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Le Travailleur Alpin

Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français

Publié le 13.03.2026 à 23:04

Daniel Oriol

Philippe Genty, maire de Saint-Maurice-l’Exil depuis douze ans reconduit une liste divers gauche alliant des progressistes, des humanistes. La commune est gérée par la gauche depuis 1968.

Cette année, il y aura une liste d’opposition, ce qui n’était plus arrivé depuis 2002. La liste de gauche liste propose une équipe renouvelée pour moitié. La commune qui approche les 7000 habitant es  est la deuxième commune la plus peuplée de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône. Elle a une gestion responsable et rigoureuse permettant de financer des projets sans augmenter les impôts fonciers. 

Elle s’est modernisée et transformée grâce au travail des agents municipaux.

Ses projets sont divers mais on peut citer l’attribution d’une aide de 30€ par enfant scolarisé jusqu’au CM2 pour toute inscription à une association sportive locale, la construction d’une halle dédiée au multisport, l’affirmation de la biodiversité comme richesse communale, la poursuite de plantation d’arbres dans l’espace public, la désimperméabilisation des cours d’école en les végétalisant, le recrutement d’un éducateur spécialisé au sein du service enfance/jeunesse, la transformation de l’espace Aragon en salle de spectacle de 600 places assises, la création de comités de quartier…

Cet article Saint-Maurice‑l’Exil. Le choix de la modernité est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 13.03.2026 à 14:15

Manuel Pavard

Sa voix, en prononçant ses premiers mots, trahissait une « émotion » qu’elle a volontiers reconnue, fière de la composition et de l’engagement de cette « liste à l’image d’Échirolles ». Entourée de ses quarante colistières et colistiers, Amandine Demore s’est adressée une ultime fois à ses quelque 500 partisans rassemblés, ce jeudi 12 mars au soir, à la salle des fêtes d’Échirolles, pour sa réunion publique de fin de campagne. La quinzième et dernière organisée par Échirolles ensemble, à trois jours du premier tour des élections municipales.

Les 41 membres (Amandine Demore incluse) de la liste Échirolles ensemble ont été présentés un par un au public.

L’occasion pour la tête de liste et maire PCF de saluer les différents élus venus la soutenir. D’autres communistes, à l’image de son prédécesseur Renzo Sulli — auquel elle a succédé en octobre 2023 — ou du conseiller régional Éric Hours. Mais aussi des écologistes, comme le maire de Grenoble Éric Piolle — qui a fait une apparition en début de soirée — ou celui de Champagnier, Florent Cholat, et des socialistes, à l’instar de Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset. Une prise de position notable de leur part alors que le PS et Les Écologistes soutiennent respectivement Laetitia Rabih et l’insoumis Antar Labiod.

« Le rôle de la gauche, c’est de s’unir et se rassembler. Quand l’extrême droite est aux portes du pouvoir, quand les fascistes, partout dans le monde, prennent des responsabilités, nous n’avons pas le droit de nous diviser. »

Avant de présenter un par un les membres de la liste, les adjoints échirollois Aurélien Farge et Pierre Labriet, animateurs de la soirée — et eux-mêmes colistiers de leur édile -, ont d’ailleurs transmis le micro à Guillaume Lissy et Florent Cholat. Espérant poursuivre sa collaboration avec Amandine Demore qu’il qualifie de « femme courageuse et intègre », le premier nommé s’est exprimé « en tant que maire, homme de gauche et militant socialiste », glissant une pique aux instances du PS.

Guillaume Lissy, maire PS de Seyssinet-Pariset, soutient Amandine Demore.

« Le rôle de la gauche, c’est de s’unir et se rassembler. Quand l’extrême droite est aux portes du pouvoir, quand les fascistes, partout dans le monde, prennent des responsabilités, nous n’avons pas le droit de nous diviser », a ainsi asséné Guillaume Lissy. Et de rappeler que, malgré les différences entre partis, « ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise ».

Florent Cholat, maire écologiste de Champagnier, également aux côtés d’Amandine Demore.

Comme son homologue de Seyssinet-Pariset, Florent Cholat s’est démarqué, par sa simple présence ce jeudi soir, de son parti, Les Écologistes. Soulignant la qualité de leur travail commun à la Métropole, le maire de Champagnier a apporté son « soutien plein et entier » à Amandine Demore. « On a des valeurs communes de solidarité, d’entraide, et un respect très important », a‑t-il ajouté, appelant les électeurs à leur « permettre de poursuivre ce travail, dès le dimanche 15 mars ».

