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 Les Affiches

Annonces légales - Marchés publics - Ventes aux Enchères


Publié le 28.08.2025 à 18:19

Aux côtés de huit autres villes, Grenoble bannit temporairement les produits à base de thon de ses menus. La Ville explique que sa consommation risque d’exposer les enfants à un taux de mercure supérieur à la dose hebdomadaire tolérable.

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Publié le 28.08.2025 à 12:05

Face à la baisse du tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque et à l’essor de la mobilité électrique, la société iséroise Tetradis propose une solution innovante pour maximiser l’autoconsommation solaire.

>Pour répondre à la montée en puissance de l’autoconsommation et de la mobilité électrique, l’entreprise iséroise Tetradis lance une solution innovante : TetraSun Charge, un système de couplage entre production photovoltaïque et recharge de véhicules électriques. Objectif : maximiser l’usage local de l’énergie solaire et accompagner la transition énergétique. Dans un contexte où le tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque est tombé à 0,04 €/kWh, la valorisation de la production solaire devient stratégique. « On a très vite compris qu’il fallait faire coïncider production photovoltaïque et recharge des véhicules électriques pour rendre la gestion énergétique plus efficiente, explique Sarkis Armoudian, directeur du service énergie de Tetradis. Notre bureau d’études a développé une solution qui permet de réguler la recharge en fonction de la disponibilité de l’énergie solaire. »

Particuliers et professionnels

Compatible avec toutes les installations solaires ouvertes du marché, TetraSun Charge s’adapte aux environnements résidentiels comme tertiaires. Trois modes de recharge sont proposés : éco (100 % solaire), boost (recharge rapide sur réseau) et normal (mix solaire/réseau). Une interface permet aux clients de programmer des scénarios de recharge selon les besoins et les pics de production. « On peut atteindre jusqu’à 90 % de recharge solaire sur une journée ensoleillée avec un simple carport, précise Rachid Tallaa, directeur du bureau d’études de Tetradis, Mais tout dépend du dimensionnement de l’installation. »

À grande échelle

Un cas d’usage déjà mené pour une collectivité locale française illustre le potentiel du dispositif : une quarantaine de bornes intelligentes ont été interfacées avec une installation solaire en toiture, permettant de lisser les consommations, de réduire les coûts d’exploitation et d’améliorer la disponibilité des véhicules. « On a codéveloppé la solution avec le centre technique municipal. Ils voulaient recharger leurs véhicules le week-end, quand les bureaux sont fermés et que l’énergie solaire est disponible », explique Sarkis Armoudian. Avec cette nouveauté, Tetradis entend contribuer activement à la transition énergétique, tout en renforçant l’autonomie énergétique de ses clients. L’entreprise est par ailleurs en phase de recherche pour développer de nouveaux outils, concernant notamment l’autonomie énergétique des résidences. « On ne parle pas d’indépendance énergétique, mais de solutions intelligentes pour mieux consommer ce qu’on produit localement », conclut Sarkis Armoudian.

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Publié le 28.08.2025 à 11:36

Située au Versoud, l’entreprise a été fondée par Hervé Vincent, sa femme et ses filles, en 2020. Après deux années compliquées, Mooving Arena s’est imposée comme lieu essentiel pour les sportifs de Grenoble et des alentours.

>À Mooving Arena, on peut pratiquer une trentaine de sports, dans un seul et même lieu. Ce hangar de 4 600 m2 au Versoud, qui abritait autrefois une papeterie, a été rénové et accueille des terrains. Padel, badminton, soccer, mais aussi beach-volley ou appareils de fitness… Beaucoup de sportifs y trouvent leur compte. Hervé Vincent est à l’origine de cette entreprise : il avait l’idée en tête depuis plus de trente ans, alors qu’il était en sport-études de football. Finalement, il a créé une entreprise d’électronique à Crolles, Adeunis. Il a arrêté cette activité en 2015 et s’est consacré au projet du complexe multisport.
Cinq ans plus tard, c’est l’ouverture.

