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Le Travailleur Alpin

Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français

Publié le 14.04.2026 à 16:53

Luc Renaud

La fédération de l’Isère du Secours populaire français appelle à des dons financiers qui peuvent être envoyés au 8 rue des Peupliers, 38100 Grenoble (préciser fonds d’urgence) ou par internet en suivant ce lien.

« Aujourd’hui, l’urgence est extrême. Au Proche-Orient, des populations civiles entières vivent sous les bombes. Des familles sont brisées, des enfants terrorisés. Nous assistons au massacre d’innocents dont des milliers d’enfants. Au Liban, notre partenaire DPNA (Development for People and Nature Association) a dû évacuer ses locaux alors que ses volontaires apportent la solidarité aux victimes civiles. Le Secours populaire français appelle à la solidarité et une mobilisation immédiate, massive, déterminée pour collecter les moyens nécessaires permettant de maintenir l’espoir et de soutenir celles et ceux qui, sur le terrain, tiennent encore », précise l’appel du SPF.

La fédération rappelle que le Secours populaire français s’est forgé dans la résistance française et qu’il appartient dans le monde à un vaste réseau de deux cents partenaires qui refusent la fatalité et agissent, partout, auprès des plus vulnérables. Des origines et des liens qui confèrent une dimension essentielle à l’engagement du Secours populaire en faveur de la solidarité internationale.

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Publié le 14.04.2026 à 11:27

Luc Renaud

« Les cubains sont depuis toujours la minorité vivant aux Etats-Unis qui se rend le plus souvent dans le pays de ses origines. Imagine-t-on un réfugié politique des dictatures chiliennes ou argentine aller passer ses vacances dans le pays qu’il a fui ? » La question était posée par Salim Lamrani, professeur des universités en histoire de l’Amérique latine, lors de la conférence débat donnée le 11 avril dans les locaux du PCF a Grenoble. Ce rendez-vous avait été organisé par la section communiste de Grenoble et l’association Acip-Asado – Association pour la coopération inter-peuples / Actions de solidarité avec les peuples d’Amérique latine et pour la diffusion des cultures d’origine. Elle s’inscrivait dans le cadre de la journée nationale de mobilisation organisée par le PCF contre le blocus de Cuba par les Etats-Unis.

Salim Lamrani, professeur des universités en histoire de l’Amérique latine.

Soirée riche en informations. Sur l’ancienneté des tentatives impérialistes des États-Unis à Cuba et plus généralement dans l’ensemble de l’Amérique latine. À Cuba, la colonisation espagnole a pris fin en 1898 à la suite d’une guerre de libération de trente ans. Dès 1901, l’armée américaine prend pied sur l’île. Sous des régimes d’ingérence divers, l’île demeure assujettie au voisin états-unien – implantation de la mafia et des multinationales… – jusqu’à la révolution libératrice de 1959.

Et c’est le début d’une avalanche de lois et de décrets pris par tous les gouvernements qui se sont succédés aux États-Unis depuis 66 ans pour asphyxier l’économie cubaine. Salim Lamrani livrait un large aperçu de cet état de siège condamné tous les ans depuis trente-trois ans par la quasi unanimité des États membre de l’ONU à coup de lois extra-territoriales et même parfois rétroactives, évidemment contraire au droit international. Jusque dans des détails ubuesques : un citoyen américain qui se rend au Chili, achète du vin, se rend à Grenoble en faisant escale à la Havane, n’a pas le droit de boire de ce vin à Grenoble : il est passé par Cuba. Des restrictions du commerce avec l’île sont imposées à toute la planète sous peine d’amendes – Airbus ne peut pas vendre un avion à Cuba – interdiction d’accès au financement de l’économie, limitations confinant à l’interdiction pour des Cubains résidant aux États-Unis d’envoyer des fonds à leur famille…

Vincent Boulet, responsable du secteur international du PCF.

Cet état de siège a connu une aggravation brutale avec la nouvelle arrivée de Trump au pouvoir et le blocus pétrolier. Une situation dramatique imposée au peuple cubain que dénonçait notamment Vincent Boulet, responsable du secteur international à la direction nationale du PCF. Le blocus total de l’île entraîne des conséquences dramatiques pour la population cubaine. Ce sont des hôpitaux paralysés faute d’électricité produite par des centrales électriques alimentées par des hydrocarbures. Une production agricole qui ne peut être acheminée vers les villes, faute de moyens de transport. Des difficultés pour étudier, travailler… « Cette situation est la plus grave depuis des décennies d’état de siège américain », s’indignait Vincent Boulet en saluant le courage des Cubains qui refusent de céder et de se soumettre à la puissance impérialiste états-unienne.

Face à l’urgence, le PCF organise une campagne nationale de collecte de dons pour faire parvenir de l’aide humanitaire à la population cubaine.

