Associations iséroises


Un Toit Pour Tous
UTPT se donne pour mission de favoriser l’accès et le maintien dans un logement décent des personnes à faibles ressources en lien avec les collectivités locales.

Publié le 20.01.2022 à 11:01

Le gouvernement tente d’agir sur ce qu’il peut, au moins en partie, maîtriser. Ainsi :

– le tarif réglementé du gaz, vendu par ENGIE et des Entreprises locales de distribution (ELD) comme GEG (2) à Grenoble, est bloqué d’octobre 2021 jusqu’au 30 juin 2022 ;

– le tarif réglementé de l’électricité (tarif bleu d’EDF également offert par GEG) verra son augmentation de février 2022 limitée à 4%, selon l’intervention récente du premier ministre.

– dans les situations d’impayés, les fournisseurs n’ont plus le droit de couper complètement l’électricité pendant la trêve hivernale et doivent garantir une fourniture limitée.

– EDF vient d’annoncer qu’il maintiendra une fourniture minimale (autour de 1 kW)  même en dehors de la trêve hivernale. Cette condition était demandée depuis longtemps par la fondation Abbé Pierre et aussi par le médiateur de l’énergie.

Énergie plus chère : quels moyens pour limiter les dégâts

La fin de l’été a été marquée par la hausse importante et simultanée des coûts de l’énergie sous toutes ses formes : carburants, électricité et gaz. Les États se sont révélés impuissants à contrôler les prix et ont recherché des moyens de soulager au moins en partie les dégâts causés sur les conditions de vie des plus pauvres. Cela s’est traduit pour la France par une série d’opérations exceptionnelles.

Le chèque énergie de mi-décembre

Pour les foyers qui ont bénéficié en 2021 du chèque énergie (1), il a été décidé de verser, au 15 décembre, un chèque supplémentaire de 100€ destiné à payer des factures d’énergie ou éventuellement des travaux d’économie d’énergie.

Comme la condition pour être reconnu bénéficiaire du chèque énergie est liée au revenu fiscal et à la composition du foyer, il est impératif d’avoir fait sa déclaration d’impôts même si le foyer n’est imposable.

Attention ! Le chèque énergie a une validité limitée.

L’indemnité inflation

C’est une aide individuelle de 100 € pour toute personne ayant un revenu net inférieur à 2000 euros (en octobre 2021).

Le versement est fait par l’employeur pour les salariés et par l’URSSAF ou la CAF pour la majorité des autres revenus. Pour en bénéficier la personne éligible doit faire connaître ses coordonnées bancaires.

À la différence du chèque énergie, l’indemnité inflation est individualisée et ne prend pas en compte la situation du foyer fiscal ; elle défavorise les couples à un seul revenu légèrement supérieur à 2 000 €. 38 millions de français devraient toucher cette indemnité, depuis les jeunes en formation jusqu’aux retraités.

Un Toit Pour Tous prend acte de ces aménagements avec satisfaction et souhaite que les autres distributeurs fassent la même chose

c’est-à-dire les 5 800 000 foyers reconnus en précarité énergétique en France Gaz électricité de Grenoble

L’article Les tarifs du gaz et de l’électricité : le point sur les dernières mesures est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 19.01.2022 à 12:00

Pour contribuer à replacer le logement au centre de l’agenda politique et institutionnel en s’appuyant sur l’ensemble du réseau des acteurs locaux de l’accompagnement, de l’hébergement et du logement, de la veille sociale, Un Toit Pour Tous propose depuis de nombreuses années ses fameux 12/14 (1). Instance d’information, de partage et de débats, ils permettent de maintenir une vigilance sur les questions de mal-logement et de construire des partenariats.

L’Observatoire de l’hébergement et du logement d’Un Toit Pour Tous a souhaité mesurer la satisfaction des participants à ces 12/14 et recueillir leurs attentes lors d’une enquête portant sur les rencontres du 1er semestre de l’année 2021. Les résultats de cette enquête viennent de paraître. L’étude est consultable ici.

Elle met en lumière tout l’intérêt

– de poursuivre ces rencontres en distanciel, initié à l’occasion de la crise sanitaire du Covid (avec un recours au présentiel tout à fait exceptionnel lorsque c’est pertinent de le faire et selon les sujets)

– de faire des 12/14 un véritable outil partenarial que peuvent mobiliser les acteurs locaux

 

(1) Rappelons que ces « 12‐14 » sont des réunions mensuelles se tenant généralement tous les 2ième mardi du mois entre 12 et 14 heures, en principe à la Maison des Associations, mais à distance, en visioconférence, depuis le début de la crise sanitaire. Il s’agit de réunions publiques, ouvertes à tous et centrées sur le partage de connaissances et d’expériences ainsi que sur la présentation et la recherche de solutions pour réduire le mal‐logement.

L’article Les 12-14 d’Un Toit Pour Tous plébiscités par les participants est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 11.01.2022 à 13:43

La pandémie a non seulement mis en lumière pour le grand public la situation difficile de nombreux jeunes en France – qu’ils soient travailleurs ou sans emploi mais aussi étudiants – elle l’a, en outre, avec les confinements, exacerbée.  La liste des difficultés est longue : pauvreté et précarité, isolement, accès à l’emploi, malnutrition… sans parler du logement.

Dans le contexte actuel de recul significatif de la construction de logements, qui contraint pauvres et jeunes à se débrouiller avec des solutions de fortune (la rue, les hébergements, les squats, l’hébergement chez des tiers, ou la famille, la colocation, le locatif privé dégradé…) il a semblé urgent à UTPT d’analyser cette situation afin de pouvoir la documenter et, sur cette base, avancer des propositions concrètes. Une étude a donc été initiée sur ce sujet rassemblant un large partenariat.

