Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français
Publié le 07.02.2026 à 14:42
Edouard SchoeneDe mémoire de Fontainois, jamais une assemblée publique préélectorale n’avait consacré autant de temps à présenter en détails, à plusieurs voix, un programme municipal. Ce qui a été fait par neuf candidats durant 90 minutes : Laurent Richard, Mathilde Rabut, Laurent Zorman, Sébastien Teyssier, Esma Aggoun, Florent Périllat, Flora Jacqueline, Anne Habozit et Frank Bonnaud. La plaquette de 28 pages distribuée en fin de réunion expose la liste complète des 37 candidats, le programme complet et les premiers soutiens.
Le public est venu en nombre assister à cette présentation. © YBLes priorités énoncées pour le mandat sont au nombre de sept :
- Gouverner avec exigence et transparence : décider avec les habitants.
- Soutenir les familles et les parcours de vie : garantir des droits concrets.
- Des services publics de proximité, présents dans les quartiers : prévenir, accompagner, rassurer.
- La culture, socle du projet municipal : un droit, un lien, un outil d’émancipation et de vivre-ensemble.
- Le logement, une priorité municipale : permettre à chacune et chacun de vivre et rester à Fontaine.
- Anticiper l’avenir et le changement climatique : adapter la ville pour mieux vivre aujourd’hui et demain.
- La santé comme droit pour toutes et tous : des soins de proximité à chaque âge de la vie.
Les candidats ont détaillé ces différents points à la tribune avec beaucoup d’énergie et de conviction. Il apparaissait très nettement que le détail du programme était le fruit de débats, de convictions fortes de celles et ceux qui l’ont bâti depuis des mois avec des débats publics nombreux.
« Faire reculer la droite, l’extrême droite, et gagner les municipales »
Chaque court exposé était suivi d’une prise de parole depuis la salle de différents citoyens — connus pour nombre d’entre eux — qui ont témoigné et apporté un soutien appuyé à la liste « Fontaine nous rassemble ». Citons ainsi Magali Courtot, Alain Grasset, Yves Contreras, Muriel Chaffard, Gérard Brion, Jean-Philippe Vincent…
Un panel diversifié de candidats et candidates entourant le binôme formé de Claudine Didier (PCF) et Slimane Rais (LFI). © YBIl revenait à Slimane Rais (LFI), second sur la liste, et Claudine Didier (PCF), tête de liste, de conclure les prises de paroles. Le militant insoumis a souligné le rôle qu’a joué le collectif citoyen pour aboutir à un accord PCF-LFI-Les Écologistes : « C’est un grand moment pour Fontaine. Nous avons un objectif, faire reculer la droite, l’extrême droite, gagner les municipales… Notre responsabilité à gauche, c’est de ne pas laisser se banaliser les idées d’extrême droite. Nous choisissons l’humain, la justice, la fraternité, la démocratie, la culture. Travailler ensemble est une grande aventure humaine. De la diversité des points jaillissent les meilleurs perspectives. »
« Des Fontainois restent à convaincre »
Claudine Didier a poursuivi, rejointe par les candidats·es. « Des Fontainois restent à convaincre, a‑t-elle rappelé. Dites autour de vous ce que vous avez entendu ce soir. Nos propositions répondent aux atteintes de nos citoyens. Les Fontainois souhaitent une seule liste à gauche. Cet objectif est atteint ! »
Claudine Didier, militante communiste et tête de liste de « Fontaine nous rassemble », à la tribune. © YBLa tête de liste a pris un engagement : « Je mettrai au service de la ville mon expérience. Je suis totalement consciente des responsabilités qui seront les miennes comme maire. Je suis sincère et je ne fais jamais de fausses promesses. Je vis à Fontaine depuis 36 ans. Je porte, avec l’équipe une ambition : faire en sorte que chaque habitant aime vivre et rester à Fontaine. » Et de conclure : « Nous nous attacherons à faire vivre la concertation pour guider nos prises de position. Des élus accessibles présents dans tous les quartiers, attentifs à toutes les générations. »
La liste finalisée était sur scène. Les caractéristiques majeures de cet ensemble de 37 candidat-es : diversité, présents pour un premier mandat, nombre de jeunes candidat-es, engagement net pour un changement de société et un mandat au service des Fontainois et des Fontainoises.
