Associations iséroises


Un Toit Pour Tous
UTPT se donne pour mission de favoriser l’accès et le maintien dans un logement décent des personnes à faibles ressources en lien avec les collectivités locales.

01.08.2022

Accueil de réfugiés ukrainiens à Voreppe

Anne-Laure Navarro

La participation de l’association Voreppe Solidarité Réfugiés au débat précédant la tenue de l’assemblée générale d’Un Toit Pour Tous, le 28 juin dernier, a été l’occasion d’une rencontre du comité de rédaction du groupe web avec son président, Michel Pignon. Un échange pour mieux connaître l’action et l’histoire de cette association très investie dans l’accueil de réfugiés ukrainiens.

Quel a été l’élément déclencheur de votre parcours associatif ?

M.P. Après le choc des images du petit Ilan, noyé sur une plage alors qu’il tentait de traverser la méditerranée avec ses parents pour fuir la guerre en Syrie, un groupe de personnes sensibilisé au sort des migrants s’est constitué de manière informelle. Après un inventaire des associations de Voreppe, une réunion a été organisée et a permis de rassembler 45 personnes en présence du maire et du directeur du Relais Ozanam. En fait c’est d’abord un collectif qui s’est constitué pour réfléchir avant de passer à l’action.

Quelles ont été vos premières expériences d’accueil ?

Il y a eu un premier engagement auprès d’une famille mongole avec laquelle nous avons encore des relations suivies. Puis, à partir de 2017, nous nous sommes impliqués dans le programme LAMI (1) d’Un Toit Pour Tous pour l’accueil de plusieurs familles syriennes.

Dans ces deux cas les logements ont été fournis par des bailleurs sociaux et l’accompagnement des bénévoles a concerné le soutien administratif et la pratique de la langue française pour les adultes et l’aide aux devoirs pour les enfants. Au delà d’un accompagnement social dont les personnes déracinées ont tellement besoin, se sont des véritablement liens d’amitié qui se sont créés au fil des ans. On compte actuellement 5 bénévoles par famille, certains sont présents auprès de plusieurs familles.

Et aujourd’hui comment s’est organisé l’accueil des réfugiés ukrainiens ?

C’est le maire de Voreppe qui nous a contacté en nous proposant un premier logement, propriété de la commune. De fil en aiguille, 4 logements municipaux sont maintenant à disposition de 4 familles et gérés par Territoires AIVS®, l’agence immobilière à vocation sociale d’Un Toit Pour Tous. Des bénévoles interviennent auprès des familles comme dans le programme LAMI.

À coté de cet accueil, s’est mis en place un hébergement citoyen dans des familles selon un dispositif d’État : chaque famille accueillie reçoit un pécule selon sa composition et signe une convention avec l’État qu’il faudra renouveler , les familles accueillantes font une déclaration en préfecture. Pour les réfugiés ukrainiens l’accueil en préfecture est facile ; l’embauche d’une personne ukrainienne a même été faite pour la traduction. Cela facilite les démarches administratives et la convivialité.

Globalement comment a été vécue l’arrivée de ces familles ?

Il y a eu un grand élan de solidarité.

– 10 familles ont accepté d’accueillir des réfugiés et 5 d’entre elles accueillent actuellement une famille chacune. L’accompagnement est assuré par les familles elles-mêmes et par des bénévoles.

– pour les questions de santé nous avons un réseau de médecins, un dentiste et 3 pharmacies. Les familles bénéficient de la CMU.

– les familles ukrainiennes bénéficient d’un statut de réfugiés de guerre qui leur permet de travailler. Deux personnes ont été embauchées au Super U de la commune par un directeur très investi.

L’hébergement des réfugiés ukrainiens dans les familles est-il facile ?

L’accueil dans des familles n’est pas toujours évident du fait de la barrière de la langue, ils ont également vécu de nombreuses choses, parfois difficiles, avant d’arriver en France. Par ailleurs, le retour au pays est toujours envisagé même dans un avenir incertain…

C’est une grande différence avec l’accueil des familles syriennes qui ont renoncé à retourner vivre dans leur pays et pour lesquelles la France est leur pays d’adoption.

