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Le Travailleur Alpin

Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français

Publié le 17.03.2026 à 18:56

Luc Renaud

La liste Unie pour Saint-Marcellin, conduite par Elisabeth Pouech et Christophe Ghersinu, a décidé de se retirer et de ne pas participer au scrutin de dimanche prochain.

Cette décision a été prise « en toute responsabilité républicaine ». Elle fait suite au résultat du premier tour où elle avait obtenu 17,93 % des suffrages, ce qui la plaçait en quatrième position, à 27 voix de la candidature de « Saint-Marcellin demain » (18,81%).

Une liste de centre droit était créditée de 35,83 %, « Saint-Marcellin ensemble ». Un rendez-vous a été proposé aux candidats de cette liste « pour constituer une alliance technique afin d’empêcher que la liste de fusion [des deux listes de droite totalisant 46,24 % des suffrages à elles deux] qui représente la droite dure voire extrême puisse prendre le contrôle de notre commune et peser sur l’avenir de notre intercommunalité. Cette proposition n’a malheureusement pas été retenue », constatent les deux têtes de liste.

Le danger de l’élection d’une alliance très marquée à droite

« Dans un contexte national marqué par la progression de l’extrême droite et d’une droite dure, la liste « Unis pour Saint-Marcellin » a estimé qu’elle ne pouvait pas prendre le risque de contribuer, même indirectement, à cette dynamique » et les co-listiers de gauche appellent « à prendre la mesure de l’enjeu démocratique de ce second tour et à agir en conséquence », tout en soulignant que « la liste « Saint-Marcellin Ensemble » portera de fait, seule » la responsabilité d’une éventuelle élection d’une « droite dure voire extrême » à Saint-Marcellin.

Les candidats de la liste de gauche annoncent d’ores et déjà qu’ils vont se constituer en association citoyenne afin de « continuer à porter et défendre nos valeurs de solidarité, d’écologie et de démocratie, au service de toute la population ».

Cet article Saint-Marcellin. Pourquoi la liste de gauche se retire est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 17.03.2026 à 11:57

Manuel Pavard

Les négociations s’étaient ouvertes dès la proclamation des résultats du premier tour des municipales. Elles se sont poursuivies tout au long de la journée du lundi 16 mars, pour aboutir à un accord en fin de journée, confirmé à la fois par Laurence Ruffin et par Allan Brunon. La liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne et celle de la France insoumise vont donc fusionner en vue du second tour, qui donnera ainsi lieu à un duel entre Laurence Ruffin et Alain Carignon, dimanche 22 mars.

Laurence Ruffin entourée ‚au Jardin de ville, d’une partie de ses colistiers et colistières du premier tour, liste qui sera quelque peu modifiée pour le second tour. © Luc Renaud

Pour la candidate de la liste Oui Grenoble comme pour son homologue insoumis, crédités respectivement de 26,33 % et 14,59 %, c’est la menace incarnée par Alain Carignon (LR), arrivé légèrement en tête avec 27,03 % des voix, et donc le risque d’un retour aux affaires de la droite 31 ans après, qui ont précipité la recherche d’une alliance.

Un accord qualifié de « technique » et non « programmatique » par Allan Brunon, dont l’objectif affiché est de battre « la droite affairiste, clientéliste, raciste et islamophobe » représentée par l’ancien maire de Grenoble. Laurence Ruffin abonde, évoquant un rapprochement « sur la base de notre projet », et qui permet à sa liste de rester « majoritaire ».

Treize places pour LFI dont six à la Métro, en cas de succès

Sur quels termes est fondé cet accord ? Concrètement, la fusion impliquera, selon nos informations, l’arrivée de treize colistiers LFI sur la liste commune. D’âpres discussions ont été nécessaires pour fixer ce chiffre qui a pour avantage, du côté de Oui Grenoble, de ne pas offrir aux insoumis une potentielle minorité de blocage au conseil municipal. Ce qui aurait été le cas, par exemple, avec seize. Néanmoins, ces derniers pourront se satisfaire de disposer, en cas de victoire de la gauche, de treize élus dont six futurs conseillers métropolitains LFI — l’autre point sur lequel ont porté les tractations.

Arrivé troisième au premier tour avec 14,59 %, le candidat LFI Allan Brunon fusionne sa liste avec celle de Laurence Ruffin. © LFI Grenoble / Facebook

Tout cela a naturellement pour corollaire le départ d’un nombre équivalent de colistiers présents sur la liste de Laurence Ruffin au premier tour. Ces treize noms devraient se répartir à parts égales — disons plus ou moins égales, nombre impair oblige — entre les membres issus de la société civile et des partis politiques. Les choses se décanteront à ce sujet dans la journée du mardi 17 mars, les listes définitives pour le second tour devant être déposées en préfecture avant 18 heures.