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Publié le 07.02.2026 à 10:42
Edouard SchoeneEn décembre l’assemblée générale du groupe CREEFI, propriétaire du lycée, devait entériner la décision de transférer le lycée d’Allevard à Grenoble. Une centaine de personnes étaient présentes pour protester, dont une belle délégation d’Allevard et de nombreux élus. La décision de transfert n’a pas été prise.
Le 5 janvier les élus du CSE rencontraient leur expert comptable tandis que le 7 janvier était inscrite une grève au lycée de Voiron.
Le 5 février se tenait une audience du tribunal judiciaire pour redressement de la société CREEFI (3 lycées). Décision a été prise de nommer un administrateur le 12 février.
Lors de cette audience le CSE a produit une note qui se concluait par une demande expresse pour que :
- « Toute décision de fermeture soit suspendue jusqu’à l’homologation du plan par le tribunal
- La période d’observation soit utilisée pour examiner les alternatives Le CSE réaffirme sa volonté de participer de manière responsable au redressement de l’association et de protéger les droits des salariés. »
Selon les informations de la CGT, la direction du CREEFI annonçait le non recrutement de personnel pour la rentrée puis s’est rétractée le 5 février. La direction rencontrera le personnel du lycée Le Breda la semaine prochaine pour « répondre aux questions ».
Ludovic Lerussi, enseignant et délégué syndical CGT des établissements du groupe CREEFI se félicite de la mobilisation à Allevard avec notamment une marche de 46 km, le 21 janvier dernier, pour illustrer la distance qu’auraient à parcourir les lycéens du plateau pour se rendre à Grenoble.
Il signale les multiples interventions d’élus dont les sénateurs Puissat, Savin, Michallet, qui se sont adressés à la vice présidente de la région en charge des lycées :
«… Selon les informations dont nous disposons, la région Auvergne-Rhone-Alpes aurait été sollicitée ces derniers mois par la direction du CREEFI afin de verser de manière anticipée une subvention à cet établissement dans le but de soulager leur trésorerie, demande qui aurait été refusée. Étant donné la situation exceptionnelle et le risque de fermeture imminent de l’établissement, vous serait-il possible de réexaminer cette demande afin de laisser du temps aux différents partenaires (rectorat, département, région, communauté de communes…) pour trouver des solutions et ainsi éviter la fermeture de ce lycée dont la qualité de la formation délivrée est reconnue ? »
Il livre au Travailleur alpin sa colère d’apprendre qu’il y a des files d’attente aux lycées de Voiron et Allevard pour la troisième « prépa des métiers ».
« Il y aurait la possibilité d’ouvrir de nouvelles classes si le rectorat le décidait. Nous avons demandé une audience au rectorat, il y a huit jours, qui est restée sans réponse. »
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Publié le 06.02.2026 à 18:35
Manuel PavardLes faits sont survenus mardi 3 février, vers 11 heures. « Un militant de l’UNI a agressé et menacé de mort plusieurs étudiant·es sur le campus de Saint-Martin‑d’Hères, à proximité de l’arrêt de tram Bibliothèque universitaire », racontent les cinq syndicats signataires du communiqué (Unef, UEG, Solidaires, CGT, FSU). « Des menaces de mort et de viol, accompagnées d’insultes sexistes, ont été proférées à plusieurs reprises, notamment à travers des propos tels que : ‘Je vais tous vous planter, bande de salopes’. Plusieurs coups ont également été portés », ajoutent-ils.
Ce n’est malheureusement pas une première pour l’UNI, à l’Université Grenoble Alpes (UGA) comme ailleurs. Le syndicat « de droite » — mais à la proximité avérée avec l’extrême droite — s’est en effet signalé récemment par de multiples « polémiques liées à des actes et propos racistes particulièrement alarmants : jeu de cartes antisémites, déclarations islamophobes ». Sans oublier une vidéo de son délégué national Mathis Gachon qui « révélait des saluts nazis », il y a quelques jours.