« Le choix de l’unité »

Reconnaissante pour le positionnement de ses collègues premiers magistrats, Amandine Demore a également tenu à remercier celles et ceux qui, sur sa liste, ont « fait le choix de l’unité contre des décisions prises nationalement sans connaître le contexte local et les forces en présence ». Décisions qu’elle juge « déconnectées du réel ». Citant les noms de ses colistiers concernés, la candidate a notamment salué « les insoumis unitaires qui refusent la division » ainsi que « les socialistes qui ont refusé l’aventure personnelle et opportuniste portée par la liste Vivre unis ». Sans oublier le militant écologiste Antoine Fléchet, conseiller municipal grenoblois ayant rallié Échirolles ensemble.

Cette liste, qui comprend également des militants communistes et des citoyens n’appartenant à aucun parti, représente « toute la diversité d’Échirolles », a‑t-elle indiqué. « Ces différentes sensibilités politiques sont rassemblées pour un même objectif : protéger les habitants et habitantes, défendre les services publics et agir pour la justice sociale et écologique. »

Aurélien Farge et Pierre Labriet, adjoints à la maire d’Échirolles, colistiers et également animateurs improvisés.

Amandine Demore a aussi loué l’engagement de son équipe, présente « toute l’année, au quotidien, sur le terrain ». Des personnes qui ont mené, depuis des mois, « une campagne d’une intensité rare », enchaînant quinze réunions publiques, des porte-à-porte tous les soirs, des déambulations, des tractages sur les marchés… « On a fait le choix d’une campagne de proximité », a abondé Aurélien Farge, qui s’est notamment félicité du nombre de dons approchant au total les 10 000 euros.

Une « violence politique jamais vue » à Échirolles

Intense, cette campagne s’est malheureusement distinguée par ailleurs par son climat particulièrement délétère. Amandine Demore a ainsi évoqué une « violence politique comme [elle n’en avait] jamais vue » à Échirolles. Certes, « la conflictualité fait partie de la politique. Mais les coups bas, les attaques personnelles, les insinuations, les mensonges, les fake news, colportés volontairement par des opposants d’opportunité, je ne peux m’y résoudre », a‑t-elle déploré.

Dans son viseur, la candidate PS Laetitia Rabih, pourtant élue au sein de la majorité municipale. « Son équipe a tenté de calomnier mes colistiers par voie de presse », a en effet accusé la maire PCF. « L’ennemi de Laetitia Rabih, ce n’est pas l’extrême droite, c’est nous », a‑t-elle affirmé, ironisant sur cette tête de liste qui « quitte la ville pour le confort supposé d’un petit village voisin et ne revient s’installer à Échirolles que quelques mois avant les élections ».

« Notre véritable ennemi politique, c’est le RN »

Malgré les attaques de cette ancienne alliée, la liste Échirolles ensemble ne se trompe pas de combat, assure Amandine Demore. « Notre véritable ennemi politique, c’est le RN » qui, pendant ce temps-là, « continue tranquillement son chemin ». Elle l’a d’ailleurs martelé à la fin de son intervention : « Face à l’extrême droite, le barrage, c’est nous ; la résistance, l’espoir, c’est nous. » Le danger est clairement identifié : « Le RN au pouvoir ici, c’est le risque de disparition de notre ADN. C’est l’inégalité de traitement entre les quartiers. C’est la fin de ‘la république au coin de la rue’. Il faut faire de nos communes des terres de résistance. »

Les quelque 500 personnes présentes se sont réunies autour d’un banquet, après le discours d’Amandine Demore.

Montée de l’extrême droite, crise sociale et écologique… « Je mesure la gravité du moment, a admis la candidate. Mais je crois profondément en la force d’Échirolles. » Pour affronter ces menaces, elle mise sur un « programme ambitieux ». Un projet qui répond à « des aspirations très concrètes : mieux vivre, mieux se déplacer, mieux respirer, mieux se protéger, mieux voir grandir et s’épanouir ses enfants ». Et un projet où « personne ne doit être laissé de côté ».

