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▸ Les 15 dernières parutions

10.03.2026 à 01:19

En direct : en Iran, les Gardiens de la Révolution affirment qu'ils "décideront de la fin de la guerre"

FRANCE 24

Les Gardiens de la Révolution ont affirmé mardi qu'ils "décideront de la fin de la guerre", alors que Donald Trump avait estimé la veille qu'elle prendrait fin "bientôt. Voici le fil du 10 mars 2026.

10.03.2026 à 00:19

Iran : Cinq footballeuses iraniennes obtiennent l'asile en Australie

FRANCE24

L'Australie a accordé l'asile à cinq joueuses d'une équipe de football féminin qui se trouvaient en déplacement dans ce pays, de crainte qu'elles ne soient persécutées à leur retour. Les athlètes iraniennes sont restées silencieuses alors que retentissait l'hymne iranien avant leur premier match de la Coupe d'Asie face à la Corée du Sud, deux jours après le début de la guerre lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Elles l'ont ensuite chanté lors des rencontres suivantes.

10.03.2026 à 00:17

Argentine: des milliers manifestent à J+1 pour les droits des femmes et contre Milei

FRANCE24

"Assez de féminicides !", "Nos corps ne sont pas une marchandise", "Je suis la tendresse qui manque au peuple", clamaient quelques pancartes dans un cortège dense, en majorité féminin, qui a rallié, depuis la place du Parlement, la Place de Mai siège de la présidence. Le rassemblement à l'initiative d'organisations féministes et mouvements sociaux avait été différé d'un jour par rapport au 8 mars pour optimiser la mobilisation et faire sentir l'absence de femmes dans l'appareil productif un jour ouvré. Plusieurs syndicats d'enseignants avaient appelé à une journée de grève. Nombre de manifestants s'en sont pris au gouvernement de l'ultralibéral Javier Milei, dénonçant un "discours de haine", et le définancement d'organes défendant les femmes. Comme sa suppression du ministère de la Femme, dès ses premiers jours au pouvoir. L'exécutif a marqué à sa façon le 8 mars dimanche en diffusant un message défendant la fin de l'"arnaque millionnaire" des politiques féministes et de genre. "Pendant des années, une cause noble a été utilisée pour soutenir des structures politiques millionnaires, imposer des agendas idéologiques absurdes et diviser les Argentins (...) Aujourd'hui, l'Argentine célèbre les femmes qui, par leur liberté, leur mérite et leurs efforts, construisent l'avenir de la patrie", indique le message. Dans la manifestation, la militante féministe Luci Cavallero a salué pour l'AFP "une mobilisation contre les politiques d'austérité du gouvernement Milei, à quelques jours de l'adoption de la réforme du travail qui va impacter les femmes et les dissidences" de genre. Selon l'Observatoire des féminicides du Défenseur des droits, l'année 2025 a vu 247 féminicides, en incluant les suicides-féminicides et les transféminicides. Soit une tendance à la baisse confirmée, après 2024, depuis le pic (322) de 2023, mais "un problème constant au long de l'année, avec jamais moins de 15 féminicides par mois", selon l'Observatoire. Et un toutes les 35 heures. Un rapport de l'Institut de la statistique INDEC publié à l'occasion du 8 Mars, a relevé que les femmes en Argentine gagnent en moyenne 26% de moins que les hommes, mais sont à la tête de huit foyers monoparentaux sur dix. Une petite localité de la province de Misiones (nord), Colonia Aurora, a été au coeur d'une polémique, pour avoir, lors d'une cérémonie officielle, offert des seaux, des balais et des serpillières, aux gagnantes d'activités marquant le Journée de la femme.

09.03.2026 à 23:49

Indian Wells: Djokovic passe en 8e, affrontera le tenant Draper

FRANCE24

Le Serbe aux 24 titres majeurs y affrontera le Britannique Jack Draper (14e), tenant du titre, qui a lui battu l'Argentin Francisco Cerundolo 6-1, 7-5. Djokovic avait dominé Draper lors de leur seul affrontement à Wimbledon en 2021. Le Serbe a eu besoin de plus de deux heures lundi pour venir à bout de son adversaire, 72e mondial (27 ans), très à l'aise au service. A un set à zéro en sa faveur, le N.3 mondial âgé de 38 ans a complètement lâché dans la deuxième manche, se montrant agacé et inquiet par rapport à son état physique (bras droit notamment). Djokovic a manqué deux occasions de break à 2-1 dans le set décisif avant de faire la différence à 5-4 grâce à une belle défense puis une faute de revers de son adversaire sur la première balle de match. Le Serbe, titré à cinq reprises en Californie, atteint les 8es de finale pour la première fois depuis neuf ans.

