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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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20.04.2026 à 00:06

Le dégel des relations entre Pékin et Pyongyang bloque les voies de fuite des Nord-Coréens

Human Rights Watch
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Click to expand Image Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (à droite) accueillait le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, à Pyongyang, en Corée du Nord, le 10 avril 2026. © 2026 Agence centrale de presse coréenne / Korea News Service via AP Photo

Il y a une dizaine de jours, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s’est rendu à Pyongyang ; il s’agissait de sa première visite depuis 2019. Au cours de ce voyage, il a rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et la ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui ; les discussions ont reflété un engagement à renforcer la coopération entre les deux pays, ainsi qu’une coordination approfondie de leurs actions.

Cette diplomatie visible et cordiale entre Pékin et Pyongyang était délibérée. Les liaisons de transport entre la Chine et la Corée du Nord ont repris, les visites de haut niveau s’accélèrent et les relations entre les deux gouvernements se renforcent activement.

Mais le long de la frontière sino-nord-coréenne, une réalité différente persiste – une réalité qui n’est pas définie par la visibilité, mais par un silence imposé. 

Le contrôle des frontières est un élément essentiel du système de répression nord-coréen. Le gouvernement interdit à quiconque de quitter le pays sans autorisation, sous peine d’emprisonnement, de torture, de travaux forcés, de disparition forcée ou de mort. Pékin aide depuis longtemps la Corée du Nord à bloquer les voies d’évasion et à renvoyer de force vers leur pays les personnes qui tentent de fuir la Corée du Nord, contribuant ainsi à renforcer le contrôle de ce pays sur ses citoyens opprimés. Chaque renvoi forcé envoie un signal à ceux qui se trouvent en Corée du Nord ou qui se cachent en Chine : il n’y a pas de voie de fuite sûre.

Pour les Nord-Coréens qui tentent de fuir, les enjeux sont considérables. En mars, Kim Geum Sung, un jeune Nord-Coréen qui vit en tant que réfugié en Corée du Sud depuis 2019, a déclaré à Human Rights Watch que sa mère – qui avait participé à un mariage forcé en Chine afin de financer sa fuite – avait été détenue par les autorités chinoises il y a plus d’un an. Au début du mois d’avril, des législateurs sud-coréens ont adressé à Pékin une demande officielle visant à obtenir des informations sur le sort de la mère de Kim Geum Sung. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a envoyé un courrier similaire. Ni les législateurs ni le ministère n’ont reçu de réponse. Le sort de cette femme reste inconnu, sans confirmation de sa libération par les autorités chinoises, ou de son renvoi forcé vers la Corée du Nord.

Le gouvernement chinois devrait immédiatement divulguer le sort de toutes les personnes nord-coréennes détenues, et mettre fin à tous les retours forcés vers la Corée du Nord ; il devrait soit accorder l’asile à ces personnes, soit leur permettre de voyager en toute sécurité vers un pays tiers sûr.

Les gouvernements en relation avec Pékin, notamment dans la perspective du sommet États-Unis-Chine prévu en mai, devraient soulever des cas comme celui de la mère de Kim Geum Sung et faire pression sur les autorités chinoises pour qu’elles respectent leurs obligations en vertu du droit international, qui interdit de renvoyer des personnes vers des pays où elles risquent d’être persécutées ou de subir d’autres préjudices.

Les dirigeants de ces pays devraient se rappeler que chaque poignée de main diplomatique avec des responsables chinois dissimule des personnes comme la mère de Kim Geum Sung : invisibles, portées disparues et en danger.

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17.04.2026 à 04:00

Liban : L'attaque israélienne contre un pont est un crime de guerre potentiel

Human Rights Watch
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Click to expand Image Des personnes traversent à pied un cratère formé à la suite d'une frappe aérienne israélienne qui a détruit le pont de Qasmieh, près de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 16 avril 2026. © 2026 Mohammed Zaatari/AP Photo

(Beyrouth, 17 avril 2026) – La destruction par l’armée israélienne du pont de Qasmieh dans le sud du Liban le 16 avril, quelques heures avant l’annonce d’un cessez-le-feu, menace de couper le territoire libanais situé au sud du fleuve Litani du reste du pays, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Cette attaque délibérée a détruit le dernier point de passage opérationnel pour les civils et l’aide humanitaire, avec la perspective de causer d’immenses souffrances à la population civile ; elle devrait faire l’objet d’une enquête en tant qu’attaque potentiellement disproportionnée contre des civils, ce qui constituerait un crime de guerre. 

