CGT ST Microelectronics
Syndicat des Ingé – Opé – Tech – Admin – Cadres
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Publié le 22.07.2026 à 16:43
Suite du CSE central ordinaire – 22 juillet 2026
La situation économique et financière s’est largement améliorée, pourtant la direction dans une logique purement financière fragilise l’avenir de l’entreprise. La faiblesse des investissements en R&D, la baisse des effectifs malgré une charge de travail importante risque d’impacter les projets futurs.
Les indicateurs financiers confirment que la volonté de réduire les effectifs ne répond à aucune logique industrielle mais est seulement maintenue pour satisfaire les actionnaires.
Pour le site de Tours et son futur proche, nous sommes inquiets pour le maintien de nombreux emplois sur site alors que les activités de production des Trisils et Transils vont définitivement s’arrêter au plus tard avant l’été 2027. En effet, mise à part une petite poignée d’assistants de maintenance lancée dans une formation UIMM pour monter en compétence, aucune formation de “upskilling” et de “reskilling” n’est engagée ni programmée pour les salariés et la ligne pilote PLP, peu gourmande en ressources humaines, c’est à dire 40 personnes à majorité I&C et Techniciens au plus fort de l’activité qui arrivera à maturité après 2027, il n’y a strictement rien qui puisse permettre aux salariés concernés, que nous estimons à plusieurs centaines, de se projeter vers une nouvelle activité ou un nouvel emploi sur le site de Tours. Également, si nous regardons un peu plus loin que le futur proche, nous sommes aussi très inquiets quant à la pérennité de la production 8 pouces restante sur le site. Sans aucun projet industriel supplémentaire et d’envergure, comment sera-t-il possible d’optimiser les coûts de fabrication afin de contenir ou de maintenir des marges produits dans les standards de la compagnie ? Avec les missions actuelles attribuées au site de Tours et des volumes de commandes qui, soyons réalistes, ne seront jamais à des niveaux appelant à investir pour tripler ou plus encore les capacités de production, il semble inéluctable que la production 8 pouces ne pourra résister à la concurrence interne et suivra le même chemin que les 6 pouces aujourd’hui, le transfert à Singapour pour atteindre les marges ciblées par la compagnie. La question est donc essentielle, quel est le devenir du site de Tours et de son effectif, un site de production aux volumes modestes avec un sursis lié aux marges produits ? Uniquement un centre de R&D ? Un site hébergeant seulement la division DFD ? La Direction doit apporter ces réponses dès maintenant aux salariés afin de maintenir leur engagement et leur confiance dans la gouvernance de la compagnie et du site.
Sur le site de Crolles 200, les salariés sont soumis à une pression importante du fait du sous-effectif à cause des départs induits par la GEPP et des objectifs de production qui restent élevés et surtout inatteignables.
Pour Crolles 300 les perspectives industrielles sont bonnes mais se font également à effectifs réduits, la direction refusant toujours de recruter en externe le personnel nécessaire et les salariés de 200 étant maintenus sur leurs postes pour répondre aux besoins de production de l’usine Crolles 200.
A Rousset, il y a aussi un problème dans les effectifs du fait du gel des embauches et un retard dans le transfert des équipements de Crolles vers Rousset. Ce manque de moyens pour le site de Rousset, combiné aux déclarations de M. Gualandris lors du dernier comité de groupe européen, indiquant que ST n’investira plus dans les fabs 200mm hormis à Singapour est fortement inquiétant.
Par ailleurs, nous déplorons le manque de prise en compte des enjeux environnementaux, par exemple nous n’avons aucune visibilité sur le reclaim à Crolles au-delà du PoC en fonction actuellement.
Ensuite, nous déplorons également les pratiques fiscales de ST qui lui évite de payer des impôts en France et prive les salariés de toute participation aux bénéfices malgré des résultats positifs. Nous constatons que la direction n’a pas intégré dans le compte de résultat réel 2025, le montant des diverses subventions publiques, ce qui est une première et un scandale !