09.03.2026 à 22:51

Les influenceurs à Dubaï sous influence pour défendre l'émirat ?

Anthony SAINT-LÉGER

La guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 11ème jour. De nombreux influenceurs installés à Dubaï, qui avaient fait part de leur angoisse et de leur inquiétude après les attaques iraniennes sur les Emirats Arabes Unis, en représailles aux frappes américano-israéliennes, ont changé le ton de leur discours dans leurs vidéos. Comment expliquer ce revirement ?

09.03.2026 à 22:29

Municipales à Paris: Mélenchon appelle à battre le "fascisme mondain" de Knafo

FRANCE24

"Quel que soit son score, elle est dangereuse et nous ne pouvons la faire reculer qu'en étant plus nombreux. Tout le monde au bureau de vote, tout le monde contre les fachos!", a lancé Jean-Luc Mélenchon lors du meeting de la députée LFI à la Mutualité, devant 2.500 militants selon les organisateurs. La candidate d'extrême droite à l'Hôtel de ville Sarah Knafo tenait elle aussi, ce lundi soir, son meeting d'avant le premier tour, au Dôme de Paris. Le patron des Insoumis s'en est pris au "fascisme mondain" de la candidate Reconquête, dont la force vient de "celui qui tire les ficelles, Vincent Bolloré". Le milliardaire conservateur "a tous les kiosques de France qui se transforment en panneaux électoraux à la gloire" du parti d'Eric Zemmour, a dénoncé M. Mélenchon, mettant en garde contre la stratégie d'union des droites chère à Mme Knafo. "C'est Trump à Paris", a-t-il taclé à l'encontre de l'eurodéputée, en capacité selon les sondages de se maintenir au second tour des municipales, ce qui met Rachida Dati en difficulté. Ni le leader des Insoumis, ni Sophia Chikirou - souvent décrite comme sa compagne - n'ont prononcé le nom de la candidate LR et MoDem. La tête de liste LFI, elle aussi en capacité de se maintenir au second tour selon les sondages, a concentré ses attaques contre Emmanuel Grégoire, tête de liste d'une union à gauche sans LFI et ex-premier adjoint de la maire PS Anne Hidalgo. Elle a défendu la "vraie gauche" et son "programme de rupture avec le monde de chaos et de malheur" organisé selon elle par la majorité sortante. Sophia Chikirou a reproché à Emmanuel Grégoire de "passer son temps à reprendre ses propositions", comme celle de faire de Paris une "capitale antiraciste". "Préférez l'original à la copie !" a-t-elle demandé à ses électeurs, sous un tonnerre d'applaudissements. Emmanuel Grégoire, donné favori dans les sondages au premier tour dimanche, refuse toute alliance avec LFI. La France insoumise a donné lundi ses conditions pour des fusions - dont le Parti socialiste ne veut pas entendre parler - entre listes de gauche pour le second tour des municipales, excluant une nouvelle fois tout désistement.

