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Un Toit Pour Tous

UTPT se donne pour mission de favoriser l’accès et le maintien dans un logement décent des personnes à faibles ressources en lien avec les collectivités locales.

Publié le 19.10.2026 à 12:03

Ce mardi 29 septembre 2026 Un Toit pour Tous était invitée par la Fondation du groupe SAMSE à présenter aux salariés, au siège social de celle-ci, ses actions et l’exposition « Considérables » réalisée par Un Toit Pour Tous avec les photographies de Jean Louis Chenevas. Environ 40 salarié(e)s du siège de cette société ont assisté à cette intervention.

Distributeur de matériaux et d’outillage, le groupe SAMSE, dont le siège social est à Grenoble, s’étend en France au travers de 410 points de vente, avec 7000 salariés.

La Fondation SAMSE : des performances au service de la solidarité

Créée en 2018, la Fondation Groupe SAMSE répond à une prise de conscience : « Nous avons la chance de travailler dans une belle entreprise, qui a toujours réalisé de bonnes performances. Le partage étant dans la culture du groupe, une partie de ces ressources est affectée au profit d’actions d’intérêt général. »

Cette année, elle soutient 32 projets parrainés par des salariés. Cela concerne le mal logement mais aussi le secteur de la santé et du handicap, de l’enfance, du droit des femmes et de l’insertion. Trois fois par an, la direction de la fondation étudie les propositions de financements et fait des choix en essayant d’apporter des soutiens dans différents secteurs. L’action contre le mal logement est importante pour la fondation, car elle est très proche de ses domaines d’activités orientés vers les fournitures pour la construction et la réhabilitation.

Un engagement durable qui fait partie de la culture de la SAMSE

Une à deux fois par an, il est proposé aux salariés du siège de la SAMSE d’assister à des présentations d’associations partenaires de la fondation et à des ateliers en lien avec ses actions. Ce 29 septembre, il a été présenté l’association nationale « zéro exclusion énergétique » puis Un Toit Pour Tous. Stéphanie Rouanet, chargée de communication, a présenté rapidement les spécificités de celle-ci en insistant sur le fait qu’il s’agit d’une structure locale avec des actions concrètes ciblées pour faire face au mal logement.

Sylvie Zapata Brel, administratrice d’Un Toit Pour Tous, a insisté sur le fait que le partenariat est très ancien, initié il y a plus de dix ans, par un cadre de la SAMSE, Jean Jacques Chabanis et un bénévole d’Un Toit Pour Tous, Yves Noirclerc. Cela a débuté par des bons d’achats dans les magasins du groupe afin d’aider à la rénovation des logements dont Un Toit Pour Tous a la charge, puis par diverses opérations de collectes de dons associant les salariés du groupe : des engagements spontanés, humains et sincères.

La création de la fondation de la SAMSE a permis de renforcer, structurer et professionnaliser cette collaboration.

Comme l’a dit Sylvie Zapata-Brel aux salarié(e)s présents :

« Jean Jacques Chabanis a planté la graine, la Fondation l’arrose régulièrement. Mais l’arbre, c’est vous qui le faites vivre, par votre travail quotidien. Votre engagement fait partie de votre culture. J’ai pu le voir au fil des années lors des rencontres que j’ai pu faire au siège ou dans les magasins. Merci à vous »

Une exposition pour montrer le visage de nos actions

L’objectif de l’exposition de photographies « Considérables » est de montrer que derrière les chiffres sur le mal-logement, il y a des êtres humains pour qui le logement est essentiel pour se bâtir un avenir. Sa présentation par Jean Louis Chenevas dans les couloirs du siège social de la SAMSE, a permis à une trentaine de salariés de toucher du doigt l’humanité de l’action contre le mal logement. Cette exposition y demeurera durant trois semaines. Cela montre son utilité pour donner à voir concrètement à nos partenaires les visages de notre action.

Pour Un Toit Pour Tous ce type de partenariat dans la durée est exemplaire et permet d’avoir des ressources complémentaires indispensables. Il est vraiment nécessaire de poursuivre le développement de ces partenariats avec de nombreuses entreprises iséroises.

