mêmes défilés néo-nazis sont protégés par la police, un homme est mort. On peut le regretter, mais pas s’en étonner. L’étonnement aurait dû arriver bien avant. Au moment de la mort de toutes les personnes qui ont précédé Quentin et sont mortes assassinées, mais n’avaient pas la chance… d’être nazies. D’après Isabelle Sommier, dans son livre Violences politiques en France, entre 1986 et 2021, 53 personnes sont mortes tuées à cause de leur idéologie. 90% de ces meurtres ont été commis par l’extrême-droite. Le climat de violence est instauré par les mouvements fascistes que tant refusent de combattre maintenant, en capitulant face aux pressions médiatiques. 

La violence est du côté de l’idéologie raciste et fasciste face à laquelle les antifas nous défendent. 

 

Nous avons également été sidérés d’entendre, de la bouche même de responsables politiques, que la France Insoumise aurait une responsabilité dans la mort de Quentin D, alors que l’eurodéputée qui donnait sa conférence était à plusieurs kilomètres du lieu où Quentin est décédé, et a immédiatement condamné les violences ayant conduit à son hospitalisation puis à son décès. À tous ces gens plus effrayés par les éléments de langage de Jean-Luc Mélenchon que par le retour du nazisme dans nos rues, nous demandons : où donc la France Insoumise a-t-elle jamais appelé à la violence ?  Est-ce que vous avez en vous tant de haine envers ce mouvement citoyen, l’un des seuls  politiquement solide à gauche, tant de haine prémâchée par la cabale médiatique que vous en venez à insinuer que Mélenchon, parce qu’il parle trop fort, aurait tué ce jeune homme ?

Jean-Luc Mélenchon a-t-il appelé à “nettoyer les banlieues au karcher” ? À faire de grandes “rafles” d’étrangers ? à “attraper les femmes par la chatte” ? À envahir le Groenland ? À anéantir les Palestiniens ? À militariser la France ? Les antifas sont-ils ceux qui posent dans des stands de tirs, avec des armes, sur de nombreuses photos ? 

Non. La rhétorique guerrière est du côté des fascistes et l’a toujours été, historiquement. Nous ne sommes pas pour la violence comme stratégie politique, nous l’avons dit à de nombreuses reprises (voir émission sur Luigi Mangione sur notre chaîne YouTube.) Nous sommes, cependant, pour le droit de nous défendre (celui-là même!) face à une force politique qui désire notre mort. Tel Jean Messiha, figure d’extrême-droite qui écrivait il y a quelques jours : “Il faut exterminer les antifas. Un par un. Les antifas sont les seuls et uniques nazis aujourd’hui. Il faut les éradiquer.”

 

Mais tout est permis, alors que le corps de leur “camarade” est encore chaud. D’ailleurs, au lieu de le pleurer et de parler de lui, leurs discours sont tout entier concentrés sur leur obsession de toujours, maladive : la France Insoumise et l’extrême-gauche (qui, par le mécanisme bien connu de la fenêtre d’Overton, englobe désormais grossièrement la gauche, LFI étant loin d’être un mouvement révolutionnaire désireux de prendre le pouvoir par les armes). Plus d’étiquette qui tienne en ce moment : on mélange tout dans un gloubi-boulga débilitant, un fourre-tout servant de support à tous les éditorialistes pour alimenter le grand feu de joie censé cramer les dernières digues qui subsistent face au fascisme. 

 

Aujourd’hui, Quentin, militant fasciste, aura droit à une minute de silence à l’Assemblée nationale. Il y a deux ans, Nahel, tué par la police à 17 ans, n’avait le droit qu’à des injures qui insinuaient qu’il l’avait bien cherché. Sans parler des dizaines d’autres assassinés, eux, par l’extrême-droite tout simplement passés sous les radars du cirque médiatique. L’ampleur du gouffre qui sépare les différentes réactions politico-médiatiques aux décès est un signe dangereux de la fascisation de la société. 

Les fascistes vont en profiter pour tirer le fil jusqu’à détruire la pelote, et si nous ne disons rien, bientôt l’on prendra Messiha au mot : les antinazis seront magiquement devenus des nazis, et ils seront tués pour l’avoir bien cherché. À nos camarades de gauche nous disons : soyez solides, et ne cédez pas une miette de terrain aux torrents de boue que nous recevons. Nous sommes antifascistes, fiers de l’être, maintenant comme hier. Et à nos “camarades” qui jettent les Insoumis ou les antifas sous le bus, nous disons : vous êtes le problème que nous devons combattre pied à pied, sans compromission. 