Au départ vous étiez constitué en collectif et maintenant en association…

Oui, au début du dispositif LAMI, nous avons pensé que le statut d’association nous offrirait plus de possibilités pour l’avenir. De fait, ce statut a donné une meilleure visibilité à notre action au service des réfugiés, il a renforcé le grand élan de solidarité vis à vis des familles ukrainiennes. Un exemple : le cinéma de la commune a mis à son programme un film ukrainien et une jeune-fille ukrainienne en formation a pu projeter un court-métrage réalisé par ses soins.

Quelle recommandation pourriez-vous faire pour l’accueil des familles réfugiées ?

Les faire entrer le plus vite possible dans le statut du droit commun français vis à vis du logement. Il ne faut pas hésiter à faire les demandes même si elles sont renvoyées dans un premier temps.

(1) LAMI Logement d’Attente Migrants en Isère : dispositif mis en œuvre par Un Toit Pour Tous pour accueillir des réfugiés syriens dans le cadre d’une réponse à un appel d’offre gouvernemental.

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20.07.2022

Point presse juin 2022

Anne-Laure Navarro

Point presse : s’informer pour agir en toute connaissance de cause. Le comité de rédaction du site web d’Un Toit Pour Tous sélectionne dans des quotidiens (surtout « Le Monde », « La Croix », « Le Dauphiné Libéré ») et dans des hebdomadaires et mensuels les articles couvrant les thèmes d’intervention de l’association.

>21 juin 2022 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Avec L’Ouvre porte, ils accueillent chez eux des personnes exilées.

Association née à Lyon en 2017. 20 bénévoles à Grenoble. Plusieurs foyers vont héberger la même personne par intermittence. Travaille actuellement avec une soixantaine de foyers d’accueil. Système repose en grande partie sur générosité et bienveillance des accueillants. Difficultés à obtenir des subventions publiques : pas d’argent pour les associations qui aident les exilés dont certains sont considéré comme clandestins.

 

>17 juin 2022 Le Dauphiné Libéré

Grenoble ; Le DAL 38 à la caserne de Bonne : « On ne bougera pas » …

… « tant que l’Etat n’ouvrira pas de négociations »,à la suite de l’installations de leurs tentes depuis le 5 juin sur le parvis.

3 priorités pour l’association : arrêt des expulsions sans relogement, réquisition des logements vides, conditions dignes dans les hébergements. La Ville de Grenoble accepte cette « occupation statique »

 

>13 juin 2022 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Grenoble Habitat : les salariés interpellent vertement les élus.

Majoritaire dans la SEM Grenoble Habitat, la Ville de Grenoble devrait vendre prochainement ses actions à un acteur (public, parapublic, privé), faute d’avoir trouvé un accord avec la Métropole. Salariés et syndicats sont inquiets.

Métropole : « …il est essentiel que Grenoble Habitat reste une structure contrôlée par des acteurs publics… »

Grenoble Habitat : « … Grenoble Habitat ne sera pas vendu au privé

 

>11 juin 2022 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Hébergement des Ukrainiens : « Un dispositif solide amené à durer »

3 associations : Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection (APARDAP), Ligue de l’enseignement, Ukraine-Grenoble-Isère assurent un hébergement citoyen appuyé sur une plateforme élaborée par la Ville d Grenoble. Complémentaire de ce que fait l’Etat elles ont aujourd’hui 160 offres de logements proposées par des citoyens  et 64 familles sont logés dans toute l’agglomération grâce à ce dispositif. L’objectif est d’accueillir dans les meilleurs conditions et d’avoir une forme de pérennité.

 9 juin 2022 Synthèse de presse de l’USH n°601.

Logement locatif social : les projets de Grenoble-Alpes Métropole                                

Le conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole programme 991 logements locatifs sociaux pour une demande d’agrément en 2022, dont 510 financés en PLUS, 288 en PLAI et 183 logements sociaux spécifiques (résidences sociales et extension d’un Ehpad).