Des dizaines de milliers de civils se trouvent toujours dans les zones du Liban situées au sud du fleuve Litani, ont indiqué des responsables locaux à Human Rights Watch. Les pays donateurs devraient prendre immédiatement des mesures, notamment en soutenant la mise en place de points de passage temporaires pendant le cessez-le-feu, afin d’essayer de garantir aux civils l’accès aux produits essentiels à leur survie, tels que l’eau, la nourriture et les médicaments. Si des points de passage temporaires devaient être mis en place, les autres pays devraient faire pression sur Israël pour que ce pays respecte le droit international humanitaire et garantisse aux civils un passage en toute sécurité par ces points de passage.

« Les attaques systématiques et répétées de l’armée israélienne contre les ponts, qui menacent d’isoler les civils du sud du Liban et de les priver de l’accès aux moyens de survie, témoignent d’un mépris cruel pour le bien-être des dizaines de milliers de personnes qui y vivent encore », a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur sur le Liban à Human Rights Watch. « Les autres pays devraient faire pression de toute urgence sur l’armée israélienne pour que ce pays cesse de mettre en danger le bien-être des civils. »

Avant le 16 avril, l’armée israélienne avait systématiquement détruit ou gravement endommagé tous les principaux ponts reliant les zones situées au sud du fleuve Litani au reste du pays, faisant du pont de Qasmieh le seul point de passage opérationnel à usage civil, bien qu’il ait lui aussi été endommagé lors d’une attaque le 8 avril. 

Les frappes précédentes avaient déjà considérablement limité la capacité des civils à se déplacer en toute sécurité, ainsi que celle des institutions publiques, des organisations humanitaires, des hôpitaux et des établissements de santé à acheminer l’aide et à prodiguer des soins médicaux. D’autres points de passage plus petits sont peut-être encore intacts, mais ils se trouvent sur un terrain difficile, sont de taille réduite et, dans certains cas, ne sont pas reliés au réseau routier, ce qui rendrait difficile pour les civils d’atteindre des zones plus sûres au nord du Litani ou pour l’aide humanitaire d’être acheminée en toute sécurité.

Human Rights Watch a vérifié des photos et des vidéos partagées par des journalistes et publiées en ligne, montrant le moment de l’attaque et ses conséquences. Une vidéo vérifiée montre au moins deux larges munitions frappant le pont, suivis de panaches de fumée et de débris s’élevant dans le ciel. On peut voir des véhicules s’approcher du pont dans les deux sens. Les vidéos et les photos montraient un grand cratère sur le côté sud du pont, qui a complètement détruit le passage.

Des dizaines de milliers de personnes vivant au sud du fleuve Litani dépendaient du pont de Qasmieh pour accéder à l’aide humanitaire, à la nourriture et aux fournitures médicales, ont déclaré à Human Rights Watch des responsables locaux, des professionnels de santé et un responsable hospitalier de Tyr quelques semaines avant que le pont ne soit touché.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le porte-parole du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ont précédemment averti que les frappes israéliennes sur les ponts isolaient les habitants du sud du Liban, coupaient les liaisons entre différentes zones, entravaient l’acheminement des fournitures essentielles et limitaient considérablement l’accès humanitaire.

L’armée israélienne a accusé le Hezbollah d’utiliser les ponts sur le Litani à des fins militaires, notamment pour acheminer du matériel de combat et des combattants vers la zone située au sud du fleuve. L’armée israélienne n’a pas publié de communiqué immédiatement après la frappe du 16 avril, afin de la justifié ; mais elle avait précédemment déclaré que les frappes sur les ponts visaient à « empêcher le mouvement de renforts et de moyens de combat » vers le sud du Liban.

Cependant, même si les ponts ont un double usage et deviennent des cibles militaires – c’est-à-dire s’ils contribuent efficacement à l’action militaire –, toute attaque contre eux reste soumise aux exigences de proportionnalité. Les attaques disproportionnées comprennent celles dont on peut s’attendre à ce qu’elles causent des dommages excessifs aux civils et aux biens de caractère civil par rapport à l’avantage militaire concret et direct escompté de l’attaque.

Étant donné que le pont de Qasmieh était le dernier point de passage opérationnel majeur du fleuve Litani, Israël aurait dû prévoir que les dommages potentiels causés à des dizaines de milliers de civils soient considérables. En revanche, il est difficile de concevoir l’avantage militaire concret et direct que Israël aurait pu anticiper de manière crédible, pour justifier de tels dommages aux civils.

