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17.10.2026 à 08:00

Le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « ici on noie les Algériens ! »

Ce jour-là, des dizaines d'Algériens ont été noyés dans la Seine ou massacrés par la police française à Paris. C'est un devoir de justice de ne pas l'oublier. Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d'Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins (obligation d'être sans cesse isolé, et interdiction aux travailleurs algériens de sortir de 20h30 à 5h30, les cafés tenus par des musulmans doivent fermer à 19h...). Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes.

Texte intégral (3911 mots)

Ce jour-là, des dizaines d'Algériens ont été noyés dans la Seine ou massacrés par la police française à Paris. C'est un devoir de justice de ne pas l'oublier. Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d'Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins (obligation d'être sans cesse isolé, et interdiction aux travailleurs algériens de sortir de 20h30 à 5h30, les cafés tenus par des musulmans doivent fermer à 19h...). Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes.

Début de la manifestation pacifique le 17 octobre 1961 à Paris

Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, qui a reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, lance, avec 7.000 policiers, une répression sanglante. Il y aura 11.730 arrestations, et peut-être beaucoup plus de 200 morts, noyés ou exécutés, parmi les Algériens.

Ce crime au coeur de l'État français n'a toujours pas été reconnu officiellement alors même que les partisans de la Nostalgérie prônent la promotion de l'oeuvre positive française durant la colonisation dans les programmes scolaires !!!

Le 27 octobre 1961, Claude Bourdet, alors conseiller municipal de Paris et aussi journaliste à "France-Observateur", avait interpellé le préfet de police, Maurice Papon, en plein conseil municipal de Paris sur l'exactitude des faits qui se lisaient dans la presse parisienne, à savoir le repêchage dans la Seine de 150 cadavres d'Algériens depuis le 17 octobre 1961 entre Paris et Rouen.

« Monsieur le Préfet de Police »

Intervention de Claude Bourdet au Conseil municipal de Paris, le 27 octobre 1961

- Les silences de Monsieur Maurice Papon

Claude Bourdet

« J'en viens d'abord aux faits. Il n'est guère besoin de s'étendre. Parlerai-je de ces Algériens couchés sur le trottoir, baignant dans le sang, morts ou mourants, auxquels la Police interdisait qu'on porte secours ? Parlerai-je de cette femme enceinte, près de la place de la République, qu'un policier frappait sur le ventre ? Parlerai-je de ces cars que l'on vidait devant un commissariat du quartier Latin, en forçant les Algériens qui en sortaient à défiler sous une véritable haie d'honneur, sous des matraques qui s'abattaient sur eux à mesure qu'ils sortaient ? J'ai des témoignages de Français et des témoignages de journalistes étrangers. Parlerai-je de cet Algérien interpellé dans le métro et qui portait un enfant dans ses bras ? Comme il ne levait pas les bras assez vite, on l'a presque jeté à terre d'une paire de gifles. Ce n'est pas très grave, c'est simplement un enfant qui est marqué à vie !

Je veux seulement mentionner les faits les plus graves et poser des questions. Il s'agit de faits qui, s'ils sont vérifiés, ne peuvent pas s'expliquer par une réaction de violence dans le feu de l'action. Ce sont des faits qui méritent une investigation sérieuse, détaillée, impartiale, contradictoire.

D'abord, est-il vrai qu'au cours de cette journée, il n'y ait pas eu de blessés par balle au sein de la Police ? Est-il vrai que les cars radio de la Police aient annoncé au début de la manifestation dix morts parmi les forces de l'ordre, message nécessairement capté par l'ensemble des brigades... et qui devait donc exciter au plus haut point l'ensemble des policiers ? C'était peut-être une erreur, c'était peut-être un sabotage, il faudrait le savoir ; et peut-être, d'autre part, n'était-ce pas vrai. C'est pour cela que je veux une enquête.

Photo d'Elie Kagan prise le 17 octobre 1961

De même, est-il vrai qu'un grand nombre des blessés ou des morts ont été atteints par des balles du même calibre que celui d'une grande manufacture qui fournit l'armement de la Police ? Qu'une grande partie de ces balles ont été tirées à bout portant ? Une enquête dans les hôpitaux peut donner ces renseignements. Il est clair que ce n'est pas n'importe quelle enquête et que ceux qui la feraient devraient être couverts par son caractère officiel et savoir qu'ils ne risqueraient rien en disant la vérité.

De même, est-il vrai qu'un grand nombre des blessés ou des morts ont été atteints par des balles du même calibre que celui d'une grande manufacture qui fournit l'armement de la Police ? Qu'une grande partie de ces balles ont été tirées à bout portant ? [...] Et que sont devenus leurs corps ?