Le GAC derrière Laurence Ruffin au second tour

Par ailleurs, Laurence Ruffin et son équipe poursuivent en parallèle les discussions entamées avec la liste Grenoble capitale citoyenne, conduite par Romain Gentil (Place publique, Parti radical de gauche, Équinoxe). Lequel, un temps annoncé qualifié pour le second tour, échoue finalement pour trois maigres voix, avec un score de 9,995 %, arrondi initialement à 10 %.

Romain Gentil est arrivé quatrième le 15 mars, manquant la qualification pour le second tour à trois voix près. © Manuel Pavard

Sur ce point, les négociations s’annonçaient tout sauf aisées, Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique, ayant exclu toute alliance entre son mouvement et LFI. Mais Laurence Ruffin semblait malgré tout plutôt optimiste sur l’aboutissement de cette « discussion tripartite », saluant notamment le sens des « responsabilités » manifesté par les militants locaux, parfois à rebours de consignes nationales déconnectées du terrain.

Si l’on y ajoute le soutien implicite apporté ce lundi 16 mars par le Grenoble Alpes collectif (4,98 % au premier tour), qui a affiché sa volonté de faire barrage à Alain Carignon, Laurence Ruffin aura rempli son premier objectif de « faire l’union » en rassemblant l’ensemble de la gauche. Une vieille stratégie du mouvement ouvrier, réactualisée selon le contexte local : le front unique antifasciste contre l’union des droites. Reste à transformer l’essai dimanche.

Pas d’accord avec Romain Gentil (Place publique) [Mise à jour 15h53]

Il n’y aura finalement pas d’alliance entre les listes de Laurence Ruffin et de Romain Gentil, éliminé pour trois voix manquantes à l’issue du premier tour. Le candidat de Grenoble capitale citoyenne, soutenu par Place publique, le PRG et Équinoxe, l’a annoncé ce mardi 17 mars, en début d’après-midi : il a refusé l’offre de Oui Grenoble, qui lui proposait deux places sur la liste commune. Romain Gentil n’a pas encore donné de consignes de vote à ce stade, ce qu’il pourrait faire « en fin de semaine ».

[Encadré ajouté le mardi 17 mars 2026 à 15h53]

Cet article Municipales à Grenoble. La fusion actée entre les listes de Laurence Ruffin et LFI est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 17.03.2026 à 11:15

Daniel Oriol

« Tant pis pour eux ! », fulminait M Charpenay lors de la publication des résultats à Roussillon. Les propos amers d’un perdant invectivant « les Roussillonnais.es qui assurent que l’équipe municipale en place ne fait rien et qui d’après lui ne se seraient pas déplacés.es ». Contrairement à ces commentaires, les électrices et les électeurs ont bien mesuré le danger de sa liste. 79% pour le maire sortant contre 20% pour celle de M Charpenay ! Avec un taux de participation de 44,7%, 4,83% de votes blancs et 2,75% de votes nuls, chiffres dont l’une des explications est sans conteste l’absence de liste de gauche.

A Saint-Maurice-l’Exil, le taux de participation a atteint 52,58%. Là aussi, les électrices et électeurs sont venu.es dire non aux propos agressifs de M Hamadache pendant sa campagne. Avec 75,6% des voix contre 24,4%, la liste de gauche conduite par M Genty a hautement gagné ce scrutin.

A Clonas-sur-Vareze, 63% de participation. Là, même si M Dumas conseiller sortant ne se trouve qu’en troisième, il gagne trois points par rapport à 2020 et s’installe dans la vie politique du village. Des électrices et électeurs donnent pour argument la jeunesse de ce candidat. Argument réel ou bien argument diplomatique ?   

Cet article Roussillonais. L’échec de l’extrême droite est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 16.03.2026 à 19:21

Manuel Pavard

Surmonter la déception pour repartir au combat. Tel est le leitmotiv de Laurence Ruffin et de la liste d’union de la gauche écologiste et citoyenne, Oui Grenoble. Difficile de le nier en effet, malgré le faible écart, la première place d’Alain Carignon à l’issue de ce premier tour a, au niveau purement symbolique, suscité un fort désappointement chez la plupart des militants de gauche. Mais, une fois passé le choc, vient le temps de l’analyse et des projections.

