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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

23.07.2026 à 13:54

Madagascar : les autorités tentent de rassurer après une vague de disparitions d'enfants

FRANCE24

Depuis fin juin, une vague de disparitions inquiète la capitale malgache. En une semaine, quatre corps ont été retrouvés, dont ceux d'une fillette de 12 ans et d'un adolescent de 17 ans. Entre fugues et soupçons de meurtres, la psychose gagne la population. 

23.07.2026 à 13:53

Washington veut développer le nucléaire civil en Arabie saoudite, en plein conflit avec Téhéran

FRANCE24

Cette entente est considérée comme une victoire majeure pour Ryad, rival régional de longue date de Téhéran, en lui donnant accès à la technologie nucléaire sans normaliser ses relations avec Israël, une condition que Washington avait cherché ces dernières années à imposer. Le texte, qui n'a pas été rendu public, ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l'heure de centrales au gaz et pétrole pour son électricité, et devrait générer des milliards de dollars pour les entreprises américaines. Signé par le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, et son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, l'accord doit encore être soumis au Congrès américain. Celui-ci, à majorité républicaine, ne devrait pas s'opposer à sa mise en oeuvre, en dépit d'inquiétudes déjà exprimées face à un tel projet par des élus américains des deux partis et des responsables israéliens. Selon le Wall Street Journal, une clause prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établissait qu'il était justifié, une perspective qui concentre les inquiétudes quand au rique de prolifération nucléaire. Interrogé par l'AFP à ce sujet, le ministère américain de l'Energie n'a pas fait de commentaire. Mercredi, le ministre avait seulement déclaré que l'accord jetait "les bases juridiques d'un partenariat de plusieurs décennies" visant à "renforcer les relations commerciales" bilatérales et "assurer la prospérité chez nous et la sécurité de nos alliés à l'étranger". "Absurde" Parmi les voix critiques qui se sont élevées, le sénateur démocrate Chris Murphy a pointé le risque de "déclencher une course nucléaire dans la région, dissuadant davantage l'Iran de limiter son propre programme" nucléaire, alors que les hostilités ont repris dans la région le 7 juillet. En entrant en guerre au côté d'Israël fin février, Washington avait notamment dit vouloir empêcher définitivement Téhéran de se doter de l'arme atomique. La République islamique nie cette intention, mais défend son droit au nucléaire civil. Le sénateur Bernie Sanders, figure de la gauche américaine, a lui dénoncé une entente "absurde": alors que Donald Trump justifie "sa guerre contre l'Iran comme un moyen d'empêcher un pays autoritaire d'enrichir du combustible nucléaire", il "laisse ses meilleurs amis en Arabie saoudite -l'une des plus brutales dictatures au monde- faire exactement cela", a-t-il écrit sur X. "Washington a raison de renforcer ses relations avec Ryad, mais cela ne doit pas se faire au détriment de l'efficacité de ses normes en matière de non-prolifération des armes nucléaires", avait mis en avant avant l'annonce américaine officielle Matthew Kroenig, ancien responsable du ministère de la Défense et chercheur à l'Atlantic Council, pour qui ce serait "une erreur d'autoriser l'enrichissement en Arabie saoudite". Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a soutenu jeudi que Ryad souhaitait se doter d'un programme nucléaire "pacifique et civil" et assuré que l'accord comportait "des garanties pour s'assurer qu'il ne puisse pas être transformé en programme d'armement". "Message puissant" Pour Allison Minor, spécialiste du Moyen-Orient au centre Atlantic Council, "en laissant la porte ouverte à l'enrichissement", Washington envoie un "message puissant" à Téhéran, tout en récompensant un allié majeur devenu méfiant à l'égard des garanties de sécurité américaines. Paul Dickman, président du comité des affaires externes de l'American Nuclear Society, s'affirme auprès de l'AFP convaincu que l'accord ne créera pas "de problèmes supplémentaires en matière de prolifération". Mais il insiste sur l'importance de la transparence en la matière. Ryad insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil, alors que les Etats-Unis ont signé un accord nucléaire en 2009 avec son voisin, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium. Sollicité par l'AFP, le constructeur américain de réacteurs nucléaires Westinghouse Nuclear n'a pas réagi dans l'immédiat. Sur la chaîne CNBC, son PDG, Dan Sumner, a salué une "étape majeure" allant selon lui renforcer la sécurité énergétique et accroître les opportunités pour l'industrie américaine.

23.07.2026 à 13:53

En images : près du bassin d'Arcachon, le feu s'attaque à nouveau à la forêt des Landes

FRANCE 24

L'incendie qui sévit depuis mercredi au nord du bassin d'Arcachon a déjà parcouru 2 400 hectares et conduit à l'évacuation d'environ 20 000 personnes. Les pompiers continuent de lutter pour mettre fin aux flammes dans cette zone très touristique. Retour en images sur ce virulent feu de forêt.

23.07.2026 à 13:16

Tchad : troisième recensement général de la population 17 ans après le dernier

FRANCE24

Le Tchad a lancé, fin juin, son troisième recensement général de la population. Une opération qui n'avait plus été réalisée depuis 2009. Les autorités veulent, entre autres, évaluer les besoins en eau et en électricité. Plus de 20 000 agents ont été déployés à travers le pays.