Enfin nous dénonçons que la direction n’a pas répondu aux questions que la CGT lui avait préalablement adressées avant le CSEC de juin 2026.
Pour rappel, ces questions sont les suivantes et nous vous demandons d’y répondre :
- Dans les 177 millions de subventions attendues pour 2025 (chiffres donnés au CSEC de décembre 2025), quelle est la part du projet Liberty ? Quelle était la part du projet Liberty en 2024 ?
- Quelles ont été les dépenses liées à la restructuration dans le détail ? Pour chaque mesure GEPP, par site ? Pour chaque activité arrêtée ou démarrée par site (démantèlement des équipements installés, transfert des équipements, installation de nouveaux équipements, etc.)? Montant des provisions liées à la restructuration ?
- Est-ce que le résultat de 2025 a été diminué d’un déficit reportable avant impôt ? Si oui, quel a été le montant de ce déficit reportable ? Reste-t-il du déficit reportable à diminuer de prochain(s) résultat(s) ? Si oui, quels sont le montant total et le montant pour chaque année ayant généré un déficit reportable ?
- Pour le calcul de la participation :
- Quel est l’impact sur le bénéfice fiscal du financement en crédit-bail par les STMicro Finances NV ?
- Quel est l’impact sur la valeur ajoutée du financement en crédit-bail par les STMicro Finances NV ?
- Y a-t-il une année de décalage entre l’enregistrement de la participation dans les comptes et les données servant au calcul (bénéfice, capitaux propres, masse salariale, valeur ajoutée) ?
- Crédit Impôt Recherche 2024 et 2025 : Comment se répartissent les heures de main d’œuvre de recherche entre cadres et non-cadres ?
- On observe en 2025 66M$ de charges pour couvrir un risque de redressement fiscal, pouvez vous détaillez la raison de ce redressement ?
Pour conclure, la CGT donne un avis très défavorable.
Publié le 22.07.2026 à 16:39
Suite du CSE central ordinaire – 22 juillet 2026
Sur la base des documents présentés, on note pour l’année 2025 :
- Sur la pyramide des âges et l’ancienneté des salariés :
S’il y a eu un impact des embauches en 2022 et 2023 sur l’âge et l’ancienneté moyenne, l’effet s’est rapidement estompé. ST est une entreprise aussi « vieille » aujourd’hui qu’en 2021.
La moyenne d’âge des hommes I&C et OATAM n’a jamais été aussi élevée depuis la publication du RSCFH. Il y a une corrélation directe entre l’âge et l’ancienneté.
Pour certaines catégories, l’augmentation annuelle des moyennes dépasse 1 an, ce qui peut poser la question de l’attractivité de ST et du départ des plus jeunes.
ST est une entreprise vieillissante, et le pic d’embauches de 2022-2023 n’a fait que retardé un peu ce constat.
Les conséquences des blocages des embauches affichés par la direction seront catastrophiques dans les prochaines années pour l’entreprise :
- D’ici 2 à 3 ans, durée d’application de l’accord GEPP, la moyenne d’âge de l’entreprise approchera les 50 ans,
- Les effectifs vont s’effondrer, sous l’effet de la GEPP et des départs à la retraite,
- Comment maintenir une entreprise qui se veut innovante avec une population qui ne rêvera que de partir à la retraite, tant les conditions de travail se seront dégradées ?
Et en admettant que des embauches soient à nouveau possibles, le transfert de connaissance sera très difficile, voire impossible car de nombreux experts auront déjà quitté l’entreprise.
Avec la reprise de l’activité des semi-conducteurs, la charge du projet OCEAN et le manque de ressources chronique des sites, les risques sur la santé physique et psychique des salariés de ST sont démultipliés. Tous les éléments sont là pour dans les prochaines années, les conditions de travail se dégradent et se transforment en cercle vicieux.
Bref, la politique sociale et économique de ST monde hypothèque l’avenir de ST France.