Devant le public conquis de la salle des fêtes, Amandine Demore a ainsi déroulé les grandes lignes de son programme, détaillant une partie des nombreuses mesures proposées — liste non exhaustive. Pour les aînés avec le portage de repas ou les aides personnalisées. Le soutien au pouvoir d’achat avec la baisse des tarifs de la cantine pour les enfants et le gel du taux communal des impôts locaux. Sur le plan de la santé, avec la volonté de créer deux centres de santé. Face au changement climatique avec la production d’énergies locales renouvelables — grâce notamment aux deux centrales photovoltaïques -, le plan fraîcheur et la végétalisation des cours d’école, la création de nouveaux parcs, la plantation de mille arbres supplémentaires…

« Aucune voix ne doit manquer dimanche »

Et puis, impossible de ne pas citer la sécurité, « un service public » rendu à la population, auquel l’édile s’est montrée particulièrement sensible durant le mandat actuel. Dans ce domaine, elle refuse à la fois de « fermer les yeux » et d’approuver « les discours de gros bas et de tolérance zéro ». « Nous continuerons la bataille pour un commissariat de plein exercice, tout en renforçant la prévention », a promis la candidate à ses électeurs. Avant de leur annoncer avoir enfin obtenu une réponse du ministre de l’Intérieur, qui a mis « à l’étude » sa proposition de création du commissariat. Un combat global qui a conduit les trafiquants à s’impliquer dans cette campagne, allant jusqu’à incendier sa voiture de service. « Ils n’ont aucun intérêt à nous voir gagner », a‑t-elle souligné, attestant de sa « détermination ».

La soirée s’est terminée en musique.

À trois jours du scrutin, Amandine Demore a achevé son discours par un appel lancé à l’ensemble de ses colistiers, militants et sympathisants : « Aucune voix ne doit manquer dimanche. Ramenons aux urnes ceux qui hésitent. (…) Les 15 et 22 mars, faisons gagner une ville protectrice et solidaire. » Une parfaite conclusion, avant de poursuivre la soirée par un banquet et des concerts.

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Publié le 13.03.2026 à 11:55

Luc Renaud

Le choix avait été fait d’une campagne très décentralisée. Aussi la réunion publique de ce 12 mars était-elle la dernière d’une série de rencontres dans les quartiers de la ville organisées par l’équipe de campagne de David Queiros.

La dernière, et logiquement celle de remerciements appuyés. « Ça fait chaud au cœur de voir cette mobilisation au porte-à-porte, sur les marchés, devant les écoles », souriait ainsi David Queiros. Chaud au cœur, ces messages de remerciement des Martinérois, recueillis dans la rue, dans les immeubles, au détour d’une conversation.

Jérôme Rubes a présenté les co-listiers de David Queiros.

Cette assemblée publique était également mise à profit pour une présentation des candidats qui constitueront l’équipe municipale autour de David Queiros. Une liste plurielle à l’image de Saint-Martin‑d’Hères, composée de citoyens engagés dans des associations, des clubs sportifs, des partis politiques – le PCF, le PS, LFI dans sa tradition martinéroise – souvent des engagements à plusieurs titres. Une union qui, par delà les différences de sensibilité, s’est construite autour d’un projet commun pour Saint-Martin‑d’Hères. Ce qui amenait David Queiros à regretter la division à gauche, et notamment le choix des Ecologistes de se tourner vers des macronistes pour présenter une liste d’opposition à l’union de la gauche.

Un rempart contre l’injustice

Ce projet commun, David Queiros en brossait les grandes lignes. Avec une idée force : la municipalité doit être un rempart contre les injustices subies par ses habitants, une ville qui protège contre les effets de décisions prises au niveau national.

Ce projet, c’est aussi un foisonnement de projets concrets. La poursuite de l’aménagement de l’avenue Gabriel Péri, sa transformation en boulevard urbain dans la suite de la création du centre d’activité Neyrpic. « Saint-Martin‑d’Hères est une ville, la deuxième du département, c’est une ville à part entière avec son cœur de ville», lançait David Queiros. La poursuite de la transformation architecturale de l’entrée de ville que constitue l’avenue Gabriel Péri va dans ce sens.

Cette dernière réunion décentralisée s’est déroulée salle Fernand Texier, avenue Ambroise Croizat.

