
12.02.2026 à 11:00
Déborah Yapi
Alors que l’aide publique au développement fait face à une contraction sans précédent, entre coupes budgétaires annoncées, montée des urgences humanitaires et aggravation des crises de la dette, les débats sur son efficacité se réactivent. Depuis vingt ans, les réformes impulsées par la Déclaration de Paris ont profondément transformé les pratiques : aide plus ciblée, projets évalués, redevabilité accrue et partenariat renforcé avec les pays récipiendaires. Pourtant, la baisse des financements menace ces acquis, au moment même où les besoins structurels (éducation, santé, adaptation climatique) n’ont jamais été aussi élevés. Entre impératifs de court terme, risques de dépendance, fragilité institutionnelle et arbitrages imposés par le surendettement, un dilemme se pose : comment préserver une aide efficace, soutenable et tournée vers le long terme, lorsque les moyens se réduisent, que les urgences s’accumulent et que les créanciers privés jouent un rôle grandissant dans les négociations ?
L’article L’aide publique au développement : à la recherche de durabilité et d’efficacité dans un contexte de crises multiples est apparu en premier sur IRIS.
Alors que l’aide publique au développement fait face à une contraction sans précédent, entre coupes budgétaires annoncées, montée des urgences humanitaires et aggravation des crises de la dette, les débats sur son efficacité se réactivent. Depuis vingt ans, les réformes impulsées par la Déclaration de Paris ont profondément transformé les pratiques : aide plus ciblée, projets évalués, redevabilité accrue et partenariat renforcé avec les pays récipiendaires. Pourtant, la baisse des financements menace ces acquis, au moment même où les besoins structurels (éducation, santé, adaptation climatique) n’ont jamais été aussi élevés. Entre impératifs de court terme, risques de dépendance, fragilité institutionnelle et arbitrages imposés par le surendettement, un dilemme se pose : comment préserver une aide efficace, soutenable et tournée vers le long terme, lorsque les moyens se réduisent, que les urgences s’accumulent et que les créanciers privés jouent un rôle grandissant dans les négociations ?
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11.02.2026 à 18:23
Déborah Yapi
Du 16 au 20 février, New Delhi accueille le quatrième Sommet mondial sur l’intelligence artificielle. Plus de 100 pays y participent et près de 35 chefs d’État ou de gouvernement, au nombre desquels Emmanuel Macron qui, voici un an, avait coprésidé le Sommet de Paris avec le Premier ministre indien Narendra Modi, hôte de ce sommet. Cette année, en Inde, le sujet choisi est l’impact de l’IA. Son titre officiel est d’ailleurs « India AI Impact Summit 2026 ». Le thème est loin d’être anecdotique, la présidence indienne ayant tenu à ce que pour la première fois depuis la tenue de tels sommets, les utilisateurs, et non plus seulement les « producteurs d’IA » soient au centre des préoccupations, tant en ce qui concerne les individus que les pays. Car l’Inde, qui se projette en porte-parole du « Sud Global », entend bien saisir l’occasion, comme elle l’avait fait en 2023 avec la présidence du G20, pour affirmer ce rôle et marquer des points vis-à-vis des autres acteurs internationaux, qu’il s’agisse de l’Occident, de la Chine ou de ses partenaires et rivaux au sein de ce même Sud Global.
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Du 16 au 20 février, New Delhi accueille le quatrième Sommet mondial sur l’intelligence artificielle. Plus de 100 pays y participent et près de 35 chefs d’État ou de gouvernement, au nombre desquels Emmanuel Macron qui, voici un an, avait coprésidé le Sommet de Paris avec le Premier ministre indien Narendra Modi, hôte de ce sommet.
Cette année, en Inde, le sujet choisi est l’impact de l’IA. Son titre officiel est d’ailleurs « India AI Impact Summit 2026 ». Le thème est loin d’être anecdotique, la présidence indienne ayant tenu à ce que pour la première fois depuis la tenue de tels sommets, les utilisateurs, et non plus seulement les « producteurs d’IA » soient au centre des préoccupations, tant en ce qui concerne les individus que les pays. Car l’Inde, qui se projette en porte-parole du « Sud Global », entend bien saisir l’occasion, comme elle l’avait fait en 2023 avec la présidence du G20, pour affirmer ce rôle et marquer des points vis-à-vis des autres acteurs internationaux, qu’il s’agisse de l’Occident, de la Chine ou de ses partenaires et rivaux au sein de ce même Sud Global.
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11.02.2026 à 18:17
Déborah Yapi
Pascal Boniface · Peut-on préserver notre souveraineté numérique face à Trump ? Avec G. Babinet | Entretiens géopo Devenu à la fois un outil et un champ d’affrontement, le numérique constitue aujourd’hui un réel instrument au service de la puissance des États. Les rapports de force technologiques, la maîtrise des données, l’ascendant réglementaire ou les dépendances infrastructurelles influencent déjà les équilibres internationaux et façonnent ceux de demain. Dans cette compétition globale, il est important pour les États de conserver une certaine autonomie stratégique en matière de numérique. Une autonomie et un leadership que l’Europe a à ce jour perdu en raison de l’accroissement de sa dépendance aux acteurs américains. Une dépendance dont l’Union européenne pâtit particulièrement depuis le retour au pouvoir de Donald Trump et ses menaces de couper l’accès aux technologies américaines. Ces récents événements permettront-ils un sursaut européen ? Face à Trump, la France et l’Europe peuvent-elles préserver leur souveraineté numérique ? Comment appréhender la guerre de la règlementation du numérique ? L’Europe conserve-t-elle une réelle marge de manœuvre face à sa dépendance technologique aux États-Unis ? Les orientations politiques actuels en la matière sont-ils à la hauteur de l’enjeu stratégique ? Dans ce podcast, Pascal Boniface reçoit Gilles Babinet, entrepreneur et spécialiste du numérique, président de Café IA.
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Devenu à la fois un outil et un champ d’affrontement, le numérique constitue aujourd’hui un réel instrument au service de la puissance des États. Les rapports de force technologiques, la maîtrise des données, l’ascendant réglementaire ou les dépendances infrastructurelles influencent déjà les équilibres internationaux et façonnent ceux de demain. Dans cette compétition globale, il est important pour les États de conserver une certaine autonomie stratégique en matière de numérique. Une autonomie et un leadership que l’Europe a à ce jour perdu en raison de l’accroissement de sa dépendance aux acteurs américains. Une dépendance dont l’Union européenne pâtit particulièrement depuis le retour au pouvoir de Donald Trump et ses menaces de couper l’accès aux technologies américaines. Ces récents événements permettront-ils un sursaut européen ? Face à Trump, la France et l’Europe peuvent-elles préserver leur souveraineté numérique ? Comment appréhender la guerre de la règlementation du numérique ? L’Europe conserve-t-elle une réelle marge de manœuvre face à sa dépendance technologique aux États-Unis ? Les orientations politiques actuels en la matière sont-ils à la hauteur de l’enjeu stratégique ?
Dans ce podcast, Pascal Boniface reçoit Gilles Babinet, entrepreneur et spécialiste du numérique, président de Café IA.
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