« 82 % des logements programmés sont dans des communes en déficit de logement social (dont 32 % dans des communes en carence) et 17 % dans des communes ayant déjà rempli leurs obligations au titre de la loi SRU ».                                                                                                        729 logements locatifs sociaux ont été agréés en 2021, pour un objectif fixé par le Programme local de l’habitat 2017-2022 de 1 200 logements locatifs sociaux agréés par an.

9 juin 2022 Synthèse de presse de l’USH n°601.

« Quoi qu’il en coûte climatique »                                                                                 

L’Union sociale pour l’habitat (USH) appelle à un « Quoi qu’il en coûte climatique » pour financer la rénovation des 1,2 million de Hlm nécessaire pour respecter la nouvelle loi climat. La fourchette estimée pour cet objectif varie entre 40 et 80 milliards d’euros. L’enveloppe annuelle pour la rénovation du parc Hlm est estimée à 2 milliards d’euros. Les bailleurs sociaux affirment qu’il leur sera impossible de les financer uniquement par la dette, ce qui a amené la Fédération des Offices publics de l’habitat (OPH) à réclamer un « Ma Prime Rénov’ Hlm ».

Accueil des réfugiés ukrainiens : la Dihal donne aux préfets ses recommandations                                                                

Sur les 73 000 déplacés ukrainiens hébergés, 50 000 le sont par des proches ou des connaissances « en dehors des dispositifs pilotés par les pouvoirs publics », ce qui se traduit par « un épuisement progressif. La Dihal ( Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement) demande donc aux préfets d’orienter la mobilisation de logements « en priorité vers les territoires détendus, notamment les villes moyennes »… Il est demandé d’identifier les ménages ukrainiens en « risque de rupture », qui quittent une structure d’hébergement mais qui « ne sont pas encore pris en charge par les associations mandatées ».                                                                                                                          La Dihal recommande pour ce faire d’animer la communauté « des acteurs de l’hébergement, du logement et de l’insertion pour calibrer les besoins et capter le plus grand nombre d’offres de logements utilisables à court terme », puis, à l’échelle des départements, de réunir « les bailleurs sociaux, les opérateurs d’intermédiation locative agréés, les associations missionnées sur l’accompagnement et l’hébergement, les collectivités territoriales ».

>08 juin 2022 Le Dauphiné Libéré

Echirolles. La CNL 38 a tenu son assemblée générale

La nouvelle fédération CNL Isère œuvre depuis 4 ans. Elle a enregistré plus de 200 adhérents en 2021.

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05.07.2022

Assemblée générale d’Un Toit Pour Tous : innover pour lutter contre le mal-logement

Anne-Laure Navarro

C’était la teneur de l’assemblée générale annuelle de l’association ce 28 juin et de la table ronde qui précédait auxquelles assistait ce 28 juin un amphi (presque) plein d’adhérents. Le rapport d’activité 2021 a été l’occasion de souligner plusieurs points forts mais ce sont les chantiers en cours qui ont surtout retenu l’attention.

Des chantiers emblématiques engagés en 2021

– La transformation de l’Observatoire de l’hébergement et du logement en véritable bureau d’études au service de l’habitat des plus défavorisés : recherches sur des sujets émergents, production d’études d’envergure grâce aux partenariats et à une mutualisation des financements, offre de service pour des petites structures locales en s’appuyant sur les 2 fédérations de rattachement, la FAPIL* et la FAS*.

–  L’évolution de la coopérative Un Toit pour Tous-Développement vers une coopérative foncière solidaire munie de 3 collèges : organismes de logement social dont Un Toit Pour Tous, collège d’investisseurs solidaires et collège de locataires solidaires. Évolution qui permet à la fois de renforcer le capital de production de logements et de mobiliser les usagers-locataires sur le fonctionnement de leur propre bailleur, mise en œuvre avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre.

– Renouvellement de l’engagement bénévole après les difficultés liées à la Covid 19 avec une journée de réflexion sur le fonctionnement des différents groupes et sur les nouvelles missions à engager.

Des chantiers prioritaires à poursuivre en 2022

– Un nouveau plan de communication pour rappeler que le mal-logement est toujours une problématique d’ampleur, pour interpeller les pouvoirs publics et sensibiliser la société civile afin de lutter contre les inégalités au travers du logement.

