Publié le 01.07.2026 à 11:46
Après plusieurs années au service d’Un Toit Pour Tous en tant que comptable, Marie-Christine s’apprête à prendre une retraite bien méritée. Arrivée dans un contexte particulièrement exigeant, elle aura contribué à transmettre son savoir-faire. Retour sur un parcours marqué par l’engagement, la persévérance et la solidarité.
Tu vas bientôt prendre ta retraite après de nombreuses années à Un Toit Pour Tous. Peux-tu me raconter ton arrivée dans l’association ?
Je suis arrivée en février 2021, en pleine période de bilan. Dès mes premiers jours, j’ai dû faire face à une situation complexe : plusieurs mois de retard s’étaient accumulés dans la comptabilité. Il a fallu reprendre toute la saisie comptable, les appels de fonds, les factures et les différentes opérations. J’étais venue pour remplacer une personne partie en arrêt maladie, et j’ai finis par occuper le poste dans le cadre d’un CDI.
Quel regard portes-tu sur l’évolution de ton poste depuis ton arrivée ?
Dès mon arrivée, la priorité a d’abord été de remédier à ce retard. J’ai pu compter sur le soutien d’Arthur Lhuissier, notre directeur, qui m’a beaucoup accompagnée sur les aspects financiers. Malgré ses nombreuses responsabilités, il a pris le temps de m’expliquer les procédures et de reprendre certaines missions pour alléger la charge. La charge de travail était telle qu’il a été décidé de recruter une alternante sur 2 ans que j’ai dû former en même temps. Puis l’arrivée de Mireille, la responsable actuelle du service, a marqué un véritable tournant : elle a restructuré le service. Maintenant, c’est une nouvelle collègue Audrey qui prend le relais puisque bientôt je tournerai la page de cette aventure professionnelle.
En tant que comptable, comment tu as perçu ton rôle dans le fonctionnement et les missions de l’association ?
J’ai beaucoup apprécié la diversité de mes missions. J’assure le suivi comptable d’un logement depuis son acquisition jusqu’à sa mise en location : les appels de fonds auprès des syndics, le suivi des subventions liées aux opérations de réhabilitation ou d’acquisition, les relations avec les banques et les notaires lors des clôtures. Je travaille également en lien étroit avec plusieurs services de l’association, comme le pôle logement et le pôle maîtrise d’œuvre. Une fois les logements occupés, je continue d’en assurer le suivi notamment les factures liées à leur entretien.
Y a-t-il un projet, une réussite ou un moment dont tu es particulièrement fière ?
Oui, la restructuration du service. La mise en place d’un nouveau logiciel, qui a considérablement facilité nos missions respectives, tout est plus fluide et efficace.
Quel souvenir ou quelle anecdote gardes-tu de tes années passées à l’association ?
C’est surtout l’arrivée de Mireille qui m’a bien soulagée.
Qu’est-ce qui t’a le plus plu dans ton travail à UTPT ?
C’est précisément de m’occuper du suivi complet des opérations, tout le processus de l’achat jusqu’à la mise en location du logement.
À quelques semaines de ton départ, quel sentiment domine ?
La fierté, car je laisse un poste de comptable propre avec des comptes bien tenus, en ordre. C’était à la fois un projet et un défi pour moi, afin que la personne qui prenne le relais n’ait pas à composer avec les difficultés auxquelles j’ai dû faire face. Je prends également du plaisir à former la personne qui va me remplacer. Je pars sereinement avec le sentiment de laisser un poste clair, organisé et prêt pour la suite.
Quel message ou quel conseil aimerais-tu transmettre à tes collègues ?
Je leur souhaite de préserver la bonne-entente qui a toujours animée nos relations respectives. J’ai beaucoup apprécié la convivialité, la solidarité qui règnent au sein de l’association. La journée des salariés, l’exposition photographique « Considérables ! », ce sont des moments précieux qui renforcent cette convivialité.
