Les Affiches
Annonces légales - Marchés publics - Ventes aux Enchères
Publié le 27.11.2025 à 16:55
En déplacement ce jeudi 27 novembre au sein de la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces, le président de la République a dévoilé la création d’un « service national » militaire, fondé sur le volontariat. Une mesure qui marque la fin du Service national universel et suscite des réactions contrastées parmi les élus locaux.
Après la levée des couleurs et un passage en revue des troupes sur la place d’armes de la base militaire de Varces, sous les contreforts enneigés du Vercors, Emmanuel Macron a pris la parole en tant que chef des armées pour présenter les contours d’un nouveau « service national ». Ce nouveau dispositif sera destiné aux jeunes Français majeurs, âgés de 18 à 19 ans, qui se porteront volontaires lors de la Journée défense et citoyenneté, rebaptisée « Journée de mobilisation ». Ce service, « purement militaire », débutera à l’été 2026 et durera dix mois : un mois de formation initiale, suivi de neuf mois au sein d’unités opérationnelles sur le territoire national, en métropole et en outre-mer.
Les volontaires seront sous statut militaire, dotés d’un uniforme et d’une solde de 800 euros par mois minimum. Ils participeront aux missions de l’armée d’active, notamment l’opération Sentinelle et l’assistance aux populations. Le dispositif prévoit une montée en puissance progressive : 3 000 jeunes en 2026, 10 000 en 2030, pour atteindre 50 000 en 2035. Un budget supplémentaire de deux milliards d’euros sera inscrit dans la loi de programmation militaire 2026-2030.
Un contexte stratégique tendu et la fin du SNU
Cette annonce intervient dans un climat international jugé « de plus en plus risqué », selon Emmanuel Macron, qui a insisté sur la nécessité de « préparer la Nation » face aux menaces. Le président a écarté tout retour à la conscription obligatoire, jugée « ni sérieuse, ni utile », mais n’exclut pas, en cas de crise majeure, que le Parlement autorise un recours au-delà des volontaires.
Ce nouveau dispositif signe l’abandon du Service national universel (SNU), lancé en 2019 pour renforcer la cohésion des jeunes, mais jamais généralisé. Le chef de l’État souhaite désormais « un modèle hybride » associant armée d’active, réservistes et jeunes du service national, afin de « diffuser l’esprit de défense » et « endurcir la capacité de résistance de la Nation ».
Réactions contrastées en Isère
À Varces, qui avait accueilli les premiers jeunes engagés du SNU, le président s’est exprimé devant des unités alpines et des jeunes engagés dans différents dispositifs militaires. Pour Jérémie Iordanoff, député écologiste de l’Isère, « il faut être très précautionneux sur ce type d’annonce » et attendre « la traduction législative » du projet. Il salue toutefois « le côté volontaire » et « la formation courte » proposée aux jeunes.
Didier Rambaud, sénateur Renaissance, juge le discours « nécessaire » et « rassurant », en soulignant que « le volontariat est au cœur du dispositif ». Selon lui, « il faut que l’opinion publique prenne conscience des dangers potentiels autour de nous » et que cette mesure « incite à davantage de consensus » au Parlement.
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Publié le 27.11.2025 à 12:00
En clôture du 107e Congrès des maires, à Paris, David Lisnard, président de l’AMF, et Sébastien Lecornu, Premier ministre, ont convergé sur la nécessité de redonner du souffle à l’action locale.
« Quel contraste entre les réalités locales et le spectacle national « , a lancé David Lisnard le 20 novembre, en ouverture de son discours, devant le parterre d’élus locaux préoccupés par le projet de loi de finances 2026. Le président de l’AMF a dénoncé » une copie inacceptable » qui ponctionnerait plus de 7,5 milliards d’euros aux collectivités, quand le gouvernement évoque 4,6 milliards. » Où est passé l’argent des 82 milliards prélevés sur la DGF depuis 2010 ? « , a interrogé David Lisnard, fustigeant » un système qui entretient l’impuissance publique « .
Lecornu promet un « mégadécret »
Face à ces préoccupations, Sébastien Lecornu a reconnu » une inquiétude légitime » et annonce un travail avec le Sénat pour « trouver le chemin de responsabilité « . Pas de geste budgétaire immédiat, mais un engagement : » Je souhaite que le début du prochain mandat municipal se fasse dans la plus grande simplicité. » Le Premier ministre a donc promis un » mégadécret » avant Noël pour supprimer une trentaine de normes jugées » surréalistes « , comme l’obligation annuelle de vidange des piscines municipales, puis 70 autres mesures dès début 2026. Objectif annoncé : » élaguer la bureaucratie pour libérer l’action. » Le chef du gouvernement a aussi confirmé l’inscription au Conseil des ministres d’un projet de loi sur la décentralisation avant Noël, notamment en matière de logement, pour lequel le millefeuille territorial tourne à plein régime. » Il y a trop de cuisiniers dans la cuisine « , a lancé Sébastien Lecornu, qui plaide pour » une clarification rapide « .
Liberté locale et subsidiarité
Sur le thème de la libre administration, thématique du congrès cette année, David Lisnard, a appelé à » construire un nouveau bateau plutôt qu’à rafistoler le Titanic « . Il a réclamé une loi organique garantissant l’autonomie fiscale et la subsidiarité ascendante : » Nous ne voulons pas être des sous-traitants de l’État. Nous voulons décider et rendre des comptes aux habitants « , dénonçant » la technocratie qui multiplie les codes et tue l’action « , comme l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN) : » une disposition écologique devenue une usine à gaz. » Pour le président de l’AMF, la décentralisation ne doit pas être » un mécano de compétences » mais « une réforme politique « .
