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 CGT ST Microelectronics - Syndicat des Ingé – Opé – Tech – Admin – Cadres
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Publié le 26.07.2022 à 17:58

Communiqué CGT ST France – Partenariat STMicroelectronics / Global Foundries – Suite au CSE central du 21 juillet, nos exigences sociales et environnementales ne sont toujours pas satisfaites

Le 12 juillet, sur le site STMicroelectronics de Crolles, les patrons de ST et GF ont célébré avec le Président de la République M. Macron, leur partenariat pour la création d’une nouvelle unité de production 300mm.

Le 21 juillet, la direction de STMicroelectronics a organisé un Comité Social et Economique (CSE) central pour répondre aux nombreuses interrogations des représentants du personnel. La plupart sont restées sans réponses car le projet est encore en cours d’élaboration, mais aussi car la direction n’a pas voulu partager certaines informations au mépris du dialogue social.

Si la CGT est toujours satisfaite que STMicroelectronics et l’Etat aient enfin pris la décision de développer en France de nouvelles capacités de production en semi-conducteurs, portant la production de 10000 à 22000 plaques par semaine à horizon 2026, contrairement à qui a été largement communiqué, ce projet n’est pas une nouvelle usine de production mais une extension de l’usine existante Crolles2 300mm. Cette extension était déjà dans les cartons de ST (il s’agit du projet « Gateway »). Ce partenariat permet donc d’accélérer le projet d’extension, de mutualiser les coûts et surtout d’obtenir un fort soutien financier de l’Etat.

Par ailleurs, nous alertons sur plusieurs points :

  • La souveraineté dans les semi-conducteurs

Dans son allocution du 12 juillet, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que ce projet allait assurer une certaine souveraineté. Or, la production de Crolles est une brique parmi d’autres de la filière microélectronique, celle du « Front End ».

Concernant la R&D, ST maitrise la technologie 28FDSOI, mais la direction assume d’avoir stopper le programme 14FDSOI. Il n’y aura pas de transfert de technologie entre ST et GF qui maitrise le 22FDx. Le 18FDSOI n’est maitrisé que par Samsung, et le partenariat ST/GF/Soitec/CEA d’avril 2022 sur le 10FDSOI est aujourd’hui une coquille vide !

Concernant le silicium, rien n’est produit en France ! Une opportunité, favorisant un circuit court d’approvisionnement, serait que FERROPEM fournisse du silicium haute pureté. Or, voilà qu’en mars 2022, le gouvernement et Emmanuel Macron ont validé un PSE actant la fermeture du site de FERROPEM Château Feuillet !

Enfin, concernant le « Back End » ou assemblage et le test, la quasi-totalité de ces activités sont faites en Asie !

Ainsi, malgré les discours, la chaine de valeur de la filière microélectronique est loin d’être consolidée pour assurer une véritable souveraineté.

  • Les aides publiques et leur conditionnalité

En CSE central, la direction de ST a refusé de donner la ventilation de l’effort financier de chaque partie sur les 5,7 Md€ annoncés. L’Etat lui-même, n’a pas communiqué sur le sujet et il aura fallu que l’on découvre dans la presse que l’Etat allait participer à hauteur de 40%, soit 2,28 Md€ !

Tout d’abord, pourquoi l’Etat ne fait-il pas le choix de prendre part au capital des entreprises plutôt que verser des aides publiques afin de s’assurer efficacement de la mise en œuvre, du contrôle et du suivi des objectifs de son engagement financier ?

Ensuite, avec un tel montant de financement de la production, auquel s’ajoute 200 M€ d’aides publiques par an dont bénéficie déjà ST pour la R&D, doit-on se contenter du seul engagement de créer 1000 emplois (=> 2,28 M€ par emploi crée !) ?

Enfin, quelles seront les retombées pour le pays, lorsque ST pratique l’évitement fiscal et ne paye pas d’impôt en France, et que GF qui va créer une filiale française, avec uniquement une vingtaine de salariés, va certainement suivre la même voie ? Dans ce contexte, pourquoi donner un montant faramineux à des entreprises privées qui ne payent pas leurs impôts en France, alors qu’il y aurait plus d’utilité sociale à développer les services publics ou notre système de protection sociale ?