« Un nouveau seuil dans l’inacceptable »
Pour les syndicat, ces événements « franchissent un nouveau seuil dans l’inacceptable, avec le recours à une violence directe contre des étudiant·es ». Jugeant « impensable que les violences et provocations de l’UNI restent impunies », ils appellent la présidence de l’UGA à « mettre en place les mesures nécessaires pour que de tels agissements ne se reproduisent plus ». Car « l’université ne peut plus continuer à leur accorder des salles et des espaces d’expression comme si de rien n’était », assènent-ils.
Les syndicats étudiants appellent à la mobilisation collective des étudiants et travailleurs pour résister à l’UNI et plus globalement à l’extrême droite qui essaye de prendre pied sur le campus.Cet épisode survient en outre dans un contexte particulier, en pleine période d’élections du Crous, et alors que « l’extrême droite tente d’y réaliser des percées ». Le constat des syndicats grenoblois est d’ailleurs corroboré par leurs homologues d’autres universités françaises, qui observent eux aussi la recrudescence de l’activisme fasciste dans les facs.
L’Unef, l’UEG, Solidaires, la CGT et la FSU appellent à « la mobilisation collective des étudiant·es et des travailleur·ses » ainsi qu’à soutenir, dans la perspective des prochaines échéances électorales, les listes « qui affirment sans ambiguïté leur opposition à l’extrême droite ». Et de conclure : « Face à la haine, à la violence et à l’intimidation, nous opposerons toujours la solidarité, la détermination et la lutte collective. »
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Publié le 06.02.2026 à 16:02
Manuel PavardLaurence Ruffin l’avait déjà martelé en lançant sa campagne, peu après sa désignation pour mener l’union de la gauche écologiste et citoyenne aux municipales : il ne s’agit pas, pour elle, d’effectuer un troisième mandat mais bien d’incarner un nouvel élan. Une ligne de conduite que la candidate a doublement confirmée ce jeudi 5 février, devant les sympathisants et militants réunis au Palais des sports, pour la soirée de présentation du projet et de la liste « Oui Grenoble ».
Laurence Ruffin a imprimé sa marque sur la campagne.Le choix des mots d’abord. Certes, Laurence Ruffin assume et même revendique l’héritage laissé par l’actuelle municipalité. Sans jamais citer le nom d’Éric Piolle, elle avoue être « fière » d’avoir vu Grenoble devenir « la première grande ville écologiste de France en 2014 ». Et la capitale des Alpes « va le rester », promet-elle, affichant sa conviction de vivre « un moment charnière ». Car, observe la tête de liste, « jamais la menace de l’extrême droite n’a été aussi forte ».
« Nous avons besoin à Grenoble d’un nouveau cycle, d’un nouveau projet, exigeant sur le fond et apaisé sur la forme. »
Néanmoins, derrière les éloges et les bons points distribués au maire, les termes employés — ou les idées sous-entendues — traduisent une réelle volonté de marquer sa différence. « Nous avons besoin à Grenoble d’un nouveau cycle, d’un nouveau projet, exigeant sur le fond et apaisé sur la forme », lance ainsi Laurence Ruffin. Pas de critique frontale mais difficile de ne pas y voir une allusion à certains griefs parfois adressés à l’édile.
Une équipe aux profils et aux âges variés.L’autre moyen d’afficher sa singularité passe par la composition de la liste. Liste dont est justement absent Éric Piolle, ce qui met fin aux rumeurs et bruits de couloir évoquant l’option inverse. De fait, les soixante noms dévoilés ce jeudi soir témoignent d’un subtil dosage entre continuité et renouvellement. Plusieurs élus de la majorité municipale sont naturellement présents (Margot Belair, Alan Confesson, Chloé Pantel, Sandra Krief, Isabelle Peters, Antoine Back, Kheira Capdepon, Gilles Namur, Nicolas Kada…). Mais Margot Belair est, par exemple, la seule membre de l’équipe Piolle à figurer dans les dix premières places (en 5e position).