 

Motus & Langue Pendue est un média apartisan, mais dans ce moment gravissime, se tient aux côtés des Insoumis et des mouvements antifascistes, plus que jamais nécessaire à nos résistances. 

 

L’équipe du média

 

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14.02.2026 à 07:02

[SANS-VALENTIN] Il nous faut réapprendre à aimer.

La rédac

Texte intégral (779 mots)

PAR MEHDI EL AFANI

// Pour la Saint-Valentin, Motus explore la « Sans Valentin ».  Ici, alors que le progrès nous pousse à célébrer nos individualismes, le capitalisme comblant les trous, Mehdi s’interroge sur ce que l’amour, au contraire, rend possible.Retrouvez les autres articles #SansValentin sur le site! // 

Il nous faut réapprendre à aimer. 

Aimer d’abord, contre l’infamie du progrès. Si j’ai longtemps cru qu’il était nécessaire, que le progrès nous sortirait des crises qui nous guettent, j’ai aussi tardé à voir ses effets délétères. Le progrès (technique, à fortiori) n’est, bien souvent, pas une solution mais une fuite en avant individualiste : qui a besoin des autres quand la technologie peut sauver tout le monde ?
Quand chacun peut se sauver seul, la dépendance aux autres disparaît et avec elle, le besoin de faire société.
Notre foi en notre toute-puissance guidée par le progrès a parachevé notre transformation en outil d’un système économique que nous avons nous-mêmes créé. Dans un système où le capital financera un travail automatisé, même les prolétaires ne redeviendront que de simples consommateurs. Le progrès, entité insaisissable, malléable et pleine de promesses, est devenu une nouvelle religion dotée, comme le Divin en son temps, de la maîtrise du futur tout-puissant.

C’est de cela dont il s’agit : une bataille culturelle qui dissimule une crise spirituelle derrière laquelle se trouve l’homo economico-solitus, l’individu rationnel capitaliste et solitaire qui n’aurait besoin de personne. Mais même le plus gros des mascus a parfois besoin d’une épaule sur laquelle pleurer.
Deux mille années d’une révolution socio-politico-économique pour se retrouver au point de départ : si vous voulez faire société, vous avez besoin d’amour. C’est donc Jésus qui avait raison – et le descendant de Mahométan qui vous le dit vous rappelle qu’Issa est pour nous aussi un messager. Peut-être, finalement, que ce sont les droitards capitalistes et jésuites qui ont raison lorsqu’ils s’opposent à la laïcisation de la société française. Mais là encore, il s’agit de cohérence : qui peut raisonnablement croire ceux qui prônent à la fois le progrès technique et le recul moral ? 

Je parle d’amour car c’est un moteur. C’est le mien même. Célibataire sans enfants, j’ai au moins cette chance-là : pouvoir en parler d’une manière désintéressée et donc, universelle. Je suis un amoureux du futur, des gens que je n’ai pas rencontrés, des plats que je n’ai pas goûtés, de tout ce qui risque de passer. Ça n’est pas naturel car l’amour s’apprend. D’abord par mimétisme, on cherche à reproduire les schémas d’inconditionnalité qui constituent l’amour filial puis on finit par déconstruire les carences de l’amour parental pour pardonner à ces gens qui nous ont élevés et qui sont juste des gens.

Pour réapprendre à aimer, regardez ceux qui l’ont perdu, leur amour.

Les gens, ça se trouve et se perd tout le temps. Mais perdre des gens qu’on aime, c’est différent. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts » c’est une illusion en fait. La perte nous donne une résilience dont on se passerait bien, des questionnements sans fin, des angoisses ou des traumas et pour tous un relativisme nouveau qui se voit dans les yeux. La prochaine fois que vous plongerez dans un regard, peut-être que vous reconnaîtrez cet éclat si particulier : douceur, naïveté, un soupçon de doute et une émulsion d’amour.

Celles et ceux qui savent que le progrès tue, de plus en plus tôt, avant la retraite comme les jouets usés d’un système en déliquescence construit par ceux qui s’aiment qui font souffrir ceux qui aiment. 

Sensibles de tous les pays, unissaimez vous !