L’article La mise en lumière d’un partenariat exemplaire est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 17.09.2026 à 11:36

À Grenoble, la production de logements très sociaux s’appuie aussi sur des partenariats avec les collectivités territoriales. Chaque année, la Ville contribue ainsi à l’acquisition réhabilitation de 10 à 15 logements en lien avec l’association Un Toit Pour Tous. Entretien avec François Molard, directeur général adjoint Ville Résiliente de la Ville de Grenoble, sur les enjeux du logement très social et la mobilisation du parc existant.

 

Le logement très social constitue un enjeu majeur pour Grenoble. Pouvez-vous nous éclairer sur les besoins identifiés sur le territoire ?

Les besoins sont aujourd’hui très importants et dépassent largement notre capacité de production. On compte environ 8 000 demandeurs de logements sociaux sur la ville, dont la moitié en première demande. Parmi eux, au moins la moitié relèvent des plafonds PLAI, donc du logement très social.
Enfin, il y a près de 4 500 personnes domiciliées au CCAS, souvent en situation d’hébergement chez des tiers (50%), en structure d’hébergement d’urgence ou à la rue, qui auraient besoin d’un logement autonome.

Si l’on agrège ces données, j’estime à environ 7 000 le nombre de logements nécessaires, sans même compter les situations de mal-logement ou d’inadaptation des logements existants. Le constat est clair : le besoin est massif et structurel, et il excède très largement la production actuelle.

En quoi la production de logements très sociaux, dans le diffus, comme le propose Un Toit Pour Tous, vous semble-t-elle pertinente ?

Ce modèle est particulièrement intéressant car il répond à plusieurs enjeux simultanément. D’une part, il permet de loger des ménages qui en ont le plus besoin. D’autre part, il contribue à remobiliser le parc existant, notamment les logements vacants ou très dégradés.

Aujourd’hui, un des principaux gisements pour produire du logement social se trouve justement dans ce parc existant. Le diffus permet d’agir de manière fine, sans attendre de grandes opérations d’aménagement.

C’est une approche qui mérite d’être largement développée, car elle est à la fois pragmatique et adaptée aux réalités du territoire.

Pourquoi ce mode de production est-il intéressant en complément des modèles classiques de logement social ?

Nous arrivons à un moment charnière. Les grandes opérations d’aménagement, comme celles des ZAC Flaubert ou Presqu’île, vont progressivement se raréfier dans les dix prochaines années. Les opportunités foncières de grande ampleur vont diminuer.

Dans ce contexte, le renouvellement et la transformation du parc existant deviennent essentiels. Une grande partie du parc des années 1960, par exemple, nécessite aujourd’hui une remise à niveau.

Le modèle porté par Un Toit Pour Tous s’inscrit pleinement dans cette logique. Il apporte aussi une dimension essentielle : l’accompagnement social des ménages.

Par ailleurs, la production globale de logements sociaux reste insuffisante face à la demande. Le secteur privé ne répond pas aux besoins des habitants les plus modestes. Dès lors, la réponse passe nécessairement par des formes de logement dites « publiques », allant du BRS (bail réel solidaire) jusqu’au logement très social.

Diversifier les modes de production, y compris avec des approches hybrides ou expérimentales, est donc indispensable.

Quels leviers pourraient permettre de développer ce type de projets ?

Le principal levier est collectif. Aucun acteur ne peut répondre seul à ces enjeux. Il est nécessaire de structurer un véritable plan de mobilisation à l’échelle du territoire.

Cela pourrait passer par un plan de mobilisation associant la Ville, la Métropole, l’EPFL, les bailleurs sociaux et des acteurs comme Un Toit Pour Tous. L’idée serait de contractualiser sur des objectifs communs, à la fois en volume de production et en engagement financier. Ce plan devrait s’inscrire dans la durée, sur au moins cinq ans, afin de stabiliser les actions et permettre de « lancer la machine ».

Il s’agit aussi de mieux organiser la mise en relation entre la demande très sociale et le parc à transformer. Le vieillissement du parc immobilier et les opportunités de vente constituent aujourd’hui un contexte favorable pour agir.

Enfin, il est important d’ouvrir le champ des possibles, en s’inspirant d’expérimentations menées ailleurs, comme certaines formes de coopération entre copropriétaires. Ces modèles hybrides, complémentaires du logement social traditionnel, peuvent aussi contribuer à répondre à la diversité des besoins.

