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31.08.2025 à 08:03

En Argentine, la "tango thérapie" pour mieux supporter la maladie de Parkinson

FRANCE24

Depuis 15 ans, environ 200 patients ont participé aux ateliers de tango de l'hôpital Ramos Mejía, destinés à étudier leur impact sur l'évolution des symptômes de cette maladie neurodégénérative incurable et à fournir des outils pour mieux la vivre au quotidien, explique à l'AFP l'équipe de neurologues en charge de cette "tango thérapie". "L'un des problèmes principaux de la maladie est le trouble de la marche, et le tango, en tant que danse basée sur la marche, travaille sur l'arrêt et le démarrage des pas ainsi que sur des stratégies pour se déplacer autour de la piste", explique la neurologue Nélida Garretto, l'une des promotrices du projet. Les résultats sont encourageants. Beaucoup trouvent des moyens pour pallier les symptômes, comme le blocage moteur des pieds, qui leur "gèle" la marche, souligne la neurologue Tomoko Arakaki. "Il y a une patiente qui nous a dit que lorsqu'elle se +fige+, elle essaie de faire le +huit+ - l'une des figures classiques du tango - avec ses pieds, et cela lui permet de sortir de cette impasse". Le tango favorise la construction d'une "piste sensorielle" qui aide les patients à marcher, ajoute-t-elle. "Nous savons que Parkinson nécessite des traitements pharmacologiques. Le tango est utilisé pour réhabiliter la partie motrice. Avec la musique, on peut sortir de situations complexes". "Le bonheur chaque mardi" À 66 ans, Mme Beltrán, diagnostiquée il y a deux ans, n'avait jamais dansé le tango. Elle a commencé l'atelier sur recommandation médicale. "S'il s'agit de freiner la progression, je dois le faire, il faut danser avec la vie", confie-t-elle. En plus des tremblements, du manque d'équilibre, de la rigidité et des bafouillements au niveau de la voix, la maladie conduit souvent à l'isolement social et à la dépression. L'atelier agit donc comme un stimulus pour l'éviter. Mme Beltrán raconte que cela l'a aidée à améliorer sa stabilité, mais aussi son humeur. "Demain, je suis sûre que je me sentirai mieux parce qu'aujourd'hui j'ai dansé le tango". Chaque patient danse avec une personne saine, guidée par des "danse-thérapeutes", tels que Manuco Firmani, danseur de tango reconnu, qui depuis 2011 alterne entre la scène et ce projet. Emilia, 86 ans, préfère ne pas donner son nom de famille parce qu'elle assiste à ces séances contre la volonté de son fils, qui n'approuve pas les deux heures de bus pour se rendre à la salle de danse, au centre de Buenos Aires. "Pour moi, c'est le bonheur chaque mardi", dit pourtant d'une voix très basse cette enseignante retraitée au corps frêle et voûté, à qui le tango rappelle les souvenirs de sa jeunesse. "Messages simultanés" Selon le neurologue Sergio Rodríguez, chaque année, "nous mesurons des améliorations sur le plan cognitif, moteur, de la marche et de l'équilibre". Pour les experts de cette danse typique du Rio de la Plata, le secret du tango est de marcher. Mais ce n'est pas seulement cela qui en fait un outil efficace pour le traitement de la maladie de Parkinson. Sa valeur ajoutée consiste dans le fait qu'il nécessite de suivre un rythme, de danser dans une direction déterminée et d'interpréter ce que le partenaire propose de réaliser. Ce sont "de nombreux messages simultanés qui doivent être résolus, ce qui est très positif dans cette maladie où souvent la difficulté réside dans la résolution de plusieurs choses simultanément", dit la docteure Garretto. À la fin de la séance, tout le monde applaudit à tout rompre. "il règne un air de satisfaction", constate la danse-thérapeute Laura Segade. "Après tout, c'est de danser qui compte et personne ne pourra leur enlever ça".

