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Le Travailleur Alpin

Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français

Publié le 09.02.2026 à 12:26

Travailleur Alpin

Un maire de droite « minoritaire » [en 2020, Julien Stevant l’avait emporté au second tour avec 46,53% des suffrages, dans un contexte de triangulaire où le maire sortant Alain Dezempte (36,87%) devait pâtir de la concurrence d’une liste de gauche « dissidente » (16,58%), ndlr], jamais la formule n’aura eu autant de sens qu’à l’approche du scrutin des 15 et 22 mars prochain.

Une fusion ratée…

Si l’équipe élue en 2020 était le fruit de la fusion des listes de premier tour de Julien Stevant (24,82%) et de Laurent Lavost (23,94%), le mariage sera vite consommé. En 2023, le torchon brûle entre le maire et les anciens colistiers de M. Lavost, qui vont jusqu’à réclamer la démission de M. Stevant en plein conseil municipal, le 23 février. S’en suit le retrait des délégations aux adjoints concernés par la « dissidence », et une période d’incertitudes où tout le monde se demande si la commune ne va pas finir par être mise sous tutelle par la préfecture, faute de majorité pour voter le budget. Laurent Lavost, 1er adjoint, débloquera les choses en ralliant la majorité, laissant sur le bord ses anciens colistiers qui se considèrent désormais comme un groupe d’opposition, mené par Jean-Christophe Martin, ex-adjoint aux finances.

Le mandat se poursuivra cahin-caha, chaque conseil étant l’objet de spéculations sur la capacité du maire – ne disposant plus que de 15 élus fidèles sur les 29 du conseil – à rassembler une majorité et le quorum. Une période qui voit la fin des retransmissions vidéos du conseil municipal (officiellement pour « raison technique »), un état de fait que dénonceront les élus de l’opposition de gauche, qui n’auront de cesse de réclamer « une vraie transparence » sur les débats qui agitent la représentation communale.

Deux listes de droite… non, trois !

Alors, effectivement, tout le monde s’attendait à ce que le match entre « loyalistes » et « dissidents » se rejoue dans les urnes en 2026. Certains se posaient toutefois la question, car le groupe « dissident » avait fait le choix de refuser de siéger pendant presque trois ans : n’allaient-ils pas, au final, jeter l’éponge et laisser le champ libre à Julien Stevant ?

Mais non, le match aura bien lieu : Jean-Christophe Martin annonce sa candidature en janvier, à la tête du collectif « Rives au cœur de tout ». Si l’affichage est « sans étiquette », le ton est, sans surprise, à droite : baisses d’impôts, mutualisation des équipements sportifs et associatifs… sans oublier de ressusciter une « fake-news » de la campagne de 2020 sur la situation financière d’alors de la commune [* voir encadré ci-dessous], une manière de griffer une gauche qui s’organise pour la reconquête.

Jérôme Barbieri, désigné tête de liste dès février 2025 par le collectif de campagne.

La liste « Rives Demain, une ville pour toutes & tous » est en effet en campagne depuis septembre, l’ancien 1er adjoint Jérôme Barbieri ayant été désigné tête de liste par son collectif en février 2025, déclarant sa candidature à la rentrée avec une lettre diffusée à tous les Rivois. Le collectif enchaînera avec trois rencontres publiques thématiques, pour construire le programme qu’allait porter la liste. « Des échanges très intéressants, avec des intervenants de grande qualité », des dires d’un colistier : ces temps, qui ont rassemblé au total près d’une centaine de personnes différentes, ont permis à l’équipe d’étoffer un programme présenté mi-janvier à la population.

Mais la surprise est venue de l’autre côté, avec l’annonce de la candidature de Franck Rettmeyer, fils de l’industriel et ancien maire (1983–1995) Christian Rettmeyer, une « grande famille patronale » de l’industrie papetière de Rives. Les Rivois se souviennent de l’importance – encore en partie actuelle – de la société Allimand, modèle de paternalisme patronale. Franck Rettmeyer revendique explicitement cet héritage, se vantant dans les colonnes du Dauphiné Libéré de ce que « en 25 ans de présidence chez Allimand, je n’ai jamais connu une heure, ou même une minute de grève. J’étais un président social et dans le consensus ». Ce qui ne l’empêchera pas de céder sa société à un fonds d’investissement à son départ en retraite, en 2023.