Prime régalienne pour les maires
La condition des maires était l’autre sujet sensible du 107e Congrès des maires de France, à quelques semaines des élections municipales. Sébastien Lecornu a annoncé une réflexion sur une » prime régalienne » de 500 euros par an pour chaque maire, » quelle que soit la taille de la commune « , afin de reconnaître leur rôle d’agents de l’État. Il a aussi promis de remettre à l’ordre du jour un projet de loi pour renforcer les moyens des polices municipales. David Lisnard, de son côté, a alerté le gouvernement sur » l’insécurité physique, psychologique et juridique » qui pèse sur les élus, saluant l’avancée du futur statut de l’élu, attendu en décembre, pour mieux concilier vie personnelle et engagement civique.
Un appel conjoint à la confiance
Malgré leurs divergences de vues, les deux hommes ont convergé sur un point : la nécessité de restaurer la confiance entre l’État et les collectivités locales. » La confiance coûte beaucoup moins cher que la défiance. La liberté rapporte beaucoup plus que la contrainte « , a plaidé David Lisnard, avant que Sébastien Lecornu ne complète : « Le prochain mandat municipal sera un enfer si nous ne sommes pas capables de recréer les conditions de la confiance ». Et en toile de fond, cette question : jusqu’où l’État est-il prêt à lâcher prise pour redonner du souffle à l’action locale ?
Retrouvez ce dossier en intégralité dans l’édition des Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 28 novembre 2025.
Les contenus de ce grand format :
- Les maires isérois en force au Congrès de l'AMF
- Statut de l'élu local : une réforme attendue en passe d'aboutir
- Adapter les communes face au changement climatique
- Infrastructures et mobilités : sortir des angles morts
- Le bilan contrasté de la loi Besson
- Des besoins criants en ingénierie rurale
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Publié le 27.11.2025 à 10:28
Auteur de deux tops 10 et de deux autres tops 20 l’an passé en coupe du monde, Victor Lovera a intégré cette année l’équipe de France A de ski de fond. À 25 ans, le fondeur du Sappey-en-Chartreuse aimerait monter sur son premier podium et briller aux JO.
Des montagnes russes. Voilà à quoi ressemblait la carrière de Victor Lovera ces dernières années. « J’étais en équipe de France B il y a quatre ans, avant de me blesser et de passer deux ans au Team Vercors (une structure privée). J’étais remonté en équipe de France B après mon premier top 30 en coupe du monde en janvier 2023 aux Rousses, mais j’en suis sorti. L’hiver passé, je m’entraînais de nouveau avec le Team Vercors », rembobine le fondeur licencié au Ski nordique Chartreuse.
Programme personnalisé
Ses résultats convaincants lors de l’hiver 2024-2025 lui ont permis d’intégrer l’équipe de France A. C’est grâce à un changement d’approche que Victor a enfin obtenu des performances en adéquation avec son talent : « J’ai davantage misé sur la manière, en m’attachant à vraiment être maître de mon programme, de façon à allier le goût de l’effort et le plaisir. » Une ligne de conduite qu’il a gardée pour préparer cet hiver olympique, en accord avec les entraîneurs. « On a construit ensemble un programme ambitieux, qui s’appuie sur l’expérience du staff tout en me permettant de garder une part d’autonomie et de liberté, ce qui est important pour moi. »
Objectif top 10
Même s’il a déjà les Jeux olympiques de Milan-Cortina dans un coin de sa tête – « d’autant plus qu’il y aura un 10 km skating, qui est le format que je préfère et sur lequel j’ai obtenu mes meilleurs résultats » –, Victor Lovera entend d’abord se concentrer sur son début de saison. Conscient que l’étape d’ouverture à Ruka (Finlande, ce week-end) risque d’être compliquée, il nourrit en revanche de grandes ambitions pour les étapes suivantes, à Trondheim (Norvège) et Davos (Suisse), avec à chaque fois un 10 km skating au programme.
« Ma saison sera réussie si je parviens à être régulièrement dans le top 10 en coupe du monde – en allant pourquoi pas chercher un premier podium – et si je me qualifie et que je performe aux Jeux Olympiques. J’avoue que désormais, j’aurais du mal mentalement à accepter de devoir redescendre en coupe d’Europe. J’espère m’installer durablement sur le circuit coupe du monde. »
REPÈRES
L’hiver dernier, Victor Lovera a terminé 33e du classement de la coupe du monde de distance (et 60e du général), en marquant des points à cinq reprises : 7e aux Rousses et 13e à Cogne sur 10 km skating individuel, 8e à Falun et 17e à Engadin sur 20 km skating mass-start, 25e à Oslo sur 20 km classique. Il a aussi terminé 21e du 50 km skating mass-start aux mondiaux.
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Publié le 27.11.2025 à 10:26
Cette balade, à la carte, à réaliser à pied ou à raquettes selon l’enneigement, offre de superbes points de vue et de nombreuses possibilités de variantes pour le retour.