31.08.2025 à 08:03

Produire de l'électricité grâce aux vagues, un rêve qui devient réalité à Los Angeles

FRANCE24

"Le projet est très simple", explique à l'AFP Inna Braverman, cofondatrice d'Eco Wave Power, une start-up israélienne persuadée que l'énergie houlomotrice représente une "révolution". Comme des touches de piano, les flotteurs descendent et montent à chaque vague. Reliés à des pistons hydrauliques, ils poussent un fluide biodégradable jusqu'à un conteneur rempli d'accumulateurs, ressemblant à de grosses bouteilles de plongée. Lorsque ceux-ci relâchent la pression, ils actionnent une turbine qui génère du courant électrique. Si ce projet pilote convainc les autorités californiennes, Mme Braverman espère recouvrir la jetée de 13 kilomètres protégeant le port avec plusieurs centaines de flotteurs. Cela produirait assez d'électricité pour alimenter "environ 60.000 foyers". L'énergie houlomotrice constitue "une solution d'énergie renouvelable stable et à grande échelle pour le monde entier", s'enthousiasme l'Israélienne. Exploiter la force colossale de l'océan est un véritable serpent de mer depuis des décennies: contrairement au solaire, improductif la nuit, ou à l'éolien, dépendant de la météo, la mer offre un mouvement quasi-perpétuel. Les vagues de la côte Ouest américaine pourraient en théorie alimenter 130 millions de foyers et couvrir 34% de la production d'électricité des Etats-Unis, selon le ministère américain de l'Energie. Mission impossible Pourtant, l'énergie houlomotrice reste le parent pauvre des renouvelables, incapable d'atteindre la commercialisation. Le secteur regorge de naufrages d'entreprises et de projets coulés par la brutalité de la mer: développer des appareils assez robustes pour encaisser la furie des vagues, tout en acheminant l'électricité par câbles sous-marins vers la côte s'est jusqu'ici avéré une mission impossible à rentabiliser. "99 % des concurrents ont choisi d'installer leurs équipements au milieu de l'océan, où cela coûte très cher et où ils tombent sans cesse en panne", résume Mme Braverman. "Ils ne peuvent donc pas vraiment mener à bien leurs projets." Avec son dispositif rétractable fixé à quai, l'entrepreneuse croit avoir trouvé le Graal. "Lorsque les vagues sont trop hautes pour que le système puisse les supporter, les flotteurs remontent simplement jusqu'à ce que la tempête passe, afin qu'ils ne subissent aucun dommage", détaille-t-elle. L'idée séduit Krish Thiagarajan Sharman, professeur de génie mécanique à l'Université du Massachusetts. "Le talon d'Achille de l'énergie houlomotrice, ce sont les coûts de maintenance. Avoir un dispositif proche du rivage, où l'on peut marcher sur une jetée pour inspecter le système, a donc beaucoup de sens", commente cet expert, non lié au projet. L'universitaire s'interroge néanmoins sur le potentiel pour multiplier ces installations. "Cette jetée de treize kilomètres, ce n'est pas courant. C'est rare d'avoir un front de mer aussi long disponible pour produire de l'électricité", souligne-t-il. Neutralité carbone A ce stade, l'énergie houlomotrice reste plus adaptée à des "usages de niche" selon lui, comme l'alimentation d'îles reculées dépendant de groupes électrogènes. Eco Wave Power voit plus grand: l'entreprise a identifié 77 sites exploitables aux Etats-Unis et convoite d'autres marchés. En Israël, jusqu'à 100 foyers du port de Jaffa s'éclairent déjà depuis décembre grâce aux vagues. En 2026, 1.000 foyers portugais devraient pouvoir faire de même à Porto. D'autres installations sont prévues à Taïwan et en Inde. Mme Braverman rêve de projets de 20 mégawatts, capacité critique pour proposer un prix de l'électricité compétitif avec l'éolien. L'entrepreneuse assure également que ses flotteurs n'ont "aucun impact environnemental" et sont neutres pour la faune aquatique, car ils s'implantent "sur des structures existantes construites par l'homme, qui perturbent déjà l'environnement." Ces promesses résonnent en Californie, où l'intelligence artificielle fait exploser les besoins en électricité. La commission de l'énergie de l'Etat a récemment souligné le potentiel de l'énergie houlomotrice pour contribuer à atteindre la neutralité carbone promise d'ici 2045. Finaliser le projet à Los Angeles devrait prendre sept ans, selon Jenny Krusoe, fondatrice d'AltaSea, organisation ayant aidé à son développement. Un horizon utile pour obtenir les autorisations nécessaires de l'Etat fédéral, malgré l'aversion de Donald Trump pour les renouvelables. "Le soutien (à la transition énergétique) est un peu compromis aux Etats-Unis pour les trois ans et demi à venir", convient-elle. "Mais (...) les choses changent, il faut donc garder le cap."

