16.04.2026 à 08:00
Bienvenuxs pour la première édition du tattoo circus de Bruxelles : trois jours de rencontres autour des luttes anti carcérales avec du tatouages et autres pimperie en tous genres. Article publié sur stuut.info
Bienvenuxs pour la première édition du tattoo circus de Bruxelles : trois jours de rencontres autour des luttes anti carcérales avec du tatouages et autres pimperie en tous genres. Article publié sur stuut.info
Tout d'abord, c'est quoi un tattoo circus ?
Né à Rome en 2007 dans les milieux anarchistes, puis organisé régulièrement dans différentes villes en Europe, c'est un évènement où les tatoueur.euses, pierceur.euses et autres participant.es renoncent à tout profit personnel pour que tous les bénéfices aillent en soutien à des prisonnie.res et des luttes anticarcérales.
L'idée est de ramener le tatouage occidental à ses origines marginales et transgressives : celles des criminel.les, des galèrien.nes et des bagnard.es en refusant sa récupération capitaliste et en rejetant l'appropriation des symboles des cultures colonisées.
Pourquoi un tattoo circus ?
Parce que les prisons tuent, traumatisent et humilient. Parce que les prisons ne réparent pas, ne protègent pas et ne sécurisent pas. Parce que la prison n'est pas un « mal nécessaire », la prison c'est un choix politique. C'est l'élément crucial d'un système fondé sur l'inégalité, l'exclusion et la punition. C'est aussi une manière de contrôler socialement les populations, de punir celleux qui ne peuvent ou ne veulent pas se plier au système capitaliste. Le système carcérale et répressif est façonné par des logiques capitalistes, racistes et sexistes. La prison - tout comme la police et le système judicaire - ne se réforme pas. Les prisons se détruisent.
Ce tattoo circus se veut un moment de rencontre et de partage autour de quelque chose qu'on aime, pour lutter contre quelque chose qui nous révolte.
À quoi s'attendre ?
Des stands de tattoo, piercing, coiffure, nail art et strass dentaires en continu. Pendant les trois jours il y aura aussi des infokiosques, des points infos sur différentes luttes et situations de révoltes et répression, des projections, discussions, écoutes de podcasts, de la sérigraphie, des ateliers pour survivre en gav et des ateliers pour écrire des lettres aux détenu.e.s. Mais aussi des cantines veganes, des spectacles et des concerts le samedi soir.
Le programme plus détaillé avec toutes les activités suivra. Rdv dès 18h le vendredi et jusqu' au dimanche 18h.
Quelques infos pratiques déjà
RDV les 19‐ 20‐ 21 juin au Mona : Av. de Jette 225, 1090 Jette.
16.04.2026 à 08:00
Rassemblement Dimanche 19 avril 2026 à 18h place de la Maire à Montreuil avec un concert de TUST (Cocanha et SEC) et Bourasques + Prises de paroles
Rassemblement Dimanche 19 avril 2026 à 18h place de la Maire à Montreuil avec un concert de TUST (Cocanha et SEC) et Bourasques + Prises de paroles
Contre les propositions de loi 113 et RIPOST
En tant que travailleur·euses du spectacle, nous demandons l'abandon total des projets de lois 1133 et « Ripost » criminalisant les rave parties et les fêtes libres et souhaitons alerter sur les dérives sécuritaires envers les pratiques culturelles libres et non marchandes.
Alors que le secteur culturel est attaqué de toutes parts avec des baisses de financements drastiques, des abus managériaux et une infiltration croissante de l'extrême droite et ses idées réactionnaires, le gouvernement et son allié du parti Horizons souhaitent légiférer pour réprimer les fêtes libres avec un arsenal judiciaire proche de l'anti-terrorisme.
Nous tenons à rappeler que les fêtes libres sont issues de nos cultures populaires, que ce soient des carnavals occitans, antillais ou ch'tis dans les rues, des concerts punk rock en hangar industriel, des guinguettes sauvages en bord de rivières, des rave parties dans les champs, du spectacle de rue qui tape la manche, des clubs de jazz dans des caves ou des bloc party sur des dalles, le spectacle, la musique, la danse n'ont fait que se développer, se transmettre et vivre dans des espaces non-maîtrisés par le pouvoir politique.
S'il fallait encore une nouvelle preuve de la montée du fascisme, ces attaques disproportionnées contre des pratiques culturelles en seraient une de plus.
Dans le projet de loi Ripost de Laurent Nuñez, il est proposé 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende pour un « délit d'organisation d'évènement musical illégal », la confiscation complète du matériel de sonorisation et des véhicules ainsi qu'un retrait de permis d'une durée de 3 ans.
Les attaques envers les pratiques de RDR (Réduction des risques) accroissent les risques pour les participant·es et l'utilisation de tout l'arsenal technologique via la surveillance algorithmique est un autre cap franchi dans ces propositions de loi.
Nos pratiques culturelles seront toujours à l'étroit dans les lieux institutionnels ou commerciaux, et ce même lorsqu'ils ne revêtent qu'un vernis underground.
Nous sommes nombreux·ses à être artistes, technicien·es, spectateur·ices, bénévoles ou salarié·es, amateur·ices ou professionnel·les, souvent les 7 selon les jours de la semaine. Nous n'oublions pas que la continuité de revenus que certain-es d'entre nous avons acquise via le régime de l'intermittence nous permet aussi de nous dégager du temps pour créer et faire exister une culture qui n'a pas sa place dans les programmes culturels institutionnels ou pour générer de l'argent.
Nos pratiques ne rentreront jamais dans des cases et toustes ensemble nous nous battrons contre les lois liberticides. Que raconte sur lui-même un pouvoir politique qui a peur des auto organisations populaires festives ?
Toustes ensemble rassemblons nous partout pour exiger le retrait total des propositions de loi 113 et RIPOST.
LE STUCS - CNT SO
Syndicat des Travailleur.euses Unies de la Culture et du Spectacle - CNT-SO
Le STAA - CNT SO
Syndicat des Travailleur.euses Artistes Auteur.es - CNT-SO