On retrouve sur la liste des élu-es de l’actuelle majorité (ici, Sandra Krief, Margot Belair ou Nicolas Kada), des nouveaux ou nouvelles (comme l’ex-cheffe de file PS Amandine Germain), des figures de la société civile et du mouvement associatif.Pour le reste, on retrouve à la fois des militants des différents partis et mouvements alliés au sein de la liste (Les Écologistes, PS, PCF, Génération.s, L’Après, Parti animaliste, l’Ades, Go Citoyenneté…) — comme la socialiste Amandine Germain (3e) ou le communiste Alexis Monge (4e) — et des personnalités de la société civile, à l’instar d’Abdelwaheb Kismoune, en seconde position. Le tout avec une pyramide des âges très étendue, des 20 ans de la benjamine Dyna Bellatar, étudiante, aux 82 ans du doyen Jean Rollet, médecin retraité du centre de santé de la Villeneuve. Notons également le clin d’œil à l’histoire de la gauche et des écologistes à Grenoble, avec la présence du « lanceur d’alerte » Raymond Avrillier à l’avant-dernière place (60e) — le « tombeur de Carignon » prêt pour les retrouvailles.
« La coopération, c’est l’histoire de ma vie »
Tous porteront le programme dont Laurence Ruffin a esquissé les grandes lignes. « Un projet radical, inclusif, féministe et antiraciste ». Et s’appuyant sur trois maîtres mots. Premièrement, « coopérer ». L’ancienne dirigeante de la Scop Alma ne cesse de le rappeler : « La coopération, c’est l’histoire de ma vie. » D’où l’ambition de « faire la ville ensemble », véritable leitmotiv de sa campagne. Ensuite, « protéger ». Ce, pour « améliorer le quotidien et agir sur les trois principales dépenses des Français : l’alimentation, le logement et les transports ». Elle garantit en outre que la jeunesse et l’éducation constitueront son « premier budget » de future maire. Enfin, « inventer », notamment pour que « la ville soit vivable » dans cette ère de changement climatique.
Le public est venu en nombre au Palais des sports.Concrètement, la quasi-totalité des mesures du programme peuvent ainsi s’intégrer à ce triptyque « coopérer, protéger, inventer ». Illustration avec trois exemples cités par Laurence Ruffin et correspondant respectivement aux trois concepts. « On va créer deux centres de santé », dont l’un, à Saint-Bruno, est un projet « travaillé avec les habitants ». Sur le logement, « on va plafonner les loyers, défendre les locataires et atteindre les 30 % de logement social », annonce-t-elle. Avant de détailler la troisième mesure, qui fera, à n’en pas douter, beaucoup parler le moment venu : « se baigner dans l’Isère. Avec précaution, c’est possible donc on va le faire », clame la candidate.
« Agir sur l’alimentation, le logement et les transports »
Si Laurence Ruffin n’a pas rendu public l’intégralité de son programme, ses colistiers et colistières, venus la rejoindre sur la tribune, ont tout de même présenté à tour de rôle leurs « 33 propositions pour 2033 ». Parmi ces premières mesures, citons pêle-mêle — outre les trois précitées — l’instauration de référendums citoyens, la gratuité des transports publics le week-end, une tarification « parent solo » pour la cantine, le périscolaire ou la mutuelle, la création d’une forêt urbaine et d’une halle couverte, des paniers bio gratuits pour les femmes enceintes, un programme « tous en vacances » pour les petits Grenoblois qui ne sont jamais partis ou encore une police municipale de quartier avec cinquante agents supplémentaires.
Les 33 premières propositions de la liste.De nouvelles propositions seront ensuite dévoilées chaque semaine, jusqu’au premier tour. À un peu plus d’un mois de l’échéance, la pression monte. Mais Laurence Ruffin, acclamée par la salle, l’attend sereinement, plus que jamais préparée à livrer cette bataille. Et de filer une belle métaphore « en tant que nageuse » accomplie [NDLR : elle a été championne de France UNSS de natation synchronisée par équipe] : « J’ai hésité à sauter dans le grand bain mais j’ai finalement décidé d’y plonger tout entière. »
Une militante et bénévole est montée sur scène pour défendre les quartiers populaires.
