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 CGT ST Microelectronics

Syndicat des Ingé – Opé – Tech – Admin – Cadres
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Publié le 29.05.2026 à 17:13

Courrier de la CGT à la direction de Crolles adressé le 28 mai 2026

A la direction de ST Crolles

Bonjour,

Des salariés au forfait jours, à temps partiel à 80% ou moins, nous ont fait part de leur étonnement du fait que cette année ST leur a demandé de poser un jour entier de repos le lundi de Pentecôte dans le cadre de la journée de solidarité.

La CGT est également étonnée car depuis le déploiement de la journée de solidarité, et jusqu’à l’année dernière en 2025, pour les salariés au forfait jours ayant un temps de travail inférieur ou égal à 80%, la journée de solidarité devait être effectuée sous la forme d’une demi-journée.

Or, vous ne pouvez pas mettre fin à cet avantage (plus favorable que la loi) devenu un usage, en dehors de toutes vos obligations légales, du jour ou lendemain sans en informer au préalable salariés et CSE, en respectant un délai de prévenance suffisant pour permettre le dialogue et laisser place à une négociation.

La CGT vous demande donc de rendre une demi-journée de congé à tous les salariés au forfait jours ayant un temps de travail inférieur ou égal à 80%.

Par ailleurs, pour faire suite à votre message du 13 avril 2026, nous réitérons notre position : la signature de l’accord ST Crolles sur journée de solidarité, par la direction de ST et les syndicats signataires, ne rend pas davantage légal le travail dissimulé, interdit et punissable par la loi.

Puisque nous sommes en désaccord, pour trancher ce point, nous vous proposons de solliciter l’inspection du travail. 

Cordialement,

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Bureau du syndicat CGT STMicroelectronics Crolles

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Publié le 28.05.2026 à 16:00

Négociation pour un accord applicable sur tous les sites à partir de 2027


Publié le 30.04.2026 à 17:56

Manifestation à Grenoble – Départ 10h avenue Alsace Lorraine


Publié le 17.04.2026 à 20:07

Réponse reçue le 17 avril 2026. Pour obtenir satisfaction, seule la mobilisation paye !

Bonjour,

Nous accusons réception de votre email du 14 avril 2026 et vous remercions pour l’attention que vous portez à la situation des salariés de STMicroelectronics France dans le contexte économique actuel.

Nous partageons votre préoccupation face aux conséquences de la hausse des prix des carburants et, plus largement, de l’inflation sur le pouvoir d’achat des salariés. Ces sujets appellent, à juste titre, un examen attentif et responsable dans le cadre du dialogue social.

Après analyse approfondie de votre demande, nous avons toutefois décidé de ne pas engager, à ce stade, d’actions spécifiques relatives au prix des carburants, pour les raisons suivantes :

  • Nous ne disposons pas aujourd’hui de visibilité suffisante sur la durée de cette situation, ce qui ne permet pas d’envisager sereinement la mise en œuvre de mesures exceptionnelles bornées dans le temps ;
  • Les sites de STMicroelectronics France disposent de modalités d’aide au transport différentes, en fonction de leurs réalités locales et des dispositifs existants ;
  • Nous déployons dans les prochains mois des mesures salariales importantes présentées et discutées avec les représentants du personnel au mois de février dernier ;
  • Enfin, nous notons que l’État français a pris la décision de déployer des mesures spécifiques, qui devraient être communiquées dans les prochains jours. Nous suivrons avec attention ces annonces.

Cette position ne remet nullement en cause l’attention que nous portons à la situation sociale ni notre volonté de rester à l’écoute des préoccupations exprimées par les partenaires sociaux. Nous demeurons naturellement attentifs à l’évolution du contexte et disponibles pour poursuivre nos échanges dans un esprit de dialogue constructif, équilibré et responsable.

Cordialement.