Un troisième larron s’est finalement invité à la table de la droite.

Une liste baptisée « Union pour Rives », et qui peut compter sur l’implication de… deux adjoints restés jusque là fidèles à Julien Stevant : Jean-Paul Gout (adjoint en charge de l’aménagement, des travaux, de l’urbanisme et de l’environnement) et Jean-Luc Fontaine (adjoint aux finances, qui a succédé à Jean-Christophe Martin en 2023). Il se murmure aussi que Laurent Lavost, 1er adjoint en charge de la sécurité et de la médiation, serait finalement sur cette liste également.

André Valini et Sandrine Nosbe

C’est dans ce contexte que l’équipe de Jérôme Barbieri inaugurait son local de campagne, ce samedi 7 février, en présence de plus d’une soixantaine de Rivois, soutiens ou simples curieux. Un événement qui aura vu deux soutiens de poids s’afficher en faveur du candidat.

André Vallini, conseiller départemental du canton, ancien président du Département et ancien député puis sénateur, a réaffirmé au micro son attachement à la commune de Rives, rappelant l’héritage « irremplaçable » de Robert Veyret (conseiller général du canton de 1976 à 2015), et ses premiers pas en politique à Tullins, aux côtés du maire d’alors, un certain… Yves Barbieri, père de Jérôme Barbieri.

Sandrine Nosbe, députée Nouveau Front populaire de la circonscription depuis la dissolution de 2024, a quant à elle rappelé l’importance d’avoir des listes de gauche avec un programme ambitieux, pour « changer vraiment la vie des gens », et remercié les militants rivois pour « tous ces porte-à-porte que nous avons fait ensemble en mai et juin 2024 », se déclarant disponible pour « venir donner un coup de main dans cette belle campagne ».

« Rives demain » peut compter sur une belle dynamique, en lien avec son programme, listant 49 propositions dont 15 mesures phares. Mais aussi sur une attente : après un mandat jugé chaotique par beaucoup, et dont la concurrence en mars de pas moins de trois listes issues de l’équipe élue en 2020 est le dernier symptôme, Rivoises et Rivois sont nombreux à souhaiter un apaisement et un retour à une stabilité. C’est ce que promet « Rives demain » : « une méthode reposant sur le travail et le dialogue, et une équipe soudée ».

Peut-être aussi un moyen de conjurer une nouvelle fusion « bancale » entre listes de droite au soir du premier tour ?

Robert W. Wellnes

« Rives au bord de la mise sous tutelle » en 2020 : retour sur une fake-news qui a la vie dure

Les différentes listes qui s’opposaient au maire sortant Alain Dezempte en 2020 reprenaient toutes en cœur un « argument » : la ville serait au bord de la faillite, victime d’une gestion « calamiteuse », voir au bord de la mise sous tutelle par la préfecture… le candidat Jean-Christophe Martin a ressuscité cet argument dans sa lettre de candidature pour 2026.

Pourtant, les faits sont têtus, et le groupe des élus « Rives Gauche » [ndlr : nom de la liste Dezempte en 2020] avaient déjà produit un tract sur le sujet en avril 2025. Extraits.

« L’audit commandité par M. Stevant lui-même est clair : entre 2014 et 2020, stabilité des ressources et réductions des charges de fonctionnement de 1,6 % par an ; entre 2022 et 2025, +21 % de d’augmentation en 4 ans »

« Depuis 2020, la dette est passé de 4,7 millions d’euros à 7,7 millions »

« La capacité de désendettement a presque doublée, passant de 3,46 ans en 2020 à 8,89 ans en 2026 »

« Aucune maîtrise des dépenses, ce qui conduit à une épargne négative : en 2025, la commune s’endette pour rembourser ses emprunts ! »

Mais comme dit le proverbe, « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose »…

Cet article Rives. Une liste de gauche face à trois listes de droite est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 09.02.2026 à 11:46

Maryvonne Mathéoud

En décembre 2024, Ahmed al-Charaa, à la tête du groupe djihadiste Hayat Tahrir al- Cham (HTC), s’est emparé du pouvoir à Damas. Depuis lors, ce groupe et les forces qui lui sont associées multiplient les agressions meurtrières contre les populations kurdes, druzes et alaouites.

