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Depuis les années 2000, négaWatt travaille en faveur d’une transition énergétique réaliste et soutenable pour la France.

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17.09.2026 à 14:56

colonne latérale note comparaison de scenario

Stéphane LB

(46 mots)

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17.09.2026 à 14:42

Transition énergétique européenne à l'horizon 2040 : la sobriété, chainon manquant des modèles officiels

Stéphane LB

(358 mots)

L'association négaWatt publie une analyse comparative entre le scénario S3 de la Commission européenne (-90 % d'émission de gaz à effet de serre en 2040) et le scénario européen CLEVER (réalisé par un consortium de think tanks et ONG européennes, sous pilotage négaWatt).


Premier constat : alors que les deux scénarios partagent des projections démographiques identiques, des niveaux d'efficacité technologique similaires et une électrification rapide, le scénario CLEVER permet de réduire la consommation d'énergie finale de 48 % en 2040, contre 37 % pour le scénario de la Commission.

D'où provient cet écart de 1 170 TWh cumulés ? Principalement de l'activation de différents leviers de sobriété :

🏠 Bâtiment : CLEVER maîtrise la hausse des surfaces habitées (+6 % d'ici 2040 contre +21 % dans le scénario S3) et modère le suréquipement électroménager, tout en garantissant un logement digne dans tous les États membres.

🚗 Mobilité terrestre : CLEVER accélère le report modal vers le ferroviaire (18 % du trafic terrestre contre 12 %), soutient le covoiturage (1,9 pers./véhicule) et réoriente le marché vers des véhicules plus légers, là où le modèle de la Commission extrapole la hausse du trafic (+26 % en voyageurs, +44 % en fret).

✈️ Transports internationaux : CLEVER intègre une sobriété d'usage sur l'aérien (-29 % km/hab.) et le maritime (-19 % tkm), évitant une surconsommation massive de carburants de synthèse sous contrainte de ressources.

La note conclut que si l'électrification et l'efficacité énergétique restent des leviers majeurs dans les deux scénarios, les exercices prospectifs officiels européens doivent aussi intégrer des indicateurs de demande et de sobriété, à l'image du scénario CLEVER. C'est une condition essentielle pour garantir l'atteinte des objectifs climatiques, de la souveraineté et de la sécurité énergétique de l'Union européenne.

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16.09.2026 à 17:02

Colonne latérale maire renovateur

Stéphane LB

(48 mots)

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16.09.2026 à 16:53

Colonne latérale dpe

Stéphane LB

(46 mots)

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16.09.2026 à 16:31

DPE, un million d'abandons

Stéphane LB

(453 mots)

Texte initialement paru sur LinkedIn ►, mardi 15 juillet 2026


Le 8 juillet 2026, le gouvernement a transmis au Conseil supérieur de l'énergie un nouveau projet d'arrêté, abaissant le coefficient d'énergie primaire de l'électricité dans le DPE. Même période, même méthode : il y a tout juste un an, une décision similaire était prise au cœur de l'été, à bas bruit, malgré ses impacts sociaux. Après une première diminution de 2,3 à 1,9, le gouvernement souhaite désormais abaisser le coefficient de 1,9 à 1,7.

On fait le point sur les conséquences :

● Derrière cette mesure d'apparence technique, ce sont 300 000 logements selon les chiffres avancés par le gouvernement qui sortiraient du statut de passoire, sans qu'aucun travaux ne soient réalisés. Nous estimons que ce sont en réalité quasiment 700 000 logements qui seront concernés par cette réforme. Soit autant de ménages qui continueront de vivre dans des logements indignes, mais qui sortiront des statistiques des passoires, et donc des priorités des politiques de rénovation.

● Parmi les logements concernés, plus de 125 000 font partie du parc locatif privé, selon les éléments avancés par le gouvernement. Double peine pour les locataires : d'abord l'incitation des propriétaires à rénover leur logement s'éloigne avec cette revalorisation artificielle du DPE ; ensuite, la sortie du statut de passoire lève le gel des loyers : le risque d'une hausse est réel.
Résultat : de nombreux ménages vont payer plus cher un logement qui reste, dans les faits, une passoire.

Avec la réforme de l'année précédente, ce sont donc bien plus d'1 million de logements qui sortent, sur le papier, de leur statut de passoire, tout en restant, dans les faits, tout aussi indignes. Un million de foyers laissés à leur sort. Cette décision gouvernementale , dans une période où les vagues de chaleur frappent en premier lieu les occupants de ces logements, est incompréhensible.

Pour protéger des vagues de chaleur comme du froid en hiver, la solution est la même : une politique ambitieuse de rénovation, pensée en lien avec le déploiement de pompes à chaleur et de solutions de climatisations performantes. Le reste n'est, au mieux, qu'un palliatif.

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12.08.2026 à 15:29

Dans un climat d'incertitudes, le mandat à venir appartient au maire rénovateur

Stéphane LB

Texte intégral (1079 mots)

Une tribune collective, parue dans La Tribune et dont négaWatt est signataire, rappelle que la rénovation énergétique du patrimoine bâti est un axe central pour adapter les territoires à des vagues de chaleur appelées à se répéter et s'intensifier, tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.