– Un plan stratégique du patrimoine pour améliorer la qualité des logements existants tout en poursuivant l’activité fondamentale de réhabilitation de logements acquis ou confiés par des communes.

– l’augmentation du parc de logements privés grâce à la plateforme « Louez + facile » cofinancée par l’État et la Métropole.

– Une participation active à l’accueil des réfugiés grâce à la mise en place d’outils spécifiques et de liens entre des partenaires très impliqués.

Une table ronde suivie d’un débat pour un chantier spécifique : la participation à l’accueil des réfugiés

Plusieurs partenaires sont venus témoigner de leur action et de leur collaboration avec Un Toit Pour Tous :

L’association Voreppe Solidarité réfugiés qui accueille actuellement des familles ukrainiennes. Les ménages sont soit hébergés dans 4 logements autonomes mis à disposition par la mairie et gérés par notre agence immobilière à vocation sociale, Territoires AIVS®, soit dans des familles. Auparavant l’association avait participé au programme LAMI d’accueil de familles syriennes.

Collectif Réfugiés bienvenue (Grenoble): 3 logements bénéficient de l’ALT (allocation logement temporaire) avec le soutien d’Un Toit Pour Tous ; les familles sont accompagnées pendant 18 mois ; une vingtaine ont été prises en charge depuis le début.

Collectif RESF* Eaux claires (Grenoble). Ce sont très souvent les enseignants ou les parents d’élève qui alertent le collectif sur des problèmes de logements. Afin d’accompagner ce collectif, Un Toit Pour Tous aide à la mise en place de financements participatifs, dans le cadre du dispositif LASUR.

Collectif Logement solidaire à Seyssinet. Lors de la première partie de l’assemblée générale un témoignage sonore de Natala, personne accompagnée grâce au collectif, a été diffusé. Elle décrit sa situation, son arrivée en France avec sa famille ainsi que les difficultés à se loger avant de rencontrer le collectif;

Ces témoignages et les échanges qui ont suivi ont souligné la variété des fonctionnements adoptés en fonction des types d’accueil possibles (réfugiés avec contrat d’accueil, migrants sans papiers …), des statuts (collectifs, associations). L’apport d’Un Toit Pour Tous se révèle alors extrêmement précieux pour les conseils et l’accompagnement des projets :

– la gestion des logements avec l’accompagnement renforcé grâce à la gestion locative adaptée dans le cas des réfugiés ayant un contrat d’accueil

– la mise en place du dispositif LASUR qui permet aux collectifs d’être déchargés des questions administratives et financières pour pouvoir se consacrer à leur mission d’accueil de personnes et familles sans papier ou aux situations administratives complexes. Le dispositif est financé actuellement par la Fondation de France et la métropole grenobloise pour 25 logements.

Liste des acronymes : 

FAPIL : Fédération des associations et des acteurs pour la promotion et l’insertion par le logement

FAS : Fédération des acteurs de la solidarité

LASUR : Logements d’attente en réponse à des situations d’urgence

RESF : Réseau éducation sans frontière

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04.07.2022

Agir avec Un Toit Pour Tous : rencontre avec Elisabeth Paccard

Anne-Laure Navarro

Elisabeth Paccard est administratrice et membre du bureau à Un Toit Pour Tous. Elle est également membre actif du groupe mécénat et secrétaire de Territoires. Elle témoigne aujourd’hui de son parcours aussi riche que diversifié !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Quel a été votre parcours professionnel ?

Mes premiers amours sont la pédagogie et la didactique. J’ai enseigné en effet pendant 15 ans en tant qu’institutrice, avec une approche très centrée sur le travail personnalisé avec la méthode Montessori. Être institutrice m’a permis de me laisser du temps pour élever et voir grandir mes 4 enfants mais j’ai ensuite souhaité évoluer professionnellement. J’ai passé le concours de Science po Grenoble et commencé de nouvelles études.

