28.11.2025 à 19:48
aplutsoc
LES INTIMIDATIONS IMPÉRIALISTES sont rarement aussi ouvertes et effrontées. Donald Trump a exigé la semaine dernière que l’Ukraine accepte son plan de capitulation avant le jour de Thanksgiving, le 27 novembre, sous peine de perdre le peu de soutien américain qui lui reste, à savoir le partage de renseignements satellitaires sur les positions militaires russes et la vente d’armes à l’Ukraine via des acheteurs européens. Trump a mis fin à toute autre aide militaire et économique à l’Ukraine lorsqu’il est revenu au pouvoir en janvier.
Trump se défile toujours lorsqu’il s’agit de faire pression sur la Russie. Toute la pression a été exercée sur l’Ukraine pour qu’elle capitule. Le soi-disant plan de « paix » de Trump lui a donné l’excuse pour ne pas appliquer les sanctions secondaires contre les pays achetant du pétrole aux compagnies pétrolières russes Lukoil et Rosneft, qui devaient entrer en vigueur le 21 novembre.
Le nouveau plan de Trump est la quatrième version d’un plan de paix fondamentalement identique à celui qu’il a proposé cette année. Ce plan soutient les objectifs de guerre de la Russie et retire tout soutien américain à l’Ukraine. Cette version a été négociée entre les représentants américains et russes sans la présence des Ukrainiens. Elle est présentée à l’Ukraine comme un accord définitif à prendre ou à laisser. Parmi les 28 points qu’il contient, on trouve notamment :
• L’Ukraine désarme. Ses forces militaires sont réduites à 600 000 soldats, soit 40 % de ses effectifs actuels. Les forces russes présentes dans les territoires ukrainiens occupés par la Russie ne sont soumises à aucune restriction.
• L’Ukraine ne peut accueillir aucune troupe étrangère sur son sol. Le déploiement par la Russie de forces mercenaires nord-coréennes et étrangères dans les territoires ukrainiens occupés par la Russie n’est soumis à aucune restriction.
• L’Ukraine ne peut recevoir aucune aide militaire ni aucune arme provenant de l’extérieur de l’Ukraine. La Russie peut continuer à recevoir des armes de l’Iran et de la Corée du Nord, ainsi que des composants essentiels pour son équipement militaire de la Chine, sans aucune restriction.
• La guerre d’agression menée par la Russie est récompensée par la reconnaissance par l’Ukraine et les États-Unis des territoires pris de force comme faisant partie du territoire russe, avec en prime 2 500 miles carrés de terres du Donbass actuellement sous contrôle ukrainien. Ce que le plan de « paix » ne mentionne pas, c’est que ce transfert de territoire placera 250 000 Ukrainiens supplémentaires sous occupation russe, en plus des plus de 3 millions d’Ukrainiens déjà soumis au régime répressif de la Russie dans les territoires actuellement occupés.
• La Russie obtient l’amnistie pour ses crimes de guerre, à commencer par le crime de guerre suprême qu’est l’agression, dont découlent tous les autres crimes de guerre, comme l’a proclamé le Tribunal militaire de Nuremberg en 1946 et comme l’ont consacré le droit international, de la Charte des Nations unies de 1946 au Statut de Rome de 1998 instituant la Cour pénale internationale. La Cour pénale internationale a actuellement émis des mandats d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et son commissaire aux droits de l’enfant pour le crime de guerre consistant à avoir enlevé des dizaines de milliers d’enfants ukrainiens vers la Russie, et contre quatre hauts commandants militaires russes pour les crimes de guerre consistant à avoir délibérément bombardé des civils et des infrastructures civiles loin des lignes de front, ainsi que pour la détention, la torture, le viol et l’exécution de prisonniers de guerre ukrainiens et de civils fidèles à l’Ukraine vivant dans les territoires occupés. L’amnistie couvrirait les opérateurs de drones russes FPV (First Person View) qui mènent des « safaris humains » pour assassiner des civils ukrainiens dans les villes et villages proches des lignes de front et s’en vantent dans les films snuff qu’ils publient sur les réseaux sociaux en ligne.
