Les Affiches
Annonces légales - Marchés publics - Ventes aux Enchères
Publié le 08.01.2026 à 11:24
À quelques mois de l’échéance réglementaire, l’Ordre des experts-comptables d’Auvergne-Rhône-Alpes organise un forum le 20 janvier à la Cité Centre de Congrès de Lyon pour décrypter une réforme vaste et encore mal comprise par le tissu économique.
La réforme de la facturation électronique, applicable à l’ensemble des assujettis à la TVA, marque une étape dépassant largement l’abandon du papier, mais impose une restructuration profonde des processus comptables. Le forum entend offrir un temps d’avance aux entreprises, en posant les bases d’une compréhension claire des mécanismes à venir.
Lutter contre la fraude fiscale
Portée par l’Etat, la réforme repose sur deux piliers visant à moderniser et à sécuriser les échanges commerciaux . D’un côté, l’e-invoicing, avec l’obligation d’émettre et de recevoir des factures sous format numérique structuré via des plateformes agréées. De l’autre, l’e-reporting, qui impose la transmission de données de transaction et de paiement à l’administration fiscale, notamment pour les opérations avec des particuliers. Le calendrier est désormais fixé, dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en capacité de recevoir et d’émettre des factures électroniques, avant une généralisation de l’émission le 1er septembre 2027 pour les TPE-PME.
Le président de l’Ordre régional des experts-comptables d’Auvergne-Rhône-Alpes, Damien Cartel, l’a rappelé lors de la conférence de presse de présentation du forum : la réforme est d’abord pensée comme un outil de lutte contre la fraude à la TVA, estimée à 16,7 milliards d’euros en France en 2024. Mais elle s’accompagne, selon lui, d’un objectif plus large de performance administrative. « La facture électronique va permettre de fluidifier toute la chaîne, de la réception au paiement, jusqu’à la comptabilisation », explique-t-il, évoquant une uniformisation des circuits de facturation via des plateformes interconnectées et un annuaire fondé sur le numéro SIREN des entreprises.
Réaliser un état des lieux précis de chaque entreprise
C’est précisément pour expliquer cette mécanique, souvent perçue comme abstraite ou contraignante, que le forum a été conçu. Plénières, ateliers thématiques et espace exposants permettront d’aborder la réforme à différents niveaux, du B.A.-BA réglementaire aux cas d’usage les plus spécifiques. Six ateliers sont annoncés, consacrés notamment au choix des plateformes, à l’embarquement des équipes ou encore à la piste d’audit fiable. Une trentaine d’éditeurs seront également présents pour présenter leurs solutions.
Nicolas Debiolles, référent facturation électronique de l’Ordre des experts-comptables d’Auvergne-Rhône-Alpes, insiste sur le fait que sans préparation, la réforme peut devenir contre-productive. « Si les outils ne communiquent pas entre eux, on perd tout le bénéfice et on alourdit l’administratif », prévient-il. D’où l’importance, martelée par l’Ordre, de réaliser un état des lieux précis de chaque entreprise avant tout choix de plateforme, dans un marché où les modèles économiques restent hétérogènes. Le forum s’adresse ainsi à un public large, y compris aux micro-entrepreneurs, pleinement concernés par la réforme, même en franchise de TVA. Plus de 800 participants sont attendus pour cette journée gratuite, pensée comme un sas d’entrée dans cette transition. « Informer, sensibiliser et éviter les erreurs de départ », résume Damien Cartel.
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Publié le 08.01.2026 à 10:19
Derrière le leader Ben Cavet, Thibaud Mouille représente le meilleur espoir de voir un Français se hisser en super finale de l’épreuve de ski de bosses aux Jeux olympiques de Milan Cortina. À 26 ans, l’étudiant en Staps à Grenoble espère franchir un cap cet hiver.
Serein et posé. Voici les qualificatifs correspondant le mieux au skieur de bosses que nous avons rencontré début octobre à Paris, à un peu plus de 100 jours des JO. Il faut dire que Thibaud Mouille sortait de la saison la plus accomplie de sa carrière, marquée notamment par sa première super finale en coupe du monde (6e à Bakuriani, en Géorgie) : « Le bilan de l’hiver 2024-2025 est ultra-positif, aussi bien sur les résultats que sur ma progression en général. Je me suis amélioré sur ma gestion de la compétition, en arrivant presque à oublier celle-ci afin de me focaliser uniquement sur moi et ce que je devais faire. »
Adepte du trampoline
Thibaud estime être devenu « un skieur plus complet, à la fois plus propre, plus rapide, plus fluide et plus relâché en technique de ski ». Des progrès qui sont venus se greffer sur une base acrobatique déjà solide, qui constitue son point fort. « Dès que j’ai commencé le ski de bosses, on m’a conseillé d’aller faire du trampoline. J’ai tout de suite adoré. J’étais fasciné par ça. Mes parents m’en avaient installé un dans le jardin. Je ne pourrais pas compter les heures que j’y ai passées entre mes 9 et mes 18 ans, tellement j’en ai fait (rires) ! » S’il cherche aussi à progresser en ski « pur », le bosseur de 26 ans entend continuer à travailler encore en l’air. Cet été, avec Benjamin Cavet, il a effectué un stage d’une semaine à Antibes, avec l’équipe de France de trampoline : « Cela nous a fait sortir de notre zone de confort. L’avantage, après, c’est que lorsque nous retournions sur des choses que nous savons faire, skis aux pieds, cela paraissait plus facile. »
Sans pression
Pas encore officiellement sélectionné pour les Jeux olympiques, Thibaud est en ballottage favorable : « Nous sommes cinq pour quatre places. Les résultats de l’an passé sont pris en compte, et je suis actuellement deuxième derrière Ben (Cavet). Je n’ai donc pas trop la pression de devoir faire absolument un gros résultat pour y aller. Ce seraient mes premiers JO. Mais tant qu’à y aller, autant viser haut, pourquoi pas une médaille ! »
L’hiver passé, Thibaud Mouille a signé ses deux premiers tops 10 en coupe du monde (6e à Bakuriani et 7e à Deer Valley), à chaque fois en bosses simples. Il a terminé 19e du général de la coupe du monde, améliorant son meilleur classement (33e en 2021-2022). Il a bien commencé l’hiver 2025-2026, avec une 9e place en bosses simples à Ruka (Finlande). Prochaine étape les 9 et 10 janvier à Val Saint-Côme (Canada).
