22.02.2026 à 10:00
Avez-vous déjà ressenti cette immense frustration de vouloir lancer l'un de vos jeux vidéo préférés, pour découvrir que l'éditeur a tout simplement coupé les serveurs, rendant votre achat totalement inutilisable ? Cette injustice numérique, qui frappe de plus en plus de joueurs à travers le monde, est exactement ce qui a donné naissance à la campagne internationale "Stop Killing Games". Mais ce qui a commencé comme un simple mouvement de protestation citoyen est aujourd'hui en train de se métamorphoser en une véritable force de frappe institutionnelle, prête à affronter l'industrie du jeu vidéo sur le terrain juridique.
Tout a véritablement commencé par une décision unilatérale qui a mis le feu aux poudres. Lorsque l'éditeur Ubisoft a fait le choix de retirer définitivement le premier opus du jeu de course The Crew des bibliothèques virtuelles des joueurs, la communauté a réagi avec une indignation sans précédent. Cette décision très controversée a mis en lumière une réalité particulièrement dérangeante pour les consommateurs modernes. Les éditeurs détiennent aujourd'hui le pouvoir absolu de supprimer l'accès à une œuvre numérique, et ce, même si vous l'avez légalement achetée au prix fort.
Face à cette situation perçue par beaucoup comme une dépossession injuste, la grogne s'est organisée à une échelle mondiale. La campagne "Stop Killing Games" a alors vu le jour, portée par une communauté fatiguée d'être lésée et soucieuse de la préservation du patrimoine vidéoludique. L'année dernière, le mouvement a franchi un cap symbolique en rassemblant plus d'un million de signatures. Fort de ce soutien, les leaders de cette initiative ont passé les derniers mois à explorer les prochaines étapes de leur combat.
Dans une récente vidéo publiée sur la plateforme YouTube, Ross Scott, le créateur et fer de lance de la campagne, a pris la parole pour annoncer une évolution du projet. Le mouvement ne se contente plus d'être une simple pétition en ligne. Les organisateurs travaillent dorénavant à la création de deux ONG distinctes. L'une sera spécifiquement dédiée au territoire de l'Union Européenne, tandis que la seconde se concentrera sur le paysage législatif des États-Unis.
Selon les explications détaillées, la création de ces structures officielles vise un objectif stratégique très précis. Ces ONG auront pour mission de mener un véritable contre-lobbying à long terme. Il s'agit d'une nécessité absolue pour faire le poids face aux lobbys colossaux des géants de l'industrie, particulièrement lorsque ces éditeurs décident de mettre fin au support de certains jeux vidéo sans offrir d'alternative à leur communauté.
« Permettez-moi de commencer en disant que je pense que nous allons gagner, à savoir résoudre ce problème des éditeurs qui détruisent des jeux vidéo que vous avez déjà payés. » — Ross Scott
L'ambition affichée par ces futures organisations est immense. Du côté européen, l'objectif premier sera de faire pression pour que les revendications de la pétition "Stop Killing Games" soient officiellement codifiées dans le droit de l'UE. Parallèlement, le mouvement souhaite intensifier ses actions de surveillance active. Cela passera notamment par la mise en place d'un système de signalement rigoureux, permettant aux consommateurs de dénoncer formellement les éditeurs qui révoquent l'accès à des titres achetés.
Les choses s'accélèrent également sur le plan strictement politique. La direction de la campagne doit rencontrer la commission européenne très prochainement pour plaider sa cause. Pour appuyer leurs arguments lors de cette réunion décisive, ils finalisent actuellement la rédaction d'un document titanesque de 500 pages. Ce dossier exhaustif a pour but de révéler et d'analyser en profondeur les pratiques actuelles les plus controversées de l'industrie.
En attendant l'issue de ces démarches institutionnelles, il semble que la pression populaire commence déjà à porter ses fruits de manière très concrète. Les efforts continus de la campagne ont provoqué un changement d'attitude notable de la part d'Ubisoft. Face au tollé initial, l'éditeur a récemment revu sa copie en mettant à jour The Crew 2 pour y inclure un mode hors ligne permanent, garantissant ainsi la pérennité du titre pour les années à venir. La bataille pour la préservation numérique est loin d'être terminée, mais l'espoir d'un avenir où nos jeux nous appartiennent vraiment n'a jamais été aussi vif.