De même que les réalisations au service de la vitalité de chacun des quartiers martinérois, de leurs artères et de leurs places. La plantation d’arbres et la désimperméabilisation des sols, c’est pour toute la commune. Mais il faut citer l’aménagement de la zone verte dans la continuité du parc Madeleine Barathieu, la modernisation de l’axe Marcel Cachin avec une attention particulière au commerce de proximité, la poursuite de l’effort de rénovation des écoles, la poursuite, là encore, de la rénovation des voiries – 27 km de pistes cyclables l’ont déjà été ainsi que 55 km de rues. Projet encore, celui de la prolongation du tram D vers Grand Place pour lequel il faudra faire entendre la voix de Saint-Martin‑d’Hères à la métropole et au syndicat des mobilités.

Le maire rappelait au passage l’engagement de la municipalité pour préserver la colline du Mûrier de l’urbanisation : « Le Mûrier, c’est un tiers de la biodiversité de l’agglomération. »

David Queiros a été victime d’ignobles attaques personnelles au cours de la campagne électorale.

David Queiros ne manquait pas de souligner combien ces perspectives tranchent avec celles que proposent les listes d’opposition. « Personne ne critique notre bilan, mais il ne faut pas se tromper sur ce que nos concurrents proposent : agiter une baisse des impôts à la façon d’un chiffon rouge, c’est promettre la réduction des services municipaux, de la solidarité, c’est plonger la ville dans les déficits ». David Queiros dénonçait également la campagne haineuse du RN. Et cette campagne ignoble contre le maire et son équipe : un tract a été diffusé mettant en cause directement David Queiros sous le titre « Wanted David Queiros ». « C’est idiot, pas la peine de me rechercher, on peut me trouver partout ! » Plainte a été déposée.

Solidarité internationale

Dans cette intervention consacrée à l’élection municipale, à ses enjeux et projets locaux, David Queiros n’omettait cependant pas d’évoquer la situation internationale, fidèle en cela à la tradition martinéroise de solidarité internationale. « Nous vivons aujourd’hui le cauchemar de la guerre ; alors que des enfants meurent sous les bombes, les médias dominants nous parlent du prix de l’essence », disait-il. L’extrême droite, partout dans le monde, est à l’origine des guerres et des conflits meurtriers.

Une motivation supplémentaire, s’il en fallait, d’une mobilisation dans les urnes le 15 mars pour défendre les valeurs de solidarité et de fraternité.

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Publié le 13.03.2026 à 10:22

Didier Gosselin

Jeudi 12 mars 2026, les enseignant·es du lycée Léonard de Vinci, à Villefontaine, étaient en grève pour exiger des moyens permettant de maintenir une réelle qualité d’enseignement. Dans leur communiqué, les enseignant·es dénoncent la dégradation des conditions de travail et d’étude.

Outre l’insuffisant nombre d’assistants d’éducation (AED), six équivalents temps plein pour 1500 élèves, censés veiller à l’encadrement et la sécurité des élèves pendant les intercours, les enseignant·es soulignent l’inégalité en quotité d’horaires d’enseignement. « 65 heures de moins par semaine que les autres établissements du secteur… pour des élèves issus de catégories sociales moins favorisées ! ». Face à cette réalité et malgré des démarches entreprises, le rectorat reste sourd.

© Ilaria Galante

Les moyens matériels et humains insuffisants fragilisent l’encadrement éducatif et pédagogique.

« Nos classes débordent » s’indignent les enseignant·es qui constatent au quotidien un manque de salles pour proposer des emplois du temps décents aux élèves et un manque de places pour le nombre d’élèves à venir. Concernant le personnel de direction, il est également insuffisamment doté avec « un seul proviseur-adjoint pour plus de 1500 élèves, des filières générales, technologiques, professionnelles et un pôle supérieur en design et en audio-visuel… ». Le communiqué rappelle également que « des postes de personnels administratifs, techniques, de santé ne sont pas pourvus et que les absences ne sont pas remplacées », ce qui ne fait que « détériorer à la fois les conditions de travail et les conditions d’accueil dans l’établissement ».

Un climat scolaire qui se dégrade.