L’article « Il faut répondre à une demande sociale avec des moyens adaptés » est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 16.09.2026 à 11:59

Après des années d’instabilité et de recherche de logement, Aimar a retrouvé un chez-soi grâce à l’accompagnement d’Un Toit Pour Tous. Il revient sur son parcours, les épreuves traversées et ce nouveau départ qui marque pour lui le début d’une reconstruction.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’ai 62 ans. Je travaille à temps partiel, et pour le reste je me débrouille. J’ai été marié, divorcé, j’ai trois enfants. J’ai eu un parcours professionnel de marathonien : cadre, puis cadre supérieur. Et puis vers 42 ans, les problèmes ont commencé, notamment pour garder un emploi stable. J’ai travaillé dans la microélectronique, puis en Espagne pendant quatre ans, où j’ai découvert l’agriculture biologique. Ça m’a beaucoup apporté, dans ma façon de voir la vie. Aujourd’hui, j’aimerais me rapprocher de la terre : agrumes, huile d’olive, amandes, céréales, avocats…

Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
J’ai commencé avec un CAP, puis j’ai suivi des formations en management à Grenoble avant d’intégrer une école de commerce vers 30 ans. Ensuite, j’ai évolué comme chef d’atelier puis manager. Mais comme je le dis souvent, on peut être un grand directeur et tomber très bas. En Espagne, à la suite de difficultés financières, je n’arrivais plus à payer mon loyer. J’ai vécu une situation très instable pendant près de dix ans. J’ai été hébergé chez des amis, j’ai dormi à l’hôtel mais aussi dans ma voiture. Aujourd’hui, tout ça est derrière moi.

Aviez-vous entrepris des démarches pour un logement social ?
Oui, mais on me répondait non, parce que j’étais seul et que la priorité était donnée aux familles. Jusqu’au jour où une assistante sociale a estimé que ce n’était pas normal qu’à mon âge je sois sans toit. Elle a repris tout mon dossier et s’est vraiment battue pour moi. Grâce à elle, mon dossier est arrivé chez Un Toit Pour Tous.

Comment s’est passé le contact avec Un Toit Pour Tous ?
J’ai été mis en contact avec Un Toit Pour Tous en 2025. J’ai reçu un appel d’Elise, travailleuse sociale. Je lui ai raconté mon histoire, mes dix années de galère, la dépression aussi… Parce que, comme je dis, on ne peut pas se reconstruire quand on vit avec une valise à la main.
Quand j’ai visité le logement, pour moi c’était un rêve. Tout venait d’être refait, ça correspondait exactement à ce que je cherchais. On a monté le dossier ensemble, et je sais qu’elle s’est battue pour moi. Un ou deux mois plus tard, elle m’a appelé pour m’annoncer que le logement m’était attribué. Là, c’était l’extase. Je suis passé de l’enfer au paradis.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui dans votre logement ?
Très bien. Quand on n’a pas de chez-soi, tout est compliqué : cuisiner, s’organiser, vivre à son rythme… On dépend des autres, de leurs règles. J’ai même vécu chez quelqu’un qui ne supportait ni les chiens ni les enfants. J’ai été suivi psychologiquement aussi, et une assistante sociale m’avait dit : “vous ne pouvez pas vous reconstruire sans un toit”. Là, je me suis dit : ça y est, le chemin commence. C’est vraiment un nouveau départ.

Le logement est-il bien situé ?
Oui, c’est calme, avec des arbres, et ça j’aime beaucoup. Le tramway est à 10 minutes à pied, il y a une boulangerie à 500 mètres. C’est bien desservi.

Pouvez-vous décrire votre logement ?
C’est un appartement avec une chambre, une salle de bain et une cuisine. Simple, mais ça me correspond parfaitement.

Que pensez-vous de l’association ?
Elle mérite d’exister encore très longtemps. Elle aurait besoin de plus de soutien, de plus de gens qui s’y intéressent. Ceux qui ont les moyens pourraient investir là-dedans plutôt que dans des choses inutiles. Là, on touche à l’humain. Chaque jour vous redonnez de l’espoir. J’espère que dans 20 ou 30 ans, vous serez encore là, et encore plus nombreux.

Quelles sont vos perspectives ?
Sur le plan personnel, j’aimerais donner du temps au bénévolat. Quand on a été aidé, il faut rendre. Aider les autres, c’est une satisfaction, un acte d’humilité.
Et professionnellement, je veux travailler autour des produits de la terre. J’ai un projet de corbeilles solidaires avec des produits bio. Aujourd’hui, bien manger est devenu un luxe, et ça ne devrait pas être le cas.