Ensuite se sont enchainées différentes expériences professionnelles très variées : j’ai été engagée pour un fonds de formation sur la question des apprentissages pendant plusieurs années, j’ai ensuite travaillé au Centre pour la formation et l’intervention psychologique à Bruxelles pour lequel j’ai créé et dirigé l’antenne grenobloise pendant 6 ans, je me suis ensuite lancée dans l’aventure entrepreneuriale en montant une plateforme de mix learning pour la création de contenus pédagogiques. Enfin, j’ai terminé ma carrière professionnelle comme responsable de partenariats stratégiques au CEA.

Comment avez-vous connu l’association et son action ?

C’est mon amie Andrée Demon[1] qui me parlait souvent des activités de l’association et qui m’a demandé si je souhaitais rejoindre les bénévoles d’Un Toit Pour Tous, ce que j’ai fait au moment où je me suis arrêtée de travailler.

Pour quelles raisons avez-vous souhaité vous engager au sein de l’association ?

Très jeune, j’ai été alertée par les problématiques autour du mal-logement. Tout d’abord comme bénévole au service jeunes du Secours catholique où j’ai fait partie d’une équipe qui allait à la rencontre des personnes âgées pour rénover leurs logements (travaux de plâtre et de peinture), nous discutions beaucoup avec les personnes à cette occasion.

Plus tard, j’ai longtemps travaillé pour les foyers de jeunes travailleurs y compris avec la fédération nationale. Je me suis intéressée aux problématiques liées au logement à travers les démarches réalisées avec eux.

Ces différentes expériences ont fait que j’étais déjà tout à fait convaincue de l’insertion par le logement, c’est pourquoi je me suis engagée en 2018 au sein d’Un Toit Pour Tous au conseil d’administration puis au bureau.

J’ai souhaité également mettre mon expérience professionnelle à profit – notamment mes compétences dans la gestion de partenariats avec les entreprises – au sein du groupe mécénat.

Sur le mécénat pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l’action du groupe ?

Pour le groupe mécénat, il y a deux objectifs importants :

  • aider à financer le mieux possible les actions d’Un Toit Pour Tous, essentiellement portant sur la réhabilitation de logements mais sur d’autres projets tels que le soutien aux collectifs LASUR ou encore le financement de matériel informatique.
  • faire connaitre l’association, ses valeurs, ses missions par l’intermédiaire de réponses aux appels d’offres.

Aujourd’hui, avec le développement de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises)[2], le contexte est favorable à l’essor des relations partenariales. Cela demande beaucoup d’énergie au groupe mais on montre ainsi que l’on est présent au niveau des grandes entreprises et fondations. Nous travaillons aussi en direction d’entreprises plus petites à travers une démarche spécifique mise en place cette année.

Quelles sont vos relations de travail avec les salariés et les bénévoles ?

À mon arrivée à Un Toit Pour Tous, j’ai travaillé essentiellement avec la présidente de l’association, le directeur général et la référente de la commission comanim.

Aujourd’hui, je collabore surtout avec les bénévoles du groupe mécénat, avec le responsable du service développement patrimoine pour les projets de réhabilitations. Je suis aussi très en lien avec l’équipe de la communication et de l’animation puisque je suis référente de la commission, et aussi avec la chargée de mission pour les projets LASUR portés par Un Toit Pour Tous. Je fais également partie de la commission RH de l’association.

 Quels sont pour vous les enjeux auxquels va être confrontée l’association dans les années à venir ?

Actuellement, il y a des enjeux majeurs pour Un Toit Pour Tous. Il y a eu un travail collectif très important autour du projet associatif de l’association. Nous sommes aujourd’hui en train de le déployer. Nous sommes à la croisée des chemins, cela ne se fait pas sans difficultés puisque nous avons été confrontés à la pandémie au moment même où nous commencions à mettre en œuvre notre projet associatif.

L’un des objectifs majeurs est l’augmentation de la production. Nous sommes à un effet de seuil, il faut donc désormais passer à la vitesse supérieure : comment est-ce qu’aujourd’hui on arrive à réhabiliter plus de logements dans un contexte qui se révèle difficile, tout en confortant nos activités d’accompagnement des ménages d’une part et d’observation d’autre part ?

Un autre enjeu pour l’association est d’avoir davantage de jeunes personnes qui rejoignent l’association afin de travailler conjointement avec les groupes de bénévoles déjà existants et le conseil d’administration.

