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C’était une rencontre du Réseau pour les Alternatives Forestières (membre de SOS Forêt France), centrée sur la transition d’une organisation nationale vers une structuration en branches locales, couplée à l’assemblée générale annuelle. Cette démarche implique des modifications dans l’organisation, la gouvernance et les méthodes pour passer de la structure nationale historique à une dynamiques plus portée par les branches locales du RAF. Les décisions les plus simples à mettre en œuvre ont déjà été actées ; d’autres nécessiteront un approfondissement d’ici la prochaine AG. Comme toujours au RAF, trois jours intenses : travail soutenu, mais aussi rencontres passionnantes et échanges fructueux, le tout avec une organisation méticuleuse. Environ 80 participants, de plus en plus jeunes – un bon signe pour l’avenir et la dynamique du réseau, comme en témoigne la composition du nouveau conseil d’administration. Le côté festif n’a pas été oublié : en soirée, une succession de mini-spectacles préparés par les branches locales, souvent hilarants et parfois époustouflants. Et le concert du samedi, qui s’est terminé très trad dans la nuit… L’article Remue méninges au Grand Rafus est apparu en premier sur SOS forêt France. (485 mots)
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Rencontre à Luc-en-Diois avec un collectif, Help Foret Dioise !, en création dans la Drôme, de plus en plus impacté par les coupes fortes et les coupes rases. Depuis cette échange, ils nous ont envoyé un petit message récapitulant leurs motivations et leurs actions, alors si vous êtes dans le Diois, n’hésitez pas à le rejoindre. Ce Collectif s’est créé à la suite de l’enquête publique qui autorise l’usine de Gardanne à : Alors que cette centrale biomasse de Gardanne est une catastrophe écologique, un gouffre financier, soutenu artificiellement par de l’argent public au profit de capitaux privés. Nous savons que cette Centrale a besoin de quantités astronomiques de bois et craignons à terme une dépréciation des arbres et leur qualification exclusive en biomasse industrielle. Il a été démontré depuis plus de 30 ans, qu’une « sylviculture mélangée à couvert continu » est la solution satisfaisant professionnels exploitants locaux du bois et habitants, technique visant à garantir pérennité de la forêt, de sa biodiversité, amélioration de la croissance des arbres, tout en gardant en tête l’aspect financier de la ressource par éclaircie raisonnable, par un travail regulier de surveillance, par quelques plantations diversifiées, équilibrées et réfléchies. De plus, une économie à circuit court local est viable dans notre territoire pour l’utilisation de la partie biomasse non valorisable en bois d’œuvre. Nos principales actions sont donc pour l’instant l’information du public, des propriétaires de parcelles forestières, pour éviter la confiscation des Forêts de notre territoire, au profit des centrales biomasse, sur la logique connue : coupes rases pour replantation avant nouvelles coupes rases…et disparition programmée de la Biodiversité, avec problématique climatique et raréfaction des ressources en eau… et la surveillance des espaces forestiers, dans la mesure de nos possibilités, en faisant circuler les alertes pour vérification… A. Nous souhaitons ouvrir un vrai dialogue avec l’ONF qui gère les espaces forestiers et conseille les municipalités… B. Nous nous rapprochons des structures existantes, pour mettre en relation les personnes intéressées… C. Nous restons en alerte face aux dérives industrielles liées à l’exploitation extractiviste, partout, des Forêts sous le double prétexte de l’adaptation climatique des essences fragilisées (arbres scolytés donc condamnés donc abattus sans discernement ni réflexion préalable) et du caractère renouvelable de la notion de forêt (plus de cinquante ans pour une forêt en devenir…). L’article Un nouveau collectif de défense de la forêt dans le Diois est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (909 mots)
– prospecter pour faire couper le bois de nos forêts,
– à acheter du bois local potentiellement vendu par l’ONF,