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12.02.2026 à 19:24

Duplomb bis ? On décrypte ce qu’il se passe!

La rédac

Texte intégral (1422 mots)

PAR CHARLOTTE GIORGI 

Pourquoi vous allez entendre parler d’agriculture ce mois-ci

Le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, a trouvé le remède à la détresse agricole : un énième projet de loi d’urgence agricole qu’il a gentiment proposé au syndicat majoritaire agricole, la FNSEA, début janvier.

Ce projet de loi, qui laisse craindre de nouveaux reculs environnementaux, sera probablement exposé pendant le salon de l’agriculture à la fin du mois. Et comme ça ne suffisait pas, Duplomb a également déposé un 2e projet de loi pour réautoriser l’acétamipride… ce qu’il voulait déjà faire à l’été mais qui avait été censuré par le Conseil Constitutionnel. Le tout alors que la loi Duplomb 1 est revenue pour un débat (sans conséquence) à l’Assemblée, rendu obligatoire par une pétition d’opposition à la loi ayant recueilli plus de 2,1 millions de signatures (un record historique!). 

On vous explique !

« Aucun sujet n’est interdit » (… sauf celui des vraies raisons de la détresse agricole)

C’est ce qu’a expliqué le Premier Ministre. Alors du coup, ce qui est super, c’est qu’on va peut-être pouvoir parler du fait que malgré un empilement de lois relatives à l’agriculture depuis un an, la crise agricole n’est manifestement toujours pas réglée.

L’agriculture a besoin de revenus dignes (18% d’agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté), d’installations (la moitié des agriculteurs sera à la retraite en 2030 et la nouvelle génération galère sans aides), de souveraineté alimentaire (la France peut nourrir 130% sa population mais sur 43% de ses terres elle produit pour l’export). Elle est là, la véritable crise.

Réautoriser les pesticides ne permettra pas de nourrir la population mais de conserver une balance commerciale satisfaisante pour les financiers de l’agriculture. Et puis de toute façon, ça ne sert à rien de nourrir une population que l’on condamne à mort. 

Mais si ces mesures d’urgences ne sont que temporaires ?

… ce n’est JAMAIS que temporaire. 

Les lois d’urgence ont une fâcheuse tendance à entrer dans le droit commun.

Duplomb et la FNSEA forcent les institutions avec un modèle agricole obsolète qui ne marche pas, pour obtenir jusqu’au dernier article auparavant censuré par le Conseil Constitutionnel. Au mieux, ça permet à quelques agriculteurs de ne rien changer à leurs pratiques sans les aider à prévoir le futur. Au pire, ça entretient leur dépendance à une agriculture qui tue le vivant et les gens et est inefficace pour nous nourrir. La priorité devrait être de nous en départir et de donner les moyens structurels aux agriculteurs de le faire. Là on met un pansement sur une jambe de bois.

Les vraies contraintes au métier d’agriculteur·ice

(Puisque Duplomb martèle que ses projets de lois ont pour but de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »). Quelques contraintes auxquelles il n’aurait pas pensé, trop occupé à faire de l’écologie le bouc émissaire de cette séquence :

  • des revenus indignes
  • des conditions de travail misérables
  • une perte de sens lorsque notre travail ne sert pas à nourrir mais à produire
  • une santé qui devient le dommage collatéral des politiques
  • un modèle industriel qui endette, empoisonne et enferme dans un cercle vicieux
  • des politiques publiques qui traitent les symptômes des crises et non les causes
  • les idiots utiles de l’agrobusiness

“Oui mais les agriculteurs sont en colère”

Justement… et si on les écoutait, les agriculteurs ? Et pas juste la FNSEA, les paysans de l’autre bord, moins copains avec Duplomb, peut-être ?

Les agriculteurs demandent un revenu digne et des conditions de vie décentes.

Les agriculteurs peuvent parler pour eux-mêmes sans être instrumentalisés.

Les agriculteurs n’ont pas à payer de leur santé le prix de leur “compétitivité”.

Oui, les agriculteurs sont en colère. Mais ils ne demandent pas tous en coeur le retour des pesticides! Attention à l’instrumentalisation d’une détresse par ceux qui font leur beurre dessus, et surtout ne les représente pas TOUS, car l’agriculture est diverse ! 

