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24.04.2026 à 10:33

Le salon auto de Pékin ouvre, les électriques chinoises en vedette

FRANCE24

Des rangées d'influenceurs posent devant des modèles rutilants, se précipitant vers des valises remplies de tenues pour se changer entre les prises. Des managers survoltés tentent, plantés devant d'immenses écrans dans les halls caverneux du centre international des expositions, de séduire les acheteurs sur un marché impitoyable. Les géants occidentaux comme Volkswagen, Toyota et BMW ont dominé le marché chinois pendant des années. Mais ils ont perdu du terrain face aux constructeurs locaux, plus rapides sur la transition vers l'électrique et aux modèles moins chers. Les firmes chinoises comme BYD, Xiaomi et Xpeng sont désormais également à la pointe de l'intégration des logiciels d'intelligence artificielle (IA) et des technologies de conduite autonome dans leurs véhicules électriques. Le salon automobile de Pékin s'étend sur 380.000 mètres carrés - soit l'équivalent de plus de 50 terrains de football. Plus de 1.400 véhicules de centaines de constructeurs étrangers et chinois seront présentés au grand public du 28 avril au 3 mai. Montée en gamme Les visiteurs ont acclamé He Xiaopeng, le PDG de XPeng, quand il est monté sur scène aux côtés du tout dernier véhicule électrique du constructeur chinois: le GX, un imposant SUV à six places qui intègre des technologies d'intelligence artificielle et vise le marché du luxe. Le GX sera suivi par des robots humanoïdes dès cette année, puis par des voitures volantes que XPeng, fondé il y a une décennie à peine, espère commencer à produire à grande échelle l'année prochaine, a promis M. He. Les marques chinoises devraient ainsi se livrer une concurrence acharnée pendant tout le salon pour impressionner les visiteurs, à coups de fonctions de conduite autonome, de vitesse toujours plus élevée de recharge de batterie ou encore de confort à bord. Les constructeurs étrangers, quant à eux, multiplient les collaborations avec des entreprises chinoises afin de ne pas rester à la traîne en matière de progrès technologiques. BMW s'est par exemple associé au géant chinois des batteries CATL. Son compatriote allemand Audi utilise les systèmes d'aide à la conduite de Huawei et Volkswagen développe des véhicules électriques avec Xpeng. Brian Gu, président de XPeng, a déclaré aux journalistes que les entreprises mettent aujourd'hui "à profit leurs atouts respectifs pour collaborer avec la Chine", en Chine comme à l'étranger. Cette tendance, a-t-il ajouté, ne fera que s'accentuer. L'espace d'exposition fera cette année la part belle aux spacieux SUV, segment de croissance pour des clients chinois à la recherche de confort et d'habitabilité. Fidéliser, réguler La Chine "est devenue un marché axé sur la fidélisation de la clientèle" ainsi que sur "la montée en gamme, et ces gros SUV répondent à ce besoin", a écrit cette semaine l'analyste indépendant Lei Xing dans une note. Les constructeurs chinois de voitures électriques ont conquis le marché intérieur ces dernières années grâce à des offres de reprise, proposant d'importantes remises aux clients qui acceptent de céder leur ancien véhicule pour un neuf. Cette féroce guerre des prix a conduit le gouvernement chinois à demander l'année dernière un renforcement du contrôle des prix et une meilleure régulation à long terme de la concurrence. Cela n'empêche toutefois pas de nouvelles marques de véhicules électriques de se créer en Chine, souligne Lei Xing, qui dit en avoir recensées au moins huit durant les deux dernières années. Les constructeurs de voitures électriques profitent également de la flambée des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient qui rend les modèles essence moins attrayants aux yeux de certains conducteurs. Les entreprises s'emploient également à améliorer la distance pouvant être parcourue avec une seule charge. Lei Jun, le patron de Xiaomi - le géant chinois des smartphones désormais constructeur automobile - a récemment parcouru 1.300 km entre Pékin et Shanghai au volant de sa nouvelle berline électrique SU7 Pro, affirmant ne s'être arrêté qu'une seule fois pour recharger en 15 heures de trajet.