– et donc à faire artificiellement augmenter les prix…
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Des membres de sos forêt France vous accueillent jusqu’au dimanche 22 février 2026 au Salon Primevère sur le stand E16. Attention pour les habitués, le lieu change : cette édition anniversaire (40 ans) se tient à la Halle Tony Garnier, bâtiment emblématique de Lyon et lieu fondateur de Primevère jusqu’aux années 2000. Vendredi 20 février 2026 : 11h – 21h Halle Tony Garnier Vous trouverez de nombreuses informations pratiques (modalités d’accès, station vélo’v…) sur le site de la Halle Tony Garnier Payer une entrée, c’est être acteur de notre association et contribuer à sa pérennité. Le choix du prix de votre billet est libre, aucun justificatif n’est demandé. En contrepartie, nous vous faisons confiance pour contribuer à la hauteur de vos moyens. Tarif soutien : 15 € Le billet d’entrée vous donne accès à toutes les conférences et activités qui se déroulent à la Halle Tony Garnier. Seul l’accès à l’Amphithéâtre Mérieux est payant : 5€ / conférence (480 places par conférence). L’article SOS forêt France au salon Primevère à Lyon est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (692 mots)
Rendez-vous les 20, 21 et 22 février 2026 à la Halle Tony Garnier
Horaires d’ouverture
Samedi 21 février 2026 : 10h – 20h
Dimanche 22 février 2026 : 10h – 18hAccès
20 Pl. Docteurs Charles et Christophe Mérieux, 69007 Lyon
Accès PRM possible sur réservationBilletterie
Tarif normal : 10 €
Tarif réduit : 7 €
Gratuité : – de 25 ans
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Vous trouverez dans cet article le compte rendu (enPDF) de l’assemblée générale 2025 qui c’est tenue au siège de l’association (Le Carrouège dans le Morvan) L’article Assemblée générale 2025 est apparu en premier sur SOS forêt France. (377 mots)
Forêts Vivantes Pyrénées
Une raffinerie utilisant des organismes OGM pour fabriquer des carburants à partir de biomasse forestière pourrait s’installer sur le site industriel de Lacq, connu pour avoir exploité jusqu’à son épuisement dans les années 2010 le plus gros gisement de gaz de France. SOS Forêt alerte et invite à répondre massivement à l’enquête publique. Une enquête publique a été lancée le 21 novembre 2025 sur le site de la préfecture des Pyrénées Atlantiques afin de recueillir les avis du public sur l’autorisation environnementale pour la construction de l’usine par la société Nacre, dont le siège est situé à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Le carburant serait produit à partir de biomasse forestière et agricole « raffinée » grâce aux résultats du programme de recherche Futurol. L’objectif affiché est de produire 30 000 tonnes d’éthanol deuxième génération, biocarburant pour le transport, plus du biométhane et de la lignine. Ce carburant serait obtenu par raffinage de 120 à 150 000 tonnes de biomasse (55 Kt de bois issus du massif landais ainsi que 70 Kt de bambous cultivés sur 1000 ha et de mescanthus sur 1500 ha). L’enquête publique devra permettre de savoir si ces organismes génétiquement modifiés seront, ou non, utilisés par la nouvelle usine du projet Nacre de Lacq et, si oui, quelles seront les précautions et garanties prises pour en maîtriser les risques. L’usine nouvelle de Lacq mobiliserait les brevets déposés à l’issue du vaste programme de recherche Futurol. Ce programme de 76,4 millions d’euros a bénéficié de 29,9 millions de financement public de BPI France. Ces nouvelles technologies, mobilisées pour développer ce que certains appellent la « chimie verte », permettraient d’améliorer techniquement et économiquement la dégradation de la biomasse. Des champignons OGM seraient très performant pour dégrader la lignine du bois et des levures OGM accélèreraient la fermentation du sucre contenu dans la biomasse. SOS Forêt émet dès à présent les plus vives réserves sur l’utilisation d’OGM pour dégrader la biomasse forestière et vous invite à répondre à l’enquête publique qui se clôturera le 22 décembre. Vous pouvez consulter le dossier en suivant ce lien et transmettre vos observations pour l’enquête publique : L’article Nacre : raffiner la biomasse forestière et agricole avec des OGM ?? est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (996 mots)
