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Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

▸ Les 10 dernières parutions

29.01.2026 à 19:15

Le froid comme arme de guerre

L’Ukraine fait face à une catastrophe humanitaire

La moitié de la capitale est plongée dans le noir depuis plusieurs jours. D’autres régions sont durement touchée.

Les générateurs sont la seule solution face au froid

L’Ukraine s’enfonce chaque jour un peu plus dans une crise humanitaire majeure. Depuis plusieurs semaines, des millions de civils vivent sans électricité, sans chauffage et parfois sans eau, alors que le pays traverse un hiver parmi les plus froids de ces dernières décennies, avec des températures atteignant jusqu’à -17 degrés.

Depuis le mois d’octobre 2025, quelque 256 attaques de missiles et de drones russes ont visé les infrastructures énergétiques ukrainiennes, l’objectif étant de rendre les villes invivables en plein hiver. Le 15 janvier dernier, une attaque contre le réseau énergétique de Kharkiv a privé 400.000 personnes d’électricité et de chauffage urbain. Dans le même temps, à Kyiv, près de la moitié de la ville est privée de courant et de chauffage poussant le maire, Vitali Klitschko, à appeler les habitants à quitter provisoirement la capitale. Déjà 600.000 personnes ont quitté la ville.

Paul Vazeux, responsable de l’association Dignitas Ukraine, est arrivé à Kyiv le 15 janvier. «J’étais hébergé chez des collègues, nous avions 3C dans l’appartement, pas d’électricité et souvent pas d’eau. Les autorités ont ouvert des points d’invincibilité dans des tentes au pied des immeubles pour qu’ils puissent se réchauffer un peu et recharger leur téléphone portable. Les gens étaient inquiets car ils craignent le black out total. C’est plus rapide de détruire que de réparer...»

Les autorités de Kyiv ont été contraintes d’annoncer la fermeture des écoles du 19 janvier...

28.01.2026 à 10:13

Il serait temps que les journalistes nomment les choses avec précision

Les mots sont des armes, il faut être actifs face à la néofascisation du monde

Non, Alex Pretti n'a pas été tué. Il a été exécuté. Non, le Rassemblement national n'est pas « dédiabolisé » (ce qui impliquerait qu'il ait été diabolisé). C'est un parti de la haine, un parti d'extrême droite. Albert Camus écrivait en 1944 que « mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde ». Les journalistes devraient être les premiers à éviter ce travers.

Il faut prendre le temps nécessaire avant d'écrire - Dessin d'Anouck Ricard

« Et toi, papa, quand tu étais journaliste, au moment où le néofascisme est arrivé au pouvoir, tu as fait quoi ? » Il n'est pas impossible que ce genre de question soit posée par nos enfants dans quelques années. Il serait donc temps, pour nous, journalistes, de s'interroger. Face à la violence des mots, des actes, face à la turpitude, la manipulation du réel, n'est il pas temps de rendre coup sur coup ? Mieux, de prendre les devants et de frapper les premiers ? Il faut empêcher l'avènement des régimes néofascistes et faire tomber ceux qui sont en place. La seule chose qui les effraie est la lumière. Celle des faits et de la vérité. Mais pour cela, il faut commencer par nommer les choses correctement.

Oui, le Rassemblement national est un parti d'extrême droite. Oui, il est lié à des groupuscules ultra-violents depuis sa création et rien n'a changé en dépit d'une stratégie de « légitimisation » et de « banalisation » mise en place par Marine Le Pen.

Oui, l'échiquier politique a profondément muté. Tout ce qui est à droite du PS est désormais à l'extrême droite. Le PS est devenu le centre-droit. LFI, est devenu le PS.

Trump est un néofasciste et son régime exécute des Américains et des réfugiés sans discernement, comme dans une dictature hors de contrôle où l'État de droit est un concept oublié. Depuis que Trump est revenu au pouvoir, 53 personnes sont mortes en détention sous le contrôle de l'ICE,...

