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Humans Right Watch enquête sur les violations des droits humains commises à travers le monde

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13.01.2026 à 06:00

Arabie saoudite : Nombre record d'exécutions en 2025

Human Rights Watch

Click to expand Image La place Al-Safat, à Riyad, en Arabie saoudite, photographiée le 18 août 2022 ; de nombreuses exécutions publiques ont précédemment eu lieu ici. En 2025, la plupart des exécutions dans ce pays ont eu lieu dans des cours de prisons.  © 2022 Johannes Sadek/dpa/picture alliance via Getty Images

(Beyrouth) – Les autorités saoudiennes ont exécuté au moins 356 personnes en 2025, ce qui constitue un nombre annuel record dans ce pays depuis que ces statistiques sont suivies, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. C'est la deuxième année consécutive pour laquelle les autorités saoudiennes ont établi un nouveau triste record, suite aux 345 exécutions enregistrées en 2024. 

« La fin de l'année 2025 a cristallisé une tendance horrifiante en Arabie saoudite, avec une hausse record du nombre d'exécutions pour la deuxième année consécutive », a déclaré Joey Shea, chercheuse sur l'Arabie saoudite à Human Rights Watch. « Les gouvernements d’autres pays devraient immédiatement faire pression sur les autorités obéissant au prince héritier Mohammed ben Salmane, afin qu'elles mettent fin à tout futur projet d’exécution. »

Les exécutions de ressortissants étrangers pour des infractions non mortelles liées à la drogue ont été l’un des principaux facteurs de la forte augmentation du nombre d’exécutions en Arabie saoudite en 2025. Selon les organisations non gouvernementales Reprieve et l'Organisation européenne pour les droits humains en Arabie saoudite (European Saudi Organization for Human Rights, ESOHR), 240 des personnes exécutées avaient été condamnées pour des infractions non mortelles liées à la drogue, et 188 d'entre elles étaient des ressortissants étrangers. Selon les deux organisations, les autorités ont exécuté 98 personnes en 2025 pour des accusations liées uniquement au haschisch. 

Parmi les personnes exécutées figuraient au moins deux hommes reconnus coupables de crimes qu'ils auraient commis alors qu'ils étaient enfants. Le 20 octobre, les autorités ont exécuté Abdullah al-Derazi, qui avait été condamné à mort pour terrorisme pour avoir participé à des manifestations et à des cortèges funéraires. Al-Derazi, âgé de 17 ans au moment des faits présumés en 2012, appartenait à la minorité musulmane chiite du pays, qui subit depuis longtemps une discrimination et des violences systématiques de la part du gouvernement.

Le 21 août, les autorités ont exécuté Jalal al-Labbad, qui était âgé de 15 ans au moment des faits qui lui étaient reprochés. Les autorités saoudiennes ont arrêté al-Labbad en 2017 pour avoir participé à des manifestations et à des cortèges funéraires, a rapporté l'ESOHR. Al-Derazi et al-Labbad auraient tous deux été torturés par les autorités saoudiennes pendant leur détention.

Plusieurs accusés poursuivis pour des crimes commis alors qu'ils étaient mineurs risquent d'être exécutés sous peu, notamment Yousef al-Manasif, Ali al-Mabiouq, Jawad Qureiris, Ali al-Subaiti, Hassan al-Faraj et Mahdi al-Mohsen, a déclaré Human Rights Watch. 

Le 14 juin, les autorités saoudiennes ont exécuté Turki al-Jasser, un journaliste connu pour avoir dénoncé la corruption au sein de la famille royale saoudienne, ce qui soulève des inquiétudes quant au fait que le gouvernement saoudien utilise la peine de mort pour réprimer la dissidence pacifique. 

Le droit international relatif aux droits humains, y compris la Charte arabe des droits de l'homme, ratifiée par l'Arabie saoudite, exige que les pays qui recourent à la peine de mort ne le fasse que pour les « crimes les plus graves » et dans des circonstances exceptionnelles. En novembre 2022, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a publié une déclaration sur le nombre « alarmant » d'exécutions en Arabie saoudite après la fin d'un moratoire officieux de 21 mois sur l'application de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue.

Human Rights Watch s'oppose par principe à la peine capitale dans tous les pays et en toutes circonstances, car cette forme de punition est inhumaine, unique par sa cruauté et son irréversibilité, et universellement entachée d'aspects arbitraires, de préjugés et d'erreurs. Le droit international, y compris la Convention relative aux droits de l'enfant, à laquelle l'Arabie saoudite est partie, comporte l'interdiction absolue de la peine capitale pour les crimes commis par des enfants.

« Les célébrités, les athlètes et autres personnes cherchant à tirer profit des tentatives de l'Arabie saoudite de blanchir son bilan en matière de droits humains devraient plutôt penser au nombre d'exécutions prévues en 2025, et se demander si l'argent vaut la peine d'être associé à cette vague de meurtres », a observé Joey Shea. 