16.04.2026 à 08:00
Le samedi 18 avril à 11h, la médiathèque de Bagnolet reçoit Théo Sire, journaliste de « Basta ! ». Ensemble nous découvrirons le Portail des Médias Indépendants, un fil d'actualités quotidien pour s'informer sans les algorithmes et loin des réseaux sociaux.
Le samedi 18 avril à 11h, la médiathèque de Bagnolet reçoit Théo Sire, journaliste de « Basta ! ». Ensemble nous découvrirons le Portail des Médias Indépendants, un fil d'actualités quotidien pour s'informer sans les algorithmes et loin des réseaux sociaux.

En 2025, 13 % des Français.e.s ont consulté la presse papier pour s'informer, quand 64 % allaient plutôt sur un écran, dont une large majorité sur leurs réseaux sociaux [1]. Sur les fils d'actualités automatisés, se joue une véritable prise de pouvoir qui met en danger la fonction essentielle des médias : la diffusion d'une information de qualité.
D'un côté, les monopoles numériques (comme Meta, X, Google, TikTok) collectent massivement nos données pour maximiser pouvoir et profits. Dans cet élan, ces plateformes n'hésitent pas à silencier des médias ou des informations via des logiques d'algorithmes aux règles opaques et mouvantes.
De l'autre, une poignée d'hommes d'affaires concentrent la quasi-totalité des médias français [2] avec lesquels ils imposent leur agenda politique. Cette captation oligarchique engendre des stratégies offensives à l'encontre des journalistes et de l'opinion.
Enfin, en 2025, plus de 10 000 sites d'actualités en langue française entièrement générés par des IA ont été recensés [3]. Des informations non vérifiées, non contextualisées, diffusées à grande échelle dans les moteurs de recherche favorisant la désinformation et la manipulation des lecteur.ice.s.
En 2026, nous sommes largué.es dans cet océan d'informations aux courants nombreux et aux pollutions dangereuses. Une question vitale s'impose : comment s'informer ? Vers quels médias, quelles sources, se tourner ? Et à qui se fier pour lire l'actualité ?
C'est avec ces interrogations en tête que l'équipe de Basta ! vient de lancer le Portail des Médias Indépendants.
Un formidable fil d'actualité où Théo Sire et ses collègues journalistes scrutent un large panel de médias indépendants, triés sur le volet, pour vous proposer une sélection quotidienne d'articles éclairants.
Rendez vous pris avec Théo, le 18 avril 2025 à 11H, pour découvrir ensemble la genèse et les fonctionnalités de ce projet d'utilité publique !
16.04.2026 à 08:00
Jeudi 23 avril à 19h30 à Darna (86 rue Alexis Pesnon à Montreuil)
L'extractivisme au Soudan : discussion sur l'extraction de l'or au Soudan et ses liens avec l'économie de guerre du pays, avec Mohamed Salah, spécialiste en économie d'extraction animé par Stop Mines.
Jeudi 23 avril à 19h30 à Darna (86 rue Alexis Pesnon à Montreuil)
L'extractivisme au Soudan : discussion sur l'extraction de l'or au Soudan et ses liens avec l'économie de guerre du pays, avec Mohamed Salah, spécialiste en économie d'extraction animé par Stop Mines.
À la suite du conflit de 2023 au Soudan, les industries extractives — pétrole, minéraux et autres ressources — jouent un rôle crucial et contesté dans l'économie du pays. Cette session examine comment la concurrence entre les différents groupes armés et irréguliers pour les ressources naturelles s'articule avec les dynamiques de guerre, les déplacements et le pouvoir régional, ainsi que les coûts environnementaux et sociaux supportés par les communautés. Nous explorerons les lacunes de la gouvernance, les préoccupations humanitaires et les pistes pour les voix locales, le plaidoyer et la résistance envers les processus d'extraction aurifère au Soudan.
Mohamed Salah Abdelrahman est un chercheur et activiste environnemental axé sur les ressources naturelles et l'écologie politique, et il est candidat au doctorat à l'Université Panthéon-Sorbonne (UMR PRODIG), Paris.
Stop mines est un collectif qui lutte contre le système extractiviste et l'imaginaire qu'il porte : un capitalisme débridé, néo-colonial et une transition énergétique écocide. Nous soutenons la lutte de Stop mines 03 contre un projet de mine de Lithium en Allier.
✊ Ni ici Ni ailleurs !
📍 86 rue Alexis Pesnon à Montreuil
📆 Jeudi 23 avril
⏰ 19h30