23.07.2026 à 13:15

EasyJet pique du nez, plombé par le conflit au Moyen-Orient

FRANCE24

Le bénéfice avant impôts du groupe s'affiche à 85 millions de livres (près de 100 millions d'euros), contre 286 millions l'an passé, soit un plongeon de 70%. Les performances "ont été affectées par la hausse des prix du carburant et une baisse de la demande des consommateurs à la suite du déclenchement du conflit au Moyen‑Orient", explique le groupe dans un communiqué. Les coûts de carburant ont augmenté de 105 millions de livres par rapport à l'an passé, précise-t-il. "Le résultat final de l'exercice 2026 dépendra encore des réservations" à venir, "ainsi que des prix du carburant, qui demeurent volatils", prévient EasyJet. Le groupe assure toutefois constater un redressement progressif : les réservations de dernière minute restent soutenues et celles effectuées plus en amont "montrent également des signes d'amélioration, bien qu'elles nécessitent encore une certaine stimulation" à l'aide de prix plus attractifs. Action en hausse De son côté, EasyJet Holidays, l'activité de séjours touristiques du groupe, a vu son bénéfice avant impôt rester quasiment stable à 84 millions de livres, contre 86 millions un an plus tôt. La société estime que le nombre de clients d'EasyJet Holidays devrait enregistrer une croissance à deux chiffres sur l'ensemble de l'exercice 2026, lui permettant de continuer à gagner des parts de marché. "Nous avons continué à gérer les conséquences du conflit au Moyen‑Orient" sur le trimestre, a résumé le directeur général du groupe, Kenton Jarvis, mettant en avant d'"excellentes performances opérationnelles". Deuxième compagnie à bas coûts d'Europe derrière sa concurrente irlandaise Ryanair, EasyJet est courtisée par deux fonds américains, Castlelake et Apollo, attirés par ses précieux créneaux aéroportuaires, la force de sa marque et ses perspectives de croissance. L'offre d'Apollo, qui valorise le groupe à 5,7 milliards de livres (6,7 milliards d'euros), dépasse celle de Castlelake et bénéficie du soutien du conseil d'administration. L'action EasyJet gagnait plus de 5% jeudi à la Bourse de Londres dans la foulée de ces résultats, après avoir chuté jusqu'à 15% la veille. Règles européennes Selon Victoria Scholar, responsable des investissements chez Interactive Investor, le repli du titre de la veille s'expliquait par les craintes que l'offre d'Apollo soit "menacée ou retardée" par le réexamen des règles européennes encadrant la propriété des compagnies aériennes. En tant qu'investisseurs non européens, Apollo et Castlelake doivent proposer une structure compatible avec les réglementations britannique et européenne, qui exigent qu'une compagnie aérienne soit majoritairement détenue et contrôlée par des ressortissants de la région. Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, Kenton Jarvis a toutefois relativisé ces inquiétudes, soulignant que la révision des règles de propriété par l'Union européenne constituait "un processus en cours", susceptible de durer encore deux à trois ans. "Son calendrier dépasse largement celui de la procédure d'offre d'Apollo, et n'y est pas lié. C'est simplement le fonctionnement habituel de l'UE", a-t-il ajouté. En vertu de la réglementation britannique sur les offres publiques, Apollo a jusqu'au 7 août pour présenter une offre ferme ou renoncer à son projet, tandis que Castlelake dispose d'un délai allant jusqu'au 3 août. "Le titre reste en forte hausse cette année, reflétant la prime liée au rachat, ce qui suggère que les investisseurs croient toujours qu'un accord se concrétisera finalement", souligne Victoria Scholar.

