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MEDIAS REVUES BLOGS
 Tristan Nitot
Sur la technologie, l'Internet et les libertés numériques

StandBlog

Publié le 14.01.2026 à 18:31

Timeline de Velorutopia par ChatGPT

Mon collègue Mathieu a eu une drôle d’idée, celle de demander à ChatGPT de générer… la timeline de ma nouvelle, Vélorutopia. Je me suis dit que ça vous amuserait peut-être de voir, dans l’ordre chronologique, comment on est passé de 2025 (et même avant) à 2051, et ce qui s’est passé dans le monde.

Pour ceux qui préfèrent lire la nouvelle avant de continuer, c’est ici. Pour les autres, vous pouvez continuer votre lecture, sachant qu’en fait il n’y a pas de divulgâchage dans le texte de ChatGPT.

J’en profite pour signaler que le contenu du Standblog est rédigé par votre serviteur, un humain, et que les rares fois où un contenu IA apparaît, il est signalé comme tel. C’est donc bien le cas ici.

Allez, pour une fois, je laisse donc le clavier à une IA (ceci est un copier/coller, je n’ai pas posé moi-même cette question à ChatGPT).

🕰️ Timeline détaillée de Vélorutopia

⚠️ La nouvelle n’est pas écrite comme une chronique historique : cette timeline reconstitue l’ordre logique des faits à partir des dialogues, souvenirs, descriptions et allusions.

I. LE MONDE D’AVANT

(Notre présent → début des années 2030)

1. Maintien du statu quo malgré les alertes

  • Les alertes climatiques et scientifiques sont connues depuis longtemps.
  • La société continue à privilégier :

    • la voiture individuelle
    • la croissance économique
    • la mondialisation logistique
  • Le vélo existe, mais reste marginal, vu comme un loisir ou un signe de précarité.

2. Aggravation progressive des crises

  • Multiplication des :

    • vagues de chaleur
    • pénuries énergétiques
    • tensions sociales
  • L’énergie devient :

    • plus chère
    • moins fiable
  • Les chaînes d’approvisionnement longues deviennent instables.

➡️ Rien ne s’effondre d’un coup, mais tout devient plus difficile, plus cher, plus lent.

II. LA RUPTURE

(Années 2030 – période charnière)

3. Crise énergétique décisive

  • Le pétrole, le gaz et le charbon deviennent :

    • trop rares
    • trop coûteux
    • trop politiquement instables
  • Les États ne peuvent plus maintenir :

    • le trafic automobile massif
    • l’aviation de masse
    • la logistique “just-in-time”

➡️ Le modèle devient physiquement impossible, pas seulement idéologiquement critiqué.

4. Effondrement partiel de secteurs clés

  • Disparition ou réduction drastique de :

    • l’automobile individuelle
    • la publicité de masse
    • les grandes surfaces dépendantes du transport longue distance
  • Les infrastructures routières deviennent :

    • sous-utilisées
    • trop coûteuses à entretenir

➡️ Ce n’est pas un chaos total, mais une désorganisation durable.

5. Choix politique explicite

  • Contrairement à une dystopie :

    • les sociétés ne tentent pas de revenir en arrière
  • Des décisions collectives sont prises :

    • abandon assumé de la croissance infinie
    • priorisation de la résilience
    • acceptation des limites physiques

➡️ Moment central du récit : le renoncement volontaire.

III. LA GRANDE TRANSITION

(Environ 2035–2045)

6. Réorganisation radicale des villes

  • Transformation massive de la voirie :

    • suppression de voies automobiles
    • création de larges axes cyclables
  • Les distances quotidiennes sont repensées :

    • logement
    • travail
    • alimentation
    • soins

➡️ La ville devient cyclable par conception, pas par adaptation.

7. Généralisation du vélo

  • Le vélo devient :

    • principal moyen de transport
    • outil de travail
    • norme sociale
  • Développement de :

    • vélos cargos
    • remorques
    • ateliers de réparation

➡️ Le vélo n’est pas un symbole moral, mais l’outil le plus efficace disponible.

8. Relocalisation économique

  • Retour d’activités locales :

    • maraîchage
    • artisanat
    • réparation
  • Fin de la logique “produire loin pour consommer ici”.