As-tu déjà des projets ou des envies pour cette nouvelle étape de vie ?
Une porte qui se ferme, une autre qui s’ouvre. Les voyages, les activités qui font du bien comme la marche à pied. Je souhaite également faire de l’animation bénévolement au sein d’un Ephad, proposer des activités diverses afin d’offrir un peu de réconfort et de joie aux personnes âgées.
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Publié le 01.07.2026 à 11:09
Après cinq années à la présidence d’Un Toit Pour Tous, Michelle Daran a démissionné afin de se consacrer pleinement à ses et de nouvelle présidente d’ACTIS. Alors que Paul Coste vient d’être élu à la tête de l’association, elle revient sur les temps forts de son mandat, les avancées réalisées et les enjeux qui attendent Un Toit Pour Tous.
Comment avez-vous rejoint Un Toit Pour Tous et quel a été votre parcours au sein de l’association ?
À l’époque, j’étais chargée de recherche et je travaillais déjà sur les questions sociales et de logement, notamment aux côtés de René Ballain, actuel président de l’Observatoire de l’hébergement et du logement. Dans le cadre d’un travail auprès des bailleurs sociaux nous avions développé l’idée de créer une véritable fonction de médiation sociale au sein des offices HLM, qui soit plus globale et dépasse les seules questions de difficulté financières des ménages. J’étais donc déjà familière des questions de logement. Après un séjour à l’étranger, j’ai repris contact avec René Ballain et c’est ainsi que je suis entrée à Un Toit Pour Tous, en participant aux travaux de l’Observatoire, autour de 2010. Progressivement, on m’a proposé d’intégrer le conseil d’administration puis le bureau d’Un Toit Pour Tous. À cette époque, Michel Delafosse en assurait la présidence. Je me suis surtout impliquée sur les questions d’écriture, de production de connaissance, d’interpellation et les actions de communication.
Qu’est-ce qui vous a motivée à prendre la présidence ?
C’est toujours difficile de dire pourquoi on accepte une présidence. Souvent, on l’accepte parce que les autres viennent vous chercher. Au départ, cela représente une charge importante. On s’interroge sur sa capacité à assumer le temps, l’investissement et la présence que cela demande. J’ai toujours aimé observer, participer, contribuer, sans forcément être au premier plan. Pourtant, je ne regrette absolument pas d’avoir accepté cette responsabilité. Elle m’a permis de découvrir l’ensemble des métiers d’Un Toit Pour Tous et de comprendre comment toutes les actions s’articulent : la réhabilitation des logements, l’accompagnement social, l’accès au logement des personnes en difficulté.
Comment s’est passée votre prise de fonction ?
Lorsque je suis arrivée, je me suis interrogée sur la place réelle de la présidence. Un Toit Pour Tous avait connu plusieurs présidents très identifiés et très présents. Je me demandais si la fonction n’était pas uniquement symbolique. J’ai rapidement constaté que ce n’était pas le cas et que la fonction avait une réelle utilité. Arthur Lhuissier, directeur général, a accompagné la transition entre Andrée Demon (la précédente présidente) et moi dans une période particulièrement complexe marquée par la crise du Covid. Nous avons alors trouvé un bon équilibre de fonctionnement et partagé la même vision de l’association.
Quelle a été votre ligne directrice durant votre présidence ?
Pour moi, la mission était simple et claire : produire du logement pour les personnes les plus défavorisées. Nous sommes là pour mettre un toit sur la tête de celles et ceux qui en ont besoin, comme l’indique le nom de l’association. Tout doit contribuer à cet objectif. Cette ambition suppose de faire travailler ensemble des métiers très différents. Un Toit Pour Tous rassemble aujourd’hui plusieurs structures, plusieurs compétences et plusieurs cultures professionnelles. Cette diversité est une force, mais elle comporte aussi un risque : celui de la dispersion. L’enjeu est donc de maintenir une unité forte entre tous les métiers. Il faut que chacun, qu’il travaille dans la maîtrise d’ouvrage, dans l’accompagnement social ou à la comptabilité, garde en tête la finalité commune. Les réalités économiques, techniques et humaines sont parfois complexes, mais elles doivent toujours être articulées autour du même projet. C’est pourquoi la cohésion de l’ensemble et la clarté de la gouvernance me semblent essentielles.