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Publié le 08.01.2026 à 10:17
Une fois n’est pas coutume, le musée de l’Ancien Évêché fait mouche en exposant une série de photos magistrales. Vieilles de presque un siècle, ces dernières témoignent d’une époque et de métiers pour la plupart disparus, sous l’objectif de François Kollar – un maître à découvrir !
On pourra objecter à l’ensemble de présenter des métiers de dur labeur sous un jour aussi propret qu’optimiste, aussi lisse qu’instructif, on cherchera en vain tout engagement politique… Si personne ni hier, ni aujourd’hui, ne pourrait venir vanter l’aisance à travailler dans les mines ou le confort d’une vie à tasser des sardines dans des petites boîtes de conserve, ce n’est pas là l’objet. Car cela ne comptait pas dans les motivations de François Kollar, et les textes ponctuant l’exposition le précisent bien : le reportage effectué entre 1931 et 1934 par le photographe n’avait nullement vocation à dénoncer des conditions de travail évidemment très difficiles, il était le fruit d’une simple commande, publiée sous le nom de La France travaille. Évocateur, précis, le nom donné à ces parutions est, certes, comme nimbé d’un voile légèrement suranné. Pourtant, ces 2 000 clichés parus, dont 130 sont montrés ici, nous apparaissent en effet moins comme l’occasion d’un endoctrinement éhonté que comme celle d’honorer les tâches accomplies par les différents travailleurs, les gestes, si nombreux, si différents et si essentiels de ceux qui les faisaient quotidiennement dans l’ombre.
À la lumière
Pour réaliser ces portraits, François Kollar discutait au préalable avec les sujets de ses clichés, déterminant avec eux quel geste serait mis en valeur et croqué par son appareil. Nous, à l’œuvre se présente sous forme de catégories de métiers : Nous, les mineurs, Nous, les gens du textile, Nous, les ouvriers de l’automobile, etc. Le résultat est précieux. L’on y voit, en pleine lumière, des hommes et des femmes effectuant fièrement les actions faisant l’essence de leur travail. Force est de constater la fascination que peuvent exercer sur nous ces aperçus de la vie dans les ateliers d’antan. Que ce soient des tâches nécessitant des muscles, de la précision ou bien les deux, elles nous donnent à (re)découvrir les coulisses des balbutiements de notre ère – celle des fabrications en série notamment. À défaut de meilleure comparaison, on se croirait parfois devant une scène de film. Le cadre est soigné, le talent pour la composition de l’image certain, les personnes sont affairées comme pourraient l’être des acteurs habitant des personnages. Pourtant, ici, c’est le réel qui sonne le rappel à l’ordre, l’appel à voir ! Le sujet reste toujours au centre, il est clair, mais il participe d’une composition toujours efficace, parfois terriblement belle.
Scènes évaporées
On est dans les années 1930, Paris est alors le premier port de France en termes d’importance du trafic ; devant même les ports maritimes ! Une donnée difficile à concevoir, mais qui s’explique notamment par le besoin en bois et en charbon pour produire l’énergie d’alors. Chargement et déchargement, péniches sur la Seine, images de matières premières alors nécessaires et maintenant quasi obsolètes. C’est dans cet écart, cette obsolescence que l’on connaît avec le recul que naît l’émotion : ce qui fait les habitudes de travail et de consommation d’hier s’est dissout, a muté progressivement. Pour le meilleur et pour le pire, ce qui fait la sève de nos propres habitudes, on le sait, est amené à vivre des métamorphoses que l’on peut espérer, deviner, redouter. On ne cédera pas aux sirènes de la nostalgie, on ne dira pas que « c’était mieux avant », mais on ressortira de l’exposition en se souvenant qu’à n’en pas douter, « c’était », et comment ça l’était – en images s’il vous plaît !
François Kollar. Nous, à l’œuvre : jusqu’au 20 septembre, au musée de l’Ancien Évêché, à Grenoble. musees.isere.fr
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Publié le 08.01.2026 à 10:14
Cette balade, à réaliser à pied ou à raquettes selon l’enneigement, se déroule dans une alternance de sous-bois et de magnifiques points de vue sur le massif du Taillefer.
