LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues Médias
flux grenoblois • associations

Un Toit Pour Tous

UTPT se donne pour mission de favoriser l’accès et le maintien dans un logement décent des personnes à faibles ressources en lien avec les collectivités locales.

Publié le 18.05.2026 à 14:13

Au sein d’une association comme la nôtre qui a pour but de réhabiliter des logements pour les remettre à disposition de mal- logés, l’engagement et le travail des bénévoles est essentiel.

Et parmi ceux qui consentent à s’investir dans cette mission, pas toujours gratifiante et agréable tant les problèmes d’importance se dévoilent vite, certains ont un rôle primordial et parfois même vital pour qu’une telle association puisse survivre et perdurer en se développant.

Paul Henri fût de ceux-là.  Et si Un Toit Pour Tous est encore bien vivante à ce jour, c’est grâce à lui qui, il y a environ 30 ans, sauva de la faillite Territoires, son agence immobilière à vocation sociale en allant défendre (presque seul) cette cause naissante dans la difficulté devant le tribunal de commerce.

Pour cela et pour toutes les activités et autres actions nombreuses qu’il mit en œuvre pendant plus de 20 ans au sein d’Un Toit Pour Tous, nous lui devons toute notre gratitude et notre reconnaissance.

L’ingénieur structure qu’il fût pendant sa vie professionnelle, le jour de sa retraite venu, céda naturellement sa place à un autre personnage, initiateur au sein d’Un Toit Pour Tous d’une organisation qui permettait un meilleur fonctionnement et une harmonisation des relations entre les bénévoles et les salariés de l’association. Ainsi par son intermédiaire Un Toit Pour Tous n’a pas cessé de d’œuvrer au bénéfice d’une population dans le besoin toujours plus nombreuse.

Tout cela se fit à l’image de l’homme qui nous quitte aujourd’hui : dans le respect de chacun, de façon discrète, sans mise en avant de ses qualités et de ses idées pourtant indéniables et si bénéfiques pour Un Toit Pour Tous.

L’intérêt et le bien commun furent sa priorité, dans la modestie et en totale conformité avec ses profondes convictions personnelles. C’est le message que Paul Henri, notre ami véhiculait.

Nous avons eu la chance d’œuvrer avec lui sans toujours nous rendre compte de l’importance de son action et de la chance que nous avions d’être à ses côtés.

Nous nous devons d’essayer de suivre aussi longtemps que possible son exemple, continuer à marcher dans sa trace pour qu’elle ne s’efface pas.

Une fois encore à toi notre ami Paul Henri un immense merci pour tout ce que tu as donné.

L’article En mémoire de Paul-Henri est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 18.05.2026 à 11:19

En achetant du matériel informatique reconditionné à AFB, « entreprise adaptée » et SAS (1) à but non lucratif, et en donnant son matériel ancien à Ordi’toutage, association qui le reconditionne et l’utilise pour favoriser l’autonomie numérique des personnes, Un Toit Pour Tous promeut ce champ de l’économie d’une part, intervient dans le tissage de la solidarité d’autre part.

Rencontre avec Cécile, secrétaire générale de l’association, et Philippe, bénévole impliqué, pour connaître plus en détails cette démarche portée par Un Toit Pour Tous.

Un parc informatique repensé

En 2022, Un Toit Pour Tous a décidé de remplacer le système des gros ordinateurs fixes et serveurs associés par un équipement souple et autonome de portables reliés à des écrans. Cette transition a été facilitée par le fait que les données ne sont désormais plus stockées sur place. Le matériel ancien a été petit à petit donné à Ordi’toutage, tandis que le nouveau matériel a été acquis, au fur et à mesure, auprès de la boutique d’AFB (1) à Saint Martin le Vinoux.

Souplesse d’utilisation, confort et budget maitrisé

Des portables reliés à des écrans :

  • pour la souplesse d’utilisation en tous lieux, les salarié(e)s d’Un Toit Pour Tous ayant besoin de se déplacer partout, que ce soit chez les locataires, sur les chantiers de réhabilitation, auprès de partenaires, d’administrations, pour du travail en réunion ou en télétravail ;
  • pour une pratique plus confortable et une posture adaptée ;
  • pour l’économie de papier et la simplification des tâches pour les postes équipés de deux écrans ;
  • pour les prix d’acquisition de matériel reconfiguré ; même si, après les deux premières années, les retours SAV sont un peu plus fréquents que pour un équipement neuf.

