CGT ST Microelectronics
Syndicat des Ingé – Opé – Tech – Admin – Cadres
Permanences tous les lundis 12:00-16:00 – Tél. 04 76 92 64 56
Publié le 02.09.2026 à 22:00
Retours sur la réunion du 2 septembre. Nous attendions une attaque… mais pas de cette envergure.
Publié le 31.08.2026 à 15:58
Opacité sur l’usage de l’eau potable par ST pour fabriquer ses puces
Certains salariés de ST Crolles ont identifié et qualifié des procédés de recyclage avec traitement, mais ST
ne réalise pas les investissements nécessaires à leur mise en œuvre. ST estime le coût de cet
investissement à 57 millions d’euros, mais n’a réalisé aucun investissement depuis deux ans. Le taux de
recyclage avec traitement, annoncé à 60 %, ne semble actuellement être que de 2 % d’après un rapport
interne.
Plus largement, le taux officiel de recyclage de l’eau, avec et sans traitement, reste opaque. L’objectif de la
compagnie est fixé à 54 % cette année. Le site de Crolles communique un taux d’environ 40 %, tandis que
nos propres informations conduisent à l’estimer à environ 8 %. Malgré les demandes des élus, ST ne clarifie
pas ces écarts et renvoie les représentants du personnel du CSEC aux CSE locaux et réciproquement.
Pour la CGT, une partie des subventions publiques reçues par ST doit être consacrée au financement
du recyclage de l’eau et aux investissements nécessaires au recyclage avec traitement.
Au 20 août 2026, toutes les zones de prélèvement de ST Crolles étaient en alerte renforcée.

L’une des restrictions obligatoires : Prélèvements d’eau à usage industriel ou artisanal inférieurs à 1000m3. Or, ST Crolles consommerait au moins 1000m3 d’eau par heure !
Lire l’arrêté de restriction – 20 août 2026
Lire l’arrêté cadre préfectoral – 10 juillet 2023
Pour s’informer régulièrement sur les restrictions d’eau en période de sécheresse : https://vigieau.gouv.fr/
Opacité sur les rejets des PFAS par ST dans l’eau et dans l’air
Les PFAS, polluants éternels, sont rejetés dans l’eau et dans l’air. ST annonce que, sur le plan technique, les
problèmes liés à ces rejets sont résolus. Depuis deux ans, les équipes de Crolles travaillent sur le sujet et
ont qualifié plusieurs solutions : supprimer les rejets à la source en changeant certains matériaux,
comme les résines, ou supprimer les PFAS présents dans les eaux rejetées.
Malgré ces solutions, aucun investissement ni calendrier de mise en oeuvre n’a été présenté en CSE. À la
question du nombre de personnes chargées de garantir la réussite du programme, ST n’a apporté aucune
réponse. Aucun programme n’a par ailleurs été présenté pour les autres sites du groupe.
Pour la CGT, une partie des ~600 millions d’euros de subventions publiques déjà reçues par ST pour le projet Liberty doit être consacrée à la suppression des rejets de PFAS sur l’ensemble des sites.
Opacité dans le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) de ST
Dans un bilan d’émissions de gaz à effet de serre :
- le scope 1 correspond aux émissions directes de l’entreprise ;
- le scope 2 correspond aux émissions liées à l’énergie achetée ;
- le scope 3 correspond aux autres émissions indirectes liées à l’activité de l’entreprise : achats, transport, fournisseurs, utilisation et fin de vie des produits.
La loi prévoit la publication du scope 3 . Cet été, Total energie a été condamné par le tribunal de Paris :
leur plan de vigilance doit intégrer le scope 3. La cartographie des risques, les mesures de prévention et
d’attenuation correspondant à ces risques doivent être publiés.
Malgré nos demandes répétées, la prise en compte du scope 3 dans son intégralité n’est toujours pas
présentée en CSEC. Sans bilan complet, il est impossible d’identifier les sources d’émissions et de
modifier la trajectoire de l’entreprise.
Conclusion
Pour que des investissements sur tous les postes presentés ci-dessus soient réalisés, il faut donc que ST arrête de jouer la carte de l’opacité, publie les chiffres réels et accepte de rentrer dans la discussion sur ces enjeux. En refusant ou en compliquant l’accès à ces informations, ST continue à mettre l’entreprise et les personnes qui y travaillent en porte-à-faux avec les enjeux environnementaux. Nous salariés, sommes les premiers concernées par la canicule, le manque d’eau, et la pollution de nos environnements de vie. ST est en train de jouer un double jeu, alors que son statut de plus gros consommateur d’eau du bassin Grenoblois donne tout sauf envie de rire.
