Catherine
Cet atelier propose d'explorer les conditions d'une électrification des usages à la fois juste, ciblée et inclusive, au service des habitants, des artisans et des collectivités territoriales. Souvent perçue comme coûteuse ou technocratique, l'électrification peut pourtant générer des bénéfices directs et concrets : baisse des factures d'énergie, amélioration du confort et de la qualité de l'air, création d'emplois locaux, et renforcement de la souveraineté énergétique des territoires. Yves Marignac, porte-parole de l'Association négaWatt, introduira cet atelier animé par Florent Chardonnal de WWF France, en rappelant les enjeux de l'électrification et de la sobriété. (116 mots)
Catherine
Après une longue attente, la nouvelle Stratégie Française Energie Climat (SFEC) est enfin publiée. Cette dernière rassemble 3 piliers de la planification Energie-Carbone nationale : la SNBC (Stratégie nationale bas-carbone), la PPE (programmation pluriannuelle de l'énergie) et la loi de programmation énergétique. Ensemble, ils redéfinissent la trajectoire française pour le climat et l'énergie. Des expert·e.s, dont Yves Marignac, porte-parole de l'Association négaWatt, décryptent pour vous les grandes orientations de ces textes fondateurs, en particulier la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie, le rôle stratégique des territoires et les moyens dont ils disposent pour tenir la trajectoire nationale. Avec : Animé par : Nicolas GARNIER, Délégué général AMORCE (207 mots)
Stéphane LB
L'électrification, devenue le seul mot d'ordre du gouvernement pour sortir des énergies fossiles, est un levier majeur. Mais en faire ainsi le pivot central de la politique énergétique suppose implicitement que l'électrification, et l'énergie “verte” qui l'alimente, peuvent s'étendre à l'ensemble du système sans limite physique ni économique. L'électrification, devenue le seul mot d'ordre du gouvernement pour sortir des énergies fossiles, est un levier majeur. Mais en faire ainsi le pivot central de la politique énergétique suppose implicitement que l'électrification, et l'énergie “verte” qui l'alimente, peuvent s'étendre à l'ensemble du système sans limite physique ni économique. C'est précisément pour lutter contre ce type d'approche simpliste que l'Association négaWatt développe depuis 2001 des scénarios couvrant l'ensemble du système énergétique, le faisant évoluer grâce à une approche globale s'appuyant sur son triptyque : sobriété, efficacité, renouvelables. Sans sobriété structurelle, chaque progrès technique risque d'être absorbé par une consommation accrue. Sans maîtrise du nombre de véhicules, de la taille des batteries et des distances parcourues par exemple, la transition vers une mobilité électrique risque de se heurter à des limites d'extraction soutenable du lithium ou du cobalt nécessaires. Sans maîtrise du volume et du dimensionnement des équipements nécessaires à l'électrification, le coût d'investissement en limite nécessairement le rythme. Le scénario négaWatt 2022 illustrait déjà comment la sobriété et l'efficacité peuvent aller de pair avec une forte électrification, afin de réduire le plus vite possible le recours aux énergies fossiles – pour le bien du climat et de notre souveraineté. (316 mots)
Stéphane LB
Le débat sur la transition énergétique a besoin de scénarios, et ces scénarios doivent être pluralistes. Il est donc essentiel qu'aux côtés des exercices produits par les acteurs institutionnels, des scénarios indépendants puissent être proposés par des acteurs comme l'Association négaWatt. Celle-ci a toujours préservé son autonomie en matière d'#expertise et d'analyse des sujets énergie-climat, y compris vis-à-vis des acteurs privés ayant intérêt à la transition énergétique. Cette indépendance s'appuie sur plusieurs garanties : La richesse de la prospective énergie-climat française repose sur la complémentarité entre les travaux d'associations comme négaWatt et d'acteurs institutionnels comme l'ADEME ou RTE, qui reconnaissent l'apport de ce dialogue. Pionnière avec l'introduction il y a 25 ans du triptyque « sobriété, efficacité, renouvelables », défricheuse d'une modélisation physique plutôt qu'économique puis d'une intégration croisée des enjeux énergie et matière, porteuse d'une ambition globale de soutenabilité pour ses scénarios… l'association a largement contribué à structurer le débat sur les politiques et les stratégies énergétiques, et compte bien continuer à le faire. (371 mots)
➡ Aucune personne morale ne peut prendre part à la gouvernance de l'association. La stratégie et l'orientation des travaux techniques sont exclusivement définies par nos membres experts, tous engagés à titre personnel, avec l'appui de l'équipe salariée.
