29.11.2025 à 08:00
Des officiers français ont beaucoup oeuvré pendant les guerres d'Indochine et d'Algérie à théoriser et à appliquer leur « guerre contre-insurrectionnelle » sur les colonisés. Aujourd'hui, les armées et les polices se préparent à la guerre préventive contre les révoltes populaires qu'elles anticipent.
Ce texte de 16 pages tente de faire une synthèse des idées et des pratiques de l'ennemi de classe.
« Supposez toujours que votre ennemi est aussi intelligent que vous, sinon plus. » Sun Tzu.
Des officiers français ont beaucoup oeuvré pendant les guerres d'Indochine et d'Algérie à théoriser et à appliquer leur « guerre contre-insurrectionnelle » sur les colonisés. Aujourd'hui, les armées et les polices se préparent à la guerre préventive contre les révoltes populaires qu'elles anticipent.
Ce texte de 16 pages tente de faire une synthèse des idées et des pratiques de l'ennemi de classe.
« Supposez toujours que votre ennemi est aussi intelligent que vous, sinon plus. » Sun Tzu.
La bourgeoisie mène la guerre de classe et la guerre tout court lorsque ses intérêts sont en jeu. Elle se prépare aux périls qui menacent sa domination par la mise en place d'un capitalisme autoritaire teinté de vert. En effet elle prend les devants pour mater les révoltes en instituant des lois liberticides, des états d'urgence permanents, de la surveillance généralisée, à l'aide d'une police militarisée, d'une armée et de groupes fascistes que si besoin elle financera. Elle prépare la guerre contre-insurrectionnelle que des officiers français ont théorisée lors des guerres coloniales d'Indochine et de l'Algérie, puis enseignée en Amérique du Nord et du Sud et que les États-Unis ont pratiquée pendant les guerres du Viêt Nam et d'Irak. Cette brochure se veut être une approche de la guerre Contre-Insurrectionnelle passée et de la guerre préventive présente.

Algérie 1957, pendant « la bataille d'Alger »
Colonel Marcel Bigeard, Général Jacques Massu, Colonel Roger Trinquier, Capitaine Paul-Alain Léger : quatre des principaux protagonistes de la doctrine française de la Contre-Insurrection.
La Doctrine de la « Guerre Contre-Insurrectionnelle »
La guerre d'Algérie ou la mise en pratique de la guerre Contre-Insurrectionnelle
L'expérience de la guerre Contre-Insurrectionnelle en Algérie s'exporte
La guerre civile préventive

29.11.2025 à 08:00
Les oubliées de la migration : une caravane à travers le Sénégal à la rencontre des familles des disparu.es
Les oubliées de la migration : une caravane à travers le Sénégal à la rencontre des familles des disparu.es

En 2024, 43 000 personnes sont arrivées aux îles Canaries par la voie maritime. Mais l'ONG Caminado fronteras estime à plus de 10 000 les personnes disparues lors des traversées. Voilà maintenant des années que l'on entend ces chiffres terrifiants, qui ne viennent que s'ajouter à des statistiques impuissantes. On se demande à quoi servent-ils s'ils ne permettent pas que la situation change et que les naufrages cessent ? L'association Boza Fii au Sénégal lutte pour la liberté de circulation, et pour la dignité des personnes disparues. Chaque année elle organise une caravane à travers le pays pour rencontrer les familles de migrant.es décédé.es ou disparu.es sur la route de l'Europe.
Boza Fii se bat contre les frontières dans son pays mais aussi au niveau international au sein du réseau Alarm phone [1]. C'est en tant que camarade de lutte que nous avons été généreusement accueillis sur la caravane. Approfondir les liens internationaux nous paraît essentiel pour renforcer nos combats. En tant que Français, nous bénéficions du privilège de voyager librement. Par ce récit nous souhaitons partager les expériences de luttes de nos camarades, qui n'ont pas la possibilité de venir les porter en Europe.Pour la quatrième édition de sa caravane des disparus, le convoi de voitures de l'association Boza Fii se met en branle depuis la banlieue de Dakar direction Tambacounda. Des heures de trajet pour nous mener à l'est du Sénégal, dans une contrée à la croisée des routes du Mali, de la Guinée et de la Gambie. Ici, la majorité des personnes parlent surtout bambara et peul en plus du wolof. Cette région rurale et brûlante est marquée, comme beaucoup d'autres au Sénégal, par de nombreux départs vers l'Europe par les voies longues et dangereuses de la mer et du désert. Presque chaque foyer a une histoire d'un proche ou d'une connaissance disparu.e en migration. Parfois, les personnes ont fait boza, ce mot de victoire pour dire qu'elles ont posé le pied en Europe. Mais trop souvent, ces personnes manquent à leur famille qui n'ont aucune nouvelles d'elles, depuis 8 mois, 1 ans, 4 ans, 10 ans, 25 ans…
Une trentaine de personnes accompagnent cette caravane. La plupart des membres de Boza Fii ont tenté l'aventure de la migration pour finalement rentrer au pays armé.es de tout ce que leur voyage a pu leur enseigner, ou bien ont malheureusement perdu des êtres chers sur les routes migratoires. On transporte avec nous la cuisine, l'écran de projection géant gonflable, la sono, les banderoles, les tee-shirt de l'association. L'idée est de rester deux jours dans chaque localité pour dix jours au total.