Mme Frédérique Le Grevès

M. Jean-François Malleville


Publié le 15.04.2026 à 13:22

Info en date du 15 avril 2026 : barrage à tous les étages lorsqu’il s’agit de protéger l’Etat d’Israël et laisser ses crimes se poursuivre… Véritable scandale démocratique : la commission des lois de l’Assemblée nationale vient de classer la pétition contre la proposition de loi Yadan (https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158). Ce qui veut dire que malgré plus de 700.000 signatures, la pétition ne sera pas débattue à l’Assemblée. Il s’agissait pourtant de la deuxième pétition seulement (après celle contre la loi Duplomb), qui a recueilli les 500 000 signatures pour pouvoir être débattue en séance publique…

Interpellez les parlementaires : votez contre la dangereuse loi Yadan ! : https://palestine.risefor.org/action-group-detail/@https%3A%2F%2Fpalestine.risefor.org%2Factiongroups%2F41%2F@

Communiqué de la CGT en date du 7 avril 2026 (https://www.cgt.fr/actualites/proche-orient/legislation/loi-yadan-les-deputees-ne-doivent-pas-la-laisser-passer?utm_source=brevo&utm_campaign=NL%2010%20avril%202026&utm_medium=email)

Prétendant lutter contre « les formes renouvelées d’antisémitisme », la loi proposée par Caroline Yadan ne répond pas efficacement à la montée de l’antisémitisme, et représente un danger pour les principes de l’État de droit et la liberté d’expression.

Ce lundi 30 mars, le parlement israélien a voté une loi qui institue la peine de mort pour les « terroristes » – et qui cible en réalité les Palestinien·nes. Le gouvernement d’extrême droite israélien franchit ainsi une nouvelle étape symbolique dans l’inhumanité, alors que le génocide à Gaza se poursuit, que les exactions commises par les colons et l’armée israélienne sur les Palestinien·nes de Cisjordanie se multiplient, et que les conséquences des attaques portées contre ses voisins par Israël et les États-Unis, en contradiction totale avec le droit international, se font de plus en plus sentir dans le monde entier.

Si de nombreuses voix s’élèvent contre les crimes de l’État israélien qui s’accumulent, elles pourraient bientôt être étouffées le 16 avril prochain, si la proposition de loi proposée par la députée Caroline Yadan est adoptée par l’Assemblée nationale.

Une loi inutile qui risque d’aggraver l’antisémitisme

Alors qu’elle prétend lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », la proposition de loi n’apportent en réalité aucun élément pour le combattre. Dans un courrier aux député·es daté du 22 janvier 2026, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), rappelle que « le cadre juridique actuel permet d’ores et déjà de réprimer l’ensemble des agissements et des paroles antisémites lorsqu’ils revêtent le masque de l’antisionisme ou d’une critique de l’État d’Israël. La lutte contre l’antisémitisme n’a pas besoin de nouvelles incriminations mais de la pleine et juste application des délits prévus à cette fin par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. »

Un danger pour la liberté d’expression

Reprenant explicitement certains exemples de la définition « IHRA » de l’antisémitisme (« L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive » et « l’établissement de comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis »), la proposition de loi affirme que « la haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des juifs ». La CNCDH renouvelle ses critiques face à ce postulat, rappelant l’importance « de ne pas faire l’amalgame entre l’antisémitisme et la critique légitime d’un État et de sa politique, qui relève d’un droit fondamental en démocratie ».

La CNCDH a alerté contre l’assignation identitaire de nos concitoyen·nes juif·ves à l’État israélien portée par la PPL, signalant que le texte induit un « rapport éminemment problématique de solidarité “contraint” des juifs […] avec [l’] État [israélien] ». En assignant nos concitoyen·nes juif·ves à un État étranger, la PPL est ainsi dangereuse pour les « Français·es juif·ves » qu’elle prétend protéger. Nombre de nos concitoyen·nes juif·ves ont alerté sur ces risques par le biais de tribunes (LibérationLe Monde et Le Média) sur le risque de renforcement paradoxal de l’antisémitisme par ce texte, à rebours de son titre.

Elle alerte également sur l’atteinte aux droits qu’impliquent plusieurs dispositions de la loi :