• Plutôt que de dire « la Russie n’envahira pas les pays voisins », le plan stipule « la Russie ne devrait pas envahir les pays voisins, et l’OTAN ne s’étendra pas davantage ». Ce soi-disant plan de paix est truffé d’ambiguïtés et de lacunes favorables à la Russie.
• « Un dialogue entre la Russie et l’OTAN, sous la médiation des États-Unis, sera organisé pour traiter toutes les questions de sécurité. » Le commandant suprême de l’OTAN est américain et les États-Unis sont désormais alliés à la Russie. Ce « dialogue » serait unilatéral, l’Ukraine en étant exclue.
• Les sanctions contre la Russie seront levées et les oligarques américains et russes reprendront leurs relations commerciales.
• « 100 milliards de dollars d’actifs russes gelés seront investis dans les efforts menés par les États-Unis pour la reconstruction et l’investissement en Ukraine. Les États-Unis recevront 50 % des bénéfices de cette initiative. » Pour Trump, tout est une question d’argent, et non de justice sociale, de droits de l’homme ou de droit international.
• « Un groupe de travail conjoint États-Unis-Russie sur la sécurité sera créé afin de faciliter et de garantir la mise en œuvre de toutes les dispositions du présent accord. » L’Ukraine est à nouveau exclue, tout comme ses alliés européens.
• « L’Ukraine organisera des élections dans 100 jours. » Cela fait écho à la rhétorique russe sur la « dénazification », c’est-à-dire le changement de régime au profit d’une marionnette russe. Des élections libres et équitables en Russie ne font pas partie de l’accord.
• Pas de cessez-le-feu tant que cet accord final n’aura pas été signé par la Russie et l’Ukraine. L’Ukraine a appelé à un cessez-le-feu afin de créer les conditions propices à des négociations fructueuses en vue d’un règlement de paix durable. La Russie insiste sur un règlement final avant un cessez-le-feu. Ce plan de paix confirme la position de la Russie.
• La mise en œuvre de l’accord sera surveillée et garantie par un Conseil de paix présidé par le président Donald J. Trump. Cette disposition est similaire au Conseil de paix présidé par Trump pour son plan de « paix » à Gaza.
Le plan en 28 points de Trump pour l’Ukraine ressemble beaucoup à son plan en 20 points pour Gaza. Aucun des deux ne fait respecter le droit international, ne protège les victimes ou ne tient les auteurs de l’agression coloniale et de l’occupation pour responsables. Tous deux punissent les victimes et récompensent les agresseurs. Tous deux excluent les colonisés de la gouvernance des territoires occupés. En n’exerçant pas leur droit de veto lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le plan d’occupation étrangère de Gaza, la Russie et la Chine se sont rendues complices de l’occupation coloniale de Gaza. Aujourd’hui, la Russie, son partenaire silencieux, la Chine, et les États-Unis se partagent l’Ukraine pour la piller de manière impérialiste. Les deux accords reflètent les préoccupations typiquement trumpiennes en matière de promotion immobilière et d’affaires commerciales. La Palestine est destinée à être développée comme une nouvelle Riviera pour les touristes étrangers fortunés, et non pour les Palestiniens indigènes. L’Ukraine est destinée à devenir une source de main-d’œuvre bon marché et ultra-exploitée, d’extraction de minéraux et de combustibles fossiles, et de transit de pipelines de carburant, tandis que les oligarques américains et russes gagnent de l’argent en Russie, comme le prévoit le plan Trump, « dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles, des infrastructures, de l’intelligence artificielle, des centres de données, des projets d’exploitation minière de terres rares dans l’Arctique et d’autres opportunités commerciales mutuellement avantageuses ».
Le Réseau de solidarité avec l’Ukraine (USN) dénonce cette tentative d’imposer un accord qui n’est pas acceptable pour le peuple ukrainien. L’USN continue de soutenir le droit du peuple ukrainien à l’autodétermination et à décider lui-même des conditions acceptables pour un accord de paix.
