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▸ Les 15 dernières parutions

23.10.2026 à 11:01

Dakar, la fièvre olympique version jeunes

Sarah SAKHO

Alors que le Sénégal s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, le premier événement olympique jamais organisé sur le continent africain, le pays entier met les bouchées doubles pour être prêt à temps. Un reportage de Sarah Sakho et Simon Martin.

23.10.2026 à 11:01

"Pas d'électricité, pas de vote": en Afrique du Sud, l'ANC face à la tentation du vote sanction

FRANCE24

Excédés, ils ont décidé de tourner le dos au Congrès national africain (ANC), le parti de l'ex-président Nelson Mandela (1918-2013), lors des élections municipales du 4 novembre. Dans d'autres localités, les coupures d'eau, la collecte défaillante des ordures ou la corruption des élus alimentent un ras-le-bol en passe de déboucher sur un nouveau revers électoral pour l'ANC. "Nous avons pris la décision ensemble: pas d'électricité, pas de vote", explique à l'AFP Lesiba Rankapole, 59 ans, responsable d'un quartier de Katlehong, à 30 km au sud-est de Johannesburg. "Nous savons que notre raccordement est illégal mais n'avions pas le choix: nous ne pouvons pas vivre dans le noir (...) Nos enfants ne peuvent pas se développer sans électricité", ajoute-t-il. Parti centenaire qui a mené la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, au pouvoir depuis les premières élections libres en 1994, l'ANC fait face au désenchantement d'une partie de son électorat face au délabrement des services publics et à un chômage de masse. Il est "certain que nous n'allons pas voter, et surtout pas pour l'ANC", abonde un autre habitant de Katlehong, Enock Majola, 57 ans, qui cite pêle-mêle les décharges sauvages et les terrains délaissés par la municipalité. "Je suis né ANC mais aujourd'hui, je ne veux plus entendre personne me parler de l'ANC, car on en bave." Déclin Le parti de Nelson Mandela, héros de la libération, frôlait la barre des 70 % des voix lors des élections générales de 2004. Lors des élections locales de 2021, il est passé pour la première fois de son histoire sous les 50 % (45,59 %), tout en gardant le contrôle de près de la moitié des 257 municipalités. Son déclin électoral s'est confirmé en 2024: avec quelque 40 % des voix, le parti a pour la première fois été contraint de former un gouvernement de coalition. L'ANC doit aussi faire face à des formations dissidentes telles que le parti uMkhonto weSizwe (MKP), créé et dirigé par l'ancien président Jacob Zuma (2009-2018), qui participe pour la première fois aux élections locales. Toujours à Katlehong, l'AFP a rencontré Meshack Twala, occupé à creuser une tranchée pour accéder à la canalisation bouchée d'une maison cernée par les eaux usées. "Comment pouvons-nous aller voter alors que toute notre rue connaît des problèmes d'égouts persistants?", demande-t-il. Des images d'habitants en colère aux quatre coins du pays sont diffusées quasi quotidiennement sur les chaînes d'information sud-africaines, y compris dans des localités dirigées par d'autres partis que l'ANC. Mais le premier parti du pays est celui qui a le plus à perdre dans un scrutin où, selon le politologue Sethulego Matebesi, le faible taux de participation lui est traditionnellement défavorable. Cette élection, ajoute l'expert, donnera aussi aux partis "une idée de leur socle électoral" en vue des élections générales de 2029. Johannesburg la convoitée La bataille pour le contrôle de Johannesburg, poumon économique de plus de 4,8 millions d'habitants (selon un recensement de 2022) et vitrine de la première économie du continent, a animé une campagne par ailleurs terne. Dans le grand township d'Alexandra, les inégalités criantes de l'Afrique du Sud sautent aux yeux: depuis leurs rues jonchées de détritus et constellées de nids-de-poule, des habitants paupérisés aperçoivent les tours de verre du quartier d'affaires de Sandton, réputé le plus riche d'Afrique. "L'ANC nous a dirigés pendant des années mais nous n'avons vu aucun changement à Alexandra", déplore Patrick Saohatse. L'agent de maintenance de 45 ans a décidé de voter pour l'Alliance démocratique (DA), deuxième parti du pays et principal partenaire de l'ANC dans le gouvernement d'union. Déjà à la tête du Cap, la capitale touristique du pays, la DA, formation de centre-droit, vise Johannesburg et y mène depuis plus d'un an une campagne agressive contre l'ANC, qu'elle accuse d'impéritie. "Cinq années supplémentaires de corruption et d'infrastructures qui s'effondrent pousseront notre ville au-delà de toute possibilité de redressement", a récemment martelé la candidate DA à la mairie, Helen Zille, 75 ans. Deux semaines avant le scrutin, l'ANC n'avait pas publiquement désigné son candidat pour la course à Johannesburg. "Si vous regardez la situation dans Johannesburg et sa périphérie, les gens ont des raisons d'être mécontents", reconnaît le responsable des élections pour l'ANC, Mdumiseni Ntuli. "Mais nous devons leur faire comprendre que rester chez soi ne peut pas être une solution."