  • le fait d’ajouter une notion d’« implicite » à la condamnation de la provocation à des actes de terrorisme laisse « une trop grande part d’interprétation aux acteurs du droit » et « ne peut […] que favoriser des procès d’intention attentatoires à la présomption d’innocence » ;
  • la condamnation du fait de « minor[er] ou banalis[er] les actes [de terrorisme] de façon outrancière » pourrait constituer « une grave entrave à la liberté d’expression et la liberté académique ». La notion d’« acte de terrorisme » étant incertaine au regard du droit français (« complexe et quelque peu tautologique »), « la qualification “terroriste” assignée à des agissements infractionnels doit donc relever d’un débat ouvert à toutes et tous, indépendamment de la réprobation morale légitimement suscitée par ces actes » – débat qui pourrait tomber sous le coup de la disposition prévue par la proposition de loi ;
  • l’introduction d’une nouvelle infraction « qui incrimine l’appel public à la destruction d’un État reconnu par la République française » pourrait avoir pour effet « de dissuader l’existence de débats, légitimes et sains dans un régime démocratique, sur la pertinence de la reconnaissance d’un nouvel État, sur la légitimité de la forme de gouvernement adoptée par un État, ou encore sur les conditions historiques de sa création ».

La proposition de loi ne doit pas passer

Il existe une réelle montée de l’antisémitisme en France, au même titre que tous les racismes. De véritables politiques de lutte contre les discriminations raciales doivent être mises en œuvre, pas une loi qui assimile les personnes juif·ves de France (et du monde) à un État coupable de multiples infractions au droit international, et qui vise à censurer les critiques légitimes qu’il reçoit. Le lundi 16 avril, les député·es doivent rejeter cette proposition de loi, véritable danger pour l’État de droit et la liberté d’expression !

La France doit agir et l’Europe aussi pour que cessent les crimes commis par l’Etat d’Israël en toute impunité. Soutenez l’initiative citoyenne européenne visant à exiger la suspension totale de l’accord d’association UE-Israël : https://citizens-initiative.europa.eu/initiatives/details/2025/000005_fr


Publié le 14.04.2026 à 19:25

Courrier adressé le 14 avril 2026 à la Direction ST France


Publié le 14.04.2026 à 15:20

La remise en cause du 1er mai est finalement reportée…

Même s’il ne s’agit que d’un report, c’est déjà une victoire des syndicats mobilisés, et particulièrement de la CGT.

Voir l’interview de Sophie Binet du 13 avril sur RTL matin : https://youtu.be/Uj-NfwBYqCY?si=n6wkx3uSmR2K4flY

Pour information, la commission mixte paritaire devait se réunir mardi 14 avril, à 16h30, pour passer le projet de loi en catimini, sans débat et de manière accélérée pour que ça s’applique au plus vite, dès 2026.
Préalablement, lundi 13 avril, à 18h, les organisations syndicales avaient rdv avec le Ministre du travail, et ont sû le convaincre ne pas convoquer la commission mixte paritaire.

Une bataille est gagnée mais pas la guerre.

Restons vigilants, prêts à nous mobiliser, et n’oublions pas quels sont les partis politiques qui ont œuvré à la remise en cause du 1er mai : les macronistes, les républicains et l’extrême droite ! Malgré l’affichage, ces partis là ne défendent pas les droits des travailleurs et travailleuses.

Ci-dessous, les diverses communications de la CGT


Publié le 03.04.2026 à 11:41

(suite du CSE central extraordinaire du 23 mars 2026)

Bilan GEPP du 04/06/2025 au 18/02/2026 : s’agissant des demandes de départ au niveau France (mesures d’âge et mobilité externe), 419 dossiers ont été validés dont 298 pour mesures d’âge.

Déclaration CGT

La CGT a pris acte du point de suivi présenté par la direction.


Mais nous le disons clairement : derrière le discours sur l’accompagnement, la mobilité, la formation et le reskilling, ce document montre surtout une transformation déjà engagée, avec des effets sociaux lourds, des zones d’ombre majeures, et des garanties toujours insuffisantes sur l’emploi, les conditions de travail et la santé des salariés.
Pour la CGT, ce dossier ne démontre pas une transformation maîtrisée. Il montre au contraire une réorganisation lourde, appuyée sur les départs, les mobilités, la flexibilité et l’intensification du travail, sans démonstration sérieuse de sa soutenabilité humaine, technique et sociale.


