
16.09.2026 à 17:32
Déborah Yapi
Le débat sur la qualification des crimes commis par l’armée israélienne à Gaza alimente toujours le débat public français : est-ce un génocide ? D’un point de vue juridique, le terme paraît approprié. Le concept de « génocide » est en effet défini comme un ensemble d’actes – meurtres, viols, déplacement de populations… – guidés par l’intention de détruire en tout ou en partie un groupe en fonction de son ethnie, sa nationalité, sa religion ou « sa race ». De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) indépendantes et experts estiment que cette définition s’applique à la situation à Gaza. La persistance des débats sur l’existence d’un génocide à Gaza interroge donc sur les raisons réelles de la contestation de ce terme. Pourquoi le débat autour de la qualification de génocide à Gaza persiste-t-il ? Quels sont les États et ONG en avant-garde du combat juridique pour sa reconnaissance ? Combien de temps la Cour pénale internationale (CPI) prendra-t-elle à rendre un jugement définitif ? Les débats sur la qualification des crimes commis sont-ils propres au conflit à Gaza ? Quelles sont les conséquences de ces crimes sur l’avenir de la population palestinienne ? Autant d’enjeux abordés avec Johann Soufi, avocat spécialisé en droit international pénal.
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Le débat sur la qualification des crimes commis par l’armée israélienne à Gaza alimente toujours le débat public français : est-ce un génocide ? D’un point de vue juridique, le terme paraît approprié. Le concept de « génocide » est en effet défini comme un ensemble d’actes – meurtres, viols, déplacement de populations… – guidés par l’intention de détruire en tout ou en partie un groupe en fonction de son ethnie, sa nationalité, sa religion ou « sa race ». De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) indépendantes et experts estiment que cette définition s’applique à la situation à Gaza. La persistance des débats sur l’existence d’un génocide à Gaza interroge donc sur les raisons réelles de la contestation de ce terme.
Pourquoi le débat autour de la qualification de génocide à Gaza persiste-t-il ? Quels sont les États et ONG en avant-garde du combat juridique pour sa reconnaissance ? Combien de temps la Cour pénale internationale (CPI) prendra-t-elle à rendre un jugement définitif ? Les débats sur la qualification des crimes commis sont-ils propres au conflit à Gaza ? Quelles sont les conséquences de ces crimes sur l’avenir de la population palestinienne ?
Autant d’enjeux abordés avec Johann Soufi, avocat spécialisé en droit international pénal.
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16.09.2026 à 14:31
Coline Laroche
La visite de Léon XIV en France n’a pas encore commencé que sa signification fait déjà l’objet d’une compétition entre acteurs. Conférence des évêques de France (CEF), diocèses, mouvements catholiques et médias confessionnels ne contestent pas tant la figure du nouveau pape qu’ils ne sélectionnent, dans son pontificat et dans le programme de sa visite, les éléments susceptibles de conforter leurs propres représentations des priorités de l’Église. Mission, jeunesse et catéchuménat pour les uns ; défense de la vie et héritage chrétien pour d’autres ; migrants, synodalité et vulnérabilités pour d’autres encore ; paix, Europe et réconciliation enfin. Derrière ces lectures se joue une question plus large : celle de la capacité des acteurs à imposer une interprétation dominante de l’événement. Car un voyage pontifical ne constitue pas seulement un déplacement pastoral ou diplomatique. Par le choix des lieux, des interlocuteurs, des symboles et des thèmes, il constitue également un dispositif de production de sens et d’influence. La venue de Léon XIV offre ainsi un observatoire privilégié des recompositions du catholicisme français, mais aussi des formes contemporainesd’exercice de l’influence pontificale.
L’article Léon XIV en France : la bataille pour le sens d’une visite pontificale, entre enjeux nationaux et géopolitiques est apparu en premier sur IRIS.