16.04.2026 à 08:00
Ce matin, une grosse trentaine de personnes est passée faire un petit coucou au cabinet d'architecture A26 dans le 14e arrondissement de Paris !
Ce matin, une grosse trentaine de personnes est passée faire un petit coucou au cabinet d'architecture A26 dans le 14e arrondissement de Paris !
Les gens sont restés une dizaine de minutes pour redécorer un petit peu leur open space parisien de cadres dynamiques et leur rappeler à quel point ils font partie, à part entière, de ce monde de merde qu'on veut détruire ! Confettis, stickers, slogans et banderole déployée pour perturber leur petit quotidien, petite contribution à la lutte contre les CRA, l'enfermement et le business qui va avec !
Car pourquoi ce cabinet allez vous me demander ? A26 vient de gagner l'appel d'offre pour participer au plan de construction du prochain CRA de Dijon en plus de devenir le prochain maître d'ouvrage du projet ! Mais A26 c'est aussi des prisons, des commissariats et des palais de justice,… bref tout un programme… heuresement comme nous l'a dit un des employés : « mais on construit aussi des hopitaux »… ouf nous voilà rassuré.es.s…
L'occasion de rappeler que ce wk il y a un appel à venir à Dijon pour manifester contre la construction du CRA !
Que crèvent les archis, les CRA et les prisons !
Liberté pour toustes !
Ci-dessous le tract écrit pour l'action d'envahissement :
Aujourd'hui, avec une bande de copaines, on a décidé d'aller faire un tour chez A 26 avec l'idée de perturber gaiement leur petit quotidien.
Leur taf n'est pas seulement, à coups de plans et de normes, de décider comment on doit vivre, de dire comment les lieux doivent être habités.
Non, ces « créatifs », qui disent se « soucier de l'humain » ont aussi dessiné les plans du futur CRA de Dijon.
Les centres de rétention adminisitrative, ce sont ces lieux où l'État enferme des personnes qui n'ont pas, n'ont plus, les bons papiers et qui vont subir la violence des flics avant de se faire expulser.
Ce sont donc les architectes de A26, qui derrière leur écran, ont imaginé ce sinistre endroit, capable d'ici 2027 d'enfermer 140 personnes en même temps.
Une cour grillagée par ici, un clic pour ajouter des cellules et des barreaux par là, une bonne rangée de barbelés en faisant glisser la souris… un peu de ciel bleu, quelque espace vert, et hop le tour est joué.
Dans leur grand open space, tranquille au centre de paris, ces « humanistes », en dessinant des cages pour étrangers, participent activement à la politique raciste de l'État qui cherche par tous les moyens à leur pourrir la vie.
Rafles dans les villes, contrôles dans les gares, chasses aux migrants des dunes du nord à la frontière italienne, partout la police harcèle et distribue des OQTF à la pelle. Quant à celleux qui pensaient souffler un peu avec leur pauvre titre de séjour bien précaire, tout est fait pour qu'ielles le perdent, avec des règles toujours plus restrictives pour le renouveler.
Pour faire peur aux étrangers et draguer les électeurs de l'extrême droite, l'État agite donc la menace de l'expulsion. Et pour cela il faut construire des CRA, toujours plus de CRA. D'ici à à 2027, l'objectif de l'État est d'atteindre 3.000 places, soit deux fois plus qu'il y a 10 ans.
Une politique bien en phase avec le texte validé début mars à Bruxelles. Pour expulser toujours plus, la durée d'enfermement sera portée jusqu'à deux ans et des centres seront situés en dehors de l'Europe. Pour traquer les étrangers, l'usage de technologies de surveillance sera renforcé, les perquisitions facilitées, et les bureaux d'aide sociale et autres administrations devront poukave les étrangers… Vous avez détesté l'ICE de Trump ? Vous allez haïr l'europe réactionnaire.
Pour mener cette politique raciste, pas de problème de budget. Le seul CRA de xxx c'est au moins 30 millions d'euros. Tout ce cash attire un paquet d'entreprises, qui viennent gratter toujours plus de thunes sur l'enfermement des étrangers (et des autres)
A26 va ainsi toucher sa part. Cette boîte collabo n'est pas à une saloperie près. Sur son site, elle se vante d'avoir « réalisé », une gendarmerie, un palais de justice, des centres pénitentitaires, des sites pour l'armée, le méga entrepôt de logistique à Gennevilliers… Beuuurk, la liste est à gerber et c'est un bon condensé de ce monde dont on ne veut plus.
Alors venir empêcher de bosser ces complices de l'enfermement pendant quelques heures, c'est bien la moindre des choses vu la merde qu'ils font tous les jours.
Nik A26, et tous les complices de l'enfermement
Nik les CRA, les taules et les frontières
15.04.2026 à 13:12
Né en 1932, François Maspero fut éditeur, libraire, traducteur et écrivain. Il est décédé le 11 avril 2015, à l'âge de 83 ans. Son engagement politique comme libraire et éditeur a permis à des générations de lecteurs d'avoir accès à des textes essentiels de la pensée politique.
Né en 1932, François Maspero fut éditeur, libraire, traducteur et écrivain. Il est décédé le 11 avril 2015, à l'âge de 83 ans. Son engagement politique comme libraire et éditeur a permis à des générations de lecteurs d'avoir accès à des textes essentiels de la pensée politique.

