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24.01.2026 à 01:27

Venezuela: le pouvoir annonce plus de libérations de prisonniers politiques, les familles s'impatientent

FRANCE24

La controverse autour du nombre libérations de détenus politiques, jamais mentionnés en tant que tels par le pouvoir, monte depuis plusieurs jours. Caracas, qui avait annoncé le 8 janvier la libération prochaine de détenus politiques sous la pression américaine, assure que 626 personnes ont été libérées, comptabilisant des libérations du mois de décembre, avant l'intervention américaine. L'ONG de défense des détenus Foro Penal recense quant à elle seulement 155 libérations de prisonniers politiques depuis le 8 janvier, sur un total de quelque 800 détenus. Elle comptabilise également 114 libérations en décembre, ce qui ferait un total de 269, loin du chiffre évoqué par le pouvoir. "Ca suffit, les mensonges. Ça suffit de mentir au peuple vénézuélien (...) à travers les réseaux sociaux, des algorithmes qui cherchent à semer le mensonge, la violence, la haine et la mort", a lancé vendredi à la télévision publique Mme Rodriguez, assurant qu'elle allait appeler lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk. "Je lui demanderai, par l'intermédiaire de son bureau, de vérifier les listes des personnes libérées au Venezuela", a-t-elle dit. Cette déclaration détonne alors que les relations entre le pouvoir vénézuélien et cette institution sont conflictuelles depuis des années. L'ONU a dénoncé des violations des droits humains dans le pays, accusations rejetées par le pouvoir qui a souvent critiqué le Haut-Commissariat. Vendredi matin, une trentaine de proches ont manifesté devant la prison de l'Hélicoïde, un centre de torture géré par les services de renseignements selon des défenseurs des droits de l'homme. Des dizaines d'autres familles campent près d'autres centres de détention dans l'attente de libérations. Adriana Abreu, 30 ans, arbore un T-shirt à l'effigie de son mari Guillermo Lopez, chef de campagne du parti de l'opposante Maria Corina Machado dans l'Etat de Trujillo (ouest), incarcéré depuis deux ans. Voix qui tremble, quelques larmes... Cette mère d'un garçon de 4 ans explique devoir faire 16 heures de bus pour rejoindre Caracas. "Epuisement" "C'est un épuisement physique, mental (...) On parle de chiffres comme s'ils n'étaient qu'un nombre de plus. Ce sont des vies, ce sont des milliers de familles", raconte-t-elle. "Notre exigence est qu'ils (les dirigeants) tiennent leur promesse de libération, pas seulement d'un nombre important, mais de tous! Parce que tous sont innocents", ajoute-t-elle. Diego Casanova, membre de l'ONG Comité pour la libération des prisonniers politiques, dénonce un processus "extrêmement lent, opaque, truffé d'arbitraire et d'irrégularités". "Pour nous, (c'est) une nouvelle forme de violence d'Etat à l'égard des victimes", dit-il, en demandant "la libération de tous les prisonniers politiques et un démantèlement de l'appareil répressif". L'ONG Justice Rencontre Pardon a annoncé vendredi le décès de Yarelis Salas, mère du prisonnier politique Kevin Orozco, qui attendait dans l'angoisse une libération qui n'est jamais venue. Un des plus prisonniers les plus connus, Rafael Tudares Bracho, gendre d'Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat d'opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024, est sorti de prison dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais de nombreuses figures, comme les opposants Juan Pablo Guanipa et Freddy Superlano ou l'activiste Javier Tarazona, restent écroués. Par ailleurs, à l'appel du pouvoir, des milliers de partisans du président déchu Nicolas Maduro ont manifesté en faveur de sa libération vendredi, date anniversaire de la chute de la dictature militaire en 1958. "Nous les voulons de retour", pouvait-on lire sur une immense banderole déployée dans le centre de Caracas. Marlene Blanco, comptable de 65 ans, juge "illégale" et "injuste" la capture de Maduro et de son épouse. "Le pétrole est à nous. Et il doit être payé comme il se doit", ajoute-t-elle à propos de la volonté de Donald Trump de mettre la main sur le pétrole vénézuélien. Le puissant ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello a dit vouloir "ramener le président Maduro et Cilia", la Première dame, pendant le rassemblement, tout en assurant soutenir la présidente par intérim.

24.01.2026 à 00:31

"Le combat n'est pas terminé": à Washington, des milliers de militants défilent contre l'avortement

FRANCE24

Dans le rassemblement sur le Mall, au coeur de Washington, la foule est souvent très jeune. "La vie est un cadeau", clame le slogan de la 53e édition. "Prends ma main, pas ma vie", disent des lettres de couleurs. "Un être humain est un être humain. Aussi petit soit-il", revendique une pancarte. "Mariez-vous et ayez des enfants, vous ne le regretterez pas", incitent d'autres, avec la silhouette dessinée de Charlie Kirk, le militant ultraconservateur tué par balle en plein meeting sur un campus universitaire de l'ouest du pays il y a quelques mois. L'annulation de la garantie fédérale de l'IVG décidée par la Cour suprême en 2022 "était un excellent début mais les choses semblent ralentir au niveau national", considère auprès de l'AFP Connor Daggett, étudiant en droit âgé de 31 ans. "Il faut encore sensibiliser davantage au fait que le combat n'est pas terminé, poursuit-il. Il ne le sera pas tant que tout enfant dans le ventre (de sa mère) ne sera pas protégé." "Interdiction nationale" "Plus d'avortements. Une interdiction nationale", revendique Jessie Daggett, sa femme. Elle-même devenue mère après "une grossesse imprévue", cette scientifique de 29 ans estime que "c'est une situation effrayante, mais les femmes méritent mieux que de se voir dire qu'elles peuvent interrompre cette grossesse et que ça résoudra le problème, parce que ce n'est pas le cas". "L'objectif ultime, c'est d'éliminer l'avortement, de le rendre illégal et inconcevable", fixe Lauren VanderWulp, venue spécialement du nord du pays. "J'espère qu'ils (l'administration Trump) le feront, je ne sais pas. Je ne suis pas très politisée mais j'espère qu'ils vont faire quelque chose pour sauver les bébés et aider les femmes", dit la jeune étudiante. Venu en personne s'adresser à la foule, comme il y a un an juste après l'investiture de Donald Trump, le vice-président JD Vance a assuré "entendre" et "comprendre" la "crainte (...) que nous n'allons pas assez vite, que nos politiques n'ont pas su répondre à l'appel à la vie que représente cette marche". "Dans ce gouvernement, vous avez un allié à la Maison Blanche", a-t-il voulu les rassurer. JD Vance a profité de son discours pour annoncer que Washington ne verserait plus d'aide étrangère aux programmes favorisant la promotion de la diversité et de l'égalité de genre, en plus de l'avortement, provoquant la colère des ONG. Depuis que l'IVG n'est plus une garantie au niveau fédéral, une vingtaine d'Etats sur cinquante ont interdit ou très fortement restreint l'accès à l'avortement.

23.01.2026 à 23:59

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

FRANCE24

Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients. "Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad. "J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP. Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance. Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences. "Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il. Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres. - Crise de santé publique - Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan. M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques. "Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida". Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu. Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région. "Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire. Lois et moyens insuffisants Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié. Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas. "Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis." Les autorités de régulation reconnaissent leur échec. "Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC. La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs. "La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP. "Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région. Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il. Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème. "Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.
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