15.06.2026 à 14:24
Observatoire national extreme droite
Par Nicolas Cadène, membre du Conseil scientifique de l’ONED* Contestant la présence d’une femme voilée au conseil municipal, Un élu du Rassemblement national (RN) a sorti une croix catholique en conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, déclaré placer l’assemblée « sous la croix » et « sous l’autorité de Dieu », puis récité un « Je vous salue
L’article La croix comme arme : quand le RN instrumentalise la laïcité… et le catholicisme est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
Par Nicolas Cadène, membre du Conseil scientifique de l’ONED*
Contestant la présence d’une femme voilée au conseil municipal, Un élu du Rassemblement national (RN) a sorti une croix catholique en conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, déclaré placer l’assemblée « sous la croix » et « sous l’autorité de Dieu », puis récité un « Je vous salue Marie », en réponse au rejet de son amendement visant à interdire le port du voile à d’autres élues.
L’absurdité et l’incohérence n’appellent aucun commentaire. La manipulation, elle, mérite d’être nommée.
Commençons par les principes, parce que la confusion est entretenue volontairement. Un élu local n’est pas un agent public. Il n’est pas soumis à l’obligation de neutralité religieuse dans l’exercice général de son mandat. Il est le représentant du peuple, élu sur la base de convictions politiques, avec également parfois des convictions philosophiques ou religieuses assumées. Une religieuse peut être conseillère municipale. Un pasteur, un imam, un rabbin, un moine le peuvent aussi. Pour ce dernier cas, c’est d’ailleurs encore une réalité dans certains villages. La laïcité française n’a jamais exigé qu’ils se dépouillent de ce qu’ils sont pour siéger dans une assemblée délibérante.
Il existe une exception à la liberté de l’élu·e : lorsqu’un·e élu·e exerce une fonction administrative déterminée. Un·e maire qui célèbre un mariage est officier d’état civil : il ou elle est alors soumis·e au principe de neutralité. Un·e adjoint·e qui représente officiellement la commune et ses fonctionnaires lors d’une cérémonie religieuse doit s’abstenir de manifester une adhésion personnelle au culte. Ces nuances sont précises, bornées, et fondées sur une jurisprudence constante, rappelée notamment par le Conseil d’État et par la Cour de cassation. Cette dernière a d’ailleurs jugé qu’un maire qui prive de parole une conseillère municipale au motif qu’elle porte un signe religieux commet une discrimination, dès lors que ce port ne constitue pas un trouble à l’ordre public.
L’Observatoire de la laïcité avait rappelé ces règles en 2015, dans un avis adopté à l’unanimité par une instance composée de membres du Conseil d’État, du Conseil supérieur de la magistrature, de dirigeants d’administrations centrales et de parlementaires de tout bord. Ce n’est pas une opinion : c’est le droit.
Si, pour un élu, porter un signe de conviction lors d’un conseil municipal est un droit, perturber délibérément sa séance par une mise en scène visant à placer une assemblée délibérante sous une autorité religieuse est une tout autre affaire.
Un conseil municipal est un acte de souveraineté républicaine. Y proclamer que l’on siège « sous la croix » et « sous l’autorité de Dieu », c’est tenter de soumettre une institution politique à une tutelle religieuse. C’est précisément ce que la loi du 9 décembre 1905 a entendu interdire comme logique : non pas la présence de croyants dans les institutions, mais la confusion entre pouvoir civil ou politique et pouvoir religieux.
La laïcité protège la liberté de conscience de chacun·e, y compris la liberté de croire, de pratiquer, de le manifester. Elle n’autorise personne à imposer sa religion à une institution publique ou politique, à prétendre qu’une assemblée délibérante relève d’une autorité transcendante, à subordonner les décisions collectives à un « Je vous salue Marie ».