Pour en savoir plus…
SOS Foret France
Ce scénario était malheureusement prévisible. Depuis son apparition au Portugal à la fin des années 1990, le nématode du pin s’y est propagé sur plusieurs centaines de milliers d’hectares malgré des moyens considérables mobilisés pour tenter de l’éradiquer. Le foyer portugais, jamais totalement maîtrisé, rendait inévitable sa diffusion vers l’Espagne puis la France. Les conséquences peuvent être dramatiques. En Europe, les pertes économiques liées à sa propagation sont estimées à près de 20 milliards d’euros entre 2008 et 2030 en l’absence de contrôle efficace. Aucune méthode curative n’existe : les seules réponses reposent sur l’abattage massif des arbres infectés et la surveillance des foyers, des mesures coûteuses et souvent inefficaces. Cet épisode souligne, une fois de plus, la vulnérabilité des plantations monospécifiques face aux bioagresseurs. Dans le contexte du changement climatique, le pin maritime a été largement favorisé pour sa tolérance relative au stress hydrique et présenté comme un arbre « magique », notamment par Stéphane Viéban, directeur d’Alliance Forêts Bois. Le nématode arrive aussi dans des emballages Mais la nature rappelle ici qu’il n’existe pas d’arbre magique : elle met en lumière la fragilité d’un modèle fondé sur la monoculture. Une étude récente publiée dans le European Journal of Plant Pathology montre que le dépérissement des pins face au nématode ne résulte pas que d’un seul facteur : il combine stress hydrique, topographie, agents biologiques et pathogènes. Autrement dit, l’adaptation de nos forêts aux dérèglements globaux ne peut plus se limiter au seul enjeu de planter des arbres qui résistent à des étés plus chauds ou plus secs. Dans les Landes, il sera difficile de se passer du pin maritime, mais il devient indispensable de diversifier les peuplements. Introduire ou maintenir 20-30 % de feuillus adaptés comme le chêne tauzin ou le chêne-liège permettrait sans doute de réduire les risques par effet de dilution. Plus largement, cette arrivée annoncée doit interroger la politique actuelle d’extension des monocultures de pin, notamment en Dordogne et dans l’Ouest, et conduire à repenser nos paysages forestiers pour les rendre plus résistants et résistants en les complexifiant. Un livre paru cette année consacre un chapitre complet au nématode du pin et au danger qu’il représente pour les forêts françaises. Nous le reproduisons ci-dessous. L’article Le nématode du pin arrive en France : chronique d’une catastrophe annoncée est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (1184 mots)
Le ministère de l’Agriculture vient d’annoncer la détection, pour la première fois en France, d’un foyer du nématode du pin à Seignosse, dans les Landes. Ce petit ver microscopique, Bursaphelenchus xylophilus, est l’un des organismes les plus redoutés pour les peuplements de pin. Invisible à l’œil nu, il se déplace grâce à un coléoptère bien présent chez nous, le Monochamus galloprovincialis. En trois semaines, il peut condamner un pin en bonne santé en se nourrissant de ses tissus vasculaires. L’insecte vecteur transporte ensuite le parasite sur plusieurs kilomètres accélérant ainsi la contamination du massif.
Le 2 octobre 2025, la Commission européenne alertait sur la détection de nématode du pin dans des emballages en bois transportant de l’acier en provenance de Chine et arrivés dans un poste de contrôle aux frontières de l’Union Européenne (PCF). La marque NIMP15 apposée était un faux.
Les DRAAF ont diffusé un communiqué demandant aux entreprises qui identifieraient, au sein de leur établissement ou en dehors, des emballages en bois portant cette marque frauduleuse « CH-078 HT-37 » de contacter immédiatement le Service régional de l’alimentation de la DRAAF de leur région afin d’isoler les emballages concernés.Pour en savoir plus…
L’ouvrage : C. Robinet, F. X. Saintonge, X. Tassus, S. Brault, coord., Invasion et expansion d’insectes bioagresseurs forestiers. Quels risques pour la forêt française dans le contexte des changements globaux ?, Éditions Quae.
