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16.03.2026 à 03:59

Le Michelin dévoile ses nouvelles étoiles à Monaco

FRANCE24

Après Metz l'an dernier, le livre rouge a choisi la principauté pour sa cérémonie annuelle qui s'ouvre à 17H00 devant des centaines de chefs, impatients de savoir s'ils décrochent le Graal d'une première étoile ou d'un macaron supplémentaire. En 2025, 68 nouvelles étoiles toutes catégories confondues avaient été décernées par le guide, désormais consacré à la zone "France et Monaco", dont une troisième à Hugo Roellinger et Christopher Coutanceau, deux ans après la lui avoir retirée. Le palmarès 2026 révélera notamment à quel(s) restaurant(s) les inspecteurs du guide, fins gourmets dont l'identité est tenue secrète, ont décidé d'accorder une troisième étoile, récompense ultime, synonyme de renommée internationale. "Notre force, c'est d'avoir une approche basée sur le terrain, avec le passage dans les restaurants d'inspecteurs et inspectrices qui sont anonymes, salariés à temps plein du guide Michelin et qui payent leurs additions", détaille auprès de l'AFP Gwendal Poullennec, directeur international du Michelin. L'an dernier, le palmarès avait confirmé le rang gastronomique de la France, qui compte le plus de tables étoilées au monde (654) avec le Japon. "La France a une voix gastronomique qui la distingue clairement", estime Gwendal Poullennec et le Michelin conservera cette année pour objectif de célébrer "l'ancrage territorial et les projets entrepreneuriaux de dimension raisonnable, avec de vraies personnalités de cuisine". Faste En amont du grand raout monégasque au Forum Grimaldi, le livre rouge a annoncé la semaine dernière ses rétrogradations pour 2026, marquées par la perte d'un deuxième macaron pour le restaurant Le Suquet de Sébastien Bras, le chef étoilé qui n'en voulait plus. "Nous ne nous sentons plus concernés par les décisions et stratégies du guide", avait-il réagi auprès de l'AFP, se disant soulagé d'avoir repris depuis des années sa "liberté créative". Plus ancien triple étoilé de la capitale, L'Ambroisie a lui perdu son troisième macaron. Dix-sept restaurants ont eux été privés de leur unique étoile cette année à travers la France. Pour lancer la cérémonie 2026, les grands chefs se sont retrouvés dimanche soir à Monaco pour leur traditionnel dîner, qui était orchestré par Alain Ducasse au Louis XV (trois étoiles) autour de 350 convives, en présence du prince Albert II. Comme chaque année, le nombre de femmes distinguées par le Michelin sera scruté alors que la faible part de cheffes étoilées vient souvent ternir la traditionnelle photo de famille à la fin de la cérémonie. "Le guide valorise une cuisine sans type de quota", évacue M. Poullennec au sujet de cette polémique récurrente. La cérémonie intervient également quelques jours après le choc provoqué par les accusations de harcèlement et violences portées par d'anciens salariés contre René Redzepi, chef du légendaire Noma, restaurant danois fermé depuis fin 2024 qui avait hérité du titre de meilleur restaurant du monde et avait été distingué par le Michelin. "On ne peut qu'encourager le fait que la parole se libère" mais "le Michelin n'a pas vocation à se substituer à l'inspection du travail, encore moins à la justice", souligne M. Poullennec, assurant que les pratiques managériales en cuisine "évoluent et s'améliorent". La cérémonie et le faste de Monaco, lieu unique par sa densité de tables étoilées (huit sur deux kilomètres carrés) tenteront également de repousser au large les guerres et la conjoncture économique, qui affecte les réservations dans la haute gastronomie. "Dans le chaos actuel du monde, les tendances touristiques globales sont impactées", indique Gwendal Poullennec, selon qui la France pourrait, dans un contexte de désaffection du tourisme au Moyen-Orient, profiter de son double statut de "marché touristique historique" et de place forte de la gastronomie mondiale. Le guide Michelin, créé en 1900 par les frères André et Édouard Michelin à destination des automobilistes, couvre aujourd'hui plus de 50 destinations.