23.07.2026 à 13:11

Violents incendies en Europe du Sud, des milliers de personnes évacuées

FRANCE24

Trois pompiers sont morts ces derniers jours, deux en France et un en Italie, suscitant une forte émotion. A un mois et demi de la fin de l'été météorologique, l'année est à ce stade au deuxième rang en surfaces brûlées dans l'Union européenne depuis 20 ans de mesures, selon les données satellitaires européennes du système Effis analysées par l'AFP. Mais c'est la pire en France, et parmi les pires en Espagne et en Italie. Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par les canicules exceptionnelles qui ont traversé le continent en juin et en juillet. Dans le sud de la France, les pompiers luttent contre deux incendies d'ampleur. L'un, dans le sud-ouest, avait parcouru jeudi 2.400 hectares, selon une dernière estimation, au nord du bassin d'Arcachon, en Gironde, une région très touristique non loin de Bordeaux. Aucune victime ni maison brûlée n'ont été enregistrées pour l'instant mais la situation reste "défavorable" aux pompiers. Des travaux de débroussaillage sur une piste forestière seraient à l'origine du feu, selon plusieurs sources interrogées par l'AFP. D'après la préfecture de Gironde, au moins 7.000 personnes ont été évacuées de manière préventive jeudi, portant à 12.000 le nombre de touristes et d'habitants ayant dû quitter six campings et un domaine résidentiel naturiste situés au nord du cap Ferret. L'autre incendie, parti mardi à la mi-journée d'un champ, sévit dans le département du Var (sud-est), a parcouru près de 2.500 hectares et "reste stable", selon le préfet Simon Fabre, qui a autorisé jeudi matin les 400 personnes évacuées à regagner leur domicile. "(...) la journée est à risque puisqu'on attend des températures élevées dans les terres, jusqu'à 45°C, et surtout un mistral qui va se lever en début d'après-midi avec des rafales à 60km/h", a prévenu le lieutenant Franck Graciano, du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Var. Sur la question récurrente des moyens disponibles, la porte-parole du gouvernement français a annoncé jeudi que l'avion de transport militaire Airbus A400M, "équivalent de trois Canadair", allait être "mobilisé (...) d'ici à fin juillet", après son adaptation en bombardier d'eau ou de produit retardant. Selon le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez, plus de 12.500 départs de feu sont intervenus depuis le début de l'année et 44.000 hectares ont déjà brûlé, davantage qu'en 2022. Il s'exprimait depuis une caserne de Bordeaux, après avoir rencontré les familles de deux pompiers morts mardi en intervention près de l'aéroport de la ville. Plus de 40°C en Italie Un pompier a également péri mercredi en combattant les flammes dans le sud de l'Italie où des dizaines de feux de forêt et de végétation font rage en Sicile, attisés par le vent chaud, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Matteo Piantedosi. Une centaine d'habitants ainsi que 22 patients d'une clinique du centre de l'île, où les températures ont dépassé ces derniers jours les 40°C, ont été évacués mercredi, selon les pompiers. "6.000 hommes sont déployés et 20 moyens aériens sont en opération", a déclaré mercredi soir le président de la région, Renato Schifani, précisant que près de 50 incendies - sur 344 signalés mercredi - sont toujours en cours. Plus de 160 incendies ont également été recensés ces dernières 24 heures en Calabre, la région voisine. - Vague de chaleur en Espagne En Espagne,la plupart des habitants évacués mercredi soir, après le déclenchement d'un incendie à environ 70 kilomètres au sud-ouest du centre-ville de Madrid, peuvent rentrer chez eux, ont annoncé jeudi les secours espagnols. Les secours ont qualifié de "très positive" l'évolution de l'incendie même si le feu n'était pas encore "circonscrit" au petit matin. Plusieurs axes routiers restent coupés ce jeudi matin, d'après les secours. Le feu de forêt le plus important se trouve de l'autre côté de Madrid dans la province de Guadalajara, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale, et a ravagé 32.000 hectares depuis jeudi dernier. "Il y a des zones de très grande valeur écologique, avec des arbres qu'on ne reverra pas ici avant 50 ans", a déploré Mara Mora, 51 ans, une pompière mobilisée plusieurs jours. Un gros incendie avait ravagé environ 15.000 hectares la semaine dernière dans la province de Saragosse (nord-est). Un autre brasier a coûté la vie à 13 personnes quelques jours plus tôt dans la province d'Almeria (sud-est).

23.07.2026 à 13:03

Le marché en plein essor des peptides sous la loupe d'experts aux Etats-Unis

FRANCE24

Des promesses alléchantes sur lesquelles se penchera jeudi et vendredi un comité consultatif pour l'Agence américaine du médicament (FDA). Ces experts seront chargés d'examiner si sept peptides, des substances chimiques suscitant un intérêt grandissant, peuvent être autorisés à être fabriqués par des pharmacies ou des établissements spécialisés aux Etats-Unis. Pour de nombreux spécialistes, une telle autorisation serait grandement prématurée. "De notre point de vue, il n'y a tout simplement pas assez de données cliniques pour déterminer si ces peptides sont sûrs et efficaces", explique auprès de l'AFP Alexander Weber, chef du service de médecine du sport à l'Université de Californie du Sud. Mais pour autant, "les peptides reviennent absolument tous les jours dans mes conversations avec les patients", confie-t-il. Les sept produits à l'étude (BPC-157, Emideltide, Epitalon, KPV, MOTS-c, semax et TB-500) figurent parmi les substances dont la préparation en pharmacie avait été restreinte sous la dernière présidence en raison d'un manque de données issues d'essais cliniques chez l'humain. Une restriction qui n'a toutefois pas empêché les Américains de s'en procurer sur internet via des fournisseurs de produits chimiques pour "usage en laboratoire". Pour des acteurs du secteur, influenceurs bien-être ou encore le ministre de la Santé de Trump Robert Kennedy Jr, ces restrictions ont favorisé l'émergence de marchés parallèles échappant à tout contrôle ou standard de qualité. "Une grande partie" des peptides ainsi vendus et analysés par les autorités sont "tout simplement de très mauvaise qualité", expliquait-il plus tôt cette année au micro du podcasteur conservateur Joe Rogan. "Pas confiance" L'influence du ministre, qui a lui-même recouru à des peptides pour traiter des blessures, inquiète plusieurs experts, qui l'accusent d'avoir notamment placé dans le comité des personnes ayant des liens étroits avec cette industrie. "En temps normal, je dirais que ces produits sont condamnés, mais compte tenu de la composition du comité (...) je n'ai absolument pas confiance", confie auprès de l'AFP Peter Lurie, ancien responsable de la FDA aujourd'hui à la tête de l'ONG CSPI. Les peptides sont de petites chaînes d'acides aminés, les "briques" utilisées pour fabriquer les protéines de notre corps. Naturellement présents dans notre organisme, ils agissent comme de minuscules messagers et régulent des processus physiologiques majeurs comme la réparation des tissus. L'insuline est par exemple un peptide, tout comme certains traitements anti-obésité phares tels qu'Ozempic, qui imitent une hormone gastro-intestinale. Si ces médicaments dits GLP-1 ont été rigoureusement testés, ce n'est pas le cas des peptides synthétiques vantés sur les réseaux sociaux, selon des experts. Ces produits administrés sous forme d'injection, de comprimé ou encore de crème, n'ont pas été soumis aux essais cliniques de grande ampleur exigés par la FDA pour établir l'innocuité et l'efficacité d'un médicament. Selon les propres scientifiques de l'agence, les preuves restent à ce jour insuffisantes pour justifier un assouplissement des restrictions. Une conclusion qui rejoint celle partagée en mai par les organisations spécialisées ECRI et ISMP dans un livre blanc. "Absence de données cliniques" "Le marché commercial a connu une croissance plus rapide que l'accumulation de preuves cliniques" et "l'absence de données cliniques adéquates concernant leur utilisation chez l'humain constitue une préoccupation alarmante", écrivaient-elles alors. Depuis, "il n'y a eu aucune nouvelle information qui nous permettrait d'approuver sans réserve l'ajout de ces composés à la liste" des substances pouvant être préparées en pharmacie, dit à l'AFP Rita Jew, présidente de l'ISMP. Ed Lee, endocrinologue ayant cofondé la Clinical Peptides Society, se dit lui optimiste d'obtenir un assouplissement des restrictions, notamment sur le BPC-157, un peptide vanté comme capable de réparer les tissus, notamment musculaires et ligamenteux. Face à l'engouement du public, les législateurs fédéraux n'auraient pas le choix, veut-il croire. "Je ne vois pas comment ils pourraient revenir en arrière maintenant", dit-il. Un argument rejeté par Alexander Weber tout comme Peter Lurie. Si des retours positifs existent, ils ne peuvent suffire à soutenir une telle décision, estiment-ils. D'autant que ces témoignages sont biaisés de fait, selon M. Weber. "Quand on paie pour quelque chose, on a envie que cela fonctionne", pointe le chirurgien.

