15.07.2026 à 16:18
Yannis Youlountas
N’importe quoi !
LOUISE MICHEL DANS UN CONCOURS DE CHEFS !
Le magazine Marianne lance un appel à voter pour le « plus grand dirigeant de l’Histoire de France ». Jusque-là, on est dans les stupidités habituelles, rien de nouveau. Surtout en été, c’est la saison rétro pour mous du bulbe et autres marottes insipides.
Mais là, il y a pire : entre Louis XIV et Napoléon, ces crétins ont osé proposer Louise Michel ! Une communarde déportée en Nouvelle Calédonie puis militante anarchiste qui n’a jamais cessé de vomir sur les chefs d’État et de répéter que « le pouvoir est maudit ».
Si vous avez quelques minutes, merci d’aller faire un tour sur ce vote irrespectueux pour le saboter, dire vos 4 vérités ou demander le retrait de cette proposition indélicate et stupide.
Le crétin de service : il fabrique un 1/16 de finale entre Clémenceau et Vercingétorix qu’il nomme « le choc des moustachus »… et autres imbécilités à la Hanouna !
15.07.2026 à 16:14
Yannis Youlountas
Le parti Renaissance attaque en Justice le RN pour « appropriation » de son nom sur une affiche de campagne présidentielle.
BAGARRE POUR LE NOM « RENAISSANCE » : CHOISISSEZ CARRÉMENT « PRÉHISTOIRE » !
Bien sûr, tous ces gens ne vont pas se battre pour l’héritage de la Commune de Paris, de 1936 ou de 1968. Ils préfèrent même se situer bien avant 1789, en faisant référence à une époque qui ouvrait le bal de la colonisation mondiale, puis de la monarchie absolue.
Un conseil : faites mieux, choisissez carrément « Préhistoire ». Ça vous ira comme un gant. Car vous êtes encore dans la préhistoire politique de l’humanité.
Mais un jour viendra où nous sortirons enfin de votre ère : celle des dinosaures fossilisés de la politique verticale, du bling-bling et de la langue de bois, du temps où les élus faisaient encore ce qu’ils voulaient, sans mandat impératif et sans révocation possible.
Quand l’Histoire, la vraie, la nôtre, aura enfin commencé.
Y.Y.
15.07.2026 à 16:02
Yannis Youlountas
** Remarque à propos de la LOI SUR LA FIN DE VIE :
Le détail de cette loi est très discutable, mais je suis convaincu par l’idée. Nous devons totalement disposer de notre corps et de notre vie. Il n’y a aucune raison que l’État, encore imprégné d’imaginaire chrétien (ou d’autres religions pareillement dans d’autres pays), ne nous laisse pas tranquille, quand une femme veut interrompre une grossesse, quand un individu bien décidé veut mettre un terme à son existence. Notre corps n’appartient ni à un employeur ni à l’État. Notre vie non plus. Et le fond du problème, là encore, c’est que le capitalisme et l’État sont des voleurs de vies. À mon avis, c’est même le problème fondamental qui caractérise cette organisation de la société : ils nous prennent notre temps de vivre pourtant si court, notre force de travail pour des choses bien souvent inutiles, ils décident à notre place de nos vies et, parfois, vont jusqu’à nous tuer quand ils nous répriment, tout en nous refusant (jusqu’ici) le droit de disposer de nos vies. Autrement dit, nous avons obtenu l’abolition de la peine de mort en 1981 (même s’il existe un permis de tuer dans l’État), puis l’abolition de la peine de vie (c’est comme ça que j’appelle le droit humain à l’euthanasie), mais il reste la grande lutte fondamentale pour décider nous-même de nos vies, ensemble, dans une toute autre façon de s’organiser, vraiment juste, respectueuse et horizontale. Le chemin opposé de celui que veut nous imposer l’extrême-droite et ses soutiens.
15.07.2026 à 15:46
Yannis Youlountas
05.07.2026 à 20:32
Yannis Youlountas
Avis aux donneurs de leçons qui jettent des anathèmes au moindre désaccord : entre personnes, entre courants, entre organisations…
ANTIFASCISME NE VEUT PAS DIRE SECTARISME
Pourquoi sommes-nous antifascistes ? Nous sommes antifascistes parce que, précisément, nous sommes contre tous les sectarismes : discriminations dans tous les domaines, mais aussi classes sociales et, plus globalement, refus de s’ouvrir à la diversité et de comprendre que c’est là notre richesse, notre force, notre beauté.
Ce n’est donc pas pour reproduire ces réflexes sectaires parmi nous, à chaque fois que nous ne sommes pas d’accord sur tout.
Tant mieux si nous ne sommes pas d’accord sur tout ! Le contraire serait inquiétant ! Et, quand on s’intéresse un peu à la philosophie, on sait combien il est important d’échanger avec des personnes qui ne sont pas du même avis que nous — à condition qu’elles n’excluent pas certains ou certaines d’entre nous (c’est notre limite antifasciste pour entamer le dialogue).
Jeter des anathèmes parmi nous, c’est oublier nos fondamentaux, les raisons profondes pour lesquelles nous luttons, la conviction que nous pouvons apprendre les uns des autres, l’honnêteté et l’humilité de reconnaitre que parfois nous nous trompons et que c’est quelque chose de commun (en remerciant la personne qui nous a aidé à le comprendre, car c’est un cadeau qu’on nous fait quand ce n’est pas pour nous faire du mal), la joie de vérifier sans cesse que nous évoluons toutes et tous — et qu’il serait donc insensé et indélicat de se coller des étiquettes réciproquement sur le front comme si toutes nos positions étaient définitives. Il y a des débats parmi nous et c’est tant mieux !
Antifascisme ne veut pas dire sectarisme, mais tout le contraire. Alors, groupons-nous par affinité et par priorité, selon nos préoccupations et nos façons de faire, empruntons des chemins différents mais en convergence de luttes, et surtout, concentrons-nous sur le véritable adversaire : celui qui veut nous opposer les uns aux autres, nous diviser pour mieux régner, nous discriminer selon l’humeur du moment et frapper certains ou certaines parmi nous.
Un antifasciste est avant tout solidaire, attentif, vigilant, protecteur, amoureux de la diversité et à l’écoute de celle-ci. Il ne détient pas la vérité, il la cherche. Il est donc tout sauf sectaire. Sinon, c’est quelqu’un qui s’est trompé d’adresse.
Y.Y.