SOS Foret France
À rebours de la politique forestière que SOS Forêt défend, guidée par le principe : l’écologie c’est la condition, le social la finalité, l’économie le moyen1, le budget de M.Bayrou ignore totalement l’urgence écologique2. SOS Forêt France établit un lien étroit entre la bonne gestion des écosystèmes, le bien-être de nos concitoyen·es et le partage de la valeur et de la richesse au sein de la filière forêt bois , notamment au travers de sa proposition n°9 pour garantir une gestion exemplaire des forêts métropolitaines : « Il doit être mis fin à la politique actuelle de promotion d’une sylviculture intensive artificialisant et fragilisant nos forêts. Ce modèle ne bénéficie qu’à la spéculation à court terme au bénéfice de quelques-uns ; il appauvrit les dimensions sociales, écologiques et économiques du patrimoine forestier, ainsi que la richesse nationale et l’emploi dans la filière. »3 Les coupes rases ne font toujours l’objet d’aucun encadrement. Au contraire, elles ont été encouragées par les gouvernements successifs nommés par Emmanuel Macron. Cette pratique consistant à couper en une fois l’intégralité des arbres d’un peuplement présente pourtant un fort impact sur les écosystèmes4. Or, les critères d’attribution des aides du plan de renouvellement forestier n’ont pas été revus, malgré de vives critiques, émanant notamment de la Cour des Comptes ou de l’ancien directeur du secrétariat général à la Planification écologique5. Ainsi, plus de 85 % des projets financés dans le cadre de ce plan ont permis de financer des projets impliquant des coupes rases. Dans le même temps, les crédits alloués à la défense des forêts contre les incendies ont été divisés de moitié, malgré l’accroissement des risques incendie. Les effectifs de l’Office National des Forêts (ONF), en charge de la gestion des forêts publiques, n’ont pas été rehaussés et demeurent largement en deçà des besoins, réduisant ainsi la qualité de gestion de ces forêts et maintenant des conditions de travail dénoncées par les syndicats membres de SOS Forêt France. Plus généralement, le développement des bio-carburants à base de bois se fait sans considération suffisante pour le puits de carbone et la biodiversité : il représente un danger croissant pour les forêts françaises6. La réduction de l’accès à la rénovation énergétique des bâtiments maintient quant à elle les risques de sur-exploitation forestière pour des usages énergétiques. La réduction de l’accès aux soins et à la médecine du travail fragilise l’activité forestière, dont les métiers figurent parmi les plus dangereux. Ce budget doit être retiré mais il n’est que la dernière étape en date de la politique forestière que nous dénonçons depuis la création du collectif SOS Forêt et qui s’est accélérée ces dernières années : encouragement des coupes rases suivies de monocultures, désinvestissement dans les mesures écologiques, vindicte contre l’Office français de la Biodiversité, mais investissements dans des projets industriels pour transformer les forêts en énergie, nomination comme Premier ministre d’un Haut commissaire au Plan méprisant la question forestière7. C’est plus que la forêt ne peut supporter. Cette politique doit être bloquée. L’article Le 10 septembre, SOS Forêt France se joint aux protestations contre le budget Bayrou est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (1838 mots)
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SOS Foret France
Voici le texte complet du communiqué commun : À notre connaissance, deux interpellations ont eu lieu le 17 juin 2025. Ce jour là, des militants écologistes du Limousin ont fait l’objet de perquisitions à leur domicile, puis ont subi respectivement une garde à vue de 24 et de 36 heures. Ils ont été interrogé au commissariat au sujet de faits qui se seraient déroulés pendant la manifestation du 5 octobre 2024, il y a donc plus de 9 mois ! L’une des deux personnes, mise en garde à vue, a écopé d’un contrôle judiciaire et d’une interdiction de quitter son département de résidence en attendant son audience prévue le 28 juillet. La seconde attend de savoir si elle sera poursuivie. Il lui serait reproché des actes de violences à l’encontre d’agents des forces de l’ordre, qui n’étaient pas identifiables lors de l’assaut qu’ils ont mené sur le cortège. « Cet assaut a été