Qu’est-ce qui fait, selon vous, la singularité d’Un Toit Pour Tous ?
C’est une association qui fait preuve d’une grande ingéniosité, à la fois financière et sociale. Elle a la chance de pouvoir compter sur des bénévoles extrêmement compétents, qu’il s’agisse d’économistes, de spécialistes des questions financières ou de personnes apportant des expertises très diverses. Cette richesse humaine est une force considérable. Pour ma part, j’ai toujours essayé de faire le lien entre toutes ces compétences, d’avoir une vision transversale et de voir, chez chacun, ce qui pouvait contribuer à l’œuvre commune. C’est cette capacité à mettre en cohérence des savoir-faire différents qui permet à l’association d’avancer.
Selon vous, comment UTPT a-t-elle évolué au cours de ces dernières années ?
J’ai eu le sentiment d’accompagner une transformation importante de l’association. À mes yeux, elle est passée d’une grande association militante, déjà efficace, à une véritable « entreprise sociale », sans rien perdre de sa capacité à se rebeller, à interpeller la société et à défendre les plus défavorisés. J’ai vécu cette période comme une évolution positive : une professionnalisation qui a permis de mieux travailler ensemble, d’améliorer les conditions de travail et de renforcer l’efficacité collective tout en restant fidèle aux valeurs de l’association.
Y a-t-il une réalisation dont vous êtes particulièrement fière ?
Le passage de 17 à 35 logements produits par an, avec une progression qui devrait bientôt nous conduire à 40 logements. Pour moi, ce chiffre est révélateur. Il montre que la machine fonctionne, que les partenaires sont présents, que les financements suivent et que les équipes sont mobilisées. Je suis également fière du développement global de l’association : près de 50 salariés, plus de 800 logements, une coopérative renforcée et un projet qui continue de grandir sans perdre son âme associative.
Je suis également heureuse de constater que cette croissance ne s’est pas faite au détriment de l’esprit d’origine. L’association a grandi, tout en conservant sa dimension profondément sociale et sa capacité d’expérimentation. Elle continue à porter des propositions parfois hors des sentiers battus, comme MALU ou LASUR, et à inventer de nouvelles réponses face aux besoins émergents. Cette faculté à innover tout en restant fidèle à sa mission me paraît essentielle.
Le bénévolat occupe une place importante à Un Toit Pour Tous. Quel regard portez-vous sur cette diversité des engagements ?
L’une des grandes richesses d’Un Toit Pour Tous, c’est son bénévolat. En devenant présidente, j’ai découvert toute la diversité des engagements qui font vivre l’association. Certains bénévoles s’impliquent dans la gouvernance, d’autres accompagnent les locataires ou participent à des actions très concrètes sur le terrain. Il y a également des adhérents qui soutiennent le projet sans être actifs au quotidien, et leur engagement est tout aussi important. J’ai été frappée par la qualité humaine, les compétences et le sérieux de toutes ces personnes. Un Toit Pour Tous offre une véritable palette de manières de s’impliquer, et chacun trouve sa place pour contribuer, à sa façon, à la réussite de l’œuvre collective.
Comment envisagez-vous la suite de votre engagement, maintenant que vous êtes élue localement ?
Je reste adhérente de l’association, ce qui est important pour moi. Mon engagement associatif, comme mes autres formes d’engagement dans la vie publique, procède d’une même volonté : participer à la construction de la société. J’ai toujours essayé de porter une approche à la fois exigeante sur les questions de justice sociale et attentive aux contraintes concrètes de l’action. Il me semble important de dépasser les postures d’opposition pour chercher des solutions réalisables et durables.