- Pour la deuxième année consécutive, un effectif ST France en recul : -3,4% en moins d’effectifs vs 2024, et un effondrement des embauches en CDI en deux ans, prévisible avec les annonces de ST monde et la GEPP. Nous notons d’ailleurs qu’en comparaison avec les autres pays et notamment avec l’Italie, ce sont les sites français qui payent le plus lourd tribut de la décision de ST de supprimer des emplois.
- Un effondrement est constaté également sur le nombre moyen d’heures de formation par salarié : on avait déjà 31h en 2024 vs 35,9h en 2023, et en 2025 ce chiffre tombe à 16h. Dans le cadre de la restructuration, il était annoncé un grand plan de formation (“upskilling” et “reskilling”), mais cette ambition ne semble avoir été qu’un effet d’annonce. La GEPP ne semble être qu’un outil de la direction pour supprimer des emplois et non pas pour former les salariés…
- Un taux d’absentéisme qui reste toujours élevé, caractérisant des conditions de travail de plus en plus difficiles dans toutes les catégories professionnelles, du fait de la baisse des effectifs et ayant pour conséquence une augmentation des RPS, des incidents de production entraînant des scraps sur tous les sites industriels, et des accidents graves telle une explosion, sur le site de Crolles site Seveso seuil haut, mettant en danger les salariés.
- Sur la rémunération :
-> Pour les I&C
Pour rappel, les écarts d’âge et d’ancienneté ne sont pas significatifs pour les I&C, ce qui permet de comparer les rémunérations sur cette catégorie.
L’écart de rémunération pour les plus bas salaires tente vers 0. Si cela est positif, cela est déjà arrivé par le passé (en 2011 notamment), avant que cet écart ne reparte à la hausse. Rien n’est acquis.
L’écart de rémunération au niveau du salaire médian est en baisse mais reste au-dessus de 345 €/mois, écart moyen depuis 2007. Cela n’augure rien de la suite, car cet écart oscille entre 315 €/mois en 2007 et 420 €/mois en 2008.
Le seul écart de rémunération qui baisse vraiment depuis 2007 est celui sur les plus hauts salaires. Il a été divisé par 3 depuis 2007, passant de 1777 €/mois à 630 €/mois
Suivre les écarts de rémunération en % et non en valeur absolue permet de masquer la réalité de ces écarts. En gros les écarts sont stables (hormis pour les plus hauts salaires) depuis 2007. Comme les salaires augmentent en valeur depuis 2007, les valeurs relatives baissent, masquant le fait que depuis presque 20 ans, les femmes « perdent » en moyenne 345 €/mois (soit 75000 €), sans que cela évolue depuis 2007
-> Pour les OATAM, les écarts d’âges et d’ancienneté sont beaucoup plus importants, ce qui rend hasardeux toute conclusion sur les écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes OATAM.
- Sur l’égalité professionnelle :
L’objectif de la direction d’avoir 20 % de femmes dans les JG 17 et 18 est presque atteinte. Tant mieux pour les femmes qui ont pu en bénéficier mais cela ne concerne que 152 femmes, soit 8 % des effectifs des femmes I&C
Cela ne règle pas le blocage de carrière de la plupart des femmes de l’entreprise.
Pour que la répartition des femmes dans chaque JG soit à 25 % (part des femmes dans la catégorie I&C), à effectif constant chez les hommes, il faudrait qu’il y ait :
- 20 % de femmes en moins dans les JG 12 et 13, soit 145 femmes
- 25 % de femmes en plus dans les JG16, 17 et 18, soit 90 femmes.
Autre constat qui n’évolue pas depuis 20 ans :
L’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes est de 6%, or cet écart ne se retrouve pas dans chaque JG, les écarts étant plus faibles. C’est un symptôme du retard de carrières de femmes par rapport aux hommes. Comme nous n’avons jamais eu accès à l’âge et l’ancienneté moyens des femmes et des hommes par JG, cette hypothèse ne peut être confirmée ou infirmée.