31.08.2025 à 08:01

La nouvelle rentrée contrariée de Gérald Darmanin

FRANCE24

"La politique, c'est quand même l'art de l'adaptation". Gérald Darmanin en sait quelque chose. Après avoir fait monter la température autour de la présidentielle de 2027, sa première rentrée de Tourcoing en 2023 avait été refroidie par l'intervention d’Élisabeth Borne, alors Première ministre. L'an passé, elle avait dû être décalée de quelques semaines, la France, qui sortait de la dissolution et des élections législatives, n'ayant alors pas de gouvernement de plein exercice. Nouvel imprévu. Si M. Darmanin devrait distiller quelques propositions dimanche, il ne devrait pas les développer autant qu'initialement envisagé, en raison de la situation politique et de l'incertitude sur le sort du gouvernement, qu'il a réintégré après l'arrivée de François Bayrou à Matignon. Le garde des Sceaux n'avait au demeurant pas prévu, selon son entourage, de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle, un bruit qui courait depuis quelques jours. "Ce qui m'intéresse, c'est de faire des choses ici et maintenant. Après, si nous ne faisons pas ce à quoi je crois, oui, je m'intéresserai évidemment à l'avenir de mon pays, et j'essaierai d'y contribuer directement", a répondu M. Darmanin à La Voix du Nord, après avoir déjà eu l'occasion d'expliquer qu'il préparait "un projet pour la présidentielle". Dimanche, l'élu de Tourcoing va, selon son entourage, plaider pour le vote de confiance envers le gouvernement de François Bayrou, pour écarter le spectre de "l'instabilité politique" et de "l'instabilité sociale". Le ministre sent "une forme de violence sociale assez forte dans le pays", plus inquiétante à ses yeux que le risque économique et financier, selon la même source. "Pas dans l'optique" Matignon Il devrait une nouvelle fois plaider pour une "inflexion sociale", mantra de cet ex-membre des Républicains (LR) qui se revendique "gaulliste social" et n'a cessé de plaider en ce sens au sein de la macronie. Considérant que François Bayrou, de par sa fibre démocrate-chrétienne, est en capacité d'appliquer cette politique, avec des "compromis". Dans le viseur: le PS, considéré, selon la même source, comme "ceux qui peuvent donner une chance au compromis" et "éviter la dissolution". Charge au Premier ministre de nouer cette entente en acceptant de revenir sur certaines mesures, comme la suppression de deux jours fériés sans contrepartie rémunératrice. L'entreprise semble cependant vouée à l'échec, alors que les socialistes ont annoncé qu'ils voteraient contre la confiance. "Soyons clairs : nous n’irons pas à Matignon pour négocier avec François Bayrou", a martelé le chef des députés PS, Boris Vallaud, dans une interview à Sud-Ouest samedi. Pas candidat à Matignon, Gérald Darmanin ? Le garde des Sceaux a été reçu cet été au fort de Brégançon par Emmanuel Macron. S'il a pu être intéressé dans le passé, le ministre de la Justice n'est "pas du tout dans cette optique" et souhaite avant tout rester place Vendôme, assure son entourage. Quelque 1.250 personnes sont inscrites pour cette rentrée du patron de Populaires. Trois tables rondes, qui mettront aux prises des chercheurs, sondeurs, professeurs et personnalités du monde associatif, sont au programme: la première sur la parentalité, animée par le député (Renaissance) Mathieu Lefèvre, la seconde sur la santé mentale des jeunes, dirigée par la députée (MoDem) Delphine Lingemann, et la troisième sur "l'assignation à résidence" sociale, animée par le sénateur (Les Républicains) Stéphane Le Rudulier. Le garde des Sceaux s'exprimera à 16H00 depuis le jardin botanique de Tourcoing. Il a par ailleurs indiqué à La Voix du Nord qu'il serait candidat aux élections municipales, en tête de liste ou en numéro deux derrière sa successeure Dorian Becue. Décision définitive en janvier.