La visite de Léon XIV en France n’a pas encore commencé que sa signification fait déjà l’objet d’une compétition entre acteurs. Conférence des évêques de France (CEF), diocèses, mouvements catholiques et médias confessionnels ne contestent pas tant la figure du nouveau pape qu’ils ne sélectionnent, dans son pontificat et dans le programme de sa visite, les éléments susceptibles de conforter leurs propres représentations des priorités de l’Église. Mission, jeunesse et catéchuménat pour les uns ; défense de la vie et héritage chrétien pour d’autres ; migrants, synodalité et vulnérabilités pour d’autres encore ; paix, Europe et réconciliation enfin. Derrière ces lectures se joue une question plus large : celle de la capacité des acteurs à imposer une interprétation dominante de l’événement. Car un voyage pontifical ne constitue pas seulement un déplacement pastoral ou diplomatique. Par le choix des lieux, des interlocuteurs, des symboles et des thèmes, il constitue également un dispositif de production de sens et d’influence. La venue de Léon XIV offre ainsi un observatoire privilégié des recompositions du catholicisme français, mais aussi des formes contemporaines
d’exercice de l’influence pontificale.
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15.09.2026 à 16:27
Coline Laroche
En une décennie, l’Union européenne (UE) a considérablement renforcé ses compétences en matière d’industrie de défense. Plus récemment encore, elle s’est dotée de nouveaux instruments, tout aussi importants, dans le domaine des acquisitions militaires. L’UE semble ainsi appelée à devenir un acteur à part entière dans deux secteurs stratégiques majeurs : la politique industrielle de défense et l’armement. La présente note analyse la manière dont ces nouvelles compétences s’articulent — ou se heurtent — à celles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à l’heure où l’Alliance atlantique traverse une période de transformations profondes, impulsées par l’administration de Trump. Trois axes structurent cette réflexion. Il s’agira d’abord de comprendre ce que les États-Unis réservent réellement à l’OTAN et aux Européens : un désengagement total, une délégation contrôlée ou une nouvelle forme de tutelle stratégique ? La note examinera ensuite les effets de cette recomposition sur la relation UE-OTAN dans les domaines militaro-industriels et des acquisitions, en interrogeant notamment la capacité de l’Union à promouvoir l’autonomie stratégique de ses États membres.Enfin, l’article abordera les enjeux de planification et de gouvernance à l’échelle européenne. Il cherchera notamment à répondre à la question suivante : quel rôle l’OTAN doit-elle jouer dans la définition des priorités destinées à orienter les politiques industrielles et d’armement de l’UE ?
L’article Les politiques industrielles de défense et d’acquisition de l’UE et de l’OTAN : complémentarité ou concurrence ? est apparu en premier sur IRIS.
En une décennie, l’Union européenne (UE) a considérablement renforcé ses compétences en matière d’industrie de défense. Plus récemment encore, elle s’est dotée de nouveaux instruments, tout aussi importants, dans le domaine des acquisitions militaires. L’UE semble ainsi appelée à devenir un acteur à part entière dans deux secteurs stratégiques majeurs : la politique industrielle de défense et l’armement.
La présente note analyse la manière dont ces nouvelles compétences s’articulent — ou se heurtent — à celles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à l’heure où l’Alliance atlantique traverse une période de transformations profondes, impulsées par l’administration de Trump. Trois axes structurent cette réflexion. Il s’agira d’abord de comprendre ce que les États-Unis réservent réellement à l’OTAN et aux Européens : un désengagement total, une délégation contrôlée ou une nouvelle forme de tutelle stratégique ?
La note examinera ensuite les effets de cette recomposition sur la relation UE-OTAN dans les domaines militaro-industriels et des acquisitions, en interrogeant notamment la capacité de l’Union à promouvoir l’autonomie stratégique de ses États membres.
Enfin, l’article abordera les enjeux de planification et de gouvernance à l’échelle européenne. Il cherchera notamment à répondre à la question suivante : quel rôle l’OTAN doit-elle jouer dans la définition des priorités destinées à orienter les politiques industrielles et d’armement de l’UE ?
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