De la flexibilité

Il se lance dans l’aventure avec sa femme, grande sportive, Patricia Dupont, et ses filles, Kim et Yona, alors en école de commerce.

« Ce projet a fait vibrer tout le monde », se souvient Hervé Vincent. Après des débuts compliqués, en plein covid, l’entreprise se targue d’une troisième année satisfaisante. En 2025, le chiffre d’affaires s’élève à 1,4 million d’euros. Abonnement, séance à la carte, possibilité de pratiquer un sport ou tous… Hervé Vincent voulait de la flexibilité, de la liberté, voyant une différence d’envies entre « la nouvelle génération » et l’ancienne : « Historiquement, on s’inscrivait dans un club en début d’année, on faisait un sport et on s’y tenait. Il y avait beaucoup de contraintes. » Avec Mooving Arena, on réserve un créneau sur l’application et on paye. Pour l’instant, beaucoup d’actifs s’y retrouvent, mais Hervé Vincent aimerait attirer davantage de séniors, de blessés pour de la rééducation et d’entreprises, disponibles en journée. « Nous sommes en phase de développement avec les entreprises », souligne Hervé Vincent, estimant qu’elles représentent aujourd’hui environ 20 % du chiffre d’affaires. Au niveau des activités, l’entreprise développe le golf indoor.

Le padel, très demandé

Mooving Arena a déjà remplacé des terrains de soccer par du padel, très demandé. À l’échelle nationale, la barre des100 000 licenciés padel à la Fédération française de tennis (FFT) a été dépassée en juin, unehausse de 42,7 % par rapport à la fin de la saison sportive précédente.

Mais Mooving Arena est limitée par l’espace. Hervé Vincent réfléchit donc à s’étendre au-delà de l’espace du complexe. D’ailleurs, dans le futur, on pourrait voir des Mooving Arena ailleurs, puisqu’Hervé Vincent « a été sollicité pour franchiser la marque, ce qui montre que le concept intéresse ». Avant de conclure : « Est-ce que ce sera moi qui me lancerais dans les franchises, ou est-ce que ce seront mes filles ? »

En chiffres
2020 : Mooving Arena est fondée en 2020, après cinq ans à imaginer et mettre en place le projet.

15 : Mooving Arena a 15 salariés et travaille également avec 10 coachs auto-entrepreneurs.

15 000 : Le complexe dispose d’une base de 15 000 noms de personnes qui ont réservé des créneaux.

1,4 million : Le chiffre d’affaires de l’entreprise est d’1,4 million d’euros, ce qui lui permet d’être rentable.

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Publié le 28.08.2025 à 11:04

La patinoire André-Ravix de Villard-de-Lans accueille du 28 au 30 août les Masters de patinage artistique et danse sur glace. Cette compétition signe le véritable coup d’envoi de la saison olympique pour les meilleurs Français… dont de nombreux Isérois.

Vous avez envie de découvrir en avant-première les programmes que les sélectionnés français aux prochains Jeux olympiques présenteront sur la glace de Milan ? Les Masters sont l’occasion rêvée pour cela ! « C’est le lancement de la saison, la première compétition pour tous. Certes, on n’attend pas encore les patineurs à 100 % – le but c’est qu’ils le soient lors des JO – mais ça compte quand même. D’autant plus que c’est l’une des rares confrontations directes entre Français », résume Fabrice Blondel, le directeur des équipes de France séniors de patinage artistique.

Affiner avec les juges

Traditionnellement disputés fin septembre, ces Masters ont été avancés d’un mois cette année, dans la perspective des Jeux. « Le dernier jour, on organise un débriefing pour les patineurs, en présence des juges, ces derniers indiquant les points à retravailler. Habituellement, on le faisait plutôt en salle. Mais cette année, on le fera sur la glace, de façon à voir directement les changements apportés. Le fait d’organiser les Masters plus tôt donne aussi plus de temps pour affiner les programmes avant les Grand Prix », ajoute Fabrice Blondel.

