Associations iséroises


 Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise
Flux «allégé» de ses illustrations et graphiques

Publié le 16.01.2022 à 17:54

Coordination nationale pour des transports collectifs gratuits :
Aubagne, Bordeaux, Chambéry, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Metz, Nancy, Rouen, Roubaix, Strasbourg, Toulouse, Vallée de la Thur

« À l’occasion des élections à venir, nous nous adressons aux candidat-e-s pour  l’instauration de la gratuité totale  des transports en commun de proximité »

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Le développement des transports publics et leur gratuité d’accès, c’est maintenant !

Depuis 2016, une douzaine de collectifs locaux (Aubagne, Bordeaux, Chambéry, Clermont-Ferrand, Grenoble, Roubaix, Lyon, Metz, Nancy, Rouen, Saint-Amarin, Strasbourg, Toulouse) pour la gratuité des transports publics de proximité se réunissent, analysent et commentent les avancées et les limites des modèles existants. Les modalités de mobilisation sur la question de la gratuité sont diverses et dépendent des partenariats locaux possibles avec les associations de défense de l’environnement et les mouvements sociaux en général.

Nous sommes tous convaincus que la gratuité totale et inconditionnelle est non seulement un objectif réaliste, mais que c’est aussi une nécessité de plus en plus urgente pour la préservation de la vie en zone urbaine. Aujourd’hui, c’est aux candidates et aux candidats à l’élection présidentielle que nous nous adressons.

I. La gratuité : un choix de société

Les crises sociale, climatique, sanitaire imposent de faire société autrement. Le temps n’est plus aux demi-mesures, mais à un véritable changement de cap. C’est une nécessité pour désengorger les villes et les métropoles et une opportunité pour lutter contre l’enclavement des territoires ruraux, afin de permettre à toutes et tous l’accès aux services publics. Nous récusons l’opposition entre urgence sociale et urgence environnementale, et nous pensons qu’il est possible de vivre mieux tout en préservant la planète.

Chacun et chacune peut en faire l’expérience : la gratuité est un sujet qui suscite des débats passionnés. Déjà en 1881, les conservateurs étaient vent debout contre la gratuité de l’enseignement élémentaire public. Aujourd’hui le principe de l’enseignement gratuit n’est plus contesté. On peut faire le même constat avec la Sécurité Sociale, dont personne ne conteste l’utilité et que de nombreux pays nous envient. Choisir la gratuité, c’est en réalité un choix de société par lequel la collectivité décide de garantir un droit : l’éducation, la santé, demain les transports en commun.

Ce qui relève du bien commun doit être gratuit : il est prioritaire de répondre aux besoins essentiels de la population et de soustraire à la loi du marché les biens et services publics qui servent l’intérêt général, tout en veillant à la bonne utilisation de l’argent public et en évitant les gaspillages.

 

II.       Le développement des transports collectifs du quotidien et leur accès gratuit : une priorité

L’étalement urbain et la concentration des emplois dans les agglomérations contribuent fortement à l’usage excessif de la voiture individuelle. Mais ce n’est plus tenable, nous devons changer nos habitudes de déplacement. Un développement important des transports collectifs de voyageurs (tramway, bus, train) associé à la gratuité est une alternative socialement juste, bonne pour la planète, efficace et crédible.

1.  C’est une mesure de justice sociale

Depuis près de 50 ans, avec un chômage de masse, un accroissement de la pauvreté et de la précarité, une asphyxie des services publics, la société française vit une crise économique et sociale profonde, que la mise en œuvre de politiques néolibérales n’a fait qu’amplifier. Selon la dernière étude de l’INSEE, le taux de pauvreté (revenu inférieur à 60 % du revenu médian) est passé de 13 % en 2008 à 14.6 % en 2019, soit une augmentation considérable de 1.4 million de personnes dans la période.

Les cadeaux aux 0,1 % les plus fortunés, comme la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et la baisse de la fiscalité sur les revenus du capital («flat tax») n’ont eu aucun effet sur l’investissement, l’emploi, le pouvoir d’achat.

Avec la crise du COVID, selon les associations caritatives, un million de personnes ont basculé dans la pauvreté à cause de la pandémie. Le nombre de bénéficiaires du RSA et d’inscrits à Pôle Emploi a augmenté. Et selon OXFAM France, fin 2020, le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire était estimé à plus de 8 millions de personnes, alors qu’il se situait à moins de 3 millions en 2008.