Bref, les rapports se suivent depuis 2007, mais les choses évoluent peu ou pas pour la grande majorité des femmes de l’entreprise. La plupart des femmes de ST auront eu une rémunération au rabais tout au long de leur carrière, auront vu des hommes gravir les échelons sans elles. Et lorsqu’elles seront à la retraite, ces écarts de salaires que ST a tant de mal réduire se paieront au prix fort sur leurs pensions.
- Sur l’application de la nouvelle convention collective, la direction ne communique que le nombre de salariés ayant eu un changement d’emploi de classement supérieur mais pas inférieur, ce qui est une marque de la non-transparence des données communiquées aux représentants du personnel.
- Sur l’application de la décision unilatérale NAO 2025 pour les non-cadres, nous dénonçons la non-application de la mesure d’augmentation de 2% pour les mobilités internes sans promotion, concernant les salariés dont les métiers sont en transition.
Pour conclure, la CGT donne un avis très défavorable.
Publié le 24.06.2026 à 20:00
CSE central ordinaire – déclaration du 24 juin 2026
La CGT STMicroelectronics dénonce l’acharnement du patronat en direction de Sophie BINET, secrétaire générale de notre Confédération.
En quelques mois, elle fait l’objet de deux mises en examen :
– En novembre 2025, Sophie Binet a été mise en examen pour injure publique à la suite d’une plainte déposée par le mouvement patronal Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance), car lors d’une émission sur RTL en janvier 2025, elle a commenté « les rats quittent le navire », après que le patron du groupe LVMH, Bernard Arnault, s’est plaint de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices réclamée aux grandes entreprises : pour le milliardaire, cette mesure, inscrite dans le projet de budget 2025, « poussait à la délocalisation ».
– En mai 2026, Sophie Binet a été mis en examen pour diffamation à la suite d’une plainte déposée par l’entreprise TEFAL après qu’elle ait dénoncé dans un débat de la Fête de L’Humanité, le 13 septembre 2025, le cas de Ouria Belaziz, une salariée de Tefal engagée à la CGT, qui a reçu un blâme de la part de son employeur après une prise de parole sur la présence de polluants éternels (PFAS) dans les accessoires ménagers fabriqués par le groupe.
Nous sommes évidemment solidaires de notre secrétaire générale, d’autant plus que ce qu’elle dénonce fait écho à ce que nous vivons chez ST :
– Nous rappelons qu’un récent rapport, du Sénat sur les aides publiques aux entreprises, a révélé que ST qui reçoit plusieurs centaines de millions d’euros d’aides publiques par an mais ne payent très peu voire pas d’impôts en France, et que le montage financier de l’entreprise a pour conséquence que les salariés de ST perçoivent peu voire pas du tout de participation aux bénéfices, lorsque l’entreprise gagne de l’argent.
– Nous rappelons également que la CGT STMicroelectronics dénonce régulièrement des situations de différence de traitement vis à vis de notre syndicat et de ses militantes et militants , et que récemment ST a été sanctionné par la justice pour discrimination syndicale dans deux affaires, une troisième affaire étant en cours d’instruction.
– Nous rappelons enfin que sur l’environnement, ST ne respecte pas ses obligations légales concernant la communication aux élus CSE et CSEC de l’impact environnemental de tout nouveau projet. De plus, concernant les PFAS, sur un plan de substitution des produits dangereux pour la santé publique et l’environnement, ou sur la prévention des risques sur la santé des salariés, ST ne répond pas à nos questions, alors que les PFAS sont très vraisemblablement un danger comme a pu l’être l’amiante.
Sachez que les mesures coordonnées de répression syndicale organisées par le patronat contre notre secrétaire générale et dans les entreprises adhérentes du MEDEF, comme STMicroelectronics, sont une honte et ne nous impressionnent pas.