[...]
29.11.2025 à 08:00
« ¡Viva EZLN ! »
Le 17 novembre 1983, un petit groupe de gueriller@s issu·es des Forces de Libération Nationale (FLN) se retrouve dans les montagnes du Sud-est mexicain, dans l'État du Chiapas, pour former l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN).
« ¡Viva EZLN ! »
Le 17 novembre 1983, un petit groupe de gueriller@s issu·es des Forces de Libération Nationale (FLN) se retrouve dans les montagnes du Sud-est mexicain, dans l'État du Chiapas, pour former l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN).
Le 17 novembre 1983, un petit groupe de gueriller@s issu·es des Forces de Libération Nationale (FLN) se retrouve dans les montagnes du Sud-est mexicain, dans l'État du Chiapas, pour former l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Au contact des communautés mayas qui résistent depuis plus de 500 ans, l'EZLN se transforme peu à peu. D'un groupe d'avant-garde, de type guévariste, elle devient, en quelques années et en toute clandestinité, une vaste armée essentiellement indigène, mêlant les traditions de lutte et d'organisation des peuples du Chiapas à l'héritage des luttes politiques et armées du XXe siècle. Dès 1993, l'EZLN promulgue ses premières déclarations, dont la Loi Révolutionnaire des Femmes qui permet la pleine et entière participation de celles-ci à la lutte zapatiste.
Alors que ceux d'en haut célébraient l'entrée du Mexique dans le « Premier Monde » par l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le soulèvement armé de l'EZLN dans l'État du Chiapas perça l'obscurité. Le 1er janvier 1994, les zapatistes font irruption sur la scène internationale pour sortir de cette longue nuit de l'oppression des peuples originaires du Mexique, qui vivaient et mouraient dans l'oubli. Le cri de la dignité rebelle, ¡Ya Basta ! (Ça suffit !), résonna dans les cœurs qui peuplent la terre. Il était lancé par des hommes et des femmes issu·es des peuples tzeltal, tsotsil, cho'ol, mames, quiche et zoque de racines mayas et de quelques métis.
Depuis son apparition, la lutte zapatiste, territoriale et planétaire, n'a cessé de cheminer et de s'exprimer au travers d'une littérature conséquente partageant contes, analyses politiques et monologues à de nombreuses voix...
En août 2019, dans un communiqué intitulé « Et nous avons brisé l'encerclement » [1], le Sous-commandant insurgé Moises, porte-parole zapatiste et chef militaire de l'EZLN, écrivait au nom « des hommes, des femmes, des enfants et des anciens des bases d'appui zapatistes et du Comité clandestin révolutionnaire indigène-Commandement général de l'EZLN » :
« Compañer@s et frœurs, nous sommes là, nous sommes zapatistes. Pour qu'on nous regarde, nous nous sommes couvert le visage ; pour qu'on nous nomme, nous avons nié notre nom ; nous avons parié le présent pour avoir un futur, et, pour vivre, nous sommes morts. Nous sommes zapatistes, majoritairement indigènes de racines mayas, nous ne nous vendons pas, nous ne nous rendons pas et nous n'abandonnons pas. Nous sommes rébellion et résistance. Nous sommes une de ces nombreuses masses qui abattront les murs, un de ces nombreux vents qui balayeront la terre, et une de ces nombreuses graines desquelles naîtront d'autres mondes. Nous sommes l'Armée zapatiste de libération nationale. »
pour lire la suite :
28.11.2025 à 08:00
Un bilan d'étape. Le bref article qui suit, paru sur le site Volere la luna, traduit par nos soins, a été rédigé par une personne engagée depuis les débuts dans la lutte des No-Tav, ces opposants à la ligne à grande vitesse Lyon Turin qui doit défigurer la vallée de Suse. Leur combat est depuis vingt ans la référence de toutes les luttes de territoires menacés par un grand projet inutile et imposé. On peut ne pas partager le pessimisme apparent de la rédactrice, on peut trouver à ce texte des tonalités attristantes, mais on peut aussi le lire comme une sorte de bilan d'étape : il rappelle l'extraordinaire richesse, l'inventivité sociale, culturelle et politique de ce combat, le courage impressionnant et la joie communicative de ses acteurs. Et il est d'autant moins démobilisateur que son final est un appel à continuer la lutte.