violent et inattendu, les personnes présentes à ce moment précis ont dû se protéger et se défendre » ont rappelé des membres d’associations présents ce jour-là. Nous avons également appris qu’un manifestant venu de Charente Maritime a été interpellé le 3 mars 2025 aux alentours de 6 h à son domicile, avec usage de la force et sans motif précis énoncé. Il a été jugé par le tribunal correctionnel de Guéret le 19 juin, sans qu’aucun témoin pour la défense n’ait été entendu. Il serait retenu contre ce manifestant la « dissimulation de son visage ». Or, en relaxant une personne poursuivie pour « dissimulation volontaire du visage » ‒ les faits remontaient à une manifestation contre la réforme des retraites, le 24 janvier 2020, à Rennes ‒ la 12e chambre correctionnelle de la cour d’appel de Rennes a reconnu le 7 septembre 2021 qu’un manifestant pouvait avoir un motif légitime pour dissimuler son visage, notamment pour se protéger lors de l’usage par les forces de l’ordre de gaz lacrymogènes et d’armes létales telles que le LBD. Au vu des manifestations de ces dernières années, l’usage de gaz lacrymogènes et d’armes létales telles que le LBD semble devenu systématique dès lors que la BAC ou d’autres unités extérieures au territoire concerné sont mobilisées. Ces interventions, souvent brutales, entraînent de graves blessures, parfois des mutilations, infligées à des citoyen·nes exerçant pacifiquement leur droit de manifester. À l’inverse, certaines forces locales font preuve de retenue et contribuent, par leur connaissance du terrain et des dynamiques sociales locales, à désamorcer les tensions. Ce contraste met en lumière deux logiques profondément divergentes : d’un côté, une logique de répression centralisée, fondée sur l’usage de la force ; de l’autre, une logique de cohésion, appuyée sur la relation de proximité et la régulation apaisée des conflits. Dans ce contexte, le sentiment d’insécurité s’intensifie chez les manifestant·es et la nécessité de se protéger – par des équipements adaptés pouvant dissimuler partiellement le visage – devient une évidence légitime. Dans un climat marqué par la crainte ‒ et la réalité ‒ de violences policières, se protéger relève du bon sens, non du délit. L’acte de « rébellion » serait également retenu à l’encontre de ce manifestant, alors que les personnes qui l’ont agressé ne se sont pas présentées comme faisant partie des forces de l’ordre. Ils ne portaient pas de brassard ni aucun signe permettant de les identifier comme tels. Le délibéré sera rendu le 17 juillet 2025. Doit-on désormais, à tout instant, s’attendre à se voir traiter tels des criminels ou des terroristes pour avoir simplement participé à une manifestation ? Rappelons-le, la manifestation qui s’est tenue à Guéret le 5 octobre 2024, réunissant 3 000 personnes pour des Forêts Vivantes et contre l’implantation de l’usine de granulés de bois Biosyl, avait été déclarée et autorisée par la Préfecture. Elle s’est tenue dans une ambiance familiale et festive, à l’exception ‒ notable‒ ! – de l’assaut des forces de l’ordre sur le cortège, au moment d’une action symbolique et sans danger : des lancers de pellets sur les grilles de la Préfecture. Cette action, qui n’engendrait aucune dégradation, a été suivie d’une charge violente de policiers en civil parmi une foule de manifestants, composée notamment d’enfants et a déclenché un mouvement de panique aussi inutile que dangereux. Cette intervention policière disproportionnée était à l’image du dispositif policier mis en place par la Préfecture ce jour là : plusieurs unités de maintien de l’ordre, engins lanceurs d’eau, barrières anti-émeutes aux portes du centre-ville, hélicoptères. Les différentes associations de défense de l’environnement en France se joignent à celles du Limousin et à la section Guéret-Creuse de la Ligue des Droits de l’Homme, pour dire leur soutien aux personnes interpellées, leur indignation face aux méthodes employées et face à la répression du mouvement de défense du vivant qui est à l’œuvre. Nous serons là le 17 juillet et 28 juillet ainsi qu’à d’autres dates si chacune des personnes interpellées a besoin d’un quelconque soutien. Pour nous, les opérations policières qui ont eu lieu en Creuse et en Charente Maritime ‒ et où, ensuite ? ‒ interviennent dans un contexte général de régression écologique et de répression vis-à- vis de citoyen·nes qui protestent contre la destruction du Vivant, pendant que les industries responsables de sa destruction sont protégées, encouragées et même outrageusement financées par des deniers publics. Les perquisitions des domiciles des militants écologistes du Limousin ont eu lieu trois jours seulement après la manifestation nationale pour la sauvegarde des forêts vivantes à Pau le 14 juin 2025. Cette mobilisation rassemblait des collectifs locaux et nationaux engagés dans la protection des forêts et des milieux naturels, venus exprimer leur opposition à la prolifération de projets industriels aux impacts écocidaires. La principale revendication portait sur l’arrêt de projets tels que Biosyl, E-cho, Gardanne. etc… En effet, selon les organisateur.ices, les besoins en bois de ces industries excédent largement les capacités de régénération durable des forêts. Elles mettent ainsi en péril l’avenir des régions dont elles surexploitent les forêts, en dégradant les écosystèmes, en fragilisant les équilibres économiques locaux et en menaçant directement les conditions de vie des populations qui en dépendent. Au cours de ce rassemblement, la politique forestière de l’État a aussi été contestée. Nous considérons que par ses autorisations, son soutien politique et ses subventions, l’État français favorise une exploitation forestière démesurée au nom du « bois énergie », en dépit de la crise climatique et de la vulnérabilité croissante des écosystèmes forestiers. Rappelons qu’à l’heure où l’objectif de ne pas dépasser 1,5° d’augmentation moyenne des températures n’est même plus atteignable selon le dernier rapport du GIEC, limiter les effets catastrophiques du réchauffement climatique consisterait plutôt à freiner de manière drastique la déforestation. Nous sommes des défenseur·ses de l’environnement, nous remplissons notre devoir, selon l’article 2 de la Constitution « Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement » et nous agissons selon notre droit légitime à manifester. Ces événements n’entameront donc en rien notre détermination. UD CGT 23, Méga scierie non merci, Les Amis de la Terre Limousin, Ligue des Droits de l’Homme section Guéret-Creuse, Le Comité Local des Soulèvements de la Terre 19, L’Aubraie pour des forêts vivantes en Limousin, Les Mouvements du Thaurion, Association Carduelis, Le Groupement forestier du Montbuchoux, Collectif Forêts SyVa, Adepal, Le Groupe Forêt du Syndicat de la Montagne Limousine, Collectif Panneaux sur Prairies non Merci, Stop Mines23, Comité Local des Soulèvements de la Terre 23, ADNA, Collectif Perche l’Oiseau, Collectif Chambertois Contre le Saccage Forestier, FNE23, Écoute l’Arbre et la Feuille, XR Limoges, Comité local des Soulèvements de la Terre Limoges, Syndicat SIMPLES, Jeunes Racines et Vieilles Pousses, Aux Arbres Déchaînés, TPMF Pyrénées, GNSA, CADE Collectif des Associations de Défense de l’Environnement, SOS Forêt Dordogne, Postindustrial Animism, Adret Morvan, Collectif Forêts Vivantes Pyrénées, SOS Forêt France. L’article Retour de manifestation, retour de bâton est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (1978 mots)
Trois jours après le succès de la manifestation nationale pour des forêts vivantes du 14 juin à Pau, plusieurs participants au précédent rassemblement de Guéret en octobre 2024 ont été perquisitionnés. Avec plusieurs dizaines d’organisations de défense des forêts, SOS Forêt France s’élève contre la régression écologique et la répression vis-à- vis de citoyen·nes qui protestent contre la destruction du Vivant, pendant que les industries responsables de sa destruction sont protégées, encouragées et même outrageusement financées par des deniers publics.
Les signataires du communiqué :
SOS Foret France
Granulés, « bio » carburants… partout en France, la forêt est détruite pour produire toujours plus d’énergie alors qu’il faudrait au contraire l’économiser, tout en affirmant avec aplomb qu’il s’agit de décarboner le transport aérien (voir notre article). Les sites industriels prédateurs de forêts se multiplient sur le territoire français. Nous les recensons sur cette carte. SOS Forêt France vous appelle à rejoindre samedi 14 juin cette manifestation nationale, une grande marche activiste, familiale et festive. L’article Le 14 juin, toutes et tous à Pau pour les forêts vivantes ! est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (779 mots)