Vous ne réussirez jamais à nous museler et nous continuerons toujours à défendre les intérêts des travailleuses et travailleurs sans nous compromettre.
Publié le 23.06.2026 à 20:00
CSE central ordinaire – déclaration du 23 juin 2026
Alors que s’ouvre notre CSEC dans un contexte de canicule nationale, la communication récente de la direction du site de Montrouge, centrée sur la longueur des tissus et l’interdiction des bermudas, nous paraît dramatiquement déconnectée des réalités vécues sur nos différents sites. Au-delà de l’ironie qu’un tel rappel suscite en pleine crise climatique, la CGT souhaite recentrer le débat sur ce qui relève de votre responsabilité pénale et humaine : la santé et la sécurité des travailleurs.
La situation actuelle sur les sites de ST France est préoccupante et révèle une politique à deux vitesses qui met en danger les salariés :
• Dans les bureaux : De nombreux collègues subissent des températures extrêmes dans des bâtiments qui s’apparentent à de véritables passoires thermiques. La réponse ne peut pas être d’exiger le port du pantalon réglementaire sous prétexte qu’un système de climatisation par ailleurs énergivore tourne à plein régime dans certains locaux, pendant que d’autres étouffent.
• Sur le terrain et en production : La situation est encore plus critique pour les salariés, qu’ils soient internes à ST ou salariés de la sous-traitance, qui exercent des activités pénibles parfois en extérieur. Pour eux, aucun aménagement d’horaires substantiel, aucune coupure ni solution alternative d’envergure n’ont été mis en place pour faire face à ces fortes chaleurs.
La CGT vous rappelle que l’employeur est tenu à une obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Mesurer la conformité « corporate » des tenues vestimentaires ne protège personne des risques de déshydratation, de malaise ou de coup de chaleur.
Face à ce constat, les représentants CGT vous posent aujourd’hui des questions précises et attendent des engagements clairs :
1. Quels sont les seuils de température maximaux jugés acceptables par ST France ? Nous exigeons des repères et des indicateurs identiques, transparents et opposables sur l’ensemble des sites de l’entreprise.
2. Quand allez-vous appliquer strictement les recommandations des autorités et de la médecine du travail ? Si les textes officiels fixent des orientations, rien n’empêche ST d’adopter des mesures plus favorables (aménagements d’horaires systématiques en cas d’alerte, pauses de récupération supplémentaires, distribution d’équipements adaptés). Nous vous demandons a minima le strict respect de ces recommandations nationales.
3. Quel est le plan d’investissement pour l’avenir ? Le dérèglement climatique n’est plus une surprise, et la situation actuelle qui était annoncée depuis des années va devenir la norme. Alors que notre entreprise à sa part de responsabilité dans les émissions carbone ; quels sont les travaux d’isolation thermique, de
rénovation des bâtiments et de restructuration des espaces de travail prévus à court et moyen terme pour que ces situations de crise ne se reproduisent plus chaque été ?
Nous refusons que la gestion des vagues de chaleur se résume à une note de service sur le « savoir-vivre vestimentaire ». Nous attendons de la direction des réponses à la hauteur des enjeux de santé publique et de justice sociale.
Publié le 18.06.2026 à 16:05
L’extrême droite prouve à nouveau qu’elle est le pire ennemi des travailleurs et travailleuses !
Le Maire RN veut expulser la CGT des locaux de la Bourse du travail, qu’elle occupe depuis 89 ans (sauf pendant la seconde guerre mondiale, sous le régime de Vichy).
La Bourse du Travail, depuis sa création, est un lieu de rassemblement pour les syndicats, les travailleur·euses, et tous celles et ceux qui luttent pour la justice sociale, l’égalité et la dignité sur le lieu de travail et dans la vie. La Bourse du travail est aussi un lieu de formation, d’échange, d’émancipation pour les salarié·es, privé·es d’emploi, retraité·es.
La stratégie du RN est bien établie, et Carcassonne est son laboratoire : bâillonner tout ce qui gêne !