Un large public pour cette conférence.

Plus largement, ce sont les modalités de la solidarité qui étaient débattues ce 11 avril au siège grenoblois du PCF. Le gouvernement français comme d’ailleurs l’Union européenne restent silencieux face à l’agression de l’île et la remise en cause du droit international, le « deux poids deux mesures à Cuba comme à Gaza. « Tous ce que nous pourrons faire pour briser le mur de silence sera une aide à Cuba », disait Vincent Boulet. L’expression d’une solidarité qui s’inscrit dans un cadre plus large au niveau international. « Notre pays doit s’inscrire dans le mouvement qui prend forme avec l’émergence de ce que l’on appelle le « sud global » et qui témoigne de l’aspiration des peuples et des États, sous des formes très diverses, de trouver des voies autonomes de développement », estimait Vincent Boulet. En relevant que les États-Unis ont échoué dans toutes leurs tentatives, depuis cinquante ans et la guerre du Vietnam, pour imposer leur loi : la crise du capitalisme, plus particulièrement depuis 2008, sa phase actuelle d’impérialisme renouvelé conduit à une impasse toujours plus meurtrière. « La France doit se tenir aux côtés des nations émergentes et d’un nouvel ordre mondial dans le respect du droit international et de la souveraineté des nations », insistait Vincent Boulet.

Le soutien à Cuba face à l’agression états-unienne est partie prenante de la construction d’un nouvel ordre international.

La soirée s’est achevée autour d’un buffet de spécialités latino-américaines préparées par les militants de l’Acip-Asado et un concert de chansons cubaines.

Emeric Vibert, secrétaire de la section communiste de Grenoble lors du rassemblement rue Félix Poulat.
La soirée s’est conclue en musique.

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Publié le 13.04.2026 à 16:50

Travailleur Alpin

En quelques semaines, les prix des carburants ont flambé : +43,9% pour le gasoil, +20,4% pour le sans-plomb 95, +15,2% pour le sans-plomb 98… Le litre dépasse souvent les 2€ pour l’essence, voire 2€40 pour le gasoil.

Alors que les frais de déplacements représentent en moyenne près de 14% des dépenses des ménages français, et que le budget des familles a été comprimé par des années d’inflation galopante, la récente explosion des prix du carburant apparait comme la goutte de trop.

C’est dans ce contexte que les communistes isérois sont appelés à organiser des distributions à la sortie des stations-services et sur les carrefours routiers, pour faire connaître les propositions de leur parti.

Les communistes portent des solutions de court et moyen terme

A court terme, le PCF défend le blocage des prix à 1€50 le litre, par le plafonnement des profits et la baisse des taxes. Une mesure de bon sens, alors que la multinationale Total Energies a d’ores et déjà empoché plus d’un milliard d’euros de bénéfices exceptionnels liés à l’augmentation des prix.

Mais les militants ne s’arrêtent pas là, et défendent d’autres mesures plus structurelles. D’une part, la nationalisation de l’industrie pétrolière, pour assurer une maitrise souveraine de ce secteur stratégique, et le placer au service des intérêts de la nation. D’autre part, la sortie de la France de l’OTAN et son désalignement vis-à-vis des États-Unis, responsables des guerres impérialistes qui causent la flambée des prix.

Un positionnement international qui n’est pas neutre : toute la politique des USA consiste à susciter des instabilités sur les approvisionnements, de sorte à faire monter les prix, ce qui profite directement au secteur des gaz et pétrole de schiste « made in USA » (ndlr : peu de gens le savent, mais les États-Unis sont désormais le premier producteur mondial de pétrole, avec un volume de barils supérieur à la somme de ce que produisent l’Arabie Séoudite et la Russie réunies).

Des actions appelées à se déployer sur le territoire dans les semaines qui viennent, alors que le spectre des « gilets jaunes » est encore dans toutes les têtes.

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Publié le 13.04.2026 à 16:08

Luc Renaud

« Christophe Ferrari a sa place à nos côtés. » En annonçant publiquement sa candidature à la présidence de la métropole, Guillaume Lissy a voulu tendre la main aux élus métropolitains se reconnaissant dans les valeurs défendues par la gauche. Y compris au président sortant.

Dans cette démarche « d’apaisement et de respect », il n’est pas isolé. Entouré de la maire communiste d’Echirolles et de la maire de Grenoble, il se présente d’abord comme l’animateur d’un collectif d’élus sur des programmes de gauche, dans leur diversité. Et c’est ce collectif qui pourrait être la base d’une future majorité métropolitaine grenobloise, une démarche dont Amandine Demore déclarait « partager l’enthousiasme » tandis que Laurence Ruffin soulignait l’envie commune de « faire de belles choses ». Lors de la présentation à la presse de sa candidature, Guillaume Lissy était également accompagné de maires et d’élus de Saint-Martin-d’Hères, Gières, Saint-Egrève, Champagnier… des communes qui regroupent 60% de la population métropolitaine.