Du parking, il faut traverser la passerelle qui franchit une piste de ski et suivre sur quelques dizaines de mètres la route menant au village de Bachat-Bouloud. On remarque, sur la gauche, un panneau indiquant le lac Achard. C’est l’itinéraire à prendre. Le sentier en été (bonne trace en hiver) s’enfonce sous les arbres d’une belle forêt, en marge du domaine de ski de fond de l’Arselle, par un cheminement presque horizontal, avant de buter sur une pente plus soutenue. La montée vers le lac Achard se déroule par une série de ressauts, raides mais courts, coupés de parties plus tranquilles.
Le col de l’Infernet
Au fil de la progression, la vue ne cesse de s’étendre au-dessus du plateau de l’Arselle pour porter jusqu’aux montagnes de la Drôme, en passant par le mont Thabor, le mont Aiguille et la longue échine du Vercors. Mais le regard est surtout attiré par la cime imposante du Taillefer qui, avec la présence de la neige, donne une image de haute montagne. Au terme d’un ultime ressaut, on pénètre au bas d’un vallon où se nichent les eaux du lac Achard, prises par les glaces jusqu’à la fin du mois d’avril. On remarque, plus haut, l’étroite échancrure du col de l’Infernet, la prochaine étape de la balade, accessible par une pente soutenue mais sans excès, mis à part les derniers mètres en cas de neige tôlée. Le col de l’Infernet peut marquer le terme de la balade pour les personnes en manque de condition ou confrontées à des problèmes d’horaires avec un retour par le même itinéraire. La marche se prolonge par un parcours panoramique tracé à flanc de montagne dans un cadre sauvage et peu de dénivellation. On passe au-dessus des lacs de l’Infernet, enfouis sous la neige en hiver, superbes miroirs en été, face à un redoutable environnement au centre duquel trônent le Grand Galbert et le Taillefer.
Un retour en boucle
Des lacs de l’Infernet, nous conseillons de prolonger la marche jusqu’au col de la Botte, qui se dresse juste au-dessus. Il n’en coûte qu’un quart d’heure et le panorama récompense largement les efforts consentis ! Le regard surplombe les lacs Robert pour s’étendre jusqu’au Grand Colon et à quelques sommets de la Chartreuse et du massif des Bauges. En tournant la tête, on découvre un immense panorama qui s’étire du Taillefer au Vercors, en passant par l’Alpe du Grand Serre, le mont Aiguille et le Grand Veymont. Les plus courageux peuvent encore gravir la pointe de la Botte (2 248 m d’altitude). Du col de la Botte, on aperçoit la Croix de Chamrousse toute proche. Il est donc tentant d’effectuer un retour en boucle en longeant le domaine skiable. Dans ce cas, du col de la Botte, il faut d’abord rejoindre le col des Trois Fontaines, puis la Croix de Chamrousse (2 253 m d’altitude). Du sommet, on peut profiter de l’ampleur de l’environnement. Une table d’orientation permet de localiser les principaux sites. Le retour sur Roche Béranger se déroule en restant à l’écart des pistes de ski. Tout au long de la descente, on bénéficie d’une vue magnifique sur l’agglomération grenobloise et son écrin de montagnes. Par temps clair, le regard porte jusqu’au mont Pilat.
Info pratique balade
Difficulté : 2/4. Temps aller-retour : 3 h 30. Dénivellation cumulée : 400 m. Carte de référence : carte IGN Grenoble-Chamrousse 3335 OT. Balisage : panneau de randonnée, marques jaunes. Départ : de la station de Chamrousse, site de Roche Béranger, à 35 kilomètres de Grenoble, en passant par Gières et Uriage. Laisser son véhicule sur le parking au départ des télésièges.
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Publié le 08.01.2026 à 10:11
Féno, à Grenoble
Nouveau nom, nouvelle équipe, nouvelle ambiance, le restaurant attenant au musée de Grenoble s’appelle désormais Féno. L’aventure d’une bande de jeunes, Thaïs, Chloé, Élodie et David a débuté le 10 novembre dernier. Partons à sa découverte. Le cadre reste quasiment identique, baigné de lumière grâce à son immense surface vitrée. Un coup d’œil sur la carte nous renseigne sur la philosophie de cette nouvelle équipe. Beaucoup de légumes, des préparations travaillées et pour le moins originales, des tarifs abordables. Même les œufs mimosas, piochés dans le menu du jour à prix attractif, bénéficient d’une mayonnaise aux algues et de quelques graines apportant leur touche de croustillant. Une tombée de mâche et le tour est joué. Autres possibilités d’entrées en matière, un paleron braisé condimenté, des beignets de potimarron, une truite gravlax et sa vinaigrette de bourgeon de sapin ou un velouté de pois cassés à la crème entière.
Accro aux acras
Entre un filet mignon/céleri, des panais rôtis et œuf parfait, des carottes, sauce au bleu du Vercors et noix et ces acras de haddock, c’est vers cette dernière suggestion que nous dirigerons notre choix. Plutôt bon d’ailleurs, à en juger par la présentation d’un plat à l’apparence aussi copieuse qu’appétissante. Outre une sauce délicate, on trouve au sein de cette assiette complexe maints ingrédients : des carottes confites, une purée finement épicée, des pois cassés, bref un plat qui fait l’unanimité des papilles, séduites par tant de saveurs mêlées. L’originalité de la cuisine des deux cheffes, Thaïs Giannetti et Chloé Wen, transparaît de nouveau dans les desserts, à l’image de cette cacahouète/caramel fleur de sel et chocolat d’une gourmandise sans faille. La carte des vins offre de nombreux vins de la région comme la verdesse du Domaine des Rutissons à 37 euros, celle du Domaine des Feytaux à 42 euros ou le persan de Thomas Finot à 41 euros. Souhaitons longue vie à cette table fort recommandable.