Et voici le plus grave : est-il vrai que dans la « cour d'isolement » de la Cité, une cinquantaine de manifestants, arrêtés apparemment dans les alentours du boulevard Saint-Michel, sont morts ? Et que sont devenus leurs corps ? Est-il vrai qu'il y a eu de nombreux corps retirés de la Seine ? Dans les milieux de presse, et pas seulement dans les milieux de la presse de gauche, dans les rédactions de la presse d'information, on parle de 150 corps retirés de la Seine entre Paris et Rouen. C'est vrai ou ce n'est pas vrai ? Cela doit pouvoir se savoir. Une enquête auprès des services compétents doit permettre de le vérifier. Cela implique, ai-je dit, non pas une enquête policière ou administrative, c'est-à-dire une enquête de la Police sur elle-même, mais une enquête très large, avec la participation d'élus.

- L'essentiel

J'en viens maintenant au propos qui est pour moi l'essentiel : celui qui vous concerne directement, Monsieur le Préfet de Police. Mon projet n'est pas de clouer au pilori la Police parisienne, de prétendre qu'elle est composée de sauvages, encore qu'il y ait eu bon nombre d'actes de sauvagerie. Mon projet est d'expliquer pourquoi tant d'hommes, qui ne sont probablement ni meilleurs, ni pires qu'aucun de nous, ont agi comme ils l'ont fait. Ici je pense que, dans la mesure où vous admettrez partiellement ces faits, vous avez une explication. Elle a d'ailleurs été donnée tout à l'heure : elle réside dans les attentats algériens, dans les pertes que la Police a subies.

Il s'agit seulement d'expliquer, sur le plan subjectif, l'attitude de la Police, cette explication est, en partie, suffisante. Nous nous sommes inclinés assez souvent ici sur la mémoire des policiers tués en service commandé pour le savoir, mais cela n'explique pas tout. Et surtout, ces explications subjectives ne suffisent pas. Le policier individuel riposte lorsqu'il est attaqué, mais il faut voir les choses de plus loin. Ce qui se passe vient d'une certaine conception de la guerre à outrance menée contre le nationalisme algérien. Ici on peut me répondre : « Auriez-vous voulu que nous laissions l'ennemi agir librement chez nous ? Et même commettre des crimes impunément ? » Sur ce plan, la logique est inévitable : l'ennemi est l'ennemi ; il s'agit de le briser par tous les moyens, ou presque. Mais l'ennemi répond alors de la même façon, et on arrive là où nous sommes aujourd'hui. Il était impossible qu'il y ait une guerre à outrance en Algérie et qu'il ne se passe rien en France. Mais ce que je dis - et cela me semble vérifié pour tout ce qu'on a dit ici, à droite, sur la puissance du FLN en France, et sur la menace qu'il représente -, c'est qu'il aurait pu rendre la situation infiniment plus grave qu'il ne l'a rendue.

- La guerre à outrance

Les dirigeants algériens ont agi non pas en vertu de sentiments d'humanité mais dans leur propre intérêt, parce qu'ils voulaient pouvoir organiser les Algériens en France, parce qu'ils voulaient « collecter » comme on l'a dit et cela, vous le savez bien, en général beaucoup plus par le consentement que par la terreur. Il y avait là aussi, probablement, l'influence d'un certain nombre de cadres algériens, en particulier de ces cadres syndicaux de l'UGTA, très enracinés dans le mouvement syndical français, très proches de la population métropolitaine, hostiles au terrorisme. Ce sont malheureusement eux, justement, parce qu'ils étaient connus, repérés, voyants, qui ont été les premiers arrêtés, souvent déportés en Algérie, et on ne sait pas malheureusement, vous le savez, ce que ceux-là sont devenus.

Vous répliquerez qu'il y a eu, dès le début de la guerre, des règlements de compte entre Algériens, des liquidations de dénonciateurs, etc., c'est-à-dire des crimes que la Police ne pouvait pas tolérer, quelle que fût sa politique. Oui, mais il y a, pour la Police, bien des façons d'agir et dans les premiers temps, on n'a pas vu se produire, du côté policier, les violences extrêmes qui sont venues ultérieurement. Ce que je dis, c'est qu'à un certain moment, on a estimé que cette action de la Police ne suffisait pas.

On a estimé qu'il fallait qu'à la guerre à outrance menée contre le FLN en Algérie corresponde la guerre à outrance menée contre le FLN en France. Le résultat a été une terrible aggravation de la répression, la recherche par tous les moyens du « renseignement », la terreur organisée contre tous les suspects, les camps de concentration, les sévices les plus inimaginables et la « chasse aux ratons ».