Laurence Ruffin a séduit l’assistance.Cet article Municipales. Laurence Ruffin dévoile sa liste et son « nouveau projet » pour Grenoble est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 06.02.2026 à 10:56
Edouard SchoeneDes centres et maisons de santé pluri professionnelles avaient engagé après la crise du Covid-19 une expérimentation d’État (expérimentation SECPa pour Structures d’exercice coordonné participatives) afin de favoriser la santé dans les territoires subissant fortement les inégalités sociales de santé.
Il y a huit jours, l’État a annoncé la fin du financement de ces conventions alors même que les évaluations sont très positives et que l’expérimentation était sur le point de rentrer dans le droit commun. Ce désengagement menace de fermeture l’ensemble des structures participantes.
Un article développe ce coup de tonnerre dans le monde de la santé publique. Une pétition a été lancée par les structures qui bénéficient de ce financement.
Des usagers du centre de santé sont venus témoigner.« Le village 2 santé » travaille en direction de 2500 patients-acteurs de santé. A la différence de maisons de santé privées, un tel centre de santé communautaire, outre un temps conséquent consacré à ses patients, mène des actions complémentaires qui le distinguent radicalement de la médecine à but lucratif : accueil, médiation, psychologie, travail social.
Ce centre compte dix-huit salariés dont sept équivalents temps plein pour les actions au-delà de la consultation médicale.
Amandine Demore, maire d’Echirolles, est venue apporter son soutien aux professionnels de santé.La suppression de la SECPa, qui correspond à Echirolles à 40% du budget (500 000€), serait la mort de la structure. Or 13 000 Echirollois n’ont pas de médecin traitant.
Les témoignages des personnels du centre de santé et des usagers qui ont pris la parole étaient très émouvants, convaincants. Plusieurs ont témoigné qu’ils ne seraient plus de ce monde sans ce centre qui les a sauvé de la mort, de l’addiction, de la souffrance.
« Ici on vient comme on est. On nous fait participer à plein de choses. »
Les élus étaient nombreux pour apporter leur soutien dont Amandine Demore, maire, Cyrielle Chatelain, députée, Eric Hours, conseiller régional.
Eric Hours, conseiller régional PCF.Ce dernier a dénoncé les difficultés qu’il rencontre pour obtenir des subventions de la région pour Village 2 tandis que des structures privées qui dégagent des profits considérables recueillent 80% de subventions sur leur projet.
Des élus de Pont de Claix, Grenoble (M. Juvin, adjoint) sont venus soutenir l’action.
A l’issue des prises de parole, une personne âgée, Mme Giraud, a chanté .
Le débat s’est poursuivi par petits groupes.
Les patients sont très attachés à leur centre de santé dans tous les aspects de son activité.Un des soignants, Gaspard Heysch, évoquait le souhait de nombreux acteurs des centres de santé communautaire que les dispositifs remis en cause soient au contraire la règle générale de demain, le droit commun.
En Belgique, un dispositif existe qui serait une bonne base pour une réforme de notre système de santé.
La Sécurité sociale finance les centres de santé (privés et publics) « à l’acte » : paiement des consultations. Le système belge prend en compte le coût annuel d’un patient. Si le centre de santé porte un budget de X milliers d’euros, pour Y patients, son aide publique sera de X/Y euros par patient.
Ainsi un centre de santé communautaire peut poursuivre son activité au sens large de ce qu’est la santé communautaire.

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Publié le 05.02.2026 à 19:58
Manuel PavardLes termes pourraient presque prêter à sourire si le ridicule de la situation ne cachait pas une répression syndicale aussi dangereuse qu’inquiétante. « Selon le policier qui m’a interrogé, la direction d’Ocellia me qualifie de faiseur de troubles », ironise Baptiste Anglade. Convoqué mercredi 5 février au poste de police d’Échirolles, l’éducateur spécialisé, syndiqué à la CGT, a appris les réels motifs de la plainte déposée par l’institut de formation en travail social : « On m’accuse d’intrusion dans l’école, pour avoir tenu un piquet de grève le 10 septembre. » Jour de mobilisation pour les étudiants d’Ocellia et l’ensemble des salarié du social et du médico-social.

