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01.06.2026 à 12:55

Foot: pour l'après Genesio, Lille parie sur Davide Ancelotti

FRANCE24

Après la valeur sûre, le pari. L'Italien Davide Ancelotti s'est engagé au Losc pour deux ans, a annoncé le club nordiste. "Davide est un grand professionnel, qui présente toutes les qualités et compétences de l'entraîneur moderne, a déclaré Olivier Létang dans un communiqué. (...) Sa vision du football et son approche du métier d'entraîneur sont rigoureuses et très actuelles à la fois." Le président du club doit détailler sa décision lors d'une conférence de presse à 14h00. À 36 ans, Davide Ancelotti va diriger pour la première fois de sa jeune carrière le banc d'un club européen, avec pour seule expérience en tant qu'entraîneur principal six mois à Botafogo l'an dernier. Mais il arrive dans le Nord fort d'une grande expérience en tant qu'adjoint de son père Carlo Ancelotti, réputé pour être l'un des meilleurs entraîneurs du monde et actuellement à la tête de la sélection brésilienne. Avec "Carletto", Davide Ancelotti a écumé les bancs des plus grands clubs européens. Il a débuté comme préparateur physique au Paris SG en 2012, puis a suivi son père au Real Madrid. Il franchit ensuite une étape supplémentaire en devenant son premier adjoint au Bayern Munich en 2016, puis à Naples, Everton, de nouveau au Real et enfin sur le banc de la seleçao. Vient alors sa première expérience de N.1 à Botafogo, où il ne reste que six mois malgré un bilan correct. Son CV contraste donc avec celui de Bruno Genesio, 59 ans, qui a construit sa carrière en France, où il a encore amélioré sa cote de popularité en réussissant des coups de maître en Ligue des champions la saison dernière, avant d'emmener les Dogues sur le podium de la Ligue 1 cette année, qualification pour la C1 à la clé. Modèles allant de Guardiola à Jackson "Le projet du Losc me correspond, avec une identité claire, des exigences, du travail dur, a expliqué Ancelotti dans le communiqué de son nouveau club. C'est un club sérieux, ambitieux, compétitif et régulièrement présent sur la scène européenne." La succession de Bruno Genesio représente un défi pour Ancelotti. Dans le jeu, il prend en charge une équipe habituée à avoir la possession du ballon et l'initiative, entre le mandat de Genesio et de son prédécesseur Paulo Fonseca. L'Italien, qui citait comme influences Pep Guardiola, Jürgen Klopp, Roberto De Zerbi, Diego Simeone, Unai Emery et Arrigo Sacchi dans un entretien donné à la BBC début mai, pourrait s'inscrire dans cette tradition. Il y expliquait aussi "ne pas être exactement comme" son père et prendre comme "point de départ la relation humaine avec ses joueurs" avec l'ancien entraîneur de basket Phil Jackson comme "modèle" à ce sujet. "Il offrait des livres à ses joueurs, développait-il dans le média anglais. C'est quelque chose que je faisais aussi quand j'étais entraîneur de Botafogo. (...) C'est une bonne façon de créer du lien avec ses joueurs. (...) Des livres, des films, la nature... tout peut inspirer une équipe de football si on trouve une façon de raconter une histoire." La sienne se poursuit à Lille, avec un effectif à affiner: Olivier Giroud, plus âgé que lui (39 ans), est en fin de contrat, tout comme Aïssa Mandi, Thomas Meunier, Nabil Bentaleb et Chancel Mbemba, tandis qu'Ayyoub Bouaddi et Matias Fernandez-Pardo risquent d'être courtisés cet été.

01.06.2026 à 12:51

Mort d'André Santini, maire d'Issy, ancien ministre et figure truculente du centrisme