L’un des enjeux de ces Masters est d’ailleurs d’attribuer les dernières places pour ces Grands Prix (les équivalents des coupes du monde). Plusieurs couples de Villard-de-Lans sont concernés par ces sélections internes, en danse sur glace : Celina Fradji/Jean-Hans Fourneaux (4e des Mondiaux juniors en 2025, ils débutent cette saison en séniors, tout comme Louise Bordet / Martin Chardain) et Marie Dupayage/Thomas Nabais. Sachant que Loïcia Demougeot / Théo Le Mercier (5e des championnats d’Europe 2 024) ont déjà leur ticket.

Fierté villardienne

« Nous avons le seul pôle de danse sur glace en France. Nous sommes fiers d’avoir tous ces couples qui restent s’entraîner en France, avec des entraîneurs français (Mahil Chantelauze et moi). Nous leur proposons un double projet scolaire et sportif obligatoire, qui est primordial à nos yeux », explique Karine Arribert-Narce, la directrice sportive du pôle de Villard-de-Lans.

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Publié le 28.08.2025 à 10:57

Président du Syndicat interprofessionnel du bleu du Vercors-Sassenage depuis 2023, l’éleveur du Gaec des Écureuils, à Villard-de-Lans, œuvre à la promotion de ce fromage fabriqué avec du lait de vache.

La promotion du bleu du Vercors-Sassenage

« La mission principale du Syndicat interprofessionnel du bleu du Vercors-Sassenage (Siver) est la promotion de notre fromage. Nous organisons la Fête du bleu avec le parc du Vercors, ainsi que des Goûters du bleu dans les fermes, nous participons au Salon de l’agriculture à Paris et à d’autres événements… Le Siver a été créé en 1993, au début des démarches pour l’appellation d’origine contrôlée (AOC), qui a été obtenue en 1998, avant l’appellation d’origine protégée (AOP) en 2001. Le territoire de l’AOP s’étend sur 13 communes en Isère et 13 dans la Drôme. Le Siver regroupe 36 exploitations, dont 2 qui transforment elles-mêmes 100 % de leur lait et vendent leur fromage à la ferme, et 34 qui livrent du lait à la coopérative Vercors Lait, à Villard-de-Lans. Parmi elles, il y en a 8 qui transforment aussi une partie de leur lait à la ferme. En 2024, 517 tonnes de bleu ont été produites : c’est l’une des plus petites AOP françaises en lait de vache. »

Un cahier des charges à respecter

« Le Siver est aussi là pour faire appliquer le cahier des charges de l’AOP. Tous les fourrages doivent provenir de la zone AOP, donc cela peut être compliqué s’il y a plusieurs années de sécheresse. Trois races de vaches sont autorisées : la montbéliarde, l’abondance et la race locale, la villard-de-lans. Cette dernière est obligatoire depuis 2020 et il en faut au minimum 3 % par troupeau laitier. C’est aussi ce qui a permis sa sauvegarde. Nous avons également l’obligation que nos animaux soient au pâturage au minimum 150 jours par an. »

Une filière en bonne santé

« La transmission, c’est problématique comme partout en France. Il y a des fermes qui ne sont pas reprises, mais il y a quand même une forte dynamique. En deux ans, 20 % des agriculteurs ont été renouvelés, avec des départs à la retraite remplacés dans des Gaec, des fermes reprises, des fermes qui se sont remises à faire du lait alors qu’elles avaient arrêté… Notre filière est attractive et le prix du lait est correct. L’AOP est un gage de sécurité. Cela facilite les reprises et la confiance des banques. »

L’inquiétude de la dermatose nodulaire contagieuse

« Pour l’instant, nous sommes hors zone de surveillance concernant la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais cela nousfait peur. Nous sommes solidaires avec nos collègues savoyards : deux fermes du Vercors sont prêtes à accueillir des vaches qui sont actuellement dans d’autres départements et qui doivent aller en Savoie, le temps que la situation se débloque. »

Une belle réussite pour la Fête du bleu à Autrans-Méaudre-en-Vercors
« La Fête du bleu est le gros événement de l’année pour promouvoir notre fromage et les produits du Vercors, afin de montrer au public qu’on a une agriculture de qualité. Les 26 et 27 juillet derniers, à Méaudre, nous avons accueilli 18 000 personnes et vendu 1,6 tonne de bleu. C’était une belle fête, même s’il n’y avait pas d’animaux à cause de la DNC. Elle aura désormais lieu tous les deux ans pour que ce soit moins lourd à organiser, toujours en alternant le lieu entre l’Isère et la Drôme. »

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Publié le 28.08.2025 à 10:54

Deux balades en altitude pour échapper à la forte chaleur, profiter d’un environnement agréable à l’ombre des plus belles forêts du massif et de magnifiques points de vue.