23.07.2026 à 12:53

Encerclés par les milices, les Soudanais craignent un cycle de guerres sans fin

FRANCE24

Forces conjointes, Forces du bouclier soudanais, Brigade Al-Baraa Ibn Malik... des douzaines de groupes armés sont actifs dans les territoires contrôlés par l'armée, qu'ils appuient dans sa guerre meurtrière avec les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Trois ans après le début du conflit, l'implication de ces milices fait craindre à la population des cycles de violences sans fin. "Techniquement, le gouvernement leur a interdit de porter des armes, mais on les voit encore partout, dans les marchés, dans les rues. C'est terrifiant", témoigne à Khartoum un père de famille de 50 ans, s'exprimant sous couvert d'anonymat par mesure de sécurité. Loyaux, vraiment ? L'assemblage est hétéroclite: certains groupes rassemblent d'anciennes factions de rebelles du Darfour, d'autres ont fait défection des FSR. Chacun d'eux a renforcé ses rangs depuis que les combats ont éclaté en avril 2023 et ils possèdent désormais leurs propres armes, systèmes de défenses anti-aériennes et drones. A Khartoum, les combattants des Forces conjointes sont en position de force: on les voit armés de fusils d'assaut dans les restaurants, reconnaissables à leurs foulards typiques du Darfour, appelés "kadamoul". En périphérie de la capitale, des journalistes de l'AFP ont rencontré des miliciens de la Brigade Al-Baraa Ibn Malik liée à l'Iran et sous sanctions européennes et américaines, dont l'un arrêtant les voitures, un AK-47 en bandoulière. Dans l'Etat d'Al-Jazirah, au sud-est de Khartoum, ce sont les Forces du bouclier soudanais qui règnent en maître sur des civils... contre lesquels elles commettaient autrefois des atrocités pour le compte des FSR. "Ils se comportent comme si Al-Jazirah était à eux", essayant de "blanchir leurs crimes", dénonce une militante des droits humains. "Je ne ferai jamais confiance à aucun d'entre eux. On ne sait pas à qui va leur loyauté". D'après l'analyste Kholood Khair, le chef du groupe Abou Aqla Kaykal, accusé d'avoir mené des exactions dans les deux camps, est particulièrement dangereux. Il est apparu à plusieurs reprises aux côtés du responsable de l'armée, renforçant ainsi sa visibilité politique tout en créant "de fait son propre fief à Al-Jazirah, où il exerce un pouvoir sans partage", souligne l'experte. Autre menace selon elle: les Forces conjointes, menées par le gouverneur du Darfour Minni Minawi et le ministre des Finances Gibril Ibrahim, pourraient "de nouveau à un certain moment" se retourner contre le gouvernement central. Les Forces conjointes et l'armée "sont unies pour combattre leur ennemi commun, les FSR, mais il n'y a pas grand chose de plus qui les unit au-delà de ça", estime l'analyste. "Mercenaires" Tous sont "alliés pour le moment", commentent d'un ton méfiant des civils rencontrés par l'AFP à travers le Soudan, où ces patrouilles de miliciens armés sont mal vécues. "Nous avons vu ce scénario maintes et maintes fois", explique depuis l'étranger un écrivain de 30 ans, préférant lui aussi rester anonyme. "Ce sont les mêmes vieilles promesses et les mêmes erreurs. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne se trahissent les uns les autres", ajoute-t-il. Depuis des décennies, l'armée soudanaise sous-traite ses guerres dans les provinces reculées du pays à des factions. Dans les années 2000, le président Omar el-Béchir avait armé les miliciens des Janjawids pour écraser les rébellions ethniques au Darfour, ce qui a conduit à la mort de plus de 300.000 personnes. Puis ces combattants se sont regroupés en 2013 au sein des FSR. Mais six ans plus tard, le redoutable commandant paramilitaire Mohamed Hamdane Daglo se retourne contre l'autocrate à la faveur d'une révolte populaire. Et soutient le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhane dans son coup d'Etat en 2021. Jusqu'à la rupture entre les deux camps le 15 avril 2023, qui a précipité le pays dans une guerre dévastatrice. Le conflit a fait 200.000 morts et plongé plusieurs régions dans la famine, engendrant ce que l'ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde. Aujourd'hui l'armée ne semble pas avoir les capacités de mener la guerre seule dans cet immense pays traversé par le Nil. Et l'histoire pourrait se répéter. Après avoir repris Khartoum aux FSR l'an dernier, avec l'aide de la Brigade Al-Baraa Ibn Malik et d'autres groupes armés, le général Burhane, sous pression de Washington et de Ryad pour se distancer des factions islamistes, leur a ordonné de quitter la ville. Sans effet à ce jour. Ses lieutenants ont souligné à de nombreuses reprises la nécessité d'intégrer les milices dans l'armée soudanaise. Mais aucune d'entre elles n'a donné de signes sérieux allant dans ce sens. "Ce sont des mercenaires qui se préoccupent de leurs propres intérêts", commente un diplomate. "Ce n'est pas comme s'ils avaient une quelconque stratégie ou des plans pour le futur. Si un jour ils se sentent lésés, ils s'en iront", conclut-il.