Des outils numériques sécurisés et accompagnés  

Pour le moment, les services de Microsoft ont été gardés pour ne pas compliquer la tâche des salarié(e)s qui y sont habitué(e)s. En revanche, il a été veillé à ce que les données restent bien stockées en France.

Un prestataire (Novazion) vient une fois par semaine pour répondre aux besoins techniques de l’association et accompagne le développement des enjeux désormais essentiels de la cybersécurité. La responsable des moyens généraux assure une partie de la formation interne des salarié(e)s (mise à niveau, cybersécurité, RGPD (2) et, en préparation, prévention des risques) tout en poursuivant sa propre montée en compétences sur ces sujets.

Une seconde vie solidaire pour les anciens équipements

Les anciens équipements sont essentiellement confiés à Ordi’toutage, après avoir été « nettoyé » par Philippe, bénévole de l’association, qui vérifie que tout marche et installe Linux ou la dernière version de Windows. Certains PC en trop mauvais état ont été démontés par cette association et les pièces vendues au poids. À l’heure actuelle, ce sont 70 unités (moitié ordinateurs, moitié portables) et 25 écrans qui ont été données en 5 lots.

Il est intéressant de connaître une partie de la destination, telle que mentionnée par Ordi’toutage à la veille de Noël 2025 : deux PC pour une école à Grenoble, deux pour une école à Mayotte, une famille de trois enfants, une jeune maman résidant depuis peu en France, plusieurs personnes d’âge moyen débutants, à la retraite ou en fin d’activité demandant une initiation, et n’ayant pas de PC.

Une troisième vie pour ce matériel… une quatrième pour des pièces démontées ensuite… une belle histoire qui relie des acteurs se souciant à la fois de sobriété et de solidarité !

(1) Créée en 2012, AFB est une entreprise adaptée et une société par actions simplifiée à but non lucratif qui collecte, reconditionne et revend le matériel informatique (ordinateurs fixes ou portables, téléphones, imprimantes…) de ses partenaires à d’autres entreprises ou à des particuliers.
AFB France s’inspire du modèle d’AFB group, fondé en Allemagne en 2004 et son nom signifie « Arbeit Für menschen mit Behinderung » soit littéralement « Travail pour les personnes en situation de handicap ».

(2) Règlement général sur la protection des données

L’article Un Toit Pour Tous, acteur de l’économie circulaire et… solidaire est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 18.05.2026 à 10:51

À la suite du « 12/14 » organisé par Un Toit Pour Tous consacré aux pensions de famille, cet article revient sur les principaux enjeux abordés lors du webinaire et prolonge les échanges autour de ce dispositif de logement accompagné. Le replay est disponible pour celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet.

Le logement d’abord est une politique publique destinée aux personnes ne disposant pas de logement personnel. Le but est d’amener ces personnes directement vers un logement digne, pérenne et personnel.

À l’échelle nationale, plusieurs offres sont proposées dans le cadre de la politique « logement d’abord ». Trois piliers sont définis :

  • La production de places en pensions de famille
  • La production de logements en PLAI ou PLAI adaptés c’est-à-dire des logements très sociaux
  • La production de places IML : Intermédiation locative

Nationalement, des résultats peuvent être constatés. De 2018 à 2022, 7 209 places ont été créées en pension de famille. Dans la même continuité, en 2023 un nouveau plan « logement d’abord » a été lancé sur 5 ans, de 2023 à 2027, dans le but d’ouvrir 10 000 places supplémentaires en pension de famille.

Les grands principes du logement d’abord – Gabriel Ubribelarrea

Le logement d’abord est une politique qui se veut généraliste[1] . Elle est à la fois une politique et une philosophie, qui se traduit de différentes manières :

  • Le développement de « dispositif logement d’abord » mis en place sur les territoires de mise en œuvre accélérée
  • La diffusion de principes d’intervention, qui seraient caractéristiques de la philosophie du logement d’abord au sein des dispositifs d’hébergement.