Une fois n’est pas coutume, nous proposons deux balades au départ des Seiglières pour échapper aux fortes chaleurs qui sévissent souvent en été au sein de l’agglomération grenobloise : le marais des Seiglières ou la cascade d’Oursière. Dans les deux cas, un bon sentier s’attarde dans la profondeur des sous-bois pour offrir un cheminement agreste à arpenter sans modération !

Le marais des Seiglières

C’est, de loin, la balade la plus facile avec moins de 100 m de dénivellation cumulée. On peut partir directement du parking des Seiglières, à proximité de l’auberge (casse-croûte et boissons pris en terrasse) en s’engageant sur un large chemin forestier qui s’enfonce sous une impressionnante forêt de sapins et d’épicéas, dont certains arbres approchent les 40 m de hauteur. La progression ne pose aucun problème et peut s’agrémenter de la dégustation de succulentes framboises… Après le franchissement d’une petite butte, on arrive en vue du marais, classé « espace naturel sensible » depuis le 25 juillet 2023 pour la richesse et la variété de son patrimoine naturel aussi bien pour sa flore, avec notamment la fougère des marais, que pour sa faune dont une étonnante présence de papillons, de libellules mais aussi des chauves-souris ou des gélinottes des bois. Plusieurs panneaux permettent de prendre conscience de l’importance du site et de s’informer sur ses diverses composantes. Il est possible de prolonger la balade en effectuant le tour du marais ou en s’engageant sur l’un des chemins forestiers qui s’élèvent au-dessus du plan d’eau. Nous conseillons d’effectuer le petit crochet pour se rendre en quelques minutes à un belvédère d’où l’on découvre une belle vue aérienne sur la cuvette grenobloise et les falaises du Vercors.

La cascade d’Oursière

La montée à la cascade d’Oursière est plus longue et plus difficile (près de 500 m de dénivellation), mais elle permet d’atteindre l’un des sites les plus remarquables de la région grenobloise. Le départ s’amorce du parking situé un kilomètre en amont de l’auberge des Seiglières (panneaux de randonnée) par un large chemin forestier. Après la traversée d’un ruisseau sur une passerelle, la progression se poursuit sur le large chemin qui se transforme en un sentier plus étroit et plus intimiste. Le cheminement se déroule toujours à l’ombre. Par les trouées de verdure, on bénéficie de belles échappées sur le sommet du Grand Colon qui se dresse juste en face, ainsi que sur le massif de la Chartreuse. Le sentier atteint ensuite un profond ravin qui se franchit au prix d’une courte série de lacets et d’une partie rocailleuse pour traverser des éboulis (le seul passage délicat). On rejoint très vite un bon sentier qui s’élève sur une pente soutenue mais sans excès. Bientôt, on entend le grondement de la cascade d’Oursière qu’on rejoint rapidement après avoir franchi un ruisseau et une ultime montée. La beauté du site mérite un arrêt prolongé (voir texte encadré). On peut encore prolonger la marche en prenant le sentier qui mène au refuge de la Pra.

> Difficulté : 2/4 > Temps aller-retour : de 2 h à 4 h 30. > Dénivellation cumulée : de 100 m à 550 m. > Carte de référence : carte IGN Grenoble-Chamrousse 3335 OT. > Balisage : panneaux de randonnée, marques jaunes. > Départ : des Seiglières, à 20 kilomètres de Grenoble, en passant par Gières, Uriage et Saint-Martin-d’Uriage (panneau d’information et de randonnée).