22.02.2026 à 09:41
La quête de légitimité sur les réseaux sociaux professionnels pousse de nombreux internautes à convoiter le fameux badge bleu sur LinkedIn. Dans un océan de faux recruteurs et de profils générés par l'intelligence artificielle, prouver son identité semble être une démarche judicieuse. La procédure est d'une simplicité désarmante, un scan du passeport, un selfie, et en trois minutes, le tour est joué. Une enquête approfondie sur les conditions d'utilisation et la politique de confidentialité révèle cependant une réalité bien plus complexe et opaque.
Lorsqu'un utilisateur clique sur le bouton de vérification, ses données ne sont pas transmises à LinkedIn, mais à une entreprise tierce nommée Persona Identities, Inc., basée à San Francisco. La plateforme professionnelle n'est que le client. L'utilisateur, lui, est le sujet scanné et analysé. Pour une simple vérification d'identité, la quantité d'informations collectées est vertigineuse. Outre les données classiques telles que le nom complet, la photo du passeport et les données de la puce NFC, Persona extrait votre géométrie faciale. Ces données biométriques sont croisées entre la photo officielle et le selfie. Plus surprenant encore, le système analyse des biométries comportementales, comme le temps d'hésitation lors de la procédure ou l'utilisation de la fonction copier-coller.
La collecte ne s'arrête pas là. L'entreprise recoupe ces informations avec un réseau mondial de bases de données, incluant des registres gouvernementaux, des agences de crédit et des opérateurs téléphoniques. Plus inquiétant, la politique de confidentialité indique que Persona utilise ces documents d'identité pour entraîner ses propres modèles d'intelligence artificielle. Sous le couvert de l'intérêt légitime (contournant ainsi le besoin d'un consentement explicite), les passeports européens nourrissent des algorithmes d'apprentissage automatique destinés à améliorer leurs services.
La liste des sous-traitants ayant accès à ces données dresse un tableau alarmant de la souveraineté numérique. Sur dix-sept entreprises impliquées dans le traitement, seize sont situées aux États-Unis et une au Canada. Zéro dans l'Union Européenne. Des sociétés spécialisées dans l'IA comme Anthropic, OpenAI et Groqcloud se chargent de l'extraction des données, tandis que l'infrastructure d'Amazon (AWS) gère le traitement des images.
Bien que Persona affirme stocker certaines données en Allemagne, son statut d'entreprise californienne la soumet au CLOUD Act américain. Cette loi de 2018 permet aux forces de l'ordre des États-Unis d'exiger leur accès, indépendamment de l'emplacement physique des serveurs. Une requête pour des raisons de sécurité nationale pourrait contraindre l'entreprise à livrer des données biométriques européennes sous le sceau du secret. Le récent cadre de protection des données UE-États-Unis, censé rassurer l'Europe, offre une sécurité juridique fragile, susceptible d'être révoquée par une simple décision présidentielle.
La géométrie faciale n'est pas un mot de passe que l'on peut réinitialiser. Pourtant, en cas de compromission de ces données hautement sensibles, les conditions d'utilisation de Persona limitent leur responsabilité financière à la somme dérisoire de 50 dollars. De plus, les utilisateurs renoncent à tout recours collectif devant un tribunal, se soumettant à un arbitrage obligatoire dicté par le droit américain.
Pour les professionnels ayant déjà franchi le pas, les experts en protection des données recommandent d'exercer leurs droits liés au RGPD. Il est possible d'exiger la suppression de ces informations auprès de Persona, la vérification étant déjà actée sur LinkedIn, et de s'opposer formellement à l'utilisation de ses documents pour l'entraînement d'IA. Au final, cette procédure soulève une question fondamentale: l'obtention d'un simple badge cosmétique sur un réseau social justifie-t-elle de céder la cartographie mathématique de son visage à une juridiction étrangère ?
21.02.2026 à 11:09
L'immensité de l'univers ne cesse jamais de nous surprendre. Alors que nous pensions avoir cartographié avec précision une bonne partie des grandes structures cosmiques qui nous entourent, les astronomes viennent tout juste d'identifier ce qui s'apparente à une véritable anomalie. Imaginez une galaxie si pâle, si discrète dans le vide spatial, qu'elle est pratiquement dépourvue de toute étoile visible. Selon les calculs particulièrement pointus des chercheurs, près de 99,9% de la masse totale de cette structure serait exclusivement constituée de matière noire. Il ne reste donc qu'un infime 0,1% pour la matière conventionnelle, cette même matière lumineuse qui compose les étoiles, les planètes et l'humanité.
