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15.03.2026 à 04:25

"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars

FRANCE24

Les deux longs-métrages favoris ont chacun "une énorme opportunité de battre plusieurs records aux Oscars", rappelle à l'AFP Clayton Davis, chroniqueur du magazine Variety. Mais "tant que l'enveloppe finale du meilleur film n'aura pas été ouverte, nous ne saurons pas qui va gagner", insiste-t-il. Pour cette 98e cérémonie, Los Angeles aussi est dans l'incertitude. Avec la guerre menée par les Etats-Unis au Moyen-Orient, la police a renforcé la sécurité dans les rues d'Hollywood. Cela ne devrait pas empêcher l'humoriste Conan O'Brien de divertir, lors d'une soirée où "Sinners" et "Une bataille après l'autre" peuvent chacun battre le record de statuettes (11), détenu conjointement par "Ben-Hur", "Titanic" et le troisième volet du "Seigneur des Anneaux". Plongée démoniaque dans le blues des Afro-Américains, "Sinners" rentre déjà dans l'histoire avec un nombre record de 16 nominations. Son créateur Ryan Coogler, déjà connu pour "Black Panther", pourrait devenir le premier Afro-Américain à remporter l'Oscar du meilleur réalisateur. Mais son oeuvre hybride, à la fois film d'époque, conte de vampires et comédie musicale, fait face à un favori de taille avec "Une bataille après l'autre", nommé dans 13 catégories. Ce thriller loufoque, où Leonardo DiCaprio incarne un ex-révolutionnaire gauchiste maladroit forcé de secourir sa fille aux mains d'un suprémaciste blanc, a dominé la quasi-totalité des prix précurseurs cette saison. Fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, le film est plébiscité pour sa capacité à saisir les fractures politiques d'une Amérique irréconciliable, où tout se résout par les armes. Son réalisateur, Paul Thomas Anderson ("There Will Be Blood", "Magnolia", "Licorice Pizza") a été maintes fois nommé aux Oscars, mais n'a jamais gagné. Cela a poussé l'un des votants sollicités par l'AFP à lui accorder son bulletin. "Il est temps", a-t-il confié, expliquant avoir voté "pour l'ensemble de son oeuvre". Le choix a toutefois été "très difficile" et "cela ne veut pas dire que Ryan Coogler ne le mérite pas tout autant", a-t-il ajouté. Suspense chez les acteurs Chez les acteurs, la seule garantie semble être l'Oscar de la meilleure actrice pour Jessie Buckley, magistrale dans "Hamnet", où elle incarne l'épouse de William Shakespeare, bouleversée par la mort de son fils. Le suspense reste entier dans les autres catégories. Timothée Chalamet semblait destiné au prix du meilleur acteur, grâce à son incarnation d'un joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme". Mais le Franco-Américain est en chute libre ces dernières semaines: la star de "Sinners" Michael B. Jordan, lui a notamment ravi l'Actor Award avec son double rôle de jumeaux mafieux se rebellant contre l'Amérique ségrégationniste. "Jouer deux rôles est toujours difficile, et il s'en sort brillamment", a confié une autre votante à l'AFP, qui a pourtant apprécié la prestation de Leonardo DiCaprio, et celle de Wagner Moura dans "L'Agent Secret". La concurrence est aussi rude chez les seconds rôles. Côté hommes, Sean Penn pourrait décrocher un troisième Oscar d'interprétation pour son rôle de militaire caricatural et torturé par son racisme dans "Une bataille après l'autre". Mais il est concurrencé par la coqueluche du cinéma d'auteur Stellan Skarsgard ("Valeur Sentimentale"), et le vétéran américain Delroy Lindo ("Sinners"). Chez les femmes, Wunmi Mosaku, magnétique en guérisseuse vaudou dans "Sinners", pourrait l'emporter. Mais Amy Madigan ("Evanouis") et Teyana Taylor ("Une bataille après l'autre") ont également leurs chances. Quant à la catégorie meilleur film international, c'est "la plus difficile à prédire cette année", juge M. Davis. Les deux favoris sont "Valeur Sentimentale", récit du Dano-Norvégien Joachim Trier sur l'amour imparfait entre un père réalisateur et ses filles, et "L'Agent Secret", du Brésilien Kleber Mendonça Filho, chronique de l'atmosphère poisseuse sous la dictature auriverde des années 70. Ils semblent mieux positionnés que la Palme d'or cannoise, "Un simple accident", du dissident iranien Jafar Panahi, choisi pour représenter la France aux Oscars. Pour l'Oscar du meilleur film d'animation, les productions françaises "Arco" et "Amélie et la métaphysique des tubes" partent également désavantagées face au phénomène Netflix, "KPop Demon Hunters", dont la chanson phare fera partie des numéros musicaux qui rythmeront la cérémonie.