À voir en chemin

La cascade d’Oursière (1 480 m d’altitude), la plus haute cascade du Dauphiné (83 m de hauteur). Le torrent du Doménon s’écoule en plusieurs cataractes pour offrir un magnifique panache serti dans une étroite cuvette de verdure. En s’approchant, on profite des embruns générés par la cascade pour bénéficier d’un naturel brumisateur ! Des abords de la cascade, on peut observer un beau point de vue sur la vallée de l’Isère et le Grand Colon.

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Publié le 28.08.2025 à 10:40

Il est urgent pour les employeurs de prendre conscience que, dès 2030, un salarié sur quatre aura le statut de proche aidant. Se questionner maintenant sur les conséquences et les mesures de gestion RH possibles est fortement conseillé pour anticiper les enjeux de demain.

Qu’est-ce qu’un salarié aidant ?

Reconnaissons que la notion même de « proche aidant » est encore inconnue pour de nombreuses personnes. Se trouve en situation d’aidance, toute personne qui « vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne » (article L.113-1-3 du Code l’action sociale et des familles). Le salarié devient ainsi aidant souvent à l’occasion de la perte d’autonomie d’un proche, du fait de l’âge, de la maladie ou du handicap.

Contrairement aux idées reçues, les aidants sont majoritairement (à 61 %) des personnes actives, ayant une activité professionnelle. Elles cumulent donc leurs engagements professionnels (35 heures hebdomadaires par principe) et la charge de l’aidance (en moyenne 8,6 heures d’aidance par semaine). L’aide apportée peut être soit de la gestion administrative, du soutien moral de la personne ou encore de l’aide dans les actes de la vie courante.

Les employeurs doivent comprendre ce statut de salarié aidant pour mettre en œuvre les mesures qui limiteront ses conséquences sur l’emploi du salarié et leurs coûts économiques (évalué entre 20 et 30 milliards d’euros par an pour les entreprises).

Identifier les bénéfices, tant pour l’entreprise
que pour chacun de ses membres

Investir dans des mesures de soutien aux salariés proches aidants n’est pas seulement une démarche sociale, c’est aussi une stratégie gagnante pour l’entreprise.

Les entreprises ont tout intérêt à accompagner leurs salariés pour :

– Limiter les départs du salarié et de ses compétences, en réduisant l’absentéisme et en améliorant la qualité de vie au travail ;

– Améliorer ou a minima maintenir la productivité du salarié grâce à moins de stress, de fatigue et plus de performance. Les salariés aidants développent aussi des compétences (gestion des priorités, meilleure organisation de leur temps, compétences émotionnelles…) qu’ils sauront mobiliser dans leurs fonctions.

– Donner une image positive de l’entreprise pour valoriser l’entreprise et renforcer son attractivité.

Activer les mesures existantes dans la loi

En droit du travail, la notion d’aidance n’apparaît non pas en tant que telle, mais plutôt au travers des dispositifs de protection et d’aide du salarié aidant.

Il existe tout d’abord trois types de congés légaux :

– Le congé proche aidant (articles L3142-16 à L3142-27
du Code du travail) en cas de handicap ou de perte d’autonomie d’un proche ;

– Le congé de solidarité familiale (articles L3142-6 à L3142-13 du Code du travail) en cas de pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou au stade avancé ou terminal d’une affection grave et incurable du proche ;

– Le congé de présence parentale (article L1225-62
du Code du travail) pour un enfant de moins de 20 ans gravement malade ou en situation de handicap ou accidenté qui nécessite une présence soutenue et des soins contraignants.

Ces congés permettent aux salariés d’interrompre temporairement, à temps plein ou à temps partiel, leur activité pour s’occuper d’un proche. Chaque congé définit qui peut en bénéficier, dans quelles conditions, pour quelle durée… Le salarié ne perçoit pas de salaire pour les heures non travaillées, l’État verse des aides sous conditions.