➡ Une grande partie de la modélisation du scénario est encore produite par des bénévoles membres de l'association.
➡ Les ressources financières de l'association sont transparentes. En 2025, un cinquième du budget provenait d'adhésions et de dons de particuliers, les deux tiers de subventions institutionnelles (réponses à appels à projets) et le reste de mécénat, de partenariat d'entreprises et de prestations. Si tous les échanges alimentent notre réflexion, nos partenaires, inclus les entreprises, n'ont aucun droit de regard sur nos hypothèses et conclusions.
Stéphane LB
En réponse aux vents contraires, nous avons besoin d'une prospective énergétique indépendante et robuste. La démarche négaWatt, plus que jamais d'actualité, repose depuis 25 ans sur le triptyque sobriété efficacité renouvelables. Cela implique de repenser les besoins et les usages avant d'envisager la mobilisation de ressources ; ainsi, la priorité est systématiquement donnée à la réduction de la consommation d'énergie et de matière par des actions de sobriété et d'efficacité. La solidité de nos travaux s'appuie sur une modélisation physique, et non macroéconomique. Les modèles purement économiques ne peuvent pas - par construction -, prendre en compte les limites physiques, non-négociables à l'échelle planétaire. Notre méthodologie est ancrée dans la réalité : elle part des données statistiques des usages actuels pour les faire évoluer progressivement. (242 mots)
Le scénario garantit une cohérence globale par un bouclage physique complet de l'ensemble des flux d'énergie (gaz, biomasse, électricité) et de matières premières. Le modèle vérifie par exemple, via une simulation dynamique au pas horaire, que le système électrique reste équilibré en permanence pour assurer la sécurité d'approvisionnement.
Stéphane LB
Un scénario énergétique, ce n'est ni une prédiction, ni une promesse. Cette année, l'Association négaWatt a lancé les travaux de son 6e scénario de transition énergétique, avec pour objectif la neutralité carbone. Dans un paysage bouleversé, marqué par des tensions géopolitiques et l'urgence climatique, cette expertise indépendante qui permet d'objectiver les choix de long terme est indispensable au débat public. Ce nouveau travail s'appuie sur les fondamentaux de l'association : sobriété, efficacité et énergies renouvelables. Prévue pour l'automne 2026, la publication de ce scénario sera un outil clé pour alimenter les débats pré-électoraux de 2027. (243 mots)
C'est une trajectoire modélisant une évolution possible de nos modes de consommation et de production d'énergie, décrivant un chemin cohérent vers un objectif donné, jalonné d'étapes intermédiaires.
Plus qu'un modèle énergétique, il propose un projet de société robuste face aux crises. En s'intéressant par exemple aux conditions d'une électrification abordable pour tous ou en intégrant des enjeux de santé publique, le scénario explorera les conditions d'une transition qui protège les citoyens.