  • La politique sociale de ST

2,6% de budget pour les augmentations de salaire, c’est la politique salariale au rabais de ST pour 2022. Rappelons qu’en 2020, les salariés n’avaient pas été augmentés malgré les bons résultats de ST, ce qui avait poussé en 2021, le PDG, Jean-Marc Chéry, à octroyer une augmentation générale de 3% à tous les salariés, en sus de la politique salariale annuelle. Et globalement, la politique de rémunération de ST est une machine à inégalités qui s’accroissent au fur et à mesure que l’on monte dans la hiérarchie.

Plus particulièrement cette année, la direction de ST ignore totalement le contexte : +25 % de chiffre d’affaires en 2021 (10,181 Md$ -> 12,729 Md$), +80 % de bénéfices en 2021 (1,106 Md$ -> 2 Md$), +5,8 % d’inflation en juin 2022 sur un an, selon l’INSEE.

La conséquence c’est qu’un certain nombre de salariés quittent ST. Mais, cela ne semble pas ébranler la direction de ST qui s’autosatisfait de la politique sociale qu’elle déploie, faisant même l’éloge du dernier accord QVT sur le télétravail alors que, par exemple, elle doit être la seule entreprise du secteur à ne pas verser d’indemnité forfaitaire aux salariés en télétravail …

L’un des objectifs du partenariat ST/GF est de créer 1000 emplois. Comment embaucher et surtout conserver des salariés qualifiés avec une politique sociale désastreuse et méprisante vis-à-vis des salarié.e.s, qui rappelons-le sont ceux qui produisent les richesse de STMicroelectronics ?

  • La politique environnementale de STMicroelectronics

Les informations données en CSE central sont inexistantes . Alors que l’humanité traverse sa pire crise environnementale, nous ne pouvons plus nous contenter de simples déclarations d’intentions ou globalisantes. Pour tous les sites de ST, la CGT demande à avoir des chiffres précis tant sur la consommation d’eau, d’énergie, de gaz…, que sur les rejets liquides ou gazeux.

Sur ce projet d’extension de l’usine de Crolles2 300mm particulièrement, nous demandons également une évaluation de l’impact environnemental afin de définir en amont du projet les investissements nécessaires pour que celui-ci soit réduit au minimum.

La CGT défend un développement industriel du pays, qui doit répondre aux besoins des populations, assumer son impact social par sa participation aux impôts et cotisations sociales, respecter l’environnement et qui doit reconnaître le travail des salariés. Pas question pour nous de valider un projet qui évacuerait ces exigences.


Publié le 22.07.2022 à 22:11

UN NOUVEL ACCORD TELETRAVAIL EST APPLICABLE

Comparaison avec le précédent accord :

Les salariés peuvent bénéficier de deux jours de télétravail par semaine au lieu d’un jour.

Un outil va être mis en place, pour formaliser les demandes pour télétravailler.

Fourniture du matériel par l’entreprise mais toujours pas d’indemnité forfaitaire.

Pas de droit opposable pour le premier jour de télétravail.

Liste des salarié-e-s éligibles au télétravail réduite vs période covid. Sont donc exclus : « les salariés en équipes postées, les salariés intervenant en salle blanche, les salariés des laboratoires, les salariés qui utilisent du matériel ou des logiciels spécifiques ou qui utilisent des réseaux sécurisés, les salariés des « facilities ». »

Pas d’amélioration sur le droit à la déconnexion, la responsabilité est renvoyée au salarié.

Télétravail exceptionnel imposé, à l’initiative de l’employeur : « Des situations collectives exceptionnelles et parfois urgentes peuvent nécessiter du travail à distance renforcé : … Sur une longue période (chantiers immobiliers importants, rénovations des locaux, pandémie). »

« Flexible working » : Le salarié en télétravail accepte de laisser libre son bureau et qu’il soit partageable. Que devient le rôle social du travail ? Comment le salarié va-t-il pouvoir continuer à s’identifier au sein de l’entreprise ?

L’accès à plus de télétravail répond à une demande des salarié-e-s, mais à quel prix ?


Publié le 12.07.2022 à 12:50

Communiqué de presse CGT ST France sur le partenariat STMicroelectronics et Global Foundries pour une nouvelle unité de production 300mm à Crolles

STMicroelectronics et Global Foundries ont annoncé leur projet commun de développer une nouvelle unité de production 300mm à Crolles (Isère), pour une large gamme de technologies GF et ST, dont le FD-SOI. Sans savoir encore comment il sera réparti entre les deux partenaires, l’investissement envisagé sera de plusieurs milliards d’euros, et bénéficiera d’un soutien financier important de l’État français. Ce projet prévoit aussi de créer 1000 emplois directs.

