14.01.2026 à 18:31
Tristan Nitot
Mon collègue Mathieu a eu une drôle d’idée, celle de demander à ChatGPT de générer… la timeline de ma nouvelle, Vélorutopia. Je me suis dit que ça vous amuserait peut-être de voir, dans l’ordre chronologique, comment on est passé de 2025 (et même avant) à 2051, et ce qui s’est passé dans le monde.
Pour ceux qui préfèrent lire la nouvelle avant de continuer, c’est ici. Pour les autres, vous pouvez continuer votre lecture, sachant qu’en fait il n’y a pas de divulgâchage dans le texte de ChatGPT.
J’en profite pour signaler que le contenu du Standblog est rédigé par votre serviteur, un humain, et que les rares fois où un contenu IA apparaît, il est signalé comme tel. C’est donc bien le cas ici.
Allez, pour une fois, je laisse donc le clavier à une IA (ceci est un copier/coller, je n’ai pas posé moi-même cette question à ChatGPT).
⚠️ La nouvelle n’est pas écrite comme une chronique historique : cette timeline reconstitue l’ordre logique des faits à partir des dialogues, souvenirs, descriptions et allusions.
La société continue à privilégier :
Le vélo existe, mais reste marginal, vu comme un loisir ou un signe de précarité.
Multiplication des :
L’énergie devient :
Les chaînes d’approvisionnement longues deviennent instables.
➡️ Rien ne s’effondre d’un coup, mais tout devient plus difficile, plus cher, plus lent.
Le pétrole, le gaz et le charbon deviennent :
Les États ne peuvent plus maintenir :
➡️ Le modèle devient physiquement impossible, pas seulement idéologiquement critiqué.
Disparition ou réduction drastique de :
Les infrastructures routières deviennent :
➡️ Ce n’est pas un chaos total, mais une désorganisation durable.
Contrairement à une dystopie :
Des décisions collectives sont prises :
➡️ Moment central du récit : le renoncement volontaire.
Transformation massive de la voirie :
Les distances quotidiennes sont repensées :
➡️ La ville devient cyclable par conception, pas par adaptation.
Le vélo devient :
Développement de :
➡️ Le vélo n’est pas un symbole moral, mais l’outil le plus efficace disponible.
Retour d’activités locales :
Fin de la logique “produire loin pour consommer ici”.
Le travail est évalué selon :
➡️ Le confort matériel baisse, la qualité de vie augmente.
Disparition progressive de :
Nouvelles valeurs dominantes :
Le passé consumériste est perçu comme absurde voire choquant.
Acceptation collective :
Les enfants grandissent dans ce monde :
Le monde d’avant devient un récit historique, pas un objectif.
La nouvelle montre :
Les personnages vivent dans un monde :
Les anciens racontent :
Le souvenir du monde d’avant sert :
Le futur écologique :
Il est présenté comme :
07.01.2026 à 18:44
Tristan Nitot

Voilà, c’est début janvier, il me faut présenter mes meilleurs vœux à mes lecteurs pour cette nouvelle année.
Maintenant que c’est fait, voici venu le temps du bilan pour l’année passée, le temps aussi de penser à ce qu’on veut faire pour l’année qui vient. C’est parti !
La même chose qu’en 2025, mais plus fort ? Pas forcément…
J’ai besoin de changement et, après des années à tirer sur des sonnettes sans voir autant de résultats que ce que j’espérais, à m’enquiller des articles pessimistes sur des sujets anxiogènes, j’ai l’impression d’être sur le pont du Titanic à crier “ICEBERG DROIT DEVANT !!!” alors que personne ou presque m’écoute, alors qu’autour de moi on s’enfile des cocktails au bar du bateau le plus sûr de l’époque. Je les entends d’ici qui parlent de moi : “mais que fait-il à brailler dans le froid alors qu’il fait si bon à l’intérieur et que l’alcool coule à flot ?”.
J’ai besoin de souffler, de retrouver de la sérénité, de l’insouciance. De la joie de vivre.
Il faut dire qu’en cette période de backlash écologique, où on nous a moins écoutés en 2025 qu’en 2023 et 2024, j’ai plus tendance, quand je constate que mes efforts sont vains, à crier plus fort. Ce qui me fatigue plus, mais ne fonctionne pas mieux.
Je croyais naïvement qu’expliquer le problème du climat, des limites planétaires et de la destruction du vivant suffirait à rallier les gens à cause, à leur faire voir le problème, à changer les comportements. Mais la réalité, c’est que c’est systémique, c’est un problème de règles du jeu.