La méthode apparaît clairement : beaucoup de communication, beaucoup de dispositifs affichés, mais trop peu d’engagements clairs sur les effectifs cibles, les conditions de travail, les risques, les garanties salariales et les conséquences concrètes, métier par métier, site par site.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Quand on comptabilise des centaines de dossiers de départs finalisés et validés, en très grande majorité au titre des mesures d’âge, on ne peut pas parler d’un simple accompagnement des parcours. On parle d’une réduction organisée des effectifs. On parle aussi d’une perte programmée de savoir-faire, d’expérience et de mémoire industrielle, qui touche en particulier les cadres et les techniciens.
Dans ce contexte, l’Espace Carrières apparaît davantage comme un outil de gestion des sorties que comme un outil de sécurisation des parcours. Le nombre d’entretiens réalisés ne prouve rien à lui seul. Ce qui compte, ce sont les issues concrètes, le caractère réellement choisi des solutions proposées, et la capacité effective des salariés à se projeter sans subir.
Il en va de même pour les mobilités. La direction en affiche le volume, mais sans répondre aux questions essentielles : combien avec changement d’horaires, combien avec dégradation de l’équilibre de vie, combien avec formation suffisante, combien avec maintien réel des conditions d’emploi ? Présenter la mobilité comme une solution ne suffit pas. Encore faut-il démontrer qu’elle n’est ni contrainte, ni dégradante, ni subie.


À Crolles, le document est particulièrement inquiétant. La direction y assume une augmentation du temps de présence, le recours aux heures supplémentaires, le travail supplémentaire des cadres au forfait jours, le rachat de jours de repos, la gestion renforcée des absences, des changements d’équipes, ainsi que des renforts par intérim, CDD ou CDI de chantier.
Pour la CGT, c’est l’un des points les plus graves de ce dossier. Ce que la direction appelle “accompagnement de la réussite” ressemble en réalité à une stratégie d’adaptation par surcharge. Quand un projet repose sur plus de présence, plus de flexibilité, plus d’heures, plus de tension et plus de précarité, ce n’est pas un projet sécurisé. C’est un projet qui fait porter aux salariés le poids des fragilités de l’organisation.
La contradiction est d’ailleurs manifeste lorsque la direction affirme qu’il n’y a pas de changement sur la date d’arrêt des activités 200 mm, tout en organisant déjà les mobilités, les rééquilibrages et les mouvements de personnel. Autrement dit, on demande déjà aux salariés de s’adapter, de bouger et de faire plus, alors même que le cadre final reste instable. Cette méthode est inacceptable.


Sur la formation, le constat n’est pas plus rassurant. La direction met en avant des volumes d’heures, mais un chiffre global ne dit rien s’il ne précise pas combien de salariés doivent être requalifiés, pour quels métiers, avec quelle durée réelle de parcours, avec quel tutorat, avec quelle reconnaissance des compétences acquises, et avec quelles garanties sur la charge de travail et la santé. Plus grave encore, la direction écrit elle-même que les besoins de formation se construisent au fur et à mesure du déploiement des projets. En clair, la formation suit le projet au lieu de le précéder.


À Crolles, l’EWS Academy n’en est qu’à une première session pilote. À Tours, le programme d’upskilling process PLP est encore en cours de définition. À Rousset, la montée en charge s’accompagne de précarité, de recrutements non stabilisés et d’une forte pression projet. À Rennes, les informations sont trop légères pour permettre une appréciation sérieuse des impacts sur l’emploi, la charge, les compétences et l’organisation.


Enfin, l’un des points les plus inquiétants du document concerne les DUERP, annoncés comme devant être mis à jour d’ici la fin de l’année. Pour la CGT, c’est inacceptable. Cela signifie que les mobilités, les réorganisations, les montées en charge et les dispositifs de flexibilité sont déjà engagés, pendant que l’évaluation actualisée des risques viendrait après. C’est exactement l’inverse de la prévention : on déploie d’abord, on régularise ensuite ; on expose d’abord, on prétend sécuriser après.