Féno :
restaurant du musée, 5, place Lavalette, à Grenoble. 04 76 41 15 52. Environ 80 couverts. Ouvert tous les jours à midi. Tea time certains après-midi.
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Publié le 08.01.2026 à 10:07
Séparer patrimoine privé et professionnel, optimiser sa rémunération, sécuriser sa famille et préparer la transmission : la gestion du patrimoine du dirigeant est un levier majeur pour renforcer sa stabilité financière et celle de son entreprise.
La gestion du patrimoine du chef d’entreprise s’inscrit dans une démarche globale, étroitement liée aux choix juridiques, fiscaux, sociaux et financiers opérés tout au long de la vie de l’entreprise. Elle ne se limite pas à la détention d’actifs financiers ou immobiliers, mais concerne l’organisation cohérente de l’ensemble des éléments composant la situation personnelle et professionnelle du dirigeant.
À la différence d’un salarié, le chef d’entreprise peut, selon les configurations retenues, être exposé à des risques susceptibles d’affecter son patrimoine personnel, notamment par le recours à des garanties ou cautions. Cette spécificité rend indispensable une approche structurée et anticipée, afin de sécuriser la situation du dirigeant, de sa famille et de son outil professionnel.
Structurer son patrimoine pour mieux se protéger
Le chef d’entreprise évolue à la croisée de plusieurs sphères : professionnelle, personnelle et familiale. L’un des premiers enjeux de la gestion patrimoniale consiste à distinguer clairement le patrimoine privé du patrimoine professionnel, afin de limiter les risques et d’améliorer la lisibilité de la situation globale.
Cette structuration suppose une identification précise des différents actifs : outils d’exploitation, titres de sociétés, comptes bancaires, biens immobiliers à usage professionnel ou personnel. Les choix juridiques opérés jouent un rôle déterminant dans le niveau de protection du dirigeant. Les sociétés à responsabilité limitée permettent, par principe, de cantonner les risques au patrimoine professionnel, sous réserve du respect des règles de gestion et en l’absence de garanties personnelles.
La mise en place d’une holding peut également constituer un levier structurant. Elle facilite la détention des titres, l’organisation des flux financiers, la remontée de dividendes et l’investissement dans de nouveaux projets. Elle offre par ailleurs un cadre adapté à la préparation d’une transmission progressive de l’entreprise, tout en conservant le pilotage stratégique.
Rémunération du dirigeant : un outil de pilotage patrimonial
La politique de rémunération du chef d’entreprise a un impact direct sur la constitution, la protection et l’évolution de son patrimoine. Salaire, dividendes, rémunération via une holding, épargne salariale ou avantages en nature : chaque modalité présente des conséquences fiscales, sociales et patrimoniales spécifiques.
Le statut du dirigeant (assimilé salarié ou travailleur indépendant) influence le niveau de charges sociales, la protection en matière de retraite et de prévoyance, ainsi que le coût global pour l’entreprise. L’enjeu n’est pas de privilégier une solution unique, mais de rechercher un équilibre cohérent entre revenu disponible, couverture sociale et fiscalité, en tenant compte de la situation personnelle et des objectifs à moyen et long terme.
Des arbitrages adaptés permettent de sécuriser les revenus du dirigeant tout en contribuant à la création de valeur patrimoniale. Cette réflexion s’inscrit dans une logique globale de pilotage, au service de la stabilité financière du dirigeant et de la pérennité de l’entreprise.
Construire une stratégie d’épargne cohérente
et progressive
La protection sociale du chef d’entreprise pouvant être moins étendue que celle d’un salarié, la constitution d’une épargne personnelle constitue un pilier essentiel de la stratégie patrimoniale. Cette épargne répond à plusieurs objectifs : préparation de la retraite, financement de projets futurs, constitution de réserves de sécurité ou anticipation des périodes de transition. Le plan d’épargne retraite (PER), l’assurance-vie, les placements financiers diversifiés ou l’investissement immobilier, qu’il soit locatif ou professionnel, peuvent être mobilisés de manière complémentaire. Le choix des supports doit s’effectuer en fonction de l’horizon de placement, du niveau de risque accepté et des besoins futurs du dirigeant.
La régularité de l’effort d’épargne est un facteur déterminant. Une stratégie progressive et disciplinée permet de lisser les aléas, de bénéficier des effets de capitalisation et de constituer des ressources financières durables.
Prenons un exemple chiffré : verser 400 euros par mois sur un plan d’épargne retraite pendant vingt ans représente un effort d’épargne total de 96 000 euros. Avec un rendement annuel moyen de 3 %, le capital constitué atteint environ 132 000 euros, auxquels peut s’ajouter un avantage fiscal lié à la déductibilité des versements, dans les limites prévues par la réglementation.
Sécuriser sa famille et anticiper les aléas
La protection du conjoint et des enfants constitue une dimension essentielle de la gestion patrimoniale du chef d’entreprise. En cas d’incapacité, d’accident ou de disparition prématurée, les conséquences financières peuvent être significatives, tant pour la famille que pour l’entreprise.