Face à cette convocation ubuesque, près de cinquante organisations (syndicats, associations, partis politiques) appelaient à un rassemblement sur les lieux, ce mercredi midi, pour apporter leur soutien à Baptiste Anglade. Syndicalistes CGT et Unef, étudiante à Ocellia, représentant de la Confédération paysanne, militants de gauche et d’extrême gauche… Les orateurs successifs ont tous évoqué la répression — policière et judiciaire — croissante à l’encontre des luttes sociales, syndicales, écologiques.

Questionné par la police sur les faits incriminés, Baptiste Anglade a assumé son action. « Ma réponse ? Je suis syndicaliste, quand des collègues m’appellent pour demander du soutien, j’y vais avec mes camarades, explique-t-il. On était plusieurs dizaines ce jour-là, c’est scandaleux d’avoir engagé des poursuites contre moi ensuite ! »
« Criminaliser l’action syndicale et politique »
Sa candidature pour les élections municipales, à la tête de la liste du NPA-Révolutionnaires, « Grenoble ouvrière et révolutionnaire », a‑t-elle pesé dans la balance ? Difficile d’y voir une coïncidence, selon Baptiste Anglade, qui pointe une volonté de « faire un exemple et faire peur ». Mais aussi de « criminaliser l’action syndicale et politique », afin de « faire taire les voix des travailleurs ».

Devant cette offensive, « la seule réponse, c’est la mobilisation », clame le travailleur social, saluant les manifestants, et notamment les quelques élus et candidats de gauche venus le soutenir à Échirolles. « Cela montre que, malgré nos nuances et nos désaccords, on peut construire l’unité contre la répression », souligne-t-il.

Quid de la suite maintenant ? Baptiste Anglade a reçu une convocation devant le délégué du procureur, le 16 avril prochain, pour un « classement sous conditions en vue d’un avertissement pénal probatoire ». « Ils veulent sans doute me faire admettre que je suis coupable de l’intrusion », suppose le syndicaliste. Ce qui est bien sûr hors de question pour lui. Sans surprise, son avocat, Me Arnaud Levy-Soussan, « plaidera la relaxe », annonce-t-il.

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Publié le 05.02.2026 à 19:20
Daniel OriolC’est dans une ambiance joyeuse parfois potache que s’est achevé le neuvième congrès du syndicat CGT de la centrale nucléaire de production d’électricité de Saint-Alban / Saint-Maurice ce jeudi 5 février après un jour et demi de débats denses, de discussions riches et sérieuses pour les quatre-vingts congressistes.
Sans être exhaustif, les orientations et décisions prises furent la défense du service public, la modification des statuts, le renforcement des actions engagées lors du précédent congrès (formation syndicale, syndicalisation des cadres…)
Ce fut un moment important avec le rajeunissement et la féminisation du nouveau bureau. En effet, C. Salvetat après plusieurs années à la tête du syndicat où chacune et chacun ont souligné le travailleur acharné, toujours à l’écoute, qui a permis le renforcement du syndicat, va faire valoir ses droits à la retraite dans quelques mois.
Il est remplacé au poste de secrétaire général par Quentin Boutier, 36 ans, qui aime se comparer à un numéro 9 de rugby assurant la liaison entre les lignes avant et les lignes arrières mais surtout maintenir le collectif ! Il est accompagné par Myrtille Joyet, 45 ans, secrétaire adjointe ; de Romain Beau, 43 ans, trésorier ; et Pamela Mendy, 44 ans, trésorière adjointe.

Cet article Saint-Alban. Quentin Boutier, nouveau secrétaire du syndicat CGT de la centrale est apparu en premier sur Travailleur alpin.