Beaucoup trop de jeunes ne peuvent accéder à un logement autonome.

En Isère, les jeunes de 15 à 30 ans représentent 22 8597 personnes (soit 18% de la population totale). Un cinquième des moins de 30 ans est en dessous du seuil de pauvreté. Dans l’agglomération grenobloise, 90% des jeunes de moins de 25 ans ont des revenus inférieurs aux plafonds de ressources du logement social, et 59% sont sous les plafonds du logement très social (moins de 956 €/mois pour une personne seule).

Il n’est donc pas étonnant de constater que sur les 31 510 demandeurs de logement social dans le département, 6 821 ont moins de 30 ans, et 3 148 moins de 25 ans en 2020 ; pour 80 % d’entre eux, il s’agit d’une première demande.

À l’initiative d’Un Toit Pour Tous et de la Mutualité française Isère, une étude a été lancée.

Afin d’appréhender leurs besoins et proposer des pistes de réponses, elle portera sur les jeunes sans ressources, avec un focus sur trois catégories : ceux en garantie jeunes[1], ceux en Foyer jeunes travailleurs, et ceux sans ressources. Le périmètre d’étude est celui de la métropole grenobloise et de l’agglomération viennoise, avec un recueil de données à l’échelle de l’Isère.

Au-delà des besoins des jeunes, elle fera l’analyse des limites des dispositifs actuels, l’état des lieux de l’offre de logement et de l’hébergement et s’attachera à proposer des pistes de solutions avec les acteurs du territoire. Elle procédera par une série d’entretiens auprès de jeunes et de professionnels et établira un cadrage statistique en ordonnant données publiques et chiffres de terrain.

Autour d’UTPT et de la MFI qui se sont saisis du sujet, un important partenariat s’est construit, regroupant : Grenoble Alpes Métropole, le Groupement des possibles, le CCAS de Grenoble, et le Département de l’Isère.  Cela a permis d’enrichir sur le fond et dans son amplitude le projet de départ, chaque structure apportant ses questionnements spécifiques et son expérience du sujet.

Le budget conséquent qui en résulte, soit 39 415 € doit permettre de réaliser des investigations à la hauteur des objectifs et des résultats attendus de l’étude. Un COPIL technique associant une dizaine de structures a été constitué pour conduire celle-ci de manière élargie.

Une dynamique s’est déjà créée.

Déjà, à l’automne 2020, dans la foulée de l’événement partenarial organisé par UTPT,

« Comment loger les plus démunis », sous forme de webinaires, un cahier de l’OHL sur Les effets de la crise sur les jeunes de moins de 25 ans a été publié. Lors de la 2e édition, la semaine du 22 au 25 novembre 2021, un webinaire spécifique a aussi été consacré aux difficultés des jeunes face au logement.

Le rendu de l’étude est prévu pour la fin du 1er semestre 2022. Tous ces éléments vont permettre d’enrichir les pistes de travail à proposer aux pouvoirs publics.

Contact : Chloé Mollard, Observatoire de l’hébergement et du logement d’UTPT.

[1] La garantie jeunes permet d’accompagner les jeunes entre 16 et 25 ans en situation de grande précarité vers l’emploi ou la formation. Pour la mettre en œuvre, un contrat est signé entre le jeune et la mission locale. Ce dispositif s’accompagne d’une aide financière. La garantie jeunes est une spécificité du parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA), base de l’accompagnement des jeunes par les missions locales.

Pour plus de renseignements https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32700

L’article Les jeunes, oubliés de la politique du logement est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 16.12.2021 à 10:34

 À l’image de ce qui avait été inauguré l’an dernier sous la contrainte de la pandémie, cette semaine de rencontres et débats du 22 au 25 novembre 2021, organisée par Un Toit Pour Tous, depuis Grenoble, avec la participation plurielle des bailleurs sociaux, du monde associatif, de l’enseignement et de la recherche a permis encore cette année de réunir de nombreux participants.

Le déroulement sous format de webinaires, pendant 3 jours, a permis d’éviter de trop nombreux regroupements physiques, tout en associant des intervenants de premier rang ou des participants ne pouvant se déplacer (38 intervenants sont venus partager leur expertise et expériences). Une 4ème journée organisée à l’Institut de géographie alpine a offert la satisfaction des rencontres « en chair et en os » entre participants et la présence de deux invités de marque lors de la séance de clôture.

Au total, ce sont 221 personnes qui ont participé à cet évènement, qui replace le logement au cœur des enjeux de société à l’approche des élections présidentielles.

5 rencontres en visio pour « mieux connaître, identifier et appréhender »

Au total, pour les 5 webinaires, on recense entre 37 et 72 participants, la majorité d’entre eux ayant assisté à plusieurs séances.

Quatre séances en visioconférence ont été enregistrées et sont disponibles en replay sur le site d’UTPT : une possibilité de revenir sur les moments-clés, ou de s’aménager une séance de rattrapage pour les personnes qui n’auraient pas pu les suivre en direct. Rappelons les trois thèmes :

Mieux connaître les besoins sociaux pour agir Mieux identifier les situations de mal-logement Mieux appréhender les dynamiques des politiques sociales du logement

 

À noter un webinaire consacré aux personnes âgées ; et un autre aux jeunes, deux populations particulièrement précaires et fragilisées par la crise.

On peut également mentionner que le webinaire qui a rassemblé le plus de participants est celui consacré aux personnes âgées modestes face aux vieillissement dans le logement.

