29.01.2026 à 12:46
Lou Caubet

"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point". "Les ambitions de Donald Trump sur […]
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"Et si les États-Unis restreignaient, voire bloquaient nos accès à Gmail, Teams, Amazon Web Services, ou privaient nos industriels de certains composants ou matières premières essentiels ?", s'interroge Le Nouvel Obs. "Après l’épisode groenlandais, la question de la dépendance numérique de l’Europe vis-à-vis des Américains inquiète au plus haut point".
"Les ambitions de Donald Trump sur le Groenland ont injecté une dose d'urgence dans les réflexions européennes sur l'autonomie stratégique du Vieux Continent", car ses pressions "s'appliquent désormais à des partenaires historiques" [L'Usine Digitale]. Avant cela, les "pannes de services cloud aux États-Unis", qui avaient temporairement bloqué ou perturbé l'an dernier de nombreux services en Europe, ont fait office de signal d’alerte [Euronews].
"Cette dépendance est un facteur de vulnérabilité économique, stratégique et démocratique", abonde La Dépêche. Car "si un territoire peut devenir un objet de pression stratégique, pourquoi une infrastructure critique, un service de cloud, un logiciel de messagerie ou de cybersécurité ne le deviendrait-il pas à son tour ?", questionne L'Usine Digitale.
"L'Europe, dans certains secteurs comme le cloud, dépend presque intégralement de services américains", explique dans Le Nouvel Obs Mathilde Velliet, chercheuse à l'Ifri. Et se retrouve "coincée" entre les États-Unis et la Chine, "car elle n'a pas fait le pari initial de l'autosuffisance numérique".
Un constat partagé par le Parlement européen, qui "reconnaît de façon explicite dans sa résolution du 22 janvier dernier [que] l'Union européenne dépend de pays tiers pour plus de 80 % de ses produits, services, infrastructures et propriétés intellectuelles" [L'Usine Digitale]. De plus, elle est "absente du matériel informatique", et"représente moins de 10 % de la production mondiale de semi-conducteurs, très loin derrière l'Asie et les États-Unis".
"Outre l’hébergement de données (Amazon, Microsoft et Google), les géants des États-Unis dominent la recherche en ligne (Google), les assistants d’IA (OpenAI, Google et Meta), les environnements mobiles (Google et Apple) et de bureau (Microsoft), les réseaux sociaux et la vidéo (Meta, X et YouTube)", résume Le Monde. Les Américains sont également "centraux dans les liaisons entre les États-Unis et l’Europe", notamment les câbles sous-marins "indispensables au bon fonctionnement d’Internet".
"Après un laissez-faire de plusieurs décennies, les expérimentations se multiplient pour rendre les États européens moins dépendants des technologies américaines", explique France 24. En Allemagne par exemple, "les autorités du Land de Schleswig-Holstein viennent d’abandonner Microsoft pour des solutions en licence libre", non sans difficultés.
En France, le gouvernement a annoncé lundi 26 janvier que les plateformes américaines de visioconférence Microsoft Teams et Zoom seraient remplacées au sein des administrations par une solution nationale, Visio. Celle-ci sera déployée "dans tous les ministères et services de l'État d'ici 2027" [Euronews]. Le même jour était lancé "un Observatoire de la souveraineté numérique chargé de mesurer les dépendances critiques et d'éclairer les politiques publiques nationales et européennes" [La Dépêche].
L'Union européenne met aussi en avant "ses propres solutions : Digital Networks Act, open source, initiatives 'Made in EU'" [BFM TV]. Le Parlement européen propose même de "réorienter les marchés publics en faveur des fournisseurs européens dans les secteurs stratégiques comme le cloud, les télécoms ou les infrastructures critiques". En outre, "un règlement européen est en discussion pour bannir certains acteurs chinois des technologies à risques, notamment Huawei et ZTE", précise Le Nouvel Obs.
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28.01.2026 à 13:16
Agathe Grinon

"Après une frappe meurtrière sur un train en Ukraine, nouvelle nuit de bombardements russes", titre France 24. Le bilan des civils s'est alourdi en ce début de semaine, notamment "dans l'oblast de Kharkiv" et "près de Kiev" [Le Monde]. D'abord mardi 27 janvier dans la journée, avec "une frappe de drone russe sur un train […]
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"Après une frappe meurtrière sur un train en Ukraine, nouvelle nuit de bombardements russes", titre France 24. Le bilan des civils s'est alourdi en ce début de semaine, notamment "dans l'oblast de Kharkiv" et "près de Kiev" [Le Monde].