  • Les métiers manuels retrouvent un statut social fort.

9. Transformation du travail

  • Réduction généralisée du temps de travail.
  • Abandon des “bullshit jobs”.
  • Le travail est évalué selon :

    • son utilité réelle
    • son impact social
    • sa soutenabilité

➡️ Le confort matériel baisse, la qualité de vie augmente.

10. Changement culturel profond

  • Disparition progressive de :

    • la publicité intrusive
    • la compétition sociale par l’accumulation
  • Nouvelles valeurs dominantes :

    • coopération
    • sobriété heureuse
    • temps long
  • Le passé consumériste est perçu comme absurde voire choquant.

IV. LA STABILISATION

(Années 2045–2050)

11. Nouvel équilibre énergétique

  • Consommation fortement réduite.
  • Énergies renouvelables locales.
  • Acceptation collective :

    • des limites
    • de l’intermittence
    • du “moins mais mieux”.

12. Normalisation de la vélorutopie

  • Les enfants grandissent dans ce monde :

    • sans voiture individuelle
    • sans publicité
    • sans croissance comme horizon
  • Le monde d’avant devient un récit historique, pas un objectif.

V. PRÉSENT DU RÉCIT

(≈ 2051)

13. Vie quotidienne apaisée

  • La nouvelle montre :

    • des déplacements simples
    • des interactions sociales fluides
    • une société fonctionnelle
  • Les personnages vivent dans un monde :

    • imparfait
    • frugal
    • mais stable et humain.

14. Transmission mémorielle

  • Les anciens racontent :

    • les difficultés de la transition
    • les erreurs du passé
  • Le souvenir du monde d’avant sert :

    • d’avertissement
    • de repère moral

15. Conclusion implicite

  • Le futur écologique :

    • n’est ni punitif
    • ni misérabiliste
  • Il est présenté comme :

    • désirable
    • vivable
    • profondément humain

🎯 Sens global de la timeline

  • Pas de miracle technologique
  • Pas d’effondrement total
  • Un choix collectif tardif mais assumé
  • Le vélo comme pivot systémique, pas comme gadget

Publié le 07.01.2026 à 18:44

Que peut-on se souhaiter en 2026 ?

Voilà, c’est début janvier, il me faut présenter mes meilleurs vœux à mes lecteurs pour cette nouvelle année.

Maintenant que c’est fait, voici venu le temps du bilan pour l’année passée, le temps aussi de penser à ce qu’on veut faire pour l’année qui vient. C’est parti !

De quoi suis-je fier en 2025 ?

  1. EROOM qui est devenu un outil méthodologique sorti en version 1.0. Je suis super fier que le travail d’équipe initié chez OCTO (mon employeur) devienne quelque chose de communautaire et un commun numérique au sein de l’association Boavizta ;
  2. Ma nouvelle, Vélorutopia, a été finalisée et sortie au format électronique. C’est une aventure qui m’a donné envie d’écrire plus, et pas seulement des essais. Ne vous privez pas de la lire, d’en parler autour de vous, tout ça !
  3. ma nouvelle présentation L’humanité a-t-elle les moyens de s’offrir l’IA ? avec le replay de mon passage à la conférence School of Product ;
  4. Ma formation Développer un projet en misant sur les Communs Numériques a été très bien reçue par mes stagiaires cette année, c’est une vraie fierté !
  5. Des sorties médiatiques (France Inter et BFM Business) qui m’ont permis d’apporter un éclairage un peu différent sur la Tech que celui qu’on entend d’habitude et ainsi d’aborder les sujets éthiques et environnementaux trop souvent laissés de coté.

Qu’est-ce que je me souhaite pour 2026 ?

La même chose qu’en 2025, mais plus fort ? Pas forcément…

J’ai besoin de changement et, après des années à tirer sur des sonnettes sans voir autant de résultats que ce que j’espérais, à m’enquiller des articles pessimistes sur des sujets anxiogènes, j’ai l’impression d’être sur le pont du Titanic à crier “ICEBERG DROIT DEVANT !!!” alors que personne ou presque m’écoute, alors qu’autour de moi on s’enfile des cocktails au bar du bateau le plus sûr de l’époque. Je les entends d’ici qui parlent de moi : “mais que fait-il à brailler dans le froid alors qu’il fait si bon à l’intérieur et que l’alcool coule à flot ?”.