L’article « On ne peut pas se reconstruire une valise à la main » est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 16.09.2026 à 10:59

Cet article rend compte des interventions des participants à la table ronde du 12/14, organisée par Un Toit Pour Tous, le 15 juin dernier à la Maison des associations à Grenoble. C’était le dernier 12/14 d’un cycle de trois autour des axes « piliers » de la politique nationale du logement d’abord, après les pensions de familles et la production de logements très sociaux.

Ce compte-rendu permet de prendre la mesure de cet important dispositif. Au vu des résultats acquis, il apparait être un outil de stabilisation pour les ménages en grande difficulté leur permettant ainsi de reconstruire un parcours résidentiel durable.

En 2025, 61 ménages ont été accompagnés en Intermédiation locative par le ôle social d’Un Toit Pour Tous (dont 26 en mandat de gestion et 35 en sous-location avec bail glissant), ce qui représente 138 personnes.

 

L’intermédiation locative : un dispositif d’accès au logement – Marie Guillaumin, responsable de l’Observatoire de l’hébergement et du logement d’Un Toit Pour Tous

L’intermédiation locative (IML) est un dispositif qui facilite l’accès au logement des personnes en situation de précarité par la mobilisation du parc privé. Son fonctionnement repose sur la coopération entre trois acteurs : le propriétaire du logement, un tiers social agréé par l’État – souvent une association –, et le ménage bénéficiaire. L’association joue un rôle d’intermédiaire entre le propriétaire et le ménage.

 

L’IML se décline en plusieurs modalités, regroupées en deux grandes catégories : les solutions temporaires et les solutions pérennes. La première correspond à l’IML en sous-location simple. Le ménage intègre le logement pour une durée limitée à 18 mois. Dans ce cadre, l’association est locataire du logement auprès du propriétaire et conclut un contrat de sous-location avec le ménage occupant. À l’issue de la mesure, le ménage doit quitter le logement. La deuxième catégorie regroupe les solutions plus durables. Elle comprend notamment l’IML en sous-location avec bail glissant. Le ménage entre d’abord dans le logement en qualité de sous-locataire, puis devient locataire en titre lorsque le bail lui est transféré. À la fin de l’accompagnement, comme tout autre locataire, il peut ainsi choisir de demeurer dans le logement ou de le quitter. Enfin, l’IML peut prendre la forme d’un mandat de gestion. Dans ce cas, le ménage signe directement un bail avec le propriétaire à l’entrée sur la mesure, et devient immédiatement locataire du logement, tandis que l’association assure une mission de gestion locative et d’accompagnement social.

Étude sur les parcours des ménages en IML : des parcours de vie marqués par la précarité et les ruptures – Maud Ray, chargée d’études à l’Observatoire de l’hébergement et du logement d’Un Toit Pour Tous

Si les travaux consacrés à l’intermédiation locative existent, ils portent généralement sur son fonctionnement ou ses modalités de financement, laissant les parcours des ménages bénéficiaires encore peu étudiés. C’est à ce dernier aspect qu’est consacrée cette étude cofinancée par plusieurs acteurs (DREETS PACA, FAPIL nationale, FAPIL AURA, ASL42, OHL-UTPT), avec pour ligne directrice la question suivante : quelles sont les plus-values de l’intermédiation locative dans le parcours des ménages qui en bénéficient ?

Cette étude, menée sur plusieurs territoires, montre qu’il n’existe pas de profil type des personnes accompagnées. Les ménages sont très divers : personnes seules, familles monoparentales, couples avec enfants, personnes âgées ou personnes ayant connu un parcours migratoire. Malgré cette diversité, un point commun émerge : tous les ménages ont connu une rupture de parcours qui a rendu l’accès au logement classique particulièrement difficile.

Ces ruptures peuvent être liées à une perte d’emploi, une séparation, un endettement, des problèmes de santé, un passage par l’hébergement d’urgence ou une absence de logement personnel. L’étude met également en évidence l’importance de l’accompagnement proposé dans le cadre de l’IML. Bien qu’initialement centré sur le logement, celui-ci s’étend souvent à d’autres dimensions de la vie quotidienne, comme l’accès aux droits, le budget, la santé ou l’insertion professionnelle. L’IML apparaît ainsi comme un outil de stabilisation qui permet aux ménages de reconstruire progressivement un parcours résidentiel durable.