09.03.2026 à 22:23

L'Australie accorde l'asile à des footballeuses iraniennes

FRANCE24

Cette décision a été prise de crainte qu'elles ne soient persécutées à leur retour, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Tony Burke. "Elles peuvent rester en Australie, elles sont en sécurité ici et il faut qu'elles se sentent comme chez elles", a-t-il dit devant des journalistes. Les 26 membres de la délégation iranienne sont arrivées dans le pays quelques jours avant le début des frappes américano-israéliennes, qui ont notamment entraîné la mort de l'ancien guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Donald Trump avait affirmé lundi sur son réseau Truth Social que l'Australie viendrait au secours des joueuses. "Je viens de parler au Premier ministre australien Anthony Albanese", a écrit le président américain, qui avait réclamé peu auparavant un geste de Canberra en faveur de ces sportives. Les Australiens "s'occupent déjà de cinq d'entre elles et le reste suivra. Certaines toutefois ont le sentiment qu'elles doivent retourner (en Iran) parce qu'elles ont peur pour la sécurité de leur famille", a-t-il précisé, en ajoutant que le dirigeant australien faisait "un très bon boulot dans cette situation assez délicate". Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran, avait déjà appelé l'Australie à assurer la sécurité des joueuses. "Les membres de l’équipe nationale féminine de football d'Iran subissent de fortes pressions et sont menacées par la République islamique", avait écrit le fils du chah déchu sur X. "Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran. J'appelle le gouvernement australien à assurer leur sécurité et à leur apporter tout le soutien nécessaire", a-t-il ajouté. D'autres personnalités ont exprimé leur soutien aux joueuses de l'équipe, comme l'autrice de "Harry Potter", J.K. Rowling, qui avait demandé de "protéger ces jeunes femmes", sur les réseaux sociaux. "Sauvez nos filles" Les athlètes iraniennes sont restées silencieuses alors que retentissait l'hymne iranien avant leur premier match de la Coupe d'Asie face à la Corée du Sud, deux jours après le début de la guerre lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Elles l'ont ensuite chanté lors des rencontres suivantes. Cette attitude a été interprétée comme un acte de rébellion et un présentateur de la télévision d'Etat a désigné les joueuses comme des "traîtres en temps de guerre" représentant le "summum du déshonneur". Devant le stade de Gold Coast (est), où l'équipe a disputé son dernier match ce week-end, une foule s'est réunie, scandant "changement de régime pour l'Iran", "laissez-les partir" et "sauvez nos filles". Lundi, un journaliste de l'AFP a vu des joueuses parler au téléphone depuis le balcon de leur hôtel. Selon Zaki Haidari, militant d'Amnesty International, les footballeuses risquaient d'être persécutées si elles étaient renvoyées chez elles. "Certaines des membres de l'équipe ont probablement déjà vu leur famille menacée", a-t-il déclaré à l'AFP. Les Iraniennes avaient fait leurs débuts en Coupe d'Asie en 2022 en Inde et étaient devenues des héroïnes nationales dans un pays où les droits des femmes sont sévèrement restreints.

09.03.2026 à 21:45

Mode féminine: pour Chanel, Blazy s'aventure dans la concordance des temps

FRANCE24

La collection propose un très long voyage à travers les époques, des années 1920 à nos jours, le tailleur Chanel comme fil conducteur de cette épopée parfois un peu dense. De la silhouette du début de Coco Chanel reste la robe ceinturée basse, très "années folles", les robes colliers, sculpturales, des années 1960, puis on avance dans l'histoire, arrivant dans le futur avec des tailleurs version lurex flashy, sans être forcément passé par la case présent. Le tweed, orange, bleu, attrape toutes les lumières dans une iridescence rafraichissante pour offrir dans le tissu "une légèreté et une liberté de mouvement exceptionnelle", a commenté le designer Matthieu Blazy dans sa note d'intention. L'emprunt au vestiaire masculin et urbain se confirme avec des vestes de tailleurs qui se portent larges, épaulées à l'inverse de la baby-doll Chanel. "Chanel, c'est la liberté absolue de choisir entre la chenille et le papillon. Je veux que mes vêtements soient des toiles permettant aux femmes d’être qui elles sont vraiment et qui elles désirent être, sans concessions", a Matthieu Blazy. Parmi les invités de marque au premier rang, la rappeuse sud-coréenne Jennie, l'actrice Margot Robbie, mais aussi l'astronaute française Claudie Haigneré, première "muse" dans sa combinaison spatiale de Matthieu Blazy alors qu'il n'était qu'un étudiant en mode en 2006, a-t-il confié sur Instagram. Le couturier passé par Bottega Veneta, semble trouver une inspiration dans la femme d'âge mûr, un geste élégant et logique lorsque l'on sait l'importance de cette tranche d'âge dans la sociologie de sa clientèle. D'ailleurs, la mannequin Stéphanie Cavalli, 50 ans, à la chevelure poivre et sel, a de nouveau ouvert son défilé, comme en janvier, bientôt suivie par plus d'une dizaine de mannequins de plus de 40 ans présentes au casting. "Elles ont vécu" "Les femmes plus âgées apportent une dimension complètement différente aux vêtements. Elles ont vécu, elles ont vu le monde", s'était justifié le styliste auprès du New York Times. Heureux calendrier pour la maison de la rue Cambon, la première collection prêt-à-porter de Matthieu Blazy, présentée en octobre dernier, est arrivée ce même lundi en primeur dans les boutiques parisiennes de la marque, entraînant selon plusieurs témoignages sur réseaux sociaux un début de pénurie. Et pourtant à ce show comme à d'autres de cette saison parisienne, on pouvait également sentir un serrage net des cordons de la bourse, dans un contexte de résultats de moins en moins bons après la vertigineuse montée des années post-Covid pour les firmes de luxe. Chez Chanel, les petits goodies ont disparu des bancs et du côté de la scénographie, une dizaine de petites grues en métal peintes comme des Meccano et un sol en vinyle censé reproduire un effet peinture de Monet ont remplacé les mises en scène extravagantes avec cage à oiseaux, champignons géants des autres années. La semaine de la mode de Paris, qui s'achève mardi, a également été marquée par la deuxième collection de Duran Lantink chez Jean Paul Gaultier, avec une collection inspirée par Marlène Dietrich. Autre tour de confirmation autrement plus chaudement accueilli mardi dernier, Jonathan Anderson pour Dior avait ébloui les participants à son défilé dans le jardin des Tuileries. "Une performance artistique de mode triomphale", a estimé le site spécialisé FashionNetwork. Le magazine Harper's Bazaar a relevé quant à lui que le Britannique cultivait "l'art de parader avec une collection à la sophistication dissoute dans l'ordinaire, mais non moins spectaculaire".