En mobilisant la « ressource » forestière fragilisée, ces projets inutiles, dangereux, climaticides, vont réduire encore plus le puits de carbone forestier déjà divisé par deux et amplifier l’effondrement de la biodiversité.Le programme :
Dress code forestier : parez-vous de vos plus belles branches et coiffures fleuries !
SOS Foret France
Après plusieurs années de luttes juridiques et de manifestations, ensemble, nous avons obtenu que le Conseil d’État annule l’autorisation d’exploiter la centrale (Convergence écologique du Pays de Gardanne (CEPG), association membre de SOS Forêt France, était au nombre des requérants). À la suite de cette décision, la cour administrative d’appel de Marseille a ordonné une nouvelle étude des Impacts directs et indirects. Une nouvelle enquête publique devait se dérouler dans un délai d’un an sur 324 communes dont les forêts sont concernées par l’approvisionnement en bois de la centrale de Gardanne. Plutôt que respecter la décision du tribunal et organiser cette enquête publique dans les délais, le gouvernement a délivré en janvier 2025 une autorisation d’exploiter à l’industriel. Il lui a même octroyé une nouvelle aide de 800 millions d’euros ! Comme pour l’autoroute A69, dont les travaux étaient menés à grande vitesse alors qu’il semblait évident que le projet ne respectait pas la législation environnementale (et pour preuve, il a été annulé en le 27 février 2025 par décision du tribunal administratif de Toulouse), le gouvernement tente donc de nous mettre devant le fait accompli. Aujourd’hui, seule une participation massive à l’enquête publique qui se tiend du 5 mai au 6 Juin 2025 inclus et une large mobilisation avec les associations qui luttent localement peuvent faire reculer cette machine à réduire les forêts en cendres. Depuis le 4 mars 2025, RTE a interrompu à treize reprises l’activité des parcs éoliens et solaires, en les dédommageant d’une importante compensation financière, pour cause de surproduction d’électricité. Mais il n’a pas été question d’interrompre la production de Gardanne, alors que : L’enquête publique démarrera le 5 mai et se tiendra jusqu’au 6 juin. Les documents seront disponibles sur le site du registre numérique ici à partir du 5 mai. Il sera aussi possible d’y déposer une contribution. Si les contributrices et contributeurs souhaitent déposer physiquement leur avis, il pourront le faire dans l’une des quinze communes désignées par l’arrêté inter-préfectoral : Meyreuil, Gardanne, Bouc-Bel-Air, Fuveau, Aix-en-Provence, Saint-Rémy-de-Provence, Les Mées, Serres, Bagnols-sur-Cèze, Alès, Béziers, Florac-Trois-Rivières, Brignoles, Carpentras et Apt. Rencontrer personnellement les commissaires-enquêtrices et enquêteurs sera possible aussi dans ces 15 communes aux dates déterminées par le même arrêté inter-préfectoral. Besoin d’aide ? Vous pouvez contacter Convergence écologique du Pays de Gardanne, l’association membre de SOS Forêt qui lutte depuis 12 ans contre cette horreur écologique, en envoyant un message à cepg@lilo.org Alpes de Haute-Provence : Simiane-la-Rotonde, Allons, Archail, Aubenas-les-Alpes, Aubignosc, Banon, Barcelonnette, Barrême, Ganagobie, La Rochegiron, Les Mées, Montsalier, Oppedette, Redortiers, Vachères. Hautes-Alpes : Aspremont, Aspres-sur-Buëch, Barcillonnette, Chabestan, Chanousse, Châteauneuf-d’Oze, Châteauvieux, Étoile-Saint-Cyrice, Forest-Saint-Julien, Furmeyer, Garde-Colombe, La Bâtie-Montsaléon, La Faurie, Le Saix, Méreuil, Montclus, Montjay, Montmaur, Nossage-et-Bénévent, Orpierre, Poligny, Rabou, Sainte-Colombe, Saléon, Savournon, Serres, Sigottier, Veynes. Alpes Maritimes : Cabris Bouches-du-Rhône : Aix-en-Provence, Allauch, Aubagne, Barbentane, Beaurecueil, Belcodène, Bouc-Bel-Air, Cabriès, Cadolive, Carnoux-enProvence, Charleval, Châteauneuf-le-Rouge, Châteauneuf-les-Martigues, Châteaurenard, Cornillon-Confoux, Coudoux, Éguilles, Eygalières, Fontvieille, Fuveau, Gardanne, Grans, Graveson, Gréasque, La Bouilladisse, La Fare-les-Oliviers, La Penne-sur-Huveaune, Lamanon, Lambesc, Lançon-Provence, Le Rove, Le Tholonet, Les Baux-de-Provence, Les