Vous avez également travaillé sur la notoriété de l’association. Pourquoi était-ce important pour vous ?
Il me semblait essentiel qu’Un Toit Pour Tous soit mieux identifié et reconnu pour ce qu’elle fait réellement. La communication de l’association a beaucoup évolué durant ces dernières années dans ce sens. Nous avons aussi veillé à distinguer davantage ce qui relève de la communication institutionnelle de ce qui relève de l’animation ou de la vie associative. Cette clarification était importante pour renforcer la visibilité, la crédibilité et la notoriété d’Un Toit Pour Tous, tout en restant fidèles à nos valeurs et à notre manière d’agir.
Avec le recul, avez-vous un regret ou quelque chose que vous auriez aimé faire davantage ?
J’aurais aimé mieux connaître l’ensemble des salariés de l’association. J’ai plutôt travaillé beaucoup avec les responsables de service et j’ai finalement eu moins de liens directs avec certains métiers, comme les travailleurs sociaux ou les métiers de la production. Et j’aurais aimé être davantage dans le collectif au quotidien. La fonction de présidente demande beaucoup de temps et je n’en avais sans doute pas autant que je l’aurais souhaité pour être présente auprès de tous.
Que souhaitez-vous pour Un Toit Pour Tous dans dix ans ?
J’aimerais qu’Un Toit Pour Tous soit reconnu comme l’opérateur incontournable du logement des plus défavorisés sur le territoire grenoblois. Je souhaite que l’association soit pleinement identifiée pour sa capacité à produire des logements, à les gérer, à accompagner les personnes qui y accèdent et à porter une parole reconnue sur les questions de logement. Et je sais qu’elle continuera à se développer tout en restant fidèle à sa mission initiale et à ses valeurs.
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Publié le 30.06.2026 à 08:56
>14 – 15 juin 2006 Le Monde
L’encadrement des loyers salué par les locataires.
Malgré la crise du logement, le gouvernement envisage de mettre un terme à ce dispositif expérimental. Le mécanisme a engendré un transfert de plusieurs centaine de millions d’euros des propriétaires vers les locataires.
>11 juin 2026 Le Dauphiné Libéré
Grenoble. Aux Bons Enfants, récréer du lien pour sortir de l’isolement
Depuis 4 ans la pension de famille des Bons Enfants accueille des « personnes isolées et vulnérables dans un cadre pensé pour recréer du collectif, des habitudes et une stabilité durable ». Elle est gérée par l’association Habitat et Humanisme qui dispose près de 150 logements en Isère dont 2 pensions de familles 1 résidence intergénérationnelle et un habita inclusif.
> juin 2026 Le Dauphiné Libéré
Saint Martin d’Uriage. Belledonne Solidaire : 10 ans de présence, ça se fête !
Depuis l’année 2016, date de sa création, l’association Belledonne Solidaire, un collectif de citoyens, n’a qu’un objectif : accueillir et accompagner les réfugiés et demandeurs d’asile, célibataires ou familles. Ce sont plus de 70 personnes migrantes accueillies et aidées en 10 ans.
>21 mai 2006 Le Monde.fr
Logements sociaux : inquiétudes autour du projet de loi qui redonne la main aux maires
Alors que le Conseil national pour l’habitat vient de rendre un avis favorable au texte gouvernemental, plusieurs acteurs du secteur alertent contre les risques d’une disposition du texte qui donnerait plus de pouvoir aux édiles dans l’attribution des HLM.