Pour Laurence Ruffin, le projet métropolitain porté par la gauche s’appuie sur le fonctionnement d’une gouvernance mieux partagée.

L’élection de Guillaume Lissy, après deux mandats exercés par Christophe Ferrari, n’est pas acquise. Le maire de Seyssinet, une commune de taille moyenne, ne dispose pas d’une majorité sans l’apport d’élus de « petites communes » – petites par le nombre de leurs habitants. Certaines d’entre elles ont fait leur choix, à l’image du Sappey-en-Chartreuse, dont le nouveau maire, Gildas Bouffaud, rappelait que le choix des électeurs du Sappey en faveur de la gauche s’est fait sur un programme de gauche qui annonçait la couleur. D’autres élus restent à convaincre de l’intérêt d’une majorité dépourvue d’ambiguïté. En s’adressant à eux, Guillaume Lissy et ses soutiens souhaitent s’appuyer sur un programme. « Nous voulons rapprocher la métropole des citoyens, et cela passe par les élus locaux, quelle que soit la taille de la commune », insiste Guillaume Lissy.

Trop de temps perdu ces dernières années

Façon aussi de tourner la page d’un mandat qui, sous la présidence de Christophe Ferrari, a été marqué par des relations conflictuelles. « Nous avons perdu du temps », regrette Amandine Demore. « Nous devons tourner la page et aller vers un fonctionnement plus collectif, une gouvernance partagée dans le respect de toutes les communes, avec une relation apaisée entre la ville centre et la métropole, un moteur nécessaire », insiste Laurence Ruffin.

Gildas Bouffaud, nouveau maire du Sappey-en-Chartreuse.

Avec cette ambition, Guillaume Lissy évoque un fonctionnement plus décentralisé de la métropole répondant à la préoccupation exprimée par le maire du Sappey : « Sur des travaux de voirie par exemple, nous avons parfois le sentiment d’une métropole lointaine qui manque de réactivité et d’efficacité. » Démarche déconcentrée que les élus souhaitent mettre en œuvre dans les grands domaines d’intervention métropolitaine que sont les mobilités, l’urbanisme, l’économie avec son volet industriel, le logement… Sur le chemin de crête qui « nécessitera des compromis » pour « articuler autonomie nécessaire des communes et intérêt métropolitain », notait Guillaume Lissy.

Retour à la clarté

Une collaboration avec les communes qui implique un retour à la clarté. « Nous ne souhaitons pas, dans le respect des majorités municipales, que des membres d’une opposition municipale puissent exercer des responsabilités dans l’exécutif métropolitain. » Configuration qui a montré ses limites ces dernières années, raison pour laquelle les huit élus métropolitains de la France insoumise ne feront pas partie d’un exécutif présidé par Guillaume Lissy.

Reste maintenant à trouver un accord de gouvernance permettant de dégager une majorité stable au sein du conseil métropolitain. Une rencontre avec le groupe « Notre métropole commune » a eu lieu ce 13 avril dans l’après-midi afin de dégager les possibilités de constitution de cette majorité associant écologistes, communistes, socialistes et représentants des « petites communes ».

La date de la réunion du conseil métropolitain – qui doit légalement se tenir avant le 24 avril sur convocation du président sortant – n’était toujours pas connue ce 13 avril, ce qui fait de Grenoble une des dernières métropoles de France dans cette situation.

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Publié le 11.04.2026 à 04:57

Manuel Pavard

« Depuis bientôt cinq mois, les occupantes et occupants ont fait preuve d’énormément de patience. On a mené des mobilisations pacifiques, non-violentes, symboliques, des manifestations, des conférences de presse ; on a interpellé gentiment les communes, le conseil communautaire de la Métropole », rappelle Raphaël Beth, de l’association Droit au logement (DAL). Mais « cette patience a un prix », souligne-t-il au micro. « Un prix qu’il faut nommer : ce sont deux femmes qui ont fait une fausse couche à cause de leur fatigue généralisée, c’est un enfant mort-né en raison de l’épuisement et du stress de la maman, selon le diagnostic du médecin. »

Les occupants ont pris la parole tour à tour pour confier leur dépit et leur ras-le-bol.

Sa voix trahit sa colère, partagée par les militants des différentes organisations (DAL 38, UL CGT Grand Grenoble, CNT 38…) présents ce vendredi 10 avril, et bien sûr par l’ensemble des occupants du siège de Grenoble Alpes Métropole. Sur les quelque 150 personnes — essentiellement des livreurs à vélo et leurs familles — arrivées dans le bâtiment de la place André-Malraux le 19 novembre dernier, entre 70 et 80 vivent encore ici ou plutôt survivent. Après 142 jours et nuits d’occupation.