23.10.2026 à 10:55

A Kiev, sauts et pirouettes sur glace en dépit des alertes aériennes

FRANCE24

Entre nuits blanches à cause des attaques russes incessantes et journées entrecoupées d'alertes, ces futurs espoirs olympiques doivent souvent rivaliser avec leurs pairs, mais aussi faire face aux aléas de la guerre. Le risque est bien réel : deux jours après la visite de l'AFP, un bombardement russe nocturne a laissé un trou béant dans le mur de la patinoire, sans faire de victimes. Malgré les dégâts, Ioulia Ratnykova, 49 ans, et sa fille Katia, 11 ans, ne se découragent pas. "Les filles étaient très bouleversées. Certaines ont même versé des larmes", confie la mère, avant d'ajouter : "Personne n'abandonne, l'entraînement continuera". Pour les jeunes sportifs, la notion de "bons résultats" a pris une toute autre dimension depuis l'invasion russe de 2022. "Chaque fois que l'on se rend à une compétition le matin et que l'on voit tous ces enfants, on sait que la nuit s'est bien passée. S'ils sont en vie, c'est déjà une réussite", affirme l'entraîneur Oleksandre Toumanovsky. Ancien patineur de haut niveau du temps de l'URSS, il entraîne désormais un groupe de trois filles âgées de 9 à 11 ans, au rythme d'une musique effrénée. Lits improvisés À 06H15, un peu plus d'une heure après la fin du couvre-feu, la patinoire regorge de dizaines d'enfants, des tout-petits aux adolescents, s'exerçant à maîtriser pas, sauts et pirouettes. Et Kiev étant en état d'alerte quasi permanent, il est devenu impossible d'interrompre les entraînements à chaque sirène, explique M. Toumanovsky. Au début, les enfants couraient se réfugier dans une école voisine, ce qui leur faisait office de session "d'athlétisme", plaisante-t-il. Avec l'accord des parents, cette habitude a été laissée de côté. "Lorsque les explosions deviennent trop fortes, nous montons le volume de la musique, pour que les enfants n'aient pas peur", ajoute-t-il. Ioulia Iermolaïeva, 42 ans, et sa fille Myroslava, 11 ans, se sont installées à Kiev après avoir fui Kharkiv (nord-est) au début de la guerre. La jeune sportive s'entraîne six heures par jour, six jours par semaine. "Il y a des jours où c'est incroyablement difficile", témoigne sa mère, en expliquant que dormir est un combat permanent. Les nuits de frappes massives, elles dorment dans leur voiture garée dans un parking souterrain, puis se réveillent pour "filer directement à l'entraînement". Myroslava dort aussi parfois dans le couloir, sur un lit de fortune fait d'oreillers, de couvertures et de couettes. "Ce n'est évidemment pas aussi moelleux qu'un lit normal, mais ça va", dit-elle avec un sourire timide. Ioulia Ratnykova a mis en place un dispositif similaire pour sa fille Katia. "Pour être honnête, je ne me souviens même plus de la dernière fois où elle a dormi dans son propre lit", affirme-t-elle. Chaque matin, les parents évaluent les risques pour décider s'ils laissent les filles aller patiner, une épreuve qui pèse sur les enfants et leurs performances. "Par rapport aux autres enfants qui s'entraînent dans de meilleures conditions en Europe, nous ne sommes pas vraiment compétitifs", constate Mme Iermolaïeva. Pas compétitifs Les alertes aériennes font également partie intégrante des compétitions en Ukraine. "Les enfants doivent partir et rester dans un abri pendant deux heures. Quand ils ressortent, ils ne sont plus en état de concourir", regrette Mme Iermolaïeva. Et lorsque les sportifs doivent se rendre à l'étranger, "le trajet dure désormais 24 heures" en raison de la fermeture de l'espace aérien, souligne M. Toumanovsky. Après l'attaque qui a endommagé la patinoire, la fédération ukrainienne a adressé une lettre de protestation à l'Union internationale de patinage (ISU). "Les patineurs ukrainiens sont privés des conditions les plus élémentaires nécessaires pour s'entraîner, concourir et mener leur vie d'athlètes", est-il écrit dans ce courrier. L'entraîneur estime qu'il serait "vraiment terrifiant" que les enfants s'habituent au bruit des explosions. "Les enfants devraient s'habituer à des sons complètement différents, comme le bruissement des feuilles ou le souffle du vent", estime-t-il. Les travaux de réparation de la patinoire ont commencé presque immédiatement après la frappe de la mi-octobre. "Les murs peuvent être reconstruits et j'ai bon espoir que d'ici la semaine prochaine, nous serons de retour sur la glace", espère M. Toumanovsky.