 « Vit-on la mort ou la survie de l’IML ? » : les inquiétudes du secteur associatif face aux contraintes budgétaires et aux enjeux actuels – Chrystel Tarricone, Groupement des Possibles / Martin Larible, France Horizon

La situation actuelle de l’intermédiation locative s’inscrit dans un contexte plus large de fragilisation du secteur de l’accompagnement social, de l’hébergement et du logement. Les restrictions budgétaires annoncées récemment par l’État affectent l’ensemble des dispositifs destinés aux personnes en situation de précarité et viennent accentuer les difficultés déjà rencontrées par les associations, alors même que les besoins des ménages ne cessent d’augmenter.

Concernant l’IML, les annonces budgétaires prévoient une réduction significative des mesures dès ce milieu d’année 2026 en Isère.

Parallèlement à ces fermetures de places, l’objectif affiché est de réduire la part des logements mobilisés dans le parc social afin de revenir à une proportion de l’ordre de 10 %, contre environ 40 % actuellement. Cela ne manquera pas de poser des problèmes de captations, ces dernières étant plus difficiles dans le parc privé que dans le parc public. Certaines associations disposent certes de compétences quant à la prospection et la mobilisation de logements privés, mais elles ne bénéficient pas pour autant de financements dédiés, et ces activités reposent sur leurs propres moyens. Par ailleurs, la captation de logement dans le parc privé soulève plusieurs aspects : le coût des logements mobilisés, le niveau des loyers proposés, et leur accessibilité pour des ménage dont la situation financière est souvent peu favorable. La capacité de l’intermédiation locative à répondre aux besoins des publics est conditionnée par tous ces aspects. Il est également nécessaire de convaincre davantage de propriétaires à mettre leur bien à disposition, de trouver des logements financièrement accessibles et de disposer des moyens humains nécessaires pour développer cette activité.

Ces coups assénés à l’IML vont à contre-courant des besoins des ménages sur le territoire : près d’une centaine de ménages, au moment du 12-14, étaient déjà en attente d’une solution d’intermédiation locative sur le territoire isérois. Alors que l’accès au logement pour les plus précaires est difficile, cette diminution du nombre de places disponibles ne fait qu’accentuer les difficultés.

Les acteurs du secteur s’interrogent également sur la capacité des associations à absorber ces changements alors qu’elles sont déjà fragilisées par le contexte économique et budgétaire.

 « Accéder à un logement, ce n’est pas une fin en soi » : l’accompagnement social en IML – Soutenir et stabiliser / Julie Cantone, responsable du pôle social d’Un Toit Pour Tous

L’accompagnement social constitue l’une des principales forces du dispositif d’intermédiation locative. L’objectif poursuivi dépasse la simple mise à disposition d’un logement : il s’agit de permettre aux personnes de s’y installer durablement, de retrouver une stabilité tout en se sentant véritablement chez eux.

En 2025, 61 ménages ont été accompagnés dans le cadre de l’IML par Un Toit Pour Tous. Derrière ces données quantitatives, il y a des situations très diverses. Près de 40 % des ménages sont des familles monoparentales, principalement des femmes avec enfants. Les personnes seules représentent également une part importante du public accompagné. La majorité des ménages est âgée de 41 à 50 ans.

Parmi les ménages accompagnés, nombreux sont ceux qui ont connu des ruptures de parcours, et se sont retrouvés sans domicile fixe avec des solutions passagères et instables. De nombreux ménages présentent également des situations d’endettement. Ces problématiques d’endettement constituent souvent un frein à l’accès au logement de droit commun, car elles compromettent l’acceptation du dossier en commission d’attribution des bailleurs sociaux. L’accompagnement débute avant même l’entrée dans le logement et se poursuit aussi longtemps que nécessaire afin que les personnes puissent se stabiliser. Une fois le ménage installé, l’accompagnement porte d’abord sur les questions liées au logement : compréhension des contrats, gestion des charges, ouverture des compteurs, droits et obligations du locataire, relations avec le bailleur, le voisinage et gestion matérielle du logement. La gestion budgétaire constitue également un enjeu majeur. Plus d’un ménage sur deux nécessite un accompagnement dans ce domaine, notamment en raison de faibles ressources ou de situations d’endettement antérieures. En réalité, les besoins dépassent amplement le seul enjeu du logement, puisqu’il devient concrètement à la fois un point d’ancrage et un levier à partir duquel différents aspects de la vie quotidienne sont traités. Bien que l’accompagnement soit assuré tant qu’il est nécessaire, les six premiers mois demeurent les plus mobilisateurs, avec une diminution progressive à mesure que la situation se stabilise pour qu’in fine une autonomie de locataires puisse émerger.

Certains accompagnements se prolongent plusieurs années lorsque cela apparaît nécessaire pour sécuriser le maintien dans le logement. Par ailleurs, un dispositif de gestion locative adaptée permet de maintenir une veille sociale auprès des ménages logés, y compris après la fin de l’accompagnement principal. Certaines situations restent néanmoins particulièrement complexes. Quelques accompagnements se sont conclus par une expulsion locative ou une rupture de parcours. Ces situations sont révélatrices des limites de l’accompagnement face à des problématiques complexes, d’où la nécessité de renforcer la synergie entre les différents acteurs afin de prévenir les ruptures et proposer des solutions à partir des besoins constatés.

En effet, la principale force de ce dispositif réside précisément dans sa capacité à combiner à la fois la mise à disposition d’un logement qui garantit la stabilité et l’accompagnement qui permet progressivement l’insertion sociale des familles ainsi que l’autonomie.

L’article 12 /14 de juin : L’intermédiation locative, un dispositif vital confronté à de nouveaux défis est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 16.09.2026 à 10:00

Entretien avec Frédéric, 44 ans, ingénieur mécanicien qui a confié depuis un an et demi la gestion d’un logement situé à Grenoble – entre le cours Berriat et la gare de Grenoble – à Un Toit Pour Tous.

Pourquoi avoir choisi de nous confier votre logement ?

J’ai choisi de confier mon logement à Un Toit Pour Tous principalement pour des valeurs éthiques. L’idée de mettre à disposition un logement social à des familles dont les revenus sont modestes et de ne pas tirer profit des besoins essentiels des personnes correspond parfaitement à mes principes. Je suis aussi ingénieur mécanicien de profession donc gérer un logement ne fait pas partie de mes compétences. Je suis très content qu’Un Toit Pour Tous se charge de toute la gestion. Ensuite, sur le plan économique, ce choix s’est également avéré pertinent. J’ai bénéficié d’aides de l’ANAH, de la métropole grenobloise, ainsi que d’avantages fiscaux. Je suis satisfait de savoir que mon logement est occupé par des familles qui en ont vraiment besoin avec un loyer tout à fait raisonnable

Pouvez-vous nous faire part de votre expérience en tant que propriétaire solidaire ?

Mon expérience en tant que propriétaire solidaire est jusqu’à présent excellente. La mise en location a été très rapide, et c’est précisément ce que je souhaitais. Un Toit Pour Tous a fait preuve de beaucoup de flexibilité. C’est une expérience agréable. Je suis régulièrement informé de toutes les informations relatives à mon logement, transmises par la comptabilité notamment.

Comment avez-vous pris connaissance de l’association et du dispositif ?

J’ai eu connaissance du dispositif peu après l’achat de mon appartement, grâce à un magazine municipal présentant le retour d’expérience positif d’un propriétaire ainsi que des aides associées à ce dispositif. J’ai alors contacté Un Toit Pour Tous et les démarches ont été engagées rapidement.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le dispositif ?

Ce qui m’a séduit c’était le peu de démarches administratives à réaliser de mon côté. L’aspect économique a également été déterminant. Sans le nier, les aides financières proposées sont un véritable atout. D’autant plus qu’avant de confier la gestion du logement à Un Toit Pour Tous, nous avons procédé à une comparaison entre une mise en location privée et une location sociale gérée par Un Toit Pour Tous. Sur une période de 5/ 10 ans, le dispositif de l’association s’est avéré tout à fait satisfaisant. Entre les différentes aides perçues, je n’ai pas le sentiment d’avoir fait un sacrifie, bien au contraire. Par ailleurs, au-delà de la dimension économique, j’ai été agréablement impressionné par la qualité du travail réalisé par l’association, ce qui renforcé ma pleine adhésion au dispositif.

Seriez-vous prêt à conseiller à vos proches de nous confier leur logement ?