Il y a là un glissement que l’on ne peut pas laisser passer sans le nommer : l’élu RN ne revendiquait pas sa liberté religieuse personnelle. Il tentait de soumettre l’institution à sa religion qu’il retournait contre elle-même, dans le but de cibler des croyantes d’une autre religion. C’est exactement l’inverse de ce que la laïcité garantit.
Ce qui rend la manœuvre particulièrement lisible, c’est son contexte. Le même parti qui brandit la croix pour « placer » le conseil sous l’autorité divine est celui qui réclame, par amendement, l’interdiction d’un signe religieux à d’autres élues. Ce n’est pas de la laïcité ; c’est de la discrimination confessionnelle revendiquée avec une impudeur remarquable.
Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle consiste à retourner le principe républicain contre lui-même : invoquer la laïcité pour exclure les convictions des autres — d’une religion particulière, aujourd’hui l’islam — tout en revendiquant pour soi une exception catholique tacite. On ne défend ni la République ni la liberté en procédant ainsi : on alimente les fractures.
Dans un autre contexte, le rapport récent de l’Observatoire des libertés associatives sur la neutralisation des associations mettait le doigt sur une dérive analogue : une « neutralité de slogan » utilisée comme outil de rappel à l’ordre politique, sans fondement juridique, ciblant des acteurs précis. La même logique est à l’œuvre ici. Ce n’est pas la neutralité que l’on défend : c’est une police des opinions et des appartenances.
À Nîmes, nous avons nous-mêmes eu à répondre à des attaques similaires, à l’occasion d’une messe lors de la feria et de la commémoration de Jeanne d’Arc. La confusion entre tradition, religion et République y était délibérée, et la pression politique réelle.
La réponse que nous avons apportée, et que nous continuerons d’apporter, est simple : nous appliquons la loi, nous l’expliquons, et nous ne cédons pas à l’amalgame.
La laïcité n’est pas un slogan identitaire. Elle n’est pas au service d’une supposée « identité judéo-chrétienne » avancée par ceux qui, hier encore, dénonçaient la « France judéo-protestante ». Elle est une méthode pour faire société dans la pluralité. Elle suppose l’impartialité de l’État — pas la neutralisation des personnes, pas le silence des consciences dans l’espace public.
La laïcité assure la liberté de conscience et son expression à tous les citoyens, y compris les élu·es. Faut-il rappeler que plus de 400 parlementaires, sous régime laïque, étaient par ailleurs des religieux (essentiellement des membres du clergé catholique) ?
Celles et ceux qui invoquent la laïcité uniquement pour exclure les convictions des autres — et non pour protéger la liberté de toutes et tous — ne défendent pas la République. Ils en bafouent les fondements, pour imposer une police de la pensée qui relève d’un autoritarisme débridé.
Nicolas Cadène est consultant et formateur sur la laïcité et la gestion des faits religieux, cofondateur de la Vigie de la laïcité, et ancien rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité. Il est par ailleurs élus nîmois et vice-président de Nîmes Métropole, et membre du conseil scientifique de l’Observatoire national contre l’extrême droite.
La croix comme arme :
quand le RN instrumentalise la laïcité… et le catholicisme
Nicolas Cadène
Contestant la présence d’une femme voilée au conseil municipal, Un élu du Rassemblement national (RN) a sorti une croix catholique en conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, déclaré placer l’assemblée « sous la croix » et « sous l’autorité de Dieu », puis récité un « Je vous salue Marie », en réponse au rejet de son amendement visant à interdire le port du voile à d’autres élues.
L’absurdité et l’incohérence n’appellent aucun commentaire. La manipulation, elle, mérite d’être nommée.
Commençons par les principes, parce que la confusion est entretenue volontairement. Un élu local n’est pas un agent public. Il n’est pas soumis à l’obligation de neutralité religieuse dans l’exercice général de son mandat. Il est le représentant du peuple, élu sur la base de convictions politiques, avec également parfois des convictions philosophiques ou religieuses assumées. Une religieuse peut être conseillère municipale. Un pasteur, un imam, un rabbin, un moine le peuvent aussi. Pour ce dernier cas, c’est d’ailleurs encore une réalité dans certains villages. La laïcité française n’a jamais exigé qu’ils se dépouillent de ce qu’ils sont pour siéger dans une assemblée délibérante.