L’USN continuera à apporter un soutien moral, politique et matériel au peuple ukrainien dans sa résistance à l’invasion russe, à l’occupation des terres ukrainiennes et à la domination brutale exercée sur les populations des territoires occupés par la Russie. L’USN continuera à soutenir la guerre de résistance de l’Ukraine, son droit à déterminer les moyens et les objectifs de sa propre lutte, et son droit à obtenir les armes dont elle a besoin auprès de toute source disponible.
• Nous exigeons le retrait total et complet des troupes russes de l’ensemble du territoire ukrainien.
• Nous soutenons la résistance armée et non armée des Ukrainiens contre l’invasion russe.
• Nous soutenons les sanctions économiques contre la machine de guerre russe, y compris son élite politique, militaire et économique, son accès au système financier international, ses importations de technologies liées à l’armement et ses exportations de combustibles fossiles qui financent et alimentent la machine de guerre russe.*
• Nous exigeons que tous les Russes incarcérés pour résistance à la guerre et dissidence politique soient libérés.
• Nous exigeons que les dizaines de milliers d’enfants ukrainiens kidnappés en Russie et en Biélorussie soient renvoyés en Ukraine.
• Nous exigeons que les dizaines de milliers de civils ukrainiens des territoires occupés par la Russie, incarcérés pour s’être opposés à l’occupation, soient libérés et renvoyés en Ukraine.
• Nous soutenons l’octroi de l’asile aux États-Unis aux Ukrainiens, Russes, Biélorusses, Palestiniens, Soudanais, Haïtiens, Vénézuéliens, Afghans et à toutes les personnes qui cherchent à échapper à la répression politique et à la guerre.
• Nous nous opposons à l’amnistie des criminels de guerre russes.
• Nous exigeons l’annulation de toutes les dettes étrangères illégitimes et injustes de l’Ukraine.
• Nous exigeons la confiscation des avoirs russes à l’étranger afin de soutenir l’autodéfense militaire, les services sociaux et la reconstruction d’après-guerre de l’Ukraine.
• Nous exigeons que la Russie verse des réparations pour financer la reconstruction complète de l’Ukraine après la guerre.
• Nous nous opposons à la politique américaine qui consiste à imposer un programme économique néolibéral à l’Ukraine aujourd’hui et pour sa reconstruction après la guerre. La lutte des Ukrainiens pour l’autodétermination, la démocratie et la justice sociale se poursuivra. Nous soutenons les luttes politiques des syndicats ukrainiens, des organisations de femmes, des initiatives environnementales et des organisations politiques progressistes pour renverser les politiques néolibérales antisociales et anti-travailleurs du gouvernement ukrainien, pour étendre les droits sociaux, démocratiques et du travail, pour éliminer la corruption publique et pour mettre en œuvre une reconstruction juste et écologique de l’Ukraine.
Nous continuerons à organiser des campagnes d’aide matérielle et d’éducation publique reliant les syndicats, les organisations civiques et les organisations politiques progressistes aux États-Unis à leurs homologues en Ukraine.
Nous exhortons tous les opposants à l’impérialisme à se joindre à nous.
* La question des sanctions est complexe et controversée parmi les militants engagés dans la lutte de l’Ukraine. Il est particulièrement important aux États-Unis que nous ne nous accommodions pas de la politique prédatrice de l’État impérialiste américain. Le Réseau de solidarité avec l’Ukraine (USN) discutera de ces questions à mesure que la trahison de l’Ukraine se déroulera, en collaboration avec nos camarades ukrainiens dont la vie et la liberté nationale sont en jeu.
23 novembre 2025.
Source : https://www.ukrainesolidaritynetwork.us/oppose-trumps-surrender-plan-for-ukraine/
Traduction par Patrick Silberstein.
28.11.2025 à 19:34
aplutsoc
Notre ami et camarade Maksym Butkevych sera à Toulouse le 12 décembre. Celui pour lequel nous avons fait campagne pour sa libération et contre le procès truqué monté par les autorités russes après sa capture sur le front, mérite d’être entendu. Son récit du quotidien de la résistance ukrainienne contre l’agression fasciste de Poutine doit connaitre tout l’écho possible.

