25.11.2025 à 12:37
Lou Caubet

"Sur les 28 points initiaux, il n’en restait plus que 19 dans la soirée de lundi", annonce Le Monde. La déclaration commune publiée par la Maison-Blanche après la réunion entre les représentants des États-Unis et de l'Ukraine à Genève "pour discuter de la proposition de paix américaine" indique que Kiev et Washington "ont élaboré un cadre […]
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"Sur les 28 points initiaux, il n’en restait plus que 19 dans la soirée de lundi", annonce Le Monde. La déclaration commune publiée par la Maison-Blanche après la réunion entre les représentants des États-Unis et de l'Ukraine à Genève "pour discuter de la proposition de paix américaine" indique que Kiev et Washington "ont élaboré un cadre de paix actualisé et affiné" par rapport au projet avancé le 21 novembre dernier, rapporte Il Sole 24 Ore.
Au cours du week-end, les "alliés européens de Kiev", menés par le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, ont présenté la contre-proposition qui modifie le projet américain afin de mieux protéger les intérêts de l'Ukraine, explique la BBC . Néanmoins Le Monde souligne que "les négociations de Genève ont permis de retirer du projet américain les points les plus problématiques pour les pays de l’UE et l’Ukraine. Mais ce plan en 19 points reste à finaliser et doit être soumis aux Russes."
"Certains paragraphes ont été tout simplement rayés de la carte" note Le Monde, "comme la suggestion de réintégrer la Russie dans le G8, ou d’offrir aux États-Unis la possibilité d’utiliser les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens". Mais des points restent à éclaircir, notamment les sanctions à l'égard de la Russie, la perspective de l'adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne ou son renoncement à rejoindre l'Otan, nuance le journal du soir.
En effet, Courrier international explique que "les aspects les plus délicats [ont été laissés en suspens] afin qu’ils soient tranchés par les présidents Donald Trump et Volodymyr Zelensky". "Ce texte reflète 'déjà la plupart des priorités clés' de Kiev, selon l’Ukraine. Il convient notamment que soit 'respectée la souveraineté' ukrainienne", rapporte Libération. La date de la rencontre entre les deux présidents reste incertaine [Le Monde].
Par ailleurs, la presse souligne la position ambivalente des États-Unis. Vendredi, Washington affirmait qu’il s’agissait d’un "bon plan à la fois pour la Russie et pour l’Ukraine". Pourtant lundi soir, "la porte-parole de la Maison-Blanche a qualifié […] de 'complètement fallacieuse' l’idée selon laquelle le président américain Donald Trump et son gouvernement favoriseraient la Russie" [Libération].
La situation reste précaire : "le Kremlin a de fait jugé […] que la contre-proposition européenne au plan américain n’était pas constructive et ne convenait pas à la Russie" [L'Express]. Alors que Donald Trump a aussi pour objectif "d’obtenir au plus vite la paix en Ukraine quitte à brader sa souveraineté" [Le Monde].
Selon Le Monde, l'UE s'est appuyée sur le plan de Trump afin d'"éviter de braquer les Américains, en admettant que leur travail était valide". Mais cela "a donné l’image d’Européens suiveurs et pris de court, résignés à prendre en considération un texte qui semblait avoir été rédigé sous la dictée russe". Ainsi, "l'Union européenne et ses alliés font désormais pression pour avoir leur mot à dire sur la suite des événements", comme l'adhésion à l'UE, les sanctions ou les actifs russes gelés en Europe [Euronews].
Les réactions des chefs d'État européens n'ont pas tardé : Emmanuel Macron a appelé à ne pas être "faible" face à la "menace" de la Russie qui a "une posture beaucoup plus agressive" [RTL]. Le chancelier allemand a quant à lui réitéré que "la Russie doit être présente à la table [des négociations]", jugeant improbable "une percée diplomatique cette semaine" [L'Express].
"Les frappes aériennes de Moscou frappent l'Ukraine alors que les États-Unis remettent en question le plan en 28 points", titre le Kyiv Post. Malgré les discussions diplomatiques en cours, de "[nouvelles] attaques aériennes massives [se sont déroulées] en Ukraine et en Russie" dans la nuit de lundi à mardi, faisant des morts russes et ukrainiens [L'Express].
L'Express relève que "le ministère de l’Énergie a de son côté rapporté 'une attaque massive combinée de l’ennemi contre les infrastructures énergétiques'", une méthode "provoquant d’incessantes coupures de courant" à l'approche de l'hiver. Courrier international rappelle que "Moscou avait menacé d’intensifier ses bombardements si Kiev n’acceptait pas le plan en 28 points de Donald Trump".
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24.11.2025 à 11:26
Florian Chaaban

"Près de 80 chefs d'État et de gouvernement sont attendus ce lundi 24 novembre à Luanda. La capitale de l'Angola accueille [pendant quarante-huit heures] le sommet conjoint de l'Union africaine et de l'Union européenne" [RFI]. "Septième rassemblement du genre, ce [rendez-vous] intervient après une réunion du G20 en Afrique du Sud où un boycott américain […]
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"Près de 80 chefs d'État et de gouvernement sont attendus ce lundi 24 novembre à Luanda. La capitale de l'Angola accueille [pendant quarante-huit heures] le sommet conjoint de l'Union africaine et de l'Union européenne" [RFI].
"Septième rassemblement du genre, ce [rendez-vous] intervient après une réunion du G20 en Afrique du Sud où un boycott américain a mis en lumière les fractures géopolitiques", observe France 24.