Catherine
Yves Marignac, expert énergie et nucléaire et porte-parole de l'association, présentera la transition énergétique telle que conçue par négaWatt et répondra aux questions de l'auditoire. (38 mots)
Stéphane LB
Texte initialement publié sur LinkedIn le 26 mars 2026
🔹 Pourquoi ce revirement ? Il y a quatre ans, la crise touchant le gaz avait coïncidé avec une défaillance du parc nucléaire, entraînant la crainte d'une pénurie physique d'électricité. Pendant quelques mois, l'imaginaire collectif sortait du mythe de l'abondance énergétique, ce qui rendait nécessaire et acceptable une politique de sobriété. Ainsi, si la crise déclenchée par l'attaque contre l'Iran génère une forte tension sur le pétrole, c'est en termes de restriction d'accès à cette ressource que le problème est politiquement posé, plutôt que de pénurie d'énergie. Ce qui induit mécaniquement une réponse fondée sur le recours au nucléaire, et sur une électrification décorrélée des usages. 🔹 Une omission « absurde » Par conséquent, le gouvernement s'appuie principalement sur ces leviers, préférant les contrôles contre les hausses abusives et les aides ciblées à certains secteurs aux mesures de sobriété énergétique pour protéger les consommateurs. Pourtant, c'est bien la mise en œuvre de plans de sobriété qui a permis d'amortir la crise de 2022-2023 en réduisant la consommation de gaz et d'électricité. Et lors des premiers chocs pétroliers, dans les années soixante-dix, c'est bien la “chasse au gaspi” qui a été le principal amortisseur. Mais la sobriété semble avoir totalement disparu de l'équation politique. Comme le rappelle Yves Marignac, porte-parole de l'Association négaWatt dans un récent article de Reporterre ►, ce mutisme est « absurde » : elle constitue un levier vital de souveraineté. Alors que plus de 60 % de notre consommation d'énergie repose encore sur des énergies fossiles importées, c'est bien la combinaison de l'électrification, soutenue par le déploiement des énergies renouvelables, et de la sobriété qui offrira la garantie la plus rapide, la plus efficace et la plus durable de souveraineté énergétique pour notre pays. Visuel © Camille Besse / Reporterre Texte intégral (598 mots)
— En 2022, face à la crise de l'énergie, le gouvernement lançait un plan de sobriété (chauffage à 19°C, covoiturage, éclairage réduit...). Aujourd'hui, alors que le baril de pétrole dépasse les 100 dollars et que les tensions géopolitiques s'accentuent, les responsables politiques restent muets sur le sujet.
Mais le discours de Belfort, prononcé quelques jours avant le début de cette crise pour annoncer la relance du nucléaire, et le redressement opéré depuis par la filière ont réactivé les anciens réflexes. L'imaginaire de l'abondance a repris le dessus, et avec lui la promesse du nucléaire comme pourvoyeur d'une énergie souveraine.
À court terme, les gestes de sobriété sont le seul levier activable pour amortir le choc. Et dans la durée, un plan de sobriété structurel ambitieux permettrait d'économiser des milliards d'euros d'importations fossiles.
Stéphane LB
Février 2026 — En montrant que les pompes à chaleur (PAC) peuvent atteindre un bon niveau d'efficacité même dans des maisons mal isolées, les résultats d'une campagne de mesure inédite ont soulevé de nombreuses questions sur l'enjeu de la rénovation performante des logements. Leur analyse conforte au contraire l'idée qu'une décarbonation efficace du chauffage des logements ne sera atteinte qu'en combinant de façon optimisée installation de PAC et rénovation performante. La France est aux prises avec un paradoxe : alors que la production électrique est excédentaire, l'électrification des usages peine à s'accélérer. Pour répondre à cet enjeu, le gouvernement a lancé mi-mars des groupes de travail sur l'électrification, dont l'un est dédié au secteur du bâtiment. Dans ce contexte, nous publions une note décryptant une étude de l'Ademe sur les performances réelles – environnementales et économiques – des pompes à chaleur, sortie l'automne 2025 ►. L'essentiel à retenir : En résumé, si les PAC sont un outil particulièrement efficace, leur déploiement doit s'inscrire dans une stratégie de rénovation performante du parc bâti, que ce soit pour des raisons techniques ou économiques. (488 mots)
Une attention importante est accordée aux pompes à chaleur (PAC) : le gouvernement a proposé plusieurs pistes fortes visant à accélérer leur déploiement, comme l'installation de 850 000 PAC par an d'ici 2030, ou le conditionnement des aides à l'installation de PAC.
Dans les logements les mieux isolés et rénovés, l'installation d'une PAC seule peut être pertinente ; l'efficacité des PAC dépasse souvent les attentes, comme en témoignent les récents retours de terrain.
Concernant les passoires thermiques et les logements mal isolés, il est ainsi impératif d'associer la pose d'une PAC à une rénovation complète et performante : sans cela, des dysfonctionnements techniques majeurs et une explosion de la facture des ménages seront inévitables.
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