Quels ont été pour vous vous les temps forts de l’association ?

Deux beaux et bons moments me viennent à l’esprit.

J’ai été très sensible au témoignage d’une famille syrienne hébergée dans le cadre du programme LAMI ; la famille avait témoigné à l’occasion d’un événement organisé en 2019 qui regroupait tous les acteurs du projet (partenaires, institutions, bénévoles, salariés et ménages).

La journée des adhérents et des bénévoles qui s’est tenue l’an dernier au fort de Comboire a été aussi un vrai moment de rencontre et de réflexion dans un climat bienveillant, à la hauteur des valeurs avancées par un Toit pour Tous.

 

`[1] La RSE est une démarche visant à intégrant les enjeux du développement durable à moyen et long terme dans la stratégie d’une entreprise. Dans le cadre d’un partenariat avec Un Toit Pour Tous, cela peut être une attention particulière au soutien d’actions engagées et solidaires.

[1] Présidente d’Un Toit Pour Tous de 2015 à 2021

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04.07.2022

Bonne continuation Imen !

Anne-Laure Navarro

Après 14 années passées au sein de l’association, Imen Saïd nous quitte pour de nouvelles aventures.

Comment es-tu arrivée à Un Toit Pour Tous ?

Après deux années en licence d’histoire et des premières expériences professionnelles en tant que vendeuse, j’ai postulé sur un poste d’assistante à la maitrise d’œuvre.

Il s’agissait d’une création de poste, j’ai donc tout d’abord été recrutée à mi-temps sur un CDD puis j’ai intégré pleinement les effectifs de l’association au bout d’un an, en CDI.

Comment s’est passée ta prise de poste ?

J’ai vraiment été très bien intégrée par des collègues investis et fervents militants pour le logement social. Tout de suite, le monde du bâtiment, les aspects techniques m’ont beaucoup plu.

J’ai eu la chance de bénéficier de l’expérience de mes collègues, Yannick, Anne-Françoise, Catherine et Simon, qui m’ont énormément appris en termes de relations humaines, de compétences techniques et qui m’ont aussi transmis leurs valeurs.

Quelle a été ton parcours professionnel à Un Toit Pour Tous ?

Après avoir été assistante à la maitrise d’œuvre de 2008 à 2012, j’ai évolué en tant que chargée de captation. Ma principale mission était de trouver davantage de logements provenant du parc privé, venant des propriétaires solidaires. C’est Yannick qui m’a fait monter en compétences : de missions très administratives, je suis passée sur un développement plus commercial.

Un mot pour qualifier ton travail ?

J’ai adoré le lien, la relation avec les propriétaires solidaires. La démarche est commerciale mais avec une belle finalité, du sens.

Quelles ont été tes relations de travail avec les salariés, les bénévoles à Un Toit Pour Tous ?

Avec les salariés, j’ai noué de véritables amitiés, des relations très fortes. J’ai aussi tissé et entretenu des liens profonds avec de nombreux partenaires comme le relais Ozanam, l’Oiseau bleu…

J’ai aussi beaucoup apprécié de travailler avec les bénévoles, les administrateurs que j’ai bien connus mais aussi les gens qui s’occupent des SCI « Ensemble offrir un toit » et les membres du GAST.

Y a-t-il eu des moments difficiles ?

Comme beaucoup de personnes, j’ai souffert des licenciements liés à la fermeture de l’hôtel social. J’étais à l’époque déléguée du personnel et cela a été un moment très difficile à vivre.

Quels sont les événements qui t’ont marqué ?

J’ai été marquée par deux dispositifs : LAMI et Totem. Ce sont des expériences à la fois dures mais aussi très riches, avec du sens. J’étais dans une recherche active de logements pour ces personnes qui étaient en grande précarité, ayant vécu des situations souvent très difficiles. C’était très valorisant de les aider à s’installer, même si pour certains « la peur d’habiter » était parfois très forte, notamment pour certaines personnes venant de la rue. Pour ces deux dispositifs, j’allais à la rencontre des bénéficiaires en binôme avec des travailleurs sociaux.

