Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français
Publié le 03.03.2026 à 19:15
Manuel PavardQue signifie « être communiste » aujourd’hui ? La question a servi de fil conducteur à Thomas Petit et Xavier Saconney, des prémisses du projet jusqu’à sa réalisation. Initialement pourtant, « cet univers [leur] était complètement inconnu », reconnaissent les deux auteurs, venus présenter Portraits communistes, vendredi 27 février, au siège de la fédération du PCF de l’Isère, à Grenoble. Un bel ouvrage de 113 pages, édité en ce début d’année 2026 par Le Travailleur alpin.
Thomas Petit (à gauche) et Xavier Saconney, auteurs de « Portraits communistes ».L’idée du livre n’est cependant pas venue instantanément. C’est plutôt le fruit d’un « long cheminement de neuf mois », indique Thomas Petit. Ingénieur en mécanique et fiabilité, celui-ci avait, comme son acolyte photographe, une sensibilité de gauche, mais sans connaître plus que ça le PCF, dont tous deux n’étaient ni militants ni sympathisants. À l’origine, raconte le rédacteur de Portraits communistes, « tout a commencé avec Michel », son voisin devenu ami, militant communiste depuis plus de cinquante ans.
« Rendre compte de leur engagement inconditionnel »
Au fil des discussions, des récits, des rencontres avec les camarades de Michel, Thomas Petit sent la « curiosité » le piquer. En parallèle, il est amené, dans son contexte professionnel, à se former à la sociologie et à l’enquête de terrain. Ce qui le conduit à effectuer une première série d’interviews. « L’exercice m’a plu, se souvient-il. Mais je ne savais pas où j’allais. » Xavier Saconney abonde : « C’est l’histoire d’un traquenard, plaisante-t-il. Au départ, Thomas me sollicite pour faire quelques photos en vue d’articles à paraître dans Le Travailleur alpin. Tout ça pour finir sur une expo et un bouquin ! »
À gauche, Michel, voisin et premier « témoin » de Thomas, et au micro, Antonin.C’est la rencontre avec un autre Michel, également militant communiste, qui sera décisive pour Thomas Petit. Après quelques échanges et hésitations, ceux-ci décident finalement de sortir un livre, s’accordant sur le choix des douze militants interrogés et photographiés, issus des sections PCF de Grenoble, Échirolles et Fontaine. Un panel varié, mêlant hommes et femmes de plusieurs générations, de l’étudiante de 25 ans au retraité de 88 ans.
Lucie, étudiante et militante communiste, benjamine des personnes interviewées.« Mon objectif, c’était de rendre compte de quelque chose qui m’impressionnait chez les communistes, à savoir leur engagement inconditionnel », explique Thomas. De mai à décembre 2025, Xavier et lui réalisent ainsi douze entretiens biographiques, « assez libres ». Le but, précise-t-il, n’était « pas de faire un compte-rendu exhaustif ». Au contraire, « chaque portrait est anglé », au sens journalistique du terme, confie Michel.
