Alliance Paysans Ecologistes Consom'acteurs
Le site des réseaux d'AMAP en Auvergne-Rhône-Alpes
AMAP et transmission agricole
Le Réseau AMAP AuRA a été lauréat d’un programme ARPIDA financé par le Ministère de l’Agriculture pour travailler avec 9 partenaires (CREFAD Auvergne, DaSA, La Brèche, FR CIVAM Auvergne, ADDEAR42, ADDEAR01, Atelier des Possibles, Terre de Liens Auvergne, Haute Loire Bio) pendant 1,5 an à la sensibilisation, formation, accompagnement des élus, bénévoles de nos associations, amapiens, cédants, techniciens agricoles, porteurs de projets pour faire que les transmissions agricoles soient nombreuses, variées, anticipées et engendrent une transformation sur nos territoires ruraux.
La transmission est la clé de voute de la dynamique de nos territoires, l’avenir de notre alimentation, le tournant agroécologique de notre agriculture, la préservation de notre environnement. Et les paysans en AMAP ainsi que les porteurs de projets qui nous sollicitent y sont aussi confrontés.
Confortés par les études menées par le réseau INPACT et le CESE, nous partons du principe que l’environnement humain du cédant et du porteur de projet est fondamental pour favorieser le renouvellement agricole. C’est pour cela que nous essayons avec nos partenaires d’interpeller les AMAP sur ce sujet pour les sensibiliser aux enjeux que la transmission représente mais aussi les former pour trouver la posture juste d’accompagnement.
Parallèlement, nous intervenons aux côtés de nos partenaires pour interpeller les territoires sur leur rôle à jouer autour de la préservation du foncier agricole et de la facilitation à la transmission et à l’installation.
Le guide sur la transmission et l’accès au foncier
Après un an de travail sur la question, le réseau AMAP a édité un questionnaire et l’a envoyé à l’ensemble des AMAP et amapiens, 92 réponses ont permis de réaliser une analyse puis d’éditer avec les résultats collectés un livret intitulé : « Renforcer le pouvoir d’agir des AMAP sur la transmission agricole et l’accès au foncier » – 7 fiches actions à la portée des citoyennes et des citoyens.
8 temps d’échanges sur les territoires pour donner la parole aux paysans en AMAP et faire réfléchir les AMAP sur leur accompagnement possible ont permis de sensibiliser 120 personnes à ce sujet.
5 fiches locales d’experience de portage collectif du foncier ont été rédigées par Théo Enjalbert et disponible sur le site de Terre de Liens : ici
Des RDV ont eu lieu pour continuer d’approfondir le sujet :
- webinaire Décryptons l’agriculture paysanne : Disparition des paysans et difficulté d’installation : on fait quoi ? D’ici 10 ans, 50% des paysan.ne.s seront parti.e.s à la retraite. Comment anticipe-t-on ces départs massifs, accompagne-t-on la transmission des fermes et l’installation des jeunes ? Comment les AMAP peuvent-elles aider dans ces démarches ? VOIR LE COMPTE-RENDU
- Séminaire de restitution des nos travaux, à Chamboeuf
- Formation « quelle posture pour accompagner un cédant » à Saint-Martin-en-Haut
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Livret « Renforcer le pouvoir d’agir des AMAP sur la transmission agricole et l’accès au foncier »
Avec Terre de Liens Auvergne et le réseau AMAP Isère, le réseau AMAP Auvergne-Rhône-Alpes a mené en 2021 une campagne de mobilisation sur les questions de transmission agricole et d’accès au foncier.
Cette campagne s’est adressée aux citoyennes et citoyens, paysannes et paysans, ainsi qu’aux élu·es. Elle s’est illustrée par de nombreux temps d’échanges animés par Théo Enjalbert partout dans la région… Et par la publication d’un livret qui résume tout le travail accompli en proposant 7 fiches actions à la portée des amapien.nes pour agir sur la transmission agricole et l’accès au foncier.