31.08.2025 à 07:17

L1: Lyon-Marseille, attention chantiers en cours

FRANCE24

La saison dernière, l'affrontement à Décines entre les deux Olympiques avait donné lieu à un match fou, remporté 3-2 par l'OM et marqué par le magnifique but inscrit à la dernière seconde par Jonathan Rowe. Le grand public n'avait ensuite plus beaucoup entendu parler de l'attaquant anglais, jusqu'à sa fameuse bagarre avec Adrien Rabiot après la défaite inaugurale de l'OM à Rennes, qui perturbe toujours grandement la fin d'été marseillaise. Vendredi en conférence de presse, l'entraîneur du club phocéen Roberto De Zerbi a ainsi vainement tenté d'écarter le sujet, comme il a expédié la question du tirage au sort de la Ligue des champions. "C'est un match très important et je ne pense qu'à ça. Je ne pense qu'à savoir combien Hamed Traoré (la nouvelle recrue marseillaise, ndlr) a de minutes dans les jambes, à si je dois lancer Bilal Nadir dès le début, à qui faire jouer entre Amir Murillo, Tim Weah et Ulisses Garcia. Je ne pense qu'à préparer ce match", a-t-il lancé. toujours Rabiot Mais De Zerbi a tout de même été obligé de parler de Rabiot, toujours présent à Marseille et qui s'entraîne toujours en marge du groupe. "Je crois que s'il y a la volonté de faire un pas en arrière avec humilité, comme je l'ai suggéré à Adrien, les choses peuvent se régler. Si en revanche on se laisse prendre par l'orgueil ou par autre chose, alors je ne sais pas", a-t-il notamment déclaré, avant de clore la discussion. "Le dossier Rabiot, pour le moment, ne me regarde plus. Seulement le club", a ainsi lâché le technicien, qui sait aussi que les deux premiers matches de son équipe - défaite 1-0 à Rennes et pénible victoire 5-2 face au Paris FC - ont été trop insuffisants pour perdre plus de temps à penser aux absents. "Ils ont perdu des joueurs importants mais ils ont six points. Ils sont devant nous et on va devoir faire un grand match si on veut gagner", a ainsi rappelé De Zerbi à propos de l'OL. Car si les deux Olympiques sont encore pleinement plongés dans le mercato, ils sont face à des logiques différentes: l'OM de De Zerbi, Pablo Longoria et Medhi Benatia cherche à se renforcer encore, alors que l'OL de Paulo Fonseca en est encore à se séparer de titulaires pour solder les dérives de la gestion John Textor. sans Mikautadze Juste avant le grand match de dimanche, Fonseca a ainsi vu disparaître Georges Mikautadze, en route pour Villarreal et un transfert dont les finances lyonnaises avaient besoin. "Je pense qu'ils joueront. Je prépare l'équipe pour les faire jouer tous les deux mais je ne sais pas ce qu'il se passera d'ici le match de dimanche", avait d'ailleurs déclaré Fonseca vendredi à propos de l'avant-centre géorgien et de Malick Fofana également en instance de départ. "La fin de mercato est toujours difficile. Mais je vis cela tranquillement. Nous connaissons la réalité économique du club et j'attends les derniers jours. Fofana et Mikautadze sont deux joueurs importants pour nous (..) mais nous avons la nécessité de vendre un joueur", avait aussi rappelé le technicien portugais. L'OL n'a finalement réussi qu'à sauver un des deux, l'ailier belge, qui sera dimanche la principale menace pour la défense marseillaise, très fragile depuis le début du championnat. L'incertitude Rabiot et une arrière-garde inquiétante d'un côté, une attaque déplumée et un effectif rabougri de l'autre, chacun ses problèmes. L'affiche, quoi qu'il en soit, reste belle.