>21 mai 2026 Synthèse de presse de l’Ush 772
Droit au logement opposable : entre crise structurelle et tensions institutionnelles Plusieurs rapports dressent un tableau préoccupant de l’application du droit au logement opposable. Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés, rappelle quant à lui que l’« on aurait besoin de produire beaucoup plus de logements sociaux pour satisfaire les demandes des ménages prioritaires Dalo »
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Publié le 29.06.2026 à 14:36
Une grande rencontre d’information, de partage et de musique a réuni, le 12 juin au Minimistan, bénévoles et salariés d’Un Toit Pour Tous, élus des collectivités, membres d’associations, responsables de collectifs de citoyens et bénéficiaires du dispositif LASUR (Logements d’attente en réponse à des situations d’urgence). L’ODTI (Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels) qui dispose de logements à proximité était aussi représenté par une bénévole et des hébergés.
Organisée par Un Toit Pour Tous, le Minimistan et l’ODTI, cette soirée s’inscrivait dans le cadre de l’exposition photographique « Considérables » et des 10 ans du dispositif LASUR. Elle a permis de mettre en lumière l’engagement des collectifs citoyens et le parcours des familles accompagnées.
LASUR, un appui à des collectifs de citoyens
Après l’accueil par Paul Coste, président d’Un Toit Pour Tous, Véronique Mangin, coordinatrice de ce dispositif, en a présenté les principaux éléments.
Ce sont des collectifs de citoyens qui sollicitent Un Toit Pour Tous pour permettre l’hébergement de familles qui ne peuvent avoir accès à des logements dans le circuit de droit commun en raison de leur situation administrative. Un Toit Pour Tous propose un logement en sécurisant le bailleur grâce à la gestion locative assurée par le biais de l’Agence immobilière à vocation sociale Territoires. Celle-ci assure le paiement des loyers et des charges, les souscriptions de contrats et assure les visites techniques. Un Toit Pour Tous aide également à la collecte et à la gestion des dons et accompagne les familles dans leurs démarches administratives. Ce sont les collectifs de citoyens qui rassemblent les dons destinés au paiement des loyers et charges. Lorsqu’elles ont des ressources, les familles versent une participation.
Pour raison financière un nombre limité de places
Depuis sa création, le dispositif a permis d’accueillir 106 ménages, soit 325 personnes, dont la moitié d’enfants. Actuellement, 40 ménages sont hébergés. De nombreuses demandes sont en liste d’attente. Ce chiffre ne peut être augmenté car le financement du service apporté par Un Toit Pour Tous est assuré par des subventions de Grenoble Alpes Métropole, du CCAS de Grenoble et de la Fondation pour le logement des défavorisés. En moyenne, les familles restent trois ans et demi dans le dispositif, avec des situations très différentes. Ce délai a tendance à augmenter ces dernières années, en raison des difficultés qu’ont les familles à être régularisées par la préfecture et des délais de traitement des demandes. Pourtant personnes travaillent, parlent français et ont des enfants scolarisés.
Malgré les difficultés administratives des familles volontaires et courageuses
Florine Delille, conseillère technique pour le pôle social d’Un Toit Pour Tous, , a présenté avec passion l’accompagnement de ces familles. Ce sont des personnes en mode « survie » après un parcours migratoire difficile. Le rôle du pôle social est d’aider ces familles à s’intégrer malgré les nombreuses difficultés rencontrées. Ces personnes font tout pour avoir une meilleure situation. La plupart des ménages donnent du temps au Restos du Cœur tout en étant eux-mêmes bénéficiaires. Florine insiste aussi sur les actions admirables des membres des collectifs, qui se démènent pour trouver des dons pour financer les loyers. Le but de l’accompagnement est que ces bénéficiaires obtiennent un titre de séjour qui leur permet d’avoir accès à un logement durable et de pouvoir trouver un emploi. C’est une mission de longue haleine. Un Toit Pour Tous vient en appui des collectifs de citoyens dont l’action mérite d’être mise à l’honneur.