Défendons la liberté d’expression, nos libertés syndicales, les Bourses du travail, outils indispensables pour la défense des salarié·es ! Défendons la Bourse du travail de Carcassonne !
Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/la-cgt-doit-rester-%C3%A0-la-bourse-du-travail-%C3%A0-carcassonne
Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail, après la procédure engagée par le nouveau maire RN de Carcassonne visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux.
Publié le 16.06.2026 à 20:30
Les sénateurs ont voté pour que des salarié·es travaillent le 1er mai
Publié le 15.06.2026 à 15:53
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et envisagé la suppression de deux jours fériés, les représentant·es du patronat s’obstinent à s’attaquer au 1er Mai.
Malgré les mobilisations syndicales et leurs relais politiques, ils reviennent à la charge avec un nouveau texte qui passera au Sénat le 16 juin.
Présenté comme une mesure en faveur des boulanger·es et fleuristes du coin, ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes. Le gouvernement a commencé dès ce 1er mai 2026, en les incitant à enfreindre la loi existante !
Le 1er mai est un jour particulier. C’est le seul jour férié, chômé, rémunéré et protégé du lien de subordination. Des exceptions existent déjà pour les hôpitaux, l’énergie, les transports publics… Les commerçants ont le droit d’ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Non seulement les petits commerces indépendants n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux avec la concurrence des grands groupes.
En élargissant la dérogation, l’intention n’est pas de « sécuriser » une situation existante mais de remettre en cause le droit au repos rémunéré du 1er mai. Loin de concerner quelques commerces de proximité, le dispositif pourrait s’appliquer à l’ensemble des entreprises de moins de 250 salarié·es ! Une extension considérable qui banaliserait progressivement le travail le 1er mai : lorsqu’un droit commence à être remis en cause, les exceptions se multiplient progressivement jusqu’à devenir la norme.
Non, le travail du 1er Mai ne serait pas « payé double »
Le 1er Mai est déjà rémunéré, même lorsqu’il n’est pas travaillé. Faire passer cette compensation pour un cadeau est un mensonge : elle ne fait que compenser la perte d’un jour chômé et payé.
Non, les salarié·es n’auront pas le « choix »
Parler de « volontariat » est un leurre. L’expérience du travail dominical montre que les dérogations se banalisent, tandis que les contreparties accordées aux salarié·es s’amenuisent progressivement.
L’urgence n’est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d’obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant !
Le 16 juin, le Sénat examinera la proposition de loi remettant en cause le caractère chômé du 1er Mai. À Paris, la fédération CGT Commerce et Services et la CGT Île-de-France (Urif), avec d’autres organisations syndicales, appellent à un rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures.
D’ores et déjà dans tous les départements, mobilisons-nous et interpellons les parlementaires, car la bataille ne s’arrêtera pas au Sénat : le texte devra encore être examiné par l’Assemblée nationale. Plus nous serons nombreux et nombreuses à nous mobiliser, plus nous aurons de chances de faire reculer cette nouvelle attaque contre le 1er Mai.
Publié le 08.06.2026 à 19:00
Courrier adressé le 8 juin 2026 à la Direction ST France
Madame, Monsieur,
Les syndicats et sections CGT de STMicroelectronics France ont décidé collectivement de ne pas prendre part aux discussions inscrites dans l’agenda de concertation intitulé « procédure d’alerte interne ».
Nous rappelons tout d’abord que ce dispositif, dénommé « Speak Up », a été mis en œuvre de manière unilatérale par la direction, sans concertation préalable avec les organisations syndicales représentatives. La CGT avait déjà dénoncé cette méthode dès 2023, sans que nos remarques, alertes et réserves ne soient prises en compte.
Depuis la mise en œuvre des procédures d’alerte, nous avons été amenés à suivre de nombreux dossiers à la demande de salariés. Dans une très grande majorité des situations, les conclusions des enquêtes sont systématiquement réduites à de simples « problèmes relationnels » ou « difficultés de communication » entre personnes, sans jamais rechercher sérieusement les causes organisationnelles, managériales ou structurelles pouvant être à l’origine des situations dénoncées.