Il existe une exception à la liberté de l’élu·e : lorsqu’un·e élu·e exerce une fonction administrative déterminée. Un·e maire qui célèbre un mariage est officier d’état civil : il ou elle est alors soumis·e au principe de neutralité. Un·e adjoint·e qui représente officiellement la commune et ses fonctionnaires lors d’une cérémonie religieuse doit s’abstenir de manifester une adhésion personnelle au culte. Ces nuances sont précises, bornées, et fondées sur une jurisprudence constante, rappelée notamment par le Conseil d’État et par la Cour de cassation. Cette dernière a d’ailleurs jugé qu’un maire qui prive de parole une conseillère municipale au motif qu’elle porte un signe religieux commet une discrimination, dès lors que ce port ne constitue pas un trouble à l’ordre public.
L’Observatoire de la laïcité avait rappelé ces règles en 2015, dans un avis adopté à l’unanimité par une instance composée de membres du Conseil d’État, du Conseil supérieur de la magistrature, de dirigeants d’administrations centrales et de parlementaires de tout bord. Ce n’est pas une opinion : c’est le droit.
Si, pour un élu, porter un signe de conviction lors d’un conseil municipal est un droit, perturber délibérément sa séance par une mise en scène visant à placer une assemblée délibérante sous une autorité religieuse est une tout autre affaire.
Un conseil municipal est un acte de souveraineté républicaine. Y proclamer que l’on siège « sous la croix » et « sous l’autorité de Dieu », c’est tenter de soumettre une institution politique à une tutelle religieuse. C’est précisément ce que la loi du 9 décembre 1905 a entendu interdire comme logique : non pas la présence de croyants dans les institutions, mais la confusion entre pouvoir civil ou politique et pouvoir religieux.
La laïcité protège la liberté de conscience de chacun·e, y compris la liberté de croire, de pratiquer, de le manifester. Elle n’autorise personne à imposer sa religion à une institution publique ou politique, à prétendre qu’une assemblée délibérante relève d’une autorité transcendante, à subordonner les décisions collectives à un « Je vous salue Marie ».
Il y a là un glissement que l’on ne peut pas laisser passer sans le nommer : l’élu RN ne revendiquait pas sa liberté religieuse personnelle. Il tentait de soumettre l’institution à sa religion qu’il retournait contre elle-même, dans le but de cibler des croyantes d’une autre religion. C’est exactement l’inverse de ce que la laïcité garantit.
Ce qui rend la manœuvre particulièrement lisible, c’est son contexte. Le même parti qui brandit la croix pour « placer » le conseil sous l’autorité divine est celui qui réclame, par amendement, l’interdiction d’un signe religieux à d’autres élues. Ce n’est pas de la laïcité ; c’est de la discrimination confessionnelle revendiquée avec une impudeur remarquable.
Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle consiste à retourner le principe républicain contre lui-même : invoquer la laïcité pour exclure les convictions des autres — d’une religion particulière, aujourd’hui l’islam — tout en revendiquant pour soi une exception catholique tacite. On ne défend ni la République ni la liberté en procédant ainsi : on alimente les fractures.
Dans un autre contexte, le rapport récent de l’Observatoire des libertés associatives sur la neutralisation des associations mettait le doigt sur une dérive analogue : une « neutralité de slogan » utilisée comme outil de rappel à l’ordre politique, sans fondement juridique, ciblant des acteurs précis. La même logique est à l’œuvre ici. Ce n’est pas la neutralité que l’on défend : c’est une police des opinions et des appartenances.