"À l'occasion des 25 ans de leur partenariat, les dirigeants des deux continents entendent redéfinir leur coopération dans des domaines stratégiques comme la paix, le commerce, la santé et le multilatéralisme" [Africa News Agency].
Ce sommet revêt une importance particulière pour l'UE, avec l'enjeu de "conserver son rôle de principal partenaire du continent. L'Afrique est redevenue un terrain de bataille diplomatique, où la Chine, les États-Unis et la Russie se disputent ses minerais, son potentiel énergétique et son soutien politique", souligne France 24.
D'autant que "le commerce entre l'UE et l'Afrique est en baisse. Il s'est élevé à environ 355 milliards d'euros en 2024, soit plus de 100 milliards de moins que l'année précédente", pointe L'Opinion. L'Union reste toutefois "le premier fournisseur d'investissements directs étrangers sur le continent et son principal partenaire commercial" [France 24].
Le choix de l'Angola n'a rien d'anodin. "Géant de l'énergie et centre logistique" stratégique [Deutsche Welle], le pays est aussi au centre d'un "héritage colonial difficile à ignorer" [Politico]. "L'Union africaine, [présidée par] le dirigeant angolais João Lourenço […], a fait des réparations liées à l'esclavage et aux crimes coloniaux son thème de travail pour l'année", relate le média en ligne.
Pendant ces deux jours, les dirigeants européens et africains aborderont de nombreux sujets. "Il sera d’un côté question de paix, de sécurité, de gouvernance et de multilatéralisme. L'occasion d'évoquer les crises, les conflits sur les deux continents, comme l'Ukraine, le Soudan ou encore le Sahel", note RFI. "Puis les dirigeants se retrouveront autour des questions […] de migrations et de mobilité", précise la radio internationale.
"Les chefs d’État et de gouvernement discuteront [notamment] des moyens de juguler l'immigration illégale vers l'Europe, un thème qui a nourri ces dernières années le discours et les gains électoraux de nombreux partis d'extrême droite sur le Vieux Continent" [Africa Radio].
"Notre objectif pour ce sommet historique est la poursuite d'un partenariat entre l'UE et l'Afrique robuste, équilibré et tourné vers l’avenir. […] Ensemble, nous pouvons relever les défis mondiaux et faire émerger des opportunités partagées", a déclaré le président du Conseil européen, António Costa, en amont de cet événement [Africa News Agency].
Parmi tous ces enjeux, "le renforcement du commerce sera sans doute la priorité, alors que les tarifs américains affectent les deux continents", relate France 24. L'Union européenne compte notamment sur son "Global Gateway" : une stratégie annoncée en 2021 qui vise à mobiliser plus de 300 milliards d'euros d'investissements d'ici 2027, dont 150 milliards pour l'Afrique", rappelle RFI.
Or "on est encore très loin du compte", déplore L'Opinion, pour qui l'un des objectifs est avant tout d'"éviter que Luanda soit, une fois de plus, un sommet fait de vœux pieux".
"Cela nécessitera des investissements dans les infrastructures, l'énergie et des projets industriels qui créent de l'emploi et soutiennent la croissance économique en Afrique - [sans compter] un éloignement des simples déclarations de bonnes intentions" [France 24]. "L'Afrique n'attend pas de nouvelles déclarations mais des engagements crédibles et réalisables", a affirmé le porte-parole de l’Union africaine, Nuur Mohamud Sheekh, poursuit le média.
"Ces jours-ci, tout discours sur les infrastructures en Angola se tourne inévitablement vers le corridor du Lobito, le projet phare d'infrastructure du pays", avance la Deutsche Welle. "Financé par l'UE et les États-Unis, [ce dernier] vise à moderniser [une ligne] ferroviaire reliant le port angolais de Lobito à la République démocratique du Congo" [Politico].
Si le projet estimé à "un milliard de dollars" accuse d'importants retards dans sa mise en œuvre, "des trains circulent déjà le long de la route tant convoitée, transportant principalement du cuivre des mines congolaises" [Deutsche Welle].
Les minerais critiques apparaissent aujourd'hui comme le nerf de la guerre dans la compétition mondiale. Ainsi, "l'UE cherchera également [lors de ce sommet] à sécuriser les minerais critiques nécessaires à sa transition écologique et à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine pour les terres rares, essentielles aux technologies et produits électroniques", appuie France 24. Dans ce contexte, la Commission européenne a annoncé la présentation, d'ici la fin de l'année, de son plan RESourceEU, destiné à sécuriser l'approvisionnement de l'Union dans ce secteur stratégique.
Si les diplomates européens "se sont efforcés de présenter ces projets comme des partenariats 'gagnant-gagnant', les critiques rétorquent que le schéma reproduit certaines pratiques extractives de l'époque coloniale et n'a pas encore apporté d'améliorations significatives aux communautés locales", conclut le média.
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21.11.2025 à 12:52
Lou Caubet

La présidence ukrainienne a annoncé jeudi 20 novembre avoir "officiellement reçu un projet de plan [de paix] de la part des États-Unis qui, selon l'évaluation américaine, pourrait redynamiser la diplomatie" [L'Express]. Les 28 points qu'il contient ont été diffusés à la presse, dont Le Monde. Mais ce nouveau projet pousse l'Ukraine à "faire des concessions […]
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La présidence ukrainienne a annoncé jeudi 20 novembre avoir "officiellement reçu un projet de plan [de paix] de la part des États-Unis qui, selon l'évaluation américaine, pourrait redynamiser la diplomatie" [L'Express]. Les 28 points qu'il contient ont été diffusés à la presse, dont Le Monde.