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13.01.2026 à 06:00

En RD Congo, la justice n’a toujours pas été rendue pour le meurtre de deux experts de l’ONU

Human Rights Watch

Click to expand Image Zaida Catalán et Michael Sharp. © 2017 Instagram/Zaida Catalán ; John Sharp

En mars 2017, des images vidéo granuleuses ont montré des hommes armés conduisant Zaida Catalán, une Suédoise de 36 ans, et Michael Sharp, un Américain de 34 ans, dans la savane, avant de les forcer à s’asseoir et de les abattre. Les meurtres brutaux de ces deux enquêteurs des Nations Unies – et la disparition de leur interprète congolais et des trois chauffeurs de moto qui les accompagnaient – ​​ont provoqué une onde de choc en République démocratique du Congo et au sein de la communauté internationale, notamment parmi les chercheurs et les défenseurs des droits humains travaillant en Afrique centrale.

Près de neuf ans plus tard, les familles, amis et collègues de Zaida Catalán et de Michael Sharp attendent toujours que justice soit rendue.

Les deux enquêteurs avaient été enlevés et exécutés alors qu’ils documentaient des massacres perpétrés dans la région du Kasaï, en RD Congo. Si le gouvernement du président Joseph Kabila a initialement imputé les meurtres à la milice Kamuina Nsapu, des reportages courageux de journalistes congolais et internationaux ont mis en évidence le rôle de hauts responsables de l’État.

Bien qu’un tribunal militaire congolais ait condamné plus de 50 personnes en 2022 pour leur implication dans les meurtres de Zaida Catalán et de Michael Sharp, le procès n’a pas pris en compte les preuves de complicité de l’État, notamment des images vidéo montrant des agents gouvernementaux facilitant le déplacement des experts vers le lieu de l’embuscade. Il a été entaché d’autres irrégularités, notamment des accusés jugés par contumace et des allégations de subornation de témoins. Une décision en appel est attendue prochainement.

La semaine dernière, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de la RD Congo a publié un communiqué exhortant le pouvoir judiciaire à examiner le rôle de tous les individus cités dans les enquêtes officielles, y compris celles qui auraient commandité le double meurtre, avant la clôture du dossier. La Commission a également appelé la justice à prendre toutes les mesures nécessaires pour élucider le sort des quatre Congolais qui accompagnaient les experts et à garantir que justice soit également rendue pour les nombreuses victimes congolaises des tueries de masse dans la région du Kasaï. Paul Nsapu, le président de la Commission, a ensuite accordé une interview à Radio France Internationale, réitérant ces appels et ajoutant qu’il disposait de preuves pouvant permettre de « remonter jusqu’aux commanditaires, jusqu’aux auteurs intellectuels ».

Les autorités congolaises devraient tenir compte de ces appels. Les familles de Michael Sharp et de Zaida Catalán, ainsi que celles des victimes congolaises, méritent que toute la vérité soit faite. Une justice digne de ce nom implique de démasquer et de poursuivre tous les responsables, quels que soient leur rang, et de promouvoir un État de droit qui protège les défenseurs des droits humains.

13.01.2026 à 01:10

Iran : La coupure d'Internet dissimule des atrocités

Human Rights Watch

Click to expand Image Une foule de manifestants défilaient dans un quartier central de Téhéran, en Iran, le 29 décembre 2025. © 2025 Agence de presse Fars/AP Photo

(Beyrouth) – Les autorités iraniennes ont considérablement intensifié leur répression meurtrière contre des manifestants depuis le 8 janvier, et des informations crédibles indiquent que les forces de sécurité procèdent à des meurtres à grande échelle dans tout le pays. Depuis le 8 janvier, les autorités ont imposé une coupure d'Internet à l'échelle nationale, ce qui a entraîné de sévères restrictions en matière de communications.  

Des organisations de la société civile iranienne et les médias ont rapporté que le nombre de morts s'élevait à plusieurs milliers. Cependant, la coupure d'Internet a considérablement entravé les efforts visant à corroborer les meurtres illégaux et autres violations. Human Rights Watch recueille actuellement des éléments de preuve concernant les meurtres, notamment en vérifiant des vidéos provenant de morgues et d'hôpitaux, et en recueillant divers témoignages.

Les pays membres des Nations Unies devraient d’urgence exhorter les autorités iraniennes à mettre fin aux effusions de sang, à accorder un accès immédiat et sans entrave à la Mission d'établissement des faits internationale indépendante sur l'Iran mandatée par l'ONU, et à rétablir l'accès à Internet. 

Le climat d'impunité systémique qui règne actuellement a permis aux autorités iraniennes de commettre à plusieurs reprises divers crimes au regard du droit international, notamment des meurtres, des actes de torture, des viols et des disparitions forcées, afin d'éliminer et de punir toute tentative de dissidence. Cela met en évidence l'importance d'un contrôle international ainsi que de la collecte et de la conservation des preuves, afin de faciliter de futures poursuites pénales, a déclaré Human Rights Watch. 

Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch, a fait la déclaration suviante : 

« Malgré la coupure d'Internet dans tout le pays, des informations faisant état de meurtres à grande échelle de manifestants par les forces de sécurité iraniennes, ainsi que d'autres crimes et violations odieuses, continuent d'affluer. Des personnes détenues risquent d'être exécutées secrètement et arbitrairement, les autorités ayant accusé les manifestants d'être des “ennemis de Dieu”, ce qui est passible de la peine de mort. Le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Conseil des droits de l'homme devraient d’urgence dénoncer l'escalade des atrocités, et avertir les responsables iraniens et les forces de sécurité qu'ils devront un jour répondre de leurs actes devant la justice. »

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France Info (itw B. Jeannerod)  

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