Chacun ses raisons d’être communiste
Lenka, Antonin, Lucie, François, Isabelle, Murielle, Catherine, Maryline, Christian, Michel, Anne-Marie, Romain. Douze portraits, sublimés par de magnifiques photos et relatant chacun une histoire différente. Des communistes tombés dans la marmite car nés dans une famille militante, d’autres s’étant politisés plus tard (à la JC ou directement au PCF), avec des portes d’entrée très diverses — au lycée ou à la fac, via le syndicalisme (Unef ou CGT), au service militaire, dans les tribunes…
Thomas Petit, ingénieur formé à la sociologie et auteur de son premier livre.Tous évoquent leur attachement très fort envers le parti, tout en faisant preuve d’une réelle « autonomie intellectuelle », salue Thomas Petit, agréablement surpris sur ce point. Au contact des militants, les clichés qu’il pouvait avoir au sujet d’un parti monolithique volent rapidement en éclats. Une partie d’entre eux sont plus « animés par la vie des idées » et le bagage théorique, d’autres par le militantisme au quotidien et le travail sur le terrain. « Certains assument ne pas être d’accord avec toutes les positions majoritaires du groupe, constate le rédacteur. Plusieurs m’ont dit que s’ils approuvaient 95 % de la ligne, ce n’était pas grave pour les 5 % restants, ils faisaient avec. »
Les militants présents dans le livre ont tous évoqué, lors de la présentation du livre, le plaisir qu’ils ont eu à plonger dans leurs souvenirs.In fine, le principal enseignement, souligne Michel (numéro 2), c’est que « chacun a des raisons particulières d’être lui et d’être communiste ». Conclusion : « Chaque personne a sa place au parti. » Et le meilleur moyen de le découvrir, c’est de lire ce superbe livre offrant des témoignages et images d’une rare profondeur. Car « c’est bien ça le communisme », assène Jérémie Giono, secrétaire départemental du PCF Isère, dans la préface. « Des hommes et des femmes qui relèvent la tête, et œuvrent ensemble pour rendre ce monde meilleur, ici et maintenant, et pour demain. »
Expo photo à la fédé PCFEn complément de la parution de Portraits communistes, une exposition de photographies en noir et blanc — différentes des images présentes dans le livre — des douze militants et militantes interviewés, réalisées par Xavier Saconney, est actuellement visible dans les locaux du PCF Isère, au 20 rue Émile-Gueymard, à Grenoble (en face de la gare), aux horaires d’ouverture (en semaine, de 9h à 12h et de 14h à 17h environ).
Pour acquérir l’ouvrage, se renseigner auprès de la fédération PCF de l’Isère. Prix : 10 euros.
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Publié le 03.03.2026 à 15:28
Maryvonne MathéoudContre la République islamique d’Iran. Pour « Femme Vie Liberté ». C’est aux peuples d’Iran de décider de leur avenir ! Plusieurs interventions ont été faites par des organisations appelant au rassemblement et toutes ont la même tonalité résumée dans l’appel au rassemblement.
C’est une mobilisation organisée en urgence explique Zohreh Baharmast, responsable de la LDH Iran. Puis elle donne lecture de l’appel : « En solidarité avec les peuples d’Iran pris en étau entre les bombardements israélo — états-uniens et la répression de la République islamique d’Iran. Non à l’intervention militaire d’Israël et des États-Unis en Iran. Non à la propagande impérialiste : les USA défendent leurs intérêts au Moyen Orient, ils ne sont en rien les alliés des peuples de la région. Non au régime sanguinaire de la République islamique d’Iran, ennemi de la jeunesse, des femmes, des travailleurs et des minorités nationales : massacres, répressions, Internet coupé, absence d’abris, de sirènes et d’alertes. Non aux courants réactionnaires et aux monarchistes qui soutiennent la guerre et portent un projet autoritaire et ultra libéral. Soutien à la lutte des peuples d’Iran pour le renversement de la République islamique d’Iran et dans leur combat pour la justice sociale, pour les droits des femmes et des minorités, pour la liberté, la laïcité, la démocratie et l’égalité. Femme, Vie, liberté ! »
Le rassemblement a eu lieu le lundi 2 mars, aux lendemains de l’agression israélo-états-unienne.Dans son intervention Mazdak Kafai, militant iranien indique que déjà prés de 600 civils ont déjà péri sous les frappes états-uniennes et israéliennes, dont 150 élèves d’une école, puis il rappelle le triste décompte des victimes de la répression du gouvernement des mollahs. Depuis 28 décembre 2025 au 23 février 2026, le nombre de personnes tuées au cour des manifestations est faramineux : 7007 tuées et identifié.e.s, 17 091 tuées et non identifié.e.s, 11 021 blessé.e.s, 53 777 personnes arrêtées, 306 personnes exécutés depuis 1er janvier de cette année, 1303 personnes exécutés en 2025.
Masdak Kafai.Ensuite il donne lecture du communiqué de Solidarité socialiste avec les travailleurs d’Iran.