Mais ce nouveau projet pousse l'Ukraine à "faire des concessions douloureuses afin de mettre fin à l'invasion de son pays par le Kremlin" [The Guardian]. "Il prévoit notamment que Kiev cède à Moscou les régions de Donetsk et Lougansk, qui seraient 'reconnues de facto comme russes, y compris par les États-Unis'. Tandis que la Russie pourrait réintégrer le G8, Kiev devrait également s’engager à ne jamais rejoindre l’Otan" [L'Express].
D'après la Maison-Blanche, Volodymyr Zelensky doit échanger avec Donald Trump "dans les prochains jours" sur les "possibilités diplomatiques disponibles et les principaux points nécessaires à la paix", poursuit le média. Cependant, "la probabilité que ce plan en 28 points, concocté par les États-Unis, se concrétise en l'état semble faible pour nombre d'analystes" [Les Échos]. "Les négociations sont [tout de même] considérées comme urgentes en raison de la situation énergétique de l'Ukraine" [The Kyiv Independent].
Le plan proposé prévoit que "Kiev cède les régions de Donetsk et Louhansk, dans l’est du pays, à Moscou" [Le Monde]. "L'armée ukrainienne se retirerait de la partie de la région de Donetsk qu'elle contrôle et qui deviendrait une zone tampon démilitarisée appartenant à la Russie" [Huffington Post]. De plus, "deux autres régions dans le sud seraient partagées selon le tracé de l'actuelle ligne de front : […] celle de Kherson et celle de Zaporijjia" [L'Orient - Le Jour].
Par ailleurs, "les États-Unis proposent également que l'Ukraine s'engage à ne jamais rejoindre l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan). Une non-adhésion que le pays devrait, s'il l'accepte, inscrire dans sa Constitution" [BFM TV]. Cette clause constitue une "revendication majeure de la Russie", note le média.
Le Monde souligne que l'armée ukrainienne devrait être "réduite à 600 000 militaires (contre environ 800 000 aujourd’hui)". De plus, "aucune troupe étrangère ne serait autorisée sur le sol ukrainien, une condition qui exclut la mise en place d'une force de maintien de la paix dirigée par le Royaume-Uni et la France après la conclusion d'un accord" [The Guardian].
Autre élément important, le plan soutenu par les Américains prévoit la signature d'un "accord de non-agression" entre la Russie, l'Ukraine et l'Europe [BFM TV]. "Kiev serait par ailleurs 'éligible' à l'adhésion à l'Union européenne", précise le média, qui indique que la Russie "s'engagerait donc à ne pas envahir l'Ukraine".
Si Moscou ne respecte pas cet engagement, "toute future attaque armée 'significative, délibérée et soutenue' de la Russie contre l'Ukraine 'sera considérée comme une attaque menaçant la paix et la sécurité de la communauté transatlantique', et déclenchera une réponse des États-Unis et de leurs alliés, y compris militaire", relate Le Figaro.
L'Orient - Le Jour ajoute que "la proposition […] prévoit un plan de reconstruction et la tenue d'élections dans le pays sous 100 jours". Infrastructure clé de l'indépendance ukrainienne, "la centrale nucléaire de Zaporijjia serait [ainsi] relancée sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et sa production d'électricité irait pour 50% à l'Ukraine et pour 50% à la Russie" [Huffington Post].
À l'initiative de ce plan, les États-Unis y voient, selon les termes de la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, un "bon plan à la fois pour la Russie et pour l'Ukraine" [Courrier International]. Un responsable américain argue que le plan comprend des garanties de sécurité pour Kiev "équivalentes à celles de l'Otan" en cas de future attaque [Le Figaro].
Surtout, "le plan promet également que 'toutes les parties impliquées dans ce conflit recevront une amnistie complète pour leurs actions durant la guerre'", souligne BMF TV. Une mesure largement favorable à la Russie.
Les diplomates et spécialistes se montrent prudents. À ce jour, "rien n'indique actuellement que le Kremlin soit prêt à mener des négociations sérieuses. [Vladimir] Poutine tente de gagner du temps et d'échapper aux sanctions américaines", estime Oleksandr Merezhko, président de la commission parlementaire ukrainienne chargée de la politique étrangère [The Guardian]. Pour The Kyiv Independent, "le Kremlin a durci sa position, sentant que la situation militaire de l'Ukraine se détériorait et profitant d'un scandale de corruption majeur impliquant des proches du président Volodymyr Zelensky".
À Bruxelles, "les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne réunis [en Conseil Affaires étrangères]" jeudi 20 novembre "misent sur une seule voie : accentuer la pression sur le Kremlin" [RFI]. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas met en garde : "pour qu'un plan fonctionne, il faut que les Ukrainiens et les Européens soient impliqués, c'est très clair". Politico indique que ce plan “suscite l’inquiétude dans les capitales européennes, en partie parce qu'elles ont été totalement exclues du processus d'élaboration, et surtout parce qu'il ne représente rien de plus que la liste de souhaits de Poutine”.