16.03.2026 à 03:57

Nicolas Sarkozy affronte le procès en appel du financement libyen

FRANCE24

A l'occasion de cette audience, prévue jusqu'au 3 juin dans le décor monumental de la première chambre de la cour d'appel de Paris, les enjeux ne sauraient être plus élevés pour le prévenu le plus célèbre de France, devenu l'année dernière le premier ex-président (2007-2012) à être incarcéré de l'histoire de la République. En septembre, le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable d'association de malfaiteurs et l'a condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme en raison d'une "corruption au plus haut niveau" d'une "exceptionnelle gravité". Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier, Nicolas Sarkozy a obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard. Dans ce feuilleton politico-financier aux multiples méandres, qui fait rage depuis 2011, l'ancien champion de la droite est accusé d'avoir perçu des fonds secrets de la Libye du dictateur Mouammar Khadafi pour sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, ce qu'il a toujours nié vigoureusement. En première instance, le tribunal correctionnel l'a relaxé pour trois des quatre infractions pour lesquelles il était jugé. Les juges ont estimé que le financement libyen de la campagne électorale de 2007 n'était pas établi, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006. Pour les magistrats, il n'a pas été apporté la preuve que ces fonds ont effectivement atterri dans les caisses de la campagne qui a porté Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Toutefois, ils ont jugé que l'ex-président avait effectivement laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, démarcher le pouvoir libyen en ce sens à l'occasion de rendez-vous secrets qu'ils ont eus en Libye fin 2005 avec un proche de Mouammar Kadhafi, recherché par la justice française. L'entourage de Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité s'exprimer avant l'audience. Dix prévenus Outre Nicolas Sarkozy, aujourd'hui âgé de 71 ans, définitivement condamné dans les affaires Bismuth et Bygmalion, respectivement pour corruption et financement illégal de campagne, neuf autres prévenus seront rejugés à l'occasion de ce procès en appel. "Le financement occulte de campagne électorale – qui repose sur un ensemble complexe d'acteurs, de transactions financières et de montages juridiques – fragilise le pacte démocratique. Chaque euro détourné ou injecté illégalement est une atteinte directe à la souveraineté", ont estimé dans un communiqué les associations anticorruption Sherpa, Anticor et Transparency International France, parties civiles. Aux côtés de l'ancien chef de l'Etat doivent notamment comparaître son ex-bras droit Claude Guéant et l'ancien ministre Brice Hortefeux, son ami de toujours. Secrétaire général de l'Elysée sous la présidence Sarkozy, Claude Guéant a été l'un des plus lourdement sanctionnés en première instance. Le tribunal l'a condamné à six ans de prison pour toute une série de délits, dont corruption, trafic d'influence passive ou encore faux et usage de faux. En raison de son état de santé, il a échappé au mandat de dépôt et sa présence au procès en appel est incertaine. Quant à Brice Hortefeux, 67 ans, la justice lui reproche d'avoir agi comme intermédiaire du financement à travers le réseau du Franco-Libanais Ziad Takieddine. Ce personne central du dossier, qui avait été jugé en son absence devant le tribunal, est décédé juste avant le jugement. Brice Hortefeux a été condamné par le tribunal correctionnel à deux ans de prison, une peine aménageable à effectuer sous bracelet à domicile assortie de l'exécution provisoire, et à une amende de 50.000 euros. Sur le banc des prévenus figure également l'ex-ministre du Travail et du Budget Eric Woerth, qui fut le trésorier de la campagne de 2007. Sa relaxe en première instance a fait l'objet d'un appel du parquet national financier (PNF). A l'instar de Nicolas Sarkozy, les deux condamnés écroués à l'issue du jugement de septembre, l'intermédiaire Alexandre Djouhri et le banquier Wahib Nacer, ont été mis en liberté par la justice les semaines suivantes.