« Ni guerre impérialiste contre les peuples d’Iran ! Ni République islamique d’Iran ! Soutien aux luttes des peuples d’Iran pour la justice sociale, l’égalité et la liberté! C’est aux peuples d’Iran de décider de leur avenir ! »
Les États-Unis et l’État d’Israël ont déclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient, dont nul ne peut aujourd’hui mesurer l’ampleur des conséquences dramatiques pour l’Iran et l’ensemble de la région. La campagne de frappes lancée contre l’Iran est dévastatrice pour les populations civiles. Donald Trump et Benyamin Netanyahou annoncent déjà leur volonté de poursuivre les bombardements dans les jours à venir.
Ces attaques ont certes conduit à l’élimination de dirigeants de premier plan du régime dictatorial, dont le Guide Ali Khamenei et de hauts responsables des Gardiens de la révolution. Le dictateur suprême a certes disparu, mais la dictature ne tombera pas sous les bombes. Les peuples d’Iran veulent pouvoir juger, eux-mêmes, leurs bourreaux responsables de plus de quarante-sept années de répression, de massacres et d’oppression.
L’histoire l’a montré : les guerres impérialistes n’ont jamais libéré les peuples. L’élimination physique de dictateurs comme Saddam Hussein ou Khadafi n’a pas libéré pour autant le peuple irakien ou libyen. Ce n’est d’ailleurs pas le but de Trump et de Netanyahou qui ne sont pas les alliés des peuples et des défenseurs de la liberté.
Netanyahou porte la responsabilité du génocide à Gaza et des guerres répétées contre les peuples palestinien, libanais et syrien. Trump, quant à lui, accélère une politique impérialiste et belliciste visant à renforcer l’hégémonie des États-Unis et à imposer des dirigeants soumis à leurs intérêts. Leur objectif n’est pas l’émancipation des peuples, mais la reconfiguration des rapports de force géopolitiques dans le monde et au Moyen-Orient, au service de leur ordre impérialiste, colonialiste et capitaliste.
De son côté, la République islamique d’Iran riposte en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz, et en lançant des missiles contre Israël ainsi que contre des pays de la région abritant des bases militaires américaines.
Au delà d’être meurtrière, cette nouvelle guerre fait peser des risques immenses sur les populations. La République islamique d’Iran va utiliser cette guerre pour accroître encore sa répression contre les secteurs en lutte en Iran. Le régime va prendre appui sur cette guerre pour imposer son récit sur les mobilisations populaires de janvier, expliquant que celles-ci étaient fomentés par Israël et les Etats-Unis. Cette guerre fera passer au second plan le massacre massif commis par la République islamique d’Iran en janvier dernier. Cette guerre va mettre un coup d’arrêt momentané à la reprise des luttes que l’on voyait dans les universités notamment.
Ni les interventions militaires impérialistes ni la République islamique ne défendent les intérêts des peuples d’Iran. L’émancipation ne peut venir que des luttes menées par les peuples d’Iran.
La seule voie pour se libérer à la fois de l’emprise impérialiste, de la dictature des mollahs et des Gardiens de la révolution, de l’exploitation et des oppressions, réside dans l’organisation indépendante des travailleurs, des femmes, de la jeunesse et des minorités opprimées. Nous soutenons le renforcement des mobilisations populaires qui visent à renverser la République islamique et à ouvrir la voie à une société fondée sur la justice sociale, l’égalité réelle et la liberté.
Les courants réactionnaires, en particulier monarchistes, soutiennent l’intervention de Trump et de Netanyahou dans l’espoir de revenir au pouvoir grâce à cette guerre criminelle. Ils bénéficient du relais des médias dominants pour promouvoir Reza Pahlavi comme alternative politique. Leur projet est en totale contradiction avec les aspirations démocratiques et sociales des peuples d’Iran. Reza Pahlavi n’a jamais rompu avec l’héritage dictatorial de la monarchie de son père. Son orientation pro-impérialiste, pro-sioniste, ultralibérale et autoritaire ne saurait représenter les travailleurs/euses, les femmes, la jeunesse et les minorités nationales.
La société iranienne lutte depuis des années pour en finir avec la République islamique. Elle se bat pour la justice sociale, l’égalité, la liberté et le droit à l’autodétermination. Ces aspirations sont incompatibles avec toute restauration monarchique et avec le retour des anciennes « élites » renversées en 1979.