Les dépenses de transports impactent fortement les foyers les plus modestes, voire les privent de possibilités de déplacement. Or les tarifications « sociales » ou « solidaires » ne remplissent pas leur rôle : un nombre important de personnes renoncent à faire les démarches et l’existence de différents tarifs suscite des discriminations et des tensions.

Dans ce contexte de crise économique violente, nous avons besoin de mesures fortes. La gratuité des transports du quotidien permet d’obtenir une plus grande justice sociale, crée un droit à la mobilité, facteur d’inclusion sociale, et permet une redistribution de pouvoir d’achat.

2. C’est bon pour préserver notre environnement et notre santé

Il ne fait plus aucun doute que les activités humaines sont responsables du dérèglement climatique à travers les émissions de gaz à effet de serre (GES), dues notamment à l’utilisation des énergies fossiles. L’année 2020 se classe parmi les trois années les plus chaudes jamais constatées, après 2016 et 2019. Les conséquences de ce réchauffement peuvent être dramatiques : périodes de canicule prolongées en été, inondations, dépérissement des forêts, hausse du niveau des mers et recul des côtes, acidification des océans, ouragans plus nombreux et plus violents, sécheresse, migrations forcées, etc. Or les émissions de CO2 dues aux transports ont augmenté de 17 % entre 1990 et 2017.

Il faut s’attaquer à la racine des problèmes et prendre des décisions qui modifient structurellement les déplacements : développer les transports collectifs et favoriser les modes de transports doux, instaurer la gratuité pour les déplacements du quotidien, réduire drastiquement la circulation automobile. Par ailleurs, cela permet de préserver les terres agricoles et les espaces naturels. C’est en outre essentiel pour vivre en bonne santé dans des villes moins polluées, pour éviter les 50 000 décès prématurés chaque année en France liés à la pollution atmosphérique.

3. C’est bon pour une économie plus sobre et plus juste

Les  coûts et les nuisances du trafic routier sont considérables :

  • outre ses conséquences en termes sanitaires, la pollution de l’air a un coût estimé à 100 milliards d’euros par an selon un rapport du Sénat ;
  • d’après les chiffres de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, en 2016 les accidents de la route sont à l’origine du décès de 3 500 personnes et ont coûté 38,3 milliards d’euros  à la collectivité ;
  • les habitants de Paris, Nice, Marseille, Bordeaux, Grenoble et Lyon perdent environ 140 heures par an (6 jours !) dans les embouteillages. Le coût des embouteillages est estimé à 20 milliards d’euros par an au plan national ;
  • l’entretien des routes et des parkings grève largement le budget des collectivités.

Tout cet argent pourrait être réinvesti dans le développement et la gratuité des transports publics du quotidien. De plus, le développement des transports publics permet d’alléger la part du budget des ménages consacrée à l’utilisation de la voiture individuelle.

4. La voiture électrique, une fausse solution

Il faut rompre avec des modes de vie et des solutions qui sont des impasses :

  • un embouteillage de voitures électriques reste un embouteillage ;
  • l’emprise des routes et autoroutes est la même et la construction de nouvelles routes contribue à l’artificialisation des sols ;
  • l’extraction des matières premières nécessaires à la construction d’une voiture électrique et à la fabrication des batteries, ainsi que le recyclage, engendrent des coûts environnementaux et sociaux considérables, par ailleurs la pénurie de certaines matières premières comme le lithium guette déjà ;
  • la consommation d’électricité est considérable : si 40% du parc automobile devient électrique, il faudra alors disposer de 30 TWH supplémentaires, soit l’équivalent de 7% de la puissance électrique actuelle, alors que l’objectif doit être de diminuer la consommation d’énergie, y compris la consommation électrique.

Remplacer massivement la voiture individuelle à moteur thermique par la voiture individuelle électrique ne règle pas les problèmes actuels et peut en créer de nouveaux : c’est en pratique une solution illusoire.

 

III.    La gratuité des transports publics, c’est possible et ça marche 

Pour réussir à changer massivement les comportements en matière de déplacements, il faudrait doubler d’ici 2030 la part modale des transports en commun. Cela implique des transports collectifs plus attractifs et répondant aux besoins en termes de capacités d’accueil, de desserte, de fréquence, d’horaires, de ponctualité, de rapidité, de confort. L’expérience montre que là où ces choix ont été faits, la gratuité constitue un élément supplémentaire déterminant de leur attractivité.