De beaux visages de la solidarité
Plusieurs responsables de collectifs de citoyens et des bénéficiaires ont ensuite apporté de magnifiques et émouvants témoignages. Derrière les chiffres et les analyses, il y a des femmes et des hommes avec des vies courageuses et volontaires. Les familles ont remercié les collectifs et l’équipe d’un Toit Pour Tous pour leur aide qui leur permet d’avoir un logement.
La musique, des plats et une exposition pour favoriser les échanges
La soirée s’est poursuivie de manière festive pour clore l’exposition de photos « Considérables », accueillie au Minimistan depuis la fin du mois de mars. Réalisée par Jean Louis Chenevas et portée par Un Toit Pour Tous, elle sera exposée dans d’autres lieux dans les mois à venir.
Le partage des plats que chacun avait apporté, l’animation musicale proposée par plusieurs musiciens, entre jazz et musique métissée, ont permis un temps de détente et des rencontres riches et sympathiques dans un cadre très agréable. Celles et ceux qui sont à l’origine de cette super soirée doivent être remerciés.
Vernissage de l’exposition Considérables ! Portraits de locataires
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Publié le 29.06.2026 à 10:50
Les adhérents d’Un Toit Pour Tous se sont réunis en assemblée générale le jeudi 28 mai 2026 au soir au Moonshot Labs, à Grenoble, avec la participation des salariés et des partenaires de l’association. Cette soirée a été marquée par un regard sur le passé de l’association, en particulier par l’hommage à trois acteurs importants de la lutte contre le mal logement qui sont décédés ces derniers mois. Il y a eu aussi le bilan de l’année par la présidente sortante, Michelle Daran avec la transmission de la responsabilité à Paul Coste. Celui-ci a tenu les rênes de cette soirée en présentant le rapport d’activité et financier.
Par l’intervention de Marc Bartoli et des deux témoins, il a été mis en évidence que, pour Un toit Pour Tous, l’action contre le mal logement est indissociable des autres facteurs de précarités, en particulier l’emploi, ce qui se concrétise par des partenariats étroits avec différentes associations locales. Ces objectifs seront repris et renforcés dans le projet associatif qui sera l’objet d’une publication avant la fin de l’année.
Une présidente de la croissance grâce à des salariés et des bénévoles performants
Michelle Daran quitte la présidence d’Un Toit Pour Tous après son élection comme conseillère municipale de Grenoble et conseillère communautaire. Elle a fait le bilan de l’association de l’année 2025. À cette occasion, elle a fait le bilan de l’année 2025. C’est une année charnière qui s’inscrit dans un contexte politique et budgétaire particulièrement difficile, auquel l’ensemble du secteur associatif est aujourd’hui confronté, qui n’est pas près d’aller vers une situation plus favorable. Malgré cela, l’équipe de salariés et l’équipe de bénévoles se sont renforcées pour répondre aux besoins toujours plus nombreux. Cela conduit à agrandir des locaux pour améliorer l’accueil et les conditions de travail des équipes. En 2025, Un Toit Pour Tous a également renforcé les partenariats avec les associations, l’université et des entreprises privées. Cela lui permet d’être bien reconnu par tous les acteurs contre le mal logement.
En 2025, les adhérents, les bénévoles et salariés ont par ailleurs réfléchi sur le sens de leurs actions au travers du projet associatif 2026-2030. L’objectifs est de faire des choix pour prévoir l’avenir sur 5 ans en tenant compte des enjeux et incertitudes qui peuvent exister pour l’action de l’association. Ce projet sera présenté d’ici la fin de cette année.
L’interpellation des partenaires, des élus et de la population concernant le mal logement demeure une priorité d’Un Toit Pour Tous. Cela passe par une inlassable information, documentation concernant la réalité du terrain et des choix possibles.
Enfin, Michelle Daran a remercié les salariés, les bénévoles, les administrateurs et les partenaires qui permettent les actions d’Un Toit Pour Tous. Elle déclare que, quelques soient ses futures fonctions, elle restera fidèle au combat contre le mal logement.
