Stéphane LB
Elle fixe un objectif très ambitieux de réduction de la part des énergies fossiles dans notre consommation de 60 % à 40 % en seulement quatre ans. 🔵 Le paradoxe français de l'électrification La PPE3 mise énormément sur l'électrification. 🔵 Sobriété : le levier non activé ? Côté demande, le message est brouillé. 🔵 Un arbitrage en faveur du « tout nucléaire » Côté offre, ce n'est pas mieux. L'électrification est un levier indispensable pour la décarbonation, qui peut servir des objectifs de souveraineté et de compétitivité. Mais pour atteindre ses objectifs non seulement à court, mais à moyen et long termes, la stratégie d'électrification doit s'accompagner de sobriété, et d'une accélération des énergies renouvelables. Tout le contraire de ce que laisse craindre cette nouvelle PPE. Texte intégral (541 mots)
Février 2026 — Après deux ans et demi d'attente, la troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) est enfin sortie, marquant un tournant pour la stratégie énergétique française.
Pour s'en approcher dans un délai si court, on s'attendrait à une véritable accélération des politiques de décarbonation ; mais la PPE3 en reste loin, s'enfermant au contraire dans des contradictions.
Problème : alors que la France dispose d'un excédent d'électricité bas carbone selon RTE, la demande électrique stagne.
Ce paradoxe s'explique notamment par les coûts importants de l'électrification. Ceux-ci sont d'autant plus lourds dans un système surdimensionné par l'absence de maîtrise de la demande et désoptimisé par la cohabitation entre nucléaire et renouvelables, et d'autant plus difficiles à supporter dans un contexte économique difficile pour la puissance publique, les entreprises et les ménages.
Faute de traiter ces enjeux, la PPE3 risque de s'enliser.
La PPE3 assume un objectif renforcé de réduction de la consommation d'énergie, visant une baisse de 18 % d'ici 2030 par rapport à 2023. Mais tout en reconnaissant la nécessité d'activer davantage la sobriété pour y parvenir, elle reste muette sur un nouveau plan dans ce domaine.
Pire, elle semble oublier toute modération lorsqu'il s'agit de promouvoir à tout va la consommation d'électricité, y compris pour de nouveaux usages surconsommateurs qui ne décarbonent rien, comme dans le numérique.
Si ce document apporte un souffle nécessaire aux filières renouvelables en débloquant de nouveaux appels d'offres, il prévoit surtout de les ralentir, leur opposant une priorité absolue pour le nucléaire.
Entre augmentation de la production du parc d'ici 2030, la prolongation de tous les réacteurs jusqu'à 60 ans et la confirmation de la construction de six nouveaux réacteurs EPR2, le gouvernement mise gros sur cette filière, faisant fi de ses réalités techniques et financières.
Catherine
Stéphane Signoret, membre de la Compagnie des négaWatts, présentera les travaux de l'Association négaWatt quant aux énergies de l'avenir et répondra aux questions de l'auditoire. (37 mots)
Stéphane LB
Ce rapport présente les résultats de travaux visant à évaluer l'impact des Conversations Carbone sur les changements de comportement et préfigurer une méthodologie d'évaluation de dispositifs d'accompagnement, qui éclaire l'ensemble du processus de changement de comportement. Ce rapport porte sur les points suivants : L'analyse s'appuie sur le modèle scientifique MTT (Modèle Trans-Théorique) de Prochaska et Di Clemente pour décrypter les étapes du changement et les processus favorisant l'adoption de nouvelles habitudes. "Conversations Carbone" est une méthode d'accompagnement au changement vers un mode de vie sobre en carbone, qui s'appuie sur la dynamique des petits groupes et une approche psychologique. La méthode a été développée en 2006 aux Royaume-Uni par une psychothérapeute (Rosemary Randall) et un ingénieur environnement (Andry Brown). Elle est déployée en Europe et outre atlantique, et en France depuis 2014. Texte intégral (504 mots)
Mené par les docteurs en sciences comportementales Julia Terlet et Mira Toumi (cabinet Behaven), il contribue aux travaux de l'ADEME sur l'évaluation des Dispositifs d'Accompagnement au Changement de Comportement (DACC).
Les Conversations Carbone abordent plusieurs grandes thématiques : l'énergie dans le logement, la mobilité (quotidienne et pour les voyages), l'alimentation et l'eau, ainsi que la consommation et les déchets. Ces thématiques explorent diverses pratiques durables, et les discussions autour de chacune peuvent encourager une variété de comportements. Par exemple, pour la mobilité, cela peut inclure l'utilisation des transports en commun pour aller au travail, le renoncement à l'avion ou encore le télétravail pour réduire les déplacements.