20.01.2026 à 11:09

Violences policières - individualisation et fragilité

Partie 2 - invisibiliser l'expérience du réel

Discours du type « Not all cops », « police bashing » ou encore « All cops are brothers », de nombreux acteurs politiques et syndicaux, aux allures fascisantes, mobilisent toutes sortes d’arguments pour minimiser, voire justifier, les violences policières. En parallèle, l’IGPN se vante de faire son travail, vraiment ? L’objectif est ainsi d’entretenir la répression et un état de susceptibilité artificielle face à toute critique de l’institution.

Pas tous, mais beaucoup trop quand même... - © Reflets

Dans la première partie de notre enquête, nous a mis en évidence de nombreuses investigations démontrant, à l’aide d’une méthodologie à la fois qualitative et quantitative, l’ampleur de violences policières qui ne sont ni rares, ni sporadiques, ni isolées.

La rhétorique est explicite : « encadrement démocratique, légitime défense, proportionnalité, manque de moyens, ensauvagement, violence exceptionnelle, violences urbaines, éco-terrorisme », etc. La communication gouvernementale mobilise ainsi un ensemble d'éléments sémantiques qui ne visent, en réalité, qu’à brouiller la compréhension du phénomène et à en atténuer la portée politique. À cela s’ajoute ce que l’on peut qualifier de « cheval de Troie » policier au sein de l’appareil gouvernemental : les syndicats policiers, généralement situés à l’extrême droite de l’échiquier politique, qui défendent publiquement le recours à la « violence ».

À travers un populisme syndical nauséabond, ils n'hésitent pas à attaquer l’État de droit, dans l’objectif de le contraindre et le modeler à leurs idéologies accélérationnistes, allant jusqu’à exiger que l’institution judiciaire s’y conforme.

Dans une étude rendue publique mardi 27 février 2024 par la Défenseure des droits, on peut chiffrer cette tendance autoritaire au sein même de la police et de la gendarmerie. Pas loin de la moitié des policiers (49 %) expliquent que la délinquance est en partie attribuable à la « tolérance de la justice », contre 41,1 % des gendarmes,...

19.01.2026 à 09:32

Plongée dans le déni climatique hexagonal

Une cartographie pour les lier tous...

Le déni du changement climatique n'a pas disparu à mesure que les connaissances scientifiques se renforçaient, bien au contraire. Tour d'horizon de ceux qui diffusent des discours de désinformation climatique en France avec une cartographie interactive.

Afiche du film Don't Look Up sur le déni de la catastrophe qui arrive - D.R.

«Il faut pas s'inquiéter, le réchauffement climatique anthropique est un mensonge, une escroquerie. […] Le climat a toujours évolué, il va continuer de le faire, mais nous expliquer que c'est à cause de l'Homme, ça non, ça c'est de l'ordre du complot. […] Ça justifie l'intervention de l'État dans notre vie, […] pour moi c'est une forme de totalitarisme.» C'est ainsi que Philippe Herlin, qui se présente comme économiste, intervenait à l'antenne sur CNews en juillet2023, sans rencontrer de véritable contradiction en plateau.

Un flagrant exemple de déni climatique qui a valu à la chaîne une amende de 20.000 prononcée par l'Arcom à l'été 2024, confirmée le 6novembre dernier par le Conseil d'État. Ce n'est pourtant pas la première ni la dernière fois que Cnews invite en plateau des personnalités climato-dénialistes — on préférera ici ce terme à «climato-sceptiques», puisque ces personnalités ne sont pas sceptiques, mais convaincues.

Au-delà de CNews, le déni climatique ou climato-dénialisme (encore nommé climato-scepticisme), apparu dans les années1990, est toujours aussi vivace dans l'Hexagone. Alors que les manifestations désormais tangibles du changement climatique et la progression permanente des connaissances scientifiques —le sixième rapport d'évaluation du GIEC, paru de 2021 à 2023, fait état d'un consensus plus solide que jamais— ont pu laisser espérer que le climato-dénialisme se résorberait, il...

10.01.2026 à 10:31

Violences policières : vers une approche systémique

Partie 1 - Changer de paradigme ?