J’ai besoin de souffler, de retrouver de la sérénité, de l’insouciance. De la joie de vivre.

Il faut dire qu’en cette période de backlash écologique, où on nous a moins écoutés en 2025 qu’en 2023 et 2024, j’ai plus tendance, quand je constate que mes efforts sont vains, à crier plus fort. Ce qui me fatigue plus, mais ne fonctionne pas mieux.

Je croyais naïvement qu’expliquer le problème du climat, des limites planétaires et de la destruction du vivant suffirait à rallier les gens à cause, à leur faire voir le problème, à changer les comportements. Mais la réalité, c’est que c’est systémique, c’est un problème de règles du jeu.

Dans ce contexte, il me reste en 2026 à essayer de me trouver un nouvel équilibre, une nouvelle juste distance entre les problèmes du monde et mon équilibre mental :-) sans pour autant délaisser EROOM ni les communs numériques.

Et vous, que vous souhaitez-vous ?


Publié le 01.01.2026 à 18:05

En vrac de décembre 2025

Avant de partager avec toi, cher lecteur, ma veille de décembre 2025, permets-moi de te souhaiter une excellent année 2026. De la joie, de la santé, de l’amour peut-être, de la réussite dans tes projets, quels qu’ils soient (du moment qu’ils sont positifs pour les autres).

IA

Climat

Des nouvelles de mon égo

  • C’est ma nouvelle conférence, sur laquelle je travaille depuis le début de l’année sur la possibilité d’une IA frugale, avec un sujet qui a évolué pour inclure les dégats sociaux et environnementaux, et un peu de prospective. Ça donne votre serviteur sur scène pendant 30 mn pour parler IA, et apporter des éléments de réponse à la question L’humanité a-t-elle les moyens de s’offrir l’IA ? ;
  • Le Débrief de la tech - Lundi 1er décembre, où je parle des 3 ans de ChatGPT (25 mn 30 sec : les 3 ans de ChatGPT) aussi sur Youtube ;
  • Webinaire La Qualité de Demain, où j’étais invité avec Louise Pastouret, Lydie Huon (Boavizta, EROOM, Demain c’est Maintenant, etc.), Bruno Legeard, par Marc Hage-Chahine
  • Le Débrief de la tech - Jeudi 18 décembre. L’occasion de partager nos coups de cœur et coups de gueule pour 2025. La séquence commence à 43 mn et 16 s, et mon coup de gueule (à 45 mn 47 s)), c’est l’empreinte environnementale de l’IA, énorme et opaque à la fois. À l’inverse, (à 54 mn et 24 s) mon coup de coeur, c’est le fait que mon smartphone, qui va vers sa 5e année, fonctionne aussi bien qu’au premier jour, avec un système d’exploitation toujours maintenu. C’est quelque chose qui était encore impensable il y a quelques années. J’espère que cette tendance va se confirmer.

Vélorutopia et vélo

En vrac


Publié le 01.12.2025 à 16:31

IA générative et cybersécurité

Mettre de l’IA partout, dans tous les produits, c’est mettre des trous de sécurité partout dans ces produits. Mais on ne les voit pas tout de suite.

Vous avez remarqué comme on constate l’apparition de boutons IA dans toutes nos interfaces ? C’est rarement intéressant, mais les géants de la Tech veulent tellement remporter la bataille de l’IA qu’ils forcent leurs utilisateurs à s’en servir.

Cela n’est pas sans conséquence.

C’est ce que décrit, preuves à l’appui, l’entreprise PromptArmor dans un billet très technique mais passionnant. Je tente de le résumer avec des mots simples, en trois étapes :

  1. Le méchant de l’histoire (et on sait que le Web n’est pas peuplé que de Bisounours) écrit un article de documentation informatique qui intéresse un développeur équipé dans le cas présent du très prometteur Google Antigravity, (éditeur de code IA agentique).
  2. Caché dans le texte de la documentation, affiché à l’écran en taille d’un pixel de haut (autrement dit, à l’oeil nu, ça ressemble à une ligne grisée), un prompt qui demande astucieusement à l’IA de Google de récupérer des informations confidentielles. Ici, des mots de passe permettant l’accès au Cloud de la victime.
  3. Ensuite, le même prompt demande à l’IA de Google de se connecter à un site malveillant pour y livrer ces informations confidentielles.