Je dis, Monsieur le Préfet de Police, que vous-même avez particulièrement contribué à créer ainsi, au sein d'une population misérable, épouvantée, une situation où le réflexe de sécurité ne joue plus. Je dis que les consignes d'attentats contre la Police étaient bien plus faciles à donner dans un climat pareil de désespoir. Je dis que même si de telles consignes n'existaient pas, le désespoir et l'indignation suffisaient souvent à causer des attentats spontanés, en même temps qu'à encourager ceux qui, au sein du FLN, voulaient en organiser. Je dis qu'on a alimenté ainsi un enchaînement auquel on n'est pas capable de mettre fin.

- Est-il vrai ?

Je pense, Monsieur le Préfet de Police, que vous avez agi dans toute cette affaire exactement comme ces chefs militaires qui considèrent que leur propre succès et leur propre mérite se mesurent à la violence des combats, à leur caractère meurtrier, à la dureté de la guerre. C'était la conception du général Nivelle au cours de l'offensive du Chemin des Dames, et vous savez que l'Histoire ne lui a pas été favorable. C'est cette conception qui a été la vôtre à Constantine et celle que vous avez voulu importer dans la région parisienne, avec les résultats que l'on sait. Maintenant, vous êtes pris à votre propre jeu et vous ne pouvez pas vous arrêter, même en ce moment, à une époque où la paix paraît possible. La terreur à laquelle la population algérienne est soumise n'a pas brisé la menace contre vos propres policiers, bien au contraire. J'espère me tromper, j'espère que vous n'aurez pas relancé, d'une manière encore pire, l'enchaînement du terrorisme et de la répression.

Car, enfin, il n'était pas condamnable, il était excellent que le FLN cherche, lui, à sortir de cet engrenage par des manifestations de rue, des manifestations dont un grand nombre de gens ont dit qu'elles étaient, à l'origine, pacifiques. Nous aurions dû comprendre, vous auriez dû comprendre, que c'était là l'exutoire qui permettrait au désespoir de ne pas se transformer en terrorisme. Au lieu de cela, vous avez contribué à créer une situation pire. Vous avez réussi, et peut-être certains s'en félicitent-ils, à dresser contre les Algériens, il faut le dire, une partie importante de la population parisienne qui ne comprend pas évidemment pourquoi ces Algériens manifestent. Elle n'est pas algérienne, cette population, elle ne vit pas dans les bidonvilles, sa sécurité de tous les instants n'est pas menacée par les harkis, etc. Alors, évidemment, « que viennent faire dans les rues ces Algériens ? Leur attitude est incompréhensible ! »

Je dis, Messieurs les Préfets, mes chers collègues, que loin de chercher à réprimer l'agitation politique des Algériens, nous devons dans cette perspective de négociation, de paix, qui s'ouvre enfin, même si c'est trop tard - nous devons chercher à légaliser l'activité politique des Algériens en France. Il faut que leur action politique s'effectue au grand jour, avec des organisations légales, donc contrôlables, avec des journaux que l'on puisse lire. Nous devons leur laisser d'autres moyens que ceux du désespoir.

Monsieur le Préfet de Police, cela suppose que vous, vous changiez d'attitude. Ici je suis obligé de vous poser une question très grave. Je vous prie, non pas de m'en excuser, car vous ne m'en excuserez pas, mais de comprendre qu'il est difficile, pour un journaliste qui sait que son journal sera saisi, si quoi que ce soit déplaît un peu trop à la Police ou au gouvernement, d'écrire un article sur ce sujet. Mais quand ce journaliste est conseiller municipal, il a la possibilité de venir dire ces choses à la tribune et de les dire sans ambages.

Est-il vrai qu'au mois de septembre et d'octobre, parlant à des membres de la Police parisienne, vous ayez affirmé à plusieurs reprises que le ministre de la Justice avait été changé, que la Police était maintenant couverte, et que vous aviez l'appui du gouvernement ?

Voici ma question : est-il vrai qu'au mois de septembre et d'octobre, parlant à des membres de la Police parisienne, vous ayez affirmé à plusieurs reprises que le ministre de la Justice avait été changé, que la Police était maintenant couverte, et que vous aviez l'appui du gouvernement ? Si c'était vrai, cela expliquerait, en grande partie, l'attitude de la Police au cours de ces derniers jours. Si ce n'est pas vrai, tant mieux. De toute façon, d'ici quelques années, d'ici quelques mois, quelques semaines peut-être, tout se saura, et on verra qui avait raison. Et si j'avais eu tort aujourd'hui, je serais le premier à m'en féliciter. »

  • Extrait du livre “Mes batailles” de Claude Bourdet (Ed. In Fine, 1993) pages 161/167 et aussi paru dans la revue France-Observateur du 2 novembre 1961 -

Même si Papon a été débouté de la plainte déposée contre lui, tous ces faits, tout ces massacres ont été complètement avérés au cours du procès, cependant aujourd'hui le gouvernement français ne les a toujours pas officiellement reconnus.