24.04.2026 à 10:11

Francis Kéré, l'architecte africain à la conquête du monde avec ses constructions durables

FRANCE24

De double nationalité burkinabè et allemande, il est le seul Africain à avoir remporté le prix Pritzker (2022), la plus prestigieuse distinction en architecture. Le dernier bâtiment de son cabinet berlinois, le Goethe-Institut, centre culturel allemand situé dans la capitale sénégalaise, incarne ses principes architecturaux: des matériaux simples et locaux, une réappropriation des savoirs de l'architecture africaine, et une conception esthétique et fonctionnelle. "Si vous me donnez du sable, de la boue et du bambou, je peux vous garantir que je créerai un projet pour vous. Si vous ajoutez de l'acier, OK, j'irai encore plus loin", a-t-il assuré à l'AFP après l'inauguration du bâtiment mi-avril. Pendant des décennies, M. Kéré a construit sur le continent africain avant de s'étendre en Europe et ailleurs, en appliquant des principes bioclimatiques qui tiennent compte des conditions climatiques et des ressources locales disponibles. Matériaux traditionnels Malgré de nouveaux projets d'envergure menés désormais aussi loin qu'à Las Vegas (États-Unis) et Rio de Janeiro (Brésil), l'architecte africain compte rester fidèle à ses principes en matière de matériaux traditionnels. Originaire du village de Gando, dans la province burkinabè de Boulgou, Francis Kéré s'est rendu en Allemagne grâce à une bourse d'études en menuiserie, avant de s'y installer pour étudier l'architecture. Son premier projet fut l'école primaire de Gando, construite pour pallier le manque d'infrastructures scolaires dans sa communauté. Il a utilisé de l'argile rouge locale et du ciment pour fabriquer des briques offrant une protection thermique, tout en protégeant la structure de la pluie grâce à un toit surélevé qui surplombe le bâtiment plutôt que de reposer dessus et de retenir la chaleur. Plus de 20 ans plus tard, nombre de ces principes sont appliqués au Goethe-Institut, bâtiment ultramoderne de 4 millions de dollars (3,4 millions d'euros) rafraîchi en grande partie grâce à une ventilation naturelle et passive. Les briques sont en argile rouge d'Afrique de l'Ouest, disposées selon un système de murs perforés qui, en plus d'être esthétique, favorise la ventilation transversale. Dans une cour se dresse un grand baobab, symbole du Sénégal et de l'Afrique de l'Ouest. Connu pour son tronc massif, le baobab est ce qu'on appelle un "arbre à palabres" où les communautés se rassemblent traditionnellement pour dialoguer. "Toutes les fonctions du bâtiment s'articuleront autour de ce baobab", explique l'architecte. Il regrette que nombre de personnes estiment encore que le verre et le béton sont les seuls matériaux utilisables pour la construction de bâtiments en milieu urbain et considèrent les autres solutions, comme l'argile, seulement réservées "aux plus démunis". Or, avec le soutien des décideurs politiques et des concepteurs, les techniques bioclimatiques pourraient facilement être intégrées au tissu urbain, plaide-t-il. Projets au Burkina, Bénin et Brésil Pour lui, le monde doit repenser "la manière dont nous construisons nos villes, et réduire notre consommation d'énergie. Un bâtiment en terre bien conçu peut contribuer de manière significative à cela". Son cabinet, Kéré Architecture, mène plusieurs projets d'envergure en Afrique, comme le futur bâtiment de l'Assemblée nationale du Bénin, dont la forme s'inspire de l'arbre à palabres. Dans son pays natal, il a achevé l'année dernière la construction d'un mausolée dédié à Thomas Sankara (1949-1987), ex-dirigeant du Burkina et figure du panafricanisme. Dirigé par une junte depuis 2022, le Burkina lutte contre des groupes jihadistes. Des violences "dévastatrices", déplore M. Kéré. Elles ont fait des dizaines de milliers de morts depuis 2015. Cela n'a pas ralenti son travail dans le pays - il y a construit 11 écoles l'année dernière - mais il regrette de ne plus pouvoir y emmener ses étudiants européens en sécurité. À l'autre bout du monde, son cabinet est à l'origine de la conception du futur musée d'art du centre-ville de Las Vegas. Un projet qui, selon l'architecte, l'a propulsé dans "un monde complètement différent", mais qui utilisera tout de même des ressources disponibles localement. Au Brésil, il a conçu la "Biblioteca dos Saberes", une bibliothèque et un centre culturel qui serviront de "temple du savoir". "Je suis très surpris de voir qui m'appelle pour réaliser des projets", se réjouit-il. "La seule chose que je crains - et je travaille à ce que cela n'arrive pas - serait de m'éloigner de l'Afrique, parce c'est ici que j'ai débuté ma carrière et c'est ici que je sens qu'on a le plus besoin de moi".