Et puis, malgré une loi toutes les 5 minutes, aucun des problèmes structurels n’a été traité ni même évoqué en profondeur (revenu, nouvelles générations agricoles, etc…), ni dans la réponse du gouvernement, ni de Duplomb, ni de la FNSEA. 

“De toute façon, les agriculteurs sont contre les écolos et le seront toujours!”

C’est factuellement faux, mais plus facile à brandir pour celles et ceux qui ont envie d’un bouc émissaire.

En réalité, beaucoup (trop) d’agriculteur·ices sont coincés dans ce modèle industriel qui les endette et les étouffe. Ils sont donc un certain nombre à en vouloir à toute mesure qui rétrécit encore un peu leur marge de manoeuvre – y compris écolo.

Ils sont en colère et on les comprend.

Mais pourquoi on accuse l’écologie au lieu de mettre en cause le modèle agricole vendu par ces lobbies depuis des dizaines d’années ?

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06.02.2026 à 17:06

Municipales 2026 : comment se mobiliser ?

La rédac

Texte intégral (2517 mots)
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AVANT LES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

Comme vous le savez sans doute (ou pas, d’ailleurs!), des élections municipales se profilent à l’horizon pour mars 2026. Loin d’être un scrutin anecdotique, cette échéance est celle qui est la plus proche de nous pas seulement dans le temps mais aussi dans nos vies. Un·e maire a le pouvoir de concrètement, très pragmatiquement, changer notre vie quotidienne. Logements dignes, transports et désenclavement des habitant·es, lien social et vie de la cité, soutien aux associations, dynamiques intergénérationnelles, police de proximité et prise en compte des discriminations, mais aussi entretien des établissements de santé municipaux ou aide à l’installation d’agriculteur·ices pour nourrir les cantines du village … Bref, vous ne pouvez pas y échapper : votre lieu de vie est trop important pour qu’on délègue ces élections à quelqu’un qui « saurait mieux » ou qui s’y « connaîtrait en politique ». 

Sur le média, nous avons réfléchi en équipe à comment vous outiller au mieux pour ces élections. Et nous sommes arrivés à un constat : d’autres organismes ont réfléchi à cette question de manière bien plus efficace et pertinente que nous. Sur cette page, nous allons donc nous faire le relai d’initiative qui permettent d’être de se réapproprier l’enjeu du scrutin et de se rendre à l’isoloir en tant que citoyen·ne éclairé·e… pour illuminer nos villes et villages 😉 Cette page sera agrémentée d’une initiative par semaine jusqu’à la semaine du 1er tour, le 15 mars prochain. 

INITIATIVE 1 : UNE PAGE POUR TOUT COMPRENDRE AU SCRUTIN (par l'université Aix-Marseille)

Jusqu’aux élections municipales sur cette page et sur les réseaux, 1 semaine = une initiative pour s’approprier le vote. Pour cette première semaine, on vous propose de commencer tout doux avec une page web pimpée comme jamais et réalisée par l’université d’Aix-Marseille pour ses étudiant·es pour expliquer en une seule page et quelques minutes top chrono les enjeux des élections. On valide à 100% !

Dans le même style mais plus classique, Makesense a aussi une page dédiée intitulée « paumé·e dans mes municipales » et ça se trouve ici. 

INITIATIVE 2 : UNE NEWSLETTER POUR DÉCOUVRIR DES EXEMPLES DE POLITIQUE LOCALE QUI FONCTIONNE
(par la Fédération des Trucs qui Marchent)

Semaine 2 : on vous propose de découvrir la newsletter gratuite de la Fédération Française des Trucs qui Marchent. Chaque semaine avant les élections municipales, ils partagent 7 bonnes idées appliquées concrètement partout en France. Leur point commun ?… elles marchent ! Leur boussole est simple : des initiatives sociales et écologiques portées par des élus locaux, qui marchent vraiment sur le territoire, et surtout duplicables ailleurs. En dehors des élections, leur newsletter se focalise sur une initiative dont ils approfondissent l’étude. Ils ont aussi sorti un livre compilation de toutes ces découvertes tout récemment ! 

Exemple : à Mouans-Sarthoux, une ferme municipale 100% bio mise en place pour nourrir les cantines du village !

