Publié le 02.02.2026 à 10:59
Rendez-vous de l’Info Café d’Un Toit Pour Tous du 13 janvier 2026 : 20 participants, une majorité de salariés et quelques bénévoles, se réunissent une heure, intéressés à comprendre ce qu’est la coopérative Un Toit Pour Tous-Développement.
Un statut d’union d’économie sociale (UES) ouverte à des investisseurs solidaires
Après un bref rappel sur l’ancienneté de cette société et ses évolutions, Paul Coste, Président désigné par Un Toit Pour Tous, a présenté le statut juridique actuel de celle-ci :
- Une société par actions simplifiée (SAS), soumise au Code du commerce, disposant d’un Commissaire aux comptes (CAC)
- Ayant fait le choix en 2006 du statut particulier de « coopérative » (1 sociétaire = 1 voix), et donc soumise à la loi spécifique du 10/09/1947, avec tous les 5 ans une « révision coopérative » pour vérifier la conformité à cette loi.
- Une coopérative qualifiée d’« union d’économie sociale » (art 19 de la loi de 1947), 65% au moins des droits de vote devant être détenus par des organismes à but non lucratif (bailleurs sociaux, associations, mutuelles).
- En 2011, Un Toit Pour Tous-Développement a obtenu l’agrément ministériel de maîtrise d’ouvrage d’insertion (MOI) relatif aux agréments des organismes exerçant des activités en faveur du logement et de l’hébergement des personnes défavorisées.
- Les statuts ont été modifiés en 2021 pour obtenir la qualification d’« entreprise de l’économie sociale et solidaire » (ESS) ayant « pour objectif d’apporter, à travers leur activité, un soutien à des personnes en situation de fragilité », avec une gouvernance démocratique et des résultats majoritairement affectés au développement.
- Un agrément ESUS (entreprise solidaire d’utilité sociale) obtenu en 2021, délivré par la Préfecture pour 5 ans, « la charge induite par son objectif d’utilité sociale ayant un impact significatif sur la rentabilité financière de l’entreprise »,
- Une convention SIEG (Service d’intérêt économique général), signée avec le Ministère du Logement en février 2022, lui permettant d’ouvrir son capital à des investisseurs privés pouvant bénéficier d’une réduction d’impôt : les « investisseurs solidaires ».
Premières années : besoins en fonds propres assurés pour mobiliser 10 logements de plus par an
En 4 ans, environ 70 particuliers ont acquis des parts sociales de la coopérative pour un montant total de 670.000 € ce qui correspond aux besoins en fonds propres d’Un Toit Pour Tous-Développement pour plus de 10 logements par an (environ 15 K€/logement).
Investisseurs privés non majoritaires, une place pour les locataires
En conservant leur placement pendant 7 ans minimum, les souscripteurs bénéficient d’une réduction d’impôt égale à 25% de l’investissement, soit l’équivalent d’une rémunération de 3,5% par an.
Conformément aux règles statutaires rappelées ci-dessus, ces investisseurs ne disposent au maximum que de 23 % des voix en AG, 10 % étant réservés aux locataires et 67 % aux organismes à but non lucratif (Un Toit Pour Tous, Pluralis, …).
Un placement solidaire sécurisé
Le Président d’Un Toit Pour Tous-Développement a aussi rappelé qu’il faut faire savoir autour de vous qu’il est utile socialement et intéressant financièrement de placer son épargne dans la « foncière solidaire » Un Toit Pour Tous-Développement, sécurisée par son patrimoine immobilier de plus de 500 logements, bien entretenus et bien gérés par des professionnels compétents et motivés.
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Publié le 02.02.2026 à 10:19
Ce lundi 19 janvier 2026, de nombreux bénévoles et salariés d’Un toit pour Tous se sont retrouvés à la maison de la vie associative et citoyenne de Grenoble pour partager la traditionnelle galette, échanger, faire connaissance pour les nouveaux, et surtout débattre sur les différentes propositions en cours pour le prochain projet associatif.
Une association en croissance
La présidente Michelle Daran a ensuite présenté ses vœux à l’ensemble des personnes présentes. Elle a remercié les salariés et bénévoles pour le travail effectué en 2025 qui a notamment conduit à une augmentation de la production de logements puisque 30 nouveaux ont été réalisés en 2025. Il est souhaité que cette dynamique se poursuive en 2026
Pour remplir les missions d’Un Toit Pour Tous, de nouvelles salariées ont rejoint l’association, en partie pour assurer des remplacements liés à des départs. L’effectif de l’association a ainsi été renforcé.