Un bilan d'étape. Le bref article qui suit, paru sur le site Volere la luna, traduit par nos soins, a été rédigé par une personne engagée depuis les débuts dans la lutte des No-Tav, ces opposants à la ligne à grande vitesse Lyon Turin qui doit défigurer la vallée de Suse. Leur combat est depuis vingt ans la référence de toutes les luttes de territoires menacés par un grand projet inutile et imposé. On peut ne pas partager le pessimisme apparent de la rédactrice, on peut trouver à ce texte des tonalités attristantes, mais on peut aussi le lire comme une sorte de bilan d'étape : il rappelle l'extraordinaire richesse, l'inventivité sociale, culturelle et politique de ce combat, le courage impressionnant et la joie communicative de ses acteurs. Et il est d'autant moins démobilisateur que son final est un appel à continuer la lutte.
Avons-nous fait assez ? C'est une question qui se glisse dans la mémoire, en un jour de milieu de semaine, de milieu de mois, un mercredi de novembre, quand sur les réseaux circulent des images de l'expropriation d'une maison qui va être abattue d'ici peu pour laisser place au chantier du grand projet. Le 19 novembre 2025, Telt [la société conduisant le projet, NdT] a pris officiellement possession des maisons du hameau San Giuliano (Suse), trois d'entre elles seront abattues pour faire place au chantier de la gare internationale du Tav. Pris à peu de distance, le cliché d'un photographe montre une femme âgée qui cache son visage dans un mouchoir, sans colère, comme si elle éprouvait de la honte pour sa grande douleur. C'était sa maison depuis 1959. Le photographe d'un journal local sent le besoin d'intituler la photo : « Progrès ? »
Avons-nous fait assez pour nous opposer à ce saccage ? En mettant à disposition nos corps, les actions, les pensées, les écrits ? En mettant à disposition une bonne partie de nos vies durant ces trente ans de lutte ? Des kilomètres de pas faits dans des centaines de manifestations. Rencontres, congrès, « presidi » [piquets permanents dans des bâtiments précaires servant de lieux de rassemblement] sous d'épaisses couches de neige ou avec la peau brûlée par le soleil. Voyages à travers toute l'Italie pour rencontrer et se faire connaître. Plaintes en justice, procès. Depuis quelques jours sont prévues des initiatives pour rappeler les journées vécues pour la « Libération de Venaus » ; c'était en 2005, il y a vingt ans [1]
Cette grande participation populaire qui avait permis de courir par milliers dans les prairies, de rompre les scellés et même de faire reculer les troupes d'occupation avait été possible parce que derrière lui, le mouvement avait déjà dix ans de lutte durant lesquelles s'était construite cette participation. Les instruments utilisés avaient été diversifiés. Des habituelles assemblées dans chaque commune, à la participation aux carnavals avec des masques de carton qui rappelaient le monstre Tav qui avance… le bruit du TGV enregistré à Macon et puis diffusé à plein volume au cinéma. La participation à un concours de lese (luges) qui pendant la Fête de Saint Michel descendaient à une vitesse assez dangereuse jusqu'à Sant'Ambrogio : « La lesa est la tradition, le Tav, la destruction ». Textes théâtraux mis en scène, chants, presidi, etc. Années 90 : les réunions à Condove avec le comité Habitat et à Bussoleno avec le comité No Tav. Venait à peine de se terminer (pour une fois victorieusement) la lutte contre la méga ligne Grande-Île-Piosasco mais on n'avait pas eu le temps de la fêter parce qu'un autre front s'ouvrait. C'était en 1986, quand apparaissaient les premières nouvelles sur le grand projet. On peut dire qu'il y avait eu de l'amusement, de la joie, même à faire de la politique.