Deux rencontres à l’Institut de géographie alpine

Ce sont 69 personnes qui se sont retrouvées pour la séance de clôture l’après-midi, et 37 personnes se sont intéressées le matin au sort et aux expériences concernant les jeunes.

Lors de la séance de clôture :

Christophe Ferrari, le président de la Métro est venu évoquer longuement sa politique en matière de production de logements. Citons, entre autres, densifier le tissu urbain pour faire la place aux espaces verts et aux zones rurales, produire du logement social, rapprocher ACTIS et Grenoble-Habitat pour constituer un opérateur métropolitain de taille suffisante. Laurent Ghékière, le représentant de l’Union sociale de l’habitat, à Bruxelles, auprès de la Commission européenne a tracé un panorama des politiques des différents pays en matière de logement social. Une occasion de constater que la politique menée par l’État en France tend à reproduire des erreurs que d’autres ont connu et auxquelles ils tentent de remédier actuellement.

 

D’ores et déjà ce que l’on peut retenir de majeur de ce brassage d’idées, d’initiatives, de témoignages c’est :

 

– l’impérieuse nécessité d’établir le maximum de passerelles, de coopérations entre les différents partenaires du logement et de l’hébergement

– d’inventer/développer de nouveaux modes d’actions partenariales

et de porter tous ensemble cette exigence d’un logement pour les plus vulnérables.

L’article “Loger les plus vulnérables en Isère” : quatre jours pour renforcer l’exigence de s’y mettre ensemble est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 09.12.2021 à 11:49

Point presse : s’informer pour agir en toute connaissance de cause. Le comité de rédaction du site web d’Un Toit Pour Tous sélectionne dans des quotidiens (surtout « Le Monde », « La Croix », « Le Dauphiné Libéré ») et dans des hebdomadaires et mensuels les articles couvrant les thèmes d’intervention de l’association.

>25 novembre 2021 Le Dauphiné Libéré

Isère. Grand froid : la préfecture accroît sa vigilance

Des mesures d’hébergement d’urgence pour les personnes sans abri sont prises à l’annonce de la vague de froid : veille saisonnière avec SIAO et 115, maraudes renforcées, ouverture de site type gymnases dans l’agglomération grenobloise mais aussi à Vienne, Bourgoin-Jallieu.

>25 novembre 2021 Synthèse de presse de l’USH n°576

L’Etat et les maires en désaccord sur la loi SRU

47 % des 1 035 communes concernées ont rempli leur obligation de construire des logements sociaux dans le cadre de la loi SRU. Sur 550 n’ayant pas respecté leur objectif, 280 ont fait l’objet d’un constat de carence, et d’un total de 89 millions d’euros de pénalités pour 2019.

Loi punitive, non prise en compte des spécificités locales, souhait d’ une meilleure répartition sur le territoire et proposition d’obligation faite à toutes les communes, même les plus petites, de construire quelques logements sociaux …  parmi les réactions exprimées par certains maires.

La commission des affaires économiques de l’Assemblée modifie la loi SRU

La commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a procédé les 16 et 17 novembre à l’examen du titre III du projet de loi 3DS, relatif au logement et à l’urbanisme. Elle a gommé les modifications apportées par le Sénat sur la loi SRU, comme le souhaitait le Gouvernement, qui voulait en rétablir l’esprit initial.

>24 novembre 2021 Le Dauphiné Libéré

Meylan. « La production de logements sociaux est une ardente obligation » …

…selon la sous-préfète JB à l’occasion du vote d’une délibération sur le contrat de mixité sociale par la commune pour laquelle  la carence en logements sociaux coute cher : amende de 292 000 en 2020. Pour JB : « si on tient les projets immobiliers qu’il y a dans vos cartons ce qui s’est passé en 2020 ne devrait pas se reproduire »

 

>23 novembre 2021 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Incendie rue des Alliés : le campement reste habité.

« Quelques occupants ont regagné leur logement de fortune tandis que les autres sont partis »En principe tout le monde (CCAS, Métro, Etat, Ville) s’est mis autour de la table pour trouver une solution mais la préfecture (« on déloge mais on ne loge pas ») renvoie sur la Ville

 

>22 novembre 2021 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Bientôt, un immeuble dédié à l’urgence sociale

Piloté par la Fondation Georges-Boissel il ouvrira ses portes à la Villeneuve  en novembre 2022 . L’immeuble Atmosphère abritera différents établissements ( Solidarité Femmes, Miléna, Graines d’insertion, et le SIAO. Il proposera aussi 40 places d’accueil d’urgence pour femme victimes de violences, ainsi qu’une pension de famille.

La Fondation Georges-Boissel  est spécialisée dans les domaines de la santé mentale, du handicap psychique et de l’accompagnement des personnes en difficulté d’insertion sociale.

 

>20 novembre 2021 Le Monde

Impôt sur le revenu . La réduction Coluche majorée jusqu’à fin 2023.

Donner de l’argent a des organismes venant en aide aux personnes en difficulté (dont Un Toit Pour Tous) permet de bénéficier d’une réduction fiscale de 75%. Passé à 1000 euros en 2020 le plafond de dons ouvrant droit à la réduction est en passe d’être reconduit pour 2022 et 2023.

 

>19 novembre 2021 L’Humanité.fr

Les incohérences de la politique du logement.

Le nouveau dispositif « louer abordable », va  bénéficier une nouvelle fois aux bailleurs privés. C’est le locataire qui, par le biais de ses impôts, va enrichir le propriétaire qui lui consentira une baisse d’impôt. Il aurait fallu plutôt ne pas réduire les aides au logement social.