Le 6 janvier 2025 était lancé une vaste offensive sur les quartiers kurdes d’Alep, avant de s’étendre aux régions placées sous leur administration autonome. La Turquie joue un rôle majeur dans cette agression par son soutien politique, militaire et logistique.

Cette agression contre les Kurdes a été rendue possible par l’accord de Paris du 6 janvier 2026 entre les États Unis, Israël et la Syrie, où Washington a délibérément abandonné les Kurdes. 

Kobane est restée le symbole de la première victoire des forces kurdes contre les jihadistes du groupe Etat islamique en 2015.

Le droit, la justice et la dignité sont du côté des Kurdes. Leur victoire sur Daesh, l’expérience démocratique, féministe et multiculturelle du Rojava suscitent une grande admiration dans le monde entier. Dans cette région de Syrie, toutes les personnes vivent à égalité de droits, quelle que que soit leur appartenance culturelle, linguistique ou religieuse. C’est une expérience unique au Moyen Orient, un espoir pour l’avenir qu’il faut protéger.

Un accord entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le gouvernement syrien a été rendu public le 30 janvier 2026. Cet accord peut permettre d’éviter de nouvelles effusions de sang et d’ouvrir la voie à une stabilisation durable de la région. Cet accord constitue une avancée politique significative, en ce qu’il reconnaît implicitement l’existence du peuple kurde en Syrie et la nécessité de traiter ses droits dans un cadre politique. Toutefois, cette avancée demeure fragile et ne saurait être considérée comme définitivement acquise.

La solidarité internationaliste envers les Kurdes est plus que jamais nécessaire.

Les différentes organisations appellent les autorités françaises et européennes à :

  • agir diplomatiquement pour le respect de l’accord intervenu entre les Kurdes et le pouvoir Syrien ;
  • conditionner aux respect des droits des peuples de Syrie l’aide de 620 millions d’€ faite par la présidente de l’Union Européenne, Ursula von der Leyen le 6 janvier 2026 lors de son voyage à Damas ;
  • œuvrer activement, dans les enceintes internationales, à une solution politique fondée sur le dialogue, le respect des droits des peuples et la protection des populations civiles ;

En Turquie le convoi d’aide pour Kobane bloqué par les autorités turques. Mercredi 4 février un convoi d’aides collectées par la plateforme de solidarité des Kurdes de Turquie avec la population de Kobane, ville à majorité kurde du Nord de la Syrie, a été interdit de passage et renvoyé par les autorités turques à Diyarbakir, ont annoncé les organisateurs.

Rassemblement samedi 7 février, à l’appel d’Aiak.

Vingt-cinq camions contenant de l’eau, du lait, des préparations pour nourrissons et des couvertures étaient partis samedi de Diyarbakir, grande ville à majorité kurde du Sud-Est de la Turquie.

« Malgré toutes les démarches, leur passage vers Kobane n’a pas été autorisé », a annoncé la Plateforme de protection et de solidarité de la ville de Diyarbakir.

Les camions ont été bloqués au poste-frontière de Suruç, qui fait face à Kobane, mais les organisateurs avaient pensé obtenir l’autorisation de traverser une centaine de km plus loin à Araz, ont-ils expliqué.

« Cependant, la délégation n’ayant pas non plus obtenu l’autorisation, les camions sont rentrés à Diyarbakir », précisent-ils mercredi.

La ville de Kobane est restée le symbole de la première victoire des forces kurdes contre les jihadistes du groupe Etat islamique en 2015.

Agressions contre les Kurdes, répression en Iran, génocide à Gaza, attaques contre les minorités en Syrie et en Iran : les peuples du Moyen-Orient ont déjà trop souffert des guerres et des violences politiques. La situation est désastreuse pour les peuples du Moyen-Orient.