A voir aussi le documentaire : Mémoires sauvées du vent, qui fait un retour sur la répression de la manifestation du 17 octobre 1961, et la lente intégration des travailleurs algériens, des bidonvilles aux cités de relogement, avec les conséquences que l'on sait.

À partir d'archives, ce document relate les événements d'octobre 1961, du couvre-feu imposé aux "Français musulmans d'Algérie" par le préfet de police Maurice Papon, à la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 qui aurait fait près de 300 victimes selon les historiens, en passant par les rafles qui l'ont suivie et le retour forcé vers leur "douars d'origine" des interpelés. Puis il s'attarde sur la condition des travailleurs algériens dans les bidonvilles de Nanterre, avec cet entretien mené par Monique Hervo qui y a séjourné, jusqu'à leur transfert sous l'impulsion du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas vers des cités de relogement... avec les conséquences que l'on sait : la progressive ghettoïsation de ces quartiers. Dès les Années 70, on n'hésite plus à parler dans les médias de "seuil de tolérance", de "côte d'alerte", de "français de souche" qui désertent ces banlieues... Une mise à l'index qui trouvera son exutoire dans le vote populiste des Années 80, jusqu'aux émeutes de 2005 qui, trente ans plus tard, démontrera à une France médusée la face cachée d'une politique de la ville réduite à sa plus simple expression. Racisme, discriminations, contrôles au faciès, bavures policières... la liste est longue des renoncements d'une République, qui n'a toujours pas soldé les séquelles de ses guerres coloniales.

https://rebellyon.info/Le-massacre-du-17-octobre-1961-a-Paris-907
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17.10.2026 à 08:00

De la révolte à la révolution

Ce qui se passe actuellement en France en terme de révoltes populaires est passionnant et beaucoup de gens dans d'autres pays nous regardent.
Il semblerait qu'il y ait un potentiel révolutionnaire dans cette période.

Comment faire pour que cet élan ne s'essouffle pas, se renforce, se multiplie et s'étende ?

Pour que l'État ne puisse pas l'écraser et que les forces contre révolutionnaires, bourgeoises, réformistes ou autoritaires ne puissent pas le récupérer, et confisquer le pouvoir, comme ça a été le cas encore et encore au cours de l'Histoire ?

Déjà l'élan de la révolte pousse de plus en plus de gens à manifester, à faire grève, à bloquer, à occuper, à faire des assemblées, à tout faire pour élargir le mouvement et faire converger les forces.

Mais comment faire pour que cet élan tienne dans la durée, se perpétue, et devienne plus offensif et révolutionnaire ?

L'idée avancée dans ce texte (et qui n'est pas spécialement originale en vérité) est que pour cela il faudra que les assemblées qui se créent dans le mouvement se saisissent à bras le corps des questions de l'autonomie, de l'auto-organisation, sur notamment ce qui touche à la subsistance quotidienne du peuple révolutionnaire.
Auto-gérer l'auto-défense, par exemple comme les gens qui se sont organisés contre l'ICE aux États Unis
Auto-gérer la nourriture, par exemple en expropriant des supermarchés pour redistribuer la nourriture à celleux qui en ont besoin, en renforçant ou créant des réseaux de récup, en faisant des cantines ou en s'approvisionnant directement auprès de producteurs solidaires de la lutte
Auto-gérer les logements, par l'expropriation, les occupations, la redistribution, le partage, et en repensant comment on se loge, comment on habite, en sortant des carcans individualistes
Auto-gérer les soins, en ouvrant ou intégrant des lieux de soin communautaire, avec des soignants solidaires de la lutte révolutionnaire
Auto-gérer la communication, en faisant nos propres journaux, nos propres radios, nos propres internets (ou en ralliant à notre cause des medias, si tant est qu'ils soient réellement révolutionnaires et qu'ils sachent rester à leur place)
Auto-gérer les enfants et les personnes qui ont besoin de soin spécifiques ou d'assistance, en créant ou en intégrant dans la lutte des lieux dédiés à ça
Et ce ne sont que des pistes pour illustrer le propos, en vérité tout doit se décider entre les gens, en fonction des besoins réels, des capacités, réelles, des situations et des possibilités réelles.

Il faut déserter tout ce qui alimente le Capital et investir tout ce qui alimente le peuple révolutionnaire.
Déserter, ou réorienter les forces vers l'auto-organisation et l'autonomie.
Si on a un travail qui fait sens, qui répond à des besoins réels des gens, pourquoi pas les mettre au service de la révolution, c'est-à-dire au service des gens, et non au service de l'argent et du pouvoir ?