En février, déjà une conférence de presse et un ultimatum

Il y a deux mois pourtant, les occupants et leurs soutiens organisaient déjà une conférence de presse, au même endroit, pour fixer un ultimatum aux communes qui fournissent des logements. Ils réclamaient alors la remise des clés de leur habitation avant le 25 février, affirmant qu’il n’existait plus aucun frein administratif à leur relogement depuis le vote d’une délibération-cadre au conseil métropolitain.

Les manifestants sont venus soutenir les livreurs et leurs familles.

Malheureusement, les semaines ont passé, la deadline a expiré et si certaines familles ont pu emménager dans leur nouveau domicile, beaucoup d’autres n’ont pas bougé. D’un côté, estime Raphaël Beth, « la situation a un peu avancé puisque environ 70 personnes ont été relogées dans des bâtiments publics qui allaient rester vides pendant des années »… Et qui le seraient encore sans cette mobilisation. Des édifices « ouverts » par les communes ayant répondu à l’appel lancé en novembre par Christophe Ferrari, président de la Métropole, et Jérôme Rubes (PCF), vice-président chargé de l’habitat et du logement : Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-d’Hères, Saint-Égrève, La Tronche, Meylan, Pont-de-Claix, Gières.

Des logements promis depuis décembre mais en travaux

Mais de l’autre côté, cette situation évolue « extrêmement lentement car il reste encore près de 80 personnes pour lesquelles il va falloir trouver des solutions », souligne le militant du DAL 38. Ces occupants ne sont toutefois pas tous logés à la même enseigne. Parmi eux, une trentaine n’ont toujours aucune solution ni perspective de relogement à court terme. En revanche, une quarantaine n’attendent plus que les clés de leur logement — promis depuis décembre — pour en prendre possession.

Sur une banderole, les noms de communes mettant à disposition des logements vacants… et un message à l’intention des autres.

En cause, les travaux entrepris par les communes concernées pour une remise en conformité. Travaux qui « mettent un temps fou à être réalisés », selon Raphaël Beth. Et ce, alors que les militants et occupants ayant visité les logements assurent que ceux-ci étaient « immédiatement habitables. On ne met pas quatre mois pour mettre aux normes une dizaine de bâtiments qui étaient loin d’être vétustes », s’étonne le représentant du DAL.

Des communes volontaires, d’autres aux abonnés absents

Ce dernier évoque également le cas de Grenoble, qui a mis à disposition des logements pour vingt-cinq personnes en février. « Ça nous semble peu dans la mesure où c’est la ville-centre. Et c’est aussi une ville particulière en termes d’engagement des maires : Éric Piolle, dès son premier mandat, avait promis l’application de la loi de réquisition, Laurence Ruffin, dans sa campagne, a mis beaucoup en avant cette revendication, donc nous, maintenant on attend des actes. »

Raphaël Beth, militant du DAL 38.

Outre Grenoble, d’autres communes de l’agglomération auraient les moyens de reloger une partie des trente personnes restantes. Le DAL songe en premier lieu à « Fontaine, qui a une maison vide inoccupée » parfaitement fonctionnelle. « Mais la mairie de Fontaine refuse de prendre en charge », raille Raphaël Beth, sans illusions sur la volonté politique du maire Modem Franck Longo. Idem pour « la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux, qui dispose de beaucoup de maisons vacantes » ou pour celle de Gières où l’on trouve « une deuxième maison, très grande ».

Des livreurs « doublement exploités par les plateformes »

Le militant comme les occupants eux-mêmes insistent par ailleurs sur leur statut administratif et leurs conditions de travail. Livreurs à vélo pour la plupart, ce sont « celles et ceux qu’on voit, jours et nuits, livrer les administrations, les hôpitaux, les particuliers, qui font vivre le commerce local — en permettant aux restaurants de survivre — et qui pourtant sont doublement exploités par les plateformes de livraison », précise Raphaël Beth. Et de fustiger l’attitude des Uber Eats et Deliveroo qui « refusent de les salarier, tout en les payant au lance-pierre. Ce qui ne leur permet évidemment pas de se loger par leurs propres moyens. »

Plusieurs livreurs à vélo ont témoigné de leurs très difficiles conditions de travail.

Pour ces plateformes, les livreurs sont censés être en auto-entreprenariat mais « en réalité, c’est une exploitation pure et simple », s’insurge le trésorier de l’association Adali (Association pour les droits et l’accompagnement des livreurs indépendants). Soumis à une pression constante, ne cotisant pas pour la retraite ni pour le chômage, souvent en attente de régularisation, ils sont ainsi « très mal payés », déplore l’orateur au micro, qui pointe les « semaines de 60 heures » pour des salaires généralement inférieurs au Smic horaire.