Au Moyen Orient comme dans le reste du monde, le droit international, qui inclut la protection des droits humains et le droit à l’autodétermination des peuples doit être respecté.

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Publié le 07.02.2026 à 14:42

Edouard Schoene

De mémoire de Fontainois, jamais une assemblée publique préélectorale n’avait consacré autant de temps à présenter en détails, à plusieurs voix, un programme municipal. Ce qui a été fait par neuf candidats durant 90 minutes : Laurent Richard, Mathilde Rabut, Laurent Zorman, Sébastien Teyssier, Esma Aggoun, Florent Périllat, Flora Jacqueline, Anne Habozit et Frank Bonnaud. La plaquette de 28 pages distribuée en fin de réunion expose la liste complète des 37 candidats, le programme complet et les premiers soutiens.

Le public est venu en nombre assister à cette présentation. © YB

Les priorités énoncées pour le mandat sont au nombre de sept :

  • Gouverner avec exigence et transparence : décider avec les habitants.
  • Soutenir les familles et les parcours de vie : garantir des droits concrets.
  • Des services publics de proximité, présents dans les quartiers : prévenir, accompagner, rassurer.
  • La culture, socle du projet municipal : un droit, un lien, un outil d’émancipation et de vivre-ensemble.
  • Le logement, une priorité municipale : permettre à chacune et chacun de vivre et rester à Fontaine.
  • Anticiper l’avenir et le changement climatique : adapter la ville pour mieux vivre aujourd’hui et demain.
  • La santé comme droit pour toutes et tous : des soins de proximité à chaque âge de la vie.

Les candidats ont détaillé ces différents points à la tribune avec beaucoup d’énergie et de conviction. Il apparaissait très nettement que le détail du programme était le fruit de débats, de convictions fortes de celles et ceux qui l’ont bâti depuis des mois avec des débats publics nombreux.

« Faire reculer la droite, l’extrême droite, et gagner les municipales »

Chaque court exposé était suivi d’une prise de parole depuis la salle de différents citoyens — connus pour nombre d’entre eux — qui ont témoigné et apporté un soutien appuyé à la liste « Fontaine nous rassemble ». Citons ainsi Magali Curtot, Alain Grasset, Yves Contreras, Muriel Chaffard, Gérard Brion, Jean-Philippe Vincent…

Un panel diversifié de candidats et candidates entourant le binôme formé de Claudine Didier (PCF) et Slimane Rais (LFI). © YB

Il revenait à Slimane Rais (LFI), second sur la liste, et Claudine Didier (PCF), tête de liste, de conclure les prises de paroles. Le militant insoumis a souligné le rôle qu’a joué le collectif citoyen pour aboutir à un accord PCF-LFI-Les Écologistes : « C’est un grand moment pour Fontaine. Nous avons un objectif, faire reculer la droite, l’extrême droite, gagner les municipales… Notre responsabilité à gauche, c’est de ne pas laisser se banaliser les idées d’extrême droite. Nous choisissons l’humain, la justice, la fraternité, la démocratie, la culture. Travailler ensemble est une grande aventure humaine. De la diversité des points jaillissent les meilleurs perspectives. »

« Des Fontainois restent à convaincre »

Claudine Didier a poursuivi, rejointe par les candidats·es. « Des Fontainois restent à convaincre, a‑t-elle rappelé. Dites autour de vous ce que vous avez entendu ce soir. Nos propositions répondent aux attentes de nos citoyens. Les Fontainois souhaitent une seule liste à gauche. Cet objectif est atteint ! »

Claudine Didier, militante communiste et tête de liste de « Fontaine nous rassemble », à la tribune. © YB

La tête de liste a pris un engagement : « Je mettrai au service de la ville mon expérience. Je suis totalement consciente des responsabilités qui seront les miennes comme maire. Je suis sincère et je ne fais jamais de fausses promesses. Je vis à Fontaine depuis 36 ans. Je porte, avec l’équipe une ambition : faire en sorte que chaque habitant aime vivre et rester à Fontaine. » Et de conclure : « Nous nous attacherons à faire vivre la concertation pour guider nos prises de position. Des élus accessibles présents dans tous les quartiers, attentifs à toutes les générations. »

La liste finalisée était sur scène. Les caractéristiques majeures de cet ensemble de 37 candidat-es : diversité, présents pour un premier mandat, nombre de jeunes candidat-es, engagement net pour un changement de société et un mandat au service des Fontainois et des Fontainoises.