Le choix du régime matrimonial, la mise en place de contrats de prévoyance adaptés, d’une assurance « homme-clé » et la rédaction de clauses bénéficiaires cohérentes contribuent à préserver l’équilibre financier du foyer. Ces dispositifs doivent être régulièrement réexaminés afin de rester adaptés à l’évolution de la situation personnelle et professionnelle.
Par ailleurs, l’anticipation successorale occupe une place centrale. Donations, démembrement de propriété, aménagements matrimoniaux ou autres dispositifs juridiques permettent de préparer la transmission du patrimoine dans des conditions maîtrisées, tout en optimisant le cadre fiscal et en limitant les risques de conflits entre héritiers.
Préparer la transmission de l’entreprise
La transmission de l’entreprise constitue une étape majeure dans la vie patrimoniale du dirigeant. Qu’elle prenne la forme d’une donation, d’une cession ou d’une transmission progressive, elle nécessite une anticipation suffisante afin d’en maîtriser les enjeux fiscaux, financiers et humains.
Des dispositifs spécifiques, tels que le pacte Dutreil, peuvent permettre d’alléger la fiscalité applicable, sous réserve du respect des conditions légales. Préparer cette étape en amont contribue à optimiser la valeur de l’entreprise, à sécuriser les revenus futurs du dirigeant et à faciliter la reprise, qu’elle soit familiale ou réalisée par un tiers.
La transmission ne se limite pas à un acte juridique. Elle implique également une réflexion stratégique et organisationnelle visant à assurer la continuité de l’activité et la pérennité de l’outil économique.
Conclusion
La gestion du patrimoine du chef d’entreprise repose sur une approche globale et cohérente, intégrant les dimensions juridiques, fiscales, sociales et financières. Structurer son patrimoine, définir une politique de rémunération adaptée, constituer une épargne pertinente, protéger sa famille et anticiper la transmission sont autant de décisions déterminantes pour sécuriser la situation du dirigeant et renforcer la solidité de son entreprise.
Par sa vision transversale et sa connaissance approfondie de l’environnement du dirigeant, l’expert-comptable s’affirme comme un partenaire clé pour accompagner ces choix stratégiques et organiser le patrimoine du chef d’entreprise dans la durée.

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Publié le 08.01.2026 à 10:03
C’est un pas de plus vers la transformation digitale que vont vivre les entreprises avec la réforme de la facturation. Serez-vous prêts pour la première échéance du 1er septembre prochain ?
La facturation électronique est une petite révolution en marche. Le déploiement national est prévu au 1er septembre prochain, pour les grandes entreprises et celles de taille intermédiaire, pour l’émission des factures (e-invoicing). « Mais cela implique que toutes les entreprises soient prêtes pour leur réception », insiste Laurence Biboud, vice-présidente du conseil régional de l’Ordre des experts-comptables Auvergne-Rhône-Alpes, référente pour la facturation électronique. Au 1er septembre 2027, l’émission comme la réception seront obligatoires pour toutes les entreprises, avec en ligne de mire 2030 et la généralisation de l’e-invoicing à l’échelle de l’Union européenne.
Modernisation des outils
Trois formats de facture électronique sont utilisés par la centaine de plateformes privées agréées par l’État, dont un qui est plus adapté aux TPE-PME : facture-X est un format hybride, associant un fichier informatique XML et un PDF permettant de lire la facture facilement. La question de l’archivage pérenne et sécurisé est aussi une problématique à étudier. Même si le frein principal reste évidemment le coût de la mise en œuvre (logiciel de facturation compatible, adhésion à une plateforme…), la facture électronique permettra aussi des économies aux entreprises grâce à la modernisation de leurs pratiques comptables.
Retrouvez ce dossier en intégralité dans l’édition des Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 9 janvier 2026.
Les contenus de ce grand format :
- "Il faut en profiter pour revoir ses process de facturation" : interview de Laurence Biboud, vice-présidente du conseil régional de l’Ordre des experts-comptables Aura,référente pour la facturation électronique.
- Un forum régional de la facturation électronique à Lyon
- Une situation d'attentisme ?
- Des interrogations persistent
- Une plateforme iséroise agréée
- Les banques à l'assaut de la facturation
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Publié le 08.01.2026 à 10:01
Tour d’horizon complet de ce qu’il faut retenir concernant le dispositif d’indemnisation chômage, avec une attention particulière portée sur certains publics spécifiques : créateurs ou repreneurs d’entreprises, saisonniers et séniors, intermittents du spectacle…
Conditions générales pour bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)
Il faut être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail ; résider sur le territoire national, être physiquement apte à l’exercice d’un emploi ; être à la recherche effective et permanente d’un emploi ; être involontairement privé d’emploi, c’est-à-dire ne pas avoir quitté volontairement son emploi ; ne pas avoir refusé à deux reprises au cours des 12 mois une proposition de CDI à la suite d’une fin de CDD ou de contrat de mission ; avoir travaillé pendant au moins 130 jours (ou 910 heures) dans les 24 derniers mois (ou 36 mois pour les plus de 55 ans).
Des règles d’indemnisation modifiées
Mensualisation de l’allocation de l’ARE
Avant le 1er avril 2025, le montant mensuel de l’ARE versée variait selon le nombre de jours du mois concerné (28/30/31). Désormais, le paiement de l’ARE est fixé à 30 jours peu importe le mois. Le montant de l’allocation ne varie donc plus en fonction du nombre de jours compris dans le mois. Cette mesure s’applique à l’ensemble des allocataires, y compris ceux en cours d’indemnisation au moment de l’entrée en vigueur de cette disposition.