La gratuité des transports publics est un signal fort envoyé à la population pour l’inciter à laisser sa voiture et prendre les transports en commun. Prendre le train, le tramway ou le bus plutôt que la voiture, cela réduit la pollution, les embouteillages, c’est bon pour la santé et la tranquillité de la vie quotidienne. Tout le monde en profite. Il est juste que ce soit pris en charge collectivement, comme la santé et l’école.

1. Cela existe déjà dans 35 agglomérations en France

La gratuité totale des transports publics a été instaurée à Compiègne en 1975, à Châteauroux en 2001, à Aubagne en 2009, à Dunkerque en 2018. Suite aux dernières élections municipales, Montpellier, Rouen, Nancy, Nantes se sont engagées sur cette voie en commençant par le samedi ou le week-end. Au Luxembourg, tous les transports en commun du pays (bus, tram, train) sont gratuits depuis le 1er mars 2020.

Partout, la gratuité associée à une amélioration du réseau s’est traduite par une hausse de la fréquentation : à Châteauroux, + 81 % dès l’année suivante et + 172 % en sept ans, à Aubagne, + 142 % en trois ans. A Dunkerque, une agglomération de 200 000 habitant-e-s, la fréquentation a doublé après deux ans de gratuité.  Dans cette agglomération, la moitié des nouveaux utilisateurs de transports collectifs utilisaient la voiture auparavant, et la gratuité est désignée comme le principal élément déclencheur de leur changement d’habitude par 80 % des nouveaux usagers : ils citent des raisons financières ou évoquent des notions liées à la simplicité, ou encore à la liberté de circuler que permet la gratuité.

2. Un nouveau modèle financier

Avec ou sans la gratuité, un usage massif des transports collectifs exige des investissements et des embauches supplémentaires, d’autres façons de repenser l’urbanisme et les réseaux de  transports, de faire des connexions entre réseaux et des gares multimodales. Au regard des besoins de financement que cela implique, le «coût de la gratuité» est à relativiser.

En France, la billetterie représente 5 milliards d’euros dans le financement des transports collectifs locaux et un milliard d’euros dans celui des TER. A titre de comparaison, les nuisances liées au trafic routier coûtent des dizaines de milliards d’euros par an, et l’inaction contre le changement climatique pourrait coûter à l’horizon 2050 de 5 à 20 % du PIB, soit 100 à 400 milliards d’euros par an. La gratuité, c’est l’anti-gaspi.

Se déplacer en transport en commun bénéficie à toutes les composantes de la société. Le financement des transports en commun doit donc être assuré par les collectivités locales, les entreprises (en portant leur versement à 3 % de la masse salariale comme en Île-de-France) et par l’État.

Tout cela impose de considérer le développement des transports en commun comme une priorité absolue, notamment en termes budgétaires, en sortant d’une logique purement comptable qui freine ce développement.

2.1. Le versement mobilité

La concentration des activités dans les Métropoles – notamment dans les zones industrielles et commerciales – et la hausse des prix de l’immobilier qui éloigne de celles-ci de nombreux habitants poussent à un allongement des trajets et à un engorgement croissant des agglomérations. Il est donc légitime que la contribution des entreprises finance de plus en plus les transports publics, d’autant que la gratuité leur ferait économiser leur part de 50 % dans les abonnements des salariés. Le « Versement Mobilité » – taxe égale au maximum à 2 % de la masse salariale des entreprises de 11 salariés et plus – constitue aujourd’hui une grande part du financement des transports collectifs. Elle doit être portée à 3 % sur tout le territoire, comme c’est déjà le cas en Île-de-France.

2.2. L’État doit jouer son rôle

Au regard des engagements internationaux de la France, il est de la responsabilité de l’État d’impulser les nouvelles pratiques de mobilités et de soutenir les collectivités locales pour le développement des transports collectifs. L’État perçoit la contribution Climat Énergie qui représentera en 2022 de l’ordre de 10 milliards d’euros. Une partie de cet argent devrait servir à cela.