28.11.2025 à 19:19
aplutsoc
Après le cessez-le-feu à Gaza, Israël poursuit l’occupation et la colonisation de la Palestine, l’oppression du peuple palestinien. Cela doit cesser !
Nous manifesterons le 29 novembre à Paris pour la défense des droits du peuple palestinien sur la base du droit international
Justice pour la Palestine – stop génocide
A l’appel de :
Agir contre le colonialisme aujourd’hui – ACCA
Agir pour la Palestine
Alternative communiste
Artists for Palestine
APEL-Égalité
Assemblée des Quartiers
Assemblée pour des soins antiracistes et populaires
Association France Palestine solidarité – AFPS
Association de jumelage entre des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens – AJPF
Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis
Association de solidarité Inter-Peuples – ASIP
Association des familles de prisonniers et disparus Sahraouis
Association pour une république écologique et sociale – L’APRÈS
Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne – ATTAC
Association des travailleurs maghrébins de France – ATMF
Association des universitaires pour le respect du droit internationale en Palestine – AURDIP
Blouses blanches pour Gaza – BBG
Boycott Désinvestissement Sanction – BDS France
Campagne pour la libération de Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens
CCFD-Terre solidaire
Centre de recherche et d’information pour le développement – CRID
Cimade
Collectif national des droits des femmes
Collectif Vietnam Dioxine
Comité Palestine Sciences-po
Comité Palestine université Paris cité
Comité Palestine Paris-Saclay
Comité pour le développement et le patrimoine Palestine – CDP
Confédération générale du travail – CGT
Confédération nationale du travail France – CNT-F
Confédération paysanne
Debout !
Droits devant !
Emmaüs international
EuroPalestine
Fasti – Associations de Solidarité avec tou·te·s les immigré·e·s
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives – FTCR
Fédération syndicale unitaire – FSU
Fédération Sud santé sociaux
Femmes Égalité
Forum Palestine citoyenneté – FPC
Franco-Israéliens pour des sanctions
Freedom Flotilla Coalition France – FFC
Génération•s
Institut tribune socialiste (ITS)
Jeunes insoumis-es
Jeunes socialistes (JS)
La France insoumise – LFI
Le Mouvement de la paix
Les Écologistes
Les jeunes écologistes
Le poing levé
Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – MRAP
Mouvement jeunes communistes de France – MJCF
Mouvement pour une alternative non-violente (MAN)
#NousToutes
Nouveau parti anticapitaliste l’Anticapitaliste – NPAA
Nouveau parti anticapitaliste Révolutionnaire – NPAR
NPA jeunes révolutionnaires
Parti communiste français – PCF
Parti communiste des ouvriers de France – PCOF
Parti socialiste – PS
People Health Movement France – PHM France
Pour une écologie populaire et sociale – PEPS
Réseau coopératif de gauche alternative – RCGA
Réseau Euromed France – REF
Révolution permanente
Socialisme ou Barbarie – SoB
Solidarité avec les groupes d’artisans palestiniens – SGAP
Stop Impunity
Syndicat des journalistes palestiniens – section européenne
Syndicat national des journalistes CGT – SNJ CGT
Tsedek
Union communiste libertaire – UCL
Union étudiante
Union étudiante Sciences-Po
Union française des consommateurs musulmans – UFCM
Union juive française pour la paix – UJFP
Union nationale des étudiants de France – UNEF
Union syndicale lycéenne – USL
Union syndicale Solidaires
Urgence Palestine – UP
Waves of freedom France – Global Sumud
28.11.2025 à 19:00
aplutsoc
Cela se passe sous nos yeux depuis plus de deux ans !
Depuis l’attaque terroriste, les massacres et crimes de guerre perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023, la population palestinienne est soumise à un véritable génocide de la part du gouvernement d’extrême droite Israélien.
L’aide alimentaire reste totalement insuffisante et l’armée israélienne multiplie les ruptures du cessez-le-feu. En Cisjordanie, les colons extrémistes multiplient les agressions contre les Palestiniens avec la complicité du gouvernement de Netanyahou et de l’armée.