La CGT est tout d’abord satisfaite, que ST et l’Etat aient enfin pris la décision de développer en France de nouvelles capacités de production en semi-conducteurs.

En effet, cela fait plusieurs années que nous les interpellons régulièrement sur le devenir de la filière industrielle de la microélectronique, la dépendance de la France et plus largement de l’Europe dans ce secteur étant de plus en plus un sujet, alors même que l’utilisation du numérique dans la société croit.

Il y a quelques mois, l’Europe a fini par prendre conscience de son retard et a lancé le « Chips Act », dont les efforts étaient jusques là plutôt concentrés en Allemagne.

Toutefois, cette bonne nouvelle ne doit pas masquer un certain nombre de questions importantes pour l’avenir de tous les sites de ST ou pour l’avenir de la filière, tout en tenant compte des enjeux sociaux et environnementaux.

S’agissant du site de ST Crolles, celui-ci fait déjà l’objet depuis plusieurs mois, d’un grand investissement par ST d’une extension des capacités de production 300mm (projet gateway). Aussi, nous nous demandons pourquoi ce nouveau projet ne concerne pas le site de ST Rousset (Bouches du Rhône), unité de production 200mm, et dont l’avenir du site comme des emplois est menacé si une transition vers le 300mm n’est pas organisé.

S’agissant de l’avenir de la filière, la question de la R&D est un point crucial. Voilà plusieurs années, ST a décidé d’abandonner la R&D des technologies avancées, malgré de nombreuses aides publiques. Un partenariat R&D a été annoncé en avril 2022 entre ST, GF, Soitec et le CEA, mais à ce jour, sur le terrain nous n’en connaissons pas les contours. De plus, bien que le FD-SOI soit né à Grenoble, cette technologie en 28nm a été vendue par ST à Samsung, qui maitrise désormais seule le 18nm. La nouvelle unité de production à Crolles prévoyant de produire du 18nm, quel rôle aura Samsung ? Enfin, ne pas maitriser les technologies avancées, notamment pour la partie moins de 10nm, renforcera à long terme notre dépendance à l’Asie et aux Etats-Unis.

S’agissant de l’enjeu social, il est annoncé que 1000 emplois seront créés, mais aujourd’hui ST peine à recruter. Certes, ST fait des embauches mais elle fait face également à de nombreux départs. La politique salariale au rabais n’est pas sans effet dans un contexte de forte demande dans le secteur. Un secteur qui aurait aussi besoin de plus de formations qualifiantes, notamment de techniciens. La CGT porte un projet d’école de formation de techniciens mais nous regrettons que ST ne veuille pas en entendre parler.

S’agissant de l’enjeu environnemental, il devient urgent d’évaluer l’impact de tout développement industriel et de prendre en amont les mesures nécessaires d’investissement. Notamment, l’industrie de la microélectronique est grande consommatrice d’eau pure (par exemple, nous évaluons la consommation du site de ST Crolles à celle de 100 000 habitants par an), et face aux problèmes de sécheresse, quelles actions pourraient être menées ?

Autant de questions donc, auxquelles nous souhaiterions avoir un retour de ST et de l’Etat…


Publié le 17.06.2022 à 19:38

30 ans du site de Crolles – 3, 2, 1 … Action ! Découvrez notre premier pas sur la pelouse

 

Mémoire courte, nous étions déjà allé sur la pelouse de nombreuses fois !!! et notamment :

  • En 2010 on était meme allé dans les bureaux, après avoir fait un foot sur la pelouse, rappelez-vous, la direction avait mis des avertissements à tous les salariés (une procédure prudhommale les avait contraints à retirer ces avertissements).
  • En 2012 un mouvement global des salariés qui avait conduit à une augmentation de 70 euros pour tout le monde.
  • Par la suite aussi au cours de ces dernières années, les salariés ne désirant avoir qu’un juste retour sur les salaires.

 


Publié le 02.06.2022 à 15:08

Augmentation des Salaires au Rabais pour les salarié-e-s !