Concernant les RPS, dès la mise en place des accompagnements psychologiques, la CGT avait exposé que plutôt que d’organiser des suivis psychologiques, la direction aurait mieux fait d’éviter les facteurs de risques chez les salarié.es en ne se lançant pas dans des suppressions de postes. Nous dénoncions aussi ce qui pouvait s’apparenter à une opération de communication dans le but de s’affranchir de toute responsabilité.
Sur certains sites, une invitation à un atelier « intensité et temps de travail » met clairement les salarié.es au centre des responsabilités. Il est évoqué la gestion de l’intensité et le temps de travail, sans rappeler que l’employeur est dans l’obligation légale de contrôler ceux-ci. Il est aussi mis en évidence que l’objectif est de ne pas s’épuiser mais en gardant une efficacité et une qualité du travail. La santé du salarié passe ainsi sous une double nécessité de productivité.
Enfin, ce message promet aux salarié.es des « pistes concrètes activables à[son] niveau », comme si le salarié.es n’avait que des possibilités individuelles pour s’en sortir, et qu’il n’existait aucune solution collective et ni aucune responsabilité de l’entreprise dans l’organisation du travail.
Alors que nous passons de nombreux CSEC à nous interroger sur les charges de travail et les non-remplacements, une telle invitation laisse perplexe sur la compréhension des inquiétudes des salarié.es, et pourrait en elle-même être source de souffrance.


En conséquence, la CGT considère que ce dossier confirme moins la maîtrise de la transformation que ses fragilités : opacité sur les effectifs cibles, absence de démonstration sur la soutenabilité de la charge, prévention tardive, recours massif aux dispositifs de sortie, réponses insuffisantes sur la formation réelle, et absence de garanties sérieuses sur la sécurisation des parcours professionnels.
En l’état, ce document ne rassure pas. Il alerte.
Il ne sécurise pas. Il expose.
Et il révèle surtout une transformation imposée aux salariés, appuyée sur les départs, la flexibilité, la surcharge et une prévention renvoyée à plus tard.


La CGT exige donc :
la communication d’un état détaillé des effectifs avant et après transformation, par site, métier, organisation et statut ;
un bilan complet des mobilités et des départs, avec leur caractère volontaire ou subi, leurs conséquences salariales et leurs impacts sur les collectifs de travail ;
l’arrêt de toute logique d’intensification du travail comme variable d’ajustement ;
l’actualisation préalable des DUERP et la consultation des CSSCT avant toute mise en oeuvre locale significative ;
la priorité à l’emploi stable, à la titularisation et aux recrutements pérennes ;
des parcours de formation complets, qualifiants, réalisés sur temps de travail, avec tutorat et reconnaissance réelle ;
et des garanties écrites sur l’absence de mobilité forcée, l’absence de perte de rémunération, l’absence de déclassement et le respect des équilibres de vie.


Publié le 02.04.2026 à 11:03

(suite du CSE central extraordinaire du 23 mars 2026)

La question de l’impact environnemental d’une collaboration stratégique n’est pas un sujet décoratif. Ce n’est pas non plus un supplément de communication destiné à verdir
un partenariat industriel. Depuis la loi Climat et Résilience, les conséquences environnementales des décisions de l’entreprise relèvent pleinement du champ
d’examen du CSE. L’article L.2312-8 du Code du travail le dit clairement : les décisions relatives à la gestion de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation
professionnelle et aux techniques de production doivent aussi être appréciées au regard de leurs conséquences environnementales.
Nous le rappelons donc avec force : même lorsqu’il s’agit d’un point sur l’annonce d’une collaboration stratégique élargie avec un partenaire, la direction ne peut pas se
contenter d’un discours général, encore moins d’un renvoi expéditif vers un simple « décalogue environnemental ». Après près de cinq ans d’existence de la loi, une telle
réponse n’est plus sérieuse. Elle ne répond ni à l’esprit du texte, ni aux exigences minimales d’un dialogue social loyal sur un sujet aussi structurant.
Car enfin, de quoi parle-t-on ? D’une coopération présentée comme stratégique, avec des effets potentiellement majeurs sur les volumes, les procédés, les consommations,
les investissements et, au bout du compte, sur l’empreinte environnementale réelle de l’entreprise. Dans ces conditions, nous demandons des réponses précises, chiffrées et vérifiables.