Un hommage qui nous rappelle que notre présent et notre avenir trouve leurs racines dans les actions de ceux qui nous ont quitté
L’assemblée générale a ensuite été marquée par un hommage émouvant aux personnes qui nous ont quittés cette année, et qui ont tant apporté à la lutte pour le droit au logement : Paul-Henri Huchard, Hervé Prévert ont été des bénévoles très engagés au sein de l’association. Louis Besson, élu de Savoie et secrétaire d’état au logement, a été un acteur essentiel de la lutte contre le mal-logement. C’est grâce à l’engagement de ces trois personnes qu’un Toit Pour Tous continuent d’agir.
Un enjeu commun pour des missions complémentaires
Marc Bartoli, président de Territoires, a insisté sur le fait que l’action d’Un Toit Pour Tous contre le mal logement ne peut être indissociable des autres facteurs de précarité, en particulier l’emploi. Il cite Jean Lacroix, « Travailler, c’est faire et en faisant se faire. ». En effet, pour avoir un emploi, il faut un logement et pour avoir un logement il faut un emploi. C’est le cercle vicieux de la précarité et de la pauvreté. Comme le rappellent aussi les institutions européennes, le logement et l’emploi sont des leviers essentiels d’inclusion des publics défavorisés.
L’action d’Un Toit pour Tous se situe dans ce cadre et agit en complémentarité et en partenariat avec de nombreux acteurs associatifs, institutionnels ou privés, par exemple avec le Habert et avec Passiflore. (Plus d’infos ici)
Une activité en croissance malgré un contexte tendu
Paul Coste a présenté ensuite le rapport d’activité disponible dans sa version complète (Rapport-2025-light.pdf)
Il montre, qu’en dépit d’un contexte social et budgétaire particulièrement tendu, la mobilisation collective produit des résultats concrets :
Plus de logements réhabilités et mobilisés
Des accompagnements renforcés pour les personnes en difficulté
Des propositions portées dans le débat public
Comme le rappelle Arthur Lhuissier, directeur général de notre association :
« Ce rapport d’activité est un antidote au fatalisme. »
Ces résultats reposent avant tout sur l’engagement des femmes et des hommes qui font vivre l’association au quotidien : 47 personnes travaillent pour Un Toit Pour Tous, environ 90 bénévoles agissent au sein des 8 groupes de l’association. Cela représente environ 10 350 heures.
Tout cela ne peut toutefois pas fonctionner sans le soutien financier des adhérents, des donateurs et des mécènes. Grâce à ces appuis, la coopérative continue sa croissance avec un objectif d’acquisition de 30 logements par an. Il reste nécessaire d’augmenter le nombre de propriétaires privés qui mettent un logement à la disposition de l’association.
L’action d’Un Toit Pour Tous est à destination des locataires très défavorisés. Les familles monoparentales sont la catégorie la plus importante parmi les locataires.
Un Toit Pour Tous qui agit grâce à différentes formes de soutiens
En 2025, deux rencontres d’interpellations ont été organisées avec les élus dont l’une avec le nouveau président de la métropole. L’association compte sur lui et son équipe pour que la collectivité continue d’apporter son soutien dans la lutte contre le mal logement.
Cette mission de sensibilisation s’appuie également sur les 12-14, organisés majoritairement en visio conférences par l’Observatoire de l’hébergement et du logement, qui rencontrent un certain succès et mobilise un public important aussi bien en direct qu’à travers les replays.
Paul Coste encourage d’ailleurs tout à chacun à lire les nombreuses publications de l’OHL qui contribuent à mieux comprendre les enjeux du logement et de l’exclusion sur notre territoire.
Enfin, il rappelle que pour soutenir Un Toit Pour Tous il existe une diversité des possibles. On peut être adhérent, bénévole, faire des dons, être propriétaire solidaire ou bien encore investisseur solidaire.
L’assemblée générale s’est conclue par l’approbation à l’unanimité du rapport d’activité, du rapport moral et des rapports financiers.