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20.11.2025 à 12:43
Juliette Verdes

"Ursula von der Leyen compte toujours signer officiellement, d'ici la fin de l'année, l'accord commercial entre l'UE et quatre pays du Mercosur […]. La date retenue dans son agenda est le 20 décembre, au Brésil", retracent Les Echos. Mais le texte "se heurte toutefois encore à des résistances, de la part des États membres comme du Parlement européen". […]
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"Ursula von der Leyen compte toujours signer officiellement, d'ici la fin de l'année, l'accord commercial entre l'UE et quatre pays du Mercosur […]. La date retenue dans son agenda est le 20 décembre, au Brésil", retracent Les Echos. Mais le texte "se heurte toutefois encore à des résistances, de la part des États membres comme du Parlement européen".
Le 13 novembre, une initiative transpartisane a vu le jour au Parlement européen pour contester la forme juridique du texte. Plusieurs élus "ont déposé une résolution demandant un avis juridique de la Cour de Justice de l'Union européenne [CJUE] sur l'accord commercial UE-Mercosur", rappelle Euractiv. Cette demande, "soutenue par 145 députés issus de cinq groupes politiques et de 21 nationalités différentes […], aurait suspendu la ratification du texte jusqu'au verdict de la Cour".
Or mercredi 19 novembre, il s'est produit "un mini-coup de théâtre", écrivent Les Echos. Le projet de résolution, que les eurodéputés souhaitaient inscrire à l'ordre du jour de la prochaine session plénière du Parlement européen, "a été bloqué pour des raisons de procédure, ce qui a suscité la colère des parlementaires et mis tout le processus de ratification de l'accord sur la sellette" [Euronews].
Les initiateurs de la résolution estiment que la Commission européenne a outrepassé son mandat "en divisant l'accord entre ses parties commerciales et politiques, afin de contourner l'approbation des parlements nationaux au cours du processus de ratification" [Euronews]. Les accords commerciaux relèvent de la compétence exclusive de l'UE. En théorie, les Parlements nationaux ne doivent pas se prononcer sur le texte. Mais les accords dits de "nouvelle génération", comme le Mercosur, contiennent un certain nombre de dispositions politiques devant être validées au niveau national, selon la jurisprudence européenne.
En ce qui concerne la résolution, "l'administration du Parlement a déclaré mercredi que la demande de porter l'accord du Mercosur devant les juges de l'UE était irrecevable", explique Euronews. Le motif : les États membres de l'UE n'ont pas encore adopté leur position au Conseil, et n'ont donc pas encore demandé l'accord du Parlement pour ratifier l'accord.
"La Conférence des présidents, un organe parlementaire composé des présidents des différents groupes politiques, a confirmé la décision mercredi, ce qui signifie que la résolution ne sera pas incluse dans l'ordre du jour de la prochaine session plénière à Strasbourg la semaine prochaine", poursuit Euronews. Certains députés européens voient dans ce blocage "une intervention de Roberta Metsola, la présidente du Parlement européen, issue du Parti populaire européen (PPE), plus grand groupe de l'hémicycle, qui soutient l'accord" [Euractiv]. Roberta Metsola participe également à la Conférence des présidents.
"Il est inacceptable que la présidente du Parlement s'arrange avec les règles pour sauver à tout prix l’accord UE-Mercosur !", fustige l'eurodéputée Manon Aubry sur X. "Roberta Metsola s'est livrée à une interprétation abusive et partisane du règlement intérieur du Parlement européen", estime de son côté Pascal Canfin (Renew Europe) dans les colonnes du Monde. Mais "ce n'est que partie remise : nous voterons dès que le Conseil aura officiellement signé l'accord, en décembre", prévient-il.
"Ursula von der Leyen compte en effet se rendre au Brésil avec un accord commercial qui aura été, au préalable, adopté par une majorité qualifiée des États membres", poursuit le journal du soir. "L'Italie, longtemps réticente, semble aujourd'hui prête à l'accepter".
En outre, "les ambassadeurs des Vingt-Sept ont approuvé [le 19 novembre] une demande de la France concernant des clauses de sauvegarde renforcées pour les produits agricoles les plus sensibles, avec possibilité d'une intervention en cas de déstabilisation du marché" [La Libre]. "Mais le projet n'est toujours pas acceptable ‘en l'état’ par Paris", a réaffirmé le même jour Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement français.
"À Bruxelles, la valse-hésitation des Français commence à irriter", rapporte Le Figaro. "'Plutôt positif' lors d'un déplacement au Brésil [le 6 novembre dernier], Emmanuel Macron avait semblé faire un pas en avant en faveur de l'accord, avant de rétropédaler après le tollé provoqué par ses propos parmi les agriculteurs français comme dans la classe politique", rappelle le journal.
Selon Le Monde, la France "n'a probablement pas les moyens, avec l'Irlande, l'Autriche, la Pologne et la Hongrie, de constituer une minorité de blocage". Mais "le Parlement européen pourrait y mettre un coup d'arrêt. De manière provisoire, s'il saisit la Cour de justice de l'UE. De manière définitive, s'il vote contre le traité de libre-échange, ce qui n'est pas à exclure", conclut le journal.
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19.11.2025 à 13:17
Agathe Grinon

"Nous refusons d’être un vassal" : à l’heure où l'Europe accuse un retard numérique considérable vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, Emmanuel Macron a martelé mardi 18 novembre l'ambition d'indépendance européenne en la matière [France 24]. "Il ne faut pas laisser la suprématie technologique" à ces deux puissances, a abondé le chancelier allemand Friedrich […]
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"Nous refusons d’être un vassal" : à l’heure où l'Europe accuse un retard numérique considérable vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, Emmanuel Macron a martelé mardi 18 novembre l'ambition d'indépendance européenne en la matière [France 24]. "Il ne faut pas laisser la suprématie technologique" à ces deux puissances, a abondé le chancelier allemand Friedrich Merz lors d'une conférence de presse commune [Le Figaro].
