
17.03.2026 à 07:30
Au Poste
Aujourd'hui, dès 7h30, avec Raquel Garrido (Fondatrice de l’APRÈS), Sandrine Rousseau (Députée EELV), Hadrien Clouet (Député LFI (Haute-Garonne))
16.03.2026 à 07:00
Au Poste
Invité d’Au Poste au lendemain du premier tour des municipales, Antoine Léaument analyse les rapports de force à gauche et la montée de l’extrême droite. Le député de La France insoumise défend une stratégie d’unité autour d’un « pôle populaire » et critique les logiques d’appareil qui divisent la gauche. Cantine gratuite, prévention plutôt que répression, lutte antifasciste : il expose sa vision des politiques municipales et nationales. Face à la diabolisation de LFI, il appelle les forces progressistes à resserrer les rangs.
S'en suit un débat avec plusieurs représentants de la société civile pour analyser les résultats. Nos invités confrontent leurs analyses sur la progression de l’extrême droite, les stratégies d’union de la gauche et les enjeux locaux. Écologie, logement, mobilisation citoyenne et politiques municipales : les invités débattent des priorités et des rapports de force avant le second tour.
14.03.2026 à 14:30
Au Poste
Ce live de terrain, diffusé depuis la Place de la Nation jusqu'à la Place de la République, documente la marche annuelle contre le racisme, le fascisme et les violences d'État, mobilisant simultanément 102 villes à travers la France. À la tête du cortège, les familles de victimes de violences policières donnent le ton: «Nous sommes leurs premières victimes et nous le resterons tant que nous ne ferons rien, tant que ne serons pas ensemble, main dans la main, point levé, à lutter pour la vérité, pour la justice, pour le respect de nos droits et pour notre dignité.»
Xavier Mathieu, syndicaliste issu de la lutte des Conti, rappelle les fondements de l'engagement: «Le racisme il est là pour diviser, il est pour que les gens se bouffent la gueule et pensent à autre chose qu'à lutter. Et la méthode elle marche, elle a toujours marché.» Il conclut avec conviction: «C'est nous, c'est les convictions, c'est à l'intérieur de nous. C'est le cœur, c'est les tripes.»
Dominique Sopo, président de SOS Racisme, revient sur l'agression des militants de son association lors du meeting d'Eric Zemmour de Villepinte par un néonazi aujourd'hui employé comme gardien de l'île de Bolloré: «Cette distinction que l'on fait parfois entre une extrême droite violente et une extrême droite qui soi-disant serait devenue respectable, en fait ça n'existe pas. C'est un continuum, c'est le même camp.» Sopo appelle à la mobilisation: «Si on se mobilise, et bien non seulement l'extrême droite n'arrivera pas au pouvoir, mais que toute cette ambiance un peu de merde que l'on vit depuis plusieurs années, eh bien on pourra la combattre.»
La mère de Nahel, tué à bout portant par un policier, s'adresse à la foule avec une douleur brute, suite à la décision de la justice de requalifier les faits: «Ils ont tué une deuxième fois mon fils. Ils m'ont tué deux fois. Je ne sais pas quoi faire, mais je vous demande s'il vous plaît d'être présents.» Elle annonce une marche le 21 mars à Nanterre, au lieu même où son fils a été abattu.
La voix de la mère d'Idir Mederès, mort en détention en 2020, est lue par une militante du collectif Idir Espoir et Solidarité: «Lorsqu'un État protège le silence plutôt que la justice, c'est la confiance du peuple qui meurt. Nos enfants ne sont pas des dossiers, ils ne sont pas des statistiques.» Elle exige lucidité et courage collectif: «Il faut avoir le courage de dire les choses, que le racisme tue et qu'il se cache dans les institutions.»
Et au détour des rencontres, une magnifique chorégraphie de femmes en crinoline, figurant des USA qui tiennent en laisse les pays en deuil, un vieil homme qui tient une fière pancarte «Les 80'génaires emmerdent le RN», un policier qui subtilise (et se promène avec) une pancarte ACAB mais, aussi, quelques infiltrés du régime des Mollahs, cornaqués semble-t-il par l'Ambassade d'Iran, arborant des portraits de Khamenei. Stupeur dans les rangs des organisateurs, pris de court.