La distribution des enveloppes d’augmentation a suscité, comme nous l’avions prédit, des mécontents, et les montants sont bien loin de faire face à l’inflation actuelle (4,8% sur un an en avril), et au travail fourni par les salarié-e-s !
Chez les I&C, bon nombre ont 0% d’augmentation. C’est le revers de la médaille des primes variables dont seule la CGT dénonce la perversité, depuis leur généralisation.
Chez les OATAM, les augmentations sont loin de compenser le coût de la vie. Les appointements contractuels sont toujours aussi faibles et les primes des équipes postées ne sont toujours pas revalorisées depuis 1993 ! Pour rappel, cette année chez SOITEC, les primes des eq1 et eq2 ont été augmentées de 9% à 11%. Mais chez ST, toujours rien, malgré nos multiples demandes…

Mais pour JM Chéry tout va bien !

+ 9,3% d’augmentation de salaire !
+ 31,7% d’augmentation de rémunération
globale !
Pour un montant indécent de 7 559 530 $ !
                        2021                2020
Salaire    $ 936,357           $ 856,837
STI           $ 1,907,307       $ 1,285,378
LTI           $ 3,245,640       $ 2,224,984
Autres    $ 1,470,226       $ 1,372,048
Total       $ 7,559,530       $ 5,739,247


Publié le 04.05.2022 à 19:48

Avec le Flex Office, une nouvelle forme de précarité : les « sans bureau fixe » !

Le développement forcé et massif du télétravail à partir du printemps 2020 a modifié le rapport au travail des salarié-e-s, qui souhaiteraient rester en télétravail quelques jours pour certains. Du côté des employeurs, que les bureaux soient moins occupés est une opportunité de réduction des coûts relatifs aux espaces de travail.
Alors, là on se dit “génial, gagnant-gagnant !”

MAIS ! Qu’est-ce qu’un « sans-bureau fixe » ?

Un « sans bureau fixe », itinérant ou sans bureau, est une personne qui travaille dans des lieux dont on l’a dépossédé, impersonnels, parfois non prévus pour travailler tels que cabine téléphonique, cafétéria, couloir, local technique, WC connecté…, et qui erre quotidiennement pour trouver un bureau.

Au fil du temps, le « sans-bureau fixe », n’a plus de contact avec ses collègues directs, se désociabilise et sombre dans un isolement
physique et psychologique.

La direction proposera alors, au « sans bureau fixe » en détresse, d’appeler Telnet !


Publié le 27.04.2022 à 11:37

1er mai 2022 : La paix plutôt que la division entre les travailleuse.eur.s

Grenoble : 10h Alsace Lorraine arrivée anneaux de vitesse

Bourgoin-Jallieu :  10h du Pont Saint Michel suivie de l’inauguration de l’UL

Roussillon : 10 h devant le foyer Henri Barbusse – suivi d’un barbecue festif et revendicatif

Vienne : pour le traditionnel vide grenier revendicatif à l’espace St Germain de 6h30 à 18h sans réservation

Tract 1er Mai CGT 38

Tract intersyndical Isère 1er mai 2022

Communiqué unitaire 1er mai 2022

Pour Grenoble

Buvette CGT et concert offert par l’intersyndicale Isère

Plusieurs « villages » thématiques à l’arrivée


Publié le 15.04.2022 à 12:52

Point de situation sur les salaires à avril 2022

Les NAO se sont terminées le 4 mars sur une décision unilatérale d’un budget consacré aux
augmentations de 2,6% (+ mesures RH : OATAM 0,6% et I&C 0,2%).
Lors des négociations, l’inflation était à 3,6% en février sur un an. En mars, elle a grimpé à 4,5% !
Consécutif à l’inflation, le SMIC a été automatiquement augmenté de 0,9% au 1er
janvier et le sera à nouveau le 1er mai de 2,4% à 2,6%.
De plus, des négociations sur la revalorisation des minimas conventionnels ont été entamées
dans la Métallurgie, avec pour résultat pour le moment, une augmentation de 3,1% pour les I&C.

Tout ces éléments indiquent que la politique salariale de ST est véritablement au rabais ! Malgré
l’investissement continu des salarié-e-s, la reconnaissance n’est pas au rendez-vous avec un risque
de déclassement.