C'est avec la volonté affichée de "reprendre la main" sur le destin numérique de l'Union européenne que la France et l'Allemagne organisaient hier, à Berlin, la première édition d’un sommet sur la souveraineté numérique [France 24]. "Environ 900 participants" s'y sont rendus, "y compris des patrons d’entreprises technologiques européennes" ainsi qu'Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée du numérique [Die Zeit].
La stratégie était claire : "multiplier les projets de collaboration entre les deux pays, afin d’enclencher une dynamique plus large sur le continent" [Le Figaro]. "Un total de 18 partenariats entre les deux rives du Rhin dans la santé, la défense, la recherche scientifique ou l’IA agentique, mobilisant un milliard d’euros, a ainsi été annoncé".
Douze autres milliards d’euros de promesses d’engagement "ont été recueillis", selon les autorités allemandes citées par La Dépêche. Une somme jugée néanmoins insuffisante "face aux centaines de milliards nécessaires chaque année pour rester dans la course".
Paris et Berlin ont également annoncé "leur intention de déployer dans leurs administrations une offre commune de Mistral AI et SAP" [Les Echos]. Le géant allemand des logiciels SAP intégrera désormais les outils d’intelligence artificielle du français Mistral. Autre rapprochement : celui de l’Association fédérale AI et de l’association française Hub France, qui regroupent les acteurs de l'IA des deux pays. L'accord de coopération signé hier ouvre la voie à "une action commune dans les domaines de l'innovation responsable, de l'intelligence artificielle éthique et de la gouvernance des données", détaille Handelsblatt.
Le sommet a également permis au couple franco-allemand d'exposer ses requêtes à la Commission européenne en matière de simplification. Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont demandé "un moratoire de douze mois sur les dispositions relatives aux systèmes d’intelligence artificielle (IA) à haut risque et exhortent la Commission à intégrer une réforme du RGPD (le règlement général sur la protection des données) dans son prochain paquet numérique", qui doit être présenté aujourd'hui [La Dépêche].
Les deux dirigeants ont en outre présenté "une série d’initiatives visant, selon eux, à changer la donne" : des promesses "d’avancer vers une priorité donnée aux solutions européennes dans les marchés publics technologiques, de protéger totalement les données européennes contre toute surveillance étrangère – et même de s’attaquer aux abus de position dominante de grands fournisseurs cloud américains" [Politico].
Des divergences persistent toutefois, comme sur la définition de la souveraineté numérique dans les marchés publics. "Le ministre allemand du Numérique, Karsten Wildberger, s’est gardé de soutenir les appels clairs de son homologue française Anne Le Hénanff visant à instaurer une véritable préférence européenne" en la matière, note Euractiv. "Nous poursuivrons la discussion sur la préférence européenne", a expliqué la ministre française en conférence de presse.
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18.11.2025 à 10:54
Florian Chaaban

"Une victoire diplomatique majeure" pour l'administration américaine, résume The Washington Post. Lundi 17 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a "approuvé la résolution inspirée du plan de paix pour Gaza promu par le président américain Donald Trump" [El País]. "La mesure a été approuvée par 13 membres, la Chine et la Russie s'étant […]
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"Une victoire diplomatique majeure" pour l'administration américaine, résume The Washington Post. Lundi 17 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a "approuvé la résolution inspirée du plan de paix pour Gaza promu par le président américain Donald Trump" [El País]. "La mesure a été approuvée par 13 membres, la Chine et la Russie s'étant abstenues", complète le quotidien espagnol.
Ce vote, "que l'ambassadeur américain aux Nations unies Mike Waltz a qualifié d''historique et constructif'" [Le Parisien], prévoit notamment "le déploiement d'une force internationale" dans l'enclave palestinienne. "Ravagé par deux années de guerre provoquée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien du 7 octobre 2023", le territoire fait l'objet d'un fragile cessez-le-feu depuis l'Accord de Charm-el-Cheikh le 10 octobre.
Donald Trump, "l'instigateur de ce plan, s'est félicité d'une 'des approbations les plus importantes de l'histoire des Nations unies'", observent Les Echos. Soutenu par l'Autorité palestinienne, le projet est en revanche de nouveau critiqué par le Hamas, selon qui ce dernier "ne répond pas aux exigences et aux droits politiques et humains" des Palestiniens et "impose un mécanisme de tutelle internationale".
Concrètement, le texte "autorise la mise en place d'une force de stabilisation internationale chargée notamment de l'appui à la sécurisation des frontières en coopération avec Israël et l'Égypte, de la démilitarisation de Gaza [et] du désarmement 'des groupes armés non étatiques'", relate Le Parisien. Cette force, dont la composition n'a pas été précisée, doit aussi assurer "la protection des civils et la formation d'une police palestinienne".
La résolution donne également mandat "jusqu’au 31 décembre 2027 à un 'comité de la paix', organe de 'gouvernance de transition' jusqu’à la réforme de l'Autorité palestinienne" [Libération]. Selon le plan en 20 points qui y est annexé, ce comité doit être présidé par Donald Trump lui-même.