INITIATIVE 3 : DES CARTOGRAPHIES POUR CAPTER LES ENJEUX ALIMENTAIRES ET AGRICOLES PRÈS DE CHEZ TOI (et des mesures pour les affronter) (par Terre de Liens)

Semaine 3 : Face à la disparition massive de fermes partout en France (qui fragilise nos paysages, notre alimentation locale et notre souveraineté alimentaire, rien que ça…) les copains de Terre de Liens partagent des outils pour comprendre et agir, à l’échelle de sa commune. La question est simple : Qu’est-ce que nos futurs·es élu·es pourraient faire pour protéger les fermes près de chez nous ?

“En seulement trois ans, 40 000 fermes ont disparu, emportant avec elles la capacité de nos villes et villages à produire une alimentation locale et de qualité.”

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06.02.2026 à 16:00

[VIDÉO] Faut-il détruire les Etats-Unis ? (avec tout le respect)

La rédac

(176 mots)

Et si Trump n’était ni fou, ni le fond du problème ?
🇺🇸 Cette semaine dans notre émission d’actu Vacarme des Jours, on s’attaque aux big boss du monde libre : les États-Unis. On se demande comment ils font pour foutre le bordel partout où ils passent et si le problème date de Trump, ou si c’était pas eux, les gros méchants, depuis le début…? Un remue-méninge au goût de coca, qui, au-delà du titre volontairement provoc’, est peut-être l’un des plus importants de notre chaîne.
La vidéo juste ici ⤵

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26.01.2026 à 11:54

[VIDÉO] On juge vos bonnes résolutions !

La rédac

(169 mots)

Pour la nouvelle année, sur notre émission d’actu Vacarme des jours, on a pris la bonne résolution de continuer à être des petites personnes insupportables. Du coup on s’est dit que pour bien commencer 2026, on allait juger vos bonnes résolutions et une fois de plus, faire des leçons à la terre entière. Le tout avec un invité spécial.

La vidéo ayant fini par faire plus de 2h, on vous la poste en deux parties! Plus sérieusement, si vous voulez nos avis politiques sur le fait de ne plus prendre l’avion ou de se mettre au sport, c’est par ici que ça se passe. ⤵

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04.12.2025 à 18:45

[vidéo] PS, LFI, écolos… Quelle gauche pour gagner ?

La rédac

(160 mots)

Après la victoire de Zohran Mamdani à New-York, on a vu la gauche française se réjouir en masse. Cette même gauche française qui passe pas mal de temps à se taper dessus mutuellement… Sur notre émission d’actu Vacarme des Jours, on s’est dit qu’il y avait un truc pas clair là dedans. On a enquêté. On s’est aussi demandé si on voulait vraiment l’union… et qui étaient les sociaux-traîtres, bien sûr. 

Par ici la vidéo ⤵

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17.11.2025 à 12:15

Oïkos se réinvente ! Notre podcast écolo devient une émission

La rédac

Texte intégral (1146 mots)

Oïkos, c’est le premier podcast que nous avons lancé, en juin 2020. Depuis on a interviewé plus de 200 personnes qui font les luttes écolo. Et aujourd’hui on pousse les murs. Voilà à quoi nous avons pensé pour la suite. ⤵

Oïkos, c’est la racine du mot écologie. C’est pour ça qu’on avait choisi ce nom pour ce podcast à la base, avec la volonté de cartographier le champ de l’écologie en faisant parler ses acteur·ices.

Aujourd’hui, on a envie d’ouvrir cet espace, et de continuer à outiller les luttes en donnant la parole à toutes celles et ceux qui les composent et qui comptent pour nous.

Oïkos, ça veut aussi dire la maison. Et ça tombe bien, parce que cette saison on a envie d’inviter les militant.e.s chez nous, sur le canap’.

On a envie de discuter avec elles et eux comme on discute avec nos potes, pour sortir du jargon militant et réaliser que ce qu’ils ont à dire nous concerne directement et concrètement, dans nos vies.

Charlotte : « J’ai lancé ce podcast parce qu’il me collait aux tripes. Le premier épisode est sorti le 18 juin 2020, après l’ébranlement d’un confinement qui m’aura donné pas mal à réfléchir, et après deux années d’engagement parmi les plus intenses de ma vie, au service de l’écologie, et surtout à la recherche d’une pensée plus libre, plus juste et politique de l’effondrement sensible que je constatais autour de moi. Effondrement aussi moral que politique et social, et bien sûr, écolo. Pendant ces années, vous avez suivi ma propre navigation politique, et nos opinions se sont parfois forgées ensemble au gré des personnes que je rencontrais avec le podcast, toutes profondément différentes et intenses dans leur rapport à ce monde qui ne tourne pas rond.