Ensuite, depuis le 21 juillet 2023, toute charte sur le télétravail doit comporter une clause particulière sur les modalités d’accès au télétravail des salariés aidants. Et en l’absence de charte, lorsque le salarié aidant fait une demande de passage en télétravail, l’employeur doit motiver son refus (article L1222-9 du Code du travail). Les aidants familiaux et les proches d’une personne handicapée peuvent solliciter un aménagement de leurs horaires de travail afin qu’ils soient individualisés (article L3121-49 du Code du travail). Cela permet de répondre à leur besoin de temps et de flexibilité.

Enfin, tout salarié peut faire don d’un ou plusieurs jours de repos non pris à un collègue de travail qui fait face soit au décès ou à la grave maladie d’un enfant (article L1225-65-1 du Code du travail), soit qui vient en aide à une personne atteinte d’une perte d’autonomie ou présentant un handicap (article L3142-25-1 du Code du travail).

Le Code du travail garantit aussi des protections aux salariés aidants :

– À travers l’obligation de garantir la santé et la sécurité de ses salariés, l’employeur doit être vigilant à l’égard des salariés aidants pour détecter leur fragilité professionnelle et la prévenir.

– Toute discrimination en raison de la situation familiale est punie par le Code du travail et le Code pénal.

Être acteur au soutien de l’aidance en entreprise

Les entreprises ont tout intérêt à œuvrer pour une prise de conscience de l’existence de l’aidance en entreprise et à sensibiliser et former l’ensemble du personnel (service des ressources humaines, manager, collègues de travail).

Une fois que l’entreprise aura appréhendé les impératifs des salariés aidants, elle pourra choisir les mesures d’accompagnement qu’elle souhaite mettre en place.

Les salariés aidants ont besoin :

– D’informations (par exemple : connaître leurs droits en matière de prestations sociales). L’entreprise peut organiser des conférences avec des professionnels, diffuser un guide d’informations, désigner un interlocuteur dédié au sein du service des ressources humaines ou encore instaurer des temps d’échanges collectifs en interne.

– De temps et de flexibilité. L’employeur peut étayer les dispositifs légaux existants par des accords collectifs ou un engagement unilatéral accordant davantage de jours de repos, de flexibilité dans la gestion du temps de travail (pour permettre les suivis des rendez-vous médicaux par exemple), mettre en place un compte épargne-temps, etc.

– D’accompagnement professionnel : l’employeur peut mettre le salarié aidant en relation avec des organismes extérieurs tels que des « care managers », une assistante sociale, ou des associations de répit aux aidants… pour le soulager dans sa vie quotidienne. L’entreprise peut décider d’assumer tout ou partie du coût financier.

– De reconnaissance et de valorisation des compétences : intégrer dans les processus d’évaluation des compétences la détection d’atouts propres aux salariés aidants qui serviront au collectif de travail d’une culture d’entreprise inclusive.

Le dispositif légal d’égalité professionnelle est un parfait support pour intégrer les actions mises en œuvre au titre de l’aidance en entreprise. Lorsque l’on sait que 56 % des aidants sont des femmes, les entreprises peuvent inclure ces mesures dans leur plan d’actions lié à l’index égalité hommes/femmes afin d’améliorer le critère d’articulation vie professionnelle/vie personnelle.

Le chef d’entreprise et les services des ressources humaines doivent appréhender les enjeux que représente d’ores et déjà la présence de salariés aidants au sein de leurs structures. Les entreprises gagneront à s’adapter, innover et se montrer précurseur en la matière pour transformer la contrainte en opportunité.

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Publié le 28.08.2025 à 10:32

Des stages sont organisés cette semaine, avant la rentrée scolaire, à l’initiative d’associations comme la Peep.

>Stylos et trousses sont déjà sortis, une semaine tout pile avant la rentrée scolaire, le 1er septembre. À la maison de la Peep, dans le quartier des Eaux-Claires, à Grenoble, 70 élèves sont inscrits à des stages de pré-rentrée. Par groupe de 5 ou 6, collégiens ou lycéens travaillent les mathématiques ou la physique-chimie. « C’est pour ces matières qu’il y avait le plus de demandes », explique Jean-Baptiste David, salarié de la Peep à Grenoble. L’association de parents d’élèves a mis en place ces stages de pré-rentrée depuis environ cinq ans, en complément de l’aide aux devoirs et d’autres stages, le reste de l’année. La structure de Bourgoin-Jallieu fait de même, ainsi que d’autres associations, commeMa Chance moi aussi, à Échirolles.