Cet article Municipales. « Fontaine nous rassemble » présente sa liste et son programme est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 07.02.2026 à 10:42

Edouard Schoene

En décembre l’assemblée générale du groupe CREEFI, propriétaire du lycée, devait entériner la décision de transférer le lycée d’Allevard à Grenoble. Une centaine de personnes étaient présentes pour protester, dont une belle délégation d’Allevard et de nombreux élus. La décision de transfert n’a pas été prise.

Le 5 janvier les élus du CSE rencontraient leur expert comptable tandis que le 7 janvier était inscrite une grève au lycée de Voiron.

Le 5 février se tenait une audience du tribunal judiciaire pour redressement de la société CREEFI (3 lycées). Décision a été prise de nommer un administrateur le 12 février.

Lors de cette audience le CSE a produit une note qui se concluait par une demande expresse pour que :

  • « Toute décision de fermeture soit suspendue jusqu’à l’homologation du plan par le tribunal
  • La période d’observation soit utilisée pour examiner les alternatives Le CSE réaffirme sa volonté de participer de manière responsable au redressement de l’association et de protéger les droits des salariés. »

Selon les informations de la CGT, la direction du CREEFI annonçait le non recrutement de personnel pour la rentrée puis s’est rétractée le 5 février. La direction rencontrera le personnel du lycée Le Breda la semaine prochaine pour « répondre aux questions ».

Ludovic Lerussi, enseignant et délégué syndical CGT des établissements du groupe CREEFI se félicite de la mobilisation à Allevard avec notamment une marche de 46 km, le 21 janvier dernier, pour illustrer la distance qu’auraient à parcourir les lycéens du plateau pour se rendre à Grenoble.

Il signale les multiples interventions d’élus dont les sénateurs Puissat, Savin, Michallet, qui se sont adressés à la vice présidente de la région en charge des lycées :

«… Selon les informations dont nous disposons, la région Auvergne-Rhone-Alpes aurait été sollicitée ces derniers mois par la direction du CREEFI afin de verser de manière anticipée une subvention à cet établissement dans le but de soulager leur trésorerie, demande qui aurait été refusée. Étant donné la situation exceptionnelle et le risque de fermeture imminent de l’établissement, vous serait-il possible de réexaminer cette demande afin de laisser du temps aux différents partenaires (rectorat, département, région, communauté de communes…) pour trouver des solutions et ainsi éviter la fermeture de ce lycée dont la qualité de la formation délivrée est reconnue ? »

Il livre au Travailleur alpin sa colère d’apprendre qu’il y a des files d’attente aux lycées de Voiron et Allevard pour la troisième « prépa des métiers ».

« Il y aurait la possibilité d’ouvrir de nouvelles classes si le rectorat le décidait. Nous avons demandé une audience au rectorat, il y a huit jours, qui est restée sans réponse. »

Cet article Allevard. La mobilisation se poursuit pour sauver le lycée Le Breda est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 06.02.2026 à 18:35

Manuel Pavard

Les faits sont survenus mardi 3 février, vers 11 heures. « Un militant de l’UNI a agressé et menacé de mort plusieurs étudiant·es sur le campus de Saint-Martin‑d’Hères, à proximité de l’arrêt de tram Bibliothèque universitaire », racontent les cinq syndicats signataires du communiqué (Unef, UEG, Solidaires, CGT, FSU). « Des menaces de mort et de viol, accompagnées d’insultes sexistes, ont été proférées à plusieurs reprises, notamment à travers des propos tels que : ‘Je vais tous vous planter, bande de salopes’. Plusieurs coups ont également été portés », ajoutent-ils.