Pas étonnant que des salarié-e-s « traversent la rue », notamment chez Soitec (entreprise de
microélectronique en Isère, à 500m de ST Crolles), où les résultats des NAO sont « plus
attractifs » :

Salaires, carburants, ISF : pour des mesures sociales et fiscales visant justice et efficacité !
Signez la pétition de la CGT ICI

Publié le 06.04.2022 à 13:59

Incendies probablement volontaires visant STMicroelectronics : des actes irresponsables !

Communiqué de presse CGT STMicroelectronics Crolles

Ce début de semaine, la vallée du Grésivaudan a fait l’objet d’incendies qui d’après certaines sources seraient volontaires.

Si ces incendies sont effectivement volontaires avec pour but d’atteindre, entre autres, le site industriel de STMicroelectronics, la CGT ST Crolles les considère comme irresponsables. En effet le site de STMicroelectronics Crolles est un site Seveso seuil haut : toute rupture d’alimentation électrique non intentionnelle et non maîtrisée aurait pu conduire à un accident industriel majeur dont les conséquences humaines et écologique seraient irréversibles. Fort heureusement, les systèmes de sécurité ont opéré normalement et aucun incident majeur lié à la coupure électrique n’a été constaté sur le site.

Si la place des nouvelles technologies dans la société ainsi que les questions écologiques liées à la consommation d’eau ou d’énergie du site sont légitimes, elles ne peuvent être réglées par ce type d’action. Pour nous, elles doivent être discutées démocratiquement avec les citoyen-ne-s-s et les salarié-e-s.

Par ailleurs, cet incident génère une charge de travail très importante afin de sécuriser et remettre en service l’ensemble du site industriel. La CGT ST Crolles salue l’implication des salarié-e-s pour faire face à la situation.


Publié le 02.04.2022 à 15:41

Télétravail – Compte rendu réunion 23 mars

Pour la 3ème réunion de négociation, pas grand chose de nouveau sous le soleil des Bahamas !

 
Dans les propositions de la direction, pour le télétravail régulier ou ponctuel, celui-ci est réservé à du personnel non posté. On note par ailleurs qu’il n’y a aucune transparence sur le périmètre du personnel éligible au télétravail qui est du ressort de la direction et des business unit exclusivement (les OS, n’ont rien à dire !). Avoir fait du télétravail en période covid-19, n’assure pas d’être éligible. Dixit le DRH France, « le déploiement massif du télétravail en situation covid-19 était contraint, exceptionnel d’où la notion de télétravail exceptionnel… »
 
Sur le télétravail régulier, 2 jours hebdomadaire max (par journée entière ou demi-journée). Cette disposition existe déjà dans l’accord actuel. Le changement, c’est sur la flexibilité du report des jours de télétravail, la direction n’imposant pas de limite de jours sur une période donnée (dans l’accord actuel, 13 jours par trimestre), permettant d’avoir plus de 2 jours par semaine en moyenne , et exigeant seulement que la ou le salarié-e soit au moins 1 jour sur le site. La possibilité de télétravailler et sa flexibilité se négociant avec son manager…Ainsi, les managers peuvent soit refuser le télétravail, soit en permettre plus que ce que prévoit de base l’accord. 
 
Sur le télétravail ponctuel, on passe de 6 à 11 jours. C’est peut-être le seul point positif qui formalise l’usage sur certains sites …
 
Sur le télétravail exceptionnel, mise en place d’un protocole d’activation pour lequel les CSE vont être informés (et consultés peut-être)…
 
Pas de nouvelles avancées sur la prise en charge du matériel (pour outils informatiques et matériel de bureau, la même chose que la réunion précédente), ni sur le dédommagement (c’est un Niet ! catégorique).
 
Pour conclure, les salariés aspirent à plus de télétravail et la direction le sait très bien. Le rapport de force est de son côté. C’est pour elle l’occasion de demander aux salariés de porter une responsabilité sur leurs conditions de travail à domicile (via l’attestation sur l’honneur que la direction leur demande de signer), de limiter son engagement financier (les salariés râlent de ne pas avoir de dédommagement mais ils feront du télétravail quand même), et d’organiser sournoisement la mise en place du Flex office.
 
Enfin, globalement, on note un renforcement du rôle et du pouvoir du manager (du lien de subordination), un renforcement du traitement individuel brisant toujours plus le collectif de travail.
 
La direction envisage de nous envoyer un projet d’accord dans les prochains jours et organisera une séance de relecture si c’est nécessaire…