De nouveaux bénévoles actifs, récemment engagés au sein d’Un Toit Pour Tous, ont été également présentés et remerciés.
Enfin, afin de poursuivre ses missions dans de bonnes conditions, les locaux de l’association vont être agrandis au cours de l’année.
Un premier semestre riche en rendez-vous importants.
La présidente a annoncé les événements qui auront lieu durant ce premier semestre : assemblée générale le 28 mai 2026 à 17h, le vernissage d’une exposition de photos « Considérable ! Portraits de locataires » au Minimistan le 26 mars à 18h ainsi que des 12-14 au format webinaire : le 5 février à propos de l’état du mal logement en Isère et le 10 mars à propos du Logement d’abord.
Un projet associatif à finaliser collectivement
L’année 2025 a été marquée aussi par plusieurs temps de réflexion et de propositions autour de ce projet associatif, qui sera présenté et soumis aux votes lors de la prochaine assemblée générale. Ces travaux ont permis de nombreux échanges entre salariés, bénévoles et adhérents.
Des thèmes présentés puis soumis aux avis des participants
Le directeur général d’Un Toit Pour Tous, Arthur Lhuissier, a présenté le résultat des premières réflexions déjà menées au sein de l’association sur 7 axes importants du projet associatif.
Après le temps convivial des vœux et ces présentations, des ateliers ont été proposés sous la forme de débats mouvants et animés autour de plusieurs axes importants du projet associatif. Tous les participants ont exprimé leurs points de vue ; ce qui a permis des échanges constructifs.
Cette après-midi a été très appréciée par les salariés, bénévoles et adhérents et montre l’utilité de ces temps de rencontres hors des dossiers précis dont chacun à la charge.
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Publié le 02.02.2026 à 10:00
L’enquête menée à l’échelle nationale par la FAPIL (Fédération des Associations et des Acteurs pour la Promotion et l’Insertion par le Logement) auprès des propriétaires qui ont confié leur logement à une AIVS (agence immobilière à vocation sociale) présente beaucoup d’intérêt.
Un Toit Pour Tous en a extrait les résultats concernant ses 46 propriétaires privés (sur 250 (1)) qui y ont répondu, et ceux-ci révèlent de bonnes surprises.
Le choix d’une AIVS est plébiscité largement
L’enquête proposait aux propriétaires de classer les critères les ayant convaincus de confier leur logement à notre AIVS Territoires : 80 % d’entre eux confirment l’importance de ce choix.
Quant aux motivations, celles-ci sont classées très ou assez convaincantes pour la tranquillité de gestion (76 %), pour la limitation les risques locatifs et pout les bénéfices des garanties associées (66 %) ainsi que pour l’entretien de leur logement dans la durée (82 %).
Les trois points forts qui prédominent pour les prestations de notre AIVS sont, parmi les sept proposés, la régularité de paiement (28 %), le professionnalisme et la réactivité (environ 20 %). En revanche, l’accompagnement apparait comme moins convaincant pour 11 % d’entre eux …
Paradoxalement, l’existence d’une prime (prime d’intermédiation locative) n’apparait pas déterminante pour 73 % des répondants (seuls 4 % la trouvent convaincante).
Des propriétaires qui mettent en priorité la solidarité
En effet, pour 63 %, la motivation la plus importante ayant conduit à confier la gestion à Territoires s’avère être un geste de solidarité pour donner du sens à leur bien ; les avantages fiscaux ne représentant que 4 % !
En découlent des réponses qui pourraient apparaitre contradictoires avec les résultats rappelés au premier paragraphe, mais qui marquent leurs priorités de classement après cet objectif essentiel de solidarité : l’entretien du logement et sa remise en état viennent derrière avec respectivement 46 % et
41 %.
Cela ne veut certainement pas dire que notre équipe de gestionnaires de logement et les prestations qu’elles apportent doivent marquer le pas sur ces points, bien au contraire. Ces résultats sont clairement révélateurs de la démarche qui les anime lorsqu’ils nous confient la gestion de leur logement.
A nous de conserver leur confiance !
Les propriétaires auront prochainement l’occasion de compléter leurs desiderata. En effet, dans le cadre de l’élaboration de notre futur projet associatif (2026-2030), nous allons les questionner pour recueillir leur avis sur les prestations actuelles et sur les orientations envisagées dans le projet, qui vont nous permettre d’augmenter le nombre de logements mis en gestion par les propriétaires privés. Ce qui contribuera fortement à augmenter l’offre de logements accessibles aux ménages les plus défavorisés dans notre parc, dont le besoin est criant dans le contexte de crise sociale et de logement que nous connaissons actuellement.