À Nîmes, nous avons nous-mêmes eu à répondre à des attaques similaires, à l’occasion d’une messe lors de la feria et de la commémoration de Jeanne d’Arc. La confusion entre tradition, religion et République y était délibérée, et la pression politique réelle.
La réponse que nous avons apportée, et que nous continuerons d’apporter, est simple : nous appliquons la loi, nous l’expliquons, et nous ne cédons pas à l’amalgame.
La laïcité n’est pas un slogan identitaire. Elle n’est pas au service d’une supposée « identité judéo-chrétienne » avancée par ceux qui, hier encore, dénonçaient la « France judéo-protestante ». Elle est une méthode pour faire société dans la pluralité. Elle suppose l’impartialité de l’État — pas la neutralisation des personnes, pas le silence des consciences dans l’espace public.
La laïcité assure la liberté de conscience et son expression à tous les citoyens, y compris les élu·es. Faut-il rappeler que plus de 400 parlementaires, sous régime laïque, étaient par ailleurs des religieux (essentiellement des membres du clergé catholique) ?
Celles et ceux qui invoquent la laïcité uniquement pour exclure les convictions des autres — et non pour protéger la liberté de toutes et tous — ne défendent pas la République. Ils en bafouent les fondements, pour imposer une police de la pensée qui relève d’un autoritarisme débridé.

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11.06.2026 à 18:49
Observatoire national extreme droite
C’est l’époque des kermesses de fin d’année et le Ministre de l’Education nationale a trouvé une drôle de manière de souhaiter de bonnes vacances aux enfants. Dans toutes les écoles, les élèves montrent le spectacle qu’ils ont préparé pendant un an. Ils sont excités, heureux ; c’’est joyeux, léger, l’école comme on l’aime. Mais cette année
L’article Edouard Geffray s’aligne sur l’extrême droite est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
C’est l’époque des kermesses de fin d’année et le Ministre de l’Education nationale a trouvé une drôle de manière de souhaiter de bonnes vacances aux enfants. Dans toutes les écoles, les élèves montrent le spectacle qu’ils ont préparé pendant un an. Ils sont excités, heureux ; c’’est joyeux, léger, l’école comme on l’aime. Mais cette année l’extrême droite est venue troubler la fête. Comme si les enfants n’étaient pas suffisamment maltraités dans cette société, un compte anonyme Twitter s’est emparé d’une photographie décontextualisé d’un spectacle à Montreuil où figurent des petits en tenue militaire. La mécanique est désormais bien connue : la fachosphère toujours soucieuse d’expertise pédagogique quand il s’agit de taper sur les enseignants se réveille. L’affaire atteint un seuil délirant : voilà des petits transformés ni plus ni moins en agents du Hamas. On aurait pu en rester là et vérifier consciencieusement les faits, mais Edouard Geffray en a décidé autrement et a jugé l’alerte suffisamment pertinente pour exprimer lui-même son inquiétude sur les réseaux. Un beau lâchage en règle des enseignantes, enseignants et élèves de l’école ; un blanc seing donné aux menaces qui n’ont pas manqué d’affluer et une belle démonstration de l’inféodation gouvernementale à l’agenda militant de l’extrême droite. Entre temps pourtant, toutes les enquêtes ont montré qu’il s’agissait d’un spectacle centré sur le pacifisme, la tenue militaire étant destinée à laisser ostensiblement place à des petits tee-shirt prônant la paix. Cela n’a pas empêché l’institution de convoquer les dix enseignantes de l’école pour une enquête administrative. L’ONED demande que cesse cet alignement aux paniques morales lancées par l’extrême droite et que l’Éducation nationale protège les personnels et les enfants.
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03.06.2026 à 22:28
Observatoire national extreme droite
Par Juliette Prados, secrétaire générale de l’ONED Le Rassemblement national a beau fanfaronner et se réjouir de sa banalisation acquise à grands coups de députés cravatés et de complaisance gouvernementale, reste qu’une large part de la population n’est pas dupe. Les scandales quotidiens révélés sur leurs candidats, qui multiplient les sorties racistes, le révisionnisme éhonté
L’article Municipales en Côtes d’Armor : Le RN avance masqué est apparu en premier sur Observatoire national de l’extrême-droite.