16.03.2026 à 03:47

Le très politique "Une bataille après l'autre" triomphe avec l'Oscar du meilleur film

FRANCE24

Entre film d'action et comédie dramatique, le long métrage teinté d'humour est truffé de courses poursuites palpitantes et de fusillades, mais raconte aussi l'amour inconditionnel d'un père pour sa fille. Ce mélange puissant et un casting brillant mené par Leonardo DiCaprio en ex-révolutionnaire, aux côtés de Teyana Taylor, Sean Penn et Benicio Del Toro, lui ont permis de remporter dimanche six statuettes. "Quelle soirée, les amis. Buvons un martini. C'est vraiment incroyable. Santé! Merci beaucoup", a lancé le réalisateur Paul Thomas Anderson après avoir remercié ses proches et l'équipe du film. Le succès du film aux Oscars semblait prédestiné: malgré le record de 16 nominations pour "Sinners" de Ryan Coogler, "Une bataille après l'autre" avait auparavant triomphé aux Bafta comme aux Golden Globes. Inspiré par le roman de Thomas Pynchon, "Vineland", le film suit le parcours de Bob, ex-insurgé politique spécialisé dans les explosifs. Durant sa fringante jeunesse, il mène des opérations de résistance clandestines à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, aux côtés de sa petite amie Perfidia. Lorsque le Colonel Lockjaw infiltre le groupe et devient son ennemi, Bob est contraint de fuir avec leur bébé Willa. Seize ans plus tard, ce passé de hors-la-loi le rattrape... ainsi que sa fille, devenue une adolescente pleine d'assurance, incarnée par Chase Infiniti. Car le colonel Lockjaw est à ses trousses, ne se privant d'aucune méthode, pas même les plus arbitraires, dans cette traque dont l'acmé est atteinte lors d'une longue scène de course-poursuite automobile sur la "River of the hills", (la rivière des collines), dans le désert californien, une route vallonée donnant l'impression au spectateur d'embarquer à bord de montagnes russes. De ses jeunes années de révolutionnaire, Bob ne se souvient plus de rien, ravagé par la drogue, l'alcool et la paranoïa, tandis que sa fille, du haut de ses 16 ans, le materne tant bien que mal. Si le film oscille entre la masculinité exacerbée de Sean Penn et la taciturnité de Lenonardo DiCaprio, qui ne quitte pas sa robe de chambre, même lorsqu'il part à la recherche de sa fille, les personnages de Perfidia et Willa permettent d'ajouter une touche de féminité combattante à l'histoire. "Claniques" Le réalisateur Paul Thomas Anderson ("There Will Be Blood", "Boogie Nights", "Licorice Pizza") alterne entre traits d'humour et moments très sombres, notamment avec le personnage de Lockjaw, impliqué dans un groupe de suprémacistes blancs appelés les Christmas Adventurers. "Une bataille après l'autre" est "très politique, mais je pense que c'est lié au fait que nous sommes tous devenus claniques", a confié Leonardo DiCaprio au New York Times, en référence à un pays profondément polarisé. Pour l'acteur, le film dissèque "la manière dont nous avons cessé de nous écouter les uns les autres, et comment ces personnages qui pensent ou agissent de manière extrême peuvent faire beaucoup de mal". Pour Paul Thomas Anderson toutefois, le film n'est pas spécifique à notre temps. "La plus grande erreur que je pourrais commettre dans une histoire comme celle-ci serait de mettre la politique au premier plan", a-t-il déclaré au Los Angeles Times. "Il faut s'intéresser aux personnages et suivre les grandes évolutions de leurs émotions (...) C'est quelque chose qui ne passera jamais de mode. Mais le fascisme non plus", a-t-il précisé. "Je n'essaie pas de minimiser ce qu'il se passe en ce moment", affirme-t-il au journal. "Mais j'essaie aussi de dire que le pire, c'est que cela ne va pas disparaître."
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