Des sites à visiter…
Transmettre ou reprendre un partenariat AMAP, MIRAMAP, 2016
Disponible ici : https://www.lesamapdeprovence.org/IMG/pdf/Fiche_Thematique_2_Transmettre_ou_reprendre_un_partenariat_AMAP-2.pdf)
Des idées pour transmettre sa ferme, Collectif InPACT, 2014
Disponible ici : https://www.civam.org/ressources/type-de-document/temoignage/des-idees-pour-transmettre-sa-ferme/
Histoires de transmissions, FADEAR, 2017
Disponible ici : https://www.agriculturepaysanne.org/Histoires-de-transmissions
Agir sur le foncier agricole, un rôle essentiel pour les collectivités locales, Fédération Terre de liens, 2018
Disponible ici : https://ressources.terredeliens.org/les-ressources/agir-sur-le-foncier-agricole-un-role-essentiel-pour-les-collectivites-territoriales
Guide foncier pour proprié’terre, Terre de liens Bretagne et Pays de la Loire, 2018
Disponible ici : https://ressources.terredeliens.org/les-ressources/guide-foncier-proprieterres
Agriculture paysanne, le manuel, FADEAR : Diagnostic Agriculture paysanne
Disponible ici : https://www.agriculturepaysanne.org/Le-Diagnostic-Agriculture-paysanne-13
Découvrir les GFA/SCI citoyens : 9 monographies des trajectoires variées pour des installations citoyennes, Terre de liens, 2019
Disponible ici : https://terredeliens.org/un-peu-de-hauteur-sur-les-sci-gfa.html
L’agriculture paysanne expliquée aux urbains, Confédération Paysanne/FADEAR, 2015
La ferme communale ou intercommunale et autres modèles, Direction Départementale des Territoires du Rhône, 2019
Disponible ici : http://agriculture-urbanisme-territoiresdurhone.fr/wp-content/uploads/2019/08/3_9_Plaquette_fermeCommunaleVF.pdf
Guide de la propriété foncière agricole responsable, Terre de liens, 2021
Disponible ici : https://ressources.terredeliens.org/les-ressources/guide-de-la-propriete-fonciere-agricole-responsable
Des idées pour transmettre, si on restructurait les fermes, Collectif InPACT, 2019
Disponible ici : https://www.civam.org/ressources/type-de-document/dossiers-thematiques/des-idees-pour-transmettre-si-on-restructurait-les-fermes/
Le PAEN du Pilat (42), Terre de liens, 2020
Disponible ici : https://ressources.terredeliens.org/recolte/d
Boite à outils « Montage d’un outil de portage collectif de foncier »
Tous les documents présents ici : https://amap-aura.fr/apps/files/?dir=/AMAP-AURA/9%20Projets/2021%20AMAP%20et%20Foncier/Boite%20%C3%A0%20outils%20montage%20GFA%20SCI&fileid=735122
Sauf les étapes pour monter un outil de portage collectif de foncier qui sont pas finies !
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Cécile et son conjoint Stéphane ont démarré leur activité en 2024, dans le Rhône, sur la commune de Saint-Forgeux à 40km de Lyon.
La ferme familiale « Kamori » s’étend sur 2ha et est nommée selon la contraction de leurs deux noms, avec l’ajout du K qui fait référence à l’énergie vitale dans l’Égypte Antique. Cécile, à temps plein sur la ferme, et Stéphane, conjoint collaborateur, produisent des huiles essentielles et hydrolats de plantes issues de leur cueillette sauvage ou de leurs cultures. Ils travaillent selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique, et leurs cultures sont en conversion AB jusqu’à novembre 2026. La cueillette sauvage respecte le cahier des charges de l’Association Française des professionnels de la cueillette des plantes sauvages (AFC).

Adhérent.es au réseau SIMPLES (Syndicat professionnel de productrices et de producteurs de plantes aromatiques et médicinales), toutes leurs récoltes se font à la main, ce qui leur permet d’être précis dans la cueillette et de ne garder que les plantes à distiller. « Pour produire les hydrolats, les eaux florales et de petites quantités d’huile essentielle, nous utilisons un alambic de 100 L en cuivre. Pour distiller de plus grosses quantités, nous allons chez des collègues, producteurs SIMPLES ».