Cette attaque devrait faire l’objet d’une enquête afin de déterminer si le pont de Qasmieh constituait réellement un objectif militaire et, dans l’affirmative, s’il s’agissait d’une attaque disproportionnée, ce qui constituerait un crime de guerre, a déclaré Human Rights Watch. Si le pont n’était pas un objectif militaire, la frappe équivaudrait à une attaque délibérément dirigée contre un objectif civil, ce qui constitue également un crime de guerre.

Les attaques israéliennes ont tué plus de 2 196 personnes au Liban depuis le 2 mars, selon le ministère libanais de la Santé. Parmi les victimes figuraient plus de 172 enfants, 260 femmes et 93 professionnels de santé, au 7 avril. Les attaques du Hezbollah ont tué au moins deux civils en Israël, a rapporté la BBC.

Les États donateurs devraient collaborer avec le gouvernement libanais pour rétablir des points de passage temporaires vers les zones situées au sud du Litani, et s’engager à garantir un accès durable et prévisible à l’aide humanitaire pour les habitants du sud du Liban. Toutes les parties au conflit devraient veiller à ce que les civils aient accès aux produits essentiels à leur survie, ainsi qu’à un passage en toute sécurité pour ceux qui choisissent de partir.

Les alliés d’Israël, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et d’autres États de l’Union européenne, devraient suspendre toutes les ventes et livraisons d’armes à Israël, ainsi que l’aide militaire à ce pays, et imposer des sanctions ciblées aux responsables impliqués de manière crédible dans les crimes graves en cours. L’Union européenne devrait aussi suspendre immédiatement le volet commercial de l’Accord d’association UE-Israël, tant que dureront les crimes atroces d’Israël, a déclaré Human Rights Watch.

Les autorités judiciaires libanaises devraient ouvrir des enquêtes nationales sur les crimes internationaux graves ; le gouvernement devrait aussi adhérer au Statut de Rome de la Cour pénale internationale et soumettre une déclaration acceptant la compétence de la Cour avant la date d’adhésion, y compris pour les faits survenus depuis au moins le 7 octobre 2023.

« Seules des actions concrètes permettront aux autres pays de signaler clairement à Israël que les crimes de guerre ne seront pas tolérés », a conclu Ramzi Kaiss. « Ils devraient commencer par suspendre les ventes d’armes et sanctionner les responsables qui commettent des abus. » 

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16.04.2026 à 18:04

Zambie : L’UA devrait agir dans l'affaire d'empoisonnement au plomb

Human Rights Watch
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Click to expand Image Trois jeunes filles jouaient avec des cailloux en guise de pions (jeu « isolo ») sur un terrain sableux dans la commune de Waya à Kabwe, en Zambie. Le sol de cette région contient des taux élevés de plomb, présent aussi aussi dans la poussière, présentant des dangers sanitaires pour les habitants. © 2018 Zama Neff/Human Rights Watch

(Johannesburg, 16 avril 2026) – Le gouvernement zambien devrait être tenu responsable de son manquement à son obligation d’assainir un site minier contaminé provoquant un empoisonnement au plomb dont continuent de souffrir des enfants, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui ; HRW soutient une demande d’intervention adressée à l’Union africaine, afin que l’UA exige que le gouvernement zambien et les autres parties concernées assainissent le site.

L’Institut pour les droits humains et le développement en Afrique (IHRDA, ou IDHDA en français), en collaboration avec des organisations non gouvernementales zambiennes et des familles touchées, a déposé une plainte auprès du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDB, ou ACERWC en anglais), qui fait partie de l’UA. Cette plainte vise la reddition de comptes et la mise en place de mesures correctives urgentes pour les violations des droits des enfants à la santé et à un environnement sain, causées par l’exploitation minière dans la ville de Kabwe dans le passé, ainsi que par les activités ultérieures de traitement des déchets et de nouvelles opérations minières.

« Les conséquences de l’application insuffisante par le gouvernement zambien des réglementations minières et environnementales ont été subies par des enfants, la population la plus vulnérable de Kabwe », a déclaré Allan Ngari, directeur du plaidoyer auprès de la division Afrique à Human Rights Watch. « La plainte déposée par l’IHRDA, ses partenaires et les familles touchées constitue un effort nécessaire et urgent pour mettre fin à ce cycle de négligence, et exiger des comptes et une action immédiate de la part du gouvernement zambien. »

Des enfants vivant à Kabwe ont été exposés à des déchets toxiques contenant du plomb ainsi qu’à des résidus miniers contaminés provenant de l’exploitation, dans le passé, d’une mine datant de l’époque coloniale britannique. Le plomb est un métal hautement toxique, pouvant entraîner des troubles cognitifs et de nombreux autres effets irréversibles sur la santé, voire parfois une mort prématurée ; ses effets sont particulièrement nocifs pour les enfants.