Exigeons dès maintenant la mise en oeuvre de ces plans d’investissements, et leur constitution de manière accelérée pour ceux qui ne sont pas encore sur la table. Pour ce faire, les CSE et les élus locaux doivent avoir rapidement un accès complet, non limité et transparent aux données mentionnées ci-dessus et à leur méthode de calcul. Ce qui est en jeu est la pérennisation de nos emplois, la sauvegarde de notre cadre de vie et de travail, et l’alignement avec nos concitoyens.
Publié le 31.08.2026 à 15:10
Un jour placé sur le CET, c’est :
Pour ST : Une provision comptable obligatoire pouvant rester longtemps au bilan et peser sur les indicateurs financiers. Ce n’est pas une dette nouvelle, ni un coût économique supplémentaire, mais une dette due aux salarié·es :
Un problème comptable, pas économique
Pour nous, les salarié·es : Un acquis social et une liberté dans la gestion de notre temps à moyen et à très long terme. Ce dispositif permet de placer des jours, des primes ou une partie de salaire pour :
- Prendre de grandes vacances,
- Se rendre disponible pour les événements importants de la vie,
- Anticiper son départ à la retraite,
- Organiser un temps partiel choisi, temporaire ou durable.
Un peu d’histoire :
Le Compte Epargne Temps (CET) est apparu en avril 2000 lors du passage aux 35 h. C’était une contrepartie dans l’accord AORTT (Aménagement, Organisation et Réduction du Temps de Travail) : le nombre de jours RTT acquis ne compensait pas le passage aux 35 h.
Négociations ouvertes à l’initiative de la direction :
- Premières réunions des 2 et 9 juillet 2026 : présentation de tas de chiffres au 31/12/2025.
- Le CETC totalise 356 222 jours (soit 63% du stock total) et est détenu par 11185 salariés (6196 cadres, soit 61% et 4389 non-cadres, soit 39%), pour un montant de 135 M€.
- Le CETR totalise 205 925 jours (soit 37% du stock total) et est détenu par 4721 salariés (3477 cadres, soit 74% et 1244 non-cadres, soit 26%), pour un montant de 96 M€.
- Le 2 septembre 2026, elle va révéler ses intentions.
Ce que l’on sait déjà :
- La direction ne semble pas vouloir rajouter de nouveaux droits mais restreindre ceux déjà acquis.
- L’accord actuel n’a pas été dénoncé. S’il n’y a pas de nouvel accord, rien ne change. Il est donc urgent de ne pas se précipiter pour accepter de signer n’importe quoi.
- Les autres syndicats attendent de voir ce que la direction propose… À la CGT, on anticipe le fait que les propositions de la direction seront de réduire l’utilisation du CET.
Ce que l’on peut faire :
- Remplir l’enquête et commenter les propositions que la CGT porte.
- Dire et redire aux managers lors des weekly et autres rencontres que ce n’est pas acceptable de revenir sur les CETs. La direction a déjà préparé le terrain en faisant des « formations » aux managers.

Publié le 22.07.2026 à 16:43
Suite du CSE central ordinaire – 22 juillet 2026
La situation économique et financière s’est largement améliorée, pourtant la direction dans une logique purement financière fragilise l’avenir de l’entreprise. La faiblesse des investissements en R&D, la baisse des effectifs malgré une charge de travail importante risque d’impacter les projets futurs.
Les indicateurs financiers confirment que la volonté de réduire les effectifs ne répond à aucune logique industrielle mais est seulement maintenue pour satisfaire les actionnaires.