Il semble aujourd'hui impossible de transmettre cette charge d'histoires, de rencontres, d'amitiés, d'amours, de construction d'une vraie communauté. Restent les souvenirs, forts, précieux. Avons-nous fait assez ? Qu'est-ce qu'on peut encore faire ? Avec le temps, par chance, est en train de se faire un passage de témoins tandis que l'un après l'autre, les acteurs d'alors s'en vont. Beaucoup des jeunes qui sont en train de reprendre le flambeau et de développer l'opposition n'étaient pas nés. Les jeunes qui sont en train d'organiser le vingtième anniversaire de Venaus, avaient alors 10-11 ans. Peu connaissent les noms des personnes qui avaient posé les bases : les techniciens, les premiers élus, le président de l'Union montagnarde, le premier avocat qui s'est occupé de la Tav.
Ce sont des phases différentes et peut-être est-il inutile de regarder en arrière mais il faut avancer avec de nouvelles idées.
Chiara Sasso
Traduction : Serge Quadruppani
[1] Le 8 décembre 2025, policiers et carabiniers évacuent le « presidio » de Venaus, village de la vallée où devait déboucher le tunnel du Tav. Deux jours plus, des dizaines de milliers de manifestants réussissent à les chasser. A la suite de cette manif de ré-occupation, le mouvement remporta une première grande victoire, puisque ce chantier-là fut abandonné. Depuis, le lieu de ce presidio a été préempté par la mairie et est devenu un espace culturel où se tient chaque année le festival de l'Alta Felicità (du « Grand Bonheur », par opposition à l'Alta Velocità, la « grande vitesse » ).
28.11.2025 à 08:00
Invitation aux Portes Ouvertes du Foyer Branly.
Des réflexions autour de la cantine qui risque de se faire expulser !
Nous avons besoin de forces !
Journées avec plein d'activités et belle opportunité de connaître le foyer et ses résidents autour des films, musiques, ateliers, groupes de travail.
Plein d'animations pour les enfants et de la bonne nourriture faite par les cantinières.
Moment de soutien et rencontre.
Invitation aux Portes Ouvertes du Foyer Branly.
Des réflexions autour de la cantine qui risque de se faire expulser !
Nous avons besoin de forces !
Journées avec plein d'activités et belle opportunité de connaître le foyer et ses résidents autour des films, musiques, ateliers, groupes de travail.
Plein d'animations pour les enfants et de la bonne nourriture faite par les cantinières.
Moment de soutien et rencontre.

Samedi 29 et dimanche 30 novembre 2025
de 12h à 20h
Foyer Branly, 73 rue Edouard Branly, Montreuil
Métro ligne 11 arrêt La Dhuyrs
Bus 102, 116,121, 202
La restructuration du foyer en résidence sociale implique la perte de tous les espaces communs, et les organisations solidaires qui vont avec, gagnés de haute lutte depuis les années 70 (espace cuisine/cantine, cafétéria, salle de prière, salle de cours, bureau des délégués, salle des fêtes) mais également la perte des boîtes à lettres individuelles, du transfert des contrats,… Bref tout ce qui fait que les foyers ne sont pas de simples dortoirs, chacun dans sa cellule.
Le comité des résidents, les cantinier.e.s et le comité de soutien du foyer Branly à Montreuil, souhaitons rassembler des personnes, collectifs et associations qui nous sont proches, d'autres que nous aimerions rencontrer, pour donner plus de visibilité à la situation grave qui nous touche actuellement, les habitants du foyer Branly, nous ainsi que les espaces de vie collective patiemment construits depuis plusieurs décennies et qui sont aujourd'hui exclus de la nouvelle résidence sociale prévue par Adoma, juste à côté du foyer. Le déménagement est prévu pour décembre, et nous avons besoin d'une mobilisation large avec nous pour ne pas laisser Adoma agir comme bon lui semble !
Beaucoup d'habitants actuels se retrouvent sans solution de relogement, d'autres forcés de déménager loin de leurs repères alors qu'ils sont vulnérables (certains de nos doyens notamment, alors qu'ils sont présents dans le foyer depuis sa création dans les années 80). Et les résidents à qui Adoma promet une place dans la nouvelle résidence seront cantonnés à une vie isolée, sous surveillance et sans espace collectif. Nous sommes en lutte depuis 3 ans car nous refusons cette restructuration faite par Adoma qui ne prend pas en compte nos besoins, nos droits et nos modes de vie.