La passivité coupable des gouvernements européens et arabes, et la complicité active de l’administration Trump, permettent au gouvernement Israélien de continuer sa politique. Sans cela il s’écroulerait immédiatement.
Le plan Trump prévoit la mise en œuvre d’un nouveau protectorat à Gaza, il n’ouvre aucune perspective pour la Cisjordanie, et fait l’impasse sur les principes de droit dont le respect est la condition indispensable pour établir une paix durable dans la région.
Nous devons imposer l’embargo de toute livraison d’armes à Israël et l’application effective des mandats d’arrêts lancés contre les responsables du gouvernement israélien et du Hamas pour faits de crimes de guerre.
Le Hamas, adversaire historique du mouvement national palestinien, partage avec Netanyahou et ses amis de l’extrême-droite israélienne le même mépris des droits humains et des valeurs démocratiques. Ils ont conjointement profité de l’assassinat de Rabin en 1995 par un colon israélien pour mettre en échec toute solution pacifique un conflit qui dure depuis 1948.
Conformément aux résolutions votées par l’ONU, l’APRÈS rappelle que l’occupation des territoires occupés par l’armée israélienne est illégale, et que la politique de colonisation menée par Israël est une violation du droit international. Il y a désormais deux peuples sur le territoire de l’ancien mandat britannique de Palestine, nous considérons qu’il n’y a pas d’autre solution que la reconnaissance des droits de ces deux peuples à disposer chacun de leur État pleinement souverain et viable, dans les frontières de 1967.
Samedi 29 novembre, nous serons de nouveau solidaires avec le peuple palestinien !
Cette journée internationale de manifestations doit fédérer largement pour une paix juste et durable entre les peuples palestiniens et israéliens basée sur :
o Le cessez-le-feu immédiat et total à Gaza,
o Le retrait des troupes israéliennes,
o La libération de Marwan Bargouthi et de tous les prisonniers politiques palestiniens,
o La fin de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem Est.
Jean-Yves LALANNE. L’APRES Hebdo du 26/11/2025.
25.11.2025 à 17:01
aplutsoc2

Le 21 novembre, Donald Trump a proposé un « plan de paix » en 28 points. Il paraît avoir été écrit en Russie, sous la dictée de Vladimir Poutine.
Ce plan reprend les principales exigences formulées par la Russie depuis le printemps 2022, dont :
• la reconnaissance de facto de l’annexion de la Crimée, de tout le Donbass, y compris les territoires non conquis par les troupes russes, et le gel des frontières à Zaporijjia et Kherson ;
• la démilitarisation de l’Ukraine par la réduction de la quasi-moitié de ses effectifs militaires et l’interdiction pour l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN ;
• l’absence de garanties de sécurité pour l’Ukraine, si ce n’est un « Il est attendu que la Russie n’envahisse pas les pays voisins (…) » ; aucune troupe de l’ONU ou d’une coalition européenne agréée par l’ONU ne pourrait stationner en Ukraine pour garantir un cessez-le-feu puis le respect des frontières ;
• la levée des sanctions contre la Russie, son retour au G8 et l’amnistie totale pour les crimes de guerre, les parties s’engageant à ne faire ni réclamations ni à examiner aucune plainte à l’avenir !
Dans un cynisme consommé, le point 1 du plan affirme : « La souveraineté de l’Ukraine sera confirmée. »
Mais quelle souveraineté quand, au mépris du droit international, l’État agresseur, la Russie, est légitimé dans ses conquêtes territoriales relevant d’un crime de guerre ?
Quelle souveraineté quand les garants de la sécurité sont ceux qui ont bafoué les accords de Budapest de 1994, renouvelés en 2009 dans le cadre des traités Start protégeant l’Ukraine de toute agression en échange de sa dénucléarisation ?
En prédateur triomphant, Trump en profite pour demander d’encaisser les bénéfices des avoirs russes gelés qui seront investis et réclame 100 milliards de dollars à l’Europe pour la reconstruction de l’Ukraine.