Pour le site de Tours et son futur proche, nous sommes inquiets pour le maintien de nombreux emplois sur site alors que les activités de production des Trisils et Transils vont définitivement s’arrêter au plus tard avant l’été 2027. En effet, mise à part une petite poignée d’assistants de maintenance lancée dans une formation UIMM pour monter en compétence, aucune formation de “upskilling” et de “reskilling” n’est engagée ni programmée pour les salariés et la ligne pilote PLP, peu gourmande en ressources humaines, c’est à dire 40 personnes à majorité I&C et Techniciens au plus fort de l’activité qui arrivera à maturité après 2027, il n’y a strictement rien qui puisse permettre aux salariés concernés, que nous estimons à plusieurs centaines, de se projeter vers une nouvelle activité ou un nouvel emploi sur le site de Tours. Également, si nous regardons un peu plus loin que le futur proche, nous sommes aussi très inquiets quant à la pérennité de la production 8 pouces restante sur le site. Sans aucun projet industriel supplémentaire et d’envergure, comment sera-t-il possible d’optimiser les coûts de fabrication afin de contenir ou de maintenir des marges produits dans les standards de la compagnie ? Avec les missions actuelles attribuées au site de Tours et des volumes de commandes qui, soyons réalistes, ne seront jamais à des niveaux appelant à investir pour tripler ou plus encore les capacités de production, il semble inéluctable que la production 8 pouces ne pourra résister à la concurrence interne et suivra le même chemin que les 6 pouces aujourd’hui, le transfert à Singapour pour atteindre les marges ciblées par la compagnie. La question est donc essentielle, quel est le devenir du site de Tours et de son effectif, un site de production aux volumes modestes avec un sursis lié aux marges produits ? Uniquement un centre de R&D ? Un site hébergeant seulement la division DFD ? La Direction doit apporter ces réponses dès maintenant aux salariés afin de maintenir leur engagement et leur confiance dans la gouvernance de la compagnie et du site.
Sur le site de Crolles 200, les salariés sont soumis à une pression importante du fait du sous-effectif à cause des départs induits par la GEPP et des objectifs de production qui restent élevés et surtout inatteignables.
Pour Crolles 300 les perspectives industrielles sont bonnes mais se font également à effectifs réduits, la direction refusant toujours de recruter en externe le personnel nécessaire et les salariés de 200 étant maintenus sur leurs postes pour répondre aux besoins de production de l’usine Crolles 200.
A Rousset, il y a aussi un problème dans les effectifs du fait du gel des embauches et un retard dans le transfert des équipements de Crolles vers Rousset. Ce manque de moyens pour le site de Rousset, combiné aux déclarations de M. Gualandris lors du dernier comité de groupe européen, indiquant que ST n’investira plus dans les fabs 200mm hormis à Singapour est fortement inquiétant.
Par ailleurs, nous déplorons le manque de prise en compte des enjeux environnementaux, par exemple nous n’avons aucune visibilité sur le reclaim à Crolles au-delà du PoC en fonction actuellement.
Ensuite, nous déplorons également les pratiques fiscales de ST qui lui évite de payer des impôts en France et prive les salariés de toute participation aux bénéfices malgré des résultats positifs. Nous constatons que la direction n’a pas intégré dans le compte de résultat réel 2025, le montant des diverses subventions publiques, ce qui est une première et un scandale !
Enfin nous dénonçons que la direction n’a pas répondu aux questions que la CGT lui avait préalablement adressées avant le CSEC de juin 2026.
Pour rappel, ces questions sont les suivantes et nous vous demandons d’y répondre :
- Dans les 177 millions de subventions attendues pour 2025 (chiffres donnés au CSEC de décembre 2025), quelle est la part du projet Liberty ? Quelle était la part du projet Liberty en 2024 ?
- Quelles ont été les dépenses liées à la restructuration dans le détail ? Pour chaque mesure GEPP, par site ? Pour chaque activité arrêtée ou démarrée par site (démantèlement des équipements installés, transfert des équipements, installation de nouveaux équipements, etc.)? Montant des provisions liées à la restructuration ?
- Est-ce que le résultat de 2025 a été diminué d’un déficit reportable avant impôt ? Si oui, quel a été le montant de ce déficit reportable ? Reste-t-il du déficit reportable à diminuer de prochain(s) résultat(s) ? Si oui, quels sont le montant total et le montant pour chaque année ayant généré un déficit reportable ?
- Pour le calcul de la participation :
- Quel est l’impact sur le bénéfice fiscal du financement en crédit-bail par les STMicro Finances NV ?
- Quel est l’impact sur la valeur ajoutée du financement en crédit-bail par les STMicro Finances NV ?
- Y a-t-il une année de décalage entre l’enregistrement de la participation dans les comptes et les données servant au calcul (bénéfice, capitaux propres, masse salariale, valeur ajoutée) ?
