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Le port de Marseille a pour projet de construire un terminal de croisières de luxe au J4 (entre le Mucem et la Major). Voilà pourquoi on n’en veut pas : En 2025, suite à quelques blocages de navires et une conférence parasitée par nous, les compagnies de croisières qui devaient réaliser ce projet ont jeté l’éponge, 2 ans après avoir remporté l’appel d’offres Le port s’est empressé de relancer une consultation mais… le vide, degun, personne n’a répondu ! Comme quoi il arrive que quelques kayaks puissent faire vaciller cette industrie de géants. Du coup, on est gonflés à bloc. En juin 2025, nous avions organisé une consultation citoyenne pirate pour commencer à batir un projet tout autre pour le J4, et des paysagistes s’en sont saisies. Voilà ce que cela pourrait donner : Le 6 juin 2026, un an après la consultation, on voudrait retourner sur place et commencer à faire vivre cette proposition, avec plein de collectifs et avec les passants et passantes Des réunions régulières vont avoir lieu avec tous les collectifs qui auraient envie d’apporter leur petite touche à cette journée : une cantine, de la musique, un match de foot, un plouf collectif, des plantes, une chorale… tout un programme à faire ensemble ! Contactez-nous pour unir nos forces et regagner cet espace ensemble Texte intégral (686 mots)

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Chères candidates, chers candidats, Depuis 2022, notre collectif citoyen, regroupant militant·es et habitant·es de Marseille se réunit, enquête, s’informe, et réfléchit à la problématique des croisières qui s’impose dans notre cité phocéenne. Nous sommes devenus en quatre ans un observatoire sur le sujet et nous vous proposons de vous apporter quelques éléments pour orienter votre politique, si vous êtes élu·e à la mairie de Marseille. Nul ne peut aujourd’hui ignorer l’impact sociétal et écologique que provoquent ces mastodontes des mers sur notre ville, nos mers et notre planète. Les effets vont bien au delà de la pollution de l’air, moult fois pointés du doigt pour ses conséquences sur notre santé et minimisés par les solutions partielles apportées par le secteur portuaire et les armateurs. La croissance de l’industrie de la croisière, plébiscitée aujourd’hui dans la stratégie du GPMM met aussi en danger la biodiversité marine (acidification des océans, collisions avec les cétacés, rejets de polluants, nuisances sonores et lumineuses), accélère par ses émissions de gaz à effet de serre le dérèglement climatique planétaire et pompe nos ressources en énergie et en matériaux. Le modèle des croisières entache également notre économie, en surfant sur des lois dans divers pays pour s’exonérer de taxes et en proposant des missions précaires aux travailleurs et travailleuses qui embarquent sur les navires, où les délits ou crimes sont noyés dans des juridictions consciemment complexes. Le retour sur investissement pour les villes qui accueillent reste nébuleux. Les études commanditées par le secteur intéressé ne semblent ni neutres, ni justes et ne prennent jamais en compte le coût sanitaire que l’activité engendre pour le contribuable. Le tourisme de croisières génère que peu de nuitées et peu d’activités lucratives car le temps passé à terre est trop faible pour découvrir qualitativement Marseille et la Provence. Pour gagner du temps, les tours organisés pour les passagers qui débarquent, sont fait par les compagnies elles-mêmes en s’appuyant sur des activités au rabais afin de maximiser les profits. Et même, des activités sont proposées à bord pendant la journée, ce qui incite les croisieristes à ne pas débarquer. Un nouveau type de tourisme de croisières émerge également : Les croisières « haut de gamme ». Plus coûteuses pour le passager, elles sont aussi plus coûteuses pour l’environnement car si l’on rapporte les nuisances du navire au nombre de passagers qu’elles accueillent, le bilan par personne est d’autant plus lourd. Malgré l’argent avancé, aucune monnaie ne peut compenser la destruction engendrée. Malgré les gains économiques souvent vantés, aucun d’entre eux ne peuvent compensés les dommages causés. Il nous semble important que la municipalité future s’engage, dans la limite de ses compétences, dans une démarche de ralentissement du tourisme de croisières à Marseille au profit d’activités plus