Sur ce point, Laurence Ruffin l’a d’ailleurs rappelé quelques heures après la fin du dépouillement : « La liste de Carignon a siphonné toute la droite, des macronistes à l’extrême droite. La gauche est répartie sur différentes listes, mais les Grenoblois ont voté majoritairement pour elle. » Une gauche majoritaire donc, en additionnant ses 26,33 %, les 14,59 % d’Allan Brunon (LFI), les 10 % de Romain Gentil (Place publique), les 4,98 % de Thomas Simon (Grenoble Alpes collectif) et les deux points des listes d’extrême gauche.

« Il faut lutter contre un projet passéiste, clientéliste et raciste »

La conclusion est simple et incontournable. « Depuis hier soir, nous œuvrons donc à l’union, explique la candidate. Il nous faut mobiliser la gauche et ses électeurs. Tous les Grenoblois doivent se sentir responsables de ce qu’il va se passer la semaine prochaine. » Des discussions et négociations se sont ainsi poursuivies tout au long de la journée, ce lundi 16 mars, entre l’équipe de Laurence Ruffin et les représentants de la France insoumise.

Laurence Ruffin espère lever le poing dimanche 22 mars au soir.

Des tractations qui n’ont pas encore abouti mais qui, selon nos informations, ont évolué plutôt positivement. L’enjeu ? Le nombre de places accordées aux élus LFI en cas de fusion des deux listes. Et donc les poids respectifs des différents partis et mouvements composant la liste Oui Grenoble. Reste que le temps presse, le dépôt des listes pour le second tour devant se faire d’ici mardi 17 mars au soir.

Une bonne nouvelle est toutefois intervenue ce lundi 16 mars avec l’appel du GAC à « faire barrage » à la droite et à voter implicitement pour Laurence Ruffin. Le collectif qui souhaite également une alliance entre cette dernière et LFI « autour d’un projet de transformation sociale ». « Il faut lutter contre un projet passéiste, clientéliste et raciste », implore la tête de liste de l’union de la gauche. Laquelle souligne : « Nous portons au contraire un projet pour Grenoble : progressiste, solidaire et écologiste. »

Romain Gentil manque le second tour pour trois voix

On avait d’abord annoncé sa qualification pour le second tour, avec 10,00 % des voix. Car la préfecture avait arrondi le score de Romain Gentil, à savoir 9,995 des voix, au centième supérieur, comme c’est l’usage. Mais en réalité, il manque trois petites voix au candidat de Grenoble capitale citoyenne (soutenu par Place publique, le PRG et Équinoxe) pour atteindre la barre des 10 % et donc le second tour. Cruelle déception pour Romain Gentil, dont la décision concernant Oui Grenoble n’est par ailleurs pas encore connue.

Cet article Municipales à Grenoble. Laurence Ruffin appelle la gauche à l’union est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 16.03.2026 à 16:55

Manuel Pavard

Avec les près de 5 % de la liste conduite par Thomas Simon au premier tour (4,98 % exactement), score honorable pour une première participation, « avec des moyens financiers limités et face à l’inégalité de traitement médiatique », la prise de position du Grenoble Alpes collectif en vue du second tour était assez attendue. Celle-ci n’a pas traîné, via un communiqué diffusé ce lundi 16 mars.

Fidèle à ses valeurs et idéaux, le GAC appelle clairement à « faire barrage à une droite dure, réactionnaire, et corrompue. Faire barrage aux idées racistes et qui s’attaquent aux libertés associatives et syndicales », précise-t-il. De quelle manière ? « Si certains de nos membres vont s’abstenir, la plupart d’entre nous vont voter pour la première liste de gauche, à savoir Oui Grenoble avec Laurence Ruffin », indiquent les membres du collectif.

« Nous préférons nous positionner dans une démarche exigeante, notamment sur les questions de démocratie locale, avec la gauche à la mairie que de devoir lutter contre la droite réactionnaire de retour au pouvoir. »

Pour ces derniers, il s’agit avant tout d’un vote « contre les idées d’Alain Carignon et Réconcilier Grenoble ». Une liste qui, estiment-ils, « participe à la montée du fascisme et qui, même sans alliance, se rapproche dangereusement de l’extrême droite ». Le GAC ne nie pas avoir « des désaccords avec la liste de Laurence Ruffin ». Mais l’heure n’est pas aux tergiversations face au danger incarné par Alain Carignon : « Nous préférons nous positionner dans une démarche exigeante, notamment sur les questions de démocratie locale, avec la gauche à la mairie que de devoir lutter contre la droite réactionnaire de retour au pouvoir. »

Thomas Simon, tête de liste du GAC, aux côtés d’une de ses colistières, Nadia Belaïd.