Située à environ 300 millions d'années-lumière de notre Terre, au cœur du vaste amas de galaxies de Persée, cette galaxie est en pratique invisible. Visuellement, seuls quatre amas globulaires se détachent subtilement du fond noir cosmique. Ces petites concentrations d'étoiles brillent timidement, ressemblant à des quartiers résidentiels totalement isolés au beau milieu du néant. Pendant de nombreuses années, la communauté scientifique a cru, à juste titre compte tenu des observations de l'époque, que ces collections d'étoiles étaient des objets indépendants flottant librement. Personne ne soupçonnait qu'elles appartenaient en réalité à une seule et même immense structure, parfaitement dissimulée dans l'obscurité.
Aujourd'hui, le voile se lève. Grâce à une analyse exhaustive, une étude publiée dans la revue The Astrophysical Journal Letters apporte des preuves solides pour affirmer que ces quatre amas globulaires font bel et bien partie d'une seule galaxie dominée par la matière noire. Provisoirement baptisée CDG-2 (Candidate Dark Galaxy-2), elle entre dans l'histoire scientifique comme la toute première à n'être détectée que par l'intermédiaire de ses fragments périphériques les plus brillants.
Pour réaliser cet incroyable tour de force, les auteurs de l'étude ont combiné les précieuses données provenant des télescopes spatiaux Hubble et Euclid, ainsi que du gigantesque télescope terrestre Subaru. Ensemble, ces trois mastodontes de l'observation ont permis de révéler une lueur extrêmement faible résidant autour des amas. Cette lumière résiduelle, si ténue qu'aucun de ces instruments n'aurait pu la repérer seul, est la signature incontestable d'une galaxie sous-jacente.
Les analyses préliminaires indiquent que la galaxie CDG-2 possède une luminosité totale équivalente à environ six millions de soleils. Fait particulièrement étonnant, les quatre petits amas globulaires contribuent à eux seuls à environ 16% de cette brillance, une proportion inhabituellement élevée. Cette étrange répartition lumineuse suggère que, malgré sa très faible émission de lumière, la galaxie forme un système gravitationnellement soudé. Cela implique la présence d'un halo de matière noire extraordinairement dense pour maintenir sa cohésion. Les astronomes estiment ainsi que cette architecture invisible représente entre 99,94% et 99,98% de la masse de CDG-2.
Les modèles cosmologiques actuels nous rappellent que la matière noire constitue environ 27% de la densité d'énergie totale de l'univers et près de 85% de sa matière globale. Bien que sa nature exacte demeure insaisissable puisqu'elle n'émet aucune lumière, son existence est trahie par ses puissants effets gravitationnels. Dans des galaxies classiques comme notre Voie lactée, elle est omniprésente et forme un halo représentant environ 90% de la masse.
Le cas de CDG-2 pousse cependant le curseur à l'extrême. Une galaxie presque sans étoiles, enveloppée exclusivement d'un halo invisible, constitue une véritable mine d'or. Ces fameuses "galaxies noires" deviennent de parfaits laboratoires naturels, essentiels pour enfin comprendre la nature de la matière noire et tester nos théories sur la naissance du cosmos.
21.02.2026 à 10:48
L'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres, mais derrière les prouesses logicielles et les algorithmes révolutionnaires se cache une réalité matérielle incontournable. Le monde de la tech traverse actuellement une crise féroce avec une pénurie mondiale de puces mémoire. Cette situation n'épargne personne, pas même les géants de la Silicon Valley qui semblent pourtant intouchables. Les entreprises spécialisées du secteur se livrent une bataille sans merci pour obtenir des quantités toujours plus astronomiques de ces composants essentiels. Le résultat est sans appel, avec une industrie lourdement freinée par une offre qui ne parvient tout simplement pas à suivre la demande. Les coûts s'envolent, les lancements de produits prennent du retard, et certaines entreprises commencent même à répercuter cette pression sur les prix de l'électronique grand public.