31.08.2025 à 06:57

Rachid Benzine, auteur d'un roman sur Gaza: "on ne peut pas coloniser l'imaginaire"

FRANCE24

"L'Homme qui lisait des livres" est le récit fictif de vie d'un libraire à Gaza, francophile, né en 1948. Q: "L'Homme qui lisait des livres" a intéressé des éditeurs étrangers avant même sa parution. Est-ce le signe qu'on manque de littérature sur Gaza ? R: "Quatorze traductions sont prévues, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, dans d'autres pays européens... Pour moi, c'est déjà une très belle réussite. Cela veut dire que les mots de Nabil, ce libraire à Gaza, se diffusent. Après le 7-Octobre (date de l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël, NDLR), je me suis posé la question de savoir ce qu'est un homme bon pendant la guerre. Et notamment dans le contexte de Gaza. Que peuvent les mots face à ce flux d'images qui finissent par rendre invisible Gaza elle-même ? On nous dit par exemple: aujourd'hui il y a eu 63 morts à Gaza. À force de s'habituer à ces chiffres-là, il y a un phénomène de déshumanisation. Il fallait des mots. Pas ceux de l'analyse, parce qu'il ne manque pas d'essais de sciences politiques. Je suis plutôt passé par l'intime." Q: Ce protagoniste est fils d'un chrétien et d'une musulmane. Pourquoi ce choix ? R: "Pour montrer de la complexité, là où les gens veulent de la simplification, de la rupture idéologique. Pour ne pas réduire les Palestiniens simplement à des musulmans. Ne pas réduire ce qui est en train de se passer à Gaza à une guerre entre Arabes et Juifs. Il y a aussi des chrétiens, il y a aussi ce mélange, et je voulais que ce personnage soit au croisement de plusieurs traditions. Qu'il soit capable à un moment de marier des sourates du Coran avec des psaumes. Lui fait cet acte radical, révolutionnaire, de lire. Il n'est pas défini par toutes les pertes qu'il a subies en tant que Palestinien, puisqu'il est né en 1948. Il le dit: nous sommes tous nés en 1948 (année de l'exode palestinien lors de la guerre israélo-arabe, NDLR)." Q: Nabil est libraire mais passe son temps à offrir des livres. Pourquoi ? R: "Offrir un livre dans le contexte qui est le nôtre, avec notre rapport au temps, pour faire lire l'autre, devient un acte d'insubordination, de résistance. Je me suis posé la question: que peut la littérature ? Elle ne pourra pas arrêter les bombes, ni ressusciter les gens qui sont déjà morts, les enfants, les femmes. Mais elle a peut-être la capacité de garder ce qu'il y a de plus irréductible chez l'être humain. À un moment, Nabil aurait pu avoir de la haine et on pourrait le comprendre à force. Il y a quelque chose qui est posé chez cet homme-là. Il refuse la déshumanisation." Q: Quel espoir reste-t-il face à l'anéantissement de la bande de Gaza lors de cette guerre entre Israël et le Hamas ? R: "Pour moi, c'était important d'inscrire ce roman dans le temps long. Nabil raconte 1948, il raconte les réfugiés, il raconte la place de l'écriture, son frère, sa mère... Il raconte une épopée palestinienne. Le grand danger que je vois se pointer, c'est le sentiment d'impuissance. Cela intéresse certains de nous faire croire qu'on ne peut rien faire, que ça ne dépend pas de nous. Alors que si, ça dépend de chacun d'entre nous, à un moment, de pouvoir se lever, manifester, boycotter, aller vers l'humanité. J'ai dédié ce roman à tous ceux qui refusent de céder à la nuit. Parmi les ruines, un homme lit. C'est tout. Et en même temps, c'est énorme. Cela montre qu'on ne peut pas coloniser l'imaginaire, qu'il reste tout à la fin cette liberté de l'esprit."