vertueuses. Pour cela, nous vous proposons de : – Se positionner auprès des autorités compétentes pour demander une réduction de l’activité, comme ont pu le faire le maire de Nice ou le maire de Cannes auprès de la préfecture des Alpes maritimes. – Limiter ce type de tourisme en poursuivant par exemple, plus largement, la réglementation de la circulation des cars de croisiéristes dans le centre-ville. – Communiquer aux marseillais·es de façon transparente sur l’impact de la croisière à Marseille. Pour cela, nous vous invitons à commander dès le début du mandat une étude indépendante sur les impacts sanitaires, socio-économiques et environnementaux du secteur et transmettre les résultats aux habitant·es. – Empêcher l’installation d’un terminal de croisières de luxe au J4, comme il est actuellement prévu dans la stratégie du GPPM. Pour cela, il est primordial que la future municipalité se réaffirme dans la gouvernance du GPMM et défende des alternatives plus bénéfiques pour les marseillais.es dans les choix stratégiques de l’avenir du port. L’ensemble de nos propos sont étayées et sourcés dans notre argumentaire que vous trouverez ici sur notre site. Nous sommes disponibles pour vous rencontrer et échanger sur ces sujets. Texte intégral (791 mots)
Collectif Stop Croisières
Le J4 est l’esplanade du Mucem, à Marseille (récemment renommée « esplanade Gisèle Halimi »). Le Grand Port Maritime de Marseille (le GPMM) a pour projet d’y construire un terminal de croisières de luxe. En décembre 2024, les armateurs qui avaient remporté le marché ont jeté l’éponge. Cependant, le GPMM souhaite relancer ce projet qui va a l’encontre de toute considération écologique et sociale à Marseille et a publié un nouvel appel d’offre en février. Nous allons répondre à cet appel d’offre pour porter une réponse alternative à ce projet, qui soit construite avec et dans l’intérêt des citoyen·nes Le samedi 7 juin, Stop Croisières était sur l’esplanade de La Major pour interroger les habitant·es et les personnes de passage sur leurs souhaits d’aménagement de cet espace. Nous avons organisé des ateliers participatifs pour faire émerger des idées, et nous avons aussi interrogé les visiteur·euses. Ateliers de réflexion et de construction Historiquement, le J4 a subi plusieurs mutations au fil des grands plans d’aménagement portuaires et urbains : depuis le port marchand jusqu’à l’Esplanade avec les musées que nous connaissons aujourd’hui. Le projet de terminal de croisières de luxe consiste en la construction d’une gare maritime de 1000 m² par 11 m de haut (maximum). Il comprend aussi l’augmentation du nombre d’escales avec l’ambition de passer de 40 (le nombre d’escales moyen avant 2023) à plus de 100 escales par an. Ci-dessous plus de détails sur l’histoire du J4 et le projet du GPMM : L’histoire des mutations du J4 et le projet actuel · voir en grand Lors de cette journée, de nombreuses idées ont émergé. Les thèmes qui sont revenus les plus fréquemment sont : La synthèse complète des idées est disponible ici. Des post-its et des dessins suite à l’atelier Les participant·es plébiscitent un avenir très différent de celui envisagé par le GPMM pour cet espace, plus ouvert, vivant, convivial, frais et moins mercantile. Ce sont aussi des options qui vont beaucoup plus dans le sens de l’adaptation climatique, de la préservation de la biodiversité et de la réduction de nos émissions de gazs à effets de serre. Les croisières ont de nombreux effets néfastes : émissions de CO2, de NOx, de SOx, pollution des eaux… voir notre argumentaire pour plus de détails. Les croisières de luxe ne dérogent pas à cette règle : malgré les tentatives de verdissement de surface des armateurs, les émissions par voyageur·se sont encore plus élevées que pour les croisières classiques. Malgré le prix des billets, ils ne font même pas l’effort de sortir du système des pavillons de complaisance. Ci-dessous un deuxième poster rappelant la croissance de ce secteur et ses externalités négatives : L’impact des croisières · voir en grand Texte intégral (1642 mots)











Nous sommes en train de constituer un groupe de travail pour proposer un projet alternatif à ce terminal de Stop Croisières. Écrivez-nous à contact@stop-croisieres.org si vous êtes curieux·se ou souhaitez participer, toute contribution est bienvenue !
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