Du parking, un panneau indique la Croix de Jaume et les crêtes de la Molière. C’est la direction à prendre, sur un sentier balisé de marques jaunes, bien marqué en été et toujours tracé en hiver. Dès les premiers mètres, il s’enfonce sous les frondaisons d’une épaisse forêt de sapins, couverte de neige du mois de décembre à la fin du mois de mars. Le parcours s’attarde au-dessus de la route forestière de la Sure (non déneigée en période hivernale), avant de s’engager au bas d’un étroit vallon sur une pente plus soutenue, mais sans excès. Le cheminement dans le vallon ne pose aucun problème. En période hivernale, grâce à la présence de la neige, on peut observer de nombreuses traces d’animaux qui témoignent de l’importance de la faune.
Sur les crêtes de Jay
Une large combe marque le terme du vallon à l’approche des crêtes de Jay, où l’on rejoint un itinéraire en provenance de Lans-en-Vercors pour la partie la plus belle de la balade. Désormais, la marche se déroule sur une pente moins soutenue et, surtout, sur un parcours en plein ciel, ouvert sur un environnement de plus en plus large qui porte d’abord sur les cimes du Vercors (pic Saint-Michel, Grande Moucherolle), avant de s’étendre aux sommets de la Chartreuse et à la chaîne de Belledonne. Bientôt, on arrive en vue du belvédère de la Croix de Jaume, qui mérite un arrêt prolongé pour admirer l’ampleur du panorama. La croix de Jaume peut marquer le terme de la balade pour les personnes confrontées à des problèmes d’horaires. Dans ce cas, au lieu de revenir par le même itinéraire, nous conseillons de poursuivre la marche en direction du pas de Bellecombe sur quelques dizaines de mètres pour rejoindre un croisement. En prenant le sentier (non balisé mais bien marqué, été comme hiver) qui plonge sur la gauche dans la combe du Rui, on rejoint le parcours emprunté à la montée à proximité du col de la Croix-Perrin, dans un cadre plus sauvage et plus intimiste.
Vers le pas de Bellecombe
En amont de la Croix de Jaume, la balade se poursuit sur la longue échine des crêtes de la Molière dans une alternance de passages sous les arbres d’épaisses forêts, de larges clairières et de magnifiques points de vue. On peut ainsi, en fonction de sa condition physique ou de sa disponibilité, moduler sa progression en suivant un sentier bien marqué ou une bonne trace avec la neige qui peut mener jusqu’à un petit sommet (1 662 m d’altitude), situé à l’aplomb du pas de Bellecombe pour profiter d’une vue magnifique sur la Chartreuse, la chaîne de Belledonne et le Vercors. Les plus courageux peuvent encore prolonger la balade jusqu’au sommet de Charande, point culminant de la ligne de crête (1 709 m d’altitude), pour bénéficier d’un immense panorama qui surplombe la cuvette grenobloise et s’étend de la Chartreuse à la Grande Moucherolle, en passant par le mont Blanc, Belledonne, les plus hautes cimes du massif des Écrins et le Taillefer. Dans ce cas, il faut d’abord descendre au pas de Bellecombe et passer au pas de l’Ours (compter près de cinq heures aller-retour depuis le col de la Croix-Perrin).
Infos Pratiques Balade
Difficulté : 2/4. Temps aller-retour : de 2 à 5 heures selon les itinéraires. Dénivellation cumulée : de 300 à 600 m selon les itinéraires. Carte de référence : carte IGN Autrans Gorges de la Bourne 3235 OT. Balisage : panneaux de randonnée, marques jaunes, marques jaunes et vertes.
Départ : du col de la Croix-Perrin, à 30 kilomètres de Grenoble, en passant par Sassenage, Engins et Lans-en-Vercors (parking, panneaux d’information et de randonnée).
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Publié le 27.11.2025 à 10:23
Créée par Museoscience, la passionnante exposition Couleurs ! Contempler, découvrir, manipuler présentée au musée Hébert, à La Tronche, se découvre en famille et dans la joie ! Complétée par un joli parcours au fil du musée, elle s’apprécie sans voir passer le temps.
L’entrée dans la grande galerie du musée Hébert peut surprendre : l’exposition Couleurs ! Contempler, découvrir, manipuler ne s’offre pas au regard comme les œuvres d’artistes ayant pour coutume de se déployer dans ce radieux espace, mais elle se débusque, se « découvre », se « manipule ». Élaborée par Museoscience, sa mission se trouve à la croisée des arts et de la science, cette dernière venant tenter d’expliquer la fascination qu’exerce la couleur dans nos vies, de nous expliquer par des principes physiques comment elle existe et se perçoit. On découvre donc l’espace rempli de généreuses boîtes en bois, on en sent l’enveloppante odeur et on se demande très vite de quelles surprises elles regorgent. D’abord invités à regarder à l’intérieur d’une boîte où la secrète magie opère, on peut apprécier une image dont les motifs et couleurs changent au gré de la couleur de la lumière. Difficile à croire, mais l’image, elle, ne change pas. C’est la première grande leçon concernant la puissance des couleurs : la lumière a un tel effet sur leur perception qu’elle peut révéler ou dissimuler une partie de l’image. Des mystères expliqués avec bonheur, accessibles aux grands comme aux petits…
Un parcours ludique
Au fil de ce riche parcours, le visiteur use de différents sens pour appréhender la couleur. Toujours à hauteur d’enfant, les expériences se partagent en famille et sont l’occasion de découvertes ou redécouvertes avec des outils aussi malins que pédagogiques. Ainsi des expériences faisant appel à l’odorat : à l’aide de petits ballons à presser, on sent une odeur tout droit sortie d’un petit cône. La première expérience nous propose trois poudres de la même couleur, nous prouvant que c’est bien notre odorat qui nous permet de les distinguer et d’en déterminer la nature. La deuxième quant à elle s’échine à nous prouver que ce même odorat peut nous mener à l’erreur ! Selon la couleur perçue au moment de l’inhalation, le cerveau peut être trompé car la perception visuelle de la couleur est plus rapide et peut influencer l’interprétation de l’odeur. Menthe, citron, framboise… saurez-vous déjouer les pièges ? Purement visuelles, d’autres expériences tout aussi ludiques se révèlent très efficaces : ici, on actionne des manivelles pour faire tourner des toupies, la vitesse nous faisant créer une seule couleur à partir des deux visibles quand la toupie est immobile, là on observe sur un écran relié à un genre de microscope la décomposition des couleurs (l’occasion de faire la différence entre les points d’encre imprégnés sur un tissu et les pixels composant les images sur un écran).