 

>19 novembre 2021 Le Dauphiné Libéré

Secours Catholique. La précarité alimentaire s’aggrave en Isère…

…comme ailleurs comme le souligne  le rapport annuel du Secours catholique sur la pauvreté en France sorti ce jeudi. Le Secours catholique estime à 15 000 le nombre de foyers bénéficiaire de ses différentes actions dans le département. Sa commission d’aide

a distribué 22 000 euros de chèques service (14 000 en 2016).

 

Grenoble. Le Festival Migrant’Scène se tient jusqu’au 5 décembre …

…organisé par la CIMADE sur le thème (national)  « Résistance(s) pour ne pas oublier tous ces morts sur la route de l’exil ». Infos sur www migrantscene.org/.

La CIMADE est une organisation de solidarité active depuis 1939 qui agit pour les droits et la dignité des personnes réfugiées et migrantes : 2500 bénévoles,93 groupes locaux, 132 salariés.

 

>18 novembre 2021 Synthèse de presse de l’USH n°575

Le volet logement du Projet de loi Finance(PLF)

Parmi les options prises :

l’objectif de 1 ?5 millions de logements rénovés en 2 ans est précisé avec l’accent mis sur les copropriétés (actuellement 1 dossier à 80 sur l’individuel) l’accompagnement de la construction des 250 000 HLM promis sur la période2021 2022 le financement du dispositif « Louer abordable »

 Le gouvernement renforce le dispositif « Louer abordable » …

… en le simplifiant et l’améliorant

 

 Les préconisations du « Pacte du pouvoir de vivre »

Dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle de 2022, le « Pacte du pouvoir de vivre », constitué de 64 organisations comme la Fondation Abbé Pierre, la CFDT ou encore ATD Quart Monde, publie 90 recommandations « pour un nouveau modèle de société écologique, social et démocratique ». Quatre thématiques : le pouvoir de vivre dignement, le pouvoir de vivre dans un logement confortable économe en énergie, le pouvoir de la sobriété, le pouvoir de préserver la biodiversité.

Informations : PACTEDUPOUVOIRDEVIVRE.fr

 

 Alerte de la Fapil face aux coûts de la construction et du foncier.

Si elle reconnaît que la maitrise d’ouvrage d’insertion (MOI) bénéfice déjà largement d’aides de l’État, elle observe toutefois que les subventions tendent à diminuer. « On n’y arrivera plus si les coûts du foncier et de la construction continuent d’augmenter »

 

>17 novembre 2021 Le Dauphiné libéré

Seyssinet-Pariset. Un contrat de mixité sociale pour repartir du bon pied (présenté dans DL 13 11 2021) …

…a été adopté par le Conseil municipal. La Métro accepte de revenir sur la sanctuarisation économique de certains secteurs.  « L’idée est d’être sur des zones mixtes avec activités économiques et logements… » « …lutter contre le sentiment de ville-dortoir … »

 

>16 novembre 2021 Le Monde

Les expulsions de campements et bidonvilles reprennent à un rythme effréné

Les associations dénoncent, dans un document publié mardi, la multiplication des démantèlements sans préavis. Selon elles, le ministère de l’intérieur sape les efforts des ministres du logement et de la santé.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/16/les-expulsions-de-campements-et-bidonvilles-reprennent-a-un-rythme-effrene_6102244_3224.html

 

>15 novembre 2021 Le Dauphiné libéré

Grenoble. Point d’Eau, la perpétuelle explication…

… pour se faire connaître, même après 30 ans dans le quartier.

Point d’Eau qui vient en aide aux personnes en situation de grande précarité (service de douche, de machine à laver, de boîte postale, d’accompagnement dans les démarches administratives ou les soins médicaux),va changer de local à l’Ile Verte. La structure doit toujours faire comprendre quelles sont ses missions … et apaiser certaines peurs le plus souvent issues de méconnaissances. Des initiatives sont prises pour faire de Point d’Eau un peu plus qu’hier un moteur de ce quartier huppé.

 

>13 novembre 2021 Le Dauphiné libéré

Seyssinet-Pariset. Logement social : une solution et un objectif revu à la baisse

La commune est en carence de logements sociaux : elle en a 697 et elle devrait en construire 748 d’ici 202 ce qui est impossible L’Etat a revu l’objectif pour la période 2020 2022 : 152 au lieu de 381. Pour la suite un contrat de mixité sociale a été signé entre la Ville , la Métro, l’Etat et l’EPFL pour trouver des solutions : acte d’engagement et de transparence sur des déclarations d’intention de projets de la Ville

>13 novembre 2021 Le Monde

« Je ne me chauffe pas comme je veux. J’ai froid » : le fléau de la précarité énergétique

Dans la ville nordiste de Somain, l’envolée des prix de l’énergie, qui pèse lourdement sur les ménages modestes, est synonyme de privations supplémentaires.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/13/je-ne-me-chauffe-pas-comme-je-veux-j-ai-froid-le-fleau-de-la-precarite-energetique_6101916_3224.html

 

>12 novembre 2021 Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

« Avec la loi SRU, l’Etat fait les poches des collectivités locales »…

…déclare le président de la communauté de communes du Grésivaudan dont plusieurs affichent un important déficit de logements sociaux par rapport aux normes fixées par la loi SRU. « L’argent que l’Etat leur prend pourrait permettre de financer du logement social  quand du foncier se libère »

.