Après avoir bricolé Oïkos dans mon coin, seule aux manettes, en marge de ce média qui s’est tant développé et que j’aime tant, j’ai atteint une sorte de plateau. Mener ce projet seule me coûtait, en énergie, en temps, et alimentait des doutes. L’an dernier le calendrier a été mis à mal par des épreuves perso qui m’ont profondément questionnée sur ma capacité à mettre pertinemment le monde en perspective, pourchassée par des démons bien modernes.

Je me suis vue me demander comment continuer de provoquer le débat voire le conflit ou la discorde, et à régénérer la ligne édito à chaque fois de plus belle alors que j’étais moi-même si fragile.

Il était temps de raviver le feu, dans ce fameux foyer. Un feu sur lequel on va désormais veiller collectivement, en équipe. »

Cette année, on élargit le cadre et on pousse les murs. D’abord parce que le podcast se transforme en émission que l’on espère filmer, à plusieurs, en équipe. Ensuite parce que le sujet de l’écologie n’est pas assez grand pour contenir nos vastes réflexions, nos vécus et nos immenses questionnements. Tout est lié, on n’a fait que le répéter dans ce podcast.

Alors Oïkos, le podcast écolo, devient une émission de grands entretien à la sauce Motus.

Oïkos, ça veut enfin dire le foyer, celui du feu. Alors nous, plutôt que de vous faire le récit des luttes, que vous pouvez déjà trouver ailleurs, on a envie que nos invités vous racontent qui elles et ils sont. On a envie qu’ils se racontent sans tabous, comme on le fait au coin du feu à 4h du mat’, pour comprendre ce qui dans un parcours de vie amène à choisir d’entrer en lutte.

Pour cette nouvelle année et ce nouveau format, on se souhaite d’entretenir notre petit foyer brûlant avec nos invité.e.s, de le faire grossir ensemble, et d’enfin foutre le feu à cette putain de plaine.

Abonnez-vous à notre chaîne YouTube pour la suite !

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09.11.2025 à 07:26

Je soigne mon totalitarisme

La rédac

Texte intégral (1431 mots)

– Mais déconnez pas, non plus. 

PAR ENTHEA

 

En ce moment, pour mille raisons qui nous unissent par l’actualité, je m’interroge énormément sur la place que je souhaite occuper dans cet espace vertigineux qu’est “le vivant”. Ce vivant, que l’on pense en miroir de nos pratiques de production de mort, de souffrance et de destruction. Je pense à ce pouvoir que l’on se donne sur les corps des autres espèces avec qui nous partageons (hum…) les espaces dans lesquels nous aimons, produisons, respirons, espérons.
Pour être précise, j’adopte un mode de vie basé sur la minimisation (puisque l’abolition n’est encore qu’un rêve trop peu partagé pour une influence totale sur notre société) de l’exploitation animale, dans mes consommations, mes pratiques, et autant que possible dans un respect du partage de l’espace, des besoins et de la sentience (1) de toustes les individu·es sur qui mon statut d’humaine globalement privilégiée me donne un pouvoir de nuisance. 

C’est une posture évidemment dérisoire si elle doit se résumer à ce que pense de moi Jean-Michel Onpeutplusriendire à qui je dis “je suis végane”, un jour où je me sens un peu trop joueuse. Jean-Michel va me demander à quoi “j’ai le droit” (au cas où mon gourou, ou peut-être le Saint-Woke, s’aperçoive que j’ai chipé un bout de saucisson en douce à l’apéro ?). Il va me plaindre de cette difficulté qu’il ne connaît pas, et en profitera pour me rappeler le bon goût du steak miam miam. En oubliant complètement que l’on parle ici d’un choix conscient, volontaire, maintenu et réitéré par envie, chaque jour. 


Bref, la question n’est pas de faire la course à l’absolue perfection, bien évidemment, Jean-Barbec’. Par exemple, samedi, j’ai acheté du nutella “plant based”, pour mon amoureux. J’ai bien, BIEN baissé les yeux à la caisse, au moment de financer cette merde, aussi “plant based” soit-elle. Parce qu’à ce moment-là, j’ai fait passer mes sentiments, mon individualité, au-dessus d’un ensemble de valeurs qui m’animent pour autant chaque jour. Comment être en paix avec ça ? Il n’y a pas à être en paix avec ça, je crois. On peut trouver mille raisons pour se faire passer avant tout, mais la réalité, une fois dépouillée des prétextes et de la mauvaise foi, restera toujours aussi crue.