Détail “amusant” (ou cauchemardesque) : par défaut, l’IA n’a pas accès aux mots de passe, mais elle se montre “créative” pour contourner l’interdiction et y accéder malgré tout. Et elle y arrive ! (voir l’illustration jointe).

Finalement quand les géants de la Tech nous disent que l’IA va tout changer, il ont peut-être raison. Mais curieusement, ils ne mentionnent pas que ça va aussi inclure la cybersécurité, en plus du climat et des conflits d’accès à l’eau et à l’énergie !

Copie d'écran d'ordinateur où l'on voit un dialogue avec une IA qui explique qu'elle n'a pas accès aux mots de passe, mais qui va essayer une méthode alternative pour finalement y arriver (et donner l'info secrète au pirate)


Publié le 30.11.2025 à 16:26

En Vrac de novembre 2025

À propos d’IA

  • Passionnante Interview de Tristan Harris sur l’IA générative (ChatGPT & consors) et l’IA Générale (l’IA qui sait tout faire mieux que l’humain, qui n’existe pas à l’heure actuelle et peut-être jamais). L’interview est franchement alarmiste, donc il faut un mental d’acier pour l’écouter. Quelques points intéressants :
    • La notion de Recursive Self-Improvement Takeoff (ou RSI Takeoff), le moment où l’IA arrive à s’améliorer elle même, se programmer elle même, qui signifie qu’elle s’améliore de façon exponentielle.
    • le rôle centrale de l’inévitabilité. “Si tout le monde croit que l’IAGen est inévitable, alors je (CEO de la Tech), me doit d’y aller.”
    • Réguler l’IA, c’est possible : on l’a fait avec les CFC dans les années 1980 (ce sont les produits qui provoquaient le trou dans la couche d’ozone, qu’on a effectivement réussi à réguler avec le protocole de Montréal). Perso, j’en doute.
    • (Vers 44 mn) Comparaison entre le changement climatique (qu’on n’arrive pas à régler) et l’IA Générale. “Plus un sujet est proche de ce qui fait tourner l’économie, plus c’est difficile à réguler”
  • Inattendu : Saboter l’IA ? Une liste de méthodes offensives pour faciliter le sabotage algorithmique et l’empoisonnement intentionel de données. Avec par exemple des fichiers ZIP toxiques qui explosent le volume de données quand on les ouvre ou un générateur de fausses image JPEG.
  • Quand éclatera la bulle IA…, une réflexion de l’ami Ploum, avec une référence en conclusion… sur Vélorutopia !
  • Quelques chiffres sur les dépenses d’OpenAI (qui fait ChatGPT et Sora). L’entreprise aurait perdu 5 milliards en 2024 et est sur une tendance de 20 milliards en 2025.
  • Why We’re Not Using AI in This Course, Despite Its Obvious Benefits, un professeur d’éthique qui explique longuement pourquoi les élèves ne sont pas autorisés à utiliser de l’IA générative dans son cours.
  • Microsoft has AI GPUs “sitting in inventory” because it lacks the power necessary to install them. “The biggest issue we are now having is not a compute glut, but it’s power – it’s sort of the ability to get the builds done fast enough close to power,” Nadella said. “So, if you can’t do that, you may actually have a bunch of chips sitting in inventory that I can’t plug in. In fact, that is my problem today. It’s not a supply issue of chips; it’s actually the fact that I don’t have warm shells to plug into.” Donc Microsoft a des GPU qui sont inutilisés faute de place dans des Datacenters alimentés avec suffisament d’électricité ;
  • How AGI became the most consequential conspiracy theory of our time, ou comment la superintelligence montre de troublantes similitudes avec les théories du complot. Une lecture (en anglais) passionnante !
  • Justement, Hubert Guillaud, toujours excellent, nous propose une analyse de l’article ci-dessus : Intelligence artificielle générale : le délire complotiste de la tech, et c’est du bonheur à lire ;
  • Google CEO: If an AI bubble pops, no one is getting out clean “si la bulle de l’IA explose, personne n’en sortira indemne, même nous” explique Sundar Pichai, patron d’Alphabet (Google)
  • Merveilleux don de l’IA à l’humanité : le Chatfishing, la façon dont certaines personnes utilisent ChatGPT dans les apps de rencontre pour dialoguer avec des partenaires potentiels de façon à les séduire. Seulement, quand la rencontre en vrai arrivent, ils sont muets comme des carpes… Ca me rappelle un peu les élèves qui font faire leurs devoirs à l’IA, et qui sont fort dépourvus quand l’examen fut venu !