Stéphane LB
(138 mots)
Stéphane LB
Et lorsqu'on relit les premiers travaux de négaWatt, on se rend compte que la vision que nous portions il y a 25 ans en tant que pionniers a non seulement été validée au fil des années mais reste aujourd'hui toujours aussi pertinente. Grâce à une équipe très largement bénévole, nous avons posé les fondements d'une nouvelle façon de penser l'énergie (plus globale, priorisant les usages et soucieuse des ressources planétaires), partout où cela était possible. Notre démarche a toujours été indépendante d'intérêts politiques ou financiers, au service de l'intérêt général. Tout cela a été rendu possible grâce au soutien indéfectible de nos adhérents, donateurs, et mécènes dont vous faites partie. Nos 25 ans résonnent comme l'heure d'un bilan, forcément, mais aussi d'un nouveau souffle. Fin 2026, l'Association négaWatt publiera son 6e scénario de prospective énergétique. Cela s'inscrit dans un paysage bouleversé, où le consensus politique autour de l'environnement et de l'écologie s'effrite alors même que de nouveaux défis apparaissent et que l'urgence climatique se fait toujours plus prégnante. Nous souhaitons maintenir le cap de la mobilisation d'expertise et de la production de travaux de qualité pour nourrir un débat démocratique auquel nous refusons de renoncer. Pour résister face aux vents contraires, nous aurons aussi besoin d'alliances plus larges. C'est dans cette optique que nous rejoignons le Pacte du pouvoir de vivre ►, collectif d'organisations de la société civile unies pour proposer des réponses aux enjeux environnementaux, sociaux, économiques et démocratiques. Si vous partagez comme nous la conviction qu'un autre avenir est possible et que l'expertise indépendante est indispensable pour se mettre enfin sur le chemin de la transition, soutenez-nous en adhérant à l'Association négaWatt, ou en faisant un don ! Un grand merci par avance, Hélène Gassin, présidente de l'Association négaWatt Texte intégral (634 mots)
Catherine
A l'approche des élections municipales, un constat est de plus en plus largement partagé : les collectivités locales sont en première ligne en matière de transformation écologique. Derrière les stratégies nationales, parfois élaborées du point de vue des grandes villes, se cache la réalité du terrain. La soirée sera donc organisée autour de trois tables-rondes : la lutte contre l'artificialisation des sols et la sobriété foncière, et le déploiement des énergies renouvelables et l'implication citoyenne pour les deux premières, les métaux critiques et les "nouvelles mines" pour la dernière. Dans celle-ci, Judith Pigneur, Cheffe de projet sobriété matériaux pour Association négaWatt, interviendra aux côtés d'Emilie Normand, Doctorante à l'IFP Energies nouvelles sur les impacts hydriques des métaux critiques. Le débat sera animé par Pablo Gomez. (159 mots)
Stéphane LB
📷 Adobe stock / Lev Karavanov (103 mots)
Stéphane LB
1️⃣ Tous les usages électriques ne contribuent pas à la décarbonation L'augmentation de la consommation électrique ne signifie pas automatiquement réduction des émissions : certains usages (centres de données…) peuvent accroître la demande sans bénéfice climatique. 2️⃣ Une électrification indispensable… mais qui ne couvrira pas tous les usages À l'horizon 2040, 50 à 65 % de la demande énergétique ne pourra pas être électrifiée, notamment dans l'aviation, le maritime, certains usages industriels et une partie des bâtiments. 3️⃣ L'électrification ne remplace pas les économies d'énergie D'ici 2040, l'atteinte des objectifs climatiques repose impérativement sur une baisse drastique de la consommation d'énergie finale (–30 à –55 % par rapport à 2019) et les politiques de sobriété, d'efficacité énergétique et de rénovation des bâtiments en conditionnent la faisabilité, les coûts et la sécurité d'approvisionnement. 4️⃣ Plus d'électricité, surtout renouvelable L'électrification implique une hausse massive de la production d'électricité d'ici 2040 (+50 à +100 % selon les scénarios), reposant quasi exclusivement sur les énergies renouvelables, seules capables d'être déployées à l'échelle et au rythme requis. 5️⃣ Mieux piloter l'électrification dans le cadre européen Un objectif global d'électrification, s'il devait être retenu, ne peut donc à lui seul piloter la transition à l'horizon 2040. Texte intégral (502 mots)
Dans une récente note, l'Association négaWatt analyse la place centrale de l'électrification dans l'atteinte de l'objectif européen de -90 % de gaz à effet de serre d'ici 2040, au travers de l'étude de 6 scénarios compatibles avec cet objectif.
Si tous s'accordent sur une forte hausse de la part d'électricité, l'étude révèle des trajectoires en réalité très divergentes. Ces différences de parcours ont des conséquences majeures sur le climat, les coûts du système et l'indépendance énergétique de l'Union européenne.
Principaux enseignements :
Les alternatives décarbonées comme la biomasse, l'hydrogène ou les carburants de synthèse resteront des ressources rares et au potentiel limité, ce qui rend la maîtrise des besoins énergétiques déterminante pour réussir la sortie des énergies fossiles.
Elles restent donc des piliers structurants du cadre post-2030.
Sans un déploiement suffisamment rapide des renouvelables, l'électrification risque de prolonger le recours aux combustibles fossiles dans le système électrique, en contradiction avec les objectifs climatiques et de souveraineté énergétique.
L'électrification doit impérativement s'inscrire en soutien d'objectifs volontaristes en matière d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables, qui demeurent les piliers fondamentaux du futur cadre énergie-climat post-2030.
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