Par Juliette Prados, secrétaire générale de l’ONED

Le Rassemblement national a beau fanfaronner et se réjouir de sa banalisation acquise à grands coups de députés cravatés et de complaisance gouvernementale, reste qu’une large part de la population n’est pas dupe. Les scandales quotidiens révélés sur leurs candidats, qui multiplient les sorties racistes, le révisionnisme éhonté auxquels ils s’adonnent lorsqu’ils arrivent aux responsabilités, ainsi que nous l’avons maintes fois signalé grâce à notre observatoire des mairies RN, ou encore leurs attaques répétées contre la création, les syndicats, les libertés associatives… La vitrine a beau être lustrée, on sait les risques auxquels expose une arrivée de l’extrême droite au pouvoir.
Pour y pallier, le parti de la haine a développé lors des dernières municipales une stratégie souterraine qui vise à s’implanter localement par le truchement de listes sans étiquettes qu’ils soutiennent discrètement, mais fermement. L’objectif ? Se constituer un réseau de grands électeurs afin de gagner des sénateurs lors du prochain renouvellement de la moitié du sénat, le 27 septembre 2026.
Les Côtes d’Armor font partie de ces départements « renouvelables », trois postes étant remis en jeu à l’automne. Et force est de constater qu’elle est une cible pour le Rassemblement national, qui aimerait s’implanter ailleurs que dans ses fiefs historiques.
Ainsi, la commune de Pont-Melvez, qui n’avait pas eu droit à des élections municipales en mars dernier faute de candidats, est l’objet de ses convoitises. Le scrutin municipal, reprogrammé aux 7 et 14 juin, voit s’affronter trois listes. Or, l’ONED a été destinataire d’un signalement sérieux concernant l’une d’entre elles, « Pont-Melvez vivant », menée par Bruno Maitre. En effet, le Rassemblement national à fait savoir à ses militants qu’il avait choisi de soutenir cette liste, et les a encouragés à y figurer.
Avec l’aval de la tête de liste ? Nous ne sommes pas en mesure de le démontrer. Dans tous les cas, chaque voix qui sera portée sur cette liste contribuera à permettre à l’extrême droite de grignoter un peu de terrain.
Et c’est peu de dire qu’ils déploient les grands moyens pour investir les Côtes-d’Armor. Depuis le début de l’année, l’extrême droite a multiplié les événements dans le département et plus précisément sur la circonscription de Guingamp, dont fait partie Pont-Melvez :
Réunion publique sur l’agriculture à Callac fin février (https://www.ici.fr/bretagne/cotes-d-armor-22/callac/de-nouvelles-tensions-a-callac-en-raison-d-un-meeting-du-rassemblement-national-samedi-28-fevrier-2026-3596948)
Inauguration de la brasserie d’Erik Tegnèr, patron de Frontières, à Pléguien le 14 mai
Cochon grillé du RN à Bourbriac le 30 mai en présence de Jean-Philippe Tanguy et de journalistes de frontières, qui ont ainsi pu être aux premières loges pour recueillir l’annonce de la candidature de Camille Favre aux… Sénatoriales.
Une agitation tous azimuts qui, fort heureusement, rencontre une résistance forte d’une population qui refuse l’arrivée de l’extrême droite sur leur territoire. En juillet 2024, lors des législatives qui ont suivi la dissolution, la députée sortante Murielle Lepvraud (LFI), présentée par le NFP, avait distancé son adversaire RN de 10 points et de 5000 voix.
Mais pour que cette résistance opère, il nous appartient de rester vigilants, et de ne pas se laisser abuser par des candidats cachés sous l’appellation générique « sans étiquette »
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