« On doit également acheter notre vélo qui coûte 1500 euros », abonde un autre livreur et occupant. « Les sacs marqués Deliveroo ou Uber Eats, c’est nous aussi qui devons les payer. Pareil pour les casques, les manteaux, les gants, en hiver… Et quand on tombe malade ou qu’on a un accident du travail, on n’a pas droit aux soins et à l’assurance maladie. Pas non plus de congés payés. »

Un salaire de misère qui en fait la proie des marchands de sommeil

Avec un salaire de misère de « 5,60 euros par heure », les loyers étaient naturellement « inaccessibles », confie l’un des sans-logis. C’est d’ailleurs ce qui en a fait la proie des marchands de sommeil de la Villeneuve, lesquels utilisaient les logements laissés vacants par le bailleur social Actis, conséquence d’un programme de rénovation urbaine toujours en cours. Ce même Actis qui sollicité la préfecture, à l’automne 2025, pour expulser les familles, qui ont ensuite atterri au siège de la Métropole.

La mobilisation ne faiblit pas.

Plusieurs de ces livreurs à vélo ont témoigné de leurs conditions de travail et de leur quotidien auprès de Médecins du monde, qui vient de réaliser un rapport sur le sujet. Intervenant lors du rassemblement, Aimeric Prod’homme, coordinateur au sein de l’association, livre quelques-unes de ses conclusions : « un état de santé qui s’est dégradé depuis le début de leur travail », pour nombre d’entre eux ; « des douleurs fréquentes (dos, épaule, douleurs urinaires à cause du travail sur les vélos toute la journée) » ; « des accidents massifs » — 49 % des livreurs déclarant au moins un accident…

Aimeric Prod’homme, coordinateur à Médecins du monde, qui a réalisé un rapport sur les conditions de travail des livreurs à vélo.

Or, dans ce dernier cas, « se soigner est souvent hors de portée pour les livreurs », poursuit le représentant de Médecins du monde. « Près d’un tiers d’entre eux ont renoncé à des soins au cours de la dernière année. Et 97 % des livreurs déclarent ne pas avoir droit à l’indemnisation par les plateformes lorsqu’ils ont un accident. » Son rapport confirme en outre les propos précités : un temps de travail de « 63 heures par semaine en moyenne, pour un salaire net moyen de 800 euros par mois après déduction des frais obligatoires ».

« Comment est-ce qu’on fait pour rester calme alors que toutes les communes de la métropole n’arrivent pas à héberger rapidement 150 personnes ? »

Pour Aimeric Prod’homme, le constat est clair : « C’est une urgence sociale et une urgence de santé publique. » Médecins du monde demande donc « des mesures concrètes », notamment « garantir l’accès aux droits, à la santé, au travail, à un titre de séjour, à la prévention » (liste non exhaustive)… Et bien sûr à un logement digne et pérenne.

Au premier plan, les vélos et sacs que les livreurs doivent acheter avec leurs propres moyens.

Face à une telle somme d’injustices, le calme et l’organisation affichés par les occupants sont exemplaires, salue Raphaël Beth, admiratif mais néanmoins « écœuré ». Et le militant du DAL de s’interroger, sans se priver de tacler les pouvoirs publics : « Comment est-ce qu’on fait pour rester calme alors que toutes les communes de la métropole n’arrivent pas à héberger rapidement 150 personnes ? 150 personnes sur 350 000 habitants ! »

Cet article Métropole de Grenoble. Après cinq mois d’occupation, encore près de 80 sans-logis est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 10.04.2026 à 19:10

Luc Renaud


Fermeture à la mi-août. Ce fut le cas lors de l’été 2025 pour le refuge de la Selle, soixante-quinze couchages au pied de la face Sud du Râteau, au dessus de Saint-Christophe-en-Oisans. La raison ? Le manque d’eau, consécutif à l’affaiblissement du glacier de la Selle. Ce qui a conduit la Société des touristes du Dauphiné (STD) qui en est la propriétaire à envisager un projet de rénovation. Il s’agira non seulement de sécuriser l’approvisionnement en eau – les captages, mais aussi les réservoirs et la gestion au quotidien – et de reprendre l’ensemble du bâti et de ses équipements : sa dernière rénovation remonte à 1997.

Ce chantier se déroulera en plusieurs étapes. « Nous en sommes aux études », explique Catherine Fourrier, vice-présidente de la société. Cette phase se déroulera au cours de l’été et les travaux proprement dits auront lieu « vraisemblablement entre 2028 et 2030 », indique-t-elle. Le coût d’un tel chantier n’est pas anodin, entre un et deux millions d’euros, estime-t-on aujourd’hui à la STD. La première étape de lancement des études est chiffrée à 40 000 euros. D’où le lancement d’une cagnotte en ligne sur la plateforme Helloasso : le niveau des fonds propres de la STD ne lui permet pas de couvrir l’intégralité de la dépense.

Catherine Fourrier, vice-présidente de la Société des touristes du Dauphiné.

Cette étroitesse de la trésorerie de la STD a une origine, la catastrophe de la Bérarde et du Vénéon du 21 juin 2024. Le refuge du Soreiller a connu une fréquentation de 10 % de celle des années antérieures, celui de la Selle a dû écourter sa saison. Manque de chance, la saison estivale 2024 a été celle des grands travaux au refuge Adèle Planchard, de l’autre côté de la Meije : un manque à gagner supplémentaire.

Avec la mise en place de navettes dans la vallée du Vénéon, la situation s’est améliorée à l’été 2025. La fréquentation du Soreiller – sous la Dibona – est remontée à 60 % de la moyenne des années antérieures, Adèle Planchard, rénové, a fait le plein. Une situation financière qui toutefois demeure fragile : outre les programmes d’investissement, les charges d’entretien courant sont importantes. Et la réduction du niveau des subventions publiques n’arrange rien à l’affaire.

Le refuge Adèle Planchard, à Villar d’Arêne, en haute vallée de la Romanche. © STD

C’est dans ce contexte que la rénovation du refuge de la Selle est entreprise. Une opération d’envergure qui intervient après celle d’Adèle Planchard – un investissement de près de 900 000 euros en 2024 pour cette étape du tour de la Meije. « Le financement de ces projets est assuré par la STD avec le concours de subventions des collectivités territoriales ; pour la Selle, nous travaillons en plus un dossier pour obtenir des financements européens et nous sollicitons des fondations », précise la vice-présidente.

Reste à espérer que la météo de ce printemps soit favorable au ski de randonnée et que celle de cet été permette une bonne fréquentation des cinq refuges de la Société des touristes du Dauphiné : de quoi faciliter la réalisation du programme de rénovation de la Selle avec, en ligne mire dans les années à venir, celle du refuge Jean Collet, en Belledonne.

Des navettes pour le haut Vénéon

Pour cet été 2026, l’accès à la vallée du haut Vénéon devrait être facilité par rapport à ce que l’on a connu l’été dernier.
La route D530 sera ouverte jusqu’au Etages, à 3 km de la Bérarde, dès son déneigement et jusqu’au 5 juillet. En juillet et jusqu’au 30 août, il faudra emprunter une navette à partir du hameau de Pré Clot, à 10 km de la Bérarde – sauf pour les riverains, les randonneurs justifiant d’une réservation en refuge. Une quinzaine d’allers retours sont annoncés entre Venosc et Combe noire, à 300 m de la Bérarde. Ces navettes, mises en place par le Conseil régional, s’emprunteront sur réservation et au tarif de 4,80 euros – elles étaient moins nombreuses mais gratuites l’an dernier.
Dès le 30 août, la route sera ouverte à nouveau jusqu’aux Etages.
L’accès au hameau de la Bérarde demeure toujours interdit et il faut emprunter la rive gauche du Vénéon pour rejoindre sentiers et refuges.

La Société des touristes du Dauphiné a 150 ans

Club de montagne grenoblois – et qui le revendique – qui allie les pratiques et la gestion de cinq refuges, la STD se situe au cœur des débats pour inventer l’avenir du tourisme d’altitude à l’heure des questions nouvelles posées par le réchauffement climatique et la surfréquentation.

La Société des touristes du Dauphiné est une association d’amoureux de la montagne qui pratiquent le ski de randonnée, l’alpinisme, la randonnée ou l’escalade. Elle a fêté son cent cinquantième anniversaire en janvier dernier : sa création remonte à 1875.

Une création constitutive de son identité. Elle a vu le jour un an après la naissance du Club alpin français, à Paris, et c’est à Grenoble que des alpinistes ont voulu baser la Société des touristes du Dauphiné. De cette superbe originelle face aux prétentions parisiennes, « il est resté quelque chose », sourit Catherine Fourrier avant d’ajouter : « Nous sommes une petite structure d’un centaine d’adhérents, nous nous connaissons tous, et c’est dans cette ambiance conviviale que nous pratiquons la montagne ; je ne crois pas qu’il soit à l’ordre du jour de rejoindre quelque chose d’aussi gros que la FFCAM » – la Fédération française des clubs alpins et de montagne, anciennement le CAF.

Ski de randonnée sous la houlette des encadrants de la STD, ici dans le tour du Pelvas, dans le Queyras. © STD

Cette proximité entre les membres de la STD assure un fonctionnement de l’association « qui nous permettra de faire face à toutes difficultés comme c’est le cas depuis l’origine de la société ».

Avec une double dimension, celle des activités montagne et la gestion du patrimoine de l’association. L’une des particularités de la STD est en effet d’être propriétaire de cinq refuges, quatre en Oisans et un en Belledonne. Ce qui constitue de nos jours une charge importante. Le programme de rénovation du refuge Jean Collet a ainsi été reporté pour cause d’incompatibilité avec le plan local d’urbanisme de la commune de Sainte-Agnès. Et les normes anti-incendie – entre autres – de locaux accueillant du public sont tout aussi drastiques en montagne qu’en plaine, « c’est bien normal, mais cela a un coût et c’est lourd à gérer ».

Surfréquentation

Reste la question qui agite le milieu de la montagne, notamment depuis la crise du covid, celle de la surfréquentation « qui pose question pour la flore et la faune notamment ». En habitués des courses d’altitude, Catherine Fourrier et les membres de la STD relèvent l’impact des réseaux sociaux, « de la belle image que l’on veut aller reproduire en montant avec des baskets sans s’inquiéter de la météo ». Ou du camping sauvage et de ses ravages sur les rivages du lac Achard ou du Lauvitel.

La Meije, en haute vallée de la Romanche.

Faut-il généraliser le gendarme au départ du sentier pour vérifier l’équipement et la réservation en refuge, comme au pied du mont Blanc ? Ou la fermeture des accès des hautes vallées assorties d’un transport obligatoire en navettes comme en amont de Névache dans la vallée de la Clarée ? « Nous avons vu en Espagne des itinéraires que l’on ne peut emprunter qu’avec une réservation sur un site internet et qui ne délivre qu’un nombre limité de d’autorisations de passage », note Catherine Fourrier. À l’image de ce qui est déjà en place dans la calanque marseillaise de Sugiton.

La vice-présidente de la STD n’en oublie pas pour autant que « nous avons toujours pu profiter de la montagne sans contrainte » et se refuse à envisager « des restrictions de la liberté d’accès au milieu naturel ». Le dossier est ouvert.

Une certitude, pourtant. Celle de l’importance de transmettre une culture de la montagne afin que le tourisme alpin demeure possible dans les meilleures conditions. Un club comme la STD, c’est cela aussi son rôle aujourd’hui.

Cet article Montagne. Un financement participatif pour lancer la rénovation du refuge de la Selle est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 09.04.2026 à 18:30

Travailleur Alpin

Depuis 1995 et la victoire de Michel Destot (PS) à Grenoble face à Alain Carignon, il y a deux constantes à la métropole grenobloise : elle est gouvernée par une majorité de gauche, et elle n’est pas présidée par une élue de la ville-centre.

L’élargissement réalisé entre 2004 et 2014, avec l’intégration des communautés de communes du Pays de Vif (2004), de Venon (2009), Miribel-Lanchâtre (2012), puis des communautés de communes du Sud Grenoblois et des Balcons Sud de Chartreuse (2014), introduit une dimension « territoriale » plus forte. Sous l’impulsion de Marc Baïetto (maire d’Eybens & président de 2010 à 2014), un groupe des « petites communes » est créé, devenant un pilier essentiel des majorités de gauche.

En 2014, les écologistes entrent en grand dans l’institution, avec leurs victoires à Grenoble et Eybens, et font alors le choix d’une alliance avec une partie des socialistes, en portant la candidature de Christophe Ferrari à la présidence. En face, communistes et petites communes avaient alors défendu celle de Jacques Nivon, maire de Champ-sur-Drac.

Six ans plus tard, la situation évolue, et c’est désormais Christophe Ferrari qui s’appuie sur les petites communes pour contrer la candidature de Yann Mongaburu, président sortant du SMMAG soutenu par Eric Piolle. Une élection au caractère traumatique, qui verra l’écologiste arriver en tête à deux reprises, puis être battu grâce à l’arbitrage des voix de la droite. Mais là encore, pas de renversement politique pour autant : exécutif comme majorité conserveront pour périmètre l’alliance « gauche & territoires ».

En 2026, nouveaux rapports de forces

Les dernières municipales, sans modifier l’essentiel des grands équilibres, viennent toutefois acter plusieurs évolutions.

L’entrée officielle d’un groupe France Insoumise d’abord, fruit de la fusion technique réalisée avec la liste de Laurence Ruffin au second tour des municipales grenobloises. Les insoumis étaient en réalité présents depuis 2014 (sous l’étiquette « Parti de Gauche » avant 2017), mais dilués dans un groupe commun avec les écologistes, qui leur avait toutefois permis d’accéder à de hautes responsabilités. Dans la lignée des orientations plus offensives du mouvement, ils comptent désormais compter en tant que tels, et s’affirmer.

Les convergences de la droite ensuite. Leurs élus siégeaient dans trois groupes distincts auparavant (« Métropole territoires de progrès solidaires (MTPS) » — centristes ; « Communes au cœur de la Métropole (CCM) — droite républicaine ; « Société civile, divers-droite et centre (GO-SCDDC) — droite carignoniste). La recomposition grenobloise qui a vu le ralliement d’Émilie Chalas à Alain Carignon, soutenu par tous les ténors de la droite « républicaine », puis la démission de ce dernier suite à sa défaite, pourrait bien aboutir à la convergence au sein d’un seul groupe, sous la houlette du maire de Fontaine Franck Longo.

Le retour du Parti socialiste enfin. Après un mandat qui aura vu les « pro-Ferrari » s’opposer aux socialistes lors des élections intermédiaires locales (départementales et sénatoriales), puis des élections municipales où certains ont officialisé des alliances avec la droite à Fontaine et Échirolles, le groupe métropolitain « Arc des communes en transition écologiques et sociales » (ACTES) devrait sans surprise disparaitre. Ceci, au profit de transferts vers le groupe des « petites communes » et d’un groupe socialiste autonome, même si des évolutions sont certainement encore à venir.

Estimation des forces en présence au nouveau conseil métropolitain.

Quel(le) président(e) pour quelle majorité ?

Bien plus qu’en 2020, l’élection à la présidence — qui devrait se tenir au plus tard le 24 avril – sera intimement liée au périmètre d’une future majorité. Et là, la composition de l’assemblée ne donne que peu d’issues possibles.

D’un côté, la droite espère jouer son va-tout, prônant par la voix de Franck Longo une « gouvernance transpartisane qui se concentre sur les compétences obligatoires ». Au-delà de l’opportunisme tactique – Jérôme Rubes, vice-président communiste sortant et adjoint à Saint-Martin‑d’Hères, rappelant que « la droite propose généralement une gestion transpartisane lorsqu’elle est minoritaire, mais jamais quand elle est majoritaire… » –, on comprend en allant dans le détail quelles inflexions des politiques métropolitaines cela supposerait.

Dans ce domaine, on peut citer leurs oppositions ou abstentions sur plusieurs délibérations concernant le portage de projets de logements, des modifications du Plan local intercommunal d’urbanisme, l’égalité femmes-hommes ou encore la gestion du Stade des Alpes…

Pourtant, certains, à l’image de Sylvain Laval, président sortant du SMMAG et maire de Saint-Martin-le-Vinoux, ont publiquement ouvert la porte à une telle alliance. On parle également d’une potentielle candidature de Raphaël Guerrero, maire de Jarrie et vice-président sortant, pourtant très proche de Christophe Ferrari. Si le dernier siégeait jusqu’à présent au sein du groupe ACTES, les deux premiers sont des piliers du groupe des « petites communes », artisans durant le mandat précédent des affrontements avec la ville-centre.

De l’autre, les élus écologistes, socialistes et communistes multiplient les échanges, sans annoncer de candidature à la présidence pour le moment. Un proche des discussions confie : « Pour nous, l’important n’est pas de commencer par sortir un candidat à la présidence, et d’ensuite foncer, mais plutôt de construire l’architecture d’un vrai pacte de gouvernance à proposer aux petites communes. Le ou la candidate arrivera après, pour incarner cette proposition de contrat de majorité, en confiance. »

Les noms qui circulent à ce stade sont ceux de Guillaume Lissy (maire PS de Seyssinet-Pariset), Jérôme Rubes (adjoint au maire de Saint-Martin‑d’Hères et vice-président sortant, PCF) et d’Amandine Demore (maire PCF d’Echirolles), Laurence Ruffin ayant indiqué qu’elle ne serait candidate que si « Grenoble n’était pas respectée », ce qui ne devrait pas arriver. Une chose est désormais presque certaine : la tradition d’une présidence qui ne soit pas issue de la ville-centre perdurera, quelle que soit l’issue du conseil métropolitain.

Pour la majorité, peu d’options viables

Le hic de taille, c’est que ni une alliance « petites communes / droite », ni un bloc de gauche sans les petites communes ne peuvent être majoritaires et gouverner demain. Pour la gauche, pas question de céder aux exigences d’une droite qui demeure très largement minoritaire, et qui s’est plusieurs fois opposée frontalement aux politiques métropolitaines.

Par conséquent, une candidature portée par une alliance « petites communes / droite » positionnerait les élus RN et LFI en arbitre permanent de l’institution, entraînant une instabilité sans précédent.

Un socialiste livre son commentaire – un brin cynique. « On comprend bien quel intérêt aurait la droite, qui tient le Département, la Région et les territoires alentour, à bordéliser de façon permanente la métropole… Ça serait tout bénèf’ pour eux, et ils pourraient préparer tranquillement la reconquête de communes comme Vif, Noyarey, Vizille, Eybens, Gières, Le Sappey… », anticipe-t-il.

Et ce dernier de conclure : « Il n’y a pas de mystère, une seule majorité stable est possible : un pacte de gouvernance entre la gauche de gouvernement et les petites communes, à l’image de ce qui a toujours fonctionné dans notre territoire. »

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