Nous réaffirmons notre solidarité pleine et entière avec toutes celles et ceux qui, en Iran, luttent pour renverser la République islamique et construire par en bas une société démocratique, égalitaire et libre.
Arrêt immédiat de la guerre impérialiste ! À bas la République islamique d’Iran ! Solidarité avec les travailleurs/euses, les femmes, la jeunesse et les peuples d’Iran. Vive la justice sociale, l’égalité et la liberté ! »
Mariano Bona.Mariano Bona intervient au nom de AIAK (Association iséroise des ami.es des Kurdes)
« Il s’agit d’une guerre qui vient se rajouter à l’ensemble des agressions contre les peuples au Moyen-Orient. C’est une violation très grave du droit international, et un risque d’embrasement de l’ensemble du Moyen-Orient. »
Puis il explique : « Il ne s’agit en aucune façon de défendre un régime qui a causé la mort de dizaines de milliers de personnes ces dernières semaines, a multiplié les condamnations à mort. La répression du mouvement de contestation en Iran a touché et touche encore tous les secteurs de la société iranienne : femmes, hommes, jeunes, Kurdes, Baloutches, Azéris, étudiants, commerçants, salariés, artistes… Les manifestations du Rojhelat (Kurdistan iranien) ont été immédiatement réprimées : les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et ont attaqué un hôpital pour arrêter les blessés. Lors du mouvement « Femme, vie, liberté » en 2022, déclenché après la mort d’une jeune femme d’origine kurde, Mahsa Amini, la répression avait déjà été très violente dans les régions kurdes. »
Mariano poursuit : « Il faut être très clair sur un point : les Etats-Unis défendent leurs intérêts et n’ont que faire des droits des peuples. Ils manoeuvrent pour contrôler la société iranienne et disposer de ses richesses… Aucune issue favorable ne sortira de figures comme Reza Palavi. Nous n’oublions pas qu’il est l’héritier du régime du Shah d’Iran, marqué par la corruption, le bradage des richesses pétrolières d’Iran aux multinationales états-uniennes, les inégalités massives, la SAVAK, la police secrète pratiquant la torture et les assassinats. »
Puis Mariano lance un appel : « Les Iraniennes et Iraniens ont besoin de notre solidarité internationaliste. Nous devons exiger massivement et publiquement le respect du droit international et l’arrêt des bombardements, manifester notre soutien au combat des Iraniennes et des Iranien pour les droits fondamentaux, pour les droits des femmes, les droits politiques, sociaux et culturels des peuples d’Iran, kurde, azéri, baloutche… »

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Publié le 03.03.2026 à 14:38
Bernard TournierLes encouragements des personnalités politiques qui avaient la responsabilité d’ouvrir ce meeting sont unanimes. Toutes de disent confiantes pour le résultat à venir, au regard de l’espoir porté et suscité par la constitution de la seule liste de gauche en lice les 15 et 22 mars prochains.
« Chaque élection compte, notre ennemi numéro 1, c’est la résignation. Les 15 et 22 mars, il faut voter pour un programme clair, avec des mesures solidaires et concrètes», celui de la liste « Unis pour Saint-Marcellin ». » Le ton était donné par Sandrine Nosbé (députée LFI de l’Isère).
Pour Myriam Laïdouni (Les écologistes), nous sommes à un moment de basculement, un moment où nous avons besoin de plus d’humanité. « Cette liste, elle porte justement un programme qui permet de rassembler. » Ces élections municipales sont cruciales pour la démocratie, poursuit Eric Hours (conseiller régional PCF). « Ici, vous avez réussi à rassembler toute la gauche, les petites victoires feront les grandes dans quelques mois. »
Élisabeth Pouech.Pour Clarisse Elie et Guillaume Cornu (Génération.S), cette liste occupe une place importante à gauche, parce qu’elle est un rassemblement à la fois de gauche et de citoyens. « Elle est la seule en mesure d’être crédible, en mettant en cohérence la commune, l’intercommunalité, les sénatoriales et la région. » Pierre Labriet (1er adjoint à Echirolles, PCF) aborde un sujet légitime pour la gauche : défendre des politiques de sécurité du quotidien et de tranquillité publique. « Votre proposition de créer une brigade citoyenne du cadre de vie, c’est du service public à la clé. »
Marie Noëlle Battistel (députée PS de l’isère) était excusée, c’est Georges Dalla Zanna qui est intervenu pour rappeler que cette liste d’union de la gauche est composée de personnes qui connaissent leur ville, inclues dans la vie sociale et associative, et qui partagent les mêmes besoins et les mêmes préoccupations.