15.03.2026 à 04:25

Jour de vote pour la présidentielle au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso largement favori

FRANCE24

M. Sassou Nguesso a dirigé ce pays d'Afrique centrale riche en hydrocarbures de 1979 à 1992, au temps du parti unique, avant de reconquérir le pouvoir par les armes en 1997, après quatre mois de guerre civile à Brazzaville. Il avait été réélu au premier tour en 2021 avec 88,40% des suffrages, selon la Cour constitutionnelle, et malgré les recours de ses opposants. Seuls six candidats, peu connus ou sans réelle assise politique, se présentent dimanche face à Denis Sassou Nguesso, sans grandes chances d'empêcher sa réélection pour un nouveau quinquennat dès le premier tour. Les principaux partis d'opposition ont annoncé boycotter le scrutin, n'estimant pas remplies les conditions d'une élection libre et transparente. L'élection est menacée par une forte abstention, selon les observateurs. M. Sassou Nguesso a sillonné le pays durant la campagne électorale qui s'est achevée vendredi, appuyé par la machine de son mouvement, le Parti congolais du travail (PCT), et exhortant les 2,5 millions d'électeurs enregistrés à se rendre aux urnes pour ce scrutin uninominal à deux tours. Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 (06H00 GMT) et fermeront à 18H00 (17H00 GMT). Un deuxième tour, dont la date n'a pas été officiellement annoncée, est théoriquement prévu 21 jours après la publication des résultats du premier tour. Corruption "La sécurité, la sécurité, la sécurité", a martelé le président pendant son dernier meeting à Brazzaville vendredi, auquel des milliers de personnes ont assisté sans grande ferveur. M. Sassou Nguesso a à son crédit d'avoir ramené une certaine stabilité dans un pays marqué par la guerre civile et une région en proie à des conflits. ONG et société civile dénoncent régulièrement des atteintes aux libertés publiques et des menaces contre des opposants. L'opposition conteste systématiquement les scrutins remportés par M. Sassou Nguesso depuis 2002. Deux figures de l'opposition à la présidentielle de 2016, le général Jean‑Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont encore aujourd'hui détenus après avoir été condamnés à 20 ans de prison pour "atteinte à la sécurité intérieure" en 2018 et 2019. Pendant sa campagne, le président a mis en avant son bilan économique, notamment la modernisation des infrastructures et le développement du secteur gazier et de l'agriculture pour que le Congo devienne autosuffisant. Le pétrole et le gaz assurent la grande majorité des revenus de l'État et tirent la croissance, estimée à 2,9% en 2025. Mais presque la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. Pour les détracteurs du régime, le développement du pays a été freiné par des détournements massifs d'argent public et de la rente pétrolière au sommet de l'État. La famille du président a également fait l'objet de plusieurs enquêtes et de plaintes pour détournements de fonds, notamment en France, dans l'affaire dite des "biens mal acquis". M. Sassou Nguesso a promis vendredi de "moraliser la vie publique" en faisant des "exemples" et en digitalisant les finances publiques. - Préparer "l'après-Sassou" - Ancienne colonie française, indépendant depuis 1960, le Congo-Brazzaville entretient des liens étroits avec Paris, mais également avec la Russie, qui fut l'alliée du régime à l'époque du parti unique d'inspiration soviétique, entre 1968 et 1992. La réélection de M. Sassou Nguesso semble acquise, mais la constitution l'empêche en principe de se représenter pour un nouveau mandat en 2031, soulevant l'inévitable question de sa succession. Il a affirmé à l'AFP qu'il ne resterait "pas une éternité au pouvoir" et que le "tour" des jeunes "viendra", tout en refusant de se prononcer sur un éventuel successeur. Plusieurs noms de son entourage sont parfois cités: son fils Denis Christel Sassou Nguesso, ministre de la Coopération internationale, son conseiller spécial Jean-Dominique Okemba, ou encore Jean-Jacques Bouya, ministre de l'Aménagement du territoire et des Grands travaux. "Quand on est un opposant sérieux, il faut se préparer pour l'après-Sassou, où le régime sera faible et la demande sera forte. En l'état actuel des choses, il n'y a pas d'espoir", estime l'analyste et journaliste indépendant Alphonse Ndongo.