24.04.2026 à 09:51

YouTube propose à Hollywood un outil de détection de deepfakes

FRANCE24

Le mois dernier, la plateforme vidéo de Google a lancé son outil de protection de l'image, qui aide à identifier les contenus dans lesquels un visage apparaît modifié, ou généré, à l'aide de technologies d'IA. Le projet visait d'abord responsables gouvernementaux, journalistes et autres personnels politiques. La plateforme étend désormais son accès aux acteurs et musiciens, via les agences de talents, sociétés de management et les stars qu'elles représentent. L'outil permet de "rechercher des contenus générés par l'IA reprenant l'apparence d'un participant, comme un deepfake de son visage, et lui donne le pouvoir de les dénicher et d'en demander la suppression". Célébrités et artistes peuvent y accéder même sans disposer de chaîne sur la plateforme. "Le fait que YouTube ouvre ses capacités de détection de deepfakes aux personnalités publiques marque un tournant dans la manière dont les plateformes abordent la protection de l'identité à l'ère de l'IA générative", estime Alon Yamin, directeur général et cofondateur de Copyleaks, une plateforme de détection de contenus générés par l'IA. "La technologie permettant de reproduire le visage, la voix et les mimiques d'une personne a avancé plus vite que les garde-fous qui l'entourent, créant un fossé que des acteurs malveillants exploitent déjà". - Enjeux majeurs - L'initiative intervient alors que se multiplient les vidéos hyperréalistes de célébrités disparues, créées avec des applications grand public comme Sora, l'outil d'OpenAI. L'application a déclenché un flot de vidéos de Michael Jackson ou d'Elvis Presley. Et le mois dernier, OpenAI a fermé son application Sora. En février dernier, le réalisateur irlandais Ruairí Robinson avait déjà créé un clip d'un réalisme saisissant montrant Brad Pitt se battant avec Tom Cruise sur un toit, à partir d'un prompt de deux phrases. Largement diffusé et provoquant de vives inquiétudes à Hollywood, il a été généré avec Seedance 2.0, un outil appartenant au groupe chinois ByteDance. L'Irlandais a également créé d'autres vidéos. L'une montre Brad Pitt affrontant un ninja zombie armé d'un sabre, une autre le met en scène en train de combattre un robot, flanqué de l'incontournable Tom Cruise. Charles Rivkin, patron de la Motion Picture Association, l'association des grandes sociétés de production américaines, a appelé ByteDance à "cesser immédiatement ses activités de contrefaçons", l'accusant de bafouer le droit d'auteur. YouTube explique pour sa part travailler avec les principales agences de talents pour améliorer la détection des images problématiques et mieux protéger les artistes. "Leur patrimoine" La plateforme "fait ce qu'il faut en fournissant ces outils gratuitement aux talents, afin qu'ils puissent protéger leur patrimoine", se réjouit Jason Newman, de la société de management et de production Untitled Entertainment. "Leur patrimoine, c'est leur visage, leur corps, qui ils sont, ce qu'ils font, leur façon de s'exprimer", ajoute-t-il dans un entretien avec le magazine Hollywood Reporter. Le développement de l'outil fait suite à des plaintes de personnalités américaines de premier plan dénonçant les lourdeurs de la procédure sur YouTube pour signaler et retirer un deepfake. "Les enjeux sont particulièrement élevés car les deepfakes peuvent être utilisés pour diffuser de la désinformation, manipuler les marchés, nuire à des réputations ou laisser croire à un soutien trompeur. Une détection robuste n'est plus optionnelle", explique Alon Yamin. "Les systèmes de détection doivent être extrêmement précis, continuellement mis à jour et associés à des règles claires et à des procédures de retrait rapides pour être efficaces", poursuit-il. "Cela n'éliminera pas totalement les deepfakes, mais peut réduire considérablement leur portée et leur impact, en rendant plus difficile la circulation de contenus manipulés sans être détectés ou contestés", fait valoir le responsable de Copyleaks. ac-sla/dla/sla
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