Quels sont tes projets pour la suite ?

J’ai été recrutée sur un poste de technicienne au CDC Habitat. Je reviens à mes premiers amours, sur des aspects plus techniques. Il était très important pour moi de continuer à travailler pour un bailleur social et non au sein d’une agence privée.

Un mot pour conclure ?

Je souhaiterais remercier tout le monde. Un Toit Pour Tous a participé à me former, j’ai travaillé dans un contexte stimulant, bienveillant, avec des collègues et des bénévoles très investis en faveur du logement social.

Ce sont 14 ans d’expériences, de belles choses, d’amitiés. Je pars avec pleins de souvenirs.

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28.06.2022

Histoire d’un succès : le partenariat Caisse d’Epargne

Anne-Laure Navarro

La fondation Caisse d’Épargne Rhône Alpes (CERA) a fourni une contribution substantielle de 25 000 euros au projet de réhabilitation de 3 logements très sociaux de la rue Rivalta à Vif récemment inaugurés.

Prendre contact…

Les relations entre la Caisse d’Épargne de Grenoble et Un Toit Pour Tous, sont anciennes. Elles datent de la création du groupe mécénat qui a lancé les premières relations d’Un Toit Pour Tous avec les entreprises et les banques.

ll y a deux ans, un nouveau rendez-vous est pris pour étoffer les liens et voir ensemble les perspectives communes.

…avec les bons interlocuteurs…

Assez vite, la Caisse d’Épargne de Grenoble nous conseille alors de prendre contact avec la Fondation Caisse d’Épargne à Lyon dont les moyens sont plus conséquents et mieux adaptés à nos besoins quand il s’agit de contribuer à la réhabilitation d’un logement.

Après une étude des orientations stratégiques de la fondation (1) nous prenons contact pour un premier entretien avec la responsable de la fondation CERA.

… pour murir précisément un projet de partenariat…

L’équipe salariée du service développement et patrimoine d’Un Toit Pour Tous, en lien avec le groupe mécénat, identifie quel projet pourrait être proposé. Le choix se porte sur une maison de la commune de Vif où trois logements sont prévus après réhabilitation. Mais la fondation est exigeante, de nombreux projets lui sont proposés et le conseil d’administration, constitué de personnes très engagées, reste vigilant sur les projets soumis et financés. Ceci va nous amener avec l’aide de la Caisse de Grenoble qui continuera à nous conseiller, à monter un premier dossier à lui soumettre. Après ce premier passage, les représentants du groupe mécénat sont mis en relation avec des administrateurs de la fondation. En effet, chaque dossier est suivi par l’un d’entre eux qui en est responsable auprès du conseil d’administration

… et aboutir à son adoption 

Une rencontre est alors organisée sur le chantier de réhabilitation proposé avec le responsable du service développement et patrimoine d’Un Toit Pour Tous-Développement, le directeur général et l’administrateur référent – au sein du groupe mécénat – pour présenter le projet de manière concrète et bien expliquer l’objet de la contribution envisagée (les travaux extérieurs communs pour les trois logements) et l’avancement des travaux.

Le projet, validé par les administrateurs référents du groupe sur site, sera ensuite exposé  par le groupe mécénat au conseil d’administration de la fondation : 10 minutes de présentation nous seront allouées.

Voilà notre parcours pour la contribution de 25 000 € de la Caisse d’Épargne aux travaux de réhabilitation de 3 logements à très faible loyer rue Rivalta à Vif. Les trois familles identifiées pour occuper les lieux sont déjà là !

Bravo à tous et un merci à notre partenaire !

(1) Pour mémoire une des orientations stratégiques de la Fondation Caisse d’Épargne Rhône Alpes est de :                                                                 « Favoriser l’autonomie sociale des personnes fragilisées ». : la maladie, le handicap, le grand âge ou encore les difficultés financières peuvent générer l’exclusion. La Fondation Caisse d’Épargne Rhône Alpes s’engage aux côtés des associations d’aide aux personnes en situation de grande précarité sociale. Elle subventionne des actions de terrain pour améliorer le bien-être des personnes en difficulté et recréer du lien social.

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