L’accès à un « logement à soi » se fait selon trois modalités distinctes :

  • Un accès direct
  • Un accès par l’intermédiaire d’un « habitat de passage » qui relève de l’hébergement provisoire
  • Un accès par le biais d’un statut locatif transitoire : les personnes accèdent à un logement dans lequel elles pourraient devenir locataires

Concernant les fins d’accompagnement, il existe deux tendances principales :

  1. Des « modalités de clôture », c’est-à-dire des situations dans lesquelles la fin du suivi est prononcée.
  2. Des « formes d’étiolement » la mise en place du dispositif « le droit à la sollicitation durable », permettant aux personnes accompagnées de solliciter des professionnels même après le suivi.

Cas concret : le fonctionnement des pensions de famille – Jérémy Salgues

Les pensions de famille sont des lieux de vie permettant d’avoir un logement qui soit pérenne. Une pension de famille est un dispositif de logement accompagnée qui doit avant tout être conçu à partir de besoins préalablement identifiés. Sur la base d’analyse de données socio-démographiques, quelques interrogations peuvent orienter leur conception : Où se trouve les besoins ? Comment sont-ils repérés par les organismes ? À quelles demandes particulières il faut répondre ? En effet, il ne suffit pas uniquement de fournir un logement, encore faut-il qu’il soit situé dans un environnement qui facilite les taches du quotidien.

Les pensions de familles sont ainsi portées par des bailleurs détenteurs d’un agrément préfectoral, dans une logique de synergie entre les différents acteurs locaux : le département, l’intercommunalité et l’État.

Les personnes logeant au sein des pensions de famille, sont des personnes à faible niveau de ressources, en situation d’isolement ou d’exclusion sociale.

L’orientation en pension de famille :

  • Issue d’une demande sociale ;
  • Orientation par le Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) ;
  • Réponse préconisée par des travailleurs sociaux.

Dans la perspective des pensions de famille, le but est que les ménages aient cette légitimité de vivre dans un logement qui est le leur. Des espaces collectifs dits des « lieux-repères », c’est-à-dire de moments de rencontres conviviales où les personnes accompagnées échangent avec d’autres locataires et les professionnels, existent afin de favoriser la vie et la dynamique en communauté.

Zoom sur la pension de famille Le Pari(s) – Amandine ADA et Adeline Hannequin

La pension de famille Le Pari(s) se situe à Voiron, elle est composée de deux grands bâtiments au centre-ville. Chacun des deux est composé de treize logements d’un côté et neuf de l’autre, composé de studios et des T2. Ce sont des lieux d’ancrage. Encore une fois, le but est de permettre aux familles d’habiter leur logement à leur façon, les animaux domestiques sont ainsi autorisés. Dans une démarche collective, des temps sont organisés tels que des repas ou des balades afin de faire vivre cet esprit de communauté. Il y a 37 résidents au total, majoritairement des hommes.

Quant à l’accompagnement professionnel, il existe un aspect intéressant : « la multi-référence » qui suggère que les résidents sont en mesure de solliciter n’importe quel professionnel peu importe la nature de la requête, même si elle n’est pas en lien avec la profession d’origine de la personne sollicitée. Notamment les infirmières qui n’interviennent pas uniquement pour des raisons de santé.

[1] Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement.

Voir le replay du 12/14

12 / 14 du 10 mars – Logement d’abord et pensions de famille 

L’article 12 / 14 du 10 mars – Logement d’abord et pensions de famille est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 11.05.2026 à 10:58

Avec Louis Besson, décédé récemment, disparait une éminente figure politique, morale et militante auquel la lutte contre le mal logement doit énormément. On lui doit tout particulièrement deux lois qui se complètent, la « loi Besson » du 31 mai 1995 et la loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) du 13 décembre 2000.

Ce que l’on sait moins, c’est que grâce à son intervention à un moment particulièrement critique pour notre association, Louis Besson a assuré la survie d’Un Toit Pour Tous.

Ministre engagé

Outre sa sensibilité pour la situation des plus démunis, sa compréhension du logement, la connaissance qu’il avait du terrain et son expérience de maire ( de Barby, puis de Chambéry), de président de l’agglomération de Chambéry, de président du conseil général de Savoie ont grandement alimenté son action de ministre.

Pour la loi qui porte son nom, il s’est appuyé sur une écoute indéfectible des associations spécialisées dans logement – qu’il a érigé en méthode d’élaboration de la loi – et sur les résultats de la recherche, aux côtés des spécialistes de son ministère. Se fondant donc sur de nombreuses expériences locales, ce texte affirme que se loger est un droit fondamental et oblige les collectivités à aider les personnes en difficulté à accéder à un logement et à s’y maintenir (création des Fonds départementaux pour le logement des plus démunis -FDALPD-assortis d’un Fonds de solidarité logement -FSL- de dispositif de prévention des expulsionet de mesures fiscales appropriées.