Réduction de la durée maximale d’indemnisation
La durée d’indemnisation correspond au nombre de jours calendaires entre le début de votre premier contrat, identifié sur les 24 ou 36 derniers mois, et la date de fin de votre dernier contrat précédant votre inscription à France Travail. Les jours non travaillés (inter-contrats) sur la période sont plafonnés à 70 % des jours travaillés (au lieu de 75 %).
Possibilité de quitter un emploi repris étendue à quatre mois
Si, durant la période pendant laquelle vous percevez une indemnisation France Travail, vous acceptez un emploi, puis que vous rompez ce contrat de travail avant le 88e jour travaillé (environ quatre mois), vous pouvez récupérer votre droit à l’allocation-chômage. Cette rupture n’est donc pas assimilée à du chômage volontaire.
Créateurs et repreneurs d’entreprises : choix entre versement de l’ARE et l’Arce
En cas de reprise ou de création d’entreprise, les demandeurs d’emploi indemnisés ont une option entre :
– Soit le maintien partiel de l’ARE, qui permet de recevoir chaque mois l’allocation ARE, en plus des rémunérations issues de la nouvelle activité non salariée, dans la limite de 60 % du montant des droits restants au démarrage effectif de l’activité. Le montant de l’ARE varie tous les mois en fonction des rémunérations tirées de l’activité reprise.
– Soit le versement de l’aide à la reprise et à la création d’entreprise (Arce), qui permet de recevoir, en deux fois, une somme correspondant à un « capital de droits » calculé en fonction de leurs droits restants à l’allocation-chômage.
Attention, il n’est pas possible de cumuler ARE et Arce.
Trois conditions à remplir pour recevoir l’Arce
Avoir créé ou repris une entreprise en France après la fin de votre contrat de travail et, au plus tôt, à compter de votre inscription comme demandeur d’emploi ; bénéficier de l’ARE ; bénéficier de l’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise (Acre).
Montant de l’Arce
Le montant de l’Arce est égal à 60 % d’un capital correspondant aux droits ARE restants au jour de la création versé en deux montants égaux. Le premier versement intervient à la date à laquelle vous réunissez l’ensemble des conditions d’attribution de l’Arce. Le second versement intervient six mois après la date du premier, à condition de toujours exercer l’activité pour laquelle l’aide vous a été accordée, et que vous ne soyez pas en CDI à temps plein.
Cumul de l’ARE et des revenus issus de l’entreprise plafonné à 60 % du reliquat du capital des droits
Une reprise de l’indemnisation sur la base des 40 % restants est toutefois possible si l’entreprise ne dégage pas de bénéfices ou cesse son activité (à justifier). Le choix entre Arce et ARE est donc à calculer sur ces nouvelles bases, chaque option ayant ses contraintes propres (justificatifs des revenus, situation personnelle…).
Attention nouveauté 2026 : l’exonération de cotisations sociales accordée aux créateurs et repreneurs d’entreprises est réduite à 25 % des cotisations dues et son champ d’application est resserré à trois types de bénéficiaires.
Saisonniers
Les salariés saisonniers doivent justifier de 5 mois de travail (108 jours travaillés ou 758 heures travaillées) dans les 24 derniers mois (ou 36 derniers mois pour les plus de 55 ans). De plus, la durée minimum d’indemnisation étant directement liée à la durée minimum de travail permettant d’ouvrir un droit au chômage, la durée minimale d’indemnisation pour les travailleurs saisonniers (employés uniquement via des contrats saisonniers) est abaissée à 5 mois, contre 6 mois pour les salariés non saisonniers.
Séniors
Évolution des bornes d’âge pour bénéficier d’une durée d’indemnisation plus longue (décalées de 2 ans en raison du décalage de l’âge légal de départ à la retraite)
À compter du 1er avril 2025, les durées d’indemnisation maximales sont de 18 mois pour les allocataires âgés de moins de 55 ans à la fin du contrat de travail ; 22 mois et demi pour les allocataires âgés de 55 ou 56 ans à la fin du contrat de travail (contre 53 ou 54 ans avant) ; 27 mois pour les allocataires âgés d’au moins 57 ans à la fin du contrat de travail (contre au moins 55 ans avant).
Évolution des bornes d’âge pour bénéficier d’un allongement de la durée d’indemnisation en cas de formation
Les règles d’assurance-chômage permettent aux demandeurs d’emploi séniors qui suivent une formation de bénéficier d’un allongement de leur période d’indemnisation. Cette possibilité est désormais ouverte aux allocataires de 55 ans et plus (contre 53 ans précédemment) dont la dernière fin de contrat a lieu après le 1er avril 2025.
Condition d’âge pour le bénéfice du maintien de droits jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein
Le dispositif de maintien permet de maintenir le droit chômage de l’allocataire jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein. L’âge est également progressivement décalé, en cohérence avec le rythme prévu par la réforme des retraites, pour atteindre 64 ans
en 2030.
Évolution du seuil d’âge à partir duquel la dégressivité de l’allocation n’est pas appliquée
Ce point concerne les demandeurs d’emplois dont l’allocation journalière est supérieure à 92,11 euros (environ 4 916 euros de salaire brut mensuel). Le demandeur d’emploi doit avoir moins de 55 ans au moment de la fin de son contrat de travail (au lieu de 57 ans).
