Catherine
Paul Neau, membre de la Compagnie des négaWatts, présentera le rôle des énergies renouvelables dans la transition énergétique et répondra aux idées reçues les concernant. (39 mots)
Stéphane LB
L'association négaWatt publie une analyse comparative entre le scénario S3 de la Commission européenne (-90 % d'émission de gaz à effet de serre en 2040) et le scénario européen CLEVER (réalisé par un consortium de think tanks et ONG européennes, sous pilotage négaWatt).
D'où provient cet écart de 1 170 TWh cumulés ? Principalement de l'activation de différents leviers de sobriété : 🏠 Bâtiment : CLEVER maîtrise la hausse des surfaces habitées (+6 % d'ici 2040 contre +21 % dans le scénario S3) et modère le suréquipement électroménager, tout en garantissant un logement digne dans tous les États membres. 🚗 Mobilité terrestre : CLEVER accélère le report modal vers le ferroviaire (18 % du trafic terrestre contre 12 %), soutient le covoiturage (1,9 pers./véhicule) et réoriente le marché vers des véhicules plus légers, là où le modèle de la Commission extrapole la hausse du trafic (+26 % en voyageurs, +44 % en fret). ✈️ Transports internationaux : CLEVER intègre une sobriété d'usage sur l'aérien (-29 % km/hab.) et le maritime (-19 % tkm), évitant une surconsommation massive de carburants de synthèse sous contrainte de ressources. La note conclut que si l'électrification et l'efficacité énergétique restent des leviers majeurs dans les deux scénarios, les exercices prospectifs officiels européens doivent aussi intégrer des indicateurs de demande et de sobriété, à l'image du scénario CLEVER. C'est une condition essentielle pour garantir l'atteinte des objectifs climatiques, de la souveraineté et de la sécurité énergétique de l'Union européenne. (358 mots)
Premier constat : alors que les deux scénarios partagent des projections démographiques identiques, des niveaux d'efficacité technologique similaires et une électrification rapide, le scénario CLEVER permet de réduire la consommation d'énergie finale de 48 % en 2040, contre 37 % pour le scénario de la Commission.
Stéphane LB
Texte initialement paru sur LinkedIn ►, mardi 15 juillet 2026
On fait le point sur les conséquences : ● Derrière cette mesure d'apparence technique, ce sont 300 000 logements selon les chiffres avancés par le gouvernement qui sortiraient du statut de passoire, sans qu'aucun travaux ne soient réalisés. Nous estimons que ce sont en réalité quasiment 700 000 logements qui seront concernés par cette réforme. Soit autant de ménages qui continueront de vivre dans des logements indignes, mais qui sortiront des statistiques des passoires, et donc des priorités des politiques de rénovation. ● Parmi les logements concernés, plus de 125 000 font partie du parc locatif privé, selon les éléments avancés par le gouvernement. Double peine pour les locataires : d'abord l'incitation des propriétaires à rénover leur logement s'éloigne avec cette revalorisation artificielle du DPE ; ensuite, la sortie du statut de passoire lève le gel des loyers : le risque d'une hausse est réel. Avec la réforme de l'année précédente, ce sont donc bien plus d'1 million de logements qui sortent, sur le papier, de leur statut de passoire, tout en restant, dans les faits, tout aussi indignes. Un million de foyers laissés à leur sort. Cette décision gouvernementale , dans une période où les vagues de chaleur frappent en premier lieu les occupants de ces logements, est incompréhensible. Pour protéger des vagues de chaleur comme du froid en hiver, la solution est la même : une politique ambitieuse de rénovation, pensée en lien avec le déploiement de pompes à chaleur et de solutions de climatisations performantes. Le reste n'est, au mieux, qu'un palliatif. (453 mots)
Le 8 juillet 2026, le gouvernement a transmis au Conseil supérieur de l'énergie un nouveau projet d'arrêté, abaissant le coefficient d'énergie primaire de l'électricité dans le DPE. Même période, même méthode : il y a tout juste un an, une décision similaire était prise au cœur de l'été, à bas bruit, malgré ses impacts sociaux. Après une première diminution de 2,3 à 1,9, le gouvernement souhaite désormais abaisser le coefficient de 1,9 à 1,7.
Résultat : de nombreux ménages vont payer plus cher un logement qui reste, dans les faits, une passoire.
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