Sur le front brûlant de l'intelligence artificielle, la situation est particulièrement tendue. Demis Hassabis, le célèbre directeur général de Google DeepMind, a récemment partagé ses vives inquiétudes lors d'une interview accordée à CNBC. Selon lui, l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement est sous extrême tension et ces défis physiques freinent considérablement le déploiement des nouvelles technologies. Il souligne que Google fait face à une demande colossale pour ses modèles avancés, à l'image de Gemini, une demande qui dépasse de loin ce que l'entreprise est actuellement en mesure de satisfaire sur le plan matériel.
Plus inquiétant encore pour l'avenir de l'innovation technologique, cette pénurie impacte également la recherche fondamentale. Comme il l'explique, pour tester de nouvelles idées à une échelle suffisante et vérifier leur viabilité, les chercheurs ont un besoin vital d'une puissance de calcul gigantesque. Sans les puces nécessaires, l'expérimentation est inévitablement ralentie.
Cette soif inextinguible de composants est partagée par l'ensemble du secteur. Les ingénieurs, qu'ils travaillent chez Google, Meta, OpenAI ou d'autres grands noms de la tech, réclament tous la même ressource précieuse. Pour illustrer cette dynamique, Mark Zuckerberg faisait récemment remarquer que les meilleurs chercheurs en IA n'ont que deux exigences majeures au-delà de leur rémunération, avoir le moins de personnes possible à superviser et obtenir l'accès au plus grand nombre de puces possible. La chaîne d'approvisionnement entière crée pourtant d'importants goulots d'étranglement dès qu'une contrainte de capacité apparaît quelque part.
Dans ce contexte chaotique, Google possède tout de même un atout stratégique non négligeable. L'entreprise californienne conçoit depuis longtemps ses propres processeurs, connus sous le nom de Tensor Processing Units ou TPUs. Cette indépendance partielle lui permet de concevoir sa propre architecture et même de louer cette puissance de calcul à ses clients via le cloud, ce qui a d'ailleurs le don d'agacer ses concurrents comme Nvidia. Toutefois, Demis Hassabis est formel, posséder ses propres designs ne suffit pas à isoler l'entreprise des turbulences du marché. En fin de compte, la production de ces processeurs sur mesure dépend toujours d'une poignée de fournisseurs clés pour l'assemblage de composants critiques.
Le marché mondial de la mémoire est aujourd'hui dominé par un trio très restreint: Samsung, Micron et SK Hynix. Ces entreprises se retrouvent dans une position particulièrement délicate, devant jongler entre la demande explosive des géants du cloud et les besoins de leurs clients historiques. La situation est d'autant plus compliquée que l'industrie de l'IA exige des composants bien spécifiques. Contrairement aux fabricants de PC classiques, les créateurs de grands modèles de langage recherchent désespérément des puces HBM (mémoire à large bande passante), indispensables pour traiter des montagnes de données.
Face à ces immenses défis matériels, il ne faut surtout pas s'attendre à ce que les investissements diminuent. Lors de l'annonce de ses derniers résultats financiers, Google a anticipé des dépenses en capital immenses, projetant un budget faramineux compris entre 175 et 185 milliards de dollars pour l'année 2026. La guerre pour l'infrastructure ne fait que commencer.
21.02.2026 à 09:31
Rien n'arrête l'ego d'un président qui refuse de perdre. Hier, la cour suprême des États-Unis a infligé un camouflet historique à Donald Trump en annulant la majeure partie de ses droits de douane massifs imposés l'an dernier. La réponse du locataire de la Maison-Blanche ? Une conférence de presse aux allures de règlement de comptes, des insultes indignes de sa fonction et la signature revancharde d'un nouveau décret instaurant une surtaxe de 10% sur la quasi-totalité des importations.
