22.08.2025 à 18:20
Marc Endeweld
Décidément, ça se bouscule pour la législative partielle dans la 2ème circonscription de Paris qui doit avoir lieu les 21 et 28 septembre. Fin juillet, la ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement de la capitale, Rachida Dati, a annoncé sa candidature à cette élection, lançant les hostilités contre Michel Barnier, qui brigue le même poste de député et a obtenu l’investiture des LR.
Dès fin juillet, Dati a affirmé qu’elle serait candidate « quoi qu’il arrive », accusant Barnier de se présenter pour servir des « ambitions présidentielles ». En retour, ce dernier l’a invitée à ne « pas se tromper » d’élection, estimant qu’elle avait « une ambition légitime » pour la mairie de Paris en 2026.
Une vraie comédie, car de Barnier, Rachida Dati n’en a cure : « En fait, en se déclarant candidate à cette législative partielle, elle fait le forcing pour être adoubée pour les municipales par toute la droite parisienne, les macronistes, et les partisans d’Édouard Philippe. Et pour cela, elle doit débrancher en amont Pierre-Yves Bournazel et Francis Szpiner, qui souhaitent également se présenter aux municipales décrypte l’une de ses connaissances. Cette candidature avec cette législative, c’est donc du bluff. Elle veut avant tout la mairie et avec la nouvelle loi, elle l’aura. Et au passage, elle cornérise Barnier comme député ».
Mais en plus de Barnier et de Dati, une troisième personnalité s’intéresse à ce scrutin. Il s’agit de Thierry Breton, l’ancien commissaire européen, qui a proposé cet été ses services et son soutien à… Rachida Dati.
21.08.2025 à 00:17
Marc Endeweld
Ce n’est pas encore la rentrée politique. Mais Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a déjà fait sa rentrée en se déplaçant hier à Nîmes, officiellement pour inaugurer une extension de la maison d’arrêt, mais aussi pour rencontrer les magistrats du tribunal judiciaire de la ville. « Il s’agit de la première visite d’un ministre de la Justice au tribunal de Nîmes depuis près de 20 ans », constate la presse locale qui souligne que ce voyage aurait dû avoir lieu la semaine dernière déjà. Il est vrai que les problématiques locales s’accumulent : guerre des gangs avec fusillades à la clé et règlement de comptes sordide, grand banditisme en lien avec le trafic de drogue international… Dans la rubrique des faits divers, l’actualité récente fut dense à Nîmes et dans le Gard.
Mais ce voyage nîmois a également attiré l’attention de la haute magistrature. Car Gérald Darmanin a profité de sa visite pour rencontrer Xavier Bonhomme, le procureur général près la cour d’appel de Nîmes, qui est aussi depuis décembre 2024 président du conseil d’administration de l’Agence de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc), l’agence nationale spécialisée dans les biens mal acquis et les saisies criminelles dans les affaires d’économie souterraine ou de blanchiment d’argent. Or, le nom de ce spécialiste des circuits financiers opaques a été cité ces dernières semaines au sein du ministère de la Justice comme pouvant être un éventuel successeur à Jean-François Bohnert à la tête du Parquet National Financier (PNF).