Dans ce contexte, il me reste en 2026 à essayer de me trouver un nouvel équilibre, une nouvelle juste distance entre les problèmes du monde et mon équilibre mental sans pour autant délaisser EROOM ni les communs numériques.
Et vous, que vous souhaitez-vous ?
01.01.2026 à 18:05
Tristan Nitot
Avant de partager avec toi, cher lecteur, ma veille de décembre 2025, permets-moi de te souhaiter une excellent année 2026. De la joie, de la santé, de l’amour peut-être, de la réussite dans tes projets, quels qu’ils soient (du moment qu’ils sont positifs pour les autres).
01.12.2025 à 16:31
Tristan Nitot
Mettre de l’IA partout, dans tous les produits, c’est mettre des trous de sécurité partout dans ces produits. Mais on ne les voit pas tout de suite.
Vous avez remarqué comme on constate l’apparition de boutons IA dans toutes nos interfaces ? C’est rarement intéressant, mais les géants de la Tech veulent tellement remporter la bataille de l’IA qu’ils forcent leurs utilisateurs à s’en servir.
Cela n’est pas sans conséquence.
C’est ce que décrit, preuves à l’appui, l’entreprise PromptArmor dans un billet très technique mais passionnant. Je tente de le résumer avec des mots simples, en trois étapes :
Détail “amusant” (ou cauchemardesque) : par défaut, l’IA n’a pas accès aux mots de passe, mais elle se montre “créative” pour contourner l’interdiction et y accéder malgré tout. Et elle y arrive ! (voir l’illustration jointe).
Finalement quand les géants de la Tech nous disent que l’IA va tout changer, il ont peut-être raison. Mais curieusement, ils ne mentionnent pas que ça va aussi inclure la cybersécurité, en plus du climat et des conflits d’accès à l’eau et à l’énergie !

30.11.2025 à 16:26
Tristan Nitot
09.11.2025 à 10:46
Tristan Nitot
Voici un billet publié initialement sur LinkedIn, mais qui mérite sa place en dehors des réseaux propriétaires.
L’IA fait-elle de nous des prolétaires ? D’après le philosophe Bernard Stiegler, c’est oui : “le prolétariat, c’est ceux qui perdent leur savoir, parce que leur savoir est extériorisé dans les machines” (dans cette vidéo).
Et quand on y pense, c’est très évocateur de ce qui est en train de se passer avec l’IA : on ne rédige plus, on fait rédiger à une IA. On ne développe plus, on fait développer par une IA. On ne dessine plus, on fait dessiner… et ainsi de suite. Mais à ne plus faire, on oublie comment on faisait. Et pour ceux qui ne savaient pas faire, on n’apprend plus à faire. On n’apprend plus, on ne fait plus. On ne fait plus que vérifier que la machine fait bien. Mais comment vérifier un travail si on ne sait plus le faire soi-même ? D’ailleurs quand j’en parle autour de moi aux personnes qui utilisent de l’IA, la vérification est devenue si fastidieuse qu’ils passent outre.
Le plus paradoxal, c’est que Bernard Stiegler est mort en 2020 et qu’il a partagé cette définition lors d’une interview donnée il y a presque 14 ans, 11 ans donc avant la sortie de ChatGPT. Ce dernier est fort de ses 800 millions d’utilisateurs actifs par semaine, acquis en moins de trois ans.
Si on en croit Stiegler, ils sont autant de candidats à l’auto-prolétarisation qui croient au contraire que s’engager dans cette direction va sauver leur emploi. Quelle ironie !
Cela pose la question de la façon dont on aborde l’IA : peut-on profiter de l’IA sans y laisser son intelligence ? (et ne me lancez pas sur son empreinte environnementale, hein !)
Je mets le contexte de l’émission “Le Grand Réinventaire”
Le prolétariat, ça n’est pas la classe ouvrière, ça n’est pas les gens pauvres. La définition du prolétariat par Marx, c’est ceux qui perdent leur savoir, parce que leur savoir est extériorisé dans les machines. La prolétarisation des travailleurs manuels, décrite la première fois par Adam Smith 80 ans avant Marx, c’est le fait qu’avec les machines qui deviennent programmables, par exemple le métier Jacquard, le savoir qui était entre les mains de la fileuse qui fabriquait le tissu passe dans la machine à travers un programme qui est d’ailleurs l’origine du programme informatique, donc c’est une histoire très importante.
Sur le sujet, voir aussi :