Situation spécifique des intermittents du spectacle
Embauchés en contrat de travail à durée déterminée (CDD) ou en contrat de travail à durée déterminée d’usage (CDDU), les ouvriers ou techniciens du spectacle doivent justifier d’au moins 507 heures de travail dans les métiers du spectacle durant les 12 mois précédant leur dernière fin de contrat. Cette date de fin de contrat sert de référence pour définir la “date d’anniversaire” du droit, c’est-à-dire la date de fin de droit. L’indemnisation court donc sur 12 mois, renouvelable à condition de remplir à nouveau les critères. Les intermittents ne sont pas concernés par la mensualisation sur 30 jours ni par la dégressivité. Ce statut reste protégé.
Détenus
Depuis le 1er janvier 2025, le travail en détention, réalisé dans le cadre d’un contrat d’emploi pénitentiaire, permet d’acquérir des droits à l’assurance chômage, y compris pour les contrats d’emploi pénitentiaire en cours au 1er janvier 2025.
Allocation de fin de droits
L’allocation de fin de droits est une aide forfaitaire (353,97 euros au 1er juillet 2024) qui est attribuée sur demande à l’allocataire ayant épuisé ses droits et ne pouvant bénéficier de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour un motif autre que la condition de ressources. Elle sera versée
automatiquement.

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Publié le 08.01.2026 à 10:00
Ablok fait figure de pionnière, en tant que première salle de bloc ouverte à Grenoble. L’entreprise, qui vient de fêter ses 20 ans, tente aujourd’hui de subsister face à la concurrence et à l’évolution de la pratique.
À l’entrée, on pourrait se croire dans un bar. Un comptoir et quelques tables hautes accueillent le visiteur, qui découvre, dans un second temps, les murs d’escalade aux prises multicolores. C’est ici, chemin de l’Église, que Daniel Afonso et deux copains du collège ont imaginé Ablok, « la première salle de bloc à Grenoble ».
Garder une escalade « traditionnelle »
Depuis sa création en 2005, l’établissement a vu se multiplier l’offre… jusqu’à entraîner une « saturation » du marché. « Contrairement à d’autres villes, Grenoble dispose d’un terrain de jeu à proximité, rappelle Daniel Afonso. Nous sommes aussi dépendants de la météo : s’il fait beau, la salle est assez vide. » Ces dernières années, la pratique a également évolué, se rapprochant du parkour. « C’est très impressionnant, car les gens courent sur les volumes, sautent…, décrit le cogérant. Pour se différencier, on essaie de garder une escalade plus traditionnelle, plus statique, comme on peut la retrouver en extérieur. »
Une nouvelle clientèle
Côté clientèle, de nouveaux profils côtoient désormais les grimpeurs « purs et durs ». « Il y a des gens qui font de l’escalade comme ils pourraient faire du crossfit, juste pour l’entretien, sans aller dehors, explique Daniel Afonso. Ils aiment le côté ludique, libre et le gain de temps. » Autre phénomène, l’arrivée de débutants, « voire de non sportifs », susceptibles de se blesser. « Nous prenons en compte ces nouveaux pratiquants en leur offrant des blocs adaptés », poursuit le spécialiste. Le public, composé majoritairement d’étudiants et de jeunes actifs, est difficile à fidéliser. « Pour la majeure partie des gens, l’escalade est une adaptation à un problème, relève le cogérant. Il leur faut donc de la nouveauté tout le temps : ils prennent un abonnement d’un mois ici, d’un mois ailleurs, puis ils reviennent. »
Se réinventer
En 2022, l’entreprise s’est implantée à Annecy, avant d’ouvrir la première salle de bloc de Voiron, en juillet dernier. « Ce n’est pas par expansionnisme, mais pour soulager la structure de Grenoble, relate Daniel Afonso. Nous avions une société d’habits (ABK, NDLR), dont nous avons déposé le bilan pendant le covid. Pour ne pas nous séparer du staff, nous sommes restés en sureffectif pour développer des projets annexes. » La salle voironnaise se veut plus moderne, dotée d’un espace enfants, d’un mur connecté et d’un sauna, tandis que les abonnements sont valables sur les trois sites. Si les débuts sont prometteurs, Daniel Afonso espère aussi voir perdurer les locaux grenoblois : « Je suis content qu’on soit un petit lieu de vie, pas impersonnel. Ce sera le challenge des mois qui arrivent de se maintenir dans le paysage. » Autrement dit, s’accrocher pour ne pas tomber.
En chiffres 2005 La salle grenobloise a célébré ses 20 ans en novembre dernier. 3 L’enseigne Ablok est présente dans trois villes : Grenoble, Annecy et Voiron. 13 Sur les différents sites, l’entreprise compte au total treize personnes. 300 000 euros Selon les années, le chiffre d’affaires oscille entre 250 000 et 350 000 euros.
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Publié le 08.01.2026 à 09:32
Trois candidats vont se disputer la municipalité de Meylan. Élu en 2020, le maire sortant divers gauche Philippe Cardin avait mis fin à un mandat de la droite pour le moins chaotique, qui avait vu se succéder trois maires différents : première magistrate de la commune depuis 2001, réélue en 2008 et 2014, Marie-Christine Tardy avait en effet démissionné de son poste en 2015, avant d’être condamnée pour prise illégale d’intérêts l’année suivante. Son successeur, Damien Guiguet, avait lui aussi quitté ses fonctions, alors que treize élus de sa majorité avaient voté contre le budget de la ville en 2017. C’est Jean-Philippe Blanc qui avait terminé le mandat, avant de se représenter en 2020 mais d’être éliminé au premier tour.