Plus grave encore, nous avons constaté plusieurs dérives particulièrement préoccupantes :
– un lanceur d’alerte convoqué à un entretien disciplinaire après son signalement,
– des enquêtes Speak Up conduites directement par les RH de proximité, remettant en cause l’impartialité même du dispositif,
– des enquêtes déclenchées sans que le salarié concerné ne soit clairement informé,
– l’absence quasi systématique de transmission des conclusions ou du contenu des enquêtes aux salariés concernés,
– l’absence de suivi dans le temps des éventuelles mesures correctives annoncées.
Nous avons également constaté à plusieurs reprises des tentatives de détournement des droits d’alerte L2312-59 exercés par les élus CGT du CSE. Ces alertes, encadrées par le Code du travail, n’ont pas donné lieu à de véritables enquêtes conjointes. Des élus ont été cantonnés à une simple présence d’« observateur », conditionnée de surcroît à une demande expresse des salariés eux-mêmes, alors même qu’ils ne disposent pas nécessairement de tous les éléments leur permettant d’apprécier les enjeux juridiques et procéduraux. Et au pire la direction a refusé toute enquête conjointe.
Nous considérons donc que la procédure d’alerte ST vise à contourner les dispositifs légaux d’alerte prévus par le Code du travail en les substituant par un dispositif interne unilatéral, sur lequel les élus n’ont aucune prise.
De plus, nous considérons également que l’élément le plus problématique demeure l’engagement de confidentialité que la direction souhaite imposer aux représentants du personnel, empêchant de fait toute communication et tout échange avec les salariés que nous représentons.
Pour l’ensemble de ces raisons, et en l’absence de tout cadre clair de négociation, nous ne participerons pas à ces concertations.
Nous ne sommes pas opposés à échanger avec la direction sur tous les sujets. Toutefois, nous ne le ferons uniquement dans un cadre clair, loyal et compatible avec nos prérogatives, celui de la négociation collective.
Cordialement,
Les DSC CGT
Publié le 29.05.2026 à 17:13
Courrier de la CGT à la direction de Crolles adressé le 28 mai 2026
A la direction de ST Crolles
Bonjour,
Des salariés au forfait jours, à temps partiel à 80% ou moins, nous ont fait part de leur étonnement du fait que cette année ST leur a demandé de poser un jour entier de repos le lundi de Pentecôte dans le cadre de la journée de solidarité.
La CGT est également étonnée car depuis le déploiement de la journée de solidarité, et jusqu’à l’année dernière en 2025, pour les salariés au forfait jours ayant un temps de travail inférieur ou égal à 80%, la journée de solidarité devait être effectuée sous la forme d’une demi-journée.
Or, vous ne pouvez pas mettre fin à cet avantage (plus favorable que la loi) devenu un usage, en dehors de toutes vos obligations légales, du jour ou lendemain sans en informer au préalable salariés et CSE, en respectant un délai de prévenance suffisant pour permettre le dialogue et laisser place à une négociation.
La CGT vous demande donc de rendre une demi-journée de congé à tous les salariés au forfait jours ayant un temps de travail inférieur ou égal à 80%.
Par ailleurs, pour faire suite à votre message du 13 avril 2026, nous réitérons notre position : la signature de l’accord ST Crolles sur journée de solidarité, par la direction de ST et les syndicats signataires, ne rend pas davantage légal le travail dissimulé, interdit et punissable par la loi.
Puisque nous sommes en désaccord, pour trancher ce point, nous vous proposons de solliciter l’inspection du travail.
Cordialement,
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Bureau du syndicat CGT STMicroelectronics Crolles
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Publié le 28.05.2026 à 16:00
Négociation pour un accord applicable sur tous les sites à partir de 2027