09.03.2026 à 21:39

Wall Street termine en hausse après que Trump estime la guerre "quasiment" finie

FRANCE24

Le Dow Jones a gagné 0,50%, l'indice Nasdaq a progressé de 1,38% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,83%. En début de séance, les trois indices vedettes avaient chuté de plus de 1%. Le président américain a dit lundi à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était "quasiment" finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de "marine" ni de "communications" ou de "force aérienne". "Cette remarque a complètement changé la donne", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. Dans la foulée, les indices vedettes de la place américaine "ont connu une forte remontée (..) en territoire positif", observent les analystes de Briefing.com. Le dirigeant républicain, qui se trouve à Miami (Floride, sud-est), a assuré que le conflit était "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué par le passé. Peu auparavant, le Pentagone avait écrit sur X: "Nous ne faisons que commencer le combat". Pour Art Hogan, l'administration Trump "en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût" de la guerre, mais aussi "aux marchés". La place américaine est à la peine depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran il y a dix jours, plombée notamment par la folle progression des prix des hydrocarbures. Le baril de pétrole a brièvement tutoyé les 120 dollars lundi, une envolée historique provoquée notamment par le blocage persistant du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. Cette hausse historique fait craindre aux investisseurs une accélération de l'inflation aux Etats-Unis. En séance, "la faiblesse initiale" du marché boursier s'était d'ores et déjà "un peu estompée" en raison du recul des "prix du pétrole sous la barre des 100 dollars", remarque auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. En cause: l'espoir d'un recours aux réserves stratégiques de brut après que les ministres des Finances du G7 se sont dit "prêts" lundi à puiser si besoin dans ces dernières pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut. Le secteur de l'énergie a été miné par les déclarations du président américain, à l'image des géants pétroliers ExxonMobil (-0,52%) ou Chevron (-0,29%). Certaines valeurs de la défense - qui ont tiré leur épingle du jeu ces derniers jours - ont aussi été poussé vers le bas, comme Lockheed Martin (-1,11%). Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à 10 ans évoluait autour de 4,10% vers 20H45 GMT contre 4,14% la veille en clôture. Au tableau des valeurs, le géant de l'événementiel Live Nation a gagné 6,20% à 165,80 dollars après s'est entendu avec le ministère américain de la Justice (DOJ) pour mettre un terme à la procédure pour pratiques anticoncurrentielles qui visait le groupe. La chaîne américaine de produits de santé Hims & Hers a été propulsée de plus de 40%, à 22,17 dollars, portée par l'accord trouvé avec le laboratoire danois Novo Nordisk (+3,19% à 39,81 dollars) pour vendre ses traitements anti-obésité. Cette annonce met fin aux poursuites engagées contre Hims & Hers par le laboratoire, qui cherchait à l'empêcher de vendre une copie à bas prix de sa pilule amaigrissante.