D'abord mardi 27 janvier dans la journée, avec "une frappe de drone russe sur un train de voyageurs dans le nord-est de l'Ukraine" qui a fait au moins cinq morts, note The Guardian. "[Il n'y a pas de] justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train", a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram [TV5 Monde]. Le média francophone poursuit en indiquant que d'autres frappes dans la région d'Odessa ont eu lieu, où les corps de "trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même".
"Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée russe a attaqué l’Ukraine avec 146 drones", selon le bilan avancé par Le Monde. L'administration militaire locale fait ici état de 3 personnes tuées et 4 blessées.
Ces nombreuses attaques interviennent alors même que la Russie, l'Ukraine et les États-Unis ont échangé dans une réunion trilatérale à Abou Dhabi, vendredi 23 janvier, et que "des pourparlers doivent reprendre dimanche", selon France info.
Les frappes aériennes ont aussi touché des zones sensibles en Ukraine, dans un hiver particulièrement froid. Ainsi, "des coupures de courant d’urgence ont été mises en place dans plusieurs régions ukrainiennes en raison de la situation difficile du système énergétique, causée par les récentes attaques russes sur les infrastructures", relate Le Monde.
Toujours selon le média français, l'armée russe a attaqué "le port Pivdenny dans l’oblast d’Odessa" durant la nuit.
"Au rythme actuel, le nombre total de soldats russes et ukrainiens blessés ou tués pourrait atteindre 2 millions d’ici au printemps 2026, estime le Center for Strategic and International Studies" (CSIS), révèle Le Temps. "Le nombre de décès de soldats russes dépasse largement celui des soldats ukrainiens tués au combat", soulignent Les Echos. Le CSIS estime que le nombre de soldats russes touchés atteint "approximativement 1,2 million victimes, dont 325 000 décédés depuis février 2022", contre 600 000 victimes ukrainiennes (dont 100 000 à 140 000 morts tués au combat).
Du côté des civils, selon un rapport de "la mission de surveillance des droits de l'Homme de l'ONU en Ukraine publié début janvier, près de 15 000 civils ukrainiens ont été tués et 40 600 blessés" depuis le début de l'invasion russe [France 24].
L'aide à l'Ukraine continue de diviser les États membres. Alors que le Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur de l'accélération des procédures pour accorder un prêt de 90 millions d'euros à l'Ukraine, "Berlin demande que [ce prêt] profite aux principaux donateurs bilatéraux de Kiev", titre Euractiv.
"Une telle approche avantagerait nettement Berlin, premier contributeur financier à l’Ukraine depuis l’invasion russe à grande échelle lancée en 2022", explique le média, tout en soulignant qu'"à l’inverse, cette proposition risque de susciter des réticences dans des pays comme la France ou l’Italie, dont l’aide bilatérale à Kiev est restée bien inférieure à celle de l’Allemagne".
Dans ce contexte de tensions entre États membres, la Hongrie adopte une position encore plus radicale en lançant "une pétition nationale contre le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine", indique La Dépêche.
"Il doit également y avoir une campagne d’affichage ainsi que de communication à la télévision et sur internet", complète 20 minutes. Le média français poursuit en notant que les citoyens pourront exprimer "leur opposition à 'la poursuite du financement de la guerre russo-ukrainienne', au 'financement de l'État ukrainien pour les dix années à venir' et à 'la hausse des prix de l’énergie en raison de la guerre'".
"Cette initiative est la dernière en date d'une série visant à légitimer la politique de Viktor Orbán, qui est resté un partenaire proche du président russe Vladimir Poutine", souligne le média belge La Libre.
Dans un post publié sur X, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a "annoncé [ce mercredi] que son pays souhaitait adhérer à l'Union européenne en 2027" [Euronews].