Il résulte de ces choix de réduction et d’insuffisance des moyens, dans le cadre d’une politique nationale d’austérité budgétaire publique menée depuis des années, une grave dégradation des conditions de vie et d’études. Pour les enseignant·es du lycée Léonard de Vinci, cette situation se traduit par « moins de suivi pour les cas particuliers d’élèves (absentéisme, décrochage) », par« des dégradations matérielles (WC saccagés, tags insultants, boitiers incendies détruits…) et ainsi un gâchis d’argent public qui serait mieux utilisé ailleurs, que dans des réparations ! ». Plus d’élèves à venir, dont de nombreux issus de collèges classés REP ou de quartiers prioritaires, plus de formations… mais pas de postes créés !

Tout cela dégrade les conditions de vie et de travail des agent·es, des élèves, des enseignant·es, qui dénoncent « le traitement défaillant des incidents –tels que menaces envers les personnels‑, le manque d’encadrement et de sanctions ». Tout aussi grave, « un management toxique (…), une gestion improvisée de l’établissement, un mépris des instances démocratiques », et en fin de compte déplorent les enseignants « une relation avec nos élèves qui en pâtit, car nous ne sommes plus capables de leur fournir un environnement serein et sécurisé ».

Des difficultés chroniques de communication.

La situation du lycée Léonard de Vinci est inquiétante. « Globalement notre lycée manque de tout » s’indigne Caroline Bouchier du syndicat SUD, qui dénonce également le mépris du rectorat qui, malgré plusieurs courriers argumentés sur la situation, refuse de reconnaître l’ampleur des problèmes. « Les nombreuses fiches SST (Sécurité et Santé au Travail) transmises par les personnels », poursuit la syndicaliste, « ont bien donné lieu à une audience au rectorat et à la mise en place d’un suivi par un Inspecteur d’Académie », mais sans résultats… « Ce que nous avons récolté », s’insurge Caroline Bouchier, « c’est un projet de charte de communication » ! « Vendredi 6 mars », conclut-elle, « le président de la Région est venu visiter le lycée avec le Dasen (Directeur académique des services de l’éducation nationale), les agents ont été reçus, mais nous, nous attendons toujours d’être informés de cette visite… Nous sommes traités comme de dangereux agitateurs alors que nous n’avons de cesse de consacrer un temps important à communiquer et à faire connaître les problèmes publics qui touchent cet établissement ».

© Ilaria Galante

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Publié le 12.03.2026 à 13:03

Manuel Pavard

« C’est un moment fort pour moi. » S’adressant aux quelque mille personnes massées sous le chapiteau installé au Jardin de ville, ce mercredi 11 mars au soir, pour ce dernier grand meeting, à quelques jours du premier tour, Laurence Ruffin n’a caché ni son émotion ni sa fierté. Sa prise de parole, au terme d’une campagne « enthousiasmante », qui a vu les membres de son équipe frapper à « 30 000 portes », venait en outre ponctuer « une journée particulière ». Journée marquée par la venue à Grenoble de soutien de poids à ses côtés.

Près de 1000 personnes sont venues écouter et soutenir Laurence Ruffin au Jardin de ville.

C’est d’abord le militant écologiste et associatif marseillais Amine Kessaci — dont le frère a été assassiné en novembre dernier dans la cité phocéenne — qui a rencontré, dans l’après-midi, la tête de liste de l’union de la gauche. Malgré les menaces de mort qui le visent, le jeune homme de 22 ans, escorté et protégé par de nombreux policiers, avait tenu à faire le déplacement.

Laurence Ruffin a évoqué cette « journée particulière » pour elle.

« Il est venu nous soutenir, nous parler de son combat, des enfants de Marseille, de l’aide aux devoirs, de la lutte contre le narcotrafic, de la vie associative », a raconté Laurence Ruffin. « Ce drame nous pousse à agir pour défendre ces familles victimes, surtout dans les quartiers populaires », a‑t-elle ajouté, évoquant son « point commun avec Amine. On considère que la ville est le bon endroit pour agir. »

Un « duel qui se profile » entre deux visions opposées

Autres personnalités intervenant, elles, au meeting, Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, Pierre Jouvet, député européen et secrétaire général du Parti socialiste, et bien sûr son frère, François Ruffin, député de la Somme, de retour en Isère un peu moins de quatre mois après sa visite sur le piquet de grève de Teisseire. Un trio qui, lors de la conférence de presse précédant le meeting comme sur la scène du Jardin de ville, a insisté sur l’importance du scrutin grenoblois. Ceci, « dans un moment politique intense où le monde vacille et la France inquiète », a souligné Clémentine Autain.