On ne peut rien attendre de l'État et du Capital.
On peut tout attendre de l'auto-organisation, de l'entraide, de la solidarité.
On peut tout attendre de la révolution.
Il faut du courage et de l'insoumission (on en a)
Il faut s'organiser, réorganiser la vie, réinventer la manière dont on se lie les uns et les unes aux autres.
Recréer du sens, choisir nos valeurs réelles, se réapproprier nos vies, collectivement, élaborer ensemble de quoi on a réellement besoin et ce qu'on doit faire. Expérimenter, apprendre.
Et ça ne doit pas se faire chacun.e dans son coin.
Si on veut abattre ce système, les forces révolutionnaires doivent s'alimenter (au sens propre comme au figuré) et se relier les un.es aux autres, à l'intérieur de la France, mais aussi à l'international.
On doit décupler nos forces, créer des infrastructures qui permettront au mouvement de tenir, créer des solidarités matérielles et concrètes partout où on peut.
Créer un maillage avec ce qui existe déjà, s'associer là où on peut, dans le but d'avoir une puissance matérielle qui maintient la lutte et la conflictualité.
Coordonner ces puissances matérielles et ces luttes.

C'est en se saisissant de ces enjeux qu'on réussira peut-être à faire ce que tant de gens avant nous n'ont pas réussi à faire, ou pas assez, parce qu'ils se sont fait écraser, trahir, déposséder, par la bourgeoisie, par des élites, par des partis, par des soit disant professionnels de la politique.
On est pas obligé.es de se faire écraser, on est pas obligé.es de se faire déposséder.
Mais pour devenirs plus fort.es et durer, il faudra probablement s'emparer de ces questions concrètes, de la vie, de la subsistance, de l'autonomie.

On est capables d'auto-organisation et d'autonomie
Le système nous a inculqué l'impuissance et la passivité politique, la dépendance au point qu'on n'arrive même plus à imaginer quelque chose au delà.
Mais en vérité, l'intelligence collective est très puissante, très capable.
Il faut juste lui laisser l'occasion et le temps de s'élaborer, plutôt que de toujours confier notre destin à des soit disant experts politicards qui finissent toujours par nous trahir.
Les gens seront toujours les mieux placés pour savoir ce dont ils ont besoin et ce qu'il faut faire.
Il faut s'en convaincre.

Texte intégral (1077 mots)

Ce qui se passe actuellement en France en terme de révoltes populaires est passionnant et beaucoup de gens dans d'autres pays nous regardent.
Il semblerait qu'il y ait un potentiel révolutionnaire dans cette période.

Comment faire pour que cet élan ne s'essouffle pas, se renforce, se multiplie et s'étende ?

Pour que l'État ne puisse pas l'écraser et que les forces contre révolutionnaires, bourgeoises, réformistes ou autoritaires ne puissent pas le récupérer, et confisquer le pouvoir, comme ça a été le cas encore et encore au cours de l'Histoire ?

Déjà l'élan de la révolte pousse de plus en plus de gens à manifester, à faire grève, à bloquer, à occuper, à faire des assemblées, à tout faire pour élargir le mouvement et faire converger les forces.

Mais comment faire pour que cet élan tienne dans la durée, se perpétue, et devienne plus offensif et révolutionnaire ?

L'idée avancée dans ce texte (et qui n'est pas spécialement originale en vérité) est que pour cela il faudra que les assemblées qui se créent dans le mouvement se saisissent à bras le corps des questions de l'autonomie, de l'auto-organisation, sur notamment ce qui touche à la subsistance quotidienne du peuple révolutionnaire.
Auto-gérer l'auto-défense, par exemple comme les gens qui se sont organisés contre l'ICE aux États Unis
Auto-gérer la nourriture, par exemple en expropriant des supermarchés pour redistribuer la nourriture à celleux qui en ont besoin, en renforçant ou créant des réseaux de récup, en faisant des cantines ou en s'approvisionnant directement auprès de producteurs solidaires de la lutte
Auto-gérer les logements, par l'expropriation, les occupations, la redistribution, le partage, et en repensant comment on se loge, comment on habite, en sortant des carcans individualistes
Auto-gérer les soins, en ouvrant ou intégrant des lieux de soin communautaire, avec des soignants solidaires de la lutte révolutionnaire
Auto-gérer la communication, en faisant nos propres journaux, nos propres radios, nos propres internets (ou en ralliant à notre cause des medias, si tant est qu'ils soient réellement révolutionnaires et qu'ils sachent rester à leur place)
Auto-gérer les enfants et les personnes qui ont besoin de soin spécifiques ou d'assistance, en créant ou en intégrant dans la lutte des lieux dédiés à ça
Et ce ne sont que des pistes pour illustrer le propos, en vérité tout doit se décider entre les gens, en fonction des besoins réels, des capacités, réelles, des situations et des possibilités réelles.

Il faut déserter tout ce qui alimente le Capital et investir tout ce qui alimente le peuple révolutionnaire.
Déserter, ou réorienter les forces vers l'auto-organisation et l'autonomie.
Si on a un travail qui fait sens, qui répond à des besoins réels des gens, pourquoi pas les mettre au service de la révolution, c'est-à-dire au service des gens, et non au service de l'argent et du pouvoir ?

On ne peut rien attendre de l'État et du Capital.
On peut tout attendre de l'auto-organisation, de l'entraide, de la solidarité.
On peut tout attendre de la révolution.
Il faut du courage et de l'insoumission (on en a)
Il faut s'organiser, réorganiser la vie, réinventer la manière dont on se lie les uns et les unes aux autres.
Recréer du sens, choisir nos valeurs réelles, se réapproprier nos vies, collectivement, élaborer ensemble de quoi on a réellement besoin et ce qu'on doit faire. Expérimenter, apprendre.
Et ça ne doit pas se faire chacun.e dans son coin.
Si on veut abattre ce système, les forces révolutionnaires doivent s'alimenter (au sens propre comme au figuré) et se relier les un.es aux autres, à l'intérieur de la France, mais aussi à l'international.
On doit décupler nos forces, créer des infrastructures qui permettront au mouvement de tenir, créer des solidarités matérielles et concrètes partout où on peut.
Créer un maillage avec ce qui existe déjà, s'associer là où on peut, dans le but d'avoir une puissance matérielle qui maintient la lutte et la conflictualité.
Coordonner ces puissances matérielles et ces luttes.

C'est en se saisissant de ces enjeux qu'on réussira peut-être à faire ce que tant de gens avant nous n'ont pas réussi à faire, ou pas assez, parce qu'ils se sont fait écraser, trahir, déposséder, par la bourgeoisie, par des élites, par des partis, par des soit disant professionnels de la politique.
On est pas obligé.es de se faire écraser, on est pas obligé.es de se faire déposséder.
Mais pour devenirs plus fort.es et durer, il faudra probablement s'emparer de ces questions concrètes, de la vie, de la subsistance, de l'autonomie.

On est capables d'auto-organisation et d'autonomie
Le système nous a inculqué l'impuissance et la passivité politique, la dépendance au point qu'on n'arrive même plus à imaginer quelque chose au delà.
Mais en vérité, l'intelligence collective est très puissante, très capable.
Il faut juste lui laisser l'occasion et le temps de s'élaborer, plutôt que de toujours confier notre destin à des soit disant experts politicards qui finissent toujours par nous trahir.
Les gens seront toujours les mieux placés pour savoir ce dont ils ont besoin et ce qu'il faut faire.
Il faut s'en convaincre.

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16.10.2026 à 18:00

Revendication piratage REPUBLICAINS.FR

REPUBLICAINS.FR HACKED & DEFACED ‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍‍☠‍☠‍☠‍☠‍
APPEL À REJOINDRE LES MOBILISATIONS DU 17 OCTOBRE

Nous avons rassemblé nos talents de lutte et avons offert un lifting au site officiel du parti « Les Républicains » !

Ceci est un APPEL à rejoindre les mobilisations du 17 octobre pour révolutionner la France et le monde. Faisons monter le rapport de force !

Des GROSSES ||||| DE RIRE sur ce parti de racailles, sales merdes racistes et capitalistes.

À l'attention des « Républicains » :

Nous avons volé toutes les données de votre site et de vos membres ainsi que tous vos échanges internes et messages privés. Si vous ne répondez pas sérieusement aux revendications des personnes mobilisées dans la rue, ou que vous supprimez notre appel de votre site avant le 20 octobre, nous enverrons une copie de vos données à tous les journalistes et médias d'investigation qui se feront un plaisir de vous démarrer - notamment durant toute cette période électorale.

APPEL aux hacker.euses et ratpis, à vos combinaisons de power rangers roses !!! Restez protégé.es et organisez-vous ! On va les terminer ENSEMBLE.

Que les données volées des fascistes, des capitalistes, des masculinistes et de tous les ennemis de nos rêves pleuvent en public et sur les journalistes et médias d'investigation :)

Vous trouverez sur le site, organisé en 5 segments, les ressources nécessaires à mener de front la révolution harmonieuse dont Paname et le monde qu'elle influence ont grand besoin.

Pour un monde antifasciste, anticapitaliste, queerféministe, antiraciste, antivalidiste et écoconscient :
À BAS L'ÉTAT, À BAS L'ÉTAT POLICIER ‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍‍☠‍☠‍☠‍

Annexe
||||| : Acronyme humoristique pour « barres ».
DEFACED : Le fait d'avoir endommagé ou vandalisé quelque chose, en particulier une surface (ex : un site web), de manière visible.
power rangers roses : Lors du congrès 39C3, Martha Root déguisée en combinaison de power ranger rose revendique le piratage d'un site de rencontre de suprémacistes blancs.

Note : archives ici
Texte intégral (643 mots)

REPUBLICAINS.FR HACKED & DEFACED ‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍‍☠‍☠‍☠‍☠‍
APPEL À REJOINDRE LES MOBILISATIONS DU 17 OCTOBRE

Nous avons rassemblé nos talents de lutte et avons offert un lifting au site officiel du parti « Les Républicains » !

Ceci est un APPEL à rejoindre les mobilisations du 17 octobre pour révolutionner la France et le monde. Faisons monter le rapport de force !

Des GROSSES ||||| DE RIRE sur ce parti de racailles, sales merdes racistes et capitalistes.

À l'attention des « Républicains » :

Nous avons volé toutes les données de votre site et de vos membres ainsi que tous vos échanges internes et messages privés. Si vous ne répondez pas sérieusement aux revendications des personnes mobilisées dans la rue, ou que vous supprimez notre appel de votre site avant le 20 octobre, nous enverrons une copie de vos données à tous les journalistes et médias d'investigation qui se feront un plaisir de vous démarrer - notamment durant toute cette période électorale.

APPEL aux hacker.euses et ratpis, à vos combinaisons de power rangers roses !!! Restez protégé.es et organisez-vous ! On va les terminer ENSEMBLE.

Que les données volées des fascistes, des capitalistes, des masculinistes et de tous les ennemis de nos rêves pleuvent en public et sur les journalistes et médias d'investigation :)

Vous trouverez sur le site, organisé en 5 segments, les ressources nécessaires à mener de front la révolution harmonieuse dont Paname et le monde qu'elle influence ont grand besoin.

Pour un monde antifasciste, anticapitaliste, queerféministe, antiraciste, antivalidiste et écoconscient :
À BAS L'ÉTAT, À BAS L'ÉTAT POLICIER ‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍☠‍‍☠‍☠‍☠‍

Annexe
||||| : Acronyme humoristique pour « barres ».
DEFACED : Le fait d'avoir endommagé ou vandalisé quelque chose, en particulier une surface (ex : un site web), de manière visible.
power rangers roses : Lors du congrès 39C3, Martha Root déguisée en combinaison de power ranger rose revendique le piratage d'un site de rencontre de suprémacistes blancs.

Note : archives ici
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16.10.2026 à 18:00

Appels et suivi de la journée du 17 octobre

La journée du 17 octobre s'annonce être une journée chargée, entre le mouvement lycéen de ces dernières semaines, l'appel à se lever contre la hausse du prix des carburants

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La journée du 17 octobre s'annonce être une journée chargée, entre le mouvement lycéen de ces dernières semaines, l'appel à se lever contre la hausse du prix des carburants

plus d'infos à venir

Les appels à manif

Quelques infos pratiques

  • Garde d'enfants au CICP le samedi 17 octobre entre 14h et 18h !
    La garde est organisée par le collectif queer auto-géré « LA BULLE » (à ne pas confondre avec la maison des associations la bulle) pour le 17 octobre. Inscription sur instagram (@labulleidf) ou par mail à bulleIDF [at] protonmail.com.
  • Une cartographie des lieux de pouvoir datant de 2017 (elle n'est pas à jour mais ça donne des idées)
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16.10.2026 à 09:00

Repas de soutien pour la legal team antiraciste a la Cantine des Pyrénées en soutien aux lyceens

Venez nombreux pour partager un repas en soutien à la legal team antiraciste pour les lycéens inculpés✊️. Rendez-vous à la cantine des Pyrénées (77 rue de la Mare, Paris 20e) le dimanche 18 octobre à 12h !

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Venez nombreux pour partager un repas en soutien à la legal team antiraciste pour les lycéens inculpés✊️. Rendez-vous à la cantine des Pyrénées (77 rue de la Mare, Paris 20e) le dimanche 18 octobre à 12h !

Salut la team !
Avec la Cantine des Pyrénées on organise un repas de soutien pour la Legal Team Antiraciste afin de soutenir le mouvement lycéen face à la repression !!

Cela permettra de financer les accompagnements juridique pour eviter au maximum de donner de la force au pouvoir. Un réel enjeu se joue dans les tribunaux (répression mais aussi des amendes qui renforceraient le pouvoir, ne laissons pas faire !).

Vous êtes invité-es au 77 rue de la mare, 75020 à nous rejoindre ce dimanche 18 octobre pour manger de 12h à 15h ou même pour filer un coup de main à partir de 9h dans une chouette ambiance :).

ACABISOUS !

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16.10.2026 à 08:00

6e assemblée anticarcérale paname et environs : 25 Octobre à la Parole Errante !

La sixième Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 25 Octobre à la parole errante (9 Rue François Debergue, Montreuil). Le lieu sera ouvert dès 15h30 pour s'installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es ou parcourir l'infokiosque, et l'assemblée même commencera à 16h. On conseille d'essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l'éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l'on s'impose à travers l'omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer à l'assemblée.

Texte intégral (1030 mots)

La sixième Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 25 Octobre à la parole errante (9 Rue François Debergue, Montreuil). Le lieu sera ouvert dès 15h30 pour s'installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es ou parcourir l'infokiosque, et l'assemblée même commencera à 16h. On conseille d'essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l'éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l'on s'impose à travers l'omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer à l'assemblée.

L'assemblée anti carcérale paris & environs a pour vocation d'être un espace d'organisation ouvert se réunissant mensuellement afin d'agir collectivement en solidarité avec les mouvements des prisonnier.es et tisser des liens avec les prisonnier.es et leurs proches sans passer par des cadres partisans ou syndicaux.

Lors des dernières grosses révoltes qui ont eu lieu, la réalité sociale de la répression nous a laissé-es face à un constat amer : nous sommes bien loin d'avoir les outils nécessaires pour réagir correctement face à l'appareil d'État, ainsi qu'amplifier la voix des prisonnier·ères et de celleux qui font les frais du système carcéral.
Pourtant, les mouvements ne manquent pas d'inventivité pour s'opposer de front aux prisons, que ce soit par des actions telles que l'attaque de la prison de Fresnes lors des révoltes de 2023, les attaques répétées de comicos dans cette même révolte comme lors des gilets jaunes, ou encore les attaques et intimidations de matons à domicile comme lors de DDPF.

Nous voulons nous en inspirer pour pousser nos luttes anti-carcérales plus loin, à la fois pour dépasser nos milieux anarchistes et adopter une position qui ne soit pas simplement défensive, en simple réaction à la répression.

La prison est — et sera toujours — l'un des symbole les plus éloquents de la puissance de l'État, de sa capacité à réprimer, enfermer et isoler l'ensemble des individu·es qui menacent son existence. La prison est au centre même de l'appareil colonial qui constitue l'État français : elle sert à mater et punir les révoltes des colonies comme récemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, à intensifier le tri aux frontières comme à Mayotte, et à tracer des frontières intérieures en incarcérant massivement les populations racisées, colonisées et les plus pauvres.

Attaquer les lieux d'incarcération - par les mots, la solidarité, le feu ou la bombe - c'est alors s'attaquer à ses outils privilégiés.

Rompre l'isolement des/avec les détenu·es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarcéraux un moyen d'affaiblir l'appareil carcéral et l'État colonial. En exposant la voix des personnes enfermé·es, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « extérieure à nos vies ». Des surgissements tels que DDPF ou les révoltes pour Nahel parviennent à la remettre au centre de l'attention en s'y attaquant ouvertement, créant des fissures dans lesquelles nous désirons nous engouffrer pour mettre fin à la trop commune realité de l'incarcération et des assassinats policiers.

Une des prouesse des États dits « démocratiques », est d'avoir réussi à faire de la notion d'enfermement un impensé pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l'on ne prend même pas la peine de l'envisager, alors que c'est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes...

Cette nécessité de destruction est d'autant plus présente dans une région parisienne qui concentre à elle seule une densité collossale d'institutions d'enfermements : que ce soit les taules, tribunaux, comicos, ou prisons pour sans-papiers, mineur-es, enfants, fols, tox, handi-es, animaux non-humains...

Pour nous, s'organiser signifie construire des nouvelles formes de lutte, de solidarité et de décision, par notre capacité collective à rompre avec l'ordre existant, à expérimenter, à créer, à inventer...

Depuis le début du 20e siècle, les Anarchist Black Cross (ABC) et leurs réseaux ont cet avantage de se présenter sous une forme autonome et souple, fondée sur un internationalisme radicalement anti-carcéral, d'où notre envie de nous réaproprier cette forme et de s'inscrire dans un réseau pour abattre les prisons proches de chez nous comme à l'autre bout du monde, pour l'insurrection ailleurs comme ici. Loin de voir cette modalité comme une structure rigide et fermée, nous souhaitons, à partir du modèle des ABC, créer un espace de discussion et d'échange, une assemblée libre où chacun·e pourrait partager et expérimenter, tout en s'inspirant des actions déjà existantes : lettres, cantines, parloirs, traductions, évènements...

Nik la taule et mort aux matons !

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 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
Timothée PARRIQUE
Thomas PIKETTY
VisionsCarto
Yannis YOULOUNTAS
Michaël ZEMMOUR
LePartisan.info
 
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Dans les Algorithmes
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