>10 novembre 2021 Le Dauphiné libéré

Grenoble. Les mal-logés inquiets pour l’avenir

Mobilisés ce mardi matin devant la Direction Départementale du Travail et des Solidarités(DDETS) les militants et sympathisants de Droit au Logement interpellent l’Etat. Ils dénoncent des situations inquiétantes pour les « mal-logés » sans toit, menacés d’expulsion, … « tous ceux qui aujourd’hui tremblent à la perspective de la nuit suivante » …

Précisions de la direction des solidarités

 

>10 novembre 2021 Le Monde

« Les aides au logement resteront le “boulet” du président de la République, à la gauche d’en tirer les leçons »

Maxime Sauvage

Secrétaire national du Parti socialiste

Entre 2017 et la fin de l’année 2021, le gouvernement aura fait plus de 10 milliards d’économies sur ces aides, estime, dans une tribune au « Monde », le secrétaire national du Parti socialiste Maxime Sauvage, qui appelle la gauche à « faire du logement l’un des thèmes au cœur de la prochaine élection présidentielle ».

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/11/10/maxime-sauvage-les-aides-au-logement-resteront-le-boulet-du-president-de-la-republique-a-la-gauche-d-en-tirer-les-lecons_6101568_3232.html

 

>09 novembre 2021 Le Monde

 « Prix coup de cœur » : Hacoopa, des maisons partagées pour seniors

Cette société coopérative nantaise va ouvrir deux établissements composés de chambres privatives des espaces communs pour les personnes âgées autonomes, avec des animateurs présents au quotidien. A l’occasion des Grands Prix de la finance solidaire, le « Prix coup de cœur » lui a été attribué.

https://www.lemonde.fr/argent/article/2021/11/09/prix-coup-de-c-ur-hacoopa-des-maisons-partagees-pour-seniors_6101547_1657007.html

 

>09 novembre 2021 Le Monde

« Prix épargne solidaire » : Solidarités nouvelles pour le logement investit pour donner un toit aux plus démunis

SNL, lauréat du Prix « épargne solidaire » des 12e Grands Prix de la finance solidaire, héberge des personnes en difficultés dans des habitations de qualité. Et ce jusqu’à ce qu’elles retrouvent un logement pérenne.

https://www.lemonde.fr/argent/article/2021/11/09/prix-epargne-solidaire-solidarites-nouvelles-pour-le-logement-investit-pour-donner-un-toit-aux-plus-demunis_6101536_1657007.html

 

>09 novembre 2021 Le Monde

Hébergement des sans-abri : un investissement massif et croissant

Le recours aux nuitées en hôtel augmente, faute de logements pérennes. En Ile-de-France, 21 % de la capacité hôtelière sont ainsi mobilisés.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/09/hebergement-des-sans-abri-un-investissement-massif-et-croissant_6101480_3224.html

 

>05 novembre 2021 Le Monde

Expulser les familles de dealeurs pour « pacifier » les HLM, solution mise en place dans certaines villes mais dénoncée par des ONG

Fin août, Côte d’Azur Habitat se félicitait de l’expulsion d’une locataire dont le fils a été condamné pour trafic de drogue. Utilisée également à Paris, cette pratique est dénoncée par certaines associations.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/05/la-tranquillite-dans-les-hlm-passe-parfois-par-l-expulsion-des-familles-des-dealeurs_6100998_3224.html

L’article Point presse novembre 2021 est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 09.12.2021 à 10:31

Le dernier 12-14 d’Un Toit Pour Tous se proposait d’apporter un éclairage sur les nouveautés intervenues dans le domaine de l’hébergement d’urgence.

Tout d’abord, un diaporama donnant les éléments de cadrage a été présenté par Chloé Mollard de l’Observatoire de l’Hébergement et du Logement et synthétisé par Francis Silvente (vice-président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité au niveau régional).

Ensuite, sont intervenues Angélique Giannini (Médecins du Monde) et Alice Lecomte (DAHUS, rien à voir avec l’animal mythique des montagnes, l’acronyme est décrypté ci-après) sur le lien entre social et santé et la présentation du Dispositif d’Appui à l’Hébergement d’Urgence pour la Santé.

Enfin, la parole était donnée à Maïwenn Abjean (Femmes SDF) qui a témoigné des difficultés spécifiques rencontrées par les femmes et des besoins non pris en compte dans les hébergements d’urgence.

Voici ce qu’on peut en retenir :

désormais, plus de gestion « au thermomètre », mais une programmation pluriannuelle, avec néanmoins l’inconvénient majeur d’une enveloppe financière fermée, sans réajustement possible ; La pandémie a permis d’atteindre un nombre de places d’hébergement qualifié auparavant d’irréalisable. Inconditionnalité et continuité : des principes réaffirmés, mais pas toujours respectés. Un objectif de réduction des places d’hébergement d’urgence (-546, soit -2,73%), prioritairement nuitées en hôtel. Cette réduction s’opérera au profit de solutions s’inscrivant dans la démarche du « Logement d’abord » qui se voit privilégiée. Une inquiétude néanmoins pour les personnes aux droits incomplets qui ne pourront y prétendre.

Certains points de vigilance ont été soulevés :

calendrier de mise en œuvre modalités de concertation différentes selon les régions obligation de réaliser des économies risque d’une gestion à 2 vitesses selon les publics.