Clémentine Autain, François Ruffin, Jérémie Iordanoff, Pierre Jouvet, tous venus soutenir Laurence Ruffin.

Dans ce contexte, la liste de rassemblement et d’union de la gauche a la capacité « d’améliorer le quotidien et d’apporter des solutions concrètes », a poursuivi la confondatrice de L’Après. Et de citer, pêle-mêle, la création de centres de santé, les 30 % de logements sociaux, le plafonnement des loyers, la gratuité des transports le week-end ou encore l’amplification de la sécurité sociale de l’alimentation. Un enjeu local donc, mais également national, à savoir « éviter la trumpisation en France ». Pour Clémentine Autain, c’est en effet « notre union de la gauche et des écologistes qui empêche les personnages trumpistes comme Carignon d’accéder au pouvoir ».

Clémentine Autain, députée L’Après de Seine-Saint-Denis.

Pierre Jouvet a lui aussi comparé les deux candidats, en perspective du « duel qui se profile ». D’un côté, Alain Carignon, symbole du « retour en arrière » et des « alliances des droites et de l’extrême droite ». De l’autre, Laurence Ruffin qui incarne les valeurs historiques de Grenoble, « résistance et liberté », et le trait d’union avec « Hubert Dubedout, celui qui a créé ce lien qu’on appellerait aujourd’hui la démocratie participative ». « C’est le projet et l’histoire que porte Laurence, face à un homme du passé avec un lourd passif judiciaire », a martelé le dirigeant socialiste, tirant à boulets rouges sur « l’homme politique le plus condamné ».

Pierre Jouvet, député européen, conseiller départemental de la Drôme et secrétaire général du PS.

« Cet homme qui a le culot de venir donner des leçons, d’expliquer comment il faudrait gérer une ville […], ce même homme qui, avant de partir avec les menottes derrière les barreaux, vous a laissé un trou de 146 millions d’euros à Grenoble, que les municipalités successives ont mis des années à épurer », a taclé Pierre Jouvet. Face au danger de la droite, il y a « un vote efficace dimanche » et un « bulletin de vote d’espoir », a affirmé l’eurodéputé PS. Lequel s’est dit ravi du retour de son parti dans le giron de la gauche grenobloise rassemblée.

François Ruffin, député de la Somme et président de Debout !.

Pierre Jouvet a par ailleurs, comme François Ruffin avant lui, loué « le bonheur en politique », notion dont « on ne parle pas » mais que symbolise parfaitement la candidature de Laurence Ruffin. « Il faut tout faire pour lever les obstacles au bonheur pour les Grenoblois », a lancé le député de la Somme, qui n’a pas tari d’éloges sur sa sœur, « la meilleure » de la famille. « Je suis l’ombre, elle est la lumière », a plaisanté François Ruffin, avant de confier aux électeurs grenoblois : « Vous avez une chance immense. Mon seul regret, c’est que vous allez priver la France de Laurence, qui devrait déjà être notre ministre de l’Économie. »

« Un moment charnière »

Après avoir remercié ses soutiens et son équipe, Laurence Ruffin a quant à elle présenté son parcours, ses liens avec la capitale des Alpes et les grandes lignes de son projet. « Grenoble, c’est la ville que j’ai choisie pour vivre », a‑t-elle expliqué. « C’est aussi la ville où j’ai été pendant dix-sept dirigeante d’une entreprise coopérative. Ce que j’ai voulu y porter, c’est une structure dans laquelle on se sent bien, où on est heureux, où les salariés sont associés… Ce qu’on a appelé une petite république. »

Ambiance festive.

Ces méthodes et ce modèle coopératifs, elle espère les appliquer — à une tout autre échelle évidemment — ou du moins s’en inspirer à la mairie de Grenoble. Le tout en s’appuyant, s’est-elle félicitée, sur une liste composée pour moitié de représentants des treize partis et mouvements alliés (Les Écologistes, PCF, PS, Génération.s, L’Après, ADES, Parti animaliste, Debout !, Nouvelle donne, Insoumis unitaires, Radicaux de gauche, Réseau citoyen, Go Citoyenneté), et pour moitié de membres de la société civile.