- Crédit Impôt Recherche 2024 et 2025 : Comment se répartissent les heures de main d’œuvre de recherche entre cadres et non-cadres ?
- On observe en 2025 66M$ de charges pour couvrir un risque de redressement fiscal, pouvez vous détaillez la raison de ce redressement ?
Pour conclure, la CGT donne un avis très défavorable.
Publié le 22.07.2026 à 16:39
Suite du CSE central ordinaire – 22 juillet 2026
Sur la base des documents présentés, on note pour l’année 2025 :
- Sur la pyramide des âges et l’ancienneté des salariés :
S’il y a eu un impact des embauches en 2022 et 2023 sur l’âge et l’ancienneté moyenne, l’effet s’est rapidement estompé. ST est une entreprise aussi « vieille » aujourd’hui qu’en 2021.
La moyenne d’âge des hommes I&C et OATAM n’a jamais été aussi élevée depuis la publication du RSCFH. Il y a une corrélation directe entre l’âge et l’ancienneté.
Pour certaines catégories, l’augmentation annuelle des moyennes dépasse 1 an, ce qui peut poser la question de l’attractivité de ST et du départ des plus jeunes.
ST est une entreprise vieillissante, et le pic d’embauches de 2022-2023 n’a fait que retardé un peu ce constat.
Les conséquences des blocages des embauches affichés par la direction seront catastrophiques dans les prochaines années pour l’entreprise :
- D’ici 2 à 3 ans, durée d’application de l’accord GEPP, la moyenne d’âge de l’entreprise approchera les 50 ans,
- Les effectifs vont s’effondrer, sous l’effet de la GEPP et des départs à la retraite,
- Comment maintenir une entreprise qui se veut innovante avec une population qui ne rêvera que de partir à la retraite, tant les conditions de travail se seront dégradées ?
Et en admettant que des embauches soient à nouveau possibles, le transfert de connaissance sera très difficile, voire impossible car de nombreux experts auront déjà quitté l’entreprise.
Avec la reprise de l’activité des semi-conducteurs, la charge du projet OCEAN et le manque de ressources chronique des sites, les risques sur la santé physique et psychique des salariés de ST sont démultipliés. Tous les éléments sont là pour dans les prochaines années, les conditions de travail se dégradent et se transforment en cercle vicieux.
Bref, la politique sociale et économique de ST monde hypothèque l’avenir de ST France.
- Pour la deuxième année consécutive, un effectif ST France en recul : -3,4% en moins d’effectifs vs 2024, et un effondrement des embauches en CDI en deux ans, prévisible avec les annonces de ST monde et la GEPP. Nous notons d’ailleurs qu’en comparaison avec les autres pays et notamment avec l’Italie, ce sont les sites français qui payent le plus lourd tribut de la décision de ST de supprimer des emplois.
- Un effondrement est constaté également sur le nombre moyen d’heures de formation par salarié : on avait déjà 31h en 2024 vs 35,9h en 2023, et en 2025 ce chiffre tombe à 16h. Dans le cadre de la restructuration, il était annoncé un grand plan de formation (“upskilling” et “reskilling”), mais cette ambition ne semble avoir été qu’un effet d’annonce. La GEPP ne semble être qu’un outil de la direction pour supprimer des emplois et non pas pour former les salariés…
- Un taux d’absentéisme qui reste toujours élevé, caractérisant des conditions de travail de plus en plus difficiles dans toutes les catégories professionnelles, du fait de la baisse des effectifs et ayant pour conséquence une augmentation des RPS, des incidents de production entraînant des scraps sur tous les sites industriels, et des accidents graves telle une explosion, sur le site de Crolles site Seveso seuil haut, mettant en danger les salariés.
- Sur la rémunération :
-> Pour les I&C
Pour rappel, les écarts d’âge et d’ancienneté ne sont pas significatifs pour les I&C, ce qui permet de comparer les rémunérations sur cette catégorie.
L’écart de rémunération pour les plus bas salaires tente vers 0. Si cela est positif, cela est déjà arrivé par le passé (en 2011 notamment), avant que cet écart ne reparte à la hausse. Rien n’est acquis.