À propos d’IA et de son empreinte

  • TED Talk de Sasha Luccioni sur les Small Language Models et son projet AI Energy Score. Bien fait, format oblige, sur la possibilité d’utiliser des modèle de langages plus petits, plus spécialisés, qui demandent beaucoup moins de ressources (au point de tourner sur des smartphones). Attention toutefois à l’effet rebond, avec les fabricants de smartphones et de PC, dont les marchés s’essouflent depuis des années, et qui voudraient bien revenir à un renouvellement fréquents de nos terminaux, sous pretexte de les doper à l’IA un peu plus à chaque génération. Samsung, Apple et Microsoft ont déjà commencé…
  • The Ecological Cost of AI Is Much Higher Than You Think, avec des chiffres intéressants. Par exemple, la nouvelle usine de TSMC à Taiwan, qui va produire des puces à 2 nm pour l’IA va consommer 100 000 tonnes d’eau par jour. Il est prévu de construire 4 usines comme ceci pour faire face à la demande. Pendant ce temps-là, à cause du changement climatique, le pays subit une période de sécheresse qui fait que les producteurs de riz n’ont pas pu planter autant de riz que nécessaire. Rappelons que l’autonomie alimentaire, pour Taiwan, est fondamentale : la Chine rappelle fréquemment sa volonté d’annexer l’île.
  • Plein de chiffres sourcés sur l’empreinte environnementale de l’IA par l’ami James Martin : Understanding AI’s true – and ever-increasing – impacts, qui fait un travail formidable ;
  • L’IA est un désastre écologique ! explique Philippe Bihouix dans une vidéo du Futurologue ;
  • Datacenters, IA : comprendre l’empreinte environnementale et les enjeux écologiques
  • The computers that run on human brain cells, un article de Nature sur la startup suisse FinalSpark qui fait des réseaux de neurones… avec des neurones humains. Objectif : consommer moins d’énergie. On se rappellera qu’un cerveau humain consomme environ 20 Watts, alors qu’un bout de Datacenter qui fait tourner un LLM, c’est potentiellement un million de fois plus. S’inspirer du vivant est donc une voie qui inspire certains. En passant, on précisera que ce sont des neurones issus d’une culture de cellules souches, pas d’un trafic d’organes :-D

À propos du capitalisme

Climat

À propos de Fred Turner

Upcycling

Mobilité

À propos d’EROOM

  • Ca fait quelque temps que je réfléchis (parce qu’on me pose la question en conf’) sur l’usage de l’IA dans une approche EROOM. Et voilà que Microsoft sort un truc qui pourrait presque y ressembler : GitHub Copilot app modernization
  • Moment EROOM dans une vidéo qui célèbre les 30 ans du Task Manager de Windows NT. Il fonctionne encore aujourd’hui, il fait 84 Ko. Il a été remplacé dans Windows 11 par une version qui fait… 5,3 Mo. La loi de Wirth qui accompagne la loi de Moore et qui dit que “plus le matériel accélère, plus le logiciel ralentit” est bien toujours vivante !

À propos de Vélorutopia

À propos de logiciel libre

  • End of Japanese community, où le responsable communautaire historique du Support Mozilla au Japon claque sa dem’ suite à l’introduction d’un robot alimenté par l’IA qui écrase le boulot des bénévoles. C’est moche.