Une remise en forme

« J’ai un peu de difficulté en physique-chimie, reconnaît Camélia, venue participer à cette session de cours. Je ne voulais pas commencer l’année avec un handicap. » Comment se sent-elle de rattaquer les cours avant les autres camarades ? « Cela me fait bizarre, car je me vois toujours en vacances », admet-elle. Pour autant, l’idée n’est pas de mettre la pression, assure en souriant Benjamin Virone, professeur : « C’est de la remise en forme. Nous n’avons pas d’objectifs particuliers. » Alors, pour aider les élèves à reprendre des automatismes, cet autoentrepreneur rappelle comment manipuler des formules mathématiques. « Les jeunes ont du mal à poser des questions, remarque le professeur. Ils ont l’habitude d’être à 30 en classe, alors que là, nous avons le temps de nous arrêter si quelqu’un n’a pas compris quelque chose. »

Une association d’utilité publique

Les stages, ouverts aux quelque 900 adhérents de la Peep à Grenoble et autour, sont complets, malgré le coût. « Nous sommes une association d’utilité publique, nous proposons ce service au moins cher », souligne Naïm Schneyders, salarié de la structure iséroise. Le père de Camélia, Brahim, a souhaité qu’elle prenne ces cours : « Ils ont un coût, mais cela le vaut. C’est pour son avenir. »

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Publié le 28.08.2025 à 10:00

En tournée avec l’album Gangbusters Melody Club, Caravan Palace continue de se réinventer sur scène. Petite parenthèse électro avec le musicien Arnaud Vial, en attendant le festival Les Belles Journées, à Bourgoin-Jallieu, les 5 et 6 septembre prochains.

Quelle est la couleur de l’album Gangbusters Melody Club ?

A.V. Caravan Palace est un groupe avec une forte identité sonore. Nous faisons certes de la musique électronique, mais nous sommes surtout spécialisés dans le mélange des genres vintage avec de l’électro moderne. Pour Gangbusters Melody Club, nous sommes restés sur ce fil-là. Nous avions fait quelque chose d’un peu plus pop pour notre précédent album, avec davantage de chansons et de featurings. Là, nous avons eu envie de revenir à ce que nous faisions à nos débuts, avec des morceaux qui ne respectent pas nécessairement les structures conventionnelles.

Dans cet opus, l’électro flirte avec d’autres sonorités, telles que le jazz, le hip-hop ou encore la soul. D’où vient cet éclectisme ?

A.V. Nous souhaitions vraiment nous éclater, tant sur l’album que sur scène. Nous nous sommes donc donné davantage de liberté, allant même jusqu’à jouer des thèmes orientaux. Au final, c’est fun et cela ressemble au groupe.

Pourquoi avez-vous choisi de faire référence à l’émission américaine Gangbusters dans le titre de votre album ?

A.V. Nous trouvions cool de faire un clin d’œil à cette émission sur les chasseurs de gangsters, qui a eu énormément de succès au siècle dernier et qui débutait sur les chapeaux de roues avec, notamment, des sirènes. Ce générique était tellement fort que, dans les années 1950-1960, gangbusters est devenue une expression courante pour désigner quelque chose d’excitant. Tout cela correspondait parfaitement à l’univers vintage et dynamique de Caravan Palace. Nous y avons ajouté le terme « melody club », car nous aimions bien l’ambiance prisée et enfumée des clubs.

Sur l’album, y a-t-il un titre particulièrement représentatif de cet esprit « gangbusters » ?

A.V. Mirrors, assurément. C’est le single que nous avons le plus mis en avant, car nous trouvions qu’il représentait bien notre humeur du moment et ce que nous voulions transmettre au public : le fun, la voix de Zoé, la structure un peu « pétée »…

Quelle énergie vous anime durant cette tournée ?