Sandrine Nosbé, Myriam Laïdouni, Patrice Ferrouillat, Eric Hours, message de Guillaume Gontard et de Marie-Noëlle Battistel…
Patrice Ferrouillat (élu et maire de Cognin-les-Gorges jusqu’en 2025) a quant à lui insisté sur le besoin pour la ville de Saint-Marcellin d’avoir un pôle plus fort à gauche, dans d’autres communes aussi, avec d’autres élus, « pour amener une intercommunalité où on ira vers plus de solidarité. » Excusé, Guillaume Gontard (Sénateur écologiste de l’Isère) a tenu à apporter son soutien par vidéo pour dire qu’il fait confiance à l’équipe « Unis pour Saint-Marcellin » pour faire de Saint-Marcellin une ville qui protège, qui s’adapte au changement climatique et qui permette l’accessibilité aux services publics.
Après la présentation de la liste par Élisabeth Pouech, et l’intervention de quelques candidates et candidats, il revenait à Christophe Ghersinu de conclure cette soirée.
Quand d’autres prétendent ne pas faire de politique, il a replacé les élections municipales dans le contexte actuel. « Partout en France, l’extrême droite progresse. Notre territoire n’est pas à l’abri. Quand la démocratie locale s’affaiblit, quand les inégalités s’accentuent, quand les habitants ont le sentiment de ne plus être écoutés, les colères sont instrumentalisées. Nous refusons que Saint-Marcellin bascule dans cette logique de division. C’est pourquoi nous portons un projet de rassemblement, de justice et de clarté. »
Christophe Gherrsinu.L’équipe « Unis pour Saint-Marcellin » revendique d’être de gauche, écologiste, et profondément attachée à la justice sociale et à l’intérêt général. Autour de Christophe Ghersinu et Elisabeth Pouech, elles et ils entendent donc engager une transformation ambitieuse et démocratique sur la santé, la culture et la vie associative, l’écologie, les mobilités, la solidarité avec toutes les générations, la tranquillité publique, le commerce. Autant de sujets et de propositions repris par Christophe Ghersinu dans son intervention et détaillés dans le programme de la liste.
Et c’est sur ces mots que cette soirée offensive s’est terminée : « Saint-Marcellin mérite un nouveau souffle, elle peut et doit devenir une ville solidaire, écologique et démocratique. Le renouveau est possible, il dépend de nous, il dépend de vous. »
La liste « Unis pour Saint-Marcellin.Cet article Municipale de Saint-Marcellin. « Le renouveau est possible » est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 03.03.2026 à 11:27
Manuel Pavard« Faisons reculer Shein et son monde ». Tel était le mot d’ordre de l’appel lancé conjointement par plusieurs organisations de jeunesse (Jeunes écolos, Jeunes communistes, Jeunes socialistes, Jeunes Génération.s), syndicats étudiants (Coordination étudiante Grenoble, l’Ourse — Sciences Po Grenoble), associations et collectifs (Alternatiba, Extinction Rébellion, Résistance à l’agression publicitaire, Attac). Appel auquel ont répondu une centaine de manifestants, réunis ce samedi 28 février devant le BHV de Grenoble.
Un combat commun pour les militant-es de différentes organisations de jeunesse de gauche. © Maelis LecomteMalgré une mobilisation massive — avec une pétition signée par près de 10 000 personnes — et une intense polémique nationale, Shein a finalement ouvert ses portes à Grenoble mercredi 25 février, avec trois mois de retard sur la date envisagée initialement. D’où le rassemblement visant un double objectif, indiquent les organisateurs dans leur communiqué commun : « exiger son départ et dénoncer le système destructeur que Shein représente ».