-> Nous voulons connaître l’impact prévisionnel de cette collaboration sur la consommation d’électricité, d’eau et de matières premières.
-> Nous voulons savoir si les process envisagés seront sans PFAS.
-> Nous voulons connaître l’impact environnemental global des produits fabriqués.
-> Nous voulons savoir si la santé et la sécurité des salariés ainsi que celle des riverains des sites de production peuvent être affectées par ce type de production.
-> Nous voulons enfin connaître le plan prévisionnel des investissements destinés à prévenir, réduire et maîtriser ces impacts.
-> Nous demandons aussi à la direction de répondre sur un point central, qu’elle ne peut pas éluder : le risque d’effet rebond. Oui, des composants plus performants peuvent réduire la consommation par unité de calcul. Mais si, dans le même temps, ils accompagnent une explosion du volume total de calcul lié à l’IA, alors la vraie question est celle-ci : l’empreinte totale baisse-t-elle réellement, ou augmente-t-elle au contraire en valeur absolue ?
-> Nous voulons donc savoir si ST a réalisé une analyse de cycle de vie complète de ce partenariat, intégrant les impacts liés aux volumes produits, à la fabrication, aux tests, au packaging, à la logistique, et les comparant aux gains d’efficacité énergétique éventuellement avancés côté client.
-> Nous demandons également si l’usage d’AWS pour l’EDA conduit à déplacer une partie de l’empreinte numérique de ST vers le cloud, et, dans ce cas, comment cette empreinte est identifiée, suivie et comptabilisée.
-> Nous voulons encore savoir quel sera l’impact de la montée en charge, à la fois dans les fabs de ST et dans les datacenters AWS.
-> Nous voulons savoir si le contrat comporte des engagements environnementaux vérifiables : recours à une électricité renouvelable, intensité carbone, utilisation d’eau recyclée ou non potable, indicateurs annuels de suivi, audit des fournisseurs, recyclabilité des composants.

En clair, nous ne demandons pas à la direction un slogan, un support marketing ou un renvoi à un document de principe. Nous demandons des réponses concrètes sur les
effets réels d’une collaboration stratégique que la direction elle-même présente comme structurante.


À ce stade, ce que révèle surtout la réponse qui nous a été faite, ce n’est pas la solidité de la démarche environnementale de l’entreprise. C’est au contraire l’écart persistant entre l’affichage et le contenu, entre les engagements proclamés et la capacité réelle de la direction à documenter les conséquences environnementales de ses propres choix industriels. Et cela, après presque cinq ans de cadre légal explicite, n’est plus admissible.


Publié le 01.04.2026 à 14:23

Courrier adressé à la direction ST Crolles le 1er avril 2026

Bonjour,

La direction ST France, a initié depuis quelques semaines, une négociation sur la journée de solidarité, dont les modalités seraient applicables à partir de 2027.

Grâce à l’obstination et à la ténacité de la CGT, la direction semble enfin reconnaître qu’un décompte à la minute du compteur JSOL est OBLIGATOIRE.

Pour rappel, l’accord d’établissements du 20 juin 2025, signé par la CFDT et la CFE-CGC, relatif aux modalités d’exécution de la journée de solidarité pour les salariés non-cadres postés au sein de l’établissement de Crolles, applicable dès l’année 2026, stipule

 « Article 2.1. Temps travaillé en plus de la durée collective du travail :

Les salariés en horaire posté peuvent choisir d’effectuer leur journée de solidarité en effectuant du temps de travail au-delà de la durée collective de travail qui leur est applicable selon les conditions décrites ci-dessous. Ce temps devra être effectué entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année considérée.

-soit par le dépassement de l’horaire collectif applicable au salarié. Dans ce cadre, le temps pris en compte est limité au temps supplémentaire à partir de la 8ème minute révolue de dépassement de l’horaire collectif journalier ».

Comme déjà exprimé lors de la négociation en juin 2025, la CGT dénonce qu’un décompte à partir de la 8ème minute, c’est du TRAVAIL DISSIMULÉ !

Le travail dissimulé n’est pas une simple erreur administrative. C’est une volonté délibérée de la part des signataires de l’accord de ne pas respecter la loi.

La CGT vous demande donc de procéder, dès l’année 2026 pour le compteur JSOL, à un décompte précis du temps supplémentaire de dépassement de l’horaire collectif journalier dès la première minute.

Et la CGT vous rappelle que notre première revendication est que ST offre la journée de solidarité à tous ses salariés quelle que soit leur catégorie, et prenne ainsi en charge le versement de la cotisation égale à 0,3% de la masse salariale brute.

Dans l’attente de votre retour.

Cordialement,

La CGT ST Crolles

(Pour rappel, pour les ingénieurs et cadres ainsi que pour les techniciens en horaires variables, la journée de solidarité est le jour de pentecôte, tel que négocié et validé dans l’accord AOTT ST France, signé par la CFDT et la CFE-CGC).


END