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▸ Les 14 dernières parutions

12.01.2026 à 17:09

Chez les primates, des comportements homosexuels anciens et liés à de multiples facteurs

FRANCE24

"La diversité des comportements sexuels est très courante dans la nature, parmi les espèces et dans les sociétés animales; aussi importante que de s'occuper de ses petits, combattre un prédateur ou chercher de la nourriture", explique à l'AFP Vincent Savolainen, principal auteur de cette étude publiée dans Nature Ecology & Evolution. Des comportements sexuels entre individus de même sexe (CSS) - monte, stimulation des organes génitaux... - ont été documentés chez plus de 1.500 espèces animales. Mais pendant longtemps, ils ont été observés de manière "anecdotique" par les chercheurs qui y voyaient un "paradoxe darwinien" alors que l'évolution repose sur la transmission des gènes par la reproduction, note le biologiste. De récentes études ont pourtant montré que ce trait avait une composante héréditaire et pouvait avoir un avantage évolutif. Chez les macaques rhésus de Puerto Rico, que M. Savolainen étudie depuis huit ans, les mâles ayant des rapports sexuels entre eux peuvent former des coalitions, ce qui leur permettrait peut-être d'avoir accès à plus de femelles et donc d'avoir plus de petits. Cependant, les analyses comparatives susceptibles de révéler les facteurs non-génétiques influençant l'expression de ce trait demeurent pour le moment limitées. "Stratégie sociale flexible" M. Savolainen et ses collègues ont épluché la littérature scientifique pour rassembler les données existantes sur 491 espèces de primates non-humains. Ils ont mis en évidence de tels comportements chez 59 d'entre elles, que ce soit chez les lémuriens, les singes des Amériques, d'Afrique ou d'Asie ou les singes anthropoïdes. Ce qui suggère une "racine évolutive profonde" de ce trait, notent les chercheurs, qui ont ensuite analysé l'influence du contexte environnemental, de l'"histoire de vie" (espérance de vie, morphologie...) et de l'organisation sociale sur son expression. Les CSS sont ainsi plus fréquents chez les espèces vivant dans des environnements rudes, avec des ressources alimentaires limitées, comme les macaques de Barbarie. Ou lorsque celles-ci sont exposées à un risque élevé de prédation, comme chez les vervets (de petits singes africains). Signe que ces comportements pourraient aider à gérer les tensions au sein du groupe lors de périodes de stress. Ils sont aussi plus courants chez les singes où mâles et femelles ont des différences de taille marquée, comme les gorilles des montagnes. Or le dimorphisme sexuel est souvent associé à des groupes sociaux plus importants, à une compétition intense et à des hiérarchies plus strictes, alors que les espèces où mâles et femelles sont de taille équivalente vivent généralement en couple ou en petits groupes familiaux. Ces différents facteurs interagissent entre eux: les traits d'histoire de vie sont façonnés par des facteurs environnementaux influençant à leur tour la complexité sociale, qui conduit à la prévalence des CSS. Ces résultats suggèrent que ces comportements sont une "stratégie sociale flexible, utilisée pour renforcer les liens sociaux, gérer les conflits ou construire des alliances en fonction des pressions écologiques et sociales", écrivent les auteurs. Ils avancent l'hypothèse que des facteurs similaires auraient pu intervenir chez les hominines ancestraux et même chez les humains actuels. "Nos ancêtres ont certainement dû faire face aux mêmes complexités environnementales et sociales", estime M. Savolainen. "Mais il y a des choses complètement propres à l'être humain, avec une complexité d'orientation sexuelle, de préférence, dont on ne s'occupe pas du tout", précise le biologiste de l'évolution. Dans un commentaire accompagnant la publication de l'étude, l'anthropologue Isabelle Winder juge "enthousiasmante" les méthodes d'analyse comparative utilisée par les auteurs. Elles peuvent "peut-être pour la première fois éclairer de manière réaliste certaines des complexités de l'évolution de comportements +quasi humains+" comme l'utilisation d'outils, le langage symbolique ou les comportements liés à la mort.

12.01.2026 à 17:07

Kiev enterre un secouriste tué dans une attaque de drone russe

FRANCE24

"Il n’y a guère de profession plus noble que celle de secouriste, quelqu’un qui, d’une manière ou d’une autre, sauve des vies", lance le prêtre à l'intention de la centaine de civils et d’ambulanciers secoués de sanglots, tête baissée. Au début de l’invasion de l’Ukraine, en février 2022, Serguiï Smolyak, 56 ans, avait fui les troupes russes qui avançaient vers la région méridionale de Kherson, où il exerçait depuis plus de 25 ans. Il a finalement perdu la vie à Kiev, victime d'une double frappe russe au petit matin vendredi, au moment où il portait secours aux habitants d’un immeuble de la capitale touché par un drone quelques instants plus tôt. "Il était très gentil, toujours calme et posé. Il a sauvé tant de gens", se souvient Ryta Dorosh, une infirmière et collègue de Serguiï Smolyak avant l'invasion. "C’est une très grande perte". Quatre autres secouristes ont été blessés dans cette attaque massive de 242 drones et 36 missiles, qui a privé la moitié de Kiev de chauffage par des températures très basses et poussé le maire à appeler la population à partir provisoirement. Le jour de l'enterrement, lundi, les services de la capitale tentaient toujours de rétablir le chauffage pour quelque 800 immeubles, selon son maire. - Crime de guerre - L'Ukraine accuse régulièrement la Russie de procéder à ces "doubles frappes", une seconde attaque sur le même site peu après la première, visant spécifiquement les secouristes. Une tactique qui, selon des experts, est susceptible de constituer un crime de guerre. Moscou a affirmé que les bombardements de vendredi, au cours desquels le missile russe de dernière génération Orechnik a été utilisé, avaient été effectués en représailles à une attaque de drone présumée contre une résidence de Vladimir Poutine, une allégation démentie par l'Ukraine et que les États-Unis jugent peu crédible. Kiev assure que plus de 500 membres du personne médical ukrainien ont été tués depuis le début de ce conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Selon un rapport de l'ONU paru lundi, 2025 a été en Ukraine l'année la plus meurtrière depuis 2022 pour les civils, avec plus de 2.500 morts. Tandis que l’odeur d’encens flottait dans l’air et que les rayons du soleil illuminaient les fresques dorées sur les murs de la cathédrale, le prêtre a exhorté l'assemblée à s'entraider. "Nous devons nous engager dans la cause pour laquelle Serguiï a souffert et donné sa vie", a-t-il conclu, ému aux larmes.
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