Trump pose un ultimatum au président Zelensky pour qu’il signe ce plan qui, malgré ses hypothétiques modifications envisagées, n’est qu’une capitulation devant les intérêts impérialistes de Trump et Poutine.
Depuis bientôt quatre ans, les Ukrainien•nes se battent pour leur souveraineté, pour la liberté de leurs choix politiques, économiques, diplomatiques et militaires.
Ils et elles se battent aussi pour leurs acquis et droits sociaux et contre la corruption. Ce sont ces syndicats, organisations, collectifs féministes, de jeunes que le Comité français du RESU soutient dans leurs luttes quotidiennes et contre l’envahisseur russe.
Une paix juste et durable doit prendre en compte ces exigences du peuple ukrainien et c’est à l’Ukraine, avec l’appui de ses alliés, de la négocier.
Toutes les forces attachées au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes doivent impulser une mobilisation populaire en Europe et dans le monde pour refuser le diktat des compères et complices Trump-Poutine.
Pas de paix sans l’Ukraine, pas de paix contre l’Ukraine !
Paris, le 24 novembre 2025
23.11.2025 à 11:56
aplutsoc
Présentation
Une illustration parmi d’autres de la campagne de terreur menée par Poutine contre la population ukrainienne avec ses bombardements incessants visant les zones urbaines habitées. Plus que jamais, à l’heure du plan de paix de Trump qui n’est qu’un coup de poignard dans le dos pour le compte de Poutine, développons la solidarité avec la lutte du peuple ukrainien contre l’impérialisme russe et son complice de la Maison-Blanche !
Ternopil : maison d’édition en deuil.
Les opérations de recherche et de sauvetage menées à Ternopil pendant quatre jours se sont achevées le soir du 22 novembre . Selon le chef de la police nationale régionale, Serhiy Zyubanenko, les bombardements russes du 19 novembre ont fait 33 morts, dont 6 enfants, et 94 blessés, dont 18 enfants. 46 personnes ont été secourues, dont 7 enfants. Six personnes sont encore portées disparues, dont un enfant.
La Maison d’édition Bogdan de Ternopil déplore le décès de leur collègue Iryna Chornenko (photo) qui a été annoncé sur la page Facebook de la maison d’édition.
« Notre douleur est immense. Suite au terrible bombardement de Ternopil le 19 novembre, notre collègue Iryna Chornenka a perdu la vie. Ira n’était pas seulement une employée, elle était un membre précieux de notre équipe : brillante, bienveillante, elle en était l’âme et une véritable professionnelle dans son domaine. Son dévouement, son talent d’éditrice et son sourire sincère étaient pour nous une source d’inspiration constante », a écrit la maison d’édition à propos de sa collègue disparue. »
https://www.facebook.com/bohdanbooks
La maison d’édition Bogdan a été fondée en 1997 et occupe depuis lors une place de choix sur le marché du livre ukrainien. À ses débuts, elle se spécialisait dans les ouvrages pédagogiques et méthodologiques, mais elle a considérablement élargi son champ d’action et publie désormais les plus grands classiques mondiaux ainsi que les œuvres les plus intéressantes et pertinentes d’auteurs contemporains, ukrainiens et étrangers. De plus, Bogdan est la seule maison d’édition à pouvoir se targuer d’être un chef de file dans la traduction et la publication des plus grands succès de la littérature mondiale.
Patrick Le Tréhondat (RESU)
21.11.2025 à 14:13
aplutsoc
21.11.2025 à 14:08
aplutsoc
21.11.2025 à 13:55
aplutsoc

21.11.2025 à 13:39
aplutsoc
20.11.2025 à 20:35
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18.11.2025 à 20:58
aplutsoc
16.11.2025 à 18:57
aplutsoc2
14.11.2025 à 13:36
aplutsoc
13.11.2025 à 23:54
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13.11.2025 à 22:48
aplutsoc
13.11.2025 à 18:37
aplutsoc
13.11.2025 à 17:53
aplutsoc
13.11.2025 à 17:24
aplutsoc
12.11.2025 à 12:00
aplutsoc