Alors que les smartphones sont devenus de véritables mouchards permettant de surveiller les populations, ils constituent également un outil puissant de contrôle citoyen de la police. Infographies recensant des centaines de blessé·es graves, cartographies signalant des milliers de violences et rapports spécialisés qui se multiplient… Reflets revient sur dix ans d’utilisation du terme « violences policières », dont l’aspect « systémique » est constamment réfuté.

policiers pendant les manifestations des gilets jaunes - © Reflets

Si le terme «violences policières» est en usage à partir des années 2000, depuis une dizaine d’années, notamment après la loi Travail (ou loi El Khomri), l'expression «violences policières» s’est imposée dans le débat public comme un outil sémantique destiné à rendre visible la violence exercée par la police. Aujourd’hui, gravé dans le marbre, ce terme ne se contente pas de nommer un phénomène : il structure la perception des pratiques policières, resserre le débat public et permet de mobiliser socialement et politiquement autour de l’enjeu de la violence d’État.

Des articles de presse, des recherches académiques, ouvrages, ainsi que les collectifs et associations de soutien aux victimes de « violences policières » se multiplient pour documenter et dénoncer les violences policières. Ces dernières années, des projets journalistiques tels que Allô Place Beauvau de David Dufresne ou Violences Policières de Vincent Victor ou encore celui de Bastamag, ont largement montré la systématisation des violences perpétrées par la police et la gendarmerie lors du maintien de l’ordre et de la répression de la population.

Capture d’écran du site de Mediapart – Panoramique : Allô Place Beauvau. 2025
Capture d’écran du site de Mediapart – Panoramique: Allô Place Beauvau. 2025

Si la violence policière peut toucher tout un chacun, elle affecte néanmoins certaines catégories de population, en raison de leur condition sociale, de leur origine supposée ou de leur engagement politique. La police se présente ainsi, comme le moteur d’une violence « légitime » et « ...

07.01.2026 à 16:44

Arrêtez de vous inquiéter des fuites de données personnelles

C'est trop tard et depuis très longtemps

La récente tornade sur les données personnelles des français a déclenché une pluie d'articles de presse. Quoi ? Nos données ne seraient pas protégées ? Quoi, notre vie privée ne le serait plus ? Se plaindre de ces fuites, revient à se plaindre du fait que la pluie mouille ou que le soleil chauffe. Quant à votre vie privée, vos secrets les plus enfouis, vous y avez renoncé il y a des années. On vous explique.

Fiche OSINT d'Élisabeth Borne - Informations ayant fuité et collectées en sources ouvertes. - © Reflets

Nous sommes en 2026 et toute la presse, des experts, réels ou autoproclamés s'émeuvent d'une série de piratage qui ont touché des données personnelles de Français. Mais enfin... Vos données personnelles sont déjà dans la nature depuis belle lurette, accessibles à tout le monde. Vous ne pouvez plus conserver le moindre secret. Il y a ce qui a fuité (votre état civil, votre adresse, votre numéro de téléphone, vos habitudes d'achat, vos comptes sociaux, même sous pseudonyme, on en passe...). Et il y a ce que vous fournissez volontairement aux plateformes. Google en sait plus sur votre sexualité que votre partenaire. Google ou Facebook en savent plus sur vos positions politiques que le maire de votre village. Doctolib en sait plus sur votre état de santé que votre médecin de famille... La liste est infinie. Et ce ne sont là que des noms connus du grand public. Si l'on élargit aux data brokers, on entre dans le septième cercle de l'enfer numérique.

Déjà en 2022, Reflets tentait d'expliquer longuement que dans ce domaine, nous avons largement dépassé l'accident nucléaire. Relisez cet article car il n'a pas pris une ride. Pas plus que celui-ci qui évoquait la fameuse conférence sur les zoophiles à tendance teckels morts. Oui, on a même créé une conférence avec un titre alarmant pour expliquer que l'on a tous quelque chose à cacher et que c'est très bien comme ça. Une heure et demie de vulgarisation sur les fuites de données avec de...