Cécile était déjà consommatrice en AMAP, elle fournit déjà quelques AMAP et souhaiterait en livrer d’autres sur le secteur Lyon / Métropole : « je trouve que ce circuit de vente est bénéfique à la fois pour le producteur.rice (pas d’intermédiaire, faire connaitre sa production directement au consommateur…), mais aussi pour le consommateur qui a un lien direct avec le producteur.rice et qui lui permet de mieux comprendre son métier ».

Qui ? Cécile et Stéphane Caillon-Morisseau
Production ?
Huiles essentielles
Hydrolats
Livraisons en AMAP ? Possible tous les soirs, toutes les 6 semaines
Zone de livraisons ? Lyon et Métropole de Lyon
Label / mention ? conversion AB
Intéressé.e ?N’hésitez pas à me contacter !
Kamori
84 chemin des gas, 69490 Saint-Forgeux
Tél : 06 25 36 68 61
E-mail : contact@kamori.fr
Site web : https://kamori.fr/
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On dit souvent que l’Agriculture Paysanne (ou AP) marche sur deux jambes : le syndicalisme avec la Confédération paysanne et le développement agricole avec la FADEAR. Ces organisations, tout comme la multitude d’autres qui soutiennent l’Agriculture Paysanne (le MIRAMAP, par exemple), reposent sur un texte fondateur : la Charte de l’Agriculture Paysanne.
Celle-ci a été réactualisée en 2025 et affiche désormais un nouveau principe qui résonne fort avec les défis que nous traversons : lutter contre les oppressions. Lors d’un webinaire de Décryptons l’Agriculture Paysanne qui a eu lieu en février 2026, Margaux Girard (Animatrice Agriculture paysanne FADEAR et Confédération paysanne) et Elise Grossiord, (éleveuse dans le Jura, adhérente à la Conf Jura, présidente de l’ARDEAR Bourgogne Franche Comté, administratrice de la FADEAR, membre du groupe de travail sur l’Agriculture paysanne) sont venues nous présenter la charte de l’Agriculture Paysanne actualisée !
Dans cet article, on vous propose de découvrir cette nouvelle charte, de comprendre son histoire et ce que ce nouveau principe change concrètement.
Au sommaire :
- Retour sur l’histoire de l’Agriculture Paysanne et de sa charte
- Lumière sur la Charte de l’AP 2025
- La nouveauté de 2025 : le principe 7 « Lutter contre les oppressions »
Retour sur l’histoire de l’Agriculture Paysanne et de sa charte
1960-1980 : Industrialisation et résistance paysanne
Les années 60 sont marquées, en France, par une volonté politique de moderniser et d’industrialiser massivement l’agriculture. Ce projet se concrétise avec les lois d’orientation agricole de 1960 et 1962, qui redistribuent les terres pour faciliter le développement des grandes et moyennes exploitations… au détriment des petites fermes et des paysan·nes. Tout cela se fait en collaboration étroite entre l’État et un syndicat unique, censé assurer la mise en œuvre sur le terrain.
C’est dans ce contexte que des résistances naissent, comme le prouve la lutte paysanne du Larzac. Moderniser, oui, mais de nombreux paysans refusent le système agricole proposé, la disparition des petites fermes, et aspirent à plus d’autonomie ainsi qu’à une autre voie face à l’industrialisation et au système productiviste.
Loin de rester dans une simple posture d’opposition, un mouvement de paysan·nes et de travailleur·euses se crée et réfléchit à un autre modèle agricole à proposer. Un modèle qui concilie modernité, diversification et multiplication des fermes, avec un revenu digne pour les paysan·nes.
1984-1998 : La construction d’un mouvement et la première charte
C’est ainsi, d’assemblées locales en rencontres nationales, que le mouvement se consolide et que les liens se tissent :
- 1984 : Création de la FADEAR (Fédération Associative pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural), association de développement agricole.
- 1986 : Naissance de la Confédération paysanne, un syndicat.
- 1998 : Le mouvement se dote d’un document fondateur : la Charte de l’Agriculture paysanne, ses 10 principes, ses 6 thèmes et sa définition officielle.