Les arts et la couleur
Entremêlées de références à l’art, les expériences nous promènent tant dans les méandres fabuleux de la physique que dans la splendeur de productions artistiques particulièrement évocatrices. Ainsi de cette colonne de vastes tiroirs dévoilant les nombreuses variations en peinture de la cathédrale de Rouen par Claude Monet à la fin du XIXe siècle. Bleuie par la lumière du matin, montrant tous ses détails en « plein-soleil », rougeoyante ou délicatement dorée le soir venu, la cathédrale peinte maintes fois par ce haut représentant de l’impressionnisme apparaît comme un exemple particulièrement judicieux. En plus de l’exposition principale installée dans la grande galerie, le musée nous a concocté un chemin « en aparté » tout au long de ses nombreuses pièces. On retrouve des tableaux commentés pour l’occasion, et toujours plus de jeux adressés aux plus jeunes.
Couleurs ! Contempler, découvrir, manipuler : jusqu’au
11 janvier 2026, au musée Hébert, à La Tronche. 04 76 42 97 35.
musees.isere.fr
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Publié le 27.11.2025 à 10:20
La Table d’Uriage, à Uriage-les-Bains
Après plusieurs intermèdes,ce restaurant historique d’Uriage renoue avec sa tradition gastronomique grâce à l’arrivée d’un nouveau chef depuis mars dernier. Passé par de belles cuisines à Bandol puis Chamonix, Martin Berger entend redonner à La Table d’Uriage ses lettres de noblesse. Ceci en restant dans une fourchette de prix abordable. En attendant de futures modifications, le cadre reste le même, toujours aussi sobre et élégant avec une impression d’espace et de clarté que les grandes baies vitrées donnant sur la verdure accentuent. Le chef assume la dichotomie des propositions entre le déjeuner (à la carte) et les dîners, où deux menus alléchants entrent en scène. En entrée de la carte du midi, le choix s’effectuera entre du foie gras mi-cuit et son confit de figues, servi avec des tranches de brioches encore tièdes, un saucisson brioché, jus truffe, six escargots au beurre ou ce gravlax de saumon, servi avec sa cracotte et parfaitement cuit, d’une douceur infinie.
La pluma sans vous plumer
Les propositions des menus du soir et du samedi midi à 64 et 92 euros méritent que l’on s’y intéresse de près. Ris de veau et cocos blancs, Saint-Jacques/yuzu/shiitaké, turbot et chevreuil y figurent à la suite. Mais les suggestions de la carte du midi ne manquent pas de sel non plus : lasagnes de champignons, quenelle de brochet soufflée/crème de homard, marmite de poissons et émulsion anisée, paleron confit façon bourguignon… Il en va de même pour cette pluma de porc grillée. Cuite à basse température pendant des heures, le même sort que celui réservé au paleron, cette pluma fond sous la langue, avec une viande imprégnée des saveurs d’une sauce à base de bouillon d’herbes. Accompagné de pommes de terre et de panais, ce plat revisite la traditionnelle pluma ibérique. Les desserts ne font pas dans la demi-mesure comme le prouve cette maxi-profiterole qui porte bien son nom. La carte des vins propos un menetou-salon blanc à 44 euros ou encore un condrieu de chez Brotte à 85 euros. À table !
Infos Pratiques
La Table d’Uriage : 60, place Déesse-Hygie, à Uriage-
les-Bains. 04 76 89 10 80.
Environ 50 couverts.
Fermé le dimanche et le lundi.
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Publié le 27.11.2025 à 10:18
La liquidation des droits à la retraite est une opération juridique et financière exigeant une sécurisation rigoureuse. En voici les différentes étapes clés pour rendre cette démarche optimisée et sécurisée.
La liquidation des droits à la retraite constitue un acte juridique et patrimonial majeur, dont les conséquences financières s’étendent sur plusieurs décennies. Dans un contexte de réformes successives, d’hétérogénéité des régimes et de fragmentation des parcours professionnels, sécuriser cette démarche impose une approche rigoureuse et anticipée.
Qu’il s’agisse d’un parcours salarié, indépendant ou hybride, les enjeux sont similaires : reconstituer une carrière complète, arbitrer le moment optimal de départ, valoriser les dispositifs optionnels et fiabiliser l’ensemble des droits auprès des organismes compétents.