A.V. Nous avons déjà fait beaucoup de dates avec cet album. Donc, en plus de la dynamique et de l’envie, nous avons la confiance. En revanche, quand nous jouons ainsi beaucoup, il faut faire attention à ce que cela ne devienne pas rébarbatif. Aussi, nous travaillons actuellement à proposer des choses nouvelles, qui peuvent à la fois nous mettre un peu en danger et surprendre le public. Toujours dans l’optique d’améliorer l’ensemble du concert.

Qu’avez-vous envie de transmettre au public ?

A.V. Ce que nous essayons de transmettre, c’est de l’énergie. Et c’est ce pour quoi nous sommes bons. Nous aimons faire danser les spectateurs, sans qu’ils connaissent nécessairement notre répertoire. Nous faisons nos arrangements en ce sens et, nous-mêmes, sautons partout sur scène, même s’il y a des moments plus intimistes. Cette année, nous sommes très contents, car nous sommes programmés plus tard en soirée.

Cavaran Palace : vendredi 5 septembre, au parc des Lilattes, à Bourgoin-Jallieu. Dans le cadre du festival Les Belles Journées. bellesjournees.fr
45 €.

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Publié le 28.08.2025 à 09:45

Le départ annoncé du maire écologiste Éric Piolle, en poste depuis 2014, ouvre la voie à une multitude de candidatures et de stratégies pour les élections municipales, entre alliances potentielles et positionnements affirmés.

>À tout juste 200 jours des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, une chose est sûre, le paysage politique grenoblois est en passe de se redessiner dans une atmosphère d’incertitudes. Le départ du maire écologiste Éric Piolle, élu à deux reprises en 2014 et en 2020 à la tête d’une majorité plurielle de rassemblement d’une partie de la gauche et des écologistes, ouvre la voie à une multitude de candidatures et de stratégies, entre alternance, émancipation et alliances potentielles.

Une scission de la majorité ?

Dans le périmètre politique de la majorité sortante, Laurence Ruffin (lire p.6) mène la campagne pour être désignée tête de liste, parmi trois autres figures de l’équipe sortante : Margot Belair, Nicolas Beron-Perez et Lucille Lheureux. La désignation officielle devrait intervenir d’ici la fin du mois de septembre. Mais Allan Brunon et Élisa Martin, les chefs de file grenoblois de La France insoumise (LFI), partenaire historique des écologistes depuis 2014, envisageraient une liste autonome, enthousiasmés par les résultats à Grenoble du parti de Jean-Luc Mélenchon aux élections européennes de juin 2024, en tête avec 21,87 % des voix, légèrement devant la liste des socialistes et apparentés de Raphaël Glucksmann (21,19 %).

Une gauche éclatée

À gauche également, le Parti socialiste, représenté par Amandine Germain, semble favorable à une union des gauches, mais reste attentif au positionnement de LFI, et le collectif Grenoble Capitale citoyenne (GCC) se structure autour des partis Place publique et Équinoxe. Romain Gentil, conseiller municipal, est en lice pour en prendre la tête de liste d’ici la fin du mois.

Une droite offensive

Dans l’opposition, Alain Carignon, est déjà engagé dans une campagne énergique depuis de nombreux mois. Malgré le handicap de son passé judiciaire, l’ancien maire de Grenoble de 1983 à 1995, qui se revendique désormais sans étiquette, mise sur une stratégie offensive contre le bilan de la majorité sortante. Le Rassemblement national, quant à lui, a désigné Valentin Gabriac, assistant parlementaire du député isérois Thierry Perez, comme chef de file. Le centre n’est pas en reste. Émilie Chalas, l’ancienne députée macroniste et conseillère municipale sortante, n’a pas encore clarifié ses ambitions, mais elle pourrait vouloir jouer un rôle dans une alternance municipale. Hervé Gerbi, avocat grenoblois, a été investi par Horizons, le parti d’Édouard Philippe, mais reste en attente d’alliances.

L’article Municipales 2026 à Grenoble : un paysage en recomposition est apparu en premier sur Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné.


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