23.07.2026 à 12:52

France : plus de 2 000 hectares brûlés en Gironde

FRANCE24

Un incendie, d'origine probablement accidentelle, continue de ravager le nord du bassin d'Arcachon, en Gironde, où plus de 2 400 hectares ont déjà brûlé. Près de 12 000 habitants et touristes ont été évacués par précaution. Depuis le début de l'année, plus de 12 500 départs de feu ont été recensés en France et 44 000 hectares sont déjà partis en fumée, un bilan supérieur à celui de 2022.

23.07.2026 à 12:47

Au sommet des Alpes suisses, une balançoire géante pour attirer les estivants

FRANCE24

Perchée au sommet de la montagne, à 2.110 mètres d'altitude, une imposante structure en forme de V supporte une immense balançoire qui propulse ses passagers face à un spectaculaire panorama alpin. "Une petite boule au ventre quand même, mais quand on y est après c'est incroyable: on a l'impression d'être un oiseau", confie Alexandra Henchoz, 37 ans, venue tester l'attraction avec son mari et leur fille de 10 ans. Inaugurée au début du mois, la balançoire du Grand Chamossaire est la dernière initiative en date des stations alpines pour attirer des visiteurs l'été et rentabiliser leurs remontées mécaniques, alors que l'enneigement devient de plus en plus incertain sous l'effet du changement climatique. "On cherche vraiment à diversifier notre offre", explique à l'AFP Martin Deburaux, directeur du domaine skiable de Villars-Gryon-Diablerets. Cette nouvelle balançoire de 12 mètres de haut, semblable à d'autres déjà installées notamment à Megève ou à la Clusaz en France, "nous permet finalement d'avoir une source d'attraction qui peut fonctionner indépendamment des conditions d'enneigement", souligne-t-il. M. Deburaux rappelle que la station a enregistré une fréquentation record au cours des deux dernières saisons hivernales, les skieurs qui fréquentaient habituellement des domaines situés à plus basse altitude s'étant tournés vers des stations plus élevées et mieux enneigées. "Néanmoins, on constate qu'on fait face au changement climatique. On a également réalisé une étude sur le potentiel d'enneigement qu'on aura en 2050, et on se prépare simplement à avoir moins de neige ou à avoir des enneigements plus aléatoires." - Tripler la fréquentation estivale - Aujourd'hui, la station accueille plus de 700.000 visiteurs en hiver, contre seulement 100.000 en été. Son objectif est de tripler la fréquentation estivale au cours des prochaines années, explique Martin Deburaux, en soulignant que cela passera par une multiplication des activités proposées. Il précise aussi que la balançoire a été volontairement implantée dans un secteur déjà très fréquenté, afin de préserver les zones plus sauvages du domaine pour les amateurs de nature. À proximité, des randonneurs empruntent les sentiers verdoyants, tandis que des vététistes casqués et bardés de protections dévalent une piste de terre escarpée. Le parcours longe une fresque éphémère de "land art" réalisée sur un flanc de montagne par l'artiste français Saype, représentant un enfant en train de dessiner. Accessible à toute personne munie d'un forfait de remontées mécaniques, la balançoire peut accueillir trois personnes à la fois. Chaque participant prend place à califourchon sur une selle fixée à une structure métallique évoquant un bouquetin des Alpes. Solidement sanglé, il s'agrippe à un guidon. Un ingénieux système de câbles et de poulies hisse ensuite les passagers jusqu'à un angle de 90 degrés, les laissant suspendus face contre terre. Lorsque le câble de sécurité est brusquement libéré, la balançoire bascule dans le vide. Les cris d'excitation, mêlés à quelques jurons, accompagnent la descente, avant que s'offre soudain une vue spectaculaire sur la vallée, avec les sommets rocheux et légèrement enneigés en toile de fond. Marc Truffer, 70 ans, raconte avoir été à la fois terrifié et enthousiaste à l'idée d'essayer l'attraction. "Eh bien, ça fait peur, comme je m'y attendais, et puis j'étais sans voix, je n'ai même pas crié", confie-t-il à l'AFP. "Ca coupe le souffle à la descente et puis après la vue est magnifique."