Tribune publiée initialement dans La Tribune, le 29 juillet 2026 ►


Alors que les crises géopolitiques et énergétiques s'ajoutent aux contraintes budgétaires et évènements climatiques, la rénovation énergétique, indispensable à l'adaptation aux vagues de chaleurs, doit devenir une priorité des nouveaux élus, plaide l'écosystème d'acteurs qui l'accompagne.

Crises énergétique et géopolitique, inflation, évènements climatiques extrêmes : le contexte du mandat qui s'ouvre est inédit et incertain. Les marges de manœuvre des collectivités territoriales sont réduites. S'y ajoute une tension sur les finances publiques locales, conséquence de l'effort de diminution du déficit public. En ces premiers jours de mandat, cette situation impose aux élus locaux de prioriser les projets à entreprendre.

Répondre aux enjeux de l'époque

Engager la rénovation énergétique du patrimoine bâti et son adaptation au changement climatique, comme un axe central du mandat, répond pleinement à ces enjeux de notre époque. Les dépenses d'énergie constituent le deuxième poste de dépenses de fonctionnement des collectivités. Les bâtiments concentrent trois-quart de ces coûts. Souvent vieillissants, ils deviennent moins performants et peu fonctionnels.

Écoles, gymnases, établissements sanitaires et médico-sociaux, piscines et mairies incarnent l'engagement du service public. Les rénover, c'est maintenir les établissements ouverts, améliorer les conditions d'accueil des usagers et les conditions de travail des agents. Rénover les écoles, c'est permettre aux enfants d'apprendre dans des bâtiments confortables et durables, y compris lors des épisodes de canicules de plus en plus fréquents. Au sein du parc de bâtiments publics, elles représentent une part considérable de surface et de consommations énergétiques.

Un enjeu économique, écologique et de service public

Dépense d'investissement, la rénovation énergétique constitue aussi une source certaine d'économies de fonctionnement. Isolation thermique, verdissement, pilotage intelligent et solutions de rafraîchissement performantes diminuent durablement les factures énergétiques. Ces actions concourent à mettre les bâtiments aux normes sanitaires et d'accessibilité, à les protéger face à la dégradation, à les adapter aux canicules et au climat futur.

Chaque euro investi dans la rénovation soutient les entreprises locales et des emplois non délocalisables. Rénover, c'est stimuler l'économie locale.

La rénovation réduit la dépendance aux énergies fossiles. Soumises aux tensions, polluantes et importées, leurs factures pèsent lourd dans la balance commerciale du pays. Dans un contexte d'évolution des prix incertain, leur substituer des sources d'énergie décarbonées protège les finances locales du coût, bien supérieur, associé à l'inaction.

Des acteurs structurés pour soutenir les communes

Pour concrétiser ces projets, les élus ne sont pas seuls. Un ensemble d'acteurs, associations, agences d'État et programmes, apportent ingénierie, ressources ou subventions pour accompagner leurs projets.

Des postes d'agents mutualisés, « Économes de Flux » ou de « Conseillers en énergie partagés » sont mobilisables, financés pour diminuer le reste à charge des collectivités. Les bureaux d'étude et les architectes guident les collectivités pour concilier préservation du patrimoine et fonctionnalité des bâtiments dans des rénovations globales et performantes. Les entreprises et artisans du bâtiment assurent la mise en œuvre concrète des solutions en les adaptant au bâti existant, tandis que les exploitants garantissent la performance énergétique des bâtiments dans la durée et que fournisseurs d'énergies et gestionnaires de réseaux accompagnent les collectivités dans leur gestion énergétique.

Des outils juridiques et financiers ont été conçus spécifiquement pour optimiser la performance énergétique. L'écosystème bancaire a développé des offres adaptées valorisant l'intégration d'ambitions énergétiques et environnementales fortes.

Tous les acteurs mentionnés sont collectivement prêts à donner aux élus les moyens de leurs ambitions afin de faire de la figure du « maire rénovateur » un véritable catalyseur des politiques publiques locales dans le cadre du mandat à venir.


(*) Signataires :

Anne Auclair, directrice du Réseau CLER ;
Jean-Christophe Barbant, délégué permanent du CSF-IPC ;
Jacques Baudrier, président d'Ekopolis ;
François Bergère, délégué général de l'IGD ;
Pierre-Yves Cavé, président de Batylab ;
Gauthier Claramunt, président d'Odéys ;
Benoît Contet, président de Terragilis ;
Frédéric Corset, directeur d'EnvirobatBDM ;
Antoine de Fleurieu, directeur général du Gimelec ;
Véronique Dufour, directrice de Ville & Aménagement Durable ;
Louis Fayolle, directeur commercial de l'Institut négaWatt ;
Gaëlle Bompard, présidente de l'association négaWatt ;
Pascal Guillaume, président de la Fedene ;
Kosta Kastrinidis, directeur adjoint de la Banque des Territoires ;
Florent Lacarrère et Stéphanie Modde, co-présidents du collectif Effinergie ;
Yves Millardet, président du directoire de l'AFL ;
Matthieu Nedonchelle, président de Novabuild, Association de la construction, de l'immobilier et de l'aménagement durable en Pays de la Loire ;
Stéphane Pardoux, directeur général de l'Anap ;
Guillaume Perrin, directeur d'ACTEE ;
Sylvain Giessner, président d'Envirobat Occitanie ;
Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB ;
Alexandre Sevenet, président de Cinov Ingénierie.

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10.07.2026 à 10:43

Colonne latérale clim et reno

Stéphane LB

(65 mots)

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