Laurence Ruffin veut s’inscrire dans la « riche histoire » de Grenoble.

Laurence Ruffin n’a pas esquivé l’ampleur de la tâche qui l’attend en cas de victoire le 22 mars. Ni la responsabilité qui lui incomberait alors. « On est à un moment charnière », a‑t-elle souligné, évoquant la situation internationale, les guerres en Ukraine, en Iran, au Liban, la montée de l’extrême droite et du racisme, dans le monde comme en France, le dérèglement climatique… « Dans ce moment de bascule, à Grenoble, on peut proposer autre chose, a assuré la candidate. Car Grenoble a une histoire riche dans laquelle on s’inscrit. C’est ici qu’a eu lieu la Journée des Tuiles, c’est ici qu’a été créé le premier Planning familial, c’est ici qu’on s’est battu pour le lycée Mounier, pour que l’eau redevienne publique », a‑t-elle égrené.

« Parler aux électeurs de gauche mais pas seulement »

Se plaçant dans les pas de ses prédécesseurs de la gauche grenobloise, Laurence Ruffin a toutefois tenu à marquer également sa singularité. Ce « besoin d’un nouveau cycle, d’un nouveau projet » dont elle a esquissé les grandes lignes, détaillant quelques mesures. Un projet « exigeant sur le fond et apaisé sur la forme ». Car la tête de liste souhaite « parler aux électeurs de gauche mais pas seulement ». Et de préciser : « On veut une politique de gauche efficace, une politique du courage. Une gauche qui s’intéresse à tous ceux qui nous disent être éloignés de nous. On veut parler à tous ceux qui ne viennent pas à nos réunions. C’est de ça qu’est né notre projet. »

Les membres de la liste sur la scène, à la fin du meeting.

Ressent-elle une légère appréhension à l’orée de la dernière ligne droite ? Prétendre le contraire serait présomptueux mais le défi à affronter et sa ferme conviction d’œuvrer pour le bien commun ont vite balayé les réticences : « Je suis une nageuse, j’ai décidé de plonger », a‑t-elle confié. Rebondissant sur les propos tenus auparavant par ses soutiens, Laurence Ruffin a en outre indiqué vouloir « du bonheur partagé ». Avant de conclure, rejointe sur scène par ses colistiers et colistières : « Le 15 mars, dites oui à Grenoble ! »

Avec le militant marseillais engagé contre le trafic de stupéfiants — et menacé de mort pour cela — Amine Kessaci, venu lui témoigner son soutien à son local de campagne grenoblois. © Margot Lhermite

Cet article Grenoble. Laurence Ruffin en meeting : « espoir », « bonheur » et « courage » est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 12.03.2026 à 12:25

Luc Renaud

« J’ai pu me loger à Meylan, et je le dois aux efforts de la ville pour développer le logement social. » C’est en substance ce dont témoignait un enseignant devant l’assemblée réunie le 11 mars au soir, en forme de point d’orgue de la campagne électorale de la liste de gauche Aimeylan.

Philippe Cardin a pris la parole devant quelque cent cinquante personnes.

Une liste renouvelée qui n’en défend pas moins le bilan de l’équipe sortante, conduite par le maire Philippe Cardin qui se représente aujourd’hui.

Bilan illustré tour à tour par des Meylanaises et Meylanais qui en bénéficient au quotidien. Comme c’est le cas de la tarification sociale, notamment dans le périscolaire. Mais aussi de l’accessibilité de la ville et des services publics locaux aux personnes en situation de handicap. Et du logement social : en six ans, la commune a atteint le palier de 20 % de logements sociaux, ce qui l’exonère désormais des 500 000 euros qu’elle devait auparavant reverser à l’État, pour cause d’insuffisance de logements sociaux.

Une maison des solidarités

La soirée était aussi largement consacrée aux projets de la liste d’union de la gauche. Une liste dont six des trente-cinq membres sont membres du PS, des Ecologistes, d’Equinoxe ou du Parti communiste et vingt-neuf sont issus de la société civile.