31.08.2025 à 06:01

Jude Law en maître du Kremlin pour l'un des films les plus attendus à la Mostra

FRANCE24

En 2024, un film sur l'ascension de Donald Trump ("The Apprentice") avait déjà créé l'événement lors de sa projection au festival de Cannes. Cette fois-ci, c'est l'homme fort du Kremlin, aux affaires depuis 2000, qui est porté à l'écran sous les traits du Britannique Jude Law, l'un des acteurs les plus célèbres de sa génération. Mais "Le mage du Kremlin" n'est pas un film sur l'ascension de Poutine. "Pas plus qu'il n'est un film sur le pouvoir imposé par la force ou la réinvention d'une nation (la Russie) qui est à la fois moderne et archaïque", a expliqué le réalisateur Olivier Assayas au site de la Mostra. Le long-métrage, entièrement tourné en anglais, "est plutôt une réflexion sur la politique moderne — ou plutôt, les écrans de fumée derrière lesquels elle se cache désormais: cynique, trompeuse et toxique", a développé le réalisateur français. Le tsar Le film, sélectionné en compétition officielle, suit la carrière de Vadim Baranov (Paul Dano), conseiller de l'ombre de Vladimir Poutine largement inspiré de Vladislav Sourkov, fondateur du parti présidentiel Russie unie. De la dislocation de l'URSS sous l'impulsion de Mikhaïl Gorbatchev au début des années 1990 jusqu'à l'invasion de la Crimée par la Russie en 2014, le film chronique plus de deux décennies de vie politique russe, marquée par l'accession au pouvoir de Vladimir Poutine, "le tsar" comme l'appelle Baranov. Tournée en Lettonie, l'oeuvre se veut une fiction éclairante sur les ressorts du pouvoir en Russie et l'état d'esprit de revanche sur l'Occident qui y règne. Gros casting On y croise une galerie de personnages ayant marqué l'actualité ces dernières années, comme Evguéni Prigojine ou l'oligarque Boris Berezovski, tous deux décédés. Le roman a été adapté pour le cinéma par l'écrivain français Emmanuel Carrère. Le Kremlin a réagi par la voix de son porte-parole, Dmitri Peskov. "Poutine est l'un des dirigeants les plus expérimentés et les plus brillants de la planète. On peut difficilement surestimer son influence sur les affaires internationales. Il est donc bien naturel que divers pays du monde s'intéressent à lui", a-t-il jugé. Autre film en lice pour le Lion d'or projeté dimanche, "Father Mother Sister Brother" de l'Américain Jim Jarmusch est un triptyque qui aborde le thème des relations familiales. Au travers de trois histoires, le réalisateur de "Ghost Dog" examine les rapports entre des enfants devenus adultes et leurs parents, mais aussi entre frères et soeurs. Le film est porté par un casting cinq étoiles avec Adam Driver, Cate Blanchett ou encore Tom Waits et Vicky Krieps. Samedi, la journée a été marquée par la projection de la super-production Netflix "Frankenstein" de Guillermo del Toro, mais surtout par la manifestation en soutien à Gaza qui a rassemblé plusieurs milliers de personne sur le Lido.

31.08.2025 à 04:13

À huit jours de sa probable chute, opération communication pour François Bayrou

FRANCE 24

Le Premier ministre François Bayrou sera interrogé dimanche à 18 h sur BFMTV, CNews, franceinfo et LCI dans le but de convaincre les Français du bien-fondé de son projet de budget prévoyant 44 milliards d'euros d'économies et de faire passer pour irresponsables les oppositions qui promettent de le renverser à l'occasion du vote de confiance prévu le 8 septembre.

31.08.2025 à 04:07

Greta Thunberg en tête d'une nouvelle flottille pour Gaza pour "prévenir le génocide"

FRANCE 24

Une nouvelle flottille humanitaire pour Gaza emmenée par l'activiste suédoise Greta Thunberg doit partir dimanche depuis Barcelone. Le navire sera rejoint par "des dizaines" de bateaux supplémentaires qui partiront de Tunisie et d'autres ports méditerranéens le 4 septembre.

31.08.2025 à 04:05

Xi accueille Poutine pour un sommet voulu comme la vitrine d’un nouvel ordre mondial

FRANCE 24

Le président Xi Jinping réunit dimanche en grande pompe les dirigeants russe, indien, iranien et turc et une vingtaine de leaders eurasiatiques pour montrer à l'heure des droits de douane américains et des tensions géostratégiques qu'un autre modèle international est possible, avec la Chine en son centre.