2.3. La crise sanitaire

L’État doit compenser intégralement les pertes de recettes liées à la crise du COVID. La mission sénatoriale sur les conséquences de la crise sanitaire a estimé à 2,8 milliards d’euros en 2020 les pertes subies par les Autorités Organisatrices des Mobilités. Ce montant est à rapprocher des 100 milliards d’euros du plan de relance du gouvernement. Le nombre et la fréquence des véhicules de transports doivent être adaptés pour permettre aux usagers de se déplacer dans des conditions conformes aux contraintes sanitaires.


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Publié le 28.11.2021 à 11:35

Le Collectif pour la Gratuité des Transports Publics dans l’Agglomération Grenobloise fait partie de la déclinaison du Collectif national « Plus Jamais Ça » regroupant ATTAC, la Confédération paysanne, les syndicats CGT, FSU, Solidaires et les organisations Greenpeace France, Oxfam, les Amis de la Terre.  Ces organisations ont rédigé un tribune et une pétition et ont été rejointes, à ce jour, par 25 autres organisations.

Un groupe de travail « Plus Jamais Ça 38 » a élaboré un document relatif à la gratuité des transports que nous publions ci-dessous.

Deux autres groupes ont produit les documents :

Pour une agriculture durable et une alimentation de qualité

Pour des services publics et une protection sociale à la hauteur des besoins, dans tous les territoires !

 

 


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Publié le 06.06.2021 à 16:10

Mis à jour le 08 juin 2021

Communiqué

Nous sommes solidaires de la lutte des salarié.es de GEG, menée avec leur intersyndicale FO/CFE-CGC/CGT, pour protester contre le versement de 5 Millions d’€ de dividendes aux actionnaires (dont ENGIE, la ville de Grenoble et la Métropole). Comment accepter le triplement du montant des dividendes alors que les salaires sont à la traîne et qu’il y a autant besoin d’embaucher ?

Selon les informations disponibles dans la presse, ce prélèvement est motivé par la nécessité d’aider entre autres la TAG. Cette décision revient à donner 2 Millions d’€ à ENGIE, actionnaire privé.

Cette opération n’a pas beaucoup de sens politique. Comment va-t-on  expliquer aux personnes que via leur facture d’électricité elles subventionnent en fait les transports ? Ce n’est pas cela la solidarité.

Les difficultés actuelles de la TAG sont dues pour l’essentiel à l’épidémie de COVID et à la politique sanitaire décidée par le gouvernement (confinement et couvre-feux). Quitte à s’endetter momentanément, la Métropole doit donner les moyens à la TAG de fonctionner normalement, tout en s’adressant à l’État pour la prise en charge.

Si pour financer les difficultés actuelles, il faut prélever sur les SEM comme GEG, comment la Métropole et le Département feront-ils pour financer les dépenses autrement plus importantes pour développer les transports publics et répondre à l’urgence sociale et sociale ?

Collectif pour la gratuité des transports publics

(CGT, FSU, Solidaires, ATTAC, Ensemble! Isère, Generation.s, La France Insoumise, NPA, PCF)

Article de Place Gre’net


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Publié le 21.05.2021 à 10:45

Gratuité et développement des transports publics, réponse à la crise sociale, sanitaire et environnementale

Le 20 mai, jour du Conseil du SMMAG, le Collectif a remis une lettre ouverte aux élus arrivant à la réunion. 

Monsieur le Président du SMMAG,

La direction du SMMAG a décidé de mettre en place de nouvelles réductions de l’offre de service du réseau de transports publics de l’agglomération grenobloise.

Comme nous vous l’avons indiqué dans notre précédent courrier, nous considérons que ces décisions de réductions font courir un danger d’amoindrissement durable des transports collectifs dans l’agglomération grenobloise. Or les transports collectifs sont un élément essentiel pour faire face aux énormes enjeux sociaux, sanitaires et environnementaux. C’est une des clés pour construire la société de demain.

Nous demandons aux collectivités locales (Métropole et Département) de fournir à la SEMITAG les moyens financiers de mener son activité malgré la crise sanitaire et les restrictions de déplacement liées à la politique de protection de la santé publique menée par le gouvernement.. Nous estimons que les élu.es du SMMAG et de la Métropole doivent interpeller avec force l’État pour qu’il compense les pertes de recettes liées à la crise COVID.

Assurer la pérennité de la SEMITAG est très important, mais cela ne suffit pas.