A suivre donc…
(1) Un Toit Pour Tous gère actuellement 263 logements pour 250 propriétaires.
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Publié le 05.01.2026 à 10:48
>décembre 2025 CFDT Retraités – La lettre de la commission Logement et Cadre de vie
Le logement est politique
Lors d’une manifestation organisée le 7 novembre par l’Institut des Hautes Études pour l’Action dans le Logement (IDHEAL) Marine Bourgeois, maîtresse de conférences à Sciences Po Grenoble a poînté les risques liés à un possible renforcement du pouvoir des maires dans l’attribution des logements sociaux : clientélisme et discriminations dans l’attribution des logements sociaux. Cela irait à l’encontre des lois Alur et Égalité et citoyenneté.
>24 décembre 2025 Le Monde
Municipales 2026 : la crise du logement au cœur de la campagne électorale
Confrontés à une pénurie aiguë de logements, à l’explosion du nombre des résidences secondaires et à la frilosité des banques, les élus locaux voient la question de l’habitat s’imposer dans les débats.
>23 décembre 2025 Le Dauphiné Libéré Alpes.
Les saisonniers, essentiels mais fragilisés
Le frein numéro1 à l’embauche reste le logement. Les projets de recrutements de saisonniers en période hivernale : 3580 recensés pour le département de l’Isère
24 heures d’info. Immigration : les régularisations de sans-papiers ont chuté de 42%… …au cours des 9 premiers mois de l’année dans le sillage d’une circulaire du précédent ministre de l’intérieur B.Retailleau.
>18 décembre 2025 Le Monde
Le plan européen pour des logements abordables suscite à la fois espoirs et déceptions en France
L’Union européenne a présenté mardi une série de propositions visant à lutter contre la crise du logement. Une démarche saluée par les acteurs français du secteur, qui déplorent cependant leur caractère encore vague et soulignent certains risques.
>17 décembre 2025 Le Dauphiné Libéré Métropole de Grenoble.
Elections municipales 2026
Logement : «Plus on attend pour agir, plus ça va coûter cher » L’ association Un Toit Pour Tous interpelle les candidats aux municipales sur la Métropole et a fixé 3 priorités à leur soumettre pour lutter contre le mal-logement : -1 cartographier les besoins, -2 agir simultanément sur l’existant et sur la production, -3 mobiliser des moyens. L’association étoffe son interpellation avec le rappel des outils et leviers qui existent et peuvent être utilisés. Son directeur Arthur Lhuissier précise qu’Un Toit Pour Tous est prêt à rencontrer les candidats qui le souhaitent et à les accompagner autant que possible.
>15 décembre 2025 Le Monde
Le Haut Comité pour le droit au logement préconise de généraliser l’usage social des biens d’habitation confisqués
Dans un avis publié lundi 15 décembre, l’institution appelle à systématiser, en zones tendues, la vente ou la mise à disposition des logements confisqués à des organismes logeant les personnes défavorisées et à des bailleurs sociaux.
>5 décembre 2025 Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné
Les acteurs du logement veulent que les élus se mobilisent
A l’occasion des 6 èmes Rencontres d’Un Toit Pour Tous tenues à Saint-Martin-d’Hères le 27 novembre Un Toit Pour Tous tire le signal d’alarme : 37 000 demandeurs de logement social en Isère dont 20 000 pour l’agglomération grenobloise soit une augmentation de près de 40% depuis 2015. Intervenant au nom de la Fondation pour le logement des défavorisés son directeur des études alerte sur la politique du logement un peu abandonnée au plan national. Son organisation mise beaucoup sur les élections municipales : il faut susciter des débats, dans les intercommunalités notamment … Pour le président d’Absise, l’organisme qui rassemble les bailleurs sociaux du département, les élus locaux doivent avoir une stratégie foncière, pas seulement sur les terrains nus, mais aussi sur le renouvellement de la ville. Le rôle des communes n’est pas anodin : analyse des besoins sociaux par les CCAS, lancement des opérations d’urbanisme, délivrance des permis de construire
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Publié le 18.12.2025 à 15:46
Le parcours des demandeurs d’asile en France demeure largement méconnu et entouré de nombreux clichés. Pour mieux comprendre les réalités vécues, rien de plus pertinent que de donner la parole à celles et ceux qui accompagnent quotidiennement les demandeurs d’asile dans leur parcours aux multiples embuches. C’est l’objet de ce webinaire 12/14 du 9 décembre 2025.
À leur arrivée en France, ces hommes, et de plus en plus ces femmes, découvrent l’extrême complexité des procédures représentées par des sigles qu’ils doivent assimiler pour pouvoir ,un jour, espérer un hébergement, bénéficier d’une aide pécuniaire minimale et d’un titre de transports en commun.
Des démarches complexes qui nécessitent un accompagnement
Geneviève Bonnard, coprésidente et bénévole de l’association Accueil demandeurs d’asile (ADA) a présenté le parcours des demandeurs d’asile avec les passages administratifs obligatoires : du passage au Guichet unique des demandeurs d’asile à la constitution du dossier auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Pour bénéficier de facilités de transports et d’une aide, ils doivent attendre au moins 45 jours après avoir reçu la carte ouvrant ces droits. Durant cette période, les demandeurs d’asile n’ont pas le droit de travailler. Ce n’est que le début d’un parcours déjà très compliqué avec une audition obligatoire par cet office. Geneviève Bonnard explique avec soin et précision les différentes étapes, les voies de recours possibles et les conséquences des décisions administratives. Elle rappelle que les démarches sont différentes en fonction du pays d’origine et de celui du premier enregistrement en Europe.
Des capacités d’hébergements saturées
Violette Berard et Elisabeth Rolland-Veziant, juristes de l’association Accompagnement et dignité de l’accueil pour tous les étrangers » (ADATE), montrent la complexité et les embûches du parcours des demandeurs d’asile pour avoir accès à l’hébergement. Elles rappellent que les places disponibles sont non seulement limitées, mais aussi souvent situées dans des locaux aux conditions de salubrité et de promiscuité difficiles avec l’impossibilité de recevoir des proches.
Sur l’ensemble du département de l’Isère en 2024, il y avait 2300 places pour l’hébergement des demandeurs d’asiles en situation régulière. Celles-ci sont toujours saturées, entraînant des temps d’attente importantes et parfois un éloignement du lieu de socialisation de ces personnes. Par ailleurs, l’État diminue sans cesse les budgets consacrés à l’hébergement des demandeurs d’asile.
Ces deux interventions, concrètes et passionnantes, démontrent qu’être demandeur d’asile en France est une situation d’une grande complexité avec une perspective limitée d’obtenir un hébergement correct. Il y a heureusement des bénévoles et des salariés d’associations pour aider ces femmes et ces hommes à défendre leur dignité.
L’article Asile et hébergement : un parcours semé d’obstacles ? est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.
Publié le 15.12.2025 à 10:40
Un Toit Pour Tous relaie un communiqué d’ABSISE (Association des bailleurs sociaux de l’Isère) relatif aux chiffres nationaux pour l’année 2024, en les complétant par les chiffres de la même année pour le département de l’Isère.
La demande de logements sociaux poursuit sa hausse
« Au 31 décembre 2024, le nombre de demandes de logement social atteint 2 760 000 soit une hausse de près de 157 000 par rapport au début de l’année. Bien que cette progression de 6 % soit inférieure à celle des années précédentes (+ 7,5 % en 2023 et 7,4 % en 2024), elle reste importante en volume.
Les demandes de mutation, stables à 32 % du total (890 000 ménages), représentent une part moins significative des nouvelles demandes.
Comme l’an dernier, les régions qui connaissent les plus fortes hausses de demandes sont l’Occitanie, PACA, Auvergne- Rhône Alpes, les Hauts de France, et le Grand Est ».
En Isère, la demande de logement social a atteint 39 000 en 2024 (dont 15 400 pour des mutations dans le parc social), à comparer avec le chiffre de 33 000 en 2021, soit 18 % de hausse.
Les attributions de logements continuent leur baisse…
« En parallèle, les attributions de logements sociaux s’établissent à près de 380 000 sur l’année 2024, soit une baisse de 2,4 % par rapport à 2023. Ce niveau d’attribution est inférieur à celui de 2020, pourtant affecté par la crise sanitaire.
Le nombre d’attributions diminue dans toutes les régions, excepté en Nouvelle Aquitaine. La plus forte baisse est observée en PACA, Centre- Val de Loire et Bretagne, tandis qu’en Bourgogne- Franche Comté, l’évolution du nombre d’attributions demeure quasi stable. Cette tendance s’explique très probablement par une diminution des mises en service et un taux de rotation en baisse dans le parc social ».
Dans notre département, 8173 logements ont été attribués en baisse de 10 % par rapport à 2021 (9 100) ; seules donc 20 % des demandes ont pu être honorées.
Avec le ralentissement des chantiers pendant cette période électorale, l’augmentation de la pauvreté et les coupes budgétaires annoncées, 2026 ne se présente pas sous les meilleures auspices…
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