09.03.2026 à 21:35

Guerre au Moyen-Orient: journée de montagnes russes pour le pétrole

FRANCE24

Dans une déclaration inattendue à une journaliste de la chaîne CBS, le président américain Donald Trump a déclaré en fin de journée que la guerre était "quasiment" finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de "marine" ni de "communications" ou de "force aérienne". Cela a fait plonger les cours dans les échanges électroniques après la clôture. Le Brent, référence internationale pour le pétrole, est passé brièvement sous les 84 dollars le baril. Vers 20H10 GMT, il chutait de 8,68% par rapport à sa clôture quelques heures plus tôt, à 90,93 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, lâchait 7,11% à 88,00 dollars. Dans son échange avec la journaliste de CBS, Donald Trump a par ailleurs dit qu'il "réfléchissait à prendre le contrôle" du détroit d'Ormuz. Cela a ravi les investisseurs alors que la navigation est pratiquement bloquée dans ce passage stratégique pour le commerce mondial, où transite environ 20% du pétrole consommé chaque jour. Et nettement contrasté avec la panique du début de séance. A la reprise des marchés après la pause hebdomadaire, les cours avaient été entraînés dans une spirale haussière sans précédent, le Brent grimpant jusqu'à 119,50 dollars, le WTI jusqu'à 119,48 dollars. "Compte tenu des évènements géopolitiques du weekend, un certain nombre d'investisseurs ont cherché à acheter du pétrole", craignant de ne pas pouvoir le faire plus tard, commente auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. C'était la première fois depuis 2022 et les retombées de la guerre en Ukraine que les cours dépassaient les 100 dollars. Des mécanismes de vente automatique associés à la possibilité que les pays du G7 puisent dans leurs réserves stratégiques d'hydrocarbures ont mis un coup de frein à cette envolée dans la journée. Les ministres des Finances du groupe se sont dit "prêts" à le faire, assurant toutefois qu'il n'était pas encore temps de recourir à cette option. Cela pourrait engendrer la libération de 25 à 30% des stocks constitués sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), soit 300 à 400 millions de barils, d'après Ole R. Hvalbye, de SEB, interrogé par l'AFP, qui s'appuie sur des informations du Financial Times. "En cas de perturbation de l'approvisionnement en pétrole, les deux paramètres à prendre en compte sont le volume perturbé, c'est-à-dire la quantité qui nous manque, et la durée, c'est-à-dire la durée de la perturbation", souligne auprès de l'AFP Clayton Seigle, chercheur au Center for Strategic and International Studies. Depuis le début du conflit, les cours sont en forte hausse, de plus de 25%. Les investisseurs s'inquiétent des difficultés d'exportation des hydrocarbures issus du Golfe mais aussi désormais des ralentissements de production, les capacités de stockage des pays producteurs étant proches de leur niveau de remplissage. A l'issue de la séance régulière lundi, lee prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a terminé à 98,96 dollars (+6,76% par rapport à la clôture vendredi). Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, a pris 4,26% à 94,77 dollars.

09.03.2026 à 21:03

Défense: Lula veut coopérer avec l'Afrique du Sud face au risque d'"invasion"

FRANCE24

Les deux dirigeants sont critiques envers le conflit mené par les Etats-Unis et Israël au Moyen-Orient. "Je ne sais pas si le camarade Ramaphosa se rend compte que, si on ne prépare pas notre défense, un jour, quelqu'un nous envahira", a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva lors de la visite d'Etat du président sud-africain à Brasilia. "Sur ce sujet, le Brésil a les mêmes besoins que l'Afrique du Sud", a-t-il insisté, sans citer de menace venant d'un pays en particulier. "Nous devons unir notre potentiel pour produire ensemble" de l'armement, a résumé Lula. "Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres", a dit pour sa part M. Ramaphosa, tout en admettant que le Brésil était "bien plus avancé" que l'Afrique du Sud en matière de "défense et d'aviation". "Ici, en Amérique du Sud, nous sommes une région de paix. Personne n'a de bombe nucléaire, et nous envisageons la défense comme une dissuasion", a affirmé Lula. Le Brésil et l'Afrique du Sud sont membres des Brics, groupe des pays émergents qualifié d'"anti-américain" par le président des Etats-Unis, Donald Trump. La Chine, la Russie et l'Iran en font également partie. Le président américain a proposé samedi d'aider les dirigeants d'Amérique latine à combattre les cartels de la drogue en menant des frappes de missiles américaines visant des barons de la drogue. La presse brésilienne a évoqué un entretien téléphonique entre le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, et son homologue américain Marco Rubio, sur une éventuelle désignation des deux plus grandes factions criminelles du Brésil comme organisations terroristes par Washington. Consulté par l'AFP, le ministère brésilien des Affaires étrangères n'a pas confirmé cette information. L'opposition de droite au Brésil a tenté en vain en 2025 de faire adopter une loi désignant comme terroristes les deux plus puissants groupes criminels du pays, le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC). Lula s'est ouvertement opposé à cette mesure et a critiqué les frappes américaines contre des bateaux de trafiquants de drogue présumés dans le Pacifique et dans les Caraïbes, qui ont fait plus de 150 morts depuis septembre.