L’écart de rémunération au niveau du salaire médian est en baisse mais reste au-dessus de 345 €/mois, écart moyen depuis 2007. Cela n’augure rien de la suite, car cet écart oscille entre 315 €/mois en 2007 et 420 €/mois en 2008.
Le seul écart de rémunération qui baisse vraiment depuis 2007 est celui sur les plus hauts salaires. Il a été divisé par 3 depuis 2007, passant de 1777 €/mois à 630 €/mois
Suivre les écarts de rémunération en % et non en valeur absolue permet de masquer la réalité de ces écarts. En gros les écarts sont stables (hormis pour les plus hauts salaires) depuis 2007. Comme les salaires augmentent en valeur depuis 2007, les valeurs relatives baissent, masquant le fait que depuis presque 20 ans, les femmes « perdent » en moyenne 345 €/mois (soit 75000 €), sans que cela évolue depuis 2007
-> Pour les OATAM, les écarts d’âges et d’ancienneté sont beaucoup plus importants, ce qui rend hasardeux toute conclusion sur les écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes OATAM.
- Sur l’égalité professionnelle :
L’objectif de la direction d’avoir 20 % de femmes dans les JG 17 et 18 est presque atteinte. Tant mieux pour les femmes qui ont pu en bénéficier mais cela ne concerne que 152 femmes, soit 8 % des effectifs des femmes I&C
Cela ne règle pas le blocage de carrière de la plupart des femmes de l’entreprise.
Pour que la répartition des femmes dans chaque JG soit à 25 % (part des femmes dans la catégorie I&C), à effectif constant chez les hommes, il faudrait qu’il y ait :
- 20 % de femmes en moins dans les JG 12 et 13, soit 145 femmes
- 25 % de femmes en plus dans les JG16, 17 et 18, soit 90 femmes.
Autre constat qui n’évolue pas depuis 20 ans :
L’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes est de 6%, or cet écart ne se retrouve pas dans chaque JG, les écarts étant plus faibles. C’est un symptôme du retard de carrières de femmes par rapport aux hommes. Comme nous n’avons jamais eu accès à l’âge et l’ancienneté moyens des femmes et des hommes par JG, cette hypothèse ne peut être confirmée ou infirmée.
Bref, les rapports se suivent depuis 2007, mais les choses évoluent peu ou pas pour la grande majorité des femmes de l’entreprise. La plupart des femmes de ST auront eu une rémunération au rabais tout au long de leur carrière, auront vu des hommes gravir les échelons sans elles. Et lorsqu’elles seront à la retraite, ces écarts de salaires que ST a tant de mal réduire se paieront au prix fort sur leurs pensions.
- Sur l’application de la nouvelle convention collective, la direction ne communique que le nombre de salariés ayant eu un changement d’emploi de classement supérieur mais pas inférieur, ce qui est une marque de la non-transparence des données communiquées aux représentants du personnel.
- Sur l’application de la décision unilatérale NAO 2025 pour les non-cadres, nous dénonçons la non-application de la mesure d’augmentation de 2% pour les mobilités internes sans promotion, concernant les salariés dont les métiers sont en transition.
Pour conclure, la CGT donne un avis très défavorable.
Publié le 24.06.2026 à 20:00
CSE central ordinaire – déclaration du 24 juin 2026
La CGT STMicroelectronics dénonce l’acharnement du patronat en direction de Sophie BINET, secrétaire générale de notre Confédération.
En quelques mois, elle fait l’objet de deux mises en examen :
– En novembre 2025, Sophie Binet a été mise en examen pour injure publique à la suite d’une plainte déposée par le mouvement patronal Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance), car lors d’une émission sur RTL en janvier 2025, elle a commenté « les rats quittent le navire », après que le patron du groupe LVMH, Bernard Arnault, s’est plaint de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices réclamée aux grandes entreprises : pour le milliardaire, cette mesure, inscrite dans le projet de budget 2025, « poussait à la délocalisation ».
– En mai 2026, Sophie Binet a été mis en examen pour diffamation à la suite d’une plainte déposée par l’entreprise TEFAL après qu’elle ait dénoncé dans un débat de la Fête de L’Humanité, le 13 septembre 2025, le cas de Ouria Belaziz, une salariée de Tefal engagée à la CGT, qui a reçu un blâme de la part de son employeur après une prise de parole sur la présence de polluants éternels (PFAS) dans les accessoires ménagers fabriqués par le groupe.
