En écho à l'ouvrage que l'historien Vincent Azoulay consacre à l'ostracisme en Grèce ancienne, le philosophe Mathieu Potte-Bonneville revient sur la plus belle minute de silence de l’histoire de la conquête spatiale, et la manière dont elle fit taire un instant la logorrhée du pouvoir.
De l’ostracisme pratiqué dans la Grèce du Ve siècle av. J.-C., il nous reste des ostraka. Mais ces tessons d’argile sur lesquels on inscrivait le nom de ceux que l’on ne voulait plus voir en peinture dans la cité font plus que représenter une pratique démocratique : ils témoignent de son ambivalence