Dans la même optique, le Grenoble Alpes collectif lance un appel à « la responsabilité des listes de gauche Oui Grenoble et la France insoumise à s’unir autour d’un projet de transformation sociale ». Ceci, alors que la liste de Laurence Ruffin et celle menée par Allan Brunon, arrivée en troisième position avec 14,59 % des suffrages, sont toujours en négociations autour de la répartition des places en cas de fusion.

« Le Grenoble Alpes collectif ne s’arrête pas à cette élection »

Le collectif considère en revanche « qu’une alliance Oui Grenoble avec la liste Place publique de Romain Gentil ferait glisser la majorité vers une politique trop libérale, éloignée des besoins des Grenobloises et Grenoblois. L’avenir de Grenoble dépend donc de la capacité des forces de gauche à dépasser leurs désaccords, à coopérer, pour construire ensemble une alternative souhaitable », affirme-t-il.

Le GAC l’assure par ailleurs, il continuera à défendre « les valeurs de démocratie directe, de justice sociale et d’écologie populaire » qu’il a portées durant toute la campagne.« Nourri.es par la théorie communaliste, nous pensons que la transformation écologique et sociale n’est possible que lorsque les forces du mouvement social, les associations et les habitant·es s’emparent du pouvoir municipal pour organiser une démocratie directe dans la commune et dans chaque quartier de la ville », conclut le Grenoble Alpes collectif, promettant qu’il « ne s’arrête pas à cette élection. »

Cet article Municipales. Le Grenoble Alpes collectif prend position en faveur de Laurence Ruffin est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 16.03.2026 à 15:39

Manuel Pavard

Si en Isère, les projecteurs médiatiques sont logiquement braqués sur Grenoble et le duel Ruffin-Carignon qui s’annonce au second tour, on votait bien sûr dans l’ensemble du département, ce dimanche 15 mars. Et, comme souvent dans une élection municipale, la prime aux sortants est observée dans une bonne partie du territoire, avec de nombreux maires réélus au premier tour ou en ballottage très favorable avant le 22 mars.

C’est ainsi le cas dans les trois communes de l’historique « ceinture rouge » grenobloise et ce, des deux côtés de l’échiquier politique : à gauche, les communistes David Queiros, réélu à Saint-Martin-d’Hères, et Amandine Demore, dans un fauteuil à Échirolles ; à droite, le MoDem Franck Longo, réélu à Fontaine. Même constat dans le reste de l’Isère. Du côté des listes d’union de la gauche, les écologistes Laurent Amadieu à Saint-Égrève (59 %), Nicolas Richard à Eybens (51,07 %), et Florent Cholat à Champagnier (55,10 %) ainsi que le socialiste Guillaume Lissy à Seyssinet-Pariset (62,16 %) sont tous reconduits pour un nouveau mandat.

Guillaume Lissy, maire PS de Seyssinet-Pariset, réélu lui aussi au premier tour.

Idem pour la maire divers gauche de Vizille Catherine Troton (78,75 %), qui domine la liste écologiste conduite par Sylvain Garcia de la Rosa (21,25 %) et Lionel Coiffard, vice-président de la Métropole et coprésident du groupe UMA. Certains édiles, comme André Mondange, maire communiste sortant du Péage-de-Roussillon, ou le président de la Métropole de Grenoble Christophe Ferrari (Place publique), maire de Pont-de-Claix, obtiennent même le score parfait de 100 %, étant seuls en lice.

À droite, plusieurs « barons locaux » conservent également leur mairie dès le premier tour, à l’image de Julien Polat à Voiron (63,26 %), Thierry Kovacs à Vienne (57,18 %), Vincent Chriqui à Bourgoin-Jallieu (54,15 %), voire Christophe Revil à Claix (70 %). D’autres sont en très bonne posture, comme le maire de Sassenage Michel Vendra (46,77 %) qui sera notamment opposé, lors d’une possible triangulaire, au candidat de l’union de la gauche Michel Barrionuevo (27,92 %).

Parmi les seconds tours incertains, quelques scrutins impliquent des listes de gauche aux fortunes diverses. Exemple à Seyssins où le candidat divers gauche Vincent Peytavin — qui compte notamment des colistiers écologistes, socialistes et communistes — arrive en première position avec 39,84 %, devant le maire centriste sortant Fabrice Hugelé (36,94 %) et Anne-Marie Malandrino (divers droite, 23,22 %). Ou encore à Vif, avec une potentielle quadrangulaire au second tour, les deux listes de gauche de Guillaume Carassio (33,9 %) et Céline Grangé (14,89 %) encadrant les deux listes divers centre de Giuseppe Ferrara (24,52 %) et Colette Roullet (24,30 %).