Trois candidats
Si Philippe Cardin n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature – ce qu’il devrait faire dans le courant du mois de janvier –, celle-ci ne fait mystère pour personne. Face à lui, le maire sortant trouvera l’une de ses adversaires de 2020, qu’il avait battue au second tour : conseillère municipale depuis 2014, conseillère métropolitaine et conseillère départementale depuis 2021, Joëlle Hours, proche du centre droit, présente une liste sans étiquette regroupant des personnes de toutes les sensibilités autour des valeurs de « l’intégrité, la proximité et le dialogue ». La troisième candidate est Sandrine Chaix. La vice-présidente de la Région, en charge du handicap, de l’action sociale et de la lutte contre les violences faites aux femmes a constitué une liste de droite et de centre droit.
Densification urbaine et sécurité
L’un des principaux enjeux de la campagne concerne l’urbanisme et la densification, que Joëlle Hours et Sandrine Chaix jugent « excessive ». Toutes les deux souhaitent préserver le cadre de vie et le modèle de ville nature de Meylan. Elles pointent également des problématiques de sécurité qui sont de plus en plus présentes selon elles. Malgré des programmes proches, les deux candidates ne sont pas parvenues à s’entendre pour mener une liste commune. La moins bien classée au premier tour devrait toutefois se désister au profit de l’autre. Mais cette stratégie sera-t-elle suffisante pour détrôner Philippe Cardin ?
Les forces en présence
Philippe Cardin
Divers gauche.
60 ans, chercheur au CNRS.
2008-2020 : conseiller municipal à Meylan.
Depuis 2014 : conseiller métropolitain.
Depuis 2020 : maire de Meylan.
Le maire sortant Philippe Cardin ne souhaite pas annoncer officiellement sa candidature avant l’organisation de la cérémonie des vœux de la municipalité, qui est prévue le 16 janvier prochain. C’est la raison pour laquelle il n’a pas répondu à nos sollicitations. Nous publions ci-dessous des citations extraites d’une interview qu’il nous avait accordée le 2 décembre dernier.
« Avec les élus sortants, nous préparons un programme. Nous avons organisé des ateliers citoyens pour impliquer de nouvelles personnes, puisque notre objectif est de renouveler la moitié de l’équipe en place. Notre liste s’inscrira dans le prolongement de notre bilan de ces six dernières années, axé sur l’écologie, la solidarité et la démocratie. Deux autres points forts sont mis en avant : la sécurité qui a été renforcée et la gestion de la ville, puisque nous n’avons pas augmenté les impôts, tout en investissant énormément, notamment dans la transition énergétique. »
Sandrine Chaix
Les Centristes.
57 ans, attachée territoriale à la Métro.
2001-2004 : adjointe aux affaires sociales à Corenc.
Depuis 2015 : conseillère régionale (depuis 2021, vice-présidente déléguée au handicap et à l’action sociale).
Votre ambition pour la ville ?
S.C. « Préserver un cadre de vie de qualité, sécurisé, avec un développement urbain raisonné, respectueux de notre identité de ville nature. Je souhaite reprendre la main sur le présent et l’avenir de Meylan, redonner à la commune sa voix à la Métropole et auprès de ses autres partenaires, afin de ne plus subir les décisions prises par d’autres. »
Votre première action si vous êtes élue maire ?
S.C. « Reprendre la maîtrise de l’aménagement de notre commune, avec ses habitants, en lançant des États généraux de la construction et du cadre de vie à Meylan. Cette grande concertation de six mois avec tous les acteurs et partenaires concernés aboutira au dépôt d’une modification du PLUi pour notre commune, auprès de la Métropole. De nouvelles exigences et limites en matière d’urbanisme et d’aménagement de l’espace public doivent être prises en compte, tout comme la nécessité de déployer un plan de vidéoprotection et un plan lumière, afin de sécuriser l’espace public et rassurer nos habitants. »
Votre dernière lecture ?
S.C. La plus précieuse des marchandises, de Jean-Claude Grumberg.
Joëlle Hours
Sans étiquette.
64 ans, professeure agrégée d’économie politique à l’université.
Depuis 2014 : conseillère municipale à Meylan.
Depuis 2021 : conseillère départementale et métropolitaine.
Votre ambition pour la ville ?
J.H. « Mon ambition est claire : faire de Meylan une ville nature, sûre et apaisée. Dans sept ans, je veux que les Meylanais puissent dire que Joëlle Hours a été une maire proche, bienveillante et efficace. Je souhaite que Meylan demeure une ville à la campagne, pas un quartier de Grenoble. Je n’augmenterai pas les impôts. Les habitants seront protégés par un plan de sécurité fondé sur la prévention, la vidéoprotection et la lutte contre les incivilités. En limitant les constructions et en préservant les espaces verts, la qualité de vie progressera. La Serve deviendra le cœur vert de Meylan, vivant, intergénérationnel et convivial. »
Votre première action si vous êtes élue maire ?
J.H. « Je plafonnerai le prix du repas de la cantine à 8 euros pour en finir avec la cantine la plus chère de France à 12 euros. Et je mettrai en place notre guichet unique pour simplifier les démarches des Meylanais. »
Votre dernière lecture ?
J.H. Persévérer, de Jean-Louis Étienne.
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