Un projet structurant parmi d’autres était mis à l’honneur par les intervenants, celui de l’édification d’une maison des solidarités. Un bâtiment, à deux pas de l’hôtel de ville qui abritera une maison de santé, un relais d’assistantes maternelle, les services du CCAS, un dispositif d’aide à l’utilisation du numérique… Autre projet qui témoigne de la volonté de prolonger le travail entrepris, celui de l’aménagement du quartier de la Serve, avec la volonté d’associer la population à son élaboration. On pourra encore citer le dispositif d’action pour agir contre les violences intrafamiliales, ou la poursuite du rééquilibrage de l’urbanisme meylanais entre la plaine et les quartiers adossés aux contreforts de la Chartreuse. « La dimension solidaire est essentielle dans notre projet », se félicite Antoine Ancelet-Schwartz, candidat communiste sur cette liste de gauche.

Philippe Cardin accueillait maires et conseillers métropolitains de l’aggloémration.

Autre aspect abordé au cours de la soirée, celui des relations avec la métropole. Des maires de l’agglomération avaient été invités, parmi lesquels la maire d’Echirolles, Amandine Demore ; ainsi que Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset ; Florent Cholat, maire de Champagnier ; ou encore Laurent Amadieu, maire de Saint-Egrève ; Pierre Verri, maire de Gières… Des élus qui partagent une vision, exprimée lors de l’intervention d’Amandine Demore : la métropole, à laquelle la loi a conféré des compétences étendues, doit être construite avec les habitants dans la transparence et non pas au fil de tractations opaques.

Amandine Demore, maire d’Echirolles.

Il revenait à Philippe Cardin de conclure la réunion en insistant que les valeurs qui fondent la détermination des trente-cinq co-listiers : solidarité, écologie et démocratie locale.

Une équipe déterminée à mettre à profit les quelques heures qui restent avant le premier tour de dimanche pour débattre et convaincre de l’utilité du vote à gauche face à deux listes de droite, l’une soutenue par les Républicains et Laurent Wauquiez, l’autre par le président du conseil départemental Jean-Pierre Barbier.

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Publié le 12.03.2026 à 10:50

Gerard Frydman

Soixante adhérents ont participé à cette assemblée générale à la bourse du travail de Grenoble, signe d’une belle vitalité puisque l’association compte cent vingt-deux adhérents en 2025, soit une progression de 20 %. Une illustration l’intérêt grandissant des retraités à l’égard de LSR.

Les valeurs de LSR

Dans son rapport moral, Maryvonne Matheoud, présidente, est revenue sur le contexte national et international dans lesquels évolue l’association et ses adhérents. Un rapport moral qui souligna l’importance de l’existence de LSR, de ses valeurs de solidarité, de justice, de paix qui puisent dans l’héritage du syndicalisme CGT. Des valeurs plus que jamais à déployer dans un contexte marqué par la montée de l’extrême droite, le racisme et l’antisémitisme, les guerres, les inégalités qui se creusent et une précarité grandissante, les difficultés d’accès aux soins et les déserts médicaux.

L’association s’efforce de répondre toujours mieux aux besoins des retraités. Richesse culturelle des activités proposées favorisant au plus grand nombre l’accès au cinéma, théâtre, loisirs, expositions, sorties botaniques, musées, découvertes, ateliers créatifs. Des séjours dans des centres de vacances de grande qualité aux prix des plus abordables avec Senior en vacances et notamment avec Bourse solidarité vacances pour les adhérents non soumis à l’impôt sur le revenu.

Trois femmes à l’honneur

Des applaudissements pour la remise de bouquets de fleurs à trois femmes, Michelle Fourré présidente d’honneur de LSR, Ginette Dunant et Yvette Anselmet pour leurs engagements de longue date au sein de l’association.

L’assemblée s’est conclue par un moment de détente autour d’un repas apprécié par tous et puis la projection du film La Sociale réalisé par Gilles Perret qui souligne combien le ministre du travail Ambroise Croizat en 1946 et la CGT permirent la mise en œuvre de cette grande conquête sociale et démocratique au cœur du programme du CNR, Les jours heureux.

« Les jours heureux », c’est aussi avec LSR!

A l’issue de l’assemblée, le conseil d’administration a été élu. Il comporte sept nouveaux membres.

La réunion s’est tenue en présence de nombreux invités parmi lesquels Nicolas Benoit, secrétaire de l’UD CGT Isère ; Philippe Morel, pour la fédération de LSR ; et des représentants du Crédit mutuel et de la librairie Jean-Jacques Rousseau.

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