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Un Toit Pour Tous

UTPT se donne pour mission de favoriser l’accès et le maintien dans un logement décent des personnes à faibles ressources en lien avec les collectivités locales.

Publié le 04.11.2026 à 10:39

Le 15 octobre, nous étions réunis à Tullins pour une journée qui comptait pour la vie de notre association : le vote de notre nouveau projet associatif pour la période 2027-2032. 

Adhérent·es, bénévoles et salarié·es ont pris le temps de se retrouver, d’échanger et de réfléchir ensemble aux orientations qui guideront Un Toit Pour Tous dans les prochaines années. Car adopter un projet associatif ne se résume pas à un vote : c’est aussi l’occasion de mieux se l’approprier et de réfléchir à la manière dont chacun et chacune peut le faire vivre dans ses engagements. 

Mieux comprendre ce qui nous rassemble 

La journée a été ponctuée de témoignages qui ont mis en lumière la complémentarité entre bénévoles, salarié·es et propriétaires solidaires. À travers leurs expériences, ils ont illustré concrètement comment les compétences et les engagements de chacun se rejoignent au service des locataires et des personnes accompagnées.  

L’atelier collectif et les échanges qui ont suivi ont permis de poursuivre cette réflexion, avec du temps pour partager les points de vue et se projeter ensemble. 

À la découverte de Passiflore 

L’après-midi, une visite de Passiflore a permis aux participant·es de découvrir les activités de cette association partenaire et l’accompagnement qu’elle propose aux personnes éloignées de l’emploi. Les échanges avec Marc Bourguin, directeur de la structure, et les deux conseillères en insertion professionnelle, ont été l’occasion de mieux comprendre leur travail et de poser de nombreuses questions. 

Cette visite a permis également de rappeler les liens étroits entre insertion par le logement et insertion par l’emploi. Disposer d’un logement stable facilite les démarches professionnelles, avoir un travail contribue fortement à l’accès et au maintien dans un logement. Les deux associations agissent de manière complémentaire pour favoriser l’autonomie et améliorer les conditions de vie des personnes en situation de précarité.  

Faire vivre nos engagements 

Cette journée a également été l’occasion de relayer la mobilisation nationale « Et si nous arrêtions vraiment ? », portée par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et l’Uniopss. Face aux besoins croissants et aux moyens insuffisants dont disposent les associations, cette campagne alerte sur les conséquences possibles pour les personnes qu’elles accompagnent. 

Pour Un Toit Pour Tous, défendre le droit au logement, c’est aussi rappeler l’importance de donner aux associations les moyens d’agir dans la durée. 

Le vote de ce nouveau projet associatif marque une étape. À nous maintenant de continuer à le faire vivre, ensemble, dans nos actions et nos engagements au quotidien. 

L’article Un Toit Pour Tous adopte son projet associatif 2027-2032 est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 04.11.2026 à 09:56

Paul Coste est le président d’Un Toit Pour Tous depuis le mois de juin après en avoir été le trésorier depuis huit années.  

Bonjour Paul, peux-tu te présenter en quelques mots ? 

J’habite à Grenoble et je suis père de deux enfants et grand père de quatre petits-enfants. Né dans la Drôme, j’ai vécu mon enfance en Ardèche. C’est la pratique de la montagne qui m’a incité à venir faire mes études à Grenoble en sciences économiques et sciences politiques. J’ai fait aussi beaucoup d’alpinisme, d’escalade. Je continue à faire du ski de fond et du ski de randonnée, notamment en étant encadrant au Club alpin français. 

Quel a été ton parcours professionnel ? 

Ma passion pour les activités sportives de montagne m’a incité à rester dans le bassin grenoblois. J’ai fait ainsi toute ma carrière au service des mairies, à Grenoble pour l’essentiel. Dans ce cadre, j’ai suivi une formation en finances publiques et gestion et j’ai ainsi pu développer des compétences à ce sujet. J’ai fini ma carrière en étant directeur général adjoint des services de la mairie de Grenoble avec 200 salariés sous ma responsabilité et en devant rendre compte à l’équipe de direction, au maire, et aux 59 élus. J’ai beaucoup aimé mes activités professionnelles. Je suis retraité depuis début 2018.  

Comment t’es-tu intéressé au mal logement ? 

Je ne travaillais pas directement sur la question du mal logement, mais certains de mes collaborateurs, contrôleurs de gestion, suivaient des organismes publics, dont des bailleurs sociaux, ou des SEM, où la ville était majoritaire. Je ne connaissais pas bien le domaine du logement social et je trouvais que c’était bien de m’y impliquer.  Je me suis donc formé à ce sujet.  

Comment as-tu connu Un Toit Pour Tous ?  

J’avais souscrit des parts dans la Société civile immobilière « Ensemble Offrir Un Toit », en 2005 dont Jacques Deschamps était le gérant, mari d’Annie Deschamps, 1ère adjointe à la mairie de Grenoble avec qui je travaillais. Jacques Deschamps était alors trésorier d’Un Toit Pour Tous.   

Qu’est ce qui t’a motivé à t’investir à Un Toit Pour Tous ?  

Lorsque Jacques Deschamps a su que je prenais ma retraite, il m’a sollicité afin que je lui succède à la fonction de trésorier. J’avais envie de ne pas avoir une rupture trop forte avec mon activité professionnelle. Lorsque je travaillais pour une collectivité territoriale, j’étais au service des habitants. En étant dans une association comme Un Toit Pour Tous, je peux continuer à être utile aux habitants du territoire notamment aux personnes les plus défavorisées qui ont besoin de logements.  

Quel a été ton rôle de bénévole à Un Toit Pour Tous ? 

Je suis tout de suite devenu trésorier en étant coopté au conseil d’administration puis élu au bureau. J’ai été trésorier jusqu’au mois de juin 2026. Puis j’ai été élu président, à la suite du départ de Michèle Daran. Je suis aussi président de la coopérative Un Toit Pour Tous Développement depuis 2021, à la suite du décès de François Gilet qui en avait assuré la présidence pendant une quinzaine d’années.  

Je m’implique dans les travaux du GAST (groupe d’appui aux services techniques) qui est en interaction avec les services maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre. J’essaye aussi de suivre le groupe Mécénat. J’ai également récemment participé au groupe des Bricoleurs. J’aime bricoler. De plus, cela m’a permis récemment de rencontrer des bénéficiaires de nos actions. Je me suis rendu compte que ce contact direct me manquait, n’ayant que trop rarement l’occasion de les rencontrer.   

Toutes ces activités m’ont permis de côtoyer la plupart des salariés d’Un Toit Pour Tous et de découvrir leurs grandes qualités humaines et professionnelles. 

Comment t’es-tu retrouvé président d’Un Toit Pour Tous ?  

C’est un choix réfléchi, né d’une transition naturelle : après l’élection de Michelle Daran au conseil municipal de Grenoble, il a fallu assurer rapidement la relève. Par mes fonctions, j’avais acquis de l’expérience et des connaissances concernant les diverses activités d’Un Toit Pour Tous. Donc, sans l’avoir activement cherchée, ma candidature est apparue comme une évidence pour le bureau. De plus, avec l’âge, je fais moins de montagne et d’escalade et dispose donc de plus de disponibilités pour m’investir pleinement.  

Comment as-tu fait évoluer les statuts de la Coopérative Un Toit Pour Tous développement ? 

Lorsque je suis arrivé au comité de direction de la coopérative, les collègues m’ont dit que la coopérative peinait à se développer par manque de fonds propres. La solution était d’ouvrir son capital aux particuliers. Mais cela demandait un gros investissement en temps et énergie, avec d’importants aspects juridiques. Ce projet m’a passionné durant trois ans. Avec l’aide précieuse du directeur Arthur Lhuissier, nous avons pu en 2022 faire évoluer la coopérative, qui existait depuis 2006, en foncière solidaire. Il a fallu faire de très nombreuses démarches, afin d’être agréé auprès du ministère du Logement. Cet engagement, avec des enjeux financiers et juridiques, correspondait à ce que je savais faire et s’inscrivait dans la continuité de mon activité professionnelle.  

Quels sont les enjeux pour les années à venir ? 

Les enjeux pour les années à venir concernent notre capacité d’adaptation à l’évolution globale de la société. Comment sera traité le logement social et très social dans les années à venir, vu la situation financière de la France ? Est-ce que les collectivités locales telles que la Métropole ou le Pays Voironnais, vont continuer à nous soutenir ? Les évolutions politiques peuvent faire bouger les choses. Sachant qu’un Toit Pour Tous a une cinquantaine de salariés, nous devons prendre des décisions qui ne conduisent pas la structure dans le mur. En tant que financier, je suis prudent et je veille, avec le bureau, à éviter des choix qui pourraient s’avérer dangereux économiquement.  

Comment vis-tu ton engagement à Un Toit Pour Tous ?  

J’ai de bonnes relations avec tous les salariés que je connais pour la plupart et avec les bénévoles.  

J’ai la chance d’avoir Arthur Lhuissier comme directeur général, il est très rassurant pour moi. Le rôle d’un président est de veiller à ce que chaque membre du Bureau et du CA trouve sa place dans des conditions sereines. Dans l’atmosphère actuelle, je me sens bien. Je ne chercherai pas à m’accrocher à la fonction : je ne suis pas là pour diriger et je n’aime pas être au-devant de la scène. Je me suis toujours senti plus à l’aise dans un rôle de conseiller. Cependant, lorsqu’il faut présider une assemblée générale ou la journée des salariés et adhérents, j’assure pleinement ce rôle.  

Quels sont les temps forts de l’association pour toi ?  

Les journées adhérents-salariés sont le moment le plus important dans la vie de l’association. Elles nous donnent le sentiment de former un véritable collectif. Par ailleurs, pour la visibilité extérieure d’Un Toit Pour Tous, les rencontres annuelles sont à la fois nécessaires et enrichissantes.  

Quel est l’événement qui t’a le plus marqué à l’association ?  

J’avais beaucoup aimé la « nuit de la solidarité » en 2019 dont le but était de dénombrer le nombre de personnes sans domicile à un moment et sur un territoire précis, que ce soit celles et ceux qui sont en centre d’hébergement, qui dorment dans leur voiture ou chez des tiers, et évidemment les personnes qui sont à la rue. Des petits groupes de bénévoles avaient été constitués pour sillonner les rues de l’agglomération. C’était une façon d’interpeller la population et les élus, mais aussi de mobiliser des bénévoles et en particulier d’en recruter de nouveaux. C’était une organisation logistique importante.  

Un mot pour conclure ? 

Mon souhait est de réussir une présidence utile et apaisée pour les bénévoles et les salariés.  

L’article Paul Coste : réussir une présidence utile face au mal-logement est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 02.11.2026 à 11:10

>octobre 2026 Etre humain Journal de la Fondation pour le logement de défavorisés N°133 

Encadrement des loyers : le sursis ne suffit pas. 

Se mobiliser pour le pérenniser et le renforcer ! 

« Faire renaître le contrat social » 

  1. Noblecourt président du collectif Alerte :il nous permet de faire véritablement société en garantissant à chacune et chacun l’accès aux droits essentiels ». Il faut impérativement donner des ressources aux associations pour répondre à l’urgence sociale.

 

>octobre 2026 Fontaine rive gauche Magazine de la Ville de Fontaine n° 412 

Subvention à l’association Un Toit Pour Tous… 

…votée par le conseil municipal de Fontaine (Séance du 14 septembre) dans le cadre de la participation des communes au relogement des personnes hébergées dans les locaux de Grenoble Alpes Métropole depuis la fin de l’année 2025. La commune accorde ce soutien financier (15 550 euros pour 2027) à défaut d’avoir pu identifier avec les services de la Métropole un logement adéquat et susceptible d’être aménagé sur le territoire communal. « Elle participe ainsi à des solutions de relogement dignes et adaptées à la situation sociale des personnes concernées ».  

 

>29 octobre 2026 Le Monde 

Le permis de louer plébiscité par les collectivités 

Déjà mis en œuvre dans plus de 700 communes cet outil permet de lutter contre l’insalubrité. 

 

>28 octobre 2026 Le Dauphiné Libéré 

Fiscalité. Une nouvelle taxe sur les logements vacants en 2027 

A partir du 1-1-2027la taxe d’habitation sur les résidences secondaires  et celle sur les logements vacants vont être fusionnées. Dans les zones tendues les communes appliqueront obligatoirement  la taxe à partir d’1 an de vacance avec des taux compris entre 17 et 60 % de la valeur locative du bien. 

Location. Loyers impayés : le délai abaissé à six semaines … 

…depuis le 1-10-2026. Jusque-là le locataire disposait de 2 mois. 

 

>24 octobre 2026 Le Monde 

Le sénat adopte la prolongation du plafonnement des loyers 

Le dispositif est reconduit pour 2 ans dans les 71 villes qui l’expérimentent déjà. 

 

>18 octobre 2026 Le Monde 

Les associations contraintes de réduire la voilure 

La baisse des financements continue et a un impact sur les activités et les emplois d’un secteur qui représente 9% des salariés du privé. 

 

>16 octobre 2026 Le Monde 

La fiabilité des donnée utilisées pour l’encadrement des loyers contestée … 

…par la Cour des comptes qui souligne des « biais structurels » dans la collecte des informations employées pour fixer les plafonds. 

 

>7 octobre 2026 Le Monde 

Idées. Le logement n’apparait jamais très haut dans les programmes électoraux 

La déléguée générale du laboratoire d’idées Idheal dénonce la quasi-absence dans les débats de la question du logement, alors que ce sujet témoigne « du type de société défendue ou critiquée : plus égalitaire ou excluante » 

Ce n’est pas le moment d’affaiblir le droit au logement opposable 

Manuel Domergue, Bernard Lacharme et Nathalie Latour, tous acteurs du monde associatif, déplorent que, près de 20 ans  après l’adoption de la loi DALO, le Parlement fragilise les droits en faveur des mal-logés et des sans-logis. L’Etat tente de se défausser de son obligation et de ses conséquences juridiques. 

 

 >6 octobre 2026 Le Dauphiné Libéré 

Impôts. La « niche Coluche » reconduite en 2027 

23 septembre 2026 Le Monde

La pénurie de logements à louer gagne du terrain 

Dans le parc social comme dans le parc privé les taux de rotation, la part de locataires quittant leur logement, au profit de nouveaux, est au plus bas 

Mobilisation en faveur de l’encadrement des loyers 

Citoyens et élus cherchent à obtenir un vote favorable au Sénat, le 21 octobre, pour prolonger, voir étendre, la mesure 

Logement social : la loi SRU dans le viseur de Marine Le Pen 

Elle promet, si elle est élue, d’abroger le texte, qui fixe des quotas de logements sociaux. 

 

>21 septembre 2026 Le Dauphiné libéré 

Immobilier. Ce que contient le projet de loi consacré à la crise du logement 

Texte «  Relance et décentralisation du logement » : 

– autorisation pour les propriétaires de louer à partir de 2028 des logements  

classés G et F à la condition express que des travaux soient engagés pour qu’ils atteignent une décence énergétique  

-droit de véto accordé aux maires pour l’attribution de logements sociaux 

-dispositif d’amortissement fiscal pour remplacer le « Pinel » à condition de réaliser des travaux dans l’ancien (20% du prix au lieu de 30% actuellement) 

 

>septembre 2026 Le Monde 

Menaces sur l’emploi dans l’économie sociale et solidaire 

Après 18 400 emplois détruits en 2025, associations, mutuelles ou fondations redoutent une accélération des suppressions de postes. 

 

>10 septembre 2026 Le Dauphiné libéré 

Economie. Loyers : les mauvais payeurs listés ? 

L’idée d’un fichier national a été émise par le ministre du logement. Justification :éviter que des propriétaires retirent leurs biens du marché locatif 

 

>5 septembre 2026 Le Monde 

Pour trouver un logement étudiant, des obstacles en série 

La pénurie de bien en location et l’augmentation des prix placent les étudiants en compétition avec d’autres catégories de populations plus solvables. 

300 000 logements sortis du statut de « passoires Thermiques » 

Un arrêté prévoit de modifier le calcul du diagnostic de performance des bâtiments en faveur du chauffage électrique à partir de 2027. « On casse le thermomètre sans rendre les ex-passoires plus habitables ». 

 

>3 septembre 2026 Le Dauphiné libéré 

Grenoble. Laurence Ruffin joue la « transparence » sur l’avancée des premières mesures. 

Logements vacants : création de la brigade de lutte contre les logements vacants « plutôt en fin d’année », travail lancé « pour mieux identifier la vacance pas seulement en quantité mais aussi en qualité » 

 

>2 septembre 2026 Le Dauphiné libéré 

Grenoble. « La mairie a usé de menaces » : écoles occupées, vers un bras de fer avec la Ville ? 

Selon le Collectif des écoles occupées des menaces de plaintes ont été émises visant le cas où des écoles seraient réoccupées durant l’été. 

Pour L.Ruffin « Etre logé décemment, ce n’est pas être logé dans une école ». 

La Ville invite associations et collectifs à « un premier temps de travail le 23 septembre ». 

L’article Point presse septembre/octobre 2026 est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 02.11.2026 à 11:03

Patrick Viossat est bénévole au sein du collectif Belledonne Solidaire, engagé depuis 2010 dans l’accompagnement de personnes migrantes sans logement à Saint-Martin-d’Uriage. Il participe, avec d’autres membres, à l’accueil et au suivi de familles en grande précarité, notamment à travers des solutions d’hébergement et un accompagnement global. Il a accepté de témoigner de l’action du collectif, de son engagement solidaire et de l’appui du dispositif LASUR (Logement d‘attente en réponse à des situations d‘urgence) porté par Un Toit Pour Tous. 

 

Quand et comment s’est constitué le collectif ? 

Le collectif est né en 2010 à Saint-Martin-d’Uriage, à l’initiative de plusieurs citoyens sensibles à la situation des personnes migrantes sans papiers et sans logement.  

Au départ, l’engagement reposait principalement sur l’accueil familial : plusieurs familles se relayaient pour héberger – sur une période d’environ trois semaines – de jeunes migrants en 

difficulté. Par ailleurs, la mairie a également mis à disposition des hébergements d’urgence transformés en solutions d’accueil plus durables. Depuis la création du collectif, une quinzaine de familles ont ainsi été accompagnées. 

 

Quelle est la composition du collectif ? 

Le collectif est composé de 8 membres qui assurent également l’accompagnement des familles. En parallèle, plusieurs familles, qui complètent l‘équipe, sont très engagées dans l’accueil régulier de migrants en situation de grande fragilité. 

 

Quelles familles accompagnez-vous actuellement ? 

Aujourd’hui, nous accueillons deux familles. L’une originaire de Guinée, suivie en lien avec l’association Un Toit Pour Tous. L’autre famille est afghane.  

 

Pouvez-vous nous parler de la famille accompagnée en collaboration avec Un Toit Pour Tous ? 

Il s’agit d’une famille guinéenne composée des parents et de leurs quatre enfants. Le papa, arrivé seul en France, a d’abord été aidé par le Secours Catholique, qui s’est ensuite tourné vers le collectif pour trouver une solution d’hébergement. 

La famille a ainsi été logée dans un logement mis à disposition par un particulier. Lorsque ce logement a dû être récupéré par son propriétaire, le collectif Belledonne Solidaire a sollicité Un Toit Pour Tous afin d’avoir un logement durable. 

 

Qu’est-ce qui vous a particulièrement interpellé dans leur situation ? 

Evidemment leur détresse. D’autant plus que la présence de très jeunes enfants subissant eux aussi ce sans abrisme, rendait la situation urgente. 

 

En quoi leur situation s’est-elle améliorée ? 

Concernant cette famille, l’objectif était double : assurer un logement stable et collecter suffisamment de ressources financières afin qu’ils puissent au moins payer leur loyer. Par la suite, la famille a obtenu le statut de demandeur d’asile, ce qui leur a permis de bénéficier d’une aide financière de la part de l’OFII. Une fois le titre de séjour obtenu, ils ont pu accéder à des prestations sociales, améliorant ainsi leur situation financière et leur autonomie. 

 

En quoi Un Toit Pour Tous a-t-elle été utile ? 

En tant que bailleur social, Un Toit Pour Tous a été d’un appui significatif en particulier sur le plan administratif. Cela a permis de trouver un logement correspondant aux besoins d’une 

famille nombreuse.

L’article Un Toit Pour Tous soutient des collectifs citoyens – L’engagement de Belledonne Solidaire est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 19.10.2026 à 12:03

Ce mardi 29 septembre 2026 Un Toit pour Tous était invitée par la Fondation du groupe SAMSE à présenter aux salariés, au siège social de celle-ci, ses actions et l’exposition « Considérables » réalisée par Un Toit Pour Tous avec les photographies de Jean Louis Chenevas. Environ 40 salarié(e)s du siège de cette société ont assisté à cette intervention.

Distributeur de matériaux et d’outillage, le groupe SAMSE, dont le siège social est à Grenoble, s’étend en France au travers de 410 points de vente, avec 7000 salariés.

La Fondation SAMSE : des performances au service de la solidarité

Créée en 2018, la Fondation Groupe SAMSE répond à une prise de conscience : « Nous avons la chance de travailler dans une belle entreprise, qui a toujours réalisé de bonnes performances. Le partage étant dans la culture du groupe, une partie de ces ressources est affectée au profit d’actions d’intérêt général. »

Cette année, elle soutient 32 projets parrainés par des salariés. Cela concerne le mal logement mais aussi le secteur de la santé et du handicap, de l’enfance, du droit des femmes et de l’insertion. Trois fois par an, la direction de la fondation étudie les propositions de financements et fait des choix en essayant d’apporter des soutiens dans différents secteurs. L’action contre le mal logement est importante pour la fondation, car elle est très proche de ses domaines d’activités orientés vers les fournitures pour la construction et la réhabilitation.

Un engagement durable qui fait partie de la culture de la SAMSE

Une à deux fois par an, il est proposé aux salariés du siège de la SAMSE d’assister à des présentations d’associations partenaires de la fondation et à des ateliers en lien avec ses actions. Ce 29 septembre, il a été présenté l’association nationale « zéro exclusion énergétique » puis Un Toit Pour Tous. Stéphanie Rouanet, chargée de communication, a présenté rapidement les spécificités de celle-ci en insistant sur le fait qu’il s’agit d’une structure locale avec des actions concrètes ciblées pour faire face au mal logement.

Sylvie Zapata Brel, administratrice d’Un Toit Pour Tous, a insisté sur le fait que le partenariat est très ancien, initié il y a plus de dix ans, par un cadre de la SAMSE, Jean Jacques Chabanis et un bénévole d’Un Toit Pour Tous, Yves Noirclerc. Cela a débuté par des bons d’achats dans les magasins du groupe afin d’aider à la rénovation des logements dont Un Toit Pour Tous a la charge, puis par diverses opérations de collectes de dons associant les salariés du groupe : des engagements spontanés, humains et sincères.

La création de la fondation de la SAMSE a permis de renforcer, structurer et professionnaliser cette collaboration.

Comme l’a dit Sylvie Zapata-Brel aux salarié(e)s présents :

« Jean Jacques Chabanis a planté la graine, la Fondation l’arrose régulièrement. Mais l’arbre, c’est vous qui le faites vivre, par votre travail quotidien. Votre engagement fait partie de votre culture. J’ai pu le voir au fil des années lors des rencontres que j’ai pu faire au siège ou dans les magasins. Merci à vous »

Une exposition pour montrer le visage de nos actions

L’objectif de l’exposition de photographies « Considérables » est de montrer que derrière les chiffres sur le mal-logement, il y a des êtres humains pour qui le logement est essentiel pour se bâtir un avenir. Sa présentation par Jean Louis Chenevas dans les couloirs du siège social de la SAMSE, a permis à une trentaine de salariés de toucher du doigt l’humanité de l’action contre le mal logement. Cette exposition y demeurera durant trois semaines. Cela montre son utilité pour donner à voir concrètement à nos partenaires les visages de notre action.

Pour Un Toit Pour Tous ce type de partenariat dans la durée est exemplaire et permet d’avoir des ressources complémentaires indispensables. Il est vraiment nécessaire de poursuivre le développement de ces partenariats avec de nombreuses entreprises iséroises.

L’article La mise en lumière d’un partenariat exemplaire est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 17.09.2026 à 11:36

À Grenoble, la production de logements très sociaux s’appuie aussi sur des partenariats avec les collectivités territoriales. Chaque année, la Ville contribue ainsi à l’acquisition réhabilitation de 10 à 15 logements en lien avec l’association Un Toit Pour Tous. Entretien avec François Molard, directeur général adjoint Ville Résiliente de la Ville de Grenoble, sur les enjeux du logement très social et la mobilisation du parc existant.

 

Le logement très social constitue un enjeu majeur pour Grenoble. Pouvez-vous nous éclairer sur les besoins identifiés sur le territoire ?

Les besoins sont aujourd’hui très importants et dépassent largement notre capacité de production. On compte environ 8 000 demandeurs de logements sociaux sur la ville, dont la moitié en première demande. Parmi eux, au moins la moitié relèvent des plafonds PLAI, donc du logement très social.
Enfin, il y a près de 4 500 personnes domiciliées au CCAS, souvent en situation d’hébergement chez des tiers (50%), en structure d’hébergement d’urgence ou à la rue, qui auraient besoin d’un logement autonome.

Si l’on agrège ces données, j’estime à environ 7 000 le nombre de logements nécessaires, sans même compter les situations de mal-logement ou d’inadaptation des logements existants. Le constat est clair : le besoin est massif et structurel, et il excède très largement la production actuelle.

En quoi la production de logements très sociaux, dans le diffus, comme le propose Un Toit Pour Tous, vous semble-t-elle pertinente ?

Ce modèle est particulièrement intéressant car il répond à plusieurs enjeux simultanément. D’une part, il permet de loger des ménages qui en ont le plus besoin. D’autre part, il contribue à remobiliser le parc existant, notamment les logements vacants ou très dégradés.

Aujourd’hui, un des principaux gisements pour produire du logement social se trouve justement dans ce parc existant. Le diffus permet d’agir de manière fine, sans attendre de grandes opérations d’aménagement.

C’est une approche qui mérite d’être largement développée, car elle est à la fois pragmatique et adaptée aux réalités du territoire.

Pourquoi ce mode de production est-il intéressant en complément des modèles classiques de logement social ?

Nous arrivons à un moment charnière. Les grandes opérations d’aménagement, comme celles des ZAC Flaubert ou Presqu’île, vont progressivement se raréfier dans les dix prochaines années. Les opportunités foncières de grande ampleur vont diminuer.

Dans ce contexte, le renouvellement et la transformation du parc existant deviennent essentiels. Une grande partie du parc des années 1960, par exemple, nécessite aujourd’hui une remise à niveau.

Le modèle porté par Un Toit Pour Tous s’inscrit pleinement dans cette logique. Il apporte aussi une dimension essentielle : l’accompagnement social des ménages.

Par ailleurs, la production globale de logements sociaux reste insuffisante face à la demande. Le secteur privé ne répond pas aux besoins des habitants les plus modestes. Dès lors, la réponse passe nécessairement par des formes de logement dites « publiques », allant du BRS (bail réel solidaire) jusqu’au logement très social.

Diversifier les modes de production, y compris avec des approches hybrides ou expérimentales, est donc indispensable.

Quels leviers pourraient permettre de développer ce type de projets ?

Le principal levier est collectif. Aucun acteur ne peut répondre seul à ces enjeux. Il est nécessaire de structurer un véritable plan de mobilisation à l’échelle du territoire.

Cela pourrait passer par un plan de mobilisation associant la Ville, la Métropole, l’EPFL, les bailleurs sociaux et des acteurs comme Un Toit Pour Tous. L’idée serait de contractualiser sur des objectifs communs, à la fois en volume de production et en engagement financier. Ce plan devrait s’inscrire dans la durée, sur au moins cinq ans, afin de stabiliser les actions et permettre de « lancer la machine ».

Il s’agit aussi de mieux organiser la mise en relation entre la demande très sociale et le parc à transformer. Le vieillissement du parc immobilier et les opportunités de vente constituent aujourd’hui un contexte favorable pour agir.

Enfin, il est important d’ouvrir le champ des possibles, en s’inspirant d’expérimentations menées ailleurs, comme certaines formes de coopération entre copropriétaires. Ces modèles hybrides, complémentaires du logement social traditionnel, peuvent aussi contribuer à répondre à la diversité des besoins.

L’article « Il faut répondre à une demande sociale avec des moyens adaptés » est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


END

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