Reconstitution et audit de carrière : une analyse critique indispensable
Toute démarche de liquidation repose sur un examen approfondi du relevé de carrière. Ce document doit être analysé non seulement sous l’angle de l’exhaustivité des périodes, mais aussi par la prise en compte correcte des revenus ou des points, selon le régime concerné.
Les anomalies les plus fréquentes résultent d’années lacunaires, de transitions de statut, de périodes assimilées mal attribuées ou de données incomplètes provenant d’employeurs ou d’organismes dissous.
Une reconstitution de carrière exige donc une méthodologie structurée :
– Vérification de toutes les années à faible assiette ou à trimestres incomplets ;
– Contrôle des périodes assimilées (maladie, maternité, service national, chômage) ;
– Consolidation des activités parallèles ou successives relevant de régimes différents ;
– Rapprochement entre les données fiscales et sociales, en particulier pour les indépendants dont les revenus déclarés conditionnent directement le nombre de trimestres.
Un audit professionnel, basé sur une analyse critique du relevé de carrière, permet souvent de détecter des écarts significatifs pouvant, à terme, en cas de non-correction, entraîner une perte financière au titre des pensions retraite.
Détermination de l’âge et des conditions d’ouverture des droits
L’âge de liquidation ne se résume plus à la seule référence à l’âge légal. Les règles de taux plein, les dispositifs de départ anticipé (notamment carrière longue) ou encore les mécanismes de décote et de surcote doivent faire l’objet d’une analyse fine.
Le calcul de la durée d’assurance requise pour une retraite à taux plein dépend essentiellement de l’année de naissance, ce qui définit ainsi un nombre de trimestres exigés. Néanmoins, certains éléments peuvent influer sur l’éligibilité à la liquidation d’une retraite à taux plein et notamment : les régimes auxquels l’assuré a cotisé (définissant un âge requis) ; les périodes réputées équivalentes ou assimilées ; le niveau des revenus permettant la validation de trimestres.
L’enjeu de cette étape consiste à identifier la date optimale de départ, en intégrant l’impact financier d’un trimestre supplémentaire ou, au contraire, des conséquences d’un départ anticipé. Pour les parcours comportant des variations de statut, la coordination entre régimes doit être anticipée pour éviter tout décalage dans le paiement des pensions.
Simulation des pensions : arbitrages et stratégie de liquidation
Les outils de simulation fournissent une base utile mais restent souvent insuffisants pour appréhender la complexité des situations réelles.
Une approche experte doit intégrer :
– La prise en compte des 25 meilleures années pour les régimes en annuités ;
– L’impact des points acquis dans les régimes complémentaires ;
– La valorisation potentielle de la surcote ;
– Les effets du cumul emploi-retraite, qu’il soit ouvert ou plafonné ;
– L’éligibilité à la retraite progressive et ses éventuels impacts ;
– La possibilité de racheter des trimestres au titre des années d’études ou incomplètes.
L’analyse doit également couvrir l’articulation entre retraite obligatoire et dispositifs facultatifs (PER, anciens contrats Madelin, épargne salariale). La date de liquidation peut modifier la fiscalité applicable aux produits d’épargne ou aux indemnités de cessation d’activité, rendant nécessaire une vision globale du patrimoine.
Sécuriser les dispositifs complémentaires et transversaux
Plusieurs mécanismes influencent le niveau final des pensions retraite : majorations familiales, avantages liés à la durée d’assurance, primes éventuelles, rachats de trimestres ou régularisations de carrière. La validation de ces droits nécessite un examen attentif de leur éligibilité et de leur opportunité économique.
La question de la transmission ou de la cessation d’activité, en particulier pour les travailleurs indépendants, peut également affecter la situation fiscale du retraité. La liquidation doit donc se coordonner avec la gestion du patrimoine professionnel (cession, location-gérance, mise en sommeil).
Constitution du dossier et sécurisation administrative
La demande de retraite doit être déposée plusieurs mois avant la date visée. Pour les carrières multi-régimes, la coordination via les dispositifs de demande unique facilite les démarches, mais n’élimine pas totalement les risques d’erreurs.
Une constitution de dossier sécurisée nécessite :
– Le rassemblement des justificatifs de carrière manquants ou contestés ;
– La vérification et le suivi des données transmises aux organismes ;
– La surveillance des délais de traitement pour éviter un retard de paiement ;
– La validation écrite des notifications de pension et des montants attribués.
La première liquidation doit faire l’objet d’un contrôle minutieux. En effet, les réclamations doivent respecter des délais pour être prises en compte. Une contestation formulée hors délai peut générer des pensions sous-estimées de manière définitive.
Approche fiscale et prévisionnelle : un volet souvent sous-estimé
La retraite s’inscrit dans un environnement fiscal et social spécifique. Les pensions sont imposables et soumises aux prélèvements sociaux, mais l’impact réel sur le niveau de vie dépend du nouveau taux d’imposition du foyer fiscal, de la répartition entre pensions obligatoires et rentes issues de l’épargne retraite, ainsi que de la poursuite ou non d’une activité professionnelle.
Les sujets à anticiper incluent l’entrée dans une tranche marginale d’imposition différente ; le régime fiscal des sorties en capital ou en rente ; l’incidence des plus-values professionnelles en cas de cessation ou de cession d’activité ; l’opportunité de différer certains revenus.