06.01.2026 à 09:36

Piratage du ministère de l’intérieur : il y a des coups de bottins qui se perdent

Comment voir au delà des spéculations stériles

La cible est prestigieuse. Le piratage du ministère de l’intérieur n’a donc pas manqué de faire couler beaucoup d’encre. Pourtant, même si c’est moins glamour, à ce stade, il n’y a surtout que des incertitudes et du flou, comme souvent dans le monde du hack.

Place Beauvau, siège du ministère de l'intérieur - © Reflets - CC

« Quelques dizaines de fiches » issues de fichiers de police comme le TAJ ont pu être consultées par des pirates informatiques, indiquait Mercredi 17 décembre Laurent Nuñez, le ministre de l’intérieur. De leur côté, les pirates qui communiquaient via un forum sur Internet parlaient de 16 millions de fiches. « Il n’y a pas eu extraction de millions de données. A ma connaissance, c’est faux, mais je reste très prudent sur le niveau des compromissions. », a précisé le ministre. En matière de hack, on n’est en effet jamais trop prudent.

Les pirates se sont visiblement procuré un accès à des boites mails de policiers (sans que l'on sache s'il s'agit de comptes mails du ministère ou personnels) et y ont découvert des identifiants en clair. Ils ont ensuite pu se connecter à CHEOPS (Système de circulation hiérarchisée des enregistrements opérationnels de la police sécurisés). Ce dernier propose aux forces de l’ordres qui s’y connectent d’accéder à toute une série de fichiers policiers dont (pour n’en citer que quelques-uns) le TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaire), le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) ou le Fichier des personnes recherchées (FPR). On comprend la panique qui a dû saisir le ministère.

Le piratage a été revendiqué par un groupe de cybercriminels connu (ShinyHunters) via un forum où se partagent des millions de données piratées (BreachForums). Ce forum avait été saisi à plusieurs reprises par les forces de l’ordre et ses...

05.01.2026 à 11:10

Une petite guerre mondiale pour 2026 ?

Trump, la brute épaisse à l'assaut du droit international

Après l'invasion du Vénézuela, Donald Trump, en bonne brute épaisse d'extrême droite radicale qu'il est, a décidé d'envahir le Groenland. Cela ferait voler en éclat l'ordre mondial né après la deuxième guerre mondiale. L'OTAN n'y survivrait probablement pas, Vladimir Poutine serait aux anges et Xi Jinping n'aurait sans doute plus aucune hésitation à envahir Taïwan. Il est minuit moins un demi-millième de seconde.

Donald Maduro

« Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en charger. Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois... reparlons-en dans 20 jours. » a lancé Donald Trump depuis l'Air Force One. Un message on ne peut plus clair après l'invastion du Vénézuéla. D'autant que juste après l'enlèvement de Nicolas Maduro, Katie Miller, dont le mari Stephen occupe le poste de chef de cabinet adjoint à la Maison Blanche chargé de la politique et conseiller à la sécurité intérieure, a publié sur X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain. L'image était accompagnée d'un seul mot : « BIENTÔT ».

Tweet de Katie Miller
Tweet de Katie Miller

Il y a un petit hic toutefois. Le Groenland fait partie du Royaume du Danemark. Et ce dernier fait partie de l'OTAN. Or le traité de l'OTAN (né, notamment, pour protéger l'Europe d'une attaque par l'URSS) contient un article 5 selon lequel, une attaque contre un membre de l'alliance est considérée comme une attaque contre tous les membres. Et chaque autre membre s'engage à lui porter assistance, y compris par l'usage de la force armée (pas uniquement) si nécessaire...

L'OTAN précise qu'un État agressé « peut demander à d’autres de lui venir en aide. Dans le contexte de l’OTAN, l’article 5 traduit ce droit de légitime défense en obligation d’assistance mutuelle. C'est à la suite des attentats...

25.12.2025 à 11:51

Hammerskins : des néonazis français au « Hammerfest » 2025 en Italie

Une internationale fasciste qui se développe

Le 15 novembre 2025, dans une commune discrète du nord de l’Italie, près de Milan, plusieurs centaines de néonazis venus de toute l’Europe se sont réunis à l’occasion du « Hammerfest », un événement célébrant les 30 ans des Italia Hammerskins. Organisée sous de strictes règles de discrétion et d’interdiction de photographier, EXIF a pu infiltrer l'événement.