31.08.2025 à 02:39

Marathon de Sydney: Hassan et Kiros pulvérisent les records de la course

FRANCE24

Participant pour la première fois à l'une des épreuves d'élite des World Marathon Majors, Sifan Hassan a dominé la course de bout en bout, terminant en 2 heures 18 minutes et 22 secondes, devant la Kényane Brigid Kosgei, ex-championne du 42,195 km aux Jeux de Tokyo quatre ans plus tôt. L'Ethiopienne Workenesh Edesa avait remporté la course l'année dernière en établissant un nouveau record, mais la star néerlandaise l'a pulvérisé de plus de trois minutes. Chez les hommes, Hailemaryam Kiros a également couru en un temps record, passant la ligne d'arrivée à l'Opéra de Sydney en 2 heures 06 min et 6 secondes, avec environ 10 secondes d'avance sur son compatriote Addisu Gobena. Le légendaire kényan Eliud Kipchoge a échoué dans sa tentative de remporter son 12e marathon majeur, terminant neuvième. A 40 ans, il faisait partie du groupe de tête à mi-parcours, qui imposait un rythme effréné, mais il a été distancé à l'approche du 32e kilomètre. Les deux Ethiopiens Kiros et Gobena ont mené une échappée à sept avant de creuser l'écart avec le peloton, et devenir impossible à rattraper. Kiros a fait son coup à moins d'un kilomètre de la ligne d'arrivée pour battre le précédent record établi l'année dernière par le Kényan Brimin Kipkorir, établi à 2h 06 min 18 s. Du côté des femmes, cinq coureuses se disputaient la tête du parcours dès le début, avant que Sifan Hassan ne creuse un écart impressionnant de 40 secondes au 35e kilomètre, et termine ainsi en force.

31.08.2025 à 00:15

Espagne: le Real Madrid renverse Majorque et prend la tête de la Liga

FRANCE24

Surpris sur un corner repris du dos par le buteur kosovar Vedat Muriqi (18e, 1-0), le club madrilène (1er, 9 points) a marqué deux fois en l’espace de deux minutes (37e, 38e) grâce au jeune turc Arda Güler et au Brésilien Vinicius Junior. Cette troisième victoire de la saison permet aux Merengues de s'emparer provisoirement de la première place, en attendant les résultats dimanche du FC Barcelone (3e) face au Rayo Vallecano (11e) et de Villarreal (2e) contre le Celta Vigo (17e). Décisif lors des deux premières journées, l’attaquant français Kylian Mbappé a connu une soirée frustrante en voyant ses deux buts refusés pour hors-jeu (7e, 45e). "Que Kylian n'ait pas marqué aujourd'hui ne m'inquiète pas du tout, parce qu'il va continuer à marquer comme il l'a fait jusqu'ici", a déclaré son entraîneur Xabi Alonso. "Il est passé très proche aujourd'hui. Il a eu plusieurs occasions et son attitude est très bonne. Il ne lui a manqué que quelques millimètres pour être en position réglementaire, et je suis sûr qu'il va se montrer plus efficace lors des prochains matches", a ajouté le technicien basque. Arda Güler pensait également s'offrir un doublé, mais sa deuxième réalisation a été annulée pour une main involontaire après intervention de l'arbitrage vidéo (55e). Les Majorquins auraient pu égaliser en seconde période, sans un sauvetage sur sa ligne du latéral madrilène Alvaro Carreras (65e). L'Atlético toujours à l'arrêt Incapable de s’imposer sur la pelouse d’Alavés (1-1), samedi, l’Atlético Madrid d’Antoine Griezmann a lui enchaîné un troisième match consécutif sans victoire en Liga et perdu de nouveaux points dans la course au titre. Les Colchoneros (14e, 2 points), pourtant bien lancés par l’Argentin Giuliano Simeone (7e), ont concédé un deuxième nul d’affilée et pourraient déjà se retrouver à sept longueurs de leurs rivaux au terme de cette troisième journée. Dans les autres rencontres de samedi, le promu Oviedo (14e, 3 points), de retour en Liga 24 ans après sa dernière saison dans l’élite, a signé sa première victoire (1-0) face à la Real Sociedad (15e, 2 points) et le Séville FC (12e, 3 points) a infligé une troisième défaite de rang à Gérone (2-0), nouvelle lanterne rouge.