C’est typiquement cet ensemble de situations qui m’amène à nuancer ma réponse à la question à laquelle je répondais fut un temps avec la vigueur d’une jeune militante pleine d’angles morts, qui écoute de la musique trop fort et trop longtemps pour se calmer les nerfs : 

Est-ce qu’on peut vraiment être de gauche, si on est pas végan·e ?

Enthea, 2018 : “Non. Actuellement c’est tout simplement impossible d’ignorer tout ce qu’il se passe, au vu du travail de toutes les associations, de l’accès aux documentaires, aux podcast et tous autres supports médiatiques sur les sujets de maltraitance animale. Fermer les yeux volontairement sur des atrocités, c’est au mieux hiérarchiser ses combats, au pire considérer que c’est tout à fait acceptable de s’approprier et exploiter la vie d’autres individu·es pour notre confort. (Si ça c’est pas de droite, je sais pas ce qu’il faut.). Nuance faite de la question alimentaire pour les personnes souffrant de TCA (2) qui ne peuvent faire autrement. La question du budget n’est pas valable, merci de bien vouloir la rouler et caler vos portes avec.”

Tout ça me questionne… Où est-ce que je vais, avec une vision si totalitaire ? Est-ce que c’est dans ce monde que je veux vivre ? Dans un monde où il faut pouvoir ? Pouvoir faire, pouvoir réfléchir, pouvoir être à 100% de l’idéal, sinon rien ? Sinon on est Eric Zemmour ?

Enthea 2025 : “Avec une réflexion plus large sur les privilèges facilitant certains modes de vie/accès aux informations/disponibilités mentales et physiques, j’adhère plutôt à l’idée qu’il y a une nécessité réelle, viscérale, à laisser de l’espace dans nos coeurs pour penser notre relation au vivant et à notre environnement de la manière la plus vaste possible.
Est-ce que “végane” se dit de la perfection, ou est-ce que cela peut se dire d’une personne qui s’engage dans un processus de changement idéologique et de consommation, dans la mesure de ses possibilités à un instant T ? 

Dans mon entourage, nous sommes encore peu à nous qualifier de “végan·es”, et c’est quelque chose qui m’a été souvent difficile.

Comment ces gens, que j’aime si fort, peuvent-ils encore accepter de se régaler au quotidien et plutôt sereinement des massacres et tortures d’individus ? Elleux qui sont si adorables, qui ne veulent que l’amour et la paix pour toustes, du fond de leur cœur, je le sais bien. Où sont les actes ? La guerre dans mon crâne. Je me battais avec une idée fixe : je n’accepterais jamais de les voir torturer des chatons dans une cave, donc qu’est-ce qui fait que j’accepte aujourd’hui de les voir cautionner ces actes de barbarie ?
Ce qui a apaisé (…hum again) ce conflit interne, c’est de voir et savoir que même si leurs achats, leurs pratiques finançaient régulièrement ces abominations, iels étaient dans leurs mots et leurs réflexions, aligné·es avec l’idée d’éviter d’exploiter des individu·es.
… Alors du blabla, et pas d’actes, ça suffit ?

Non, ça ne suffit pas.

Ça ne suffira jamais, pour les milliers de vies que l’on prend dans la torture, chaque jour. 

Mais à la question “Est-ce qu’on peut vraiment être de gauche, si on est pas végan·e ?”, désormais, je sais un peu mieux répondre.

Oui je pense que l’on peut être de gauche même si l’on n’est pas adoubé·e par le gourou du véganistan grâce à 10 ans de pratique exemplaire.

Mais on ne peut pas être de gauche si l’on considère qu’il est acceptable d’utiliser la vie d’autrui pour servir ses besoins et ses envies, et si l’on ne bouge pas pour s’opposer à ça, d’une manière ou d’une autre. Le spécisme (3), c’est de droite.

Il y a tant de manières de faire, et il y a tant à faire, ou à s’abstenir de faire. 

“Rien” n’est désormais plus une option.

 

__

 (1) Concept philosophique qui définit la capacité à penser, à ressentir.