Ce n’est malheureusement pas une première pour l’UNI, à l’Université Grenoble Alpes (UGA) comme ailleurs. Le syndicat « de droite » — mais à la proximité avérée avec l’extrême droite — s’est en effet signalé récemment par de multiples « polémiques liées à des actes et propos racistes particulièrement alarmants : jeu de cartes antisémites, déclarations islamophobes ». Sans oublier une vidéo de son délégué national Mathis Gachon qui « révélait des saluts nazis », il y a quelques jours.

« Un nouveau seuil dans l’inacceptable »

Pour les syndicat, ces événements « franchissent un nouveau seuil dans l’inacceptable, avec le recours à une violence directe contre des étudiant·es ». Jugeant « impensable que les violences et provocations de l’UNI restent impunies », ils appellent la présidence de l’UGA à « mettre en place les mesures nécessaires pour que de tels agissements ne se reproduisent plus ». Car « l’université ne peut plus continuer à leur accorder des salles et des espaces d’expression comme si de rien n’était », assènent-ils.

Les syndicats étudiants appellent à la mobilisation collective des étudiants et travailleurs pour résister à l’UNI et plus globalement à l’extrême droite qui essaye de prendre pied sur le campus.

Cet épisode survient en outre dans un contexte particulier, en pleine période d’élections du Crous, et alors que « l’extrême droite tente d’y réaliser des percées ». Le constat des syndicats grenoblois est d’ailleurs corroboré par leurs homologues d’autres universités françaises, qui observent eux aussi la recrudescence de l’activisme fasciste dans les facs.

L’Unef, l’UEG, Solidaires, la CGT et la FSU appellent à « la mobilisation collective des étudiant·es et des travailleur·ses » ainsi qu’à soutenir, dans la perspective des prochaines échéances électorales, les listes « qui affirment sans ambiguïté leur opposition à l’extrême droite ». Et de conclure : « Face à la haine, à la violence et à l’intimidation, nous opposerons toujours la solidarité, la détermination et la lutte collective. »

Cet article Université Grenoble Alpes. Les syndicats dénoncent les menaces de mort de l’UNI est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 06.02.2026 à 16:02

Manuel Pavard

Laurence Ruffin l’avait déjà martelé en lançant sa campagne, peu après sa désignation pour mener l’union de la gauche écologiste et citoyenne aux municipales : il ne s’agit pas, pour elle, d’effectuer un troisième mandat mais bien d’incarner un nouvel élan. Une ligne de conduite que la candidate a doublement confirmée ce jeudi 5 février, devant les sympathisants et militants réunis au Palais des sports, pour la soirée de présentation du projet et de la liste « Oui Grenoble ».

Laurence Ruffin a imprimé sa marque sur la campagne.

Le choix des mots d’abord. Certes, Laurence Ruffin assume et même revendique l’héritage laissé par l’actuelle municipalité. Sans jamais citer le nom d’Éric Piolle, elle avoue être « fière » d’avoir vu Grenoble devenir « la première grande ville écologiste de France en 2014 ». Et la capitale des Alpes « va le rester », promet-elle, affichant sa conviction de vivre « un moment charnière ». Car, observe la tête de liste, « jamais la menace de l’extrême droite n’a été aussi forte ».

« Nous avons besoin à Grenoble d’un nouveau cycle, d’un nouveau projet, exigeant sur le fond et apaisé sur la forme. »

Néanmoins, derrière les éloges et les bons points distribués au maire, les termes employés — ou les idées sous-entendues — traduisent une réelle volonté de marquer sa différence. « Nous avons besoin à Grenoble d’un nouveau cycle, d’un nouveau projet, exigeant sur le fond et apaisé sur la forme », lance ainsi Laurence Ruffin. Pas de critique frontale mais difficile de ne pas y voir une allusion à certains griefs parfois adressés à l’édile.

Une équipe aux profils et aux âges variés.