Il nous paraît nécessaire d’insister sur le fait que nous faisons face à une crise sociale, sanitaire et environnementale de première ampleur. Il est très important pour notre avenir que les objectifs de la COP21 soient tenus. Or le secteur des transports représente 30 % du total des émissions de gaz à effet de serre. Le nombre de pauvres et de précaires a beaucoup augmenté. En 2021 on peut craindre que le nombre de personnes en-dessous du seuil de pauvreté atteigne les 12 millions.

A rebours de la politique menée, il faut développer massivement l’offre en matière de transports ferroviaires et de transports collectifs, et se donner les moyens pour changer en profondeur les habitudes de transport des habitant.es. Par ailleurs, la gratuité des réseaux du SMMAG permettrait d’instaurer un vrai droit à la mobilité pour toutes et tous. Ce serait un effort de solidarité pour que personne ne soit laissé de côté, pour une autre manière de vivre et partager la ville.

Dans ce contexte d’urgence sociale et environnementale, il nous semble économiquement possible et socialement juste de demander une taxation supplémentaire des entreprises, en portant à 3% le taux du Versement Mobilité. Nous demandons à la Métropole grenobloise de porter auprès de l’État la demande d’une augmentation significative du Versement Mobilité.

Malgré la crise, la Métropole de Montpellier a mis en place la gratuité des transports publics le week‑end avec l’objectif d’une gratuité totale à mi‑mandat, pour protéger l’environnement en incitant aux changements de comportement sans pénaliser les plus fragiles.

Ce que la Métropole de Montpellier a fait, la Métropole grenobloise peut le faire. Nous refaisons notre demande que la gratuité des transports publics le week-end soit mis en œuvre au plus tôt, comme l’avait envisagé le SMMAG en début 2020, avec l’objectif d’une gratuité totale.

Nous sommes bien entendu disponibles pour tout échange qui vous semblerait utile.

Veuillez croire, Monsieur, en notre mobilisation pour le développement et la gratuité des transports publics.

Collectif pour la gratuité des transports publics

(CGT, FSU, Solidaires, ATTAC, Ensemble! Isère, Generation.s, La France Insoumise, NPA, PAG38, PCF)

 


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Publié le 06.05.2021 à 09:50

La Loi Climat, dernier texte environnemental du quinquennat d’Emmanuel Macron, est en l’état un échec climatique et social. Le gouvernement et la majorité ont affaibli le projet de loi et empêché que les mesures de la Convention citoyenne pour le Climat soient reprises par les député·es. Le 9 mai, juste après le vote de la loi à l’Assemblée Nationale, nous marchons pour dénoncer le manque d’ambition du gouvernement qui refuse de faire face à l’urgence écologique, et pour nous unir face aux défis qui nous attendent.

GRENOBLE

DIMANCHE 9 MAI

14H00 PLACE DE VERDUN

Le Collectif CGTPAG dans la manifestation du 28 mars 2021

Texte de l’appel unitaire :

Pendant qu’ils avancent à reculons, nous marchons partout en France !

Alors que les débats sur la loi Climat et Résilience viennent de prendre fin à l’Assemblée nationale, nous constatons que le texte, déjà initialement bien en deçà de ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs de réductions des émissions de gaz à effet-de-serre que la France s’est fixés, a encore été raboté par les députés. Malgré l’ambition affichée de « grand texte du quinquennat » et après à peine deux semaines de débats dans l’Hémicycle, cette loi ne sera de toute évidence pas à la hauteur de l’amorce du plan de changement systémique fourni par les 150 de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), et encore moins à la hauteur de l’urgence climatique. Le gouvernement avait pourtant l’opportunité de marquer un véritable tournant dans sa politique pour que la France traduise enfin en mesures concrètes son engagement pris lors de l’Accord de Paris en 2015. Force est de reconnaître que le travail de sape des lobbies a porté ses fruits.

Cette loi aurait pu être l’instrument d’une réorganisation de notre société en donnant les moyens à tous les citoyens et citoyennes de vivre dignement en préservant la planète, et donc notre avenir. Elle aurait pu être l’instrument clé de régulation pour faire payer les plus gros pollueurs et réduire la pression exercée sur les plus précaires, déjà les plus impactés par les effets du dérèglement climatique. Elle aurait pu anticiper la reconversion des emplois des secteurs les plus polluants et la création d’emplois dits « verts ».

Cette loi devient le symbole du crash de la politique climatique d’Emmanuel Macron.