Élisabeth Pouech et Christophe Ghersinu, de la liste Unis pour Saint-Marcellin, qualifiés pour le second tour, ne partiront cependant pas favoris.

Autre commune au pronostic compliqué, Crolles où le candidat de l’union de la gauche et des écologistes Adelin Javet (30,28 %) est devancé par le maire Philippe Lorimier (41,03 %). Lequel pourrait, malgré son étiquette PS passée, tenter un rapprochement avec la tête de liste de droite, Laure Fayolle (28,69 %). Quant aux communistes Jérôme Barbieri et Christophe Ghersinu, tous deux à la tête d’une coalition de gauche, ceux-ci apparaissent en ballottage défavorable, respectivement à Rives (28,79 %) et Saint-Marcellin (17,93 %), avec un retard assez net sur leurs adversaires de droite.

Enfin, beaucoup auront les yeux rivés sur Meylan, dimanche 22 mars. Après avoir ravi ce bastion de la droite en 2020, le maire socialiste sortant Philippe Cardin arrive certes en tête (39,24 %) au premier tour. Mais Sandrine Chaix (divers droite), en troisième position avec 27,59 %, a annoncé son désistement en faveur de Joëlle Hours (33,16 %). Et leurs scores cumulés donnent à cette dernière les faveurs des pronostics. Néanmoins, la politique est loin d’être une science exacte et l’édile estime « le jeu ouvert ».

Cet article Municipales 2026 en Isère. Prime aux sortants et des incertitudes est apparu en premier sur Travailleur alpin.


Publié le 16.03.2026 à 01:37

Manuel Pavard

Le suspense aura duré toute la soirée, les deux candidats restant au coude-à-coude au fil du (très long) dépouillement des bureaux de vote grenoblois. Le résultat de ce premier tour n’a finalement été officialisé qu’après 1 heure du matin, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars. Et comme on le pressentait depuis un bon moment, Laurence Ruffin et Alain Carignon arrivent dans un mouchoir de poche, séparés de moins d’un point. C’est la tête de liste LR qui termine de justesse en tête, avec 27,04 % des voix, contre 26,33 % pour la candidate de l’union de la gauche écologiste et citoyenne.

Laurence Ruffin en meeting au Jardin de ville, le 11 mars.

Derrière les deux favoris, l’inconnue résidait dans le nombre de candidats à même de franchir la barre des 10 % et d’arbitrer le duel annoncé. En attendant les résultats des discussions et tractations, et d’éventuels désistements, fusions ou alliances, le doute persiste concernant une potentielle triangulaire ou quadrangulaire au second tour. Si Allan Brunon (LFI) récolte en effet 14,59 % des suffrages, Romain Gentil (soutenu par Place publique, le PRG et Equinoxe) atteint, lui, à peine la barre des 10 %. Il ne manquerait même, au total, que trois voix au candidat divers gauche, qui pourrait demander un nouveau décompte.

Alain Carignon a, semble-t-il, bénéficié d’une forme de « vote utile » à droite, au détriment d’Hervé Gerbi (Horizons) et de Valentin Gabriac (RN), crédités respectivement de 9,63 % et 5,20 %. Petit déception également — à un degré moindre — pour la liste du Grenoble Alpes collectif, menée par Thomas Simon, qui frôle les 5 % donnant droit au remboursement des frais de campagne (4,98 %). Enfin, Baptiste Anglade (NPA‑R) obtient 1,38 %, Catherine Brun (LO) 0,67 %, et Geneviève Krzyzak (PT) 0,17 %.

Mobiliser et rassembler les forces progressistes

Quid maintenant du second tour ? D’un côté comme de l’autre, les négociations vont aller bon train dans les prochaines heures. Mais le « danger Carignon », longtemps abstrait, est bel et bien présent aujourd’hui. Pour Laurence Ruffin, le défi est donc double. La gauche doit non seulement mobiliser et remobiliser ses électeurs et les abstentionnistes, tout en rassemblant les forces progressistes. Équation difficile…

Mais c’est à ce prix que la liste d’union de la gauche pourra appliquer son projet de justice sociale et écologique. Et éviter le retour aux affaires de la droite et de l’ancien maire condamné pour corruption, dont le programme est « dangereux pour Grenoble », alertait le PCF Grenoble avant le premier tour.

Cet article Municipales à Grenoble. Laurence Ruffin et Alain Carignon au coude-à-coude est apparu en premier sur Travailleur alpin.


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