Nous sommes évidemment solidaires de notre secrétaire générale, d’autant plus que ce qu’elle dénonce fait écho à ce que nous vivons chez ST :
– Nous rappelons qu’un récent rapport, du Sénat sur les aides publiques aux entreprises, a révélé que ST qui reçoit plusieurs centaines de millions d’euros d’aides publiques par an mais ne payent très peu voire pas d’impôts en France, et que le montage financier de l’entreprise a pour conséquence que les salariés de ST perçoivent peu voire pas du tout de participation aux bénéfices, lorsque l’entreprise gagne de l’argent.
– Nous rappelons également que la CGT STMicroelectronics dénonce régulièrement des situations de différence de traitement vis à vis de notre syndicat et de ses militantes et militants , et que récemment ST a été sanctionné par la justice pour discrimination syndicale dans deux affaires, une troisième affaire étant en cours d’instruction.
– Nous rappelons enfin que sur l’environnement, ST ne respecte pas ses obligations légales concernant la communication aux élus CSE et CSEC de l’impact environnemental de tout nouveau projet. De plus, concernant les PFAS, sur un plan de substitution des produits dangereux pour la santé publique et l’environnement, ou sur la prévention des risques sur la santé des salariés, ST ne répond pas à nos questions, alors que les PFAS sont très vraisemblablement un danger comme a pu l’être l’amiante.
Sachez que les mesures coordonnées de répression syndicale organisées par le patronat contre notre secrétaire générale et dans les entreprises adhérentes du MEDEF, comme STMicroelectronics, sont une honte et ne nous impressionnent pas.
Vous ne réussirez jamais à nous museler et nous continuerons toujours à défendre les intérêts des travailleuses et travailleurs sans nous compromettre.
Publié le 23.06.2026 à 20:00
CSE central ordinaire – déclaration du 23 juin 2026
Alors que s’ouvre notre CSEC dans un contexte de canicule nationale, la communication récente de la direction du site de Montrouge, centrée sur la longueur des tissus et l’interdiction des bermudas, nous paraît dramatiquement déconnectée des réalités vécues sur nos différents sites. Au-delà de l’ironie qu’un tel rappel suscite en pleine crise climatique, la CGT souhaite recentrer le débat sur ce qui relève de votre responsabilité pénale et humaine : la santé et la sécurité des travailleurs.
La situation actuelle sur les sites de ST France est préoccupante et révèle une politique à deux vitesses qui met en danger les salariés :
• Dans les bureaux : De nombreux collègues subissent des températures extrêmes dans des bâtiments qui s’apparentent à de véritables passoires thermiques. La réponse ne peut pas être d’exiger le port du pantalon réglementaire sous prétexte qu’un système de climatisation par ailleurs énergivore tourne à plein régime dans certains locaux, pendant que d’autres étouffent.
• Sur le terrain et en production : La situation est encore plus critique pour les salariés, qu’ils soient internes à ST ou salariés de la sous-traitance, qui exercent des activités pénibles parfois en extérieur. Pour eux, aucun aménagement d’horaires substantiel, aucune coupure ni solution alternative d’envergure n’ont été mis en place pour faire face à ces fortes chaleurs.
La CGT vous rappelle que l’employeur est tenu à une obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Mesurer la conformité « corporate » des tenues vestimentaires ne protège personne des risques de déshydratation, de malaise ou de coup de chaleur.
Face à ce constat, les représentants CGT vous posent aujourd’hui des questions précises et attendent des engagements clairs :
1. Quels sont les seuils de température maximaux jugés acceptables par ST France ? Nous exigeons des repères et des indicateurs identiques, transparents et opposables sur l’ensemble des sites de l’entreprise.
2. Quand allez-vous appliquer strictement les recommandations des autorités et de la médecine du travail ? Si les textes officiels fixent des orientations, rien n’empêche ST d’adopter des mesures plus favorables (aménagements d’horaires systématiques en cas d’alerte, pauses de récupération supplémentaires, distribution d’équipements adaptés). Nous vous demandons a minima le strict respect de ces recommandations nationales.