La cour a statué que l'utilisation par Trump de l'IEEPA (International Emergency Economic Powers Act) pour taxer arbitrairement le monde entier était tout simplement illégale. En clair, les pouvoirs d'urgence ne sont pas un chèque en blanc pour racketter la planète. Loin de faire son mea culpa, le président américain a préféré salir l'institution. Il a qualifié les juges ayant voté contre lui de honte pour la nation. Plus consternant encore, lorsqu'un journaliste l'a interrogé sur les votes de Neil Gorsuch et Amy Coney Barrett (deux magistrats ultra-conservateurs qu'il a lui-même nommés), Trump a mordu la main qu'il pensait avoir nourrie:
« Ils sont une source d'embarras pour leurs familles. »
Une rhétorique pathétique, illustrant l'incapacité viscérale de l'administration à accepter que la justice s'applique aussi à l'exécutif. Puisque son arme favorite a été désamorcée, Trump en a exhumé une autre. Dès vendredi soir, il s'est appuyé sur l'article 122 de la loi sur le commerce de 1974 pour annoncer sa nouvelle taxe mondiale de 10%, applicable dès le 24 février. Cette législation, conçue au départ pour répondre à des déficits graves et soudains de la balance des paiements, n'avait jamais été détournée de la sorte. Surtout, elle est plafonnée à 15% et strictement limitée à une durée de 150 jours. Ce n'est qu'un vulgaire sparadrap. L'administration américaine compte utiliser ce délai restreint pour monter de nouvelles justifications juridiques (via les articles 301 et 232) sous couvert de sécurité nationale ou de pratiques déloyales.
"Effective immediately, all National Security TARIFFS, Section 232 and existing Section 301 TARIFFS, remain in place, and in full force and effect. Today I will sign an Order to impose a 10% GLOBAL TARIFF, under Section 122, over and above our normal TARIFFS already being… pic.twitter.com/B3bv5f5KW1
— The White House (@WhiteHouse) February 20, 2026
Bien qu'il y ait quelques exemptions (minéraux critiques, bœuf, fruits, véhicules, produits pharmaceutiques et importations d'Amérique du Nord), la fameuse exonération de minimis pour les colis de moins de 800 dollars reste quant à elle suspendue, garantissant l'engorgement perpétuel des douanes et la flambée des prix pour les amateurs de commerce en ligne. La conférence de presse censée justifier cette stratégie s'est vite transformée en un naufrage rhétorique. Oubliant le commerce international, Donald Trump a dérivé sur une myriade de sujets hors de propos:
Il a également asséné des contrevérités lunaires, affirmant que ses tarifs avaient permis de stopper des guerres nucléaires imminentes et de sauver 35 millions de vies. Un palmarès totalement fantasmé pour tenter de justifier l'injustifiable. Pendant que l'homme s'égosille, les spéculateurs sablent le champagne. L'annulation des taxes soulève l'immense problème de leur remboursement. Des fonds vautours ont discrètement racheté à prix cassé les droits de réclamation de petites entreprises américaines asphyxiées par ces tarifs illégaux. Si les tribunaux ordonnent à l'État de rembourser ces sommes colossales (la procédure pourrait durer des années), ces requins de la finance multiplieront leur mise de départ par huit, s'enrichissant sans effort sur le dos du contribuable.
Au bout du compte, le seul véritable dindon de la farce reste le consommateur, piégé entre l'ego d'un président en roue libre et l'incertitude économique écrasante de cette nouvelle période.
20.02.2026 à 21:55
C'est une véritable page de l'histoire du jeu vidéo qui se tourne aujourd'hui. Phil Spencer, la figure emblématique et patron de Xbox, quitte Microsoft après près de quarante années de bons et loyaux services au sein du géant de la technologie. Ce départ fracassant ne vient pas seul, puisque la présidente de la marque, Sarah Bond, quitte également le navire pour écrire un nouveau chapitre de sa carrière. Il s'agit d'un remaniement majeur pour la direction de la division gaming de Microsoft, marquant la fin d'une époque fondatrice et le début d'une transition capitale.
Pour reprendre le flambeau, Microsoft a désigné Asha Sharma, jusqu'ici présidente des produits CoreAI, au poste de PDG de Microsoft Gaming. Le grand patron de l'entreprise américaine, Satya Nadella, a officialisé la retraite de Phil Spencer dans un mémo interne adressé à l'ensemble des employés. Il y précise que la décision de l'intéressé remonte à l'automne dernier et que, depuis, sa succession se préparait activement en interne. Nadella a tenu à remercier chaleureusement Spencer pour son leadership exceptionnel, soulignant qu'au cours de ses trente-huit années chez Microsoft, dont douze à la tête de la division jeu vidéo, il a profondément transformé la vision de l'entreprise.