L’autre moyen d’afficher sa singularité passe par la composition de la liste. Liste dont est justement absent Éric Piolle, ce qui met fin aux rumeurs et bruits de couloir évoquant l’option inverse. De fait, les soixante noms dévoilés ce jeudi soir témoignent d’un subtil dosage entre continuité et renouvellement. Plusieurs élus de la majorité municipale sont naturellement présents (Margot Belair, Alan Confesson, Chloé Pantel, Sandra Krief, Isabelle Peters, Antoine Back, Kheira Capdepon, Gilles Namur, Nicolas Kada…). Mais Margot Belair est, par exemple, la seule membre de l’équipe Piolle à figurer dans les dix premières places (en 5e position).

On retrouve sur la liste des élu-es de l’actuelle majorité (ici, Sandra Krief, Margot Belair ou Nicolas Kada), des nouveaux ou nouvelles (comme l’ex-cheffe de file PS Amandine Germain), des figures de la société civile et du mouvement associatif.

Pour le reste, on retrouve à la fois des militants des différents partis et mouvements alliés au sein de la liste (Les Écologistes, PS, PCF, Génération.s, L’Après, Parti animaliste, l’Ades, Go Citoyenneté…) — comme la socialiste Amandine Germain (3e) ou le communiste Alexis Monge (4e) — et des personnalités de la société civile, à l’instar d’Abdelwaheb Kismoune, en seconde position. Le tout avec une pyramide des âges très étendue, des 20 ans de la benjamine Dyna Bellatar, étudiante, aux 82 ans du doyen Jean Rollet, médecin retraité du centre de santé de la Villeneuve. Notons également le clin d’œil à l’histoire de la gauche et des écologistes à Grenoble, avec la présence du « lanceur d’alerte » Raymond Avrillier à l’avant-dernière place (60e) — le « tombeur de Carignon » prêt pour les retrouvailles.

« La coopération, c’est l’histoire de ma vie »

Tous porteront le programme dont Laurence Ruffin a esquissé les grandes lignes. « Un projet radical, inclusif, féministe et antiraciste ». Et s’appuyant sur trois maîtres mots. Premièrement, « coopérer ». L’ancienne dirigeante de la Scop Alma ne cesse de le rappeler : « La coopération, c’est l’histoire de ma vie. » D’où l’ambition de « faire la ville ensemble », véritable leitmotiv de sa campagne. Ensuite, « protéger ». Ce, pour « améliorer le quotidien et agir sur les trois principales dépenses des Français : l’alimentation, le logement et les transports ». Elle garantit en outre que la jeunesse et l’éducation constitueront son « premier budget » de future maire. Enfin, « inventer », notamment pour que « la ville soit vivable » dans cette ère de changement climatique.

Le public est venu en nombre au Palais des sports.

Concrètement, la quasi-totalité des mesures du programme peuvent ainsi s’intégrer à ce triptyque « coopérer, protéger, inventer ». Illustration avec trois exemples cités par Laurence Ruffin et correspondant respectivement aux trois concepts. « On va créer deux centres de santé », dont l’un, à Saint-Bruno, est un projet « travaillé avec les habitants ». Sur le logement, « on va plafonner les loyers, défendre les locataires et atteindre les 30 % de logement social », annonce-t-elle. Avant de détailler la troisième mesure, qui fera, à n’en pas douter, beaucoup parler le moment venu : « se baigner dans l’Isère. Avec précaution, c’est possible donc on va le faire », clame la candidate.

« Agir sur l’alimentation, le logement et les transports »

Si Laurence Ruffin n’a pas rendu public l’intégralité de son programme, ses colistiers et colistières, venus la rejoindre sur la tribune, ont tout de même présenté à tour de rôle leurs « 33 propositions pour 2033 ». Parmi ces premières mesures, citons pêle-mêle — outre les trois précitées — l’instauration de référendums citoyens, la gratuité des transports publics le week-end, une tarification « parent solo » pour la cantine, le périscolaire ou la mutuelle, la création d’une forêt urbaine et d’une halle couverte, des paniers bio gratuits pour les femmes enceintes, un programme « tous en vacances » pour les petits Grenoblois qui ne sont jamais partis ou encore une police municipale de quartier avec cinquante agents supplémentaires.