23.07.2026 à 12:33

Fronde étudiante en Inde: Modi promet de punir les fraudeurs, les manifestants persistent

FRANCE24

Confronté à sa plus sérieuse crise depuis sa réélection à un troisième quinquennat à la tête du pays il y a deux ans, M. Modi est sorti du silence au quatrième jour de la mobilisation. "Nous avons décidé d'accélérer les procédures judiciaires et de punir sévèrement ceux qui sont impliqués" dans les fraudes, a assuré le chef du gouvernement ultranationaliste hindou sur X. "Rien n'est plus important que le bien-être et l'avenir de notre jeunesse", a-t-il poursuivi. La police de la capitale a sévèrement réprimé lundi une manifestation de dizaines de milliers d'étudiants et de jeunes qui tentaient de rallier le Parlement en exigeant la démission du ministre de l'Education. Plusieurs milliers de manifestants continuent depuis à occuper jour et nuit l'esplanade de Jantar Mantar, au cœur de la capitale indienne. Les assurances du Premier ministre y ont été balayées d'un revers de main. "Renvoyez le ministre" "Notre combat vise à réparer le système et à exiger du pouvoir qu'il rende des comptes", a cinglé le "parti du peuple des cafards" (CJP) qui fédère la mobilisation. "Renvoyez (le ministre) Dharmendra Pradhan et rendez des comptes", a-t-il insisté sur X. "Si les étudiants étaient sa première priorité, il n'aurait pas lâché la police contre nous", a renchéri auprès de l'AFP un avocat stagiaire de 24 ans qui s'est identifié sous le seul prénom de Yuvraj. La colère des étudiants est née des fraudes qui ont entaché un examen passé en mai par plus de 2 millions d'aspirants étudiants en médecine. Son annulation a causé, selon les médias locaux, plusieurs suicides. Elle s'est regroupée sous la bannière du CJP, un mouvement en ligne créé en mai par un étudiant indien en réaction à des propos du président de la Cour suprême qualifiant les jeunes chômeurs de "parasites". En plus de réformes dans l'éducation, le mouvement incarne l'inquiétude d'une jeunesse indienne qui peine à trouver un emploi, malgré la forte croissance économique (plus de 7% au premier trimestre 2026) dont se targue M. Modi. "Ce mouvement va au-delà de la seule démission de Dharmendra Pradhan", a décrit à l'AFP un étudiant, Sujith Mehlawet, 21 ans. "Il s'agit désormais de démocratie et de Constitution (...) c'est une guerre entre les étudiants et le gouvernement." L'opposition s'est saisie de la répression de la marche de lundi pour porter le fer contre le Premier ministre. "Force excessive" Depuis mardi, le chef de l'opposition parlementaire et dirigeant du parti du Congrès Rahul Gandhi réclame la démission de M. Modi qu'il accuse d'avoir "détruit l'avenir de la jeunesse indienne". "Vous êtes celui qui a le plus nuit à l'avenir de la jeunesse", a répondu jeudi M. Gandhi à M. Modi. "Vous avez autorisé et même encouragé le détournement et la destruction de notre système d'éducation." De brefs affrontements ont opposé dans la nuit de mercredi à jeudi la police aux protestataires autour de l'esplanade de Jantar Mantar, a affirmé le CJP. "L'internet a été coupé. Des gens ont été brutalement chargés et frappés à coups de bâton", a ajouté leur porte-parole sur les réseaux sociaux. La police a confirmé des incidents, se contentant d'ajouter que certains de ses agents avaient été "sérieusement blessés". L'ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi la violence de la police indienne en l'accusant d'avoir recouru lundi à "une force inutile et excessive". Les autorités doivent "enquêter rapidement et de façon impartiale sur les abus des forces de sécurité contre les manifestants de Delhi (...) et poursuivre leurs auteurs quel que soit leur rang", a insisté son représentant pour l'Asie, Meenakshi Ganguly. Depuis lundi, des manifestations de jeunes et d'étudiants, d'ampleur modeste, ont été signalées dans d'autres villes d'Inde comme Bombay (ouest), Bangalore (sud) ou Patna (nord).