C’est déjà chose faite. J’ai déjà effectué ce travail auprès de mes amis et de mes collègues.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

J’espère que beaucoup de propriétaires vont, dans les prochaines années, confier leur logement à Un Toit Pour Tous. Il y a un réel besoin.

L’article Propriétaire et solidaire, le témoignage de Frédéric est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 01.09.2026 à 12:53

>21 août 2026 Le Monde

Les ménages solos, toujours plus nombreux, peinent à se loger
Quelque 12 millions de personnes vivent seules dans leur logement en France, et leur nombre augmentent régulièrement. Le parc résidentiel n’est pas adapté à cette évolution. Dans le parc social 48% de demandeurs sont des personnes seules alors que les T1 et T2 représentent seulement 29% du parc HLM.

>23 juillet 2026 Synthèse de presse de l’Ush 781

Le marché immobilier français ralentit, la crise du logement étudiant s’aggrave
Le marché locatif étudiant souffre de la pénurie de logements et de loyers exorbitants. Dans sa dernière enquête, Que Choisir Ensemble révèle que 95% des annonces ne respectent pas le plafonnement des loyers, avec des dépassements pouvant atteindre 382 euros à Paris.

Baromètre de la pauvreté
La 8e édition du baromètre de suivi qualitatif de la pauvreté du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), publiée le 13 juillet, confirme que les difficultés liées au logement restent le principal facteur de précarisation.  Les impayés de loyers et les situations de surendettement sont en hausse depuis le second semestre 2025, touchant particulièrement les familles monoparentales.

Projet de loi Casseur-Payeur : le CNH s’oppose à la saisie des APL
L’article 3 du projet de loi « relatif à la réparation effective des dommages résultant de violences ou de dégradations commises dans l’espace public », dit Casseur Payeur prévoit la possibilité de saisir les aides personnelles au logement (APL) en cas de condamnation définitive pour dégradations, si d’autres formes de recouvrement s’avèrent insuffisantes.

Publication de la Stratégie nationale bas carbone 3 …
…le 18 juillet au Journal officiel. Elle fixe pour le bâtiment un objectif de réduction de 61% des émissions d’ici 2030, porté principalement par la rénovation, à raison de 700 000 rénovations performantes par an dont 250 000 d’ampleur, et la transition énergétique. Cette dernière implique la disparition du chauffage au fioul d’ici 2035, le remplacement intégral des chaudières à gaz avant 2050 et l’installation de neuf millions de pompes à chaleur d’ici 2030

>11 juillet 2026 Le Dauphiné Libéré

Métropole. Occupation du siège de la Métro : vers une sortie de crise
Il reste une trentaine de personnes sans toit ni papiers sur toutes celles qui occupent le siège de la Métropole depuis novembre. Des solutions ont été trouvées pour elles : l’établissement public foncier local (EPFL) a accepté de prolonger des mises à disposition exceptionnelles de biens pour 12 mois afin qu’elles soient logées dignement. Ce sont 11 communes qui les accueilleront.

>9 juillet 2026 L’Essor Isère

Michelle Daran succède à Pierre Bejjaji à la présidence du bailleur social Actis       ,

« … la cause du logement n’est pas inconnue à Michelle Daran : elle a, en effet, été la présidente de l’association Un Toit Pour Tous, qui œuvre contre le mal-logement. Rôle qu’elle a quitté récemment pour endosser pleinement celui de présidente d’Actis »

>02 juillet 2026 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Une résidence sociale de 100 logements inaugurée

Le bailleur social ADOMA est à l’origine du projet de la résidence Lesdiguières qui vient remplacer l’ancien foyer pour travailleur migrants du Village Olympique.

>01 juillet 2026 Le Dauphiné Libéré

Métropole de Grenoble. Grenoble redemande l’encadrement des loyers.

Il était en expérimentation depuis le 20 janvier 2025 dans 21 communes de la Métro.

La Ville de Grenoble a émis un vœu pour sa prolongation au de-là de novembre 2026. Celle-ci est menacée malgré de bons résultats pour les locataires en matière de respect de leurs droits.

>29 juin 2026 Le Dauphiné Libéré

Social. Les étudiants non européens et non boursiers privés d’APL…

…à compter du 1er juillet selon un décret paru au Journal officiel.

L’article Point presse été 2026 est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


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