« Shein n’est pas juste une boutique »
En pleine phase d’expansion, le géant chinois de l’ultra fast-fashion et de la vente en ligne vient d’ouvrir des boutiques dans cinq BHV en France (à Limoges, Angers, Dijon, Reims et donc Grenoble). Ce, trois mois et demi après l’arrivée, le 5 novembre dernier, à Paris, de la première enseigne physique Shein du monde.
Les Jeunes communistes étaient présents. © Maelis LecomteMais « Shein n’est pas juste une boutique », soulignent les co-signataires. « C’est un modèle global qui exploite les travailleuses et travailleurs, pollue massivement et fragilise nos commerces. » Et de fustiger, pêle-mêle, « le travail forcé des Ouïghours, le travail d’enfants, des journées de 18 heures » ainsi que les « millions de tonnes de vêtements produits pour être portés juste quelques fois avant d’être jetés ». Sans oublier « des matières synthétiques issues du pétrole, impossibles à recycler et bourrées de microplastiques et de substances toxiques ».
Ne pas stigmatiser les clients de Shein
Pas question toutefois de se tromper de cible, pour les militants, qui refusent de stigmatiser et culpabiliser les clients. « La véritable responsabilité de ce système […] ne peut en aucun cas être imputée aux plus précaires, affirment-ils. Ce ne sont pas celles et ceux qui consomment pour se vêtir qui portent la responsabilité mais bien entièrement Shein, le BHV qui l’accueille, et le système économique et politique qui le nourrit et l’encourage. »
Laurence Ruffin, candidate de la liste d’union de la gauche aux municipales, est venue soutenir les manifestants. © Maelis LecomteLes organisateurs évoquent en outre les « alternatives » existant déjà à Grenoble, à savoir « friperies, ressourceries et commerces locaux engagés ». Ce qui montre, selon eux, « qu’un autre modèle est possible, basé sur le respect des personnes et de l’environnement ». Un combat que les manifestants entendent bien poursuivre, avec d’autres actions en vue dans les prochaines semaines.
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Publié le 02.03.2026 à 11:08
Daniel OriolAndré Mondange, maire de Péage-de-Roussillon, ainsi que toute son équipe municipale conviaient les habitant-es de la ville à une réunion publique pour la présentation de la liste du scrutin du 15 mars prochain.
Dans un premier temps, le maire revenait sur la promesse d’ambition et d’audace faite il y a six ans. Elle a été tenue. La commune en avait grandement besoin. 17 millions d’euros d’investissement grâce à une gestion rigoureuse, une maîtrise des dépenses et de la masse salariale. « La métamorphose de la ville est entamée et cette dynamique ne doit pas s’arrêter « , clama l’édile dans son propos. Un centre ville vivant et commerçant, une tranquillité publique en préservant le vivre ensemble, le renforcement de la solidarité, la favorisation de l’inclusion, la protection de la santé, l’investissement dans l’éducation, l’enfance, la jeunesse, le sport, la culture ce sont les choix qui ont guidés l’action des six années passées et qui perdureront.

L’ambition de ce nouveau mandat est l’investissement de 14 millions d’euros. Construction d’un nouveau gymnase, rénovation de la salle des fêtes, nouveau terrain de foot synthétique, rénovation de l’école Ollier…
En 2020, lors du précédent scrutin municipal, cinq listes étaient présentes au premier tour, puis trois au second, par le fruit d’ alliances parfois contre nature. La liste conduite par André Mondange était arrivée en tête lors des deux tours.
Six ans plus tard, aucune liste d’opposition ne s’est déclarée. Et les orientations budgétaires votées à l’unanimité démontrent le travail sérieux de l’équipe en place !

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Publié le 28.02.2026 à 16:37
Luc Renaud« Je me sens légitime, comme jeune femme, à faire ma place. » Iseult Brenier n’y va pas par quatre chemin. Tout comme elle n’a pas hésité à demander un rendez-vous à David Queiros – en juin de l’année dernière – avec une proposition en mains, celle d’être candidate pour les élections des 15 et 22 mars prochains. C’est chose faite : Iseult Brenier est candidate en dixième position sur la liste du maire de Saint-Martin‑d’Hères.
Les retraites, en 2023
Cette volonté de s’engager ne vient pas de nulle part.« J’ai commencé à militer pendant ma première année de fac, pour défendre les retraites. » C’était lors du deuxième mouvement, en 2023, elle avait 19 ans. Militante sur le campus, puis un passage par Erasmus, à Istanbul. « Ca m’a donné l’occasion de voir d’un peu plus haut ce qui se passe sur la planète, et ça ne fait pas envie, on ne voit pas vraiment ce qu’on peut faire avec un résultat rapide ; du coup, explique-t-elle,j’ai pensé que le mieux serait l’engagement local, pour un aboutissement concret plus rapide », s’excuse-t-elle presque.
C’est cette possibilité d’agir qu’elle trouve à Saint-Martin‑d’Hères, dans une ville « qui a une histoire particulière, un héritage social ; on y vit pas comme ailleurs » et des valeurs qu’elle partage avec David Queiros et ses co-listiers – tout en n’ayant pas de carte d’un parti politique en poche. Et puis, elle est un peu tombée dedans petite : sa grand-mère était adjointe communiste de René Proby et son père et président d’une communauté de communes dans le Nord Isère : « J’ai grandi dans les débats politiques et les projets locaux. »
Des militants qui se connaissent souvent depuis très longtemps
Aujourd’hui, Iseult Brenier est pleinement investie dans la campagne électorale. Marchés, porte-à-porte… Même s’il n’est pas toujours facile de s’engager aux côtés de militants « qui se connaissent parfois depuis très longtemps », « moi qui arrive toute seule » dans un milieu « qui n’est pas forcément le plus ouvert ».
« Le porte-à-porte, au début, c’est un peu impressionnant, raconte-t-elle, mais les gens sont le plus souvent très contents d’habiter dans une commune avec ces services publics ; quand on rencontre une famille avec de jeunes enfants par exemple. » Il arrive que ce soit plus difficile, « quand il faut expliquer que ce n’est pas la ville qui a augmenté la taxe foncière, c’est l’État qui a augmenté les bases d’imposition ; c’est technique et c’est de toute façon une atteinte au pouvoir d’achat ».
Neyrpic, une étape majeure vers la requalification de l’entrée Nord-Est de l’agglomération grenobloise.Ses ambitions pour ce prochain mandat ? « Il faut d’abord être élu, une chose après l’autre », sourit-elle. Ce qui n’empêche pas de se projeter. « Ce serait bien une ville encore plus attractive pour les jeunes qui restent trop souvent dans le centre ville de Grenoble, en lien avec le campus. » Côté urbanisme, elle appelle de ses vœux la poursuite de la requalification de l’avenue Gabriel Péri, « Neyrpic, c’est très bien, ça nous permet d’aller plus loin dans les aménagements ».
Un mandat qu’elle conjuguera avec la fin de ses études – Iseult Brenier est étudiante à Sciences po en Master 1 de « management des collectivités territoriales » — puis une entrée dans la vie professionnelle. « Je ne sais pas vraiment vers quoi je me dirigerai, l’avantage de ma formation est qu’elle est assez généraliste, on verra et j’essaie de ne pas trop m’en faire. » Ce qui semble acquis, c’est qu’Iseult Brenier saura saisir la balle au bond.
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Publié le 28.02.2026 à 14:22
Edouard SchoeneLe tribunal a rendu son jugement : relaxe.
Le procureur avait requis une peine de 2000 euros d’amende avec sursis à l’encontre de l’enseignant, militant de la cause palestinienne.
Accompagné d’une quinzaine de soutiens, l’enseignant est sorti du tribunal satisfait que la justice ait reconnu que ses agissements ne pouvaient pas être assimilés à des injures, à des actes antisémites.
Il a affirmé continuer à agir, pendant la campagne des élections municipales de Grenoble pour que les candidats prennent des engagements concrets pour les droits des Palestinien·nes.
Les plaignants ont dix jours pour faire appel du jugement de relaxe.
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