Contrairement aux premières versions, le texte, plusieurs fois modifié lors de négociations sensibles, "évoque l'éventualité d'un État palestinien" [Le Figaro]. "Après la réforme de l'Autorité palestinienne et l'avancée de la reconstruction de Gaza, 'les conditions pourraient finalement être en place pour un chemin crédible vers une autodétermination palestinienne et un statut d'État'", est-il écrit.
Un avenir clairement rejeté par Israël. "À la veille du vote à l'ONU, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé l'opposition catégorique de son gouvernement à la création d'un État palestinien, soulevant des questions quant à savoir si Israël autorisera la mise en œuvre des propositions sous mandat de l'ONU" [The Guardian].
"Son ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a lui appelé lundi à l'arrestation du président Mahmoud Abbas et à l'assassinat d'autres hauts responsables palestiniens si l'ONU venait à reconnaître un État palestinien", relaie Le Figaro.
"Préalablement au vote, l'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Danny Danon, a insisté face à la presse sur une 'exigence fondamentale', appuyée par son homologue américain Mike Waltz : le retour des corps des trois derniers otages encore à Gaza" [Le Parisien].
Pour la France, qui a voté en faveur de la résolution, cette dernière "répond aux besoins les plus urgents des populations et permet de soutenir les efforts de paix en cours" [Les Echos].
En dépit des avancées décidées, "de nombreux points litigieux" demeurent, explique La Tagesschau. Notamment "le désarmement, le retrait complet de l'armée israélienne du territoire et l'avenir de la bande de Gaza". Comme le souligne The Jerusalem Post, "le travail le plus difficile […] commence maintenant".
Dans le même temps, la Russie, "qui a fait circuler un texte concurrent, avait justifié cette initiative par le fait que la résolution américaine n'allait pas assez loin sur la perspective d'un État palestinien" [Ouest-France]. Le texte russe, également consulté par l'AFP, "n'autorise ni la création d'un Comité de la paix ni le déploiement d'une force à ce stade, demandant au secrétaire général de l'ONU de proposer des 'options' en la matière" [Le Parisien].
"D'autres États membres ont exprimé des réticences, s'inquiétant d'un manque de clarté dans les mandats du Comité de la paix et de la force de stabilisation internationale (ISF)", relèvent Les Echos. "Face à ce qu'ils ont qualifié de 'tentatives de semer la discorde', les États-Unis avaient redoublé d'efforts ces derniers jours pour obtenir un feu vert". Les Américains ont également "mis en avant le soutien des pays arabes et musulmans (Qatar, Égypte, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Indonésie, Pakistan, Jordanie, Turquie)", conclut Libération.
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17.11.2025 à 12:18
Lou Caubet

"Le gouvernement travailliste britannique [doit] confirmer, lundi 17 novembre, un durcissement drastique des conditions d’asile au Royaume-Uni", entame Le Monde. Au Royaume-Uni, Shabana Mahmood, ministre britannique de l'Intérieur, s'apprête à annoncer devant le Parlement "des mesures visant à réduire l'aide accordée aux demandeurs d'asile, notamment la fin de la garantie de logement et le retrait de […]
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"Le gouvernement travailliste britannique [doit] confirmer, lundi 17 novembre, un durcissement drastique des conditions d’asile au Royaume-Uni", entame Le Monde.
Au Royaume-Uni, Shabana Mahmood, ministre britannique de l'Intérieur, s'apprête à annoncer devant le Parlement "des mesures visant à réduire l'aide accordée aux demandeurs d'asile, notamment la fin de la garantie de logement et le retrait de l'aide financière pour les personnes aptes à travailler ou disposant de moyens indépendants" [The Economist]. La dirigeante de 45 ans avait annoncé dès sa nomination qu'"elle serait radicale dans la refonte du système d'immigration britannique", rapporte la BBC. L'objectif de ces réformes d'ampleur vise à rendre "moins attrayante la venue de migrants clandestins en Grande-Bretagne" mais aussi à "[faciliter] l'expulsion de ceux qui se trouvent déjà dans le pays" [Euronews].
Les "mesures drastiques", présentées dans les grandes lignes ce week-end, ressemblent à une "révolution dans un pays confronté à une pression migratoire record" [Le Parisien]. Et touchent à l'ensemble de la structure du système migratoire britannique.
Détaillé dans La Libre, "le nouveau système réduira la durée de [droit de] séjour de cinq ans à 30 mois, et multipliera par quatre, de cinq à 20 ans, le délai nécessaire pour demander à devenir résident permanent". "Le Royaume-Uni accorde actuellement l’asile aux personnes qui peuvent prouver qu’elles ne sont pas en sécurité dans leur pays d’origine, le statut de réfugié étant accordé à celles qui sont persécutées", rappelle Euronews.
Le ministère de l'Intérieur, le Home Office, a aussi annoncé sa volonté de mettre un terme à "l'accès automatique aux aides sociales - logement, allocations financières - pour les demandeurs d'asile" complète La Libre.
Enfin, la réforme s'attaque aussi au "billet en or [qui] a fait grimper les demandes d'asile au Royaume-Uni, poussant les gens à traverser l'Europe, via des pays sûrs, pour monter à bord d'embarcations de fortune", selon les propos de la ministre qui souhaite y mettre fin [La Libre]. Ce billet en or désigne, selon le gouvernement travailliste, "les conditions actuelles jugées trop généreuses. Les réfugiés peuvent aujourd’hui demander à s’installer définitivement au Royaume-Uni, sans frais, après cinq ans de présence […]. Un système perçu comme un appel d’air pour les candidats à l’exil" [Le Parisien].
