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26.01.2026 à 08:31

Après les "Yeux de Mona", le romancier Thomas Schlesser glorifie la poésie

FRANCE24

Ce nouveau livre, qui sort le 2 février chez Albin Michel, est très attendu deux ans après le phénomène "Les yeux de Mona", un roman d'initiation de l'art traduit en 37 langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires, dont 500.000 en France. "J'ai été très surpris que ce livre remporte un tel succès en France et à l'étranger", reconnaît Thomas Schlesser dans un entretien à l'AFP. Il se dit même "estomaqué" par sa percée aux États-Unis, "un marché horriblement difficile pour les auteurs non-anglophones". Publié sous le titre "Mona's Eyes", le roman figure depuis plusieurs semaines dans le haut du classement des best-sellers du New York Times, avec plus de 250.000 exemplaires écoulés. Les ventes se sont encore accrues lorsqu'il a été désigné "Livre de l'année 2025" par la première enseigne de librairies du pays, Barnes & Noble. Dans ce roman, un grand-père initie à la beauté de l'art sa petite-fille de 10 ans avant qu'elle ne perde la vue, en lui faisant admirer les plus beaux tableaux des musées parisiens du Louvre, d'Orsay et du centre Pompidou. Des Etats-Unis à la Turquie en passant par l'Allemagne, l'engouement international pour "Les yeux de Mona" est lié au fait qu'"il mélange la fascination pour les arts à l'universalité du thème de la transmission entre générations", explique Solène Chabanais, directrice des droits étrangers d'Albin Michel. "Un poème par jour" Ce succès inattendu n'a "pas changé grand chose" dans la vie de Thomas Schlesser, 48 ans, à la fois historien d'art, directeur de la Fondation Hartung à Antibes (sud-est) et professeur à l'Ecole polytechnique. Ce fils d'écrivain à la chevelure ébouriffée est aussi un grand amateur de poésie. "J'en lis depuis l'âge de 12 ans et je m'efforce de lire au moins un poème par jour. C'est une excellente hygiène de vie", témoigne-t-il. Il veut partager cette passion dans "Le chat du jardinier", où la poésie exerce sa "puissance réparatrice" auprès de Louis, un jardinier hypersensible et déprimé par la perte annoncé de son chaton, atteint d'une tumeur. Sa nouvelle voisine, Thalie, une professeure de lettres à la retraite, va lui redonner le moral en lui faisant découvrir, autour de verres de pastis, quelque 80 poètes, de Paul Verlaine à Aimé Césaire en passant par Charles Baudelaire ou l'Italienne Gaspara Stampa. "Je peux témoigner du fait que la poésie peut vraiment sauver la vie quand on va mal. Et même quand on va bien, elle peut la rendre plus intense", affirme Thomas Schlesser. Il se félicite du "retour en force, dans les jeunes générations, de la poésie", qui a longtemps souffert d'avoir été une matière scolaire à apprendre par cœur puis à réciter en classe. Ce retour se fait par le biais de l'oralité et de la chanson, notamment du slam, mais aussi "de la poésie écrite, expérimentale", qui "va certainement connaître des bifurcations incroyables avec l'intelligence artificielle", prédit l'écrivain.

26.01.2026 à 08:21

Népal: quatre mois après les émeutes, la population au chevet de sa police

FRANCE24

Dûment sérigraphié et hérissé de ses gyrophares réglementaires, le fourgon bleu nuit flambant neuf trône devant la façade encore noircie par les flammes du bâtiment, symbole du retour en grâce des forces de l'ordre auprès des populations inquiètes de leur sécurité. "Quand il se passe quelque chose, on appelle la police à l'aide", résume un des habitants du quartier, Ganapati Lal Shrestha, à l'origine de l'initiative. "Mais à qui s'adresse-t-on quand la police elle-même est en danger ?" Les forces de l'ordre népalaises ont suscité l'indignation des Népalais en ouvrant le feu, le 8 septembre, sur les jeunes manifestants mobilisés dans le pays pour dénoncer la corruption des élites et exiger des emplois. Ce jour-là, elles ont tué une vingtaine d'entre eux et blessé des centaines d'autres, pour l'essentiel à Katmandou. Dès le lendemain, la foule a déversé sa colère dans la rue en prenant pour cible tous les symboles du pouvoir. Dans la capitale, le parlement, les ministères ou les tribunaux ont été saccagés ou incendiés. Le Premier ministre maoïste KP Sharma Oli n'a eu d'autre choix que de démissionner. Les policiers n'ont pas été épargnés par la colère populaire. "Nous sommes devenus des cibles, d'abord parce que nous incarnions l'Etat sur le terrain", estime un de leurs porte-parole, Gopal Chandra Bhattarai. Selon le bilan officiel, trois agents ont été tués et de nombreux autres blessés. Certains ont échappé de justesse aux lynchages. Au moins 465 commissariats ou bureaux de police ont été attaqués - une centaine entièrement détruits - ou pillés, certains vidés de leurs armes. "Les pertes ont été considérables", résume M. Bhattarai. Les deux étages du commissariat de Janasewa ont brûlé, tout comme ses six véhicules et plusieurs motos. "Soutien populaire" Son chef, Krishna Kumar Chand, se souvient de l'effroi qui a saisi ses hommes, incapables de réagir. "Si nous avions eu recours à la force, il y aurait eu des morts", décrit-il. Mais dès que l'armée a repris le contrôle des rues de Katmandou, au soir du 9 septembre, des habitants sont venus proposer leur aide aux policiers, notamment en participant à la remise en état des commissariats. "Les gens sont venus avec tout ce qu'ils avaient pour reconstruire ou réparer les bâtiments", confirme le grand patron de la police de la capitale, Ramesh Thapa. "La population ordinaire nous a soutenus sans hésiter". A Janasewa, la solidarité a pris la forme d'une collecte pour remplacer au plus vite un des véhicules détruits, celui utilisé pour les interventions d'urgence. "Nous avons jugé qu'il fallait aider les policiers à se remettre", explique son organisateur Ganapati Lal Shrestha. "Si la population ne les aide pas à retrouver leur motivation, notre société ne sera pas sûre". Généreux, les habitants ont donné près de 10 millions de roupies népalaises - près de 60.000 euros - qui ont permis l'acquisition d'une fourgonnette de fabrication japonaise entièrement équipée. Selon le chef Bhattarai, son commissariat est désormais à nouveau entièrement opérationnel, bien qu'il n'ait reçu aucun budget de la part du gouvernement provisoire qui a pris les rênes du pays depuis la révolte de la Génération Z. "Nous sommes prêts à assurer la paix et la sécurité pour les élections législatives" prévues le 5 mars, certifie-t-il. Pour y parvenir, la police veut notamment étoffer ses effectifs avec 150.000 agents intérimaires. Dans son commissariat, affirme le chef Chand, le moral des troupes est au plus haut. "On ne peut pas se détourner de nos responsabilités parce que nous avons été affectés", proclame-t-il, "notre mission consiste à assurer l'ordre, nous sommes là pour ça".