09.03.2026 à 20:47

Khamenei après Khamenei : l’Iran fait le choix de la continuité face à Trump

Leela JACINTO

Téhéran a désigné, lundi, un nouveau Guide suprême : Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Une succession rapide qui envoie un signal clair : malgré la guerre et les pertes subies, la République islamique entend s'engager dans la continuité du régime.

09.03.2026 à 20:39

PFAS: des élus craignent que ne soit "enterré" un rapport sur la dépollution

FRANCE24

Cette mission d'inspection interministérielle, censée permettre d'élaborer un plan de financement de la dépollution de l'eau potable, notamment des PFAS ou "polluants éternels" et métabolites de pesticides, avait été évoquée fin octobre par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui avait indiqué attendre "des propositions dans les trois mois". "On vient de nous dire que le rapport devrait sortir en début d'été", a indiqué à l'AFP Pierre Athanaze, vice-président de la métropole du Grand Lyon, à la sortie d'une réunion avec d'autres élus, reçus à leur demande par le cabinet de Mme Barbut. "J'ai peur que ce soit un rapport de plus qui soit enterré, il ya des armoires des ministères qui sont pleines de rapports qui n'ont jamais servi à rien", a déclaré M. Athanaze, également vice-président d'Amaris, association de collectivités pour la maîtrise des pollutions et risques industriels. Contacté par l'AFP, le ministère de la Transition écologique n'avait pas réagi dans l'immédiat. M. Athanaze s'est également inquiété, avec les élus, de ne pas avoir de nouvelles du décret instituant la "redevance PFAS", prévue par la loi de protection contre les "polluants éternels", et dont devraient s'acquitter les industriels émettant des PFAS dans l'eau. "Pour l'instant, c'est le principe +pollué-payeur+ et non pas le pollueur-payeur. Ça, il faut absolument qu'on arrive à l'inverser", a-t-il ajouté. D'ici là, les élus "demandent un fonds de solidarité" abondé par l'Etat, a indiqué Annick Dufils, maire de Malandry, petite commune ardennaise dont l'eau est polluée par les PFAS, déplorant une absence de réponses. Les élus ont enfin demandé la création "d'une instance où les collectivités puissent être représentées", au même titre que "les riverains" et que "les ONG, qui font un travail formidable sur le sujet", afin de pouvoir, "échanger avec les ministères", a indiqué M. Athanaze qui estime, sur ce point, avoir "été entendu". "Actuellement, le ministère a certainement beaucoup plus souvent la visite de France Chimie (syndicat professionnel) que des collectivités, donc il faut absolument qu'on puisse avancer différemment", a-t-il conclu.

09.03.2026 à 20:33

Maladies chroniques: trop de patients "décrochent" de leur traitement, alertent des experts