En l’état actuel, la loi Climat et Résilience ne permettra pas de nous assurer un avenir juste et soutenable. Le gouvernement d’Emmanuel Macron continue à mener une politique à des années lumières des enjeux climatiques et de la volonté démocratique. Pourtant, l’urgence n’a jamais été aussi criante dans un monde ravagé par la Covid-19 et sous la menace du dérèglement climatique dont l’intensité s’accroît un peu plus chaque jour à mesure que le gouvernement garde le silence.

Nous n’avons plus le temps d’attendre du Président de la République qu’il mette en adéquation ses actes avec ses paroles, comme si le dérèglement du climat n’avait pas d’impact sur le vivant ou sur le risque d’augmentation de la fréquence des pandémies. Les mesures proposées par les 150 de la CCC auraient permis que la lutte contre le dérèglement climatique soit socialement juste, sans que personne ne soit mis de côté.

Alors le dimanche 9 mai, nous nous retrouverons une nouvelle fois dans la rue partout en France. Nous marcherons pour clamer le désaveu généralisé de cette loi Climat et Résilience et la trahison de la promesse faite par Emmanuel Macron au processus démocratique de la CCC. Nous marcherons pour dénoncer le pouvoir laissé aux lobbies qui condamnent nos vies en toute impunité.

Nous exigeons, dès maintenant, la reconversion des emplois dans tous les secteurs polluants, l’accès aux soins, à un logement décent, à de la nourriture saine, de l’eau potable et de l’air pur pour toutes et tous, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles. Des mesures pour modifier nos moyens de production et de consommation doivent être prises en tenant compte que ce n’est possible qu’en réduisant les inégalités pour construire une société plus juste. Nous sommes profondément convaincus que la justice climatique va de pair avec la justice sociale.

Le dimanche 9 mai, nous marcherons car nous n’avons plus le choix face à ce gouvernement qui demeure éternellement sourd. Nous marcherons, ensemble, dans la joie et avec détermination. Car, si Emmanuel Macron avance à rebours de l’Histoire, nous sommes déjà en train de construire l’après.

Les signataires


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Publié le 20.03.2021 à 17:28

MARCHE POUR LE CLIMAT

DIMANCHE 28 MARS

13H30 – GARE DE GRENOBLE

Le projet de loi « Climat et résilience », discuté à l’Assemblée nationale, est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement.

Un appel unitaire à se mobiliser le 28 mars :

  • dénonce son manque d’ambition et les manœuvres qui tentent de l’affaiblir
  • exige une vraie Loi Climat à la hauteur de l’urgence écologique
  • défend les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat.

 

Marche pour le climat du 27  janvier 2019

Texte de l’Appel unitaire, déjà signé par près de 400 organisations :

Le projet de loi « Climat et résilience », discuté à l’Assemblée nationale, est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement. En l’état, il est très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique et atteindre les objectifs que la France s’est fixée. De nombreuses organisations, mais aussi le Haut Conseil pour le Climat, le Conseil national de la transition écologique et le Conseil économique, social et environnemental l’ont affirmé à de nombreuses reprises.

Le gouvernement, après s’être renié sur de nombreux sujets et avoir été reconnu coupable d’inaction climatique, a mis de côté ou considérablement amoindri les propositions de la Convention citoyenne pour le climat que cette loi était censée reprendre.

Les député.es, qui débattront du projet de loi en séance plénière à partir du 29 mars, doivent à présent prendre leurs responsabilités, notamment :

  • en renforçant les articles du projet de loi dans le sens d’une plus grande ambition écologique, notamment s’agissant de la rénovation thermique des bâtiments, de la réglementation de la publicité et de l’utilisation des engrais azotés, du recours aux menus végétariens dans la restauration collective, de la lutte contre l’artificialisation des sols, de la limitation des vols intérieurs en avion ou la responsabilité climat des grandes entreprises.
  • en renforçant les articles du projet de loi dans le sens d’une meilleure prise en compte des aspects de justice sociale afin de rendre la transition écologique accessible à toutes et tous

Le 19 mars, dernier jour de l’examen du texte en commission, les jeunes pour le climat se mobiliseront. Le 28 mars, veille de l’examen du projet de loi, nous nous mobiliserons ensemble pour dénoncer son manque d’ambition et les manœuvres qui tentent de l’affaiblir, exiger une vraie Loi Climat à la hauteur de l’urgence écologique et défendre les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat.