flux Ecologie

Depuis les années 2000, négaWatt travaille en faveur d’une transition énergétique réaliste et soutenable pour la France.

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21.02.2026 à 15:00

L'avenir de l'énergie selon négaWatt

Catherine

(37 mots)

Stéphane Signoret, membre de la Compagnie des négaWatts, présentera les travaux de l'Association négaWatt quant aux énergies de l'avenir et répondra aux questions de l'auditoire.

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11.02.2026 à 11:21

Conversations carbone

Stéphane LB

(64 mots)

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11.02.2026 à 11:07

Conversations Carbone

Stéphane LB

Texte intégral (504 mots)

Ce rapport présente les résultats de travaux visant à évaluer l'impact des Conversations Carbone sur les changements de comportement et préfigurer une méthodologie d'évaluation de dispositifs d'accompagnement, qui éclaire l'ensemble du processus de changement de comportement.
Mené par les docteurs en sciences comportementales Julia Terlet et Mira Toumi (cabinet Behaven), il contribue aux travaux de l'ADEME sur l'évaluation des Dispositifs d'Accompagnement au Changement de Comportement (DACC).

Ce rapport porte sur les points suivants :

  • Le profil des participants aux Conversations Carbone.
  • Les freins (contextuels, sociaux, individuels) à l'adoption de comportements pro-écologiques.
  • Les facteurs favorisant les changements de comportements.
  • Le rôle des émotions et de la dynamique de groupe.

L'analyse s'appuie sur le modèle scientifique MTT (Modèle Trans-Théorique) de Prochaska et Di Clemente pour décrypter les étapes du changement et les processus favorisant l'adoption de nouvelles habitudes.

Lire le rapport ►

"Conversations Carbone" est une méthode d'accompagnement au changement vers un mode de vie sobre en carbone, qui s'appuie sur la dynamique des petits groupes et une approche psychologique. La méthode a été développée en 2006 aux Royaume-Uni par une psychothérapeute (Rosemary Randall) et un ingénieur environnement (Andry Brown). Elle est déployée en Europe et outre atlantique, et en France depuis 2014.
Les Conversations Carbone abordent plusieurs grandes thématiques : l'énergie dans le logement, la mobilité (quotidienne et pour les voyages), l'alimentation et l'eau, ainsi que la consommation et les déchets. Ces thématiques explorent diverses pratiques durables, et les discussions autour de chacune peuvent encourager une variété de comportements. Par exemple, pour la mobilité, cela peut inclure l'utilisation des transports en commun pour aller au travail, le renoncement à l'avion ou encore le télétravail pour réduire les déplacements.

En savoir plus sur la méthode ►

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05.02.2026 à 16:32

En 2026, l'Association négaWatt fête ses 25 ans ! 🎂

Stéphane LB

Texte intégral (634 mots)

Et lorsqu'on relit les premiers travaux de négaWatt, on se rend compte que la vision que nous portions il y a 25 ans en tant que pionniers a non seulement été validée au fil des années mais reste aujourd'hui toujours aussi pertinente.

Grâce à une équipe très largement bénévole, nous avons posé les fondements d'une nouvelle façon de penser l'énergie (plus globale, priorisant les usages et soucieuse des ressources planétaires), partout où cela était possible.

  • négaWatt a largement participé au développement de la prospective énergétique en France et continue de s'impliquer activement dans les différents exercices en apportant sa vision, son ambition et ses analyses. L'association a aussi lancé une dynamique similaire au niveau européen avec le scénario Clever.
  • négaWatt a contribué à façonner les contours d'une transition énergétique sur la base du triptyque sobriété-efficacité-énergies renouvelables, de la sortie définitive des énergies fossiles, d'un mix énergétique 100% renouvelables tout en atteignant la neutralité climatique.
  • négaWatt a bien sûr joué un rôle dans l'évolution du cadre législatif et réglementaire : intégration dans la loi de transition énergétique (2015) d'un objectif de diviser par deux la consommation d'énergie finale en 2050, dans la stratégie nationale bas carbone de 2018 d'un objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre en 2050, etc.
  • négaWatt a aussi continuellement alimenté le débat public : participation (décisive) au Grenelle de l'environnement, aux différents débats nationaux sur l'énergie, auditions parlementaires, participations aux débats organisés par la Commission nationale du débat public, etc.

Notre démarche a toujours été indépendante d'intérêts politiques ou financiers, au service de l'intérêt général. Tout cela a été rendu possible grâce au soutien indéfectible de nos adhérents, donateurs, et mécènes dont vous faites partie.

Soutenez-nous ! ►

Nos 25 ans résonnent comme l'heure d'un bilan, forcément, mais aussi d'un nouveau souffle.

Fin 2026, l'Association négaWatt publiera son 6e scénario de prospective énergétique. Cela s'inscrit dans un paysage bouleversé, où le consensus politique autour de l'environnement et de l'écologie s'effrite alors même que de nouveaux défis apparaissent et que l'urgence climatique se fait toujours plus prégnante.

Nous souhaitons maintenir le cap de la mobilisation d'expertise et de la production de travaux de qualité pour nourrir un débat démocratique auquel nous refusons de renoncer.

Pour résister face aux vents contraires, nous aurons aussi besoin d'alliances plus larges. C'est dans cette optique que nous rejoignons le Pacte du pouvoir de vivre ►, collectif d'organisations de la société civile unies pour proposer des réponses aux enjeux environnementaux, sociaux, économiques et démocratiques.

Si vous partagez comme nous la conviction qu'un autre avenir est possible et que l'expertise indépendante est indispensable pour se mettre enfin sur le chemin de la transition, soutenez-nous en adhérant à l'Association négaWatt, ou en faisant un don !

Un grand merci par avance,

Hélène Gassin, présidente de l'Association négaWatt

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04.02.2026 à 19:30

Les métaux critiques et les "nouvelles mines"

Catherine

(159 mots)

A l'approche des élections municipales, un constat est de plus en plus largement partagé : les collectivités locales sont en première ligne en matière de transformation écologique. Derrière les stratégies nationales, parfois élaborées du point de vue des grandes villes, se cache la réalité du terrain.

La soirée sera donc organisée autour de trois tables-rondes : la lutte contre l'artificialisation des sols et la sobriété foncière, et le déploiement des énergies renouvelables et l'implication citoyenne pour les deux premières, les métaux critiques et les "nouvelles mines" pour la dernière.

Dans celle-ci, Judith Pigneur, Cheffe de projet sobriété matériaux pour Association négaWatt, interviendra aux côtés d'Emilie Normand, Doctorante à l'IFP Energies nouvelles sur les impacts hydriques des métaux critiques. Le débat sera animé par Pablo Gomez.

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30.01.2026 à 11:30

Make-electrification-Fit-for-90

Stéphane LB

(103 mots)


📷 Adobe stock / Lev Karavanov

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30.01.2026 à 11:19

Make electrification “Fit for 90”

Stéphane LB

Texte intégral (502 mots)

Dans une récente note, l'Association négaWatt analyse la place centrale de l'électrification dans l'atteinte de l'objectif européen de -90 % de gaz à effet de serre d'ici 2040, au travers de l'étude de 6 scénarios compatibles avec cet objectif. Si tous s'accordent sur une forte hausse de la part d'électricité, l'étude révèle des trajectoires en réalité très divergentes. Ces différences de parcours ont des conséquences majeures sur le climat, les coûts du système et l'indépendance énergétique de l'Union européenne.

Principaux enseignements :

1️⃣ Tous les usages électriques ne contribuent pas à la décarbonation

L'augmentation de la consommation électrique ne signifie pas automatiquement réduction des émissions : certains usages (centres de données…) peuvent accroître la demande sans bénéfice climatique.

2️⃣ Une électrification indispensable… mais qui ne couvrira pas tous les usages

À l'horizon 2040, 50 à 65 % de la demande énergétique ne pourra pas être électrifiée, notamment dans l'aviation, le maritime, certains usages industriels et une partie des bâtiments.
Les alternatives décarbonées comme la biomasse, l'hydrogène ou les carburants de synthèse resteront des ressources rares et au potentiel limité, ce qui rend la maîtrise des besoins énergétiques déterminante pour réussir la sortie des énergies fossiles.

3️⃣ L'électrification ne remplace pas les économies d'énergie

D'ici 2040, l'atteinte des objectifs climatiques repose impérativement sur une baisse drastique de la consommation d'énergie finale (–30 à –55 % par rapport à 2019) et les politiques de sobriété, d'efficacité énergétique et de rénovation des bâtiments en conditionnent la faisabilité, les coûts et la sécurité d'approvisionnement.
Elles restent donc des piliers structurants du cadre post-2030.

4️⃣ Plus d'électricité, surtout renouvelable

L'électrification implique une hausse massive de la production d'électricité d'ici 2040 (+50 à +100 % selon les scénarios), reposant quasi exclusivement sur les énergies renouvelables, seules capables d'être déployées à l'échelle et au rythme requis.
Sans un déploiement suffisamment rapide des renouvelables, l'électrification risque de prolonger le recours aux combustibles fossiles dans le système électrique, en contradiction avec les objectifs climatiques et de souveraineté énergétique.

5️⃣ Mieux piloter l'électrification dans le cadre européen

Un objectif global d'électrification, s'il devait être retenu, ne peut donc à lui seul piloter la transition à l'horizon 2040.
L'électrification doit impérativement s'inscrire en soutien d'objectifs volontaristes en matière d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables, qui demeurent les piliers fondamentaux du futur cadre énergie-climat post-2030.

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26.01.2026 à 10:45

Réseau de transport d'électricité 🌐 L'ambition doit rimer avec sobriété

Stéphane LB

Texte intégral (655 mots)

Dans le cadre du débat public organisé par la Commission nationale du débat public autour du réseau électrique de demain (Branché sur demain : le réseau électrique en débat), l'Association négaWatt a remis son cahier d'acteur.

Le débat public consacré au projet de Schéma de développement décennal du réseau (SDDR) de RTE Réseau de Transport d'Electricité, organisé par "Le réseau électrique en débat" sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), s'est achevé mi-janvier.

Le réseau de transport d'électricité est une infrastructure cruciale pour la transition énergétique :

1️⃣ Son évolution est essentielle pour soutenir les transformations de la consommation et de la production dans les territoires, garantir leur cohérence à l'échelle nationale, assurer la solidarité entre territoires et l'intégration dans le système électrique européen.

2️⃣ Il rend possible l'électrification, levier majeur de la décarbonation porté par les progrès des énergies renouvelables, des options de flexibilité et de stockage, et des solutions d'électrification des usages. Dans le contexte géopolitique, ce réseau constitue aussi un atout pour la réindustrialisation, au service de notre souveraineté.

Consciente de cette dimension stratégique, l'Association négaWatt a naturellement contribué à ce débat public. Elle a notamment été sollicitée sur la consommation d'électricité ►, puis sur les priorités de raccordement au réseau ►.

Elle a aussi remis un cahier d'acteur (voir ci-dessous), pour porter notamment trois messages principaux :

▶️ Nous saluons l'ambition du SDDR, et soutenons la volonté d'inscrire le nouveau cycle d'investissement dans une double anticipation :

  • la projection dans un rôle dominant à terme pour les renouvelables, en veillant à leur insertion sur le réseau partout sur le territoire comme à l'équilibre de sa structure à l'échelle nationale,
  • l'adaptation des infrastructures au changement climatique, i.e. l'accroissement prévisible du rythme et de l'amplitude des phénomènes extrêmes.

▶️ Nous nous inquiétons du dimensionnement du SDDR, et plus largement de la stratégie d'électrification, sur une projection de demande électrique en forte rupture à la hausse, qui mobilise en pratique des volumes trop importants pour se concrétiser.
Ainsi, la hausse que RTE considère nécessaire à la décarbonation dans son Bilan prévisionnel 2025 n'est pas réaliste. La réussite de l'électrification, et à travers elle de la décarbonation et de la réindustrialisation, repose sur une modération des volumes par la mobilisation des potentiels d'efficacité et de sobriété énergétiques.

▶️ Cette stratégie d'optimisation appelle une planification qui doit se refléter dans les priorités de raccordement de grands projets.
La logique de file d'attente actuelle ne permet ni sélection ni priorisation.
Pour assurer l'équilibre du développement des projets sur le territoire, maîtriser le déploiement et garantir l'atteinte des objectifs assignés à l'électrification, les pouvoirs publics doivent assumer une régulation, en soutenant les projets alignés avec ces orientations aux dépens de ceux qui ne le sont pas.

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