15.03.2026 à 01:09

Les Vietnamiens fatalistes à l'heure des élections législatives

FRANCE24

Dans les rues de Hanoï, la capitale, des bannières patriotiques rouge et jaune flottent sur les lampadaires, exaltant une "célébration nationale" et un peuple votant "avec empressement". Mais dans un pays où toutes les grandes décisions sont prises au sommet de la pyramide communiste, de nombreux citoyens accueillent les élections législatives avec tiédeur. "Je sais que les postes clés sont déjà attribués, mais j'espère quand même que mon vote comptera", a soufflé à l'AFP Nguyen Kim Chi, primo-votant de 18 ans qui a "voté pour les jeunes" candidats. "Je ne pense pas que le vainqueur aura un quelconque impact sur ma vie", a déclaré une femme se présentant sous le nom de Huyen, à Hanoï. Peuplé de 100 millions d'habitants, le Vietnam est à la fois un pôle économique régional grandissant, fort d'une croissance de 8% en 2025, et un Etat autoritaire à parti unique où les voix dissidentes sont régulièrement emprisonnées. Le scrutin sera clos à 19H00 (12H00 GMT) et les résultats ne devraient pas être connus avant une semaine au moins. Selon les médias d'Etat, 40% des 79 millions d'appelés aux urnes avaient voté avant midi dimanche. "Je ne vote pas parce que je pense que ma voix ne compte pas", avait dit à l'AFP avant le scrutin Phuong Anh, employée administrative à Da Nang (centre), assurant que beaucoup de ses proches partagent son sentiment. "Les gens finissent quoi qu'il arrive par accepter ceux qui sont élus car c'est comme ça que fonctionne le système ", poursuit la jeune femme de 25 ans, fataliste. Parmi les 864 candidats aux 500 sièges de l'Assemblée nationale, seuls 65 ne sont pas membres du Parti communiste, contre 74 lors du précédent scrutin il y a cinq ans. Le secrétaire général du Parti communiste To Lam, l'homme fort de Hanoï, a déclaré à la télévision après avoir voté que cette élection avait pour but "de choisir les personnalités les plus éminentes pour continuer à mener le pays vers davantage de développement". To Lam président? L'une des premières tâches de la nouvelle Assemblée, lorsqu'elle siègera le mois prochain, sera de confirmer les principaux dirigeants déjà désignés par le parti lors de son congrès quinquennal en janvier. To Lam a été reconduit comme attendu au poste de secrétaire général, mais il est largement pressenti pour devenir également président, un poste qui nécessite l'approbation des députés. "En tant qu'institution plus ou moins décorative, il n'y aura pas de grandes surprises lors du vote" à l'Assemblée, estime Nguyen Khac Giang, de l'Institut ISEAS-Yusof Ishak de Singapour. "Les choix concernant les plus hauts postes, en particulier le Premier ministre et le président, auront toutefois des implications importantes pour le processus de réforme en cours", ajoute‑t‑il. A la tête du Vietnam depuis moins de deux ans, To Lam a mis en oeuvre des changements spectaculaires, réduisant drastiquement la bureaucratie tout en lançant de grands investissements dans les infrastructures afin de stimuler la croissance. Le parti s'est rallié à sa vision ambitieuse lors du dernier congrès, marqué par l'élection de plusieurs de ses alliés au sein du politburo, en plus de sa reconduction. Les autres  piliers de la structure dirigeante collective du Vietnam - le président, le Premier ministre et le président de l'Assemblée nationale - seront tous confirmés par un vote des députés.
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