Le changement de paradigme annoncé s'inspire "directement du modèle danois, introduit en 2021 par les sociaux-démocrates et considéré comme l’un des plus restrictifs d’Europe. Les demandes d’asile y ont d’ailleurs considérablement chuté" [Le Monde].
Ces annonces interviennent dans un climat politique sensible au Royaume-Uni. "L’immigration [y] a dépassé l’économie en tant que principale préoccupation des électeurs selon les sondages, le parti d’extrême droite Reform UK plaçant la question au cœur du débat politique et faisant pression sur le gouvernement pour qu’il adopte une position plus dure" [Euronews].
Des tensions également palpables au sein même du camp travailliste. "[Shabana] Mahmood a rencontré ces dernières semaines des groupes de députés travaillistes" pour défendre sa démarche, explique la BBC. Selon ces derniers, "l'équilibre sera difficile à trouver". La société civile aussi s'inquiète de cette réforme qui pourrait "provoquer 'un nouveau scandale Windrush' et laisser les réfugiés dans une situation d'incertitude quasi permanente", faisant référence à un scandale administratif en 2018 qui a entrainé l'expulsion injustifiée d'une centaine de personnes par le Home Office [The Guardian].
Pour la ministre de l'Intérieur, "fille de ressortissants pakistanais arrivés 'légalement' au Royaume-Uni […], cette réforme vise à l’'équité', alors que cet été, les manifestations se sont multipliées dans le pays contre les hôtels hébergeant des demandeurs d’asile", rappelle Le Monde. "Le nombre des demandeurs d’asile a significativement augmenté ces dernières années au Royaume-Uni. Il est passé à 400 000 pour la période 2021-2025, soit deux fois et demie plus que dix ans plus tôt (pour la période 2011-2015)", poursuit le journal du soir.
Les demandes d’asile au Royaume-Uni "ont [ainsi] bondi de 18 % [l'an passé], alors qu’elles reculaient de 13 % dans l’Union européenne sur la même période", observe Le Parisien. "Avant de convaincre l’opinion publique qu’il a trouvé la martingale contre la migration illégale, le camp travailliste du Premier ministre Keir Starmer va devoir [désormais] persuader son propre camp d’adopter ces réformes", conclut Le Monde.
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14.11.2025 à 12:14
Lou Caubet

Un moment "inédit", attaque La Libre. Jeudi 13 novembre 2025, le premier paquet législatif Omnibus, qui allège la charge administrative pesant sur les entreprises dans le cadre du Pacte vert "a été approuvé par 60 % des eurodéputés, dans le cadre d'une majorité alternative associant le Parti populaire européen (PPE) et l'extrême droite", explique le […]
L’article Au Parlement européen, la droite et l'extrême droite s'allient pour revoir les règles environnementales imposées aux entreprises est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Un moment "inédit", attaque La Libre. Jeudi 13 novembre 2025, le premier paquet législatif Omnibus, qui allège la charge administrative pesant sur les entreprises dans le cadre du Pacte vert "a été approuvé par 60 % des eurodéputés, dans le cadre d'une majorité alternative associant le Parti populaire européen (PPE) et l'extrême droite", explique le quotidien belge.
Ce paquet de simplification concerne les directives sur le devoir de vigilance européen (CS3D) et sur le reporting de durabilité (CSRD). "Ces deux textes permettaient des avancées sur la responsabilité des entreprises en matière de climat, droits humains et environnement, et ont été vidées de leurs substances", pointe L'Humanité, tandis que Ouest-France estime que le texte sur le devoir de vigilance des entreprises (CS3D) a été "détricoté" par des amendements en deçà des ambitions.
Le texte, déjà fortement contesté "par les industriels, mais aussi par plusieurs États membres (dont la France) devient […] la première loi à être adoptée […] par une alliance entre le PPE (droite) et les trois groupes d’extrême droite de l’hémicycle", poursuit le quotidien régional.
La directive sur le devoir de vigilance des entreprises (CS3D), pas encore en vigueur, prévoit de responsabiliser les entreprises en rendant leurs activités "conformes aux droits humains, au droit de l'environnement et au droit du travail", rappelle La Libre. Après ce vote, "un nombre encore plus restreint de sociétés devraient rendre compte de leur empreinte environnementale", souligne Politico. "Ces obligations s'appliqueront seulement aux grandes entreprises de plus de 5 000 employés avec un chiffre d'affaires annuel net supérieur à 1,5 milliard d'euros", une position "dans le sillage des États membres", rapporte L'Humanité.
De plus, "les eurodéputés ont supprimé le régime de responsabilité civile européenne, qui servait à harmoniser les obligations des entreprises et leurs responsabilités en cas de manquements" [L'Humanité]. La directive sur les rapports de développement durable des entreprises (CSRD), entrée en vigueur en janvier 2024, oblige certaines entreprises à effectuer des rapports de durabilité. "Selon la position adoptée par les eurodéputés [hier], seules les entreprises employant en moyenne plus de 1 750 salariés et réalisant un chiffre d'affaires annuel net supérieur à 450 millions devront continuer à le faire" [La Libre]. Le seuil avait été fixé à 1 000 employés dans un compromis rejeté le mois dernier [Euractiv].