 

Pour le lien entre santé et social, qui s’est tissé au plus fort de la pandémie à travers la création d’une équipe mobile d’appui sanitaire, l’objectif est de poursuivre la démarche engagée :  l’agence régionale de santé (ARS) a accordé un financement d’un an au DAHUS après le bilan présenté en juin 2020. L’ARS et le DAHUS insistent pour que soient prises en compte une définition de conditions minimales à remplir pour les lieux d’hébergement, des réflexions sur la sécurité alimentaire…

 

L’intégralité de ce 12-14 est visible ici :

La situation de l’hébergement d’urgence en Isère : retour sur les dernières transformations

 

ARS Agence régionale de santé

DAHUS Dispositif d’Appui à l’Hébergement d’Urgence pour la Santé

L’article Hébergement d’urgence : des changements positifs du côté de la politique de l’Etat, mais des questions subsistent… est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 19.11.2021 à 13:28

Entretien avec Véronique, coordinatrice LASUR et Estelle, travailleuse sociale, salariées à Un Toit Pour Tous

Pour commencer, que signifie LASUR ?

Véronique : LASUR est l’acronyme de Logements d’attente en réponse à des situations d’urgence.

À quel public s’adresse ce dispositif ?

Estelle : le dispositif LASUR s’adresse à un public « en situation administrative complexe ». Il s’agit le plus souvent de personnes migrantes ou exilées dont la situation ne permet pas d’accéder à un hébergement d’insertion ou un logement de droit commun.

Ce sont des personnes qui peuvent être soit en situation de sans-abrisme, soit hébergées chez des tiers ou en fin d’hébergement. Elles n’ont pas la possibilité de bénéficier d’un logement stable.

Comment cela fonctionne concrètement ?

Véronique : depuis 2016, le dispositif permet de soutenir les initiatives citoyennes qui souhaitent apporter des solutions à ces familles en les accompagnant au quotidien et en prenant en charge les frais liés au logement.

Un partenariat est établi, par le biais d’une convention, avec des associations ou des collectifs de citoyens. L’originalité du dispositif est d’être entièrement associatif et de reposer uniquement sur un financement participatif, sous forme de dons, pour les charges liées au logement.

Comment intervient UTPT au sein de ce dispositif ?

Véronique : l’association UTPT intervient dans la coordination générale du dispositif, le diagnostic social et la gestion locative. Il s’agit concrètement de prendre temporairement le bail à la place de personnes qui sont dans l’impossibilité de le faire car elles n’ont pas de droits ouverts pour l’accès au logement. Un Toit Pour Tous permet de soutenir les familles le temps qu’elle puissent finaliser leurs démarches.

 Quels sont vos rôles respectifs au sein de ce dispositif ?

Véronique : en premier lieu, je suis interpellée par le collectif ou l’association qui a au préalable déjà identifié une situation sensible avec une famille à loger. Par exemple, j’ai été sollicitée très récemment par des parents d’élèves constitués en collectif et qui souhaitent soutenir une famille à la rue dont les enfants sont scolarisés au sein de l’école.

Dans un deuxième temps, j’étudie les conditions de faisabilité : je propose une estimation du budget et rappelle la nécessité de s’engager auprès de la famille jusqu’à la stabilisation de sa situation. C’est une action primordiale si l’on veut pouvoir maintenir l’accompagnement sur la durée !

Je collabore ensuite avec les différents services internes d’Un Toit Pour Tous afin de tout mettre en œuvre pour proposer dans les meilleurs délais un logement fonctionnel à la famille.

Une des parties les plus importantes de mon action est :

L’accompagnement du collectif dans la recherche des dons afin de payer les charges liées au logement sur environ trois ans La recherche de financements (publics et privés) pour inscrire dans la durée le dispositif LASUR en permettant notamment le financement du temps de travail des salariés d’Un Toit Pour Tous consacré au dispositif.

 

Estelle : dans le cadre de LASUR, mon rôle est d’apporter un appui et un soutien aux différents collectifs.

Environ tous les 4 mois, une réunion tripartite (un représentant du collectif, un membre de la famille et moi-même) se tient à Un Toit Pour Tous afin de faire le point sur la situation de la famille.

Il est important de rappeler que, dans le cadre de LASUR, c’est le collectif qui a la responsabilité de l’accompagnement social. Mon rôle est d’aider à réaliser un diagnostic social, évaluer les besoins de la famille mais surtout d’apporter des conseils. Par exemple, est-ce que les membres de la famille ont bien une assurance responsabilité civile ? La famille est-elle accompagnée par un travailleur social, spécialiste en droit pour les démarches administratives à la préfecture ? Est-ce que les dispositifs existants sur la santé sont-bien connus de la famille et ont-ils été activés ?

Si la famille dispose des ressources nécessaires, stables et suffisantes, elle peut participer financièrement aux frais liés au logement.

Véronique, Estelle :  Nos missions sont très complémentaires et permettent de faire converger nos compétences en gestion de projets et en accompagnement social !

Quand le dispositif prend fin pour les familles ?

Véronique : le dispositif prend fin lorsque la situation de la famille est stabilisée et qu’elle est en mesure d’accéder à un logement autonome. Généralement, nous accompagnons les familles sur une durée pouvant aller jusqu’à quatre ans.

Qu’est-ce qui vous parait important de souligner dans le cadre de ce dispositif ?

Estelle : Le fait de pouvoir être logé apporte de la stabilité, de l’autonomie, de la sérénité à la famille. Pouvoir se sentir chez soi est fondamental !

La relation de confiance entre les collectifs, Un Toit Pour Tous et les familles est véritablement importante. Elle permet de réfléchir et de trouver ensemble des solutions afin d’améliorer le quotidien et le futur de ces personnes.

Véronique : Pour moi, c’est une action fondamentale et solidaire. LASUR permet d’accompagner des familles dans des situations parfois très complexes en offrant notamment la possibilité de mettre à l’abri des enfants. C’est le « tous » d’Un Toit Pour Tous !

Il est aussi important de souligner que toutes les sorties des familles du dispositif ont eu une issue positive :

Soit un « glissement de bail » (la famille est devenue locataire en titre du logement occupé La famille est entrée dans un logement social de droit commun La famille a souhaité déménager hors du département isérois

 

Dans tous les cas, les familles ont pu bénéficier d’une ouverture de droit leur permettant d’accéder de manière pérenne à un logement, à la formation et à l’emploi !

 

En 2021, le dispositif LASUR c'est

25 logements mobilisés

30 ménages soutenus dont 47 enfants

15 collectifs en action

 

Merci à nos partenaires 2021 : Grenoble Alpes Métropole, la Fondation de France, Grenoble Habitat, Alpes Isère Habitat et EPFL Dauphiné (établissement public foncier local).

 

 

L’article Zoom sur le dispositif LASUR : entretien avec Véronique et Estelle, salariées à Un Toit Pour Tous est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 17.11.2021 à 11:00

Transformée pour  permettre d’augmenter significativement la production de logements très sociaux (PLA-I) en faisant appel à des investisseurs solidaires individuels et institutionnels et pouvoir mobiliser ainsi un volume de fonds propres plus important, la Foncière sera pleinement opérationnelle début 2022.

L’objectif est bien de de passer de 20 à 25 logements réalisés par an par la coopérative UTPT-D à 35 à 40.

Un parcours de haies administratives

Les dernières étapes administratives sont presque toutes franchies.

Déjà agréée depuis 2011 en qualité de maitre d’ouvrage d’insertion, la coopérative détient maintenant l’agrément « entreprise solidaire d’utilité sociale » (ESUS).

Elle doit encore préparer et signer avec le Ministère du Logement une convention SIEG, « service d’intérêt économique général », tenant lieu de mandat dans le cadre d’une décision de l’Union européenne.

Et cerise sur le gâteau, elle vient d’être admise à adhérer à l’association FAIR (Financer, Accompagner, Impacter, Rassembler),  ce qui permettra de demander le label FINANSOL, garantissant la qualité du placement pour les investisseurs.

 

Le premier appel à souscription lancé début 2022

A l’issue de ces étapes incontournables, une AG ordinaire de début d’année aura à adopter les délibérations relatives à l’augmentation de capital, qui devrait être fixée dans une fourchette de 600 à 800 000 € pour cette première année de souscription.

Les Souscripteurs, personnes physiques, bénéficieront d’une réduction de leur impôt sur le revenu égale à 25 % de leur investissement, dans le régime actuel, sous réserve de le conserver pendant 7 ans.

La taille somme toute modeste de notre foncière n’autorise pas un appel public à l’épargne, la « publicité » se fera donc dans nos cercles de connaissances.

 

Nos locataires deviennent coopérateurs !

Le statut de coopérative implique qu’ils soient également coopérateurs.

Les locataires actuels ont donc reçu une part sociale, attachée à leur bail, et les nouveaux, au fur et à mesure de leur entrée dans notre parc. Ces parts sociales sont prêtées par l’association UTPT, sans frais et sans responsabilité financière pour eux.

Cela leur permettra de participer à l’AG d’UTPT-D s’ils le souhaitent.

C’est un changement majeur qu’UTPT a décidé d’accompagner, au-delà de l’aspect strictement juridique, par des actions d’information (sur les baux, les charges, …) et d’accompagnement en fonction des besoins (numérique, langues, soutien scolaire, …), lesquelles ont été discutées lors de la récente réunion des bénévoles du 14 octobre dernier.

 

Un vote en AG par collège

Le collège des locataires bénéficiera collectivement de 10 % de droits de vote.

Les autres collèges, membres coopérateurs (UTPT, SHA, …) et les associés non coopérateurs (souscripteurs individuels et institutionnels) détiendront respectivement 67 et 23 % des droits de vote.

L’année 2022 verra donc la mise en place concrète de ce dispositif tant attendu, première année de souscription et début de l’association de nos locataires. Tous nos efforts vont tendre vers la réussite de ces objectifs de collecte financière et de participation de nos locataires, mais ce sera une œuvre de longue haleine.

Nous y reviendrons !

L’article La coopérative UTPT-D bientôt « foncière solidaire » est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 17.11.2021 à 10:16

Le GAST*, composé essentiellement de spécialistes du bâtiment, représente Un Toit Pour Tous-Développement en tant que Maître d’Ouvrage dans toutes les opérations d’achat ou de mise à disposition de logement par les collectivités territoriales.

Ses missions et actions sont certes bien définies sur la page du site qui leur est réservée : la prospection, la validation de la mise en chantier des travaux, la validation de la réception du logement. Mais comment ça se passe et comment s’articule leur travail avec le reste de l’ensemble Un Toit Pour Tous ? C’est ce qu’est allé découvrir le comité de rédaction du site lors d’une de leur réunion.

Une réunion de travail comme tant d’autres (1)

Ils sont 4 bénévoles du GAST en discussion avec 4 salariés d’Un Toit Pour Tous qui assurent la Maîtrise d’Œuvre. Ce jour-là, examen de 4 appartements entrant dans la catégorie des PLAI Adaptés (sous-entendu aux ménages les plus défavorisés) (2) : un pour validation  avant l’achat et 3 pour validation des travaux qui nécessite un débat préalable sur la source d’énergie du chauffage.

Chauffage au gaz ou à l’électricité dans les petits logements ?