La mine de Kabwe a été fermée en 1994, mais environ 6,4 millions de tonnes de déchets miniers et de résidus sont restés sur le site à ciel ouvert, et ont continué à contaminer les zones résidentielles environnantes. On estime que jusqu’à 200 000 personnes auraient été exposées à la poussière toxique soufflée depuis ces décharges, et les chercheurs en médecine estiment que plus de 95 % des enfants vivant près de l’ancienne mine ont du plomb dans le sang.

Depuis lors, le gouvernement zambien a délivré des licences pour l’exploitation minière et le traitement des déchets toxiques de plomb provenant de l’ancienne mine, exposant ainsi les habitants de Kabwe à des risques sanitaires supplémentaires. Le gouvernement n’a pas pris de mesures adéquates pour contenir la contamination et prévenir toute nouvelle exposition, ce qui soulève des inquiétudes quant à son respect de ses réglementations environnementales et minières, et des obligations de l’État zambien en matière de droits humains.

Vidéo de 2023 sur la pollution au plomb à Kabwe Play Video

Le gouvernement zambien a pris certaines mesures pour atténuer la pollution à Kabwe, mais n’a toujours pas assaini le site minier, qui est la source de la contamination. Le gouvernement a créé un comité technique présidentiel chargé de traiter la contamination à Kabwe, reflétant sa prise de conscience de l’ampleur de la crise ; toutefois, les travaux de ce comité n’ont toujours pas abouti à des mesures concrètes et assorties de délais en matière d’assainissement et de protection, conformément aux obligations de la Zambie en matière de droits humains, a déclaré Human Rights Watch.

Les requérants demandent à l’ACERWC de déclarer que la République de Zambie a manqué à ses obligations au titre de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, en ce qui concerne les droits à la santé, à la survie et au développement, ainsi qu’à la protection contre les risques environnementaux, et d’ordonner des mesures urgentes et exhaustives, notamment :

La restriction et l’élimination immédiates des sources de contamination au plomb à Kabwe, via la suspension des activités minières et de traitement des déchets dangereuses qui contribuent à l’exposition continue au plomb ;Des tests de dépistage du plomb rigoureux administrés à tous les enfants de Kabwe, dans ces centres de dépistage munis de fournitures médicales adéquates ;Une réhabilitation des sols contaminés de l'ancienne mine et de ses environs, ainsi que des procédures de décontamination des écoles, des habitations et des aires de jeux, selon des normes environnementales ;Des mesures spéciales de protection et de soutien pour les enfants touchés, y compris l'accès à des services éducatifs et de santé adaptés ;Des mesures visant une responsabilisation et transparence accrues, ainsi qu’une surveillance plus efficace des activités minières et de traitement des minerais, afin de prévenir tout préjudice supplémentaire.

Les organisations ont exhorté l’ACERWC à évaluer le respect par la Zambie de ses obligations au titre de la Charte africaine des droits de l’enfant et à ordonner des mesures de réparation appropriées pour protéger les enfants touchés. Les organismes africains de défense des droits humains ont affirmé à maintes reprises que les États doivent réglementer les acteurs privés et prévenir les dommages environnementaux qui menacent les droits fondamentaux.

Cette demande s'inscrit également dans le cadre d'un recours collectif en cours en Afrique du Sud contre des entreprises liées aux anciennes exploitations minières de Kabwe, soulignant le rôle complémentaire des mécanismes régionaux de défense des droits humains et des tribunaux nationaux pour garantir la reddition de comptes et l'octroi de réparations.

« Cette demande d’une intervention de l’UA est l’occasion d’exiger du gouvernement zambien qu’il priorise les droits des enfants à la santé et à la sécurité, avant ses propres intérêts économiques », a conclu Allan Ngari. « Cette demande, ainsi que le recours collectif, soulignent l’importance tant de la responsabilité de l’État que de celle des entreprises pour remédier à des dommages environnementaux qui durent depuis des décennies, et pour garantir des réparations effectives aux enfants et aux communautés touchés. »

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