Les 33 premières propositions de la liste.

De nouvelles propositions seront ensuite dévoilées chaque semaine, jusqu’au premier tour. À un peu plus d’un mois de l’échéance, la pression monte. Mais Laurence Ruffin, acclamée par la salle, l’attend sereinement, plus que jamais préparée à livrer cette bataille. Et de filer une belle métaphore « en tant que nageuse » accomplie [NDLR : elle a été championne de France UNSS de natation synchronisée par équipe] : « J’ai hésité à sauter dans le grand bain mais j’ai finalement décidé d’y plonger tout entière. »

Une militante et bénévole est montée sur scène pour défendre les quartiers populaires.
Laurence Ruffin a séduit l’assistance.

Cet article Municipales. Laurence Ruffin dévoile sa liste et son « nouveau projet » pour Grenoble est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 06.02.2026 à 10:56

Edouard Schoene

Des centres et maisons de santé pluri professionnelles avaient engagé après la crise du Covid-19 une expérimentation d’État (expérimentation SECPa pour Structures d’exercice coordonné participatives) afin de favoriser la santé dans les territoires subissant fortement les inégalités sociales de santé. 

Il y a huit jours, l’État a annoncé la fin du financement de ces conventions alors même que les évaluations sont très positives et que l’expérimentation était sur le point de rentrer dans le droit commun. Ce désengagement menace de fermeture l’ensemble des structures participantes.

Un article développe ce coup de tonnerre dans le monde de la santé publique. Une pétition a été lancée par les structures qui bénéficient de ce financement.

Des usagers du centre de santé sont venus témoigner.

« Le village 2 santé » travaille en direction de 2500 patients-acteurs de santé. A la différence de maisons de santé privées, un tel centre de santé communautaire, outre un temps conséquent consacré à ses patients, mène des actions complémentaires qui le distinguent radicalement de la médecine à but lucratif : accueil, médiation, psychologie, travail social.

Ce centre compte dix-huit salariés dont sept équivalents temps plein pour les actions au-delà de la consultation médicale.

Amandine Demore, maire d’Echirolles, est venue apporter son soutien aux professionnels de santé.

La suppression de la SECPa, qui correspond à Echirolles à 40% du budget (500 000€), serait la mort de la structure. Or 13 000 Echirollois n’ont pas de médecin traitant.

Les témoignages des personnels du centre de santé et des usagers qui ont pris la parole étaient très émouvants, convaincants. Plusieurs ont témoigné qu’ils ne seraient plus de ce monde sans ce centre qui les a sauvé de la mort, de l’addiction, de la souffrance.

« Ici on vient comme on est. On nous fait participer à plein de choses. »

Les élus étaient nombreux pour apporter leur soutien dont Amandine Demore, maire, Cyrielle Chatelain, députée, Eric Hours, conseiller régional.

Eric Hours, conseiller régional PCF.

Ce dernier a dénoncé les difficultés qu’il rencontre pour obtenir des subventions de la région pour Village 2 tandis que des structures privées qui dégagent des profits considérables recueillent 80% de subventions sur leur projet.

Des élus de Pont de Claix, Grenoble (M. Juvin, adjoint) sont venus soutenir l’action.

A l’issue des prises de parole, une personne âgée, Mme Giraud, a chanté .

Le débat s’est poursuivi par petits groupes.

Les patients sont très attachés à leur centre de santé dans tous les aspects de son activité.

Un des soignants, Gaspard Heysch, évoquait le souhait de nombreux acteurs des centres de santé communautaire que les dispositifs remis en cause soient au contraire la règle générale de demain, le droit commun.

En Belgique, un dispositif existe qui serait une bonne base pour une réforme de notre système de santé.

La Sécurité sociale finance les centres de santé (privés et publics) « à l’acte » : paiement des consultations. Le système belge prend en compte le coût annuel d’un patient. Si le centre de santé porte un budget de X milliers d’euros, pour Y patients, son aide publique sera de X/Y euros par patient.

Ainsi un centre de santé communautaire peut poursuivre son activité au sens large de ce qu’est la santé communautaire.

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