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▸ Les 15 dernières parutions

02.03.2026 à 21:45

Le très tranquille Koweït aspiré par la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24

Abritant une importante présence militaire américaine, le Koweït a été visé par les frappes que mène l'Iran en représailles à l'offensive israélo-américaine lancée samedi. Lundi, des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays, mais aussi de l'ambassade américaine dans la capitale, selon des témoins et un correspondant de l'AFP. Des explosions et des sirènes ont retenti, brisant le calme apparent dans les rues, où des Koweïtiens se disent anxieux. "Cela oblige les gens à suivre l'actualité 24 heures sur 24", a témoigné auprès de l'AFP Khaled Walid, qui travaille dans le secteur de la logistique, se disant replongé dans les souvenirs de l'invasion irakienne de 1990. Le riche pays du Golfe, peuplé de cinq millions d'habitants dont de nombreux étrangers, n'avait pas connu de tels incidents depuis cette date, hormis des frappes de l'Irak après l'invasion américaine en 2003. La population reste traumatisée par le souvenir de l'invasion des forces irakiennes, qui avaient tenté d'annexer le pays. En partant, les Irakiens, repoussés par une coalition menée par Washington, avaient pillé le pays et incendié la plupart de ses puits de pétrole. Fuir Depuis le début de la guerre, les frappes iraniennes ont fait un mort et plus de 50 blessés. Téhéran a dit lundi avoir visé la base américaine d'Ali Al-Salem et les autorités koweïtiennes ont dit avoir intercepté des drones. Autre incident: le Pentagone a indiqué que trois avions de chasse avaient été abattus "par erreur" par les défenses aériennes koweïtiennes, mais que les six membres d'équipage s'étaient éjectés sains et saufs. Si l'ambassade américaine n'a pas confirmé avoir été visée après qu'une colonne de fumée a été vue dans son périmètre, elle a fait état d'"une menace persistante de tirs de missiles et de drones", appelant à ne pas se rendre dans ses locaux, où le personnel a été confiné. De nombreux fonctionnaires koweïtiens ont eux été invités à rester chez eux, le gouvernement estimant que seuls 30% d'entre eux devraient désormais travailler dans les bureaux. Les prières du ramadan sont désormais limitées dans les mosquées à la dernière prière de la journée. Craignant que la situation devienne hors de contrôle, certains habitants envisagent de quitter le pays. Alors que les vols ont été annulés, une agence de voyages a indiqué à l'AFP avoir délivré plus de visas de transit que d'ordinaire pour l'Arabie saoudite, à des Jordaniens et des Egyptiens voulant traverser la frontière terrestre. D'autres ont demandé des visas pour accomplir la "Omra" --le petit pèlerinage à La Mecque-- afin de gagner le territoire saoudien par un autre moyen, a expliqué le directeur d'agence de voyages, Yahya Hussein. "Aucune hostilité" Blotti dans un coin stratégique du nord-ouest du Golfe, entre l'Irak, l'Arabie saoudite et l'Iran de l'autre côté du Golfe, le Koweït est l'un des pays les plus riches du monde par habitant grâce à ses immenