Un ami athénien participe actuellement à la préparation d’un documentaire que j’attends de découvrir avec impatience. Je soutiens son projet avec mes petits moyens et j’invite toutes celles et ceux qui le peuvent à le soutenir également, même modestement. . THÉÂTRE ET RÉSISTANCE . Je connais Alexandros depuis une quinzaine d’années. Il a participé à mon premier film Ne vivons plus comme des esclaves, tourné entre 2011 et 2013. Ses interventions dans le film étaient lumineuses, profondes et motivantes, basé sur une longue expérience des luttes et une grande culture. À cette époque, Alexandros s’était éloigné du cinéma qui était...
Texte intégral (1944 mots)
Un ami athénien participe actuellement à la préparation d’un documentaire que j’attends de découvrir avec impatience. Je soutiens son projet avec mes petits moyens et j’invite toutes celles et ceux qui le peuvent à le soutenir également, même modestement.
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Je connais Alexandros depuis une quinzaine d’années. Il a participé à mon premier film Ne vivons plus comme des esclaves, tourné entre 2011 et 2013. Ses interventions dans le film étaient lumineuses, profondes et motivantes, basé sur une longue expérience des luttes et une grande culture. À cette époque, Alexandros s’était éloigné du cinéma qui était pourtant sa passion et celle de son père.
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Depuis quelques années, à ma grande joie, Alexandros s’est remis à filmer, à écrire, à vivre sa passion pour le cinéma. Avec délicatesse, précision, humilité. Avec plusieurs de ses amis, il a choisi un sujet particulièrement intéressant : « le théâtre itinérant comme action politique durant la résistance grecque antinazie ».
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Toutes les créations qui interrogent nos moyens de modifier l’imaginaire social sont précieuses. L’art engagé est l’un de ces moyens, notamment le théâtre populaire (pas celui de la classe dominante) qui a une vieille tradition subversive, anticonformiste et critique envers le pouvoir.
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Durant la deuxième guerre mondiale, cet art du spectacle vivant a joué un rôle important au sein de la résistance grecque : une résistance parmi les plus efficaces en Europe, qui est parvenue à libérer jusqu’à un tiers de son territoire, au fil des mois, de 1942 à 1944, sans débarquement ni ouverture d’un front allié voisin. Une résistance à laquelle ont beaucoup participé les femmes grecques, au point de bousculer les idées reçues dans un pays très patriarcal. Une résistance qui a ensuite été pourchassée, emprisonnée et massacrée, après la victoire contre les nazis. Par qui ? Par les collaborateurs des nazis qui ne sont pas allés en prison et qui ont bénéficié du soutien des royalistes grecs et de l’armée anglaise d’occupation de Churchill (qui avait négocié et obtenu le contrôle de la Grèce à Yalta, en février 1945). Une Histoire stupéfiante.
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Si, comme moi, vous avez envie d’aider la création de ce documentaire, voici le lien de leur crowfunding (certains parmi vous ont déjà reçu l’info, mais je me permets de la diffuser autrement vu le montant encore insuffisant rassemblé par Alexandros et son équipe) :
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Et voici leur propre présentation en français, ci-dessous, ainsi que quelques photos.
Merci de les soutenir, si vous le pouvez. D’ici peu, je parlerai d’autres projets filmiques. Vive le cinéma engagé !
« ACTE DE RÉSISTANCE
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Le théâtre comme une action politique
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Le théâtre a toujours été un art collectif. L’histoire de la résistance l’est aussi. Un acte collectif.
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Aussi bien l’histoire de la résistance que celle du théâtre prouvent que, même aux périodes les plus sombres, les êtres humains parviennent à créer des formes de vie et à accomplir des actes de liberté.
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Le documentaire « Acte de Résistance » rassemble des instantanés de personnes qui ont fait du théâtre leur arme de résistance, sans s’y limiter, formant un corps historique qui, par sa volonté de changer le monde, se transforme lui-même.
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Ce documentaire souhaite mettre en lumière un chapitre de l’histoire méconnu, qui concerne l’action de résistance des acteurs et des actrices pendant la période d’Occupation en Grèce, ainsi que l’émergence d’une scène théâtrale dans les lieux d’exil et parmi les combattant.e.s des montagnes. Ce théâtre n’avait pas seulement agi de manière exaltante en créant une élévation de l’âme chez les participant.e.s et le public, mais constituait également un noyau de solidarité et un « exercice » de coopération.
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On pense que le fait de mettre en lumière cet aspect du microcosme théâtral – qui comprenait non seulement les acteurs/actrices mais aussi les techniciens, les éclairagistes, les couturières et les ouvreurs/euses – permet d’une part de compléter une pièce manquante du puzzle et d’autre part de soulever la question qui reste en suspens, par rapport au point de rencontre entre l’identité artistique et l’identité politique.
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Financement participatif
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Dans la phase actuelle du documentaire, nous souhaitons le soutien financier de sa production, par le biais de cette plateforme de financement participative, dont les fonds serviront:
– à l’achat de matériel d’archives
– au tournage de scènes dramatisées
– à la finalisation du tournage des interviews
– à la rémunération, même symbolique, de toutes les personnes ayant contribué de quelque façon que ce soit au projet. »