Définition officielle de l’Agriculture Paysanne
L’agriculture paysanne permet à un maximum de paysan·nes répartis sur tout le territoire de vivre décemment de leur métier, en produisant sur une ferme à taille humaine une alimentation saine et de qualité, accessible à tous et toutes, sans remettre en cause les ressources naturelles de demain. Elle participe avec les citoyennes et citoyens à rendre le milieu rural vivant et à préserver un cadre de vie apprécié par toutes et tous.
Zoom sur la Confédération Paysanne et la FADEAR

À lire sur leur site :
La Confédération paysanne dénonce la course effrénée à la compétitivité qui mène à la disparition de filières entières de production – nous ne serons jamais assez compétitifs vis-à-vis de pays qui ne s’embarrassent ni de règles sociales ni de respect de l’environnement.
Elle combat un modèle agricole qui conduit à la domination économique de quelques structures hyperproductives et hyperconcentrées, tout comme elle s’oppose à une vision de l’agriculture « paysagère » ou de loisir. Les paysans ont une mission qu’ils sont les seuls à pouvoir remplir : nourrir les hommes. Leur travail a une valeur et doit leur assurer un revenu juste.

À lire sur leur site :
La FADEAR et les ADEAR ont développé leur expertise en accompagnement des porteurs.euses d’installation agricole, jusqu’à accompagner aujourd’hui près de 7000 porteurs.euses de projet par an.
Aujourd’hui, les activités de la FADEAR et de son réseau s’organisent autour de 3 pôles
- La formation
- L’accompagnement à l’installation et à la transmission
- Le déploiement et la défense de l’Agriculture paysanne

Le saviez-vous ?
Dans le logo de la FADEAR, la taille des pétales n’est pas qu’un simple effet graphique ! Chaque thème reflète un des principes, qui a une position politique, et sa taille indique son niveau de priorité. Mais l’ensemble reste lié : tous les thèmes sont interdépendants.
Les années 90 : Formaliser l’AP via des outils concrets pour les paysan·nes
Loin d’être un label figé ou un cadre à respecter, l’AP est une démarche évolutive. Tout le monde peut s’engager dans cette démarche, puis tendre vers l’accomplissement de ses 10 principes. C’est d’ailleurs cette approche de « démarche », au cœur de l’ADN de l’AP, que les AMAP adoptent dans leur propre philosophie !
Ainsi, dans les années 90, pour diffuser l’AP et mobiliser autour de cette démarche, un panel d’outils à destination des paysan·nes se crée, comme le Diagnostic Agriculture Paysanne. L’objectif ? Se questionner sur ses pratiques, évaluer le nombre de fermes paysannes et leur évolution.
2000-2024 : La formalisation et l’élargissement de l’AP
L’AP poursuit son chemin et se diversifie. Les diagnostics et manuels s’appliquent désormais à une multitude de domaines : élevage, apiculture, viticulture, etc.
De plus, c’est tout un écosystème d’organisations et de mobilisations qui s’est créé et développé. Le Mouvement des AMAP en fait partie, tout comme des structures telles qu’InPACT, Terre de Liens, et tant d’autres. Nous vous en parlerons plus en détail dans un prochain article, issu du webinaire du même cycle sur les acteurs et actrices de l’AP.
Ces dernières années ont aussi été l’occasion d’actualiser la Charte, toujours dans une réflexion collective et de la manière la plus démocratique et horizontale possible. Processus d’écriture en sous-groupes, consultation des réseaux Confédération et ADEAR, temps de validation… un vrai travail d’intelligence collective ! En 2025, le nouveau texte est adopté et commence à être diffusé auprès des partenaires comme le MIRAMAP et les réseaux des AMAP.
Lumière sur la Charte de l’Agriculture Paysanne 2025
Pourquoi avoir voulu réactualiser la charte ?
Loin d’être désuet, le texte de la Charte a tout de même bénéficié d’un coup de frais. L’objectif ? Renforcer certains principes à l’aune des défis de notre époque, comme les changements climatiques ou la gestion de l’eau – même si ces questions étaient déjà abordées dans le texte initial.
Un autre objectif très clair de cette actualisation était de simplifier le texte et de le rendre plus accessible. On est ainsi passé de 10 à 8 principes, mais sans suppression, juste par simplification. Exemple concret : la fusion de plusieurs principes liés à l’agroécologie pour créer un nouveau principe plus englobant : « Travailler avec la nature et le climat ».