26.01.2026 à 08:05

Philippines: au moins 18 morts et 24 disparus dans le naufrage d'un ferry

FRANCE24

Le MV Trisha Kerstin 3 a émis un signal de détresse vers 01H50 (17H50 GMT dimanche), alors qu'il assurait la liaison entre Zamboanga City, sur l'île de Mindanao, en direction de l'île de Jolo, à environ 150 kilomètres de là. En début d'après-midi, 317 personnes ont été secourues, 18 étaient décédées, tandis que 24 restaient portées disparues, selon les garde-côtes philippins. Ronalyn Perez, une représentante des services de secours de Basilan, a déclaré à l'AFP que les sauveteurs avaient du mal à faire face à l'afflux de survivants. "Le véritable défi réside dans le nombre de patients qui arrivent. Nous manquons de personnel pour le moment", a-t-elle déclaré à l'AFP, ajoutant qu'au moins 18 personnes avaient été transportées dans un hôpital local. Mal entretenus et peu contrôlés, les ferries sont l'un des principaux moyens de transport dans l'archipel philippin, qui compte plus de 7.100 îles. Ils sont empruntés par des millions de personnes. Lundi, le naufrage du navire de 44 mètres, qui comprend trois ponts, a eu lieu en pleine nuit, à environ cinq kilomètres à l'est de l'île de Baluk-Baluk, dans la province de Basilan. Enquête ouverte La porte-parole des gardes-côtes, Noemie Cayabyab, a précisé à la télévision que les rescapés avaient fait état d'une mer agitée au moment de la catastrophe de lundi. Des images diffusés par les gardes-côtes montrent des survivants être tirés de l'eau dans l'obscurité, éclairés par des lampes torches, ou recevant des boissons chaudes sur un navire de sauvetage. Sur une autre vidéo postée sur les réseaux sociaux, on entend des naufragés appelant à l'aide. "Nous ne pouvons pas dire pour le moment quelle est la raison du naufrage", a déclaré M. Dua, précisant qu'une enquête avait été ouverte: "Pour le moment, nous sommes concentrés sur les opérations de secours". Il a également indiqué que les rescapés avaient été emmenés vers les stations des gardes-côtes de Zamboanga et d'Isabela City. Une vidéo diffusée par le gouverneur de la province de Basilan montre des survivants pieds nus enveloppés dans des couvertures et placés sur des civières, tandis que les victimes du naufrage sont transportées dans des sacs mortuaires. Dans leur communiqué, les gardes-côtes ont assuré que le ferry n'était pas surchargé comme c'est fréquemment le cas dans l'archipel philippin, où vivent 116 millions d'habitants et qui a connu nombre de catastrophes maritimes dans le passé. Le 21 décembre 1987, le ferry Dona Paz est entré en collision aux Philippines avec un pétrolier, faisant plus de 4.300 morts. Cette tragédie est à ce jour le pire accident maritime de l'histoire en temps de paix. Plus récemment, en 2015, le Kim Nirvana a chaviré peu après son départ, faisant 61 morts dans le centre des Philippines. Le naufrage du ferry, qui transportait également plusieurs tonnes de ciment, riz ou engrais, a vraisemblablement été causé par à un excès de charge. En 2023, l'incendie du ferry Lady Mary Joy 3, qui reliait lui aussi Zamboanga City à Jolo, a fait plus de 30 morts.
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