Néonazisme décomplexé - © Reflets, © EXIF

EXIF est un collectif de reporters spécialisé dans l’enquête sur l’extrême droite européenne. Leurs sets de photographies sont régulièrement utilisés par des centaines de collectifs militants et de médias. Concernant la France, le dernier lot de photos était celui de PIXA réalisé lors du C9M à Paris. Ce matériel a notamment permis à Reflets d’identifier des dizaines de militants fascistes et néonazis présents dans la capitale.

Cette fois-ci, EXIF a pu faire des clichés des Hammerskins français qui ont été particulièrement nombreux lors du « Hammerfest » 2025 organisé en Italie. Plusieurs chapitres hexagonaux étaient représentés, notamment North France, South France, Lorraine et Aquitaina, confirmant l’ancrage et la structuration transnationale de ce réseau néonazi.

Le chapitre Lorraine

Le chapitre Lorraine Hammerskins était notamment représenté par Christophe Saccavini, déjà connu pour des faits de violence : lors du « Hammerfest » 2019 en France, il avait grièvement blessé un autre militant néonazi alors qu’il assurait la sécurité de l’événement. En novembre 2025, Saccavini était accompagné de Gautier Welter, originaire du secteur de Toul, et de Jérémy Bonneaud, chauffeur routier dans la région de Nancy, employé par le groupe logistique Berto. Bonneaud a par ailleurs été distingué en 2023 pour ses performances professionnelles et affiche publiquement un tatouage Hammerskin sur l’avant-bras droit, comprenant l’emblème du chapitre Lorraine et la date du 13 janvier 2018,...

15.12.2025 à 12:22

Telegram : la mécanique du terrorisme d’extrême droite

Reflets et OFF Investigation ont enquêté sur le mouvement Terrorgram

Notre dossier sur l’extrême droite grossit à mesure que ce courant politique gagne du terrain. La résistance de la démocratie face aux assauts de ses ennemis est faible. L’accession au pouvoir, à nouveau, de Donald Trump en est l’illustration la plus criante. Dans l’ombre, le terrorisme d’extrême droite se développe, recrute et se coordonne pour parvenir à ses fins. Démonstration.

Glorification du terrorisme d'extrême droite, méthodes pour fabriquer des bombes ou des armes, le Terrorgram radicalise des jeunes - © Reflets

Tandis que l’extrême droite parlementaire joue le jeu de la démocratie, sa fraction la plus radicale porte la violence dans la rue et explore le terrorisme comme moyen d’accélérer son ascension vers le pouvoir.

La situation européenne n’est pas reluisante et Europol note le nombre d’attentats d’extrême droite perpétrés, avortés et déjoués augmente ces dernières années de ce côté du spectre politique.

La situation française est inquiétante. Dans son rapport «Terrorisme et violence d’extrême droite en Europe occidentale, 1990 - 2022», le C-REX soulignait déjà en 2023 que «la France est l’un des rares pays d’Europe occidentale où le terrorisme et la violence d’extrême droite pourraient être en hausse». Le rapport notait que l’«augmentation du soutien électoral tend à faire baisser les niveaux de violence». La stratégie de dédiabolisation du RN (ex-FN) avec l’aide du système médiatique, ses succès électoraux ont pu détourner quelques caciques d’extrême droite de la violence. Mais en parallèle, et Reflets l’a documenté, une mouvance d’extrême droite extra parlementaire se développe, se fédère et opte pour une violence décomplexée. Les membres de ces groupes peuvent parfois imaginer qu’il faut des méthodes d’action plus violentes que celles que le parti ayant pignon sur rue a choisies? Mais pas uniquement. Car à bien y regarder, on trouve très souvent derrière ces groupuscules des figures connues et anciennes de l’extrême droite française.

C’est par exemple le cas d’anciennes...

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