L’article AG d’Un Toit Pour Tous : une croissance qui continue est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.
Publié le 29.06.2026 à 10:38
Cet article reprend un communiqué d’ABSISE (Association des bailleurs sociaux de l’Isère) relayant un extrait d’un rapport de prospective de la Banque des Territoires.
La hausse nationale des coûts de construction, où la fiscalité a sa part, est supérieure à l’inflation ; elle participe aux difficultés globales de la production de logements sociaux, s’ajoutant à l’impact des baisses budgétaires et à celui de l’application de la réduction du loyer de solidarité (RLS) qui a gravement affectée la trésorerie des organismes HLM.
L’observation des coûts de travaux des logements produits par Un Toit Pour Tous-Développement (UTPT-D) atteste, s’il en était besoin, de cette évolution défavorable.
Depuis 2018, augmentation de la TVA
Par une disposition de la loi de finances de 2018, la TVA sur la construction de logements sociaux est passée de 5,5 % à 10 % pour toutes les opérations livrées entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2019. Cette hausse a représenté un surcoût d’environ 700 M € en 2018 et 850 M € en 2019.
Depuis le 1er janvier 2020, la TVA est ramenée de nouveau à 5,5 % mais seulement pour les logements les plus sociaux financés en PLA-I, les logements en quartier prioritaire de la ville ainsi que pour les acquisitions-améliorations des logements PLUS.
Elle est donc maintenue à 10 % pour la production des autres catégories de logements, PLUS et PLS, la grande majorité.
Hausse importante des coûts de construction
Au-delà de cet impact du relèvement de la TVA, le secteur de la construction est donc marqué par cette augmentation, supérieure à l’évolution de l’inflation.
L’indice des coûts de la construction (ICC) a en effet progressé de près de 4 % par an en moyenne sur la période 2017-2024, alors que sur la même période l’inflation annuelle a évoluée de 2,3 % en moyenne.
Cette évolution générale se reflète dans l’activité d’Un Toit Pour Tous – Développement ; l’analyse des moyennes des coûts de travaux HT par m2 (et hors frais financiers et inflation non prise en compte) illustre bien l’augmentation défavorable à laquelle celle-ci est confrontée.
Sur 12 ans, entre 2013 et 2025, ceux-ci ont quasiment doublé, passant de 440 €/m2 à environ 800 € en 2024 et 2025 ( alors que la moyenne des prix d’acquisition est restée stable : 1600 €/m2), avec des pointes marquées de plus de 15 % à partir de 2022. Bien que ces chiffres soient établis sur de faibles volumes, ils s’inscrivent dans ces tendances de long terme.
Une conséquence directe sur les prix de revient des logements
Les prix de revient moyens observés au niveau national pour un logement social familial s’établissent à 176 k€ en 2024 après 167 k€ en 2023, 159 k€ en 2022, 149 en 2021, 145 en 2020, à comparer aux 138 k€ en 2017 avant la hausse de TVA , soit une évolution de 27,5 % en sept ans.
Il en va de même en ce qui concerne les coûts unitaires des opérations de réhabilitation qui ont augmenté de 80 % entre 2017 et 2024 pour les rénovations lourdes, même si elles sont plus ambitieuses sur les dernières années afin de répondre aux exigences réglementaires et donc plus coûteuses.
Sur une plus longue période, on retrouve également ce décrochage entre l’évolution de l’ICC et celle de l’inflation : le premier a progressé en moyenne de 2,8 % par an sur la période 2004-2024, contre 1,6% par an pour l’inflation hors tabac. Cela illustre bien le caractère structurel de cette déconnexion entre les deux indices, au détriment de la construction.
Nous reviendrons dans un prochain article sur une analyse plus détaillée de cette évolution qui pénalise la production de logements.
L’article Hausse des coûts de construction : fiscalité et matériaux est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.