FRANCE24

Quelque 42% des patients sous traitement de longue durée déclarent "avoir déjà oublié ou interrompu une prise" dans l'année écoulée, selon une étude Opinionway, réalisée pour le salon Medintechs (dédié à l'innovation en santé) lundi et mardi à Paris. "Le patient ne prend pas tous les jours ses médicaments, fait un break le week-end, prend la moitié de la dose, ou oublie régulièrement" a expliqué lors d'une conférence de presse le Pr Gérard Friedlander, professeur émérite à l'Université Paris-Cité. De nombreuses pathologies sont concernées: maladies cardiovasculaires, Alzheimer, Parkinson, cancer... "Les conséquences sanitaires sont catastrophiques": "c'est plus de ré-hospitalisations, plus d'aggravations", "de rechutes", et pour le système de santé, "un coût majeur", a souligné M. Friedlander. Parmi les malades d'hypertension artérielle, "20% ne vont pas acheter la première prescription", souvent sans prévenir leur médecin, qui dispose d'outils pour "détecter la non-observance" du traitement (analyses d'urine, des cheveux...) mais de manière "ponctuelle", a témoigné Michel Azizi, cardiologue spécialiste à l'Hôpital Georges Pompidou. Les causes sont multiples: "manque de temps du médecin" pour "expliquer la maladie", défaut de confiance du malade, "complexité" des traitements, qui nécessitent parfois d'avaler une dizaine de comprimés quotidiens, "effets secondaires", qui lorsqu'ils ne sont pas "graves" (vomissements, douleurs...), ne sont "pas systématiquement évalués", a souligné le Dr Mario Di Palma, oncologue à l'hôpital Gustave Roussy. L'adhésion au traitement nécessite "un dialogue important, prolongé", notamment lors de séances "d'éducation thérapeutique" difficilement accessibles, réservées en diabétologie "aux cas les plus graves", a pour sa part déploré Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération française des diabétiques. Il "attend beaucoup" du "nouveau statut de pré-ALD" (affection longue durée), prévu par le budget de la Sécu 2026, qui doit permettre des prises en charge "avant cette aggravation". Parmi d'autres solutions possibles: des "outils numériques", permettant avec l'aide de professionnels paramédicaux (pharmaciens, infirmiers...) de suivre le patient, évaluer les effets secondaires, ou "envoyer des rappels" par SMS au moment de prendre son comprimé. Industrie pharmaceutique, soignants et associations doivent "travailler ensemble", ont plaidé les intervenants, appelant aussi à développer de nouvelles mises en formes et modes d'administration des médicaments, à l'image de la PrEP, traitement préventif contre le VIH aujourd'hui administrable via deux injections annuelles.

09.03.2026 à 20:27

Moyen-Orient: Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit

FRANCE24

Le président français a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours. "Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne. "Montrer les muscles" "La position d'Emmanuel Macron est vraiment de montrer les muscles", en déployant "un effort capacitaire considérable", ajoute-t-il. Le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale dans le cadre d'un important dispositif aéronaval appelé aussi à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe. Même si les autorités françaises martèlent qu'il s'agit d'une posture strictement "défensive", et pas d'une participation directe au conflit, "l'engagement d'un groupe aéronaval d'une telle ampleur, c'est un vrai risque", estime cet expert: "ça rend la France encore plus une cible dans la région". En étant le premier dirigeant à se rendre à Chypre, et en ayant dépêché ces moyens militaires en coordination avec plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne, Emmanuel Macron tente de conforter son rôle de leader de la défense européenne, une semaine après avoir mis la France au centre du jeu en proposant une dissuasion nucléaire "avancée" au service de l'Europe. "Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis", a-t-il lancé lundi aux marins du Charles de Gaulle. "Celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres européens", a ajouté celui qui plaide depuis plusieurs années pour une autonomie stratégique du Vieux Continent. "Où est la voix de la France?" Par contraste, le Royaume-Uni est critiqué pour son déploiement plus poussif, alors même que c'est une base britannique qui a été touchée à Chypre. "Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lundi sur BFMTV. Sur le front diplomatique, toutefois, d'autres voix critiquent un certain embarras du chef de l'Etat, qui semble vouloir ménager les Etats-Unis et Israël, sans pour autant approuver leur opération ni y participer plus directement. "Où est la voix de l'Europe, où est la voix de la France?", a interrogé dimanche, sur la même chaîne, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à la présidentielle de 2027. "C'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe", a-t-il estimé, saluant l'opposition plus résolue à cette guerre de la part du chef du gouvernement espagnol. Si Emmanuel Macron a été dimanche le premier dirigeant occidental à s'entretenir au téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian depuis le début du conflit, et s'il a parlé à plusieurs reprises à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ses leviers diplomatiques sont limités. Pour l'instant, ses appels à la désescalade sont restés sans effet. Il n'a pu convaincre Israël de ne pas étendre le conflit au Liban en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien, même s'il constate que l'armée israélienne n'a pas, à ce stade, lancé d'offensive terrestre d'ampleur.
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