Ce vote "donne le ton du programme de 'simplification'" de la Commission, estime Politico. Ce paquet Omnibus s'inscrit dans une volonté de "réduire les formalités administratives et de permettre aux entreprises européennes de rivaliser plus facilement avec leurs concurrentes étrangères", poursuit le média. Or le texte sur le devoir de vigilance "entre désormais en contradiction avec la compétitivité recherchée par les États membres et la Commission européenne", constate Ouest-France.
Les réactions au Parlement européen ne se sont pas fait attendre, rapporte AEF Info : "D’un côté, un 'choix dangereux pour l’Europe' selon Pascal Canfin (Renew) et un 'cordon sanitaire brisé' pour les Verts ; de l’autre, 'une nouvelle majorité possible en Europe' pour [CRE] et une 'première victoire contre le green deal' pour les Patriotes". Jusqu'à présent, la coopération entre le PPE, les Conservateurs et réformistes européens (CRE) et les Patriotes pour l'Europe était restée "largement symbolique, se limitant à des votes non contraignants" [Euractiv].
Le compromis adopté jeudi fait suite à l'échec des premières négociations avec la coalition centrale en octobre. La Libre rapporte que "le PPE avait trouvé un accord sur la simplification des deux directives avec Renew et le groupe des socialistes et démocrates (S&D), avant que ces derniers ne claquent la porte". Le parti de gauche avait "dénoncé le chantage effectué par le PPE, qui menaçait de s'allier avec l'extrême droite si le S&D n'acceptait pas ses conditions".
La position soutenue par le Parlement européen différant de celle de la Commission européenne et de celle des États membres, les choses sont "amenées à évoluer", complète le média. "Les négociations associant les trois institutions commenceront le 18 novembre, avec pour objectif de réviser les législations avant 2026".
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13.11.2025 à 13:10
Agathe Grinon

Attentats les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale en France, les attaques du 13 novembre 2015 "ont changé le pays à jamais", souligne d'emblée Die Zeit. "La société continue de se remettre de cette nuit terroriste", poursuit le journal allemand, qui retrace dans un article le déroulé des événements. Ceux-ci se sont succédé dans […]
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Attentats les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale en France, les attaques du 13 novembre 2015 "ont changé le pays à jamais", souligne d'emblée Die Zeit. "La société continue de se remettre de cette nuit terroriste", poursuit le journal allemand, qui retrace dans un article le déroulé des événements.
Ceux-ci se sont succédé dans la soirée, d'abord au Stade de France, puis dans des bars et cafés proches du Bataclan, et enfin dans la salle elle-même. "En quelques heures, on déplore alors 130 morts et 350 blessés physiques. Trois victimes finiront également par se suicider après les événements", se remémore la RTBF.
Une journée de commémorations se tient aujourd'hui dans la capitale française. Emmanuel Macron a prévu de se rendre "sur tous les lieux des attentats. Première étape au Stade de France, où la première victime, Manuel Dias, fut tuée", explique Euronews. Après l'inauguration d'un Jardin du 13 novembre, derrière la mairie de Paris, la tour Eiffel sera illuminée, à la tombée de la nuit ce jeudi, aux couleurs du drapeau français.
Sur son compte X, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle aussi rendu hommage à ces vies "fauchées à la terrasse des cafés, dans une salle de concert, dans l'insouciance d'une soirée ordinaire".
La date "reste aujourd’hui ancrée dans la conscience collective, comme une cicatrice qui peine à se refermer", analyse la RTBF. "Le mot 'Bataclan' est depuis devenu en France synonyme d'attentats islamistes extrêmes, tout comme le 11-septembre l'est aux États-Unis", relève la BBC.
Malgré la "disparition du groupe État islamique (EI) en tant que force majeure en Syrie et en Irak", et bien que les services de renseignement soient "devenus très efficaces dans la lutte contre la radicalisation en ligne", l'ennemi "n'a jamais disparu", poursuit le média britannique.
"Des traces silencieuses d’un traumatisme national – comme l’omniprésence des caméras – façonnent encore la France", note Politico. Depuis 2015, le pays "a adopté une série de lois visant à garantir qu'un tel événement ne puisse plus jamais se reproduire".
Les députés "ont élargi les pouvoirs de surveillance de l’État et sa capacité à imposer des mesures restrictives sans approbation judiciaire préalable", continue le média en ligne. "Ils ont également remodelé la politique d'immigration de la France et la surveillance des organisations religieuses, en particulier musulmanes". "Le plan antiterroriste Vigipirate change la vie quotidienne des Français, la France s’habitue à un état d’alerte permanent", note Die Zeit.
Les attentats "visaient une société ouverte, et la France s'est alors engagée à défendre précisément ces valeurs. A-t-elle réussi ?", s'interroge quant à lui le Taggeschau. "Constitutionnalistes et politologues français critiquent le fait que l'ordre public prime ainsi sur les libertés individuelles", mettant en garde contre ce qu'ils appellent le "virage préventif".
"Le 13 novembre 2015 est devenu une date importante dans l'histoire de la France, traumatisant toute une nation et ébranlant le sentiment de sécurité du pays", observe The Independent. Le site britannique consacre un article au traumatisme auquel doivent toujours faire face les rescapés des attentats.
"La vigilance reste un impératif", poursuit de son côté Le Soir. Le quotidien belge insiste également sur l'"instant de fraternité" de cette journée de commémorations, alors que la "cohésion nationale" est menacée. "Un joyau à préserver", estime le média.
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