23.10.2026 à 10:54

Netanyahu ordonne de préparer le "bouclage total" de la Cisjordanie occupée après une attaque

FRANCE 24

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a ordonné vendredi un "bouclage total" de la Cisjordanie occupée après une attaque armée, à quelques jours des législatives du 27 octobre. Cinq personnes ont été blessées dans l'attaque menée par deux assaillants, qui ont été abattus.

23.10.2026 à 10:53

F1 : Hadjar réalise une "saison extraordinaire", affirme Mekies à l'AFP

FRANCE24

Dix jours avoir avoir été prolongé pour cinq ans à la tête de l'écurie, le dirigeant français a exprimé sa "gratitude pour la confiance" placée en lui qui va permettre à l'équipe de continuer à travailler dans la "sérénité". Q: que représente pour vous cette prolongation de contrat ? R: "C'est une expression de confiance et de soutien qu'on ne prend pas à la légère. J'ai beaucoup de gratitude pour la confiance placée en moi. C'est une confiance qui va être transmise à l'équipe pour continuer à la projeter vers les prochaines étapes. Red Bull est une fois encore en train de mettre en application sa vision à long terme et la sérénité qu'elle donne au projet. On a des ambitions qui sont élevées, avec aucun autre objectif que celui de rouvrir un cycle victorieux, et on sait qu'il y a encore énormément de travail côté châssis et côté moteur et qu'avoir cette vision à long terme et stabiliser nos pilotes, nos équipes, ça fait partie des étapes par lesquelles on doit passer." Q: quinze mois après votre arrivée dans l'équipe, êtes-vous fier du travail qu'elle a accompli ? R : "Je suis très fier du travail qu'a fait l'équipe. Je pense qu'il n'y a rien de plus qui aurait pu être demandé à cette équipe dans les 15 derniers mois. Il y a eu huit victoires, il y a eu certaines transitions historiques et compliquées, je parle du moteur, il y a eu des moments de difficultés dont il a fallu se relever... Quand je regarde l'état d'esprit qu'a eu l'équipe dans les moments difficiles, je suis fier. Ce qui a été accompli ces 15 derniers mois a été réellement extraordinaire." Q: comment avez-vous réussi à redresser la barre après un début de saison très compliqué ? R : "Il y a eu un effort extraordinaire du côté châssis et du côté moteur. L'équipe a cet état d'esprit unique de ne jamais abandonner dans les moments difficiles. Sur la deuxième partie de l'année 2025, il y avait eu ce retour incroyable. Nos équipes ont fait un autre retour incroyable cette année, même si cela a été un peu moins spectaculaire. C'est malgré tout uniquement notre première saison avec notre propre moteur, on l'a vite oublié. Et donc on a encore énormément de potentiel à débloquer. On va utiliser chaque kilomètre que fait la voiture pour apprendre des choses en vue de l'année prochaine afin de réaliser un meilleur début de saison." Q: quelle est votre relation avec Max Verstappen et que représente-t-il dans cette équipe ? R: "Max, c'est un élément extraordinaire de l'équipe. C'est le point central, le point cardinal. Il cumule des qualités invraisemblables: la vitesse extraordinaire dans la voiture, une sensibilité technique hors normes, il vit jour et nuit pour le sport automobile et il est intégré dans cette équipe comme personne. Humainement, il a des qualités qui sont au même niveau que ses qualités de pilote. Il est très facile d'approche et adore partager sa passion pour le sport. Il est extrêmement direct, transparent et apprécie la même chose en retour. On n'est pas d'accord tout le temps, mais c'est extrêmement agréable de travailler avec lui. Pour l'équipe, il représente une opportunité extraordinaire de progresser plus vite que nos camarades." Q: comment jugez-vous la saison d'Isack Hadjar, dont le contrat a aussi été prolongé pour un an ? R: "Isack a fait jusqu'à présent une saison extraordinaire, au-delà de nos espérances. Il a réussi à s'intégrer extrêmement vite. Ce qui a été le plus impressionnant, c'est que chaque week-end de course, il a ajouté quelque chose. Il s'est arrêté six semaines avec sa blessure au poignet, mais il est revenu en restant sur la même trajectoire ascendante et il fait sa meilleure course à Bakou. Il progresse chaque week-end. La seule chose qu'on a envie de faire quand on voit ça, c'est d'être là pour voir où il va arriver l'année prochaine. On lui a donné notre confiance très tôt et il nous a bien payé en retour avec ce podium lors de son retour à Bakou." Propos recueillis par Nicolas BLASQUEZ

