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▸ Les 14 dernières parutions

06.06.2026 à 11:09

Alexander Zverev s'offre une quatrième finale de Grand Chelem à Roland-Garros

L'Equipe TV

En battant le Tchèque Jakub Mensik en quatre sets (7-5, 6-2, 3-6, 6-3), Alexander Zverev s'est qualifié pour sa deuxième finale de Roland-Garros. L'Allemand pourrait remporter le premier titre en Grand Chelem de sa carrière, après trois finales perdues. 

06.06.2026 à 11:05

Bernadette, la compagne essentielle de Chirac

FRANCE24

"Elle est la femme de ma vie, nous avons tant accompli ensemble !", disait dans ses mémoires Jacques Chirac de celle qu'il avait rencontrée à Sciences Po en 1954 et épousée deux ans plus tard. Guerrière en tailleur classique - rares sont ceux à l'avoir vue en pantalon -, un chapelet glissé dans chaque sac à main, grande bourgeoise aussi à l'aise dans les congrès militants que les granges corréziennes, dame d'œuvres vacharde, chiraquienne défendant le sarkozysme: Bernadette Chirac, première dame pendant douze ans, aura été tout cela à la fois. Son motto ? Une phrase de sa mère : "Vous pleurerez un autre jour". Elle a donc serré les dents. D'abord devant la tragédie de se fille Laurence, atteinte d'anorexie et qui pèse moins de 30 kilos quand elle passe l'internat de médecine. "Le drame de ma vie", confiera Bernadette au sujet de son aînée, dont la mort en 2016 la plonge dans une terrible dépression. Dans les tourments politiques aussi, qui lui ont fait dire: "Les Français n'aiment pas mon mari", notamment après la sévère défaite à la présidentielle de 1988. Mais également face aux échappées de ce séducteur ("Les filles, ça galopait", soufflait-elle) dont elle vantait le physique: "Ils peuvent s'accrocher, les autres !". "Bernie", "point fixe" de Jacques Bernadette Chodron de Courcel: son patronyme fleure l'enfance cossue -elle est née le 18 mai 1933 dans une famille de diplomates et d'industriels- la messe dominicale, la jeune fille rangée. Il ne résume pas celle qui, jeune, ressemble à Orane Demazis (la Fanny de Marius) avant de se muer en grand-mère au casque de cheveux inoxydable, lunettes teintées, sourire rare, parole tranchante. Qui esquisse un bras d'honneur contre un adversaire nommé François Hollande, lors d'une campagne électorale des années 90. Qui valse au son de l'accordéon, rustiques bottes aux pieds, avec le président chinois Jiang Zemin. Qui, élue du canton corrézien de Sarran dès 1979, refuse longtemps toute idée de retraite: "Vous me voyez rester chez moi à faire la popote pour un ancien président de la République? Merci, très peu pour moi!". Avant de se résigner, affaiblie, à tirer sa révérence en 2015. Sa liberté de ton dans son couple, elle l'exerce aussi sur les sujets politiques. Là où Jacques, qui jamais ne pardonnera la "trahison" balladurienne de 1995 et s'accroche au "meilleur d'entre nous", Alain Juppé, Bernadette s'affiche conquise par l'énergie de Nicolas Sarkozy. Et en 2012 "Bernie" (même son petit-fils Martin l'appelait ainsi) ou "Maman" (pour les Guignols de l'Info qui ne l'épargnent pas) lâche que François Hollande n'a "pas le gabarit" pour l'Élysée. A contre-pied de son mari proclamant quelques mois plus tôt qu'il votera pour le socialiste. À l'Élysée, où règne aussi sa fille cadette Claude, elle se veut le "point fixe", gouvernant avec autorité l'intendance de ce qu'elle nomme "la maison des Français". Les proches s'en souviennent encore: Chirac appelait dix fois par jour son épouse, connaissant son flair. Madame Pièces jaunes N'a-t-elle pas immédiatement pressenti le désastre de la dissolution de 1997 ? Elle ne pardonnera d'ailleurs jamais à Dominique de Villepin, épinglé en "Néron" incendiant la chiraquie. Elle tire aussi la sonnette d'alarme sur la montée de Jean-Marie Le Pen en 2002. Comme toutes les premières dames, Bernadette Chirac fait dans l'humanitaire, montant et pilotant avec brio l'opération Pièces Jaunes. Restée indissociablement liée à elle, même si elle en a cédé la présidence à Brigitte Macron en 2019, pour sa dernière apparition publique. Lors des obsèques de son mari, en septembre 2019, elle n'assiste qu'à la cérémonie privée, où elle est "très diminuée", selon un proche de la famille. Les désaccords politiques troublaient-ils les soirées des époux Chirac ? Bernadette avait rassuré: "Nous prenons assez rarement nos repas ensemble, parce que mon mari a un peu des horaires de moine. Il dîne très tôt parce qu'il se couche très tôt". "Moi, c'est tout l'inverse".

06.06.2026 à 11:05

Bernadette Chirac, veuve du président Chirac, est décédée à 93 ans, annonce Claude Chirac à l'AFP

FRANCE24

Mme Chirac, née Bernadette Chodron de Courcel, "s'est éteinte dans la soirée, paisiblement, entourée des siens. Elle venait d'avoir 93 ans", le 18 mai dernier, a déclaré sa fille. Elle aura été la seule première dame à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015. Epouse pendant plus de 60 ans de Jacques Chirac, restée longtemps dans l’ombre du "grand", elle a accompagné son époux tout au long de son chemin vers l’Elysée (ministères, Matignon, mairie de Paris, RPR…) jusqu’à la victoire à l’élection présidentielle de 1995, au troisième essai. Née le 18 mai 1933 à Paris, Bernadette Chodron de Courcel a grandi dans une famille de diplomates du XVIe arrondissement de la capitale. Elève de Sciences-Po Paris, c’est dans cette grande école qu’elle rencontre Jacques Chirac, qu'elle épouse en 1956. Durant le premier mandat présidentiel (1995-2002) de Jacques Chirac, elle est d’abord reléguée au second plan. Avant de jouer un rôle essentiel dans la réélection de son mari en 2002, devenue très populaire auprès des Français, notamment à la tête de l’opération Pièces jaunes en faveur des enfants hospitalisés, et la coqueluche des élus de droite, qui s’arrachent son soutien aux municipales et aux législatives. D’allure classique et bourgeoise, réputée beaucoup plus conservatrice que son mari, dotée d’un solide sens politique, celle qui avait acquis le surnom de "Bernie" avait mis en garde Jacques Chirac en 1997 contre le désastre d’une dissolution, dont elle accablait le secrétaire général de l’Elysée d'alors Dominique de Villepin, appelé "Néron" en petit comité. Son époux racontait aussi qu’elle avait été la seule à l’alerter sur la montée du leader du Front national Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle de 2002. "Elle est la femme de ma vie, nous avons tant accompli ensemble !", disait d’elle Jacques Chirac dans ses "Mémoires".
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