23.07.2026 à 12:23

Franchises médicales : le gouvernement annonce le doublement du plafond

FRANCE24

"Les Français, s'ils dépassent un nombre de consultations ou un nombre de boîtes de médicaments, payent aujourd'hui, s'ils sont au maximum, 100 euros par an. Ce que nous faisons, c'est que nous doublons ce plafond qui n'a pas évolué depuis 20 ans", a-t-elle précisé, ajoutant qu'un décret était en préparation pour mettre en oeuvre la mesure. "Si vous êtes quelqu'un qui a une maladie chronique, en moyenne, c'est 78 euros par an actuellement, donc si on double, on peut estimer qu'il sera plutôt à 150 qu'à 200 euros", a indiqué la ministre. Une participation forfaitaire de 2 euros est demandée aux patients majeurs pour toutes les consultations ou actes réalisés par un médecin, mais également sur les examens radiologiques et les analyses de biologie médicale. Cette participation ne peut actuellement pas excéder 8 euros par jour et 50 euros par an. Pour les médicaments, une franchise d'un euro par boîte est appliquée, avec également aujourd'hui le plafond annuel de 50 euros. Les montants des franchises eux-mêmes sont gelés, c'est le plafond annuel qui va être doublé, a précisé la ministre de la Santé, qui a justifié cette mesure par la nécessité de "continuer à investir dans notre hôpital", pour "l'accès aux soins" et "pour avoir encore les médicaments les plus efficaces". Mme Rist a souligné que 18 millions de Français, femmes enceintes ou mineurs, ne sont pas concernés par ces franchises.

23.07.2026 à 12:17

Face aux narcotrafiquants, les pressions et risques de compromission des avocats

FRANCE24

Clarisse Serre, spécialiste du grand banditisme, rappelle que ses confrères "sont présumés innocents". Leur point commun : s'être lancés dans le pénal sans véritable accompagnement. Me Serre se remémore le jour où, jeune avocate, son patron l'envoie voir un client en détention. "Le type me sort du slip un courrier pour me dire +il faut absolument le poster pour ma vieille mère malade+". Elle refuse. "Le mec s'est levé, a déchiré la lettre en mille morceaux". Elle sort en tremblant. Membre du comité directeur de l'association des avocats pénalistes (Adap), la quinquagénaire regrette, comme d'autres conseils interrogés par l'AFP, la suppression du stage obligatoire de deux ans après l'école. "Il est essentiel d'avoir un avocat patron qui nous forme", reconnaît Elliot Bersegol, 28 ans, inscrit depuis moins de deux ans au barreau, car "les questionnements déontologiques sont quotidiens". - "L'opprobre" - Caroline S. était relativement novice en droit pénal quand Hacène Larbi, condamné en mai à 12 ans de réclusion et détenu à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe, l'a choisie. Elle est en détention provisoire depuis le 7 juillet, soupçonnée d'avoir transmis des informations de son client à des groupes criminels. Selon une source proche du dossier, "le H" a pu la cibler pour ce manque d'expérience. Avant de la dénoncer, confie une autre source proche, confirmant une information du Parisien. Les autres avocats du "H", Shanna Benhamou, Benoît David, Géraldine Vallat et Jennifer Cambla, ont dénoncé une "violation manifeste du principe de la présomption d'innocence". Lui "n'a pas été entendu" dans cette affaire, ont-ils souligné. Romain Boulet, avocat de Caroline S., n'a pas souhaité commenter. Mis en examen et écroué en mars, Kamel A., lui, est soupçonné d'avoir été corrompu, permettant à un des chefs présumés de la DZ Mafia de communiquer avec l'extérieur depuis l'une des prisons de haute sécurité. L'avocat, quadragénaire, exerçait à son compte avec relativement peu d'expérience. Son conseil, Sylvain Cormier, n'a pas souhaité s'exprimer. En octobre 2025, Mathilde S., avocate à Rouen, a elle été mise en examen et écrouée pour trafic de cannabis, soupçonnée d'avoir informé les suspects de l'existence d'investigations. La trentenaire, relativement expérimentée en droit pénal, a fait appel d'une suspension de six mois, selon une source judiciaire. Elle est aujourd'hui libre sous contrôle judiciaire. Son avocat, Yves Levano, n'a pas commenté. Ces affaires "jettent un peu l'opprobre sur la profession" mais "ce n'est pas parce qu'on défend un criminel qu'on est un criminel", insiste Patrick Mouchet, bâtonnier de Rouen en 2024-2025. "Basculement" Comment un professionnel du droit en vient-il à enfreindre la loi ? Me Serre évoque l'"attirance" de certains "pour ce qu'on appelle +le beau voyou+", mais aussi des "ressorts humains de faiblesse, de dépression" chez les robes noires à la pratique professionnelle solitaire. Pour Diana Villegas, maîtresse de conférence à l'Université Paris Panthéon-Assas, la "précarité économique" de nombreux avocats peut "accentuer le basculement". "Le client, en crime organisé, est faiseur de roi", avance un avocat en région, qui se souvient, à ses débuts, de clients lui demandant de "passer des cigarettes". Plusieurs pénalistes préviennent du risque "d'engrenage". Il s'est accru avec "des clients de plus en plus pressurisants", souligne un avocat exerçant depuis 30 ans en région parisienne. Surtout au sein des nouveaux quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO). Une pénaliste établie raconte comment, une fois, un client en QLCO lui a demandé "de faire sortir des informations". "C'était notre premier rendez-vous. Je lui ai dit que ce ne serait pas possible et j'ai mis fin au parloir". Le Parquet national anticriminalité organisée s'est saisi du dossier concernant Caroline S. Cette affaire récente est, à ses yeux, le signe de l'efficacité de ces QLCO où les détenus, "gênés" par les mesures renforcées pour "les entraver, les isoler de leurs réseaux et limiter leurs activités criminelles", "finissent par mettre en cause l'intégrité de certains professionnels du droit". Ces faits sont un "point de vigilance névralgique", a souligné auprès de l’AFP le Pnaco. Pour les détenus, "on devient le seul point de passage vers l'extérieur même si les avocats sont extrêmement contrôlés", analyse l'avocat en région, avant de s'inquiéter: "Un jour, un avocat va se faire tuer". Et les avocats interrogés par l'AFP d'appeler à une "meilleure formation et prévention" sur les spécificités du narcotrafic, pour éviter le pire. cor-ban-clw-abo/cal/ybl