(2)  Troubles du Comportement Alimentaire (Les plus connus sont l’anorexie et la boulimie, mais ces troubles peuvent être divers et d’intensité variés, et sont associés à une souffrance psychologique et une difficulté voir impossibilité à contrôler des pulsions)

 (3) Considération que l’espèce à laquelle un animal appartient est un critère pertinent pour établir les droits qu’on doit lui accorder ou l’égard porté à ses intérêts. Le spécisme hiérarchise les individus pour savoir lesquels peuvent être exploités, torturés et tués et lesquels peuvent avoir le droit à la considération de leurs besoins primaires. L’humain est bien évidemment dans ce cadre, l’espèce qui bénéficie du plus de droits. De tous les droits. 

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29.09.2025 à 12:39

[vidéo] Sabrina Waz x Clément Sénéchal : le talk politique !

La rédac

Texte intégral (846 mots)

Nom d’une pipe, la voilà : maintes fois demandée, on vous partage avec grande joie la retransmission de notre talk de rentrée enregistré aux Etats Généraux du Seum. On y suit Marius, rédac chef adjoint, grand animateur d’un dialogue entre deux seumards inconditionnels : Sabrina Waz, militante décoloniale, ex Gilet Jaune et membre du média Paroles D’Honneur, et Clément Sénéchal, un chenapan anticapitaliste repenti de ses années en tant que porte-parole de Greenpeace, auteur de l’excellent Pourquoi l’écologie perd toujours (2025, éd. du Seuil) – déjà recommandé dans nos colonnes. 
On y parle de pourquoi on a le seum et de comment rendre ces aigreurs efficaces pour des luttes victorieuses tout en lucidité 😈
C’est piquant et annonciateur de quelques nouvelles émissions sur cette chaîne YouTube, alors n’hésitez pas à vous abonner ! 🔔 ⤵

 

Les Etats Généraux du Seum : kézaco ?

Ces derniers temps, dans les milieux militants de gauche desquels nous sommes, on a beaucoup parlé de “joie militante”. Cette euphorie collective, destinée à nous faire nous déhancher tout en dénonçant les ultra-riches ou les gros nazis, est sur toutes les bouches. 

Pas la nôtre. Parce que dans un élan ultime de mauvaise foi, notre média de dépressifs dégénérés revendique sa mauvaise humeur. S’en amuse. S’en contente. Pour notre anniversaire, les cadeaux sont empoisonnés 🫦Nous avons décidé de réunir les frustrés de l’époque pour de pompeux Etats Généraux du Seum. Exit, les fachos réactionnaires tout sourire d’avoir déjà gagné. Mais! Exit aussi, les grandes leçons de morale inefficaces de notre camp. Ici les vilains petits canards de la gauche only. 

Le 10 septembre 2025, le média Motus & Langue Pendue appelait les sales gosses, organisations marginales, associations microscopiques, les trop bruyants, les trop de gauche, toute persona non grata du mouvement social respectable ou autres médias sans le sou, à venir mettre du poil à gratter dans l’entre-soi mondain des progressistes pour le faire progresser vraiment. Les secousses doivent venir de nous, et quoi de mieux pour swinguer toute une soirée 🪩

Bref, les seumards contre-attaquent. Ils le font le temps d’une soirée par ironie, par malice, par sarcasme, mais aussi pour alerter notre propre camp idéologique, la gôche : nous avons besoin de remises en question, de nouveaux venus pinailleurs, de grains de sel et de cailloux dans les chaussures, plus que d’entre-soi souriants et de grandes tapes dans le dos entre des personnes qui se paraphrasent quand elles ne s’applaudissent pas. Nous avons besoin que ceux qui barbotent, installés dans le paysage institutionnel de gauche, nous tiennent la porte ouverte pour qu’on y sème un peu de pagaille saine. Ça nous fera autant de bien que la joie militante, c’est promis. Peut-être même les deux se rejoignent-ils… 

 

Le 10 septembre dernier donc, des médias, des orga, mais aussi des gens et des trajectoires hors des clous se sont rejoints pour célébrer les paroles biscornues et piquantes, dans l’irrévérence plus que l’humour poli et lisse. Nos rires gras et vexés disent quelque chose des entre-soi desquels nous sommes exclus. Et pour l’anniversaire de notre média, nous voulions faire des marges le centre du jeu. La contre-soirée devient the place to be, les Etats Généraux du Seum peuvent commencer. 

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