Une modélisation globale permet d’identifier les arbitrages optimaux pour sécuriser le revenu net disponible.
Conclusion
La liquidation des droits à la retraite ne peut être abordée comme une simple formalité administrative. Il s’agit d’une démarche technique, pluridimensionnelle et souvent stratégique. Cela nécessite un contrôle rigoureux de la carrière et une analyse des calculs de chaque pension dans un contexte réglementaire pointu, intégrant une coordination étroite entre les différents régimes et dispositifs patrimoniaux.
Dans une ère de complexité croissante des régimes de retraite et des parcours professionnels de plus en plus hétérogènes, l’accompagnement d’un expert par la réalisation d’un audit au préalable constitue aujourd’hui un levier essentiel pour garantir une liquidation fidèle aux droits acquis et optimisée dans toutes ses dimensions.

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Publié le 27.11.2025 à 10:11
Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 placent, depuis le 1er septembre, les communes en période de réserve. Jusqu’au scrutin, faire le bilan, un exercice naturellement attractif pour les élus sortants, devient une manœuvre délicate.
Une réserve au service de l’égalité entre les candidats
Le cadre légal est fixé par l’article L. 52-1 du Code électoral, resté inchangé depuis les derniers scrutins municipaux.
Conformément à ces dispositions, à compter du premier jour du sixième mois précédant le mois de l’élection, « aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire » de la commune.
Cette interdiction ne vise ni à priver les habitants d’une information utile sur la vie municipale, ni à paralyser l’action locale.
Elle tend en revanche à empêcher que l’équipe en place ne tire avantage de moyens institutionnels financés par la collectivité dans la compétition électorale.
L’exigence recherchée est donc celle d’un équilibre : poursuivre l’information et l’activité municipales, tout en garantissant la loyauté du scrutin.
Deux communications à distinguer : celle du candidat et celle de la collectivité
L’article L. 52-1 ne restreint pas la communication personnelle des candidats. Ils peuvent présenter, à leurs frais, le bilan des mandats qu’ils détiennent ou ont détenus.
Trois conditions doivent toutefois être strictement respectées :
– D’abord, la communication doit être financée par le candidat.
– Ensuite, les supports utilisés doivent être clairement individualisés et ne pouvoir être confondus avec les outils institutionnels (CE, 30 juillet 2021, n° 445985). On veillera particulièrement à ne pas user du logo de la commune et à utiliser une charte graphique bien distincte.
– Enfin, la présentation ne peut emprunter des supports de presse ou des moyens audiovisuels assimilables à de la publicité commerciale, prohibés en période électorale (CE, 6 juin 2018, n° 415317). Cela exclut notamment la création d’un site internet assortie d’un référencement payant (CE, 30 juillet 2021, n° 446731).
Le bilan individuel reste ainsi plutôt libre, à condition d’identifier sans ambiguïté sa nature électorale.
S’agissant de la collectivité, le Code électoral n’interdit pas toute communication institutionnelle en période électorale.
Littéralement, seule la promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion de la collectivité est interdite à compter du 1er septembre.
Il n’existe pas de définition légale de cette notion, mais l’on peut retenir qu’il y a campagne prohibée dès lors que la communication ne se limite plus à informer et qu’elle tend à valoriser l’action de la commune ou de ses élus.
L’équipe municipale peut donc continuer à relayer des éléments factuels en période électorale, à condition que cette communication ne devienne pas un instrument de mise en avant de l’équipe sortante.
Pour identifier une propagande électorale interdite, la jurisprudence a développé un faisceau
d’indices.
En période de réserve, l’enjeu pour les communes est de vérifier que chaque publication, chaque événement ou chaque prise de parole respectent les critères jurisprudentiels.
Comment le juge identifie-t-il une campagne déguisée ?
La première vigilance concerne l’antériorité et l’identité des pratiques.
Le juge observera :
– Si le support ou l’événement existait auparavant ;
– S’il revêt un caractère traditionnel ;
– Si son format, son volume ou sa périodicité ont été modifiés.
L’apparition d’un numéro spécial ou un changement de date de diffusion sont particulièrement scrutés (CE, 6 mars 2021,
n° 445257).
Maintenir les usages ordinaires constitue donc un premier élément de sécurité.
La deuxième vigilance porte sur le contenu communiqué.
Nonobstant la proximité de l’élection, la commune peut continuer à publier des informations pratiques, à présenter des projets en cours, à exposer un bilan financier ou à relayer l’inauguration d’un équipement terminé.
Encore faut-il demeurer dans un registre strictement informatif et éviter toute allusion programmatique ou référence aux élections à venir (CE, 12 mars 2021, n° 441734).
La troisième vigilance tient au ton employé.
Indépendamment du fond, la manière de présenter les réalisations municipales est déterminante.
La communication doit conserver un ton neutre et mesuré.
À l’inverse, une mise en récit flatteuse, des formulations élogieuses ou un discours manifestement partisan ont déjà conduit le juge à censurer des supports institutionnels (CE, 30 décembre 2021, n° 448699).
La cérémonie des vœux : un concentré de risques
Moment traditionnel, très visible et souvent symbolique, la cérémonie des vœux mêle discours, bilan et projection, ce qui en fait un terrain particulièrement glissant pendant la période électorale. Comment évoquer les projets réalisés sans tomber dans leur promotion ? Remercier ses équipes sans verser dans l’éloge ? Distinguer finalement l’élu du candidat ?