Animée par l’exigence de répartir de manière équitable territorialement le logement social, la loi SRU, cinq ans plus tard en 2000, qu’il a porté avec Jean Claude Gayssot, ministre de l’Équipement, est venue la compléter dans le cadre d’une politique de la ville promouvant la solidarité à l’échelle des agglomérations : en imposant aux communes d’avoir un minimum de logements sociaux et favoriser ainsi la mixité sociale.

Ces deux lois, malgré des tentatives récurrentes de remise en cause de la seconde, constituent toujours le cadre d’action des élus locaux et des associations pour contribuer à réduire le mal logement et le répartir équitablement.

Louis Besson et Un Toit Pour Tous

Le lien entre Un Toit Pour Tous et Louis Besson est moins connu, sa disparition récente incite à le rappeler.

En juillet 1996, l’agence Territoires AIVS est mise en règlement judiciaire le 23 juillet à la suite d’une déclaration de cessation de paiement le 11 juillet. Louis Besson avec lequel nous avions été en contact par la FAPIL (dont l’une des premières assemblées générales s’était tenue à Chambéry quand il était maire) et par la fondation abbé Pierre dont il avait accompagné la création, est alors intervenu auprès de la préfecture de l’Isère pour qu’elle apporte une aide. Une réunion avec le secrétaire général de la préfecture a abouti à l’octroi d’une subvention exceptionnelle à notre association.

Celle-ci a été déterminante tant par son apport financier que par le soutien de l’Etat qu’elle manifestait. Elle a permis à Territoires d’obtenir du tribunal de commerce l’autorisation de poursuivre son activité, à la condition de rembourser ses dettes sur dix ans (jugement du 25 mars 1997), ce qu’elle a fait avec une régularité exemplaire.

Cette évocation nous permet d’adresser un dernier merci à Louis Besson et de citer un de ses derniers messages : « Interpeller les pouvoirs publics avec la légitimité de ceux qui « font » et ne se contentent pas de revendiquer… c’est gagner une crédibilité… au regard des lourdes réalités humaines d’exclusion aujourd’hui encore si présentes. »

 

 

L’article Louis Besson, acteur historique de la lutte contre le mal logement est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 04.05.2026 à 13:41

En ce début d’avril se sont tenues, à Échirolles, les assemblées générales des sociétés civiles immobilières Ensemble Offrir un Toit sous la houlette d’Un Toit Pour Tous avec Philippe Bernadat, référent bénévole, en charge de l’animation. Une trentaine de personnes y ont assisté.

Une gestion administrative devenue complexe

Les SCI Ensemble Offrir un Toit ont été une solution efficace pour rassembler des porteurs de capitaux voulant soutenir l’investissement dans les logements très sociaux avec l’aide d’Un Toit Pour Tous. Vingt groupements ont ainsi été créés (1). Cela a conduit à un engagement fort des équipes administrant ces SCI.

Chacune des dix SCI restantes réunies en assemblée générale a son histoire et rencontre parfois des difficultés, liées pour certaines à l’état du logement ou aux impayés de loyers. Mais le problème le plus conséquent concerne aujourd’hui la gestion des modifications de la composition des sociétés, en raison de la complexité des procédures à effectuer auprès de l’INPI, organisme en charge des enregistrements administratifs auprès du greffe du tribunal de commerce.

La plupart des 20 SCI Ensemble Offrir un Toit cessent leur activité

Après plus de douze années d’existence de ses sociétés civiles, il est fréquent que les porteurs de parts décident leur dissolution. Cela conduit à mettre fin aux baux avec les locataires. Un accompagnement leur est proposé afin qu’ils puissent avoir un nouveau logement.

Les appartements sont ensuite mis en vente. Dans certains cas, c’est la coopérative foncière solidaire Un Toit Pour Tous – Développement qui les rachète. Ce n’est pas possible lorsque qu’ils sont situés dans des communes très dotées en logements très sociaux. Ils sont alors mis sur le marché immobilier.

Quelques SCI vont encore fonctionner quelques années, en particulier lorsque de gros travaux au sein de la copropriété sont prévus ou engagés.

Des capitaux bienvenus pour le logement des plus démunis

Pour soutenir l’action d’un Toit Pour Tous, soit des propriétaires mettent à disposition des logements complets, soit toute personne peut acheter des parts dans la coopérative foncière Un Toit Pour Tous Développement. Lorsque les SCI Ensemble Offrir un Toit sont dissoutes, il est proposé aux membres d’acquérir des parts dans celle-ci.

Les gérants des SCI remercient fortement Philippe Bernadat et l’équipe du service logement d’un Toit Pour Tous pour leur aide indispensable.

(1) : Des sociétés civiles immobilières pour loger des familles défavorisées | Un Toit Pour Tous

L’article Les SCI Ensemble Offrir un Toit en assemblée générale est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 29.04.2026 à 09:53

>25 avril 2026 Le Monde

France. Logement : Lecornu lance un plan d’urgence.
Le premier ministre a fait une série d’annonce destinées à intégrer un projet de loi présenté « d’ici à l’ été ». En janvier il avait déjà fixé un objectif de construction de 2 millions de logements d’ici 2030.
Le troisième acte du programme de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, ANRU 3, est officiellement lancé pour la période 2030-2040.

Logement social et extrême droite : danger ?
La Fondation pour le logement des défavorisés a présenté un rapport alertant de l’impact des gouvernements d’extrême droite en Europe sur la crise du logement. Le rapport a pointé le soutien du Rassemblement national à la loi Kasbarian-Bergé, qui a durci la législation à l’encontre des squatteurs et réduit les droits des locataires en situation d’impayé

>23 avril 2026 Synthèse de presse de l’Ush 769

Loi de 1989 sur les rapports locatifs : une mission de réflexion confiée à l’Union des propriétaires immobiliers (UNPI)
Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a confié à l’Union des propriétaires immobiliers (UNPI) la mission de repenser la loi de 1989 qui régit les rapports locatifs. Cette annonce a suscité de vives réactions auprès des associations de locataires. Manuel Domergue, le directeur des études de la Fondation pour le logement dénonce un potentiel conflit d’intérêt. L’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) s’est également indignée de cette initiative gouvernementale

>23 avril 2026 Le Dauphiné Libéré

Tullins. La construction de « 5 à 6 logements à loyer très social » en projet
Le cœur de la mission de Passiflore est le soutien à l’insertion professionnelle de personnes en grandes difficultés. Une des difficultés rencontrées par ces personnes est leur logement décent et Passiflore a décidé de monter un projet avec l’association Un Toit Pour Tous (UTPT), qui vise à créer cinq à six logements à loyer très social, à Tullins ou ses alentours. , Passiflore a investi 90 000 € à la Foncière solidaire d’UTPT, qui, au lieu de rester sur nos comptes, serviront à créer ces logements.

>18 avril 2026 Le Dauphiné Libéré

 

Grenoble. Droit au logement : ils ont mis la pression sur la ville.
Ils étaient une centaine le 17 avril à manifester devant la mairie pour réclamer notamment des solutions de relogement à des personnes expulsées cette semaine.

>11 avril 2026 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Occupation de la Métro : encore 75 personnes en attente de logement …

… sur les 150 qui ont investi le siège de la Métro en novembre 2025. DAL 38 dénonce qu’ elles vivent dans la plus grande précarité dans une seule pièce et que des relogements promis se font attendre.

>9 avril 2026 Synthèse de presse de l’Ush 767

Fin de la trêve hivernale
Sous le mandat du ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, la législation sur les expulsions a été renforcée, réduisant le délai entre le commandement de payer et l’assignation, et un traitement plus sévère des impayés est préconisé.

>9 avril 2026 Le Monde

Tensions croissantes entre propriétaires et locataires

La crise du logement pèse sur les relations entre signataires de baux locatifs, dans un contexte de pénurie. De nombreux locataires quittent leur logement sans préavis, tandis que le nombre de congés des bailleurs pour vente explose. Les « congés de représailles » ne sont pas exceptionnels. La raison invoquée n’est parfois qu’un prétexte.

>5-6-7 avril 2026 Le Monde

Louis Besson Créateur du droit au logement décédé le 2 avril à l’âge de 88 ans.

Comme ministre du logement (1989-1990) puis secrétaire d’Etat en charge du logement (1997-2001) il a incarné une vraie politique de gauche dans ce domaine.