Complètement en vrac

  • Paris, 13 novembre, par le journaliste du Monde Michaël Szadkowski ;
  • La Ville de Paris et la FNAC ont organisé au printemps 1970 un concours de photographie amateur visant à produire une couverture photographique exhaustive du territoire parisien. La ville de Paris a numérisé l’essentiel des photos. Jeantho a fait un site permettant un accès plus rapide, et le résultat amusera sûrement les parisiens et les amateurs des années 1970 ;
  • My next chapter with Mastodon. Eugene Rochko, créateur de Mastodon, quitte sa position de CEO. Il explique pourquoi. C’est lourd à porter, et il n’est pas un personnage médiatique, ce qui dessert probablement le projet.
  • C’est le moment de Soutenir Framasoft, qui fait des merveilles. Je le fais chaque année. Et pendant que le CB est de sortie, faites de même à Wikipédia ;
  • Voilà, c’est officiel, j’ai quitté le TAG du W3C en septembre dernier : W3C Advisory Committee Elects Technical Architecture Group ;
  • L’inspirothèque de Limites Numériques est une bibliothèque d’idées, d’expérimentations et de projets inspirants pour penser un numérique plus écologique ;
  • J’étais sur France Inter, au journal de 8h, le 27/11/2025 pour un très rapide passage à (1h 14mn et 20 secondes) sur la bulle de l’IA et pourquoi tout le monde surveille l’action Nvidia comme le lait sur le feu. Je disais ceci : “L’IA, c’est un peu comme la ruée vers l’or, les seuls qui ont gagné de l’argent, ce sont les marchands de pelles. Dans la bulle de l’IA, le marchand de pelles, c’est Nvidia. Et si son cours de bourse flanche, c’est le signe que la bulle va éclater.” (oui, c’est court, et même pas sûr qu’ils aient tout passé !) Si l’envie vous prend d’écouter Gilles Babinet sur le même sujet, déplacez le curseur jusqu’à 2h, 9mn pour un débat sensiblement plus long avec une économiste.

Publié le 09.11.2025 à 10:46

L'IA fait elle de nous des prolétaires ?

Voici un billet publié initialement sur LinkedIn, mais qui mérite sa place en dehors des réseaux propriétaires.

L’IA fait-elle de nous des prolétaires ? D’après le philosophe Bernard Stiegler, c’est oui : “le prolétariat, c’est ceux qui perdent leur savoir, parce que leur savoir est extériorisé dans les machines” (dans cette vidéo).

Et quand on y pense, c’est très évocateur de ce qui est en train de se passer avec l’IA : on ne rédige plus, on fait rédiger à une IA. On ne développe plus, on fait développer par une IA. On ne dessine plus, on fait dessiner… et ainsi de suite. Mais à ne plus faire, on oublie comment on faisait. Et pour ceux qui ne savaient pas faire, on n’apprend plus à faire. On n’apprend plus, on ne fait plus. On ne fait plus que vérifier que la machine fait bien. Mais comment vérifier un travail si on ne sait plus le faire soi-même ? D’ailleurs quand j’en parle autour de moi aux personnes qui utilisent de l’IA, la vérification est devenue si fastidieuse qu’ils passent outre.

Le plus paradoxal, c’est que Bernard Stiegler est mort en 2020 et qu’il a partagé cette définition lors d’une interview donnée il y a presque 14 ans, 11 ans donc avant la sortie de ChatGPT. Ce dernier est fort de ses 800 millions d’utilisateurs actifs par semaine, acquis en moins de trois ans.

Si on en croit Stiegler, ils sont autant de candidats à l’auto-prolétarisation qui croient au contraire que s’engager dans cette direction va sauver leur emploi. Quelle ironie !

Cela pose la question de la façon dont on aborde l’IA : peut-on profiter de l’IA sans y laisser son intelligence ? (et ne me lancez pas sur son empreinte environnementale, hein !)

Je mets le contexte de l’émission “Le Grand Réinventaire”

Le prolétariat, ça n’est pas la classe ouvrière, ça n’est pas les gens pauvres. La définition du prolétariat par Marx, c’est ceux qui perdent leur savoir, parce que leur savoir est extériorisé dans les machines. La prolétarisation des travailleurs manuels, décrite la première fois par Adam Smith 80 ans avant Marx, c’est le fait qu’avec les machines qui deviennent programmables, par exemple le métier Jacquard, le savoir qui était entre les mains de la fileuse qui fabriquait le tissu passe dans la machine à travers un programme qui est d’ailleurs l’origine du programme informatique, donc c’est une histoire très importante.

Sur le sujet, voir aussi :


 

 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
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Thomas PIKETTY
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