Dans ce cadre, le juge sera attentif à tous les critères évoqués précédemment :
– L’existence d’une tradition annuelle ;
– L’identité du budget alloué à l’événement ;
– La constance du format ;
– La neutralité du discours… (CE, 5 mars 2021, n° 445772).
Quelques précautions permettront de sécuriser l’événement :
– Conserver le format habituel (même lieu, mêmes invités, mêmes intervenants, même budget…) ;
– Présenter les réalisations de manière strictement factuelle ;
– Formuler des remerciements collectifs et mesurés ;
– Éviter formules électoralistes, slogans, annonces de projets à venir ou références implicites au scrutin.
Les risques encourus en cas de dérive
Il ne faut pas négliger les conséquences d’une dérive.
Une communication institutionnelle mal maîtrisée peut emporter de lourdes conséquences :
– Une amende de 75 000 euros (article L. 90-1 du Code électoral) ;
– L’annulation du scrutin en cas d’altération de la sincérité du vote ;
– La réintégration de la dépense au compte de campagne ;
– Le risque de rejet de ce dernier, éventuellement assorti d’une peine d’inéligibilité…
Ainsi, on fait le bilan, mais calmement.

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Publié le 27.11.2025 à 09:45
Née avec une agénésie de l’avant-bras gauche, Céline Derouallière est une athlète complète. Cavalière depuis toujours, elle est poussée par son entourage vers le ski de compétition à la fin de l’adolescence. L’athlète internationale est licenciée au Grenoble Université Club (GUC). Remise d’une commotion cérébrale, elle partage désormais son temps entre le haut niveau et l’enseignement de la physique chimie au lycée, à Pontcharra.
Quelle importance le Grenoble Université Club (GUC) a-t-il dans
votre parcours ?
C.D. Ma carrière a changé là-bas. Au tout début, j’étais au club Grenoble handisport, parce qu’il est obligatoire de s’inscrire dans un club handi. En 2017, j’ai eu la possibilité d’entrer au GUC avec l’Université. Des amis y étaient déjà mais c’est un club valide où il n’y avait pas de section spéciale handi. Ma pratique a changé du tout au tout : je suis passée avec un niveau supérieur. Les valides skient plus vite que les handis, leur technique est différente. Cela m’a tirée vers le haut, je me disais qu’il fallait que je me rapproche le plus possible de ce niveau. Je m’entraîne avec tout le monde. Cela permet aussi de montrer le handicap aux autres. J’étais bien suivie et j’ai décroché mes premières places en coupe d’Europe et coupe du monde. J’ai eu l’occasion de partir, mais j’ai décidé que le GUC était ma maison et que j’allais y rester pour ma carrière.
Comment faites-vous coïncider vos heures de cours et d’entraînement ?
C.D. C’est une organisation assez intense, mais au moins, j’arrive à cumuler mes deux passions ! En accord avec l’établissement, je rattrape toutes mes heures de cours durant la période d’entraînement de ski, en fonction
de mes heures libres. On essaie de faire en sorte que cela n’impacte pas trop le suivi pédagogique. Avant, je prenais mes copies sur les skis. J’ai tout mélangé et j’ai
compris que ce n’est pas quelque chose à faire. Cette année, j’ai décidé d’essayer de compartimenter. Je ne travaille pas le vendredi et des collègues acceptent de me remplacer.
Quel est votre rapport au danger ?
C.D. L’année dernière, j’ai eu un accident en Autriche, lors de la première course de la saison pré-paralympique, durant laquelle je devais faire mes preuves pour intégrer l’équipe. Au moment où on m’a annoncé qu’en cas de nouveau choc je risquais de mourir, je n’avais que le ski
en tête. J’ai mis un an à m’en remettre, avec des arrêts forcés. Et puis, j’ai craqué devant mes élèves parce que je voulais être parfaite alors que j’avais tellement de symptômes. Une fois que tout s’est écroulé, j’ai reconnu que le ski était dangereux. Mais le danger est partout. Il ne faut pas que cela nous empêche de vivre. Cet accident m’a d’ailleurs permis de rencontrer les personnes qui m’entourent aujourd’hui.
Estimez-vous que le port du casque devrait être obligatoire sur les pistes ?
C.D. C’est une bonne chose. On est souvent confiant, mais il faut penser à ceux qui nous entourent. L’année dernière, un garçon m’a foncé dessus, sur une piste. Nous avons eu de la chance tous les deux. Il disait : « Je m’amusais à faire du tout schuss. » S’il n’avait pas eu son casque, je ne sais pas comment cela aurait fini. Le casque nous protège sans qu’on s’en rende compte.
Un mot sur les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024 ?
C.D. J’y suis allé pour voir l’équitation et le para-athlétisme notamment. C’était plein, cela faisait vraiment plaisir ! Alors qu’aujourd’hui, jusqu’en coupe du monde, nous ne sommes pas médiatisés. Quand on voit autant de gens qui nous encouragent, comme les athlètes valides, on se dit que des choses ont évolué. On nous considère comme de vrais athlètes, et cela fait du bien au moral. C’est aussi nécessaire puisqu’avant, on cherchait plutôt à cacher les handis.