La cantine du foyer fait partie de ces espaces collectifs. Adoma ne veut plus qu'elle existe alors qu'elle est un lieu de rencontres, de solidarité et de convivialité très important pour le foyer, et même pour le quartier. On peut y manger notre nourriture traditionnelle, avec des plats équilibrés, copieux et à petit prix, avec un fonctionnement qui permet de se partager les repas en fonction des ressources de chacun. La cantine est aussi importante pour les personnes qui y travaillent, qui y trouvent un sentiment de dignité et d'utilité au service de la communauté, ainsi que des revenus leur permettant de subvenir à leurs besoins.
Le 1er novembre à la maison ouverte, puis le week end du 15-16 novembre au foyer Branly, nous organisons deux événements pour nous rassembler et nous vous attendons nombreux.ses pour soutenir notre lutte, qui en rejoint bien d'autres ! Lutter pour le droit au logement digne, lutter contre le racisme institutionnel qui conduit à délaisser ou à négliger les besoins des habitants quand il s'agit de travailleurs immigrés – et encore plus quand il s'agit de personnes non régularisées en France, lutter pour conserver et renforcer des moyens d'organisation collective et populaire, sur le plan alimentaire et au delà.Nous communiquerons le programme final pour ces deux événements prochainement, mais notez déjà la date ! A très vite
Le comité des résidents du foyer Branly, l'équipe de la cantine du foyer et le comité de soutien
suivre la lutte sur insta ou tiktok
https://www.instagram.com/foyerbranly?igsh=aGpodWZlZjJ2ZDh3
signer la pétition
https://www.change.org/p/pour-la-sauvegarde-des-cantines-collectives-des-foyers-de-la-ville-de-montreuil
plus d'info sur la situation au foyer Branly
https://www.streetpress.com/sujet/1743597789-montreuil-cuisinieres-cantine-foyer-edouard-branly-lutte-femmes-solidarite-travailleurs-immigres
https://www.youtube.com/watch?v=y1UvnxeXiMc
sur la question des foyers en général
http://www.copaf.ouvaton.org/cuisines/2015_cuisine-manifeste.pdf
https://www.chaireunesco-adm.com/Legalisation-des-cantines-informelles-dans-les-foyers-de-travailleurs-migrants
https://theses.hal.science/CRH-LAVUE/hal-04386465v1
28.11.2025 à 08:00
Assemblée générale pour s'organiser face à la crise du logement dans le 94, le dimanche 30 novembre à 17h à La Pagaille, 15 rue Ernest Renan, 94200 Ivry-sur-Seine.
Assemblée générale pour s'organiser face à la crise du logement dans le 94, le dimanche 30 novembre à 17h à La Pagaille, 15 rue Ernest Renan, 94200 Ivry-sur-Seine.
En France en 2025 des personnes meurent dans la rue, victimes de la crise du logement.
Les loyers augmentent, l'accès au logement social est un parcours du combattant et les expulsions se multiplient. Locataires précaires, sans-logis, habitant·es de squats : nous sommes tou·tes concerné·es par cette politique de précarisation organisée par l'État et les acteurs de l'immobilier.
Avec la loi Kasbarian-Bergé, le gouvernement a renforcé la répression contre les squatteur·euses et accéléré les expulsions de locataires en difficulté. Le résultat est sans appel : des familles jetées à la rue, des loyers toujours plus inaccessibles et une criminalisation des plus précaires, tandis que les profits des propriétaires et des promoteurs explosent.
Le Val-de-Marne n'échappe pas à cette logique. Avec 38 000 logements vacants et 100 000 demandes de logements sociaux en attente, les expulsions continuent à un rythme effréné. Chaque année 1 500 expulsions avec recours à la force publique sont autorisées dans le département poussant des centaines de personnes à la rue. À Vitry, après l'expulsion des squats de la Maison Nectar et du village Mongania, dont les habitant·es sont sans solution de relogement ou d'hébergement depuis fin août, la Kunda sera aussi menacée d'expulsion après la trêve hivernale.
Depuis plusieurs mois, nous nous organisons en assemblée générale mensuelle pour défendre le droit à un logement digne pour toutes et tous.
Cette 10e assemblée générale sera l'occasion de faire le point sur les actions menées, de discuter des prochaines étapes et d'élargir nos mobilisations.
Retrouvons-nous le dimanche 30 novembre à 17h à La Pagaille, 15 rue Ernest Renan, 94200 Ivry-sur-Seine (https://la-pagaille.org/informations-pratiques/).
L'accueil des personnes venant pour la première fois aura lieu à 16h30.