30.08.2025 à 23:31

Ligue 1: le PSG s'offre un carton riche en péripéties à Toulouse

FRANCE24

Contre une équipe qui avait aussi gagné deux fois en deux matches, l'entraîneur parisien Luis Enrique avait prédit un match "serré", mais lui-même semble avoir sous-estimé la rapidité de son équipe à retrouver son niveau de la saison dernière, après de courtes vacances. Spectaculaire match, riche en buts des deux côtés, mais serré il ne le fut pas. En un petit quart d'heure, Paris menait déjà 3-0 et avait stupéfait un stade pourtant bouillant. Il faut dire que le petit milieu portugais Joao Neves avait accompli un rare exploit, un doublé de retournés acrobatiques (7e, 14e). Le deuxième, placé hors de portée de Guillaume Restes dans le petit filet, était encore plus beau que le premier, dévié. Bradley Barcola ou encore Nuno Mendes se sont esclaffés, incrédules. Ils n'avaient pas encore vu le troisième but du "petit prince", une lucarne splendide sur une frappe lointaine, bien plus tard (78e). Barcola a lui aussi fait preuve de talent en marquant son premier but de la saison, avec son habituelle course échevelée sur l'aile gauche conclue par un pointu vers le petit filet opposé (9e). Le tableau s'améliorait encore avec le but sur pénalty d'Ousmane Dembélé, parfait pour la confiance du candidat au Ballon d'or, après son raté dans le même exercice contre Angers la semaine dernière. Cette fois, son tir à ras de terre était bien senti et inarrêtable. Et Dembélé a conforté son statut de tireur attitré cette saison en inscrivant un deuxième pénalty en début de deuxième période (51e). Le rempart Chevalier ? De quoi décourager les Toulousains, qui entre-temps avaient pourtant eu leurs moments à eux. A 4-0, les supporteurs de Toulouse poussaient toujours, pas tant sans doute parce qu'ils y croyaient que par la conscience qu'un but de leur équipe serait un bonus contre cette équipe injouable. Et à la 37e minute, Charlie Creswell les a récompensés en reprenant au deuxième poteau un corner mal repoussé par la défense parisienne. Ensuite, le match devint un peu fou, avec un pénalty concédé par le PSG en toute fin de première période. Lucas Chevalier s'interposa devant Frank Magri avant qu'Eric Wattelier ne le donne à retirer parce qu'un Parisien avait franchi la ligne trop tôt. Aussi fou que le doublé sur bicyclette de son coéquipier, Chevalier réalisa un deuxième arrêt sur pénalty, cette fois face à Cristian Casseres ! Son prédécesseur Gianluigi Donnarumma, qui cherche à partir avant la fin du mercato lundi, aura sans doute le pincement au cœur de se voir si bien remplacé - pour l'instant. Le deuxième acte fut forcément plus tranquille de part et d'autre, et Luis Enrique put faire tourner, avec notamment l'improbable rentrée de Willian Pacho au poste de latéral gauche pour faire souffler Nuno Mendes. La sortie à la 70e minute d'Ousmane Dembélé, visiblement touché, a jeté une première ombre au tableau. Surtout, Toulouse a marqué coup sur coup en fin de match, sauvant bien l'honneur et jetant une lumière crue sur le déséquilibre parisien en raison du turn-over. D'abord Yann Gboho a conclu une contre-attaque rondement menée (89e). Ensuite, Alexis Vossah a trompé Chevalier d'une belle frappe lointaine (90+1). Les supporteurs ont recommencé à s’époumoner de bonheur. Un baume au cœur, face à ce qui reste un sacré coup d'arrêt.

30.08.2025 à 22:42

Liban : l'armée désarme le camp palestinien de Burj al-Barajne

FRANCE24

Roquettes, munitions, grenades... L'armée libanaise a achevé sa collecte des armes dans le camp de réfugiés palestiniens de Burj al-Barajne, situé dans la banlieue sud de Beyrouth, dans le cadre d'un accord signé au printemps dernier entre Mahmoud Abbas et Joseph Aoun. Une première étape pour l’État libanais, qui cherche à reprendre le contrôle exclusif des armes sur son territoire. Les habitants sont partagés : certains réclament avant tout de meilleures conditions de vie, d'autres craignent l'insécurité. Reportage de notre correspondant Moncef Ait-Kaci.

30.08.2025 à 22:28

L’Afrique Festival fête ses 20 ans à Paris

FRANCE24

L’Afrique Festival fête ses 20 ans à Paris, au Parc des Princes, les 6 et 7 septembre prochain. Au programme: concerts, espace d’échanges, projections de films et documentaires africains, ateliers et animations. Manouté Seri, le Directeur général de L’Afrique Festival était l'invité du journal de l'Afrique.
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