Comment envisagez-vous les prochains JOP d’hiver ?
C.D. J’espère que l’ambiance sera au niveau de celle des Jeux de Paris ! En termes de palmarès, je vise forcément le podium. On reprend les bases. Préparation physique et bien sûr mentale : visualisation, sensations, renforcement positif… Pour l’instant, je m’entraîne cinq fois par semaine. Je démarre les entraînements de ski cette semaine, et ce sera entraînement, entraînement, entraînement ! J’ai tout de même les cours à assurer, mais c’est un bon équilibre. Les cours permettent de penser à autre chose. Le ski permet aussi de sortir des cours. L’équitation aide à renforcer l’ensemble. Il faut trouver les dosages.
Que représente l’équitation dans votre vie ?
C.D. L’équitation dépend beaucoup de la saison. De septembre à mars, c’est deux fois par semaine. Quand le ski se termine, au mois d’avril, je peux monter. Il y a des compétitions tous les week-ends, mais ma dose d’équitation est un peu plus faible que celle de ski. Je reste concentrée sur le ski, qui est le plus intense pour le corps. Je trouvais ça plus simple de commencer à en faire à fond en début de carrière et tenter les Jeux d’hiver à ce moment-là, car je pourrai faire de l’équitation quand j’aurai 35 ans et plus.
Comment travaille-t-on sa confiance en soi ?
C.D. Au-delà de la préparation mentale, l’entourage compte beaucoup. Des saisons ont été plus dures que d’autres pour cette raison. Maintenant que j’ai trouvé les bonnes personnes, j’évolue dans le bon sens. Aujourd’hui, j’ai créé une nouvelle bulle et je pense que je suis plus sereine pour la suite. Il m’a fallu huit ans, mais c’est la bonne bulle.
Bio express :
1998 : naissance à Lyon (Rhône), enfance et adolescence à Nîmes (Gard).
2015 : commence le ski à Formigal (Pyrénées espagnoles).
2016 : participe à sa première compétition à Chamrousse et intègre l’équipe de France junior.
2017 : intègre le GUC.
2019 : termine 5e en coupe du monde de ski alpin handisport.
2023 : valide son master et passe son Capes à l’université Savoie Mont Blanc, participe à sa première compétition en para-dressage et devient professeur de physique chimie à Pontcharra.
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Publié le 27.11.2025 à 09:38
La CCI de Grenoble a organisé une conférence sur le sujet de la transmission des sociétés. Une cinquantaine de personnes s’y sont rendues pour avoir des conseils et savoir par quoi commencer.
« Anticiper, préparer, réaliser : ce sont les trois mots-clés pour la transmission d’entreprise », indique France Verdegay, chargée de mission en transmission d’entreprises à la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Grenoble, lors de la conférence annuelle organisée par la structure sur la transmission d’entreprise, le 24 novembre, au World Trade Center, à Grenoble. La CCI précise que 185 000 entreprises sont susceptibles d’être cédées par an. L’an dernier, 55 000 cessions ont été réalisées. « 71 % des entreprises sont encore en activité cinq ans après, contre 51 % pour une création », ajoute France Verdegay. Une reprise serait donc moins risquée qu’une création. Mais, pour qu’une transmission soit réussie, il faut se préparer, idéalement de deux à cinq ans avant la date souhaitée. « Il faut savoir si le dirigeant est prêt à vendre, sur l’aspect psychologique, savoir ce qu’il va faire après et se demander s’il en aura les moyens, souligne Éric Chaloin, élu du conseil régional de l’Ordre des experts-comptables. Ensuite, la société doit être bonne à vendre, il faut que tout soit carré. Les comptes doivent refléter cela. Le repreneur doit arriver à se projeter, connaître son marché, son organisation interne, ses besoins d’investissement, etc. » D’où la nécessité de réfléchir sur soi-même, d’identifier ses forces et ses faiblesses, mais aussi de trouver des solutions palliatives, « pour que ce soit plus facile à vendre ensuite », précise Éric Chaloin. Christian Pomot, ancien dirigeant de Com & Net, l’admet : « Je ne savais pas par quel bout commencer. J’étais incapable de valoriser mon entreprise. Mais je ne voulais pas qu’elle s’arrête par écueil de la transmission. » Il s’est alors souvenu de la CCI, qui dispose d’un comité d’évaluation. Des experts-comptables peuvent aussi intervenir, des cabinets
spécialisés en cession/acquisition, etc.
Regarder tous les contrats
Il faut aussi mettre le nez dans les nombreux contrats, d’assurance, de banques, de travail, etc. L’idée : vérifier que tout est bien dans les clous. « Une SCI peut détenir les locaux de l’entreprise, il faut voir si un bail commercial doit être refait pour le remettre dans les prix du marché, illustre Me Sophie Colomb, membre de l’Ordre des avocats du Barreau de Grenoble. Il y a aussi le cas des propriétés intellectuelles. Le dirigeant peut être le propriétaire du brevet, il faudra alors faire une redevance d’exploitation ou céder le brevet à l’entreprise. Cela aura une conséquence sur le prix de vente. » Lorsqu’un repreneur est trouvé et que l’entreprise est cédée, il faut penser à indiquer les conditions d’accompagnement. « J’ai été étonné de l’importance de toutes les lignes du contrat, affirme Christian Pomot. L’avocat est vraiment important pour ne pas avoir de surprise. »
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