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27.01.2026 à 12:08
Valentin Ledroit

"C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations", annonce France Info. Mardi 27 janvier, l'Union européenne et l'Inde ont officialisé la signature d'un accord qui fera chuter les droits de douane sur de nombreux produits échangés entre les deux puissances économiques. "Alors que la parade du Republic Day [la fête nationale indienne célébrée lundi […]
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"C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations", annonce France Info. Mardi 27 janvier, l'Union européenne et l'Inde ont officialisé la signature d'un accord qui fera chuter les droits de douane sur de nombreux produits échangés entre les deux puissances économiques.
"Alors que la parade du Republic Day [la fête nationale indienne célébrée lundi 26 janvier] résonne encore dans les esprits, Ursula von der Leyen ne boude pas son plaisir", écrit Le Point. "L’Europe et l’Inde ont fait l’histoire aujourd’hui. Nous avons créé une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes qui va bénéficier aux deux parties", a commenté la présidente de la Commission européenne sur le réseau social X.
"Deux grandes puissances démocratiques ajoutent un chapitre décisif à leur relation", s'est de son côté félicité le Premier ministre indien Narendra Modi, soulignant également les "nombreuses opportunités" offertes par l'accord [Times of India].
La "mère de tous les accords commerciaux" [The Guardian], comme l'a qualifié Ursula von der Leyen, poursuit un double objectif. Le premier est avant tout économique. "Bruxelles espère 'doubler' ses exportations grâce à cet accord qui prévoit une réduction ou une suppression des droits de douane 'sur plus de 90 % des exportations de marchandises'", résume un communiqué de l'exécutif européen relayé par La Nouvelle République.
Selon la Commission européenne, l'accord "devrait permettre à l’UE d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques" [Libération]. "L’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", avait indiqué Ursula von der Leyen dès son arrivée dimanche.
The Guardian cite l'exemple des "droits de douane sur les voitures [qui] passeront progressivement de 110 % à 10 %, avec un contingent de 250 000 véhicules par an", tandis que "les droits de douane élevés, pouvant atteindre 44 % sur les machines, 22 % sur les produits chimiques et 11 % sur les produits pharmaceutiques, seront en grande partie supprimés".
À ces retombées économiques s'ajoutent des potentiels bénéfices géopolitiques. "Dans le monde d’aujourd’hui, dominé par l’affrontement entre la Chine et les États-Unis, les puissances moyennes n’ont qu’une stratégie possible : rechercher des alliances en dehors de ces deux monstres qui veulent les malmener. […] C’est exactement ce que visent aujourd’hui l’Europe et l’Inde", avance RTL.
L'analyse est similaire dans la presse indienne, le Times of India saluant "une avancée significative pour les exportations indiennes, à un moment où le pays cherche à se détourner des États-Unis, suite à l'instauration par le président Trump de droits de douane de 50 %".
Le Point précise que "cet accord commercial est adossé à un partenariat de sécurité et de défense signé simultanément ce mardi matin. Dans un contexte géopolitique tendu, l’UE cherche à réduire ses dépendances vis-à-vis de la Chine en diversifiant ses chaînes d’approvisionnement vers l’Inde". Avec cette nouvelle coopération dans des domaines comme le cyber, la lutte contre le terrorisme et la piraterie ou encore le spatial, l'hebdomadaire estime que "les deux plus grandes démocraties du monde font front commun pour maintenir un ordre international fondé sur des règles que d’autres veulent bouleverser".
"L'accord commercial conclu mardi à New Delhi entre l'Union européenne et l'Inde attire moins les foudres de la société civile et des organisations agricoles que celui signé au début de l'année avec les pays du Mercosur", remarquent Les Echos. Le journal économique avance une raison "assez simple : les enjeux agricoles sont loin d'être aussi problématiques avec l'Inde. Les produits agricoles sensibles devraient même être exclus du champ de l'accord". La Commission européenne avait par exemple affirmé que "la viande bovine, le sucre ou le riz" ne seraient pas concernés [La Nouvelle République].
En revanche, "plusieurs bénéfices entourent cet accord", indique RTL. Outre les éventuels débouchés pour l'industrie automobile, "les droits de douane sur les vins et spiritueux, spécialité française, sont également amenés à baisser". Avec cette annonce, "de nombreux vignerons français vont avoir la banane", s'amuse le HuffPost.
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