Sa loi du 31 mai 1990 consacre le droit au logement …loi fondatrice car il avait compris qu’une nouvelle forme de pauvreté apparaissait qu’il fallait combattre par les moyens de proximité que sont les associations d’insertion par le logement toutes nées dans ces années – là (B Lacharme)

Sa loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) adoptée en décembre 2000 … est une des grandes lois qui constituent le socle républicain… (Thierry Repentin)

>2 avril 2026 Le Monde

L’argent public n’achète ni l’asservissement ni le consentement.

Dans les feuilles « Idées » du quotidien un collectif (dont fait partie C.Robert délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés) estime que « ce type d’investissement n’exclut aucune forme d’autonomie de penser ».

>31 mars 2026 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Le Droit au logement mobilisé contre les expulsions à la fin de la trêve hivernale :

Samedi 28 mars une centaine de manifestants devant le siège d’Actis à l’appel du Droit au Logement (DAL).

Grenoble. Une exposition photo pour porter un autre regard sur le logement avec Un Toit Pour Tous

Inauguration le 26 mars au Minimistan de l’exposition « Considérables ! Portraits de locataires », une série photographique de Jean-Louis Chenevas, portée par l’association Un Toit Pour Tous. Elle est le fruit d’un projet participatif reposant sur l’engagement de 27 personnes locataires de logements très sociaux gérés par l’agence immobilière à vocation sociale d’Un Toit Pour Tous qui ont accepté de se raconter à travers l’image.

>22-23 mars 2026 Le Monde

Les maires doivent affronter le conservatisme des propriétaires.                              

L’accès au logement est la mère de toutes les politiques de cohésion sociale, les élus doivent se servir des outils à leur disposition : encadrement des loyers, taxation des logements vacants, organismes fonciers de logement solidaire,…

>20 mars 2026 Le Monde

Les expulsions forcées de locataires en forte augmentation                                        

Quelques 30 500 ménages ont été contraints de quitter le logement qu’ils louaient en2025 soit une hausse de 60% en 2 ans.

>14 mars 2026 Le Monde

Le parc HLM s’éloigne de sa cible principale, les plus précaires                                     

62% des demandeurs sont éligibles aux logements très sociaux alors que la part de ces derniers diminue. Entre 2014 et 2023 le parc social a globalement crû de 11%, la part du « très social » seulement de 4 %

>26 février 2026 Synthèse de presse de l’Ush 761

Loi de finances 2026 : validation partielle et censure ciblée du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a validé la majeure partie de la loi de finances pour 2026 le 19 février, tout en émettant une réserve d’interprétation concernant les aides personnalisées au logement (APL). L’article 179, qui les supprime pour les étudiants étrangers extracommunautaires non boursiers, a été jugé conforme à la Constitution, malgré les saisines déposées par des députés de La France insoumise (LFI), des écologistes, du groupe GDR et des socialistes, ainsi qu’une contribution de la Fondation pour le logement dénonçant son inconstitutionnalité.

Le vieillissement des locataires Hlm : un défi pour le logement social

D’ici 2030, la France comptera environ 21 millions de personnes âgées de plus de 65 ans, soit plus d’un quart de la population, selon l’USH. Ce vieillissement démographique constitue un défi majeur pour le secteur du logement social, où la proportion de locataires seniors augmente.

Dispositif Jeanbrun : quelle rentabilité et pour qui ?

Le dispositif Jeanbrun, lancé le 21 février, vise à relancer l’investissement locatif privé après la fin du dispositif Pinel. Il permet aux bailleurs de déduire jusqu’à 80% du prix d’acquisition d’un logement de leurs revenus fonciers, sous conditions strictes, notamment l’obligation de louer leur bien pendant au moins neuf ans. Le taux d’amortissement varie entre 3% et 5,5% selon le type de logement et sa destination locative. Selon une personnalité de BNP Paribas Banque Privée ce dispositif « ne concerne (donc) pas tous les contribuables » et s’avère surtout avantageux pour ceux des tranches d’imposition les plus élevées.

Logement étudiant : la Fage alerte sur une précarité grandissante

Le 24 février, la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) a publié une enquête alarmante sur le logement étudiant en France, révélant qu’un étudiant sur trois était en situation de mal- logement et qu’un sur deux devait vivre avec moins de 200 euros par mois après avoir payé son loyer.

L’article Point presse mars/avril 2026 est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


END