Son enfance est marquée par la Résistance au nazisme. Ses parents sont déportés en camp de concentration, son père à Buchenwald, sa mère à Ravensbrück. Seule sa mère survit. Son frère est assassiné par les nazis.

Maspéro publie en 2002 un récit autobiographique "Les abeilles et la guêpe", où il revient sur le nazisme et la déportation de ses parents, mais aussi sur les luttes passées et sur engagement politique.
En 1955, il ouvre une première librairie L'Escalier, puis en 1957, il reprend « une boutique à l'abandon, qui sentait le pipi de chat », rue Monsieur-Le-Prince, comme le rappelle Le Monde.
En 1970, le réalisateur Chris Marker a filmé François Maspéro, dans un portrait documentaire "Les mots ont un sens. On vous parle de Paris" où Maspero évoque son travail de libraire et la Révolution.
Dans le petit bureau du sous-sol, que l'apprenti libraire s'improvise éditeur, s'aidant des conseils de son ami Guy Lévis Mano, poète, éditeur et imprimeur lui-même.
De l'été 1959 jusqu'à la fin de l'année 1960, François Maspero « officie pratiquement seul (…), corrigeant, composant les livres et créant jusqu'aux couvertures », raconte l'historien Julien Hage, dans le très bel ouvrage, Maspero et les paysages humains (La Fosse aux ours-A plus d'un titre, 2009) qui lui a été consacré.
Le rôle de la collection de poche La Petite Collection Maspero (PCM) a été primordial dans la formation intellectuelle et politique des années 1970. La Petite collection Maspero est une collection d'ouvrages de dimensions « poche » (11 cm x 18 cm) éditée par les Éditions Maspero entre 1967 et 1982.
Pour retrouver l'intégralité de sa collection, on peut se rendre sur ce site. Quelques titres importants : Frantz FANON, Les damnés de la terre, Paul NIZAN, Les chiens de garde, Victor SERGE, Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression ou HOBSBAWM, Les bandits.

Il publie en 1970 "Les prisonniers politiques parlent", témoignages de prisonniers qui ont connu la prison, avec les lois répressives de Marcellin, après 1968.. La librairie Maspero, c'est la librairie où tous les post-soixante-huitards se vantaient d'aller voler... Mais la librairie ferme en 1975.
(suite de l'article du Monde)
Pourquoi devenir éditeur et publier des livres ? A cause des guerres, bien sûr. Ou, plus précisément, « du caractère insoutenable des guerres coloniales » – en Indochine d'abord, à Madagascar, puis en Afrique du Nord, indique Maspero, dans un entretien accordé, en 1990, à Miguel Benasayag. A cause, aussi, ajoute-t-il, de la « désillusion face au communisme soviétique ».
Les éditions Maspéro sont reprises dans les années 1980 par La Découverte.

En 1989, il fait avec la photographe Anaïk Frantz un « voyage au long cours » sur la ligne B du RER parisien, Les Passagers du Roissy-Express.
En 1995, Balkans-transit, en compagnie du photographe Klavdij Sluban, résume cinq ans de voyages entre la Mer Adriatique et la Mer Noire.