23.10.2026 à 10:41

La Bourse de Paris recule après des résultats en cascade

FRANCE24

Vers 10H10 (heure de Paris), le CAC 40 perdait 0,59 %, à 7.764,93 points. La veille, l'indice vedette parisien avait cédé 1,39 %. La place parisienne doit digérer des publications de résultats trimestriels. Le principal perdant du jour est le géant du luxe Kering, qui plongeait de 11,43 % à 188,76 euros après avoir publié des résultats du troisième trimestre plombés par la baisse de la demande pour sa marque phare Gucci en Chine. Le motoriste Safran perdait 6,49 %, à 282,30 euros, les investisseurs étant déçus que le groupe n'ait pas relevé ses prévisions pour l'année, malgré des chiffres globalement en ligne avec les attentes des analystes au troisième trimestre. Valeo cédait 8,39 %, à 11,79 euros, à cause d'un chiffre d'affaires pour le troisième trimestre inférieur au consensus. Côté gagnants, le géant des cosmétiques L'Oréal grimpait de 3,81 %, à 428,90 euros, après avoir publié jeudi un chiffre d'affaires en forte hausse au troisième trimestre (+11,9 %), dopé par la demande dans toutes ses divisions et toutes les régions, dont la Chine. Le groupe français de restauration collective et de services Sodexo (+4,43 %, à 58,90 euros) profitait d'une croissance interne de son chiffre d'affaires supérieure aux objectifs. Accalmie sur la dette avant Moody's La dette française profite d'une accalmie, après plusieurs séances de flambée des taux d'emprunt. Vers 10H10 (heure de Paris), le rendement à échéance dix ans hexagonal reculait à 5,04 %, contre 5,07 % la veille. L'agence de notation Moody's se prononce vendredi soir sur la note de la France et de nombreux analystes jugent une dégradation inévitable. Les investisseurs doutent de plus en plus de la signature française, avec une dette et un déficit publics parmi les plus hauts d'Europe, sur fond de débat politique tendu autour du projet de budget 2027 et d'incertitudes liées à l'élection présidentielle. Les violences et pillages du 17 octobre ont accentué ces inquiétudes, poussant le rendement des obligations françaises à échéance dix ans au-dessus du seuil symbolique des 5 % cette semaine, pour la première fois depuis 2002. L'écart (spread) avec le taux allemand, considéré comme une mesure de la méfiance des investisseurs envers la dette française, s'est encore creusé jeudi, à près de 1,74 point, un niveau inédit depuis 2011, en pleine crise des dettes souveraines en zone euro. Cet écart reculait à 1,71 point vendredi. "Les turbulences françaises ne se sont pas encore transformées en une véritable crise de la dette européenne" mais "il convient de surveiller de près les écarts de taux, alors que les contestations se propagent à d'autres pays", selon Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Plus généralement, les taux grimpent partout ces derniers mois, en raison de l'inflation provoquée par la hausse des prix du pétrole et de l'arrivée en masse sur le marché de la dette des géants de la tech pour financer le développement de l'intelligence artificielle (IA).
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