Quel type de chaudière va rendre l’appartement adapté au ménage à faibles ressources qui va y habiter

Quel montant d’investissement ajouté au prix d’achat va être compatible avec les financements prévus : 5 subventions (Etat, Métro, FAP*, Etat-PLAI-A*, Département), 2 prêts de la CDC* et des fonds propres).

Trois arguments pour l’électricité : chaudière gaz souvent surdimensionnée pour un petit logement, surcoût du gaz  (abonnement + contrat d’entretien), radiateurs électriques pilotables par pièces et mieux gérés par les locataires (appréciation confirmée par une enquête DPE*), moindre cout d’achat. Mais certains financeurs « se font tirer l’oreille ».

Le débat se poursuit plus généralement sur la politique à adopter pour la source d’énergie :

– argumenter auprès des financeurs en fonction du reste à vivre pour le/la locataire (actuellement Territoires a un logiciel pour faire l’estimation du reste à charge)

– chauffage électrique pour les petits logements quel critère adopter ? catégorie (jusqu’à T2) ou surface (50 m2)?

Un groupe de travail est décidé sur ce thème en lien avec la future politique énergétique française. Un lien  sera établi avec le groupe de bénévoles « Mécénat » pour exploiter les possibilités annoncées de financement pour le remplacement des chaudières de plus de 10 ans.

Un achat validé pour un appartement, des travaux validés dans les 3 autres

Si l’achat d’un des appartements est validé sans longue discussion après examen des premières estimations de travaux de réhabilitation à prévoir, les questions soulevées pour les trois autres concerne les relations avec un financeur pour les 2 premiers, le syndic de l’immeuble pour le 3ème. La FAP* est très soucieuse de la qualité intérieure du logement pour le ménage qui va y habiter : peintures systématiquement refaites, pas de revêtements de sols pachworck et/ou dissonants, ce qui peut entrainer parfois des dépenses qui se discutent. Quant aux contraintes imposées par le syndic elles entrainent l’installation d’une ventilation sur un vitrage qui n’est sans doute pas la solution optimale. Dans chaque cas les discussions et le travail d’ajustement se font sur plan.

Une réunion à « questions diverses » de fond

Un des bénévole, nouveau venu dans le groupe, aborde en « questions diverses » le critère retenu pour ce qu’Un Toit Pour Tous affiche dans sa politique : le logement social en diffus.

Actuellement 2 critères : les quartiers de la Politique de la Ville sont exclus et pas plus de 2 logements dans une « montée ».  Les exceptions sont présentées au bureau d’Un Toit Pour Tous-Développement qui propose puis au CA qui décide. Il est également tenu compte expérimentalement de la taille de la co-propriété.

Le groupe réuni considère qu’il s’agit là d’un vrai débat de fond qui nécessite de relire les critères retenus et qui croise la politique d’avenir de la Foncière UTPT-D et d’Un Toit pour Tous.  Le groupe peut être un des lieux de réflexion, comme les commissions pôle social et patrimoine.

* GAST : Groupe d’appui et de soutien technique ; FAP : Fondation Abbé Pierre ; PLAI ADA : Prêt locatif d’aide d’intégration et adapté, pour diminuer encore les couts pour les locataires: CDC : Caisse des dépots et consignation ; DPE diagnostic de performance énergétique.

9 à 10 réunions par an et bénéficiant de financements supplémentaires de performance énergétique

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Publié le 16.11.2021 à 16:34

…par une belle journée d’automne le 19 octobre 2021.

L’inauguration a eu lieu en présence de P.Lorimier, maire de Crolles, des conseillers adjoints, de P.Coste, président d’Un Toit Pour Tous-Développement et des salariés et bénévoles d’Un Toit Pour Tous. 

Il n’est pas exagéré d’écrire que cette inauguration est un signe de plus dans une démarche exemplaire à plus d’un titre.

Commençons par le bâti : il s’agit d’une villa individuelle (T5) avec jardin qui a pu être visitée sous la conduite des salariés d’UTPT. Le parcours a suscité des commentaires élogieux sur la qualité des travaux réalisés sur ce grand logement.

Indépendamment d’une remise à neuf totale, une attention toute particulière a été portée à l’isolation et au mode de chauffage : le choix du maitre d’œuvre a été de réhabiliter en minimisant les charges d’occupation des lieux pour des locataires qui ont peu de moyens.

Ce logement sera attribué par la commune à un ménage dans le besoin.

Exemplaire est aussi l’insertion de ce nouvel habitat dans le tissu urbain, social, municipal de la Ville de Crolles.

Le discours de Monsieur le Maire, P.Lorimier, la réponse du Président d’UTPT-D, P.Coste, l’ont bien montré : on est gagnant sur plusieurs plans avec une telle opération.

Un bâti, propriété de la Ville, devenait peu habitable,

réhabilité, il a maintenant une utilité sociale : loger des gens dans le besoin. réhabilité, il contribue à la revalorisation du patrimoine de la commune. réhabilité, il fait maintenant partie du parc de 411 logements très sociaux confié par UTPT-D à Territoires AIVS, l’agence immobilière à vocation sociale de l’ensemble Un Toit Pour Tous, au fin d’une Gestion Locative Adaptée … aux personnes en difficulté.

« Et ce n’est pas fini » : avant de passer aux petits fours Monsieur le Maire évoque qu’il a d’autres projets de réhabilitation du bâti ancien de sa commune avec un souci de développement de la mixité sociale.

Du travail pour Un Toit Pour Tous en perspective !

Cela tombe bien : c’est un des objectifs de l’association de se développer dans le Grésivaudan !

Inauguration Crolles

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