Pennes-Mirabeau, Mas-Blanc-des-Alpilles, Maussane-les-Alpilles, Meyreuil, Mimet, Miramas, Mouriès, Noves, Paradou, Peynier, Peypin, Plan-de-Cuques, Port-de-Bouc, Rognac, Rognes, Saint-Cannat, Saint-Chamas, Saint-Étienne-du-Grès, Saint-Marc-Jaumegarde, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Mitre-les-Remparts, Saint-Rémy-de-Provence, Saint-Savournin, Saint-Victoret, Septèmes-les-Vallons, Simiane-Collongue, Velaux, Venelles, Vernègues, Vitrolles. Var : Aups, Bargème, Brignoles, Brue-Auriac, Cabasse, Forcalqueiret, Fox-Amphoux, La Garde, Montferrat, Ollioules, Salernes, Sillans-la-Cascade, Tavernes, Varages. Vaucluse : Althen-des-Paluds, Apt, Aubignan, Auribeau, Avignon, Beaumes-de-Venise, Beaumettes, Bédarrides, Buoux, Cabrières-d’Avignon, Caromb, Carpentras, Caseneuve, Castellet, Caumont-sur- Durance, Cavaillon, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Joucas, Lacoste, Lagarde-d’Apt, Le Thor, Lioux, Méthamis, Monieux, Monteux, Morières-lès-Avignon, Murs, Orange, Richerences, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Christol, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-lès-Apt, Sarrians, Sivergues, Sorgues, Vedène, Velleron, Viens, Villars. Ardèche : Aubenas, Chambonas, Colombier-le-Cardinal, Labatie-d’Andaure, Les Salelles. Drôme : Alixan, Ancône, Bellegarde-en-Diois, Charens, Jonchères, Miscon, Rottier, Marches, Valence. Isère : Aoste, La Garde, Montferrat, Varces-Allières-et-Risset. Ariège : Le Vernet Aude : Armissan, Bages, Carcassonne, Castelnaudary, Moussan, Saint-Marcel-sur-Aude, Salles-d’Aude, Vinassan. Aveyron : Roquefort-sur-Soulzon Gard : Aigaliers, Alès, Allègre-les-Fumades, Aubussargues, Bagnols-sur-Cèze, Baron, Belvézet, Bessèges, Blauzac, Boissières, Bordezac, Boucoiran-et-Nozières, Bouquet, Bragassargues, Brouzet-lès-Alès, Calvisson, Cassagnoles, Caveirac, Cendras, Clarensac, Collorgues, Combas, Congénies, Connaux, Corbès, Cornillon, Crespian, Euzet, Flaux, Fons, Gaujac, Goudargues, La Bastide-d’Engras, La Bruguière, La Capelle-et-Masmolène, La Grand-Combe, La Roque-sur-Cèze, La Vernarède, Langlade, Le Martinet, Le Pin, Les Salles-du-Gardon, Lirac, Maruéjols-lès-Gardon, Méjannes-le-Clap, Meyrannes, Molières-sur-Cèze, Moulézan, Nages-et-Solorgues, Navacelles, Ners, Orthoux-Sérignac-Quilhan, Peyremale, Portes, Potelières, Pougnadoresse, Pouzilhac, Ribaute-les-Tavernes, Rivières, Rochefort-du-Gard, Rochegude, Sabran, Saint-André-d’Olérargues, Saint-Côme-et- Maruéjols, Saint-Dionisy, Saint-Florent-sur-Auzonnet, Saint-Jean-du-Pin, Saint-Just-et-Vacquières, Saint- Laurent-la-Vernède, Saint-Pons-la-Calm, Saint-Privat-de-Champclos, Saint-Quentin-la-Poterie, Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille, Saint-Siff ret, Saint-Victor-la-Coste, Sanilhac-Sagriès, Sauzet, Saze, Serviers-et-Labaume, Seynes, Tharaux, Théziers, Valliguières, Verfeuil. Hérault : Autignac, Bassan, Béziers, Boujan-sur-Libron, Bouzigues, Causses-et-Veyran, Caux, Cazedarnes, Cazouls-lès-Béziers, Cébazan, Corneilhan, Creissan, Fouzilhon, Fozières, Frontignan, Gabian, Laurens, Lieuran-lès-Béziers, Lignan-sur-Orb, Maraussan, Montblanc, Murviel-lès-Béziers, Nissan-lez-Enserune, Pézenas, Puisserguier, Quarante, Roujan, Saint-Christol/Entre-Vignes, Saint-Thibéry Servian, Tourbes, Valergues. Lozère : Atlier, Badaroux, Cubiérettes, Cultures, Saint-André-de-Lancize, Sainte-Hélène, Saint-Hilaire-de-Lavit, Saint-Michel-de-Dèze, Saint-Privat-de-Vallongue, Saint-Saturnin, Ventalon en Cévennes, Villefort. Pyrénées-Orientales : Bages L’article Dites NON à la centrale de Gardanne : participez à l’enquête publique jusqu’au 6 juin est apparu en premier sur SOS forêt France. Texte intégral (3060 mots)
Au mépris de la décision de Justice qui avait donné raison aux opposants à la centrale électrique de Gardanne (voir notre article ici), le gouvernement a permis en janvier dernier à l’industriel de redémarrer la production. Dites non à la politique du fait accompli et participez à l’enquête publique !
Le redémarrage malgré la décision du Conseil d’État est un déni de justice
Gardanne : un scandale écologique, social et économique
Qui peut participer à l’enquête publique ?
Comment participer
Les 324 communes concernées par l’approvisionnement de Gardanne
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Région Occitanie

LE BOIS ÉNERGIE ET LA SUREXPLOITATION
DES FORÊTS DANS LES 16 PROPOSITIONS DE SOS FORÊT FRANCE
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