Les principes de la Charte de l’Agriculture Paysanne
- Raisonner toujours à long terme et de manière globale.
- Répartir les moyens de production et le foncier afin de permettre au plus grand nombre de vivre du métier.
- Appliquer la souveraineté alimentaire ici et ailleurs.
- Travailler avec la nature, atténuer le dérèglement climatique.
- Rechercher la transparence et la qualité des produits.
- Viser l’autonomie maximale dans le fonctionnement des fermes.
- Vivre et travailler avec le territoire.
- Lutter contre les oppressions.
La nouveauté de 2025 : le principe 7 « Lutter contre les oppressions »
Le principe 7 est une véritable nouveauté dans la Charte, notamment parce qu’il dépasse le cadre du milieu agricole pour s’inscrire dans une dimension beaucoup plus sociétale. En voici la définition :
L’Agriculture paysanne s’impose comme un outil de lutte contre toutes formes d’exploitation, de domination et de discrimination. L’Agriculture paysanne se veut ouverte et considère que la diversité est une richesse plutôt qu’une menace. Elle lutte contre le repli sur soi, l’intolérance et toutes formes de racisme, d’injustice sociale et de néocolonialisme. La terre et l’eau sont sources de conflits : les préserver des appétits est mesure de paix.
L’Agriculture paysanne défend un féminisme intersectionnel, écologique, paysan et populaire qui affirme que l’exploitation des femmes et des minorités sexuelles et de genre est intrinsèquement liée à l’exploitation industrielle de la nature et de ses ressources par le capitalisme et le patriarcat.
Les droits de tous·tes les travailleur·euses, y compris les saisonnier·es migrant·es, doivent être respectés et défendus. L’objectif de l’Agriculture paysanne est bien de cultiver et d’entretenir et non d’exploiter.
La motivation à l’origine de ce nouveau principe ? La volonté d’inscrire plus fortement la question du féminisme paysan, une thématique qui revient souvent au sein des organisations, notamment à la FADEAR et à la Confédération paysanne. Ces dernières travaillent de près sur les inégalités de genre – un sujet qui a d’ailleurs fait l’objet également d’un projet inter-ONVAR auquel le MIRAMAP a participé : le projet Dégenrons l’Agriculture.
De ce point de départ, les discussions se sont élargies aux différentes dynamiques d’inégalités. L’idée était de ne pas se restreindre à une seule minorité, mais d’adopter une approche intersectionnelle. C’est-à-dire traiter la question des inégalités au prisme du cumul des discriminations (raciales, économiques, de classe, de genre, et autres ).
Les discussions ont aussi menées à la volonté de s’extraire du cadre de la seule exploitation agricole :on n’exploite personne, ni la terre, ni les animaux, ni les travailleur·euses (on travaille avec eux). Il s’agit également de rappeler des enjeux comme l’alimentation comme arme de guerre ou de paix ou encore de l’exploitation humaine en agriculture, avec par exemple l’utilisation de travailleurs saisonniers sous-payés et en situation illégale.
Enfin, il était important de valider l’existence des minorités dans le milieu agricole et leur droit à exercer ce métier en toute légitimité. Le faire, c’est réaffirmer le droit pour toutes et tous de vivre en ruralité.
Ressources :
- Power point du Webinaire Décryptons l’Agriculture Paysanne
- Replay du Webinaire Décryptons l’Agriculture Paysanne : Lumière sur la Charte de l’AP
- Site Fadear : Fadear – Un réseau engagé et militant pour l’Agriculture paysanne
- Site Confédération paysanne : Confédération paysanne
- Dégenrons L’Agriculture : degenronslagriculture.fr : « Dégenrons l’installation en agriculture » Enjeux, outils et méthodes
- Assos A4 : Accueil – Association A4 – A4 Association d’Accueil en Agriculture et en Artisanat
- BD résistance Larzac : Bandes dessinées – Larzac, histoire d’une résistance paysanne – DARGAUD
Merci au MIRAMAP pour ces précieuses ressources et travail collectif !
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