3. Quel est le plan d’investissement pour l’avenir ? Le dérèglement climatique n’est plus une surprise, et la situation actuelle qui était annoncée depuis des années va devenir la norme. Alors que notre entreprise à sa part de responsabilité dans les émissions carbone ; quels sont les travaux d’isolation thermique, de
rénovation des bâtiments et de restructuration des espaces de travail prévus à court et moyen terme pour que ces situations de crise ne se reproduisent plus chaque été ?
Nous refusons que la gestion des vagues de chaleur se résume à une note de service sur le « savoir-vivre vestimentaire ». Nous attendons de la direction des réponses à la hauteur des enjeux de santé publique et de justice sociale.
Publié le 18.06.2026 à 16:05
L’extrême droite prouve à nouveau qu’elle est le pire ennemi des travailleurs et travailleuses !
Le Maire RN veut expulser la CGT des locaux de la Bourse du travail, qu’elle occupe depuis 89 ans (sauf pendant la seconde guerre mondiale, sous le régime de Vichy).
La Bourse du Travail, depuis sa création, est un lieu de rassemblement pour les syndicats, les travailleur·euses, et tous celles et ceux qui luttent pour la justice sociale, l’égalité et la dignité sur le lieu de travail et dans la vie. La Bourse du travail est aussi un lieu de formation, d’échange, d’émancipation pour les salarié·es, privé·es d’emploi, retraité·es.
La stratégie du RN est bien établie, et Carcassonne est son laboratoire : bâillonner tout ce qui gêne !
Défendons la liberté d’expression, nos libertés syndicales, les Bourses du travail, outils indispensables pour la défense des salarié·es ! Défendons la Bourse du travail de Carcassonne !
Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/la-cgt-doit-rester-%C3%A0-la-bourse-du-travail-%C3%A0-carcassonne
Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail, après la procédure engagée par le nouveau maire RN de Carcassonne visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux.
Publié le 16.06.2026 à 20:30
Les sénateurs ont voté pour que des salarié·es travaillent le 1er mai
Publié le 15.06.2026 à 15:53
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et envisagé la suppression de deux jours fériés, les représentant·es du patronat s’obstinent à s’attaquer au 1er Mai.
Malgré les mobilisations syndicales et leurs relais politiques, ils reviennent à la charge avec un nouveau texte qui passera au Sénat le 16 juin.
Présenté comme une mesure en faveur des boulanger·es et fleuristes du coin, ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes. Le gouvernement a commencé dès ce 1er mai 2026, en les incitant à enfreindre la loi existante !
Le 1er mai est un jour particulier. C’est le seul jour férié, chômé, rémunéré et protégé du lien de subordination. Des exceptions existent déjà pour les hôpitaux, l’énergie, les transports publics… Les commerçants ont le droit d’ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Non seulement les petits commerces indépendants n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux avec la concurrence des grands groupes.
En élargissant la dérogation, l’intention n’est pas de « sécuriser » une situation existante mais de remettre en cause le droit au repos rémunéré du 1er mai. Loin de concerner quelques commerces de proximité, le dispositif pourrait s’appliquer à l’ensemble des entreprises de moins de 250 salarié·es ! Une extension considérable qui banaliserait progressivement le travail le 1er mai : lorsqu’un droit commence à être remis en cause, les exceptions se multiplient progressivement jusqu’à devenir la norme.
Non, le travail du 1er Mai ne serait pas « payé double »
Le 1er Mai est déjà rémunéré, même lorsqu’il n’est pas travaillé. Faire passer cette compensation pour un cadeau est un mensonge : elle ne fait que compenser la perte d’un jour chômé et payé.
Non, les salarié·es n’auront pas le « choix »
Parler de « volontariat » est un leurre. L’expérience du travail dominical montre que les dérogations se banalisent, tandis que les contreparties accordées aux salarié·es s’amenuisent progressivement.
L’urgence n’est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d’obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant !
Le 16 juin, le Sénat examinera la proposition de loi remettant en cause le caractère chômé du 1er Mai. À Paris, la fédération CGT Commerce et Services et la CGT Île-de-France (Urif), avec d’autres organisations syndicales, appellent à un rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures.
D’ores et déjà dans tous les départements, mobilisons-nous et interpellons les parlementaires, car la bataille ne s’arrêtera pas au Sénat : le texte devra encore être examiné par l’Assemblée nationale. Plus nous serons nombreux et nombreuses à nous mobiliser, plus nous aurons de chances de faire reculer cette nouvelle attaque contre le 1er Mai.