FRANCE24

Son décès, révélé par Le Parisien, a été confirmé à l'AFP par l'un de ses adjoints, Philippe Knusmann. Il avait réuni 48% des voix, face à une liste de gauche et une divers droite. "Je reviens de loin", avait confié début mars l'octogénaire à ses fidèles à l'occasion d'une autorisation de sortie. Mais "il me reste un peu de sang à utiliser et un morceau de coeur", avait-il ajouté avec ce sens de la formule qui lui a valu plusieurs prix de l'humour politique. "L'humour a été ma façon d'exister. Cela m'a probablement coûté des portefeuilles ministériels", assumait André Santini, "Dédé" pour les intimes, aussi connu pour son goût des bons mots que pour ses gros cigares et son imposante silhouette. Député des Hauts-de-Seine pendant près de trente ans, vice-président de la Métropole du Grand Paris, président du puissant Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) dès 1983, André Santini a également été secrétaire d'Etat et ministre délégué entre 1986 et 1988, puis à nouveau secrétaire d'Etat de 2007 à 2009. Sous ses mandats successifs, Issy, ville devenue prospère située aux portes sud-ouest de Paris, a réussi à attirer de nombreux sièges français d'entreprises internationales, comme Coca-Cola ou Microsoft. Sa mémoire a été saluée lundi par de nombreux hommages. "Une figure de la vie politique francilienne disparaît", a écrit sur X la présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse. "On lui doit la transformation totale de sa ville d'Issy-les-Moulineaux qu'il chérissait et l'arrivée en Île-de-France de nombreux sièges sociaux d'entreprises étrangères qu'il allait convaincre une par une", a-t-elle fait valoir. "Certains élus administrent une ville. D’autres entrent dans son histoire. André Santini était de ceux-là" a salué à son tour la présidente de l'Assemblée national Yaël Braun-Pivet sur X. L'ombre des affaires "Maire visionnaire, il aura métamorphosé Issy-les-Moulineaux à force de travail et d'ambition", a renchéri sur le même réseau social l'ex-ministre de la Culture Rachida Dati. A gauche aussi, le "maire bâtisseur", selon les mots sur X de l'édile de Paris Emmanuel Grégoire, a été salué. A Issy, les passants croisés étaient en majorité déjà au courant du décès de leur édile. "C’est triste, il aura travaillé jusqu’au bout", a souligné Isabelle, une retraitée de 68 ans qui n'a pas souhaité donner son patronyme. "C’était une grande figure ! Il n'avait pas que des amis, mais c'était aussi une autre époque... Il a aidé la ville, je suis sûre que son équipe va continuer le travail." Pour Alexis, parlant lui aussi sous couvert d'anonymat et qui se dit "plus proche de la gauche", la disparition de l'édile "permettra peut-être à la ville de tourner la page". "Il avait quand même été condamné, c’était une politique d’un autre âge", rappelle ce commerçant de 34 ans. André Santini est né le 20 octobre 1940 à Paris. D'origine corse, fils d'un cafetier et d'une postière, il devient docteur en droit et diplômé de Sciences Po. Sa carrière politique débute en 1971 comme adjoint au maire de Courbevoie. D'abord giscardien, élu maire d'Issy en 1980, il adhère au Parti social-démocrate (PSD), la plus petite composante de l'UDF, qu'il dirige de 1986 à 1995, avant d'être secrétaire général de Force démocrate, puis plus tard de rallier l'UDI. A partir de 1988, il est régulièrement élu député des Hauts-de-Seine. En 2001, élu conseiller général, il démissionne de l'Assemblée nationale pour cause de cumul des mandats. Réélu député en 2002, il fait le choix inverse et est réélu en 2007 et 2012. Une affaire de justice, liée à la fondation Hamon d'art contemporain, le poursuivra pendant quinze ans avant de se solder par une relaxe, lavant une condamnation en première instance pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts. La fin de son règne a été assombrie par des accusations émanant de sa propre mairie. En juillet 2022, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête après les plaintes contre lui de deux jeunes employés, l'un chef de cabinet, l'autre ancien huissier, pour agression sexuelle et harcèlement sexuel et moral, contestées par l'élu. En novembre de la même année, les deux hommes ont aussi déposé plainte contre lui pour prise illégale d'intérêts.

01.06.2026 à 12:35

Le Muséum et le CNRS vont étudier le vivant face à l'Homme

FRANCE24

Ce projet, appelé "dynamiques de la biodiversité +Dynabiod+", que les deux institutions vont co-piloter, dispose d'une enveloppe de 45 millions d'euros. Il s'inscrit dans le cadre des programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR), financés par le plan France 2030, dont les actions sont dédiées au financement de la recherche la plus fondamentale. Dynabiod a pour ambition, lors des huit prochaines années, de mettre sur pied un portrait-robot universel des espèces, mêlant carte d'identité numérique, ADN, photos haute définition, enregistrements sonores ou encore données de répartition géographique. Il doit aussi permettre d'établir une surveillance à haute portée technologique, avec l'aide de caméras automatiques, de capteurs acoustiques, de drones sur plusieurs zones géographiques (montagnes, milieux urbains-agricoles, zones préservées...) "pour suivre en temps réel les populations et les espèces". À terme, le projet doit permettre "d'agir plus vite et de manière plus juste pour la conservation des espèces et la préservation des bénéfices de leurs rôles écosystémiques", selon le communiqué commun des institutions. "Ce n'est pas un grand programme de plus, c'est un temps fort de la recherche française sur la biodiversité", a souligné lundi Gilles Bloch, le président du Muséum au moment de lancer officiellement le projet. "Nous sommes là pour fêter la capacité de la France à combiner recherche d'excellence et expertise à l'échelle nationale". Les chercheurs vont notamment s'appuyer sur les 70 millions d'espèces présentes dans les collections du Muséum. "Dynabiod ne part pas d'une page blanche, mais de décennies de méthodes menées par le Muséum, qui apportent la force d'un travail de long cours et légitimité scientifique", a souligné Gilles Bloch. "Le CNRS est lui en capacité d'offrir des espaces opérationnels", a avancé Alain Schuhl, directeur général du CNRS délégué à la science. La biodiversité est "notre assurance-vie et notre assurance-santé, mais nous sommes encore incapables de donner le nombre d'espèces à un certain niveau de précision", a-t-il rappelé. Pendant longtemps, l'érosion de la biodiversité a été considérée comme "anecdotique", a-t-il estimé. Or, "elle fragilise les capacités de résilience de l'espèce humaine. Ses conséquences sont encore plus préoccupantes. C'est un enjeu éthique, sanitaire, économiques et géopolitique", a-t-il conclu.
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