Asha Sharma travaillait en étroite collaboration sur les initiatives d'intelligence artificielle depuis son retour chez Microsoft en 2024. Bien qu'elle n'ait pas le profil de joueuse historique de son prédécesseur, elle possède une solide expérience grand public. Après avoir quitté la firme de Redmond en 2013, elle a occupé des postes de haute direction chez Meta et Instacart. Nadella se montre très confiant, misant sur son expertise pour aligner les modèles économiques sur la création de valeur à long terme. Sharma a d'ores et déjà annoncé ses priorités, se concentrer sur la création de grands jeux, recentrer la marque sur ses racines en remettant la console au cœur de l'écosystème, et préparer l'avenir du divertissement interactif. En parallèle, Matt Booty est promu au poste de vice-président exécutif et directeur du contenu, consolidant la direction créative des studios.
Le parcours de Phil Spencer force le respect. Entré chez Microsoft comme stagiaire en juin 1988, il a d'abord travaillé sur des projets comme Encarta avant de rejoindre la division Xbox en 2001. Devenu patron de la branche en 2014, il a supervisé le lancement des consoles Xbox Series, l'essor fulgurant du Xbox Game Pass, et a été le grand architecte de rachats historiques comme Mojang, ZeniMax Media et Activision Blizzard. Afin d'assurer une transition en douceur, il conservera un rôle de conseiller jusqu'à la fin de l'été.
Dans un message très touchant adressé à ses équipes, il a tenu à exprimer sa gratitude. Voici la traduction intégrale de son mémo d'adieu:
Quand j'ai franchi les portes de Microsoft en tant que stagiaire en juin 1988, je n'aurais jamais pu imaginer les produits que j'allais contribuer à créer, les joueurs et les clients que nous allions servir, ni les équipes extraordinaires que j'aurais la chance de rejoindre. Ce fut une aventure épique et véritablement le privilège de toute une vie. L'automne dernier, j'ai fait part à Satya (Nadella) de mon intention de prendre du recul et d'entamer le prochain chapitre de ma vie. Dès cet instant, nous nous sommes accordés pour aborder cette transition avec intention, en garantissant la stabilité et en renforçant les fondations que nous avons bâties. Xbox a toujours été bien plus qu'une entreprise. C'est une communauté vibrante de joueurs, de créateurs et d'équipes qui se soucient profondément de ce que nous construisons et de la manière dont nous le faisons. Et cela mérite un plan réfléchi et délibéré pour l'avenir.
Aujourd'hui marque un nouveau chapitre passionnant pour Microsoft Gaming alors qu'Asha Sharma assume le rôle de PDG, et je tiens à être le premier à l'accueillir dans cette équipe incroyable. Travailler avec elle au cours des derniers mois m'a donné une immense confiance. Elle apporte une curiosité sincère, de la clarté et un engagement profond à comprendre les joueurs, les créateurs et les décisions qui façonnent notre avenir. Nous savons que c'est un moment important pour nos fans, nos partenaires et notre équipe, et nous sommes déterminés à faire les choses bien. Je conserverai un rôle de conseiller tout au long de l'été pour assurer un passage de relais en douceur.
Je suis également reconnaissant de la force de notre organisation de studios. Matt Booty et nos équipes continuent de bâtir un portefeuille incroyable, et j'ai une confiance totale dans le leadership et la dynamique créative de l'ensemble de nos studios mondiaux. Je tiens à féliciter Matt pour sa promotion au poste de vice-président exécutif et directeur du contenu. Dans le cadre de cette transition, Sarah Bond a décidé de quitter Microsoft pour entamer un nouveau chapitre. Sarah a joué un rôle déterminant au cours d'une période décisive pour Xbox, en façonnant notre stratégie de plateforme, en développant le Game Pass et le cloud gaming, en soutenant de nouveaux lancements de matériel et en guidant certains des moments les plus importants de notre histoire. Je suis reconnaissant pour notre partenariat et l'impact qu'elle a eu, et je lui souhaite le meilleur pour la suite.
Par-dessus tout, à tout le monde chez Microsoft Gaming, je veux dire merci. J'ai tant appris de cette équipe et de cette communauté, j'ai grandi à vos côtés et j'ai été continuellement inspiré par la créativité, le courage et l'attention que vous portez aux joueurs, aux créateurs et les uns aux autres chaque jour. Je suis incroyablement fier de ce que nous avons accompli ensemble au cours des 25 dernières années, et j'ai une confiance absolue en vous tous et en les opportunités qui s'annoncent. Je vous soutiendrai dans ce nouveau chapitre en tant que plus grand fan et joueur de Xbox.
Phil