23.07.2026 à 12:09

La DJ Barbara Butch va porter plainte contre La France insoumise

FRANCE24

"Le débat est une liberté ; la violence est une infraction", a tancé son avocate Audrey Msellati en annonçant à l'AFP le dépôt de plaintes, à Grenoble et Paris, visant "notamment le mouvement de La France insoumise, certains de ses élus et représentants locaux, ainsi que le média d'extrême droite Omerta et l'essayiste Alain Soral". Samedi soir, dans la ville iséroise, le concert de l'artiste juive de 45 ans avait été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes, en raison d'une action de militants propalestiniens et LFI. Ils répondaient à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des Insoumis. Sollicitée par l'AFP, la direction de LFI n'a pas commenté à ce stade. Mais face aux vives critiques visant depuis plusieurs jours son mouvement, Mathilde Panot, avait reconnu mercredi sur BFMTV que le tract distribué par des militants Insoumis était "mauvais". La cheffe de file des députés Insoumis a condamné insultes et jets de projectiles. Mais "il n'y a pas d'antisémitisme dans nos rangs", a-t-elle insisté. "Notre média ne saurait être qualifié de média d'extrême droite", a réagi, pour sa part Omerta, sur X, assurant n'avoir "à aucun moment" "appelé à l'interdiction d'une prestation de Barbara Butch". Le média assure avoir "exclusivement" émis des "critiques" à l'égard de "sa prestation au spectacle d'ouverture des Jeux olympiques". "Nous attendons cette procédure sereinement", poursuit-il. "Violence inouïe" Sur franceinfo, Barbara Butch, figure des nuits parisiennes LGBTQ+, a évoqué "beaucoup de violences verbales" samedi soir et affirmé avoir "reçu des projectiles sur la scène, sur les platines". "C'était d'une violence inouïe", a-t-elle déploré. Les militants reprochaient à Barbara Butch sa participation, en 2025, à un événement organisé à la résidence de l'ambassadeur de France en Israël et la signature d'une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à "lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme", contestée et retirée depuis. "La liberté de critiquer n’emporte pas celle d'empêcher autrui, par la force ou par la peur, de travailler", a tonné l'avocate de la DJ. Me Msellati a ajouté, sur franceinfo, que "la haine n'a pas de couleur politique". Sa cliente avait déjà été ciblée par un cyberharcèlement mêlant grossophobie, lesbophobie et antisémitisme après sa participation à la cérémonie d'ouverture des JO-2024 à Paris. Pour l'avocate de Mme Butch, les faits survenus samedi soir sont "susceptibles de constituer, notamment, les délits de provocation publique à la haine et à la violence, violences aggravées, entrave à la liberté de création artistique, cyberharcèlement aggravé, diffamation et injure publiques aggravées". Ces chefs ne s'appliqueront pas à tous les acteurs visés, a-t-elle précisé. "La Licra dépose plainte aux côtés de Barbara Butch", a annoncé l'association sur X, estimant que "les victimes d'antisémitisme mérit(ai)ent d'être entendues avec la même considération que toutes les autres victimes". Le parquet de Grenoble a, par ailleurs, ouvert mardi une enquête pour "délit d'entrave concertée aux libertés". Barbara Butch compte aussi déposer plainte contre Alain Soral pour injure publique aggravée. Multicondamné en France, l'essayiste d'extrême droite avait rejoint la Suisse en 2019 pour échapper à la prison. Il a récemment annoncé être "réfugié" en Russie, après avoir été condamné en mars en Suisse à cinq mois de prison ferme pour des propos antisémites et homophobes. "Rétablir un dancefloor" La DJ a été reçue mercredi par la ministre de la Culture, Catherine Pégard, qui lui a affirmé sa volonté de protéger son "intégrité". L'artiste a également reçu le soutien de plus de 300 personnalités, dont Alain Chabat et Géraldine Nakache, signataires d'une tribune dans le journal Libération, estimant qu'"agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine". L'artiste se projette déjà vers sa prochaine performance, prévue samedi soir, lors d'un festival dans l'Yonne. "Bien sûr que j'y vais. J'y vais la tête haute", a-t-elle affirmé à franceinfo. "On va essayer de rétablir un dancefloor où les gens se mélangent, les gens s'aiment, les gens se rencontrent." Dans un communiqué publié jeudi, Antoine Armand, maire macroniste d'Annecy, a invité "Barbara Butch à se produire dans sa ville" et incité "tous ses collègues maires à faire la même démarche". clw-abo-mla-arb/law/cco/tes

23.07.2026 à 11:54

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso veulent coorganiser la CAN 2032

FRANCE 24

Bien qu'ils soient confrontés depuis plusieurs années aux violences meurtrières de groupes jihadistes, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont exprimé leur volonté de coorganiser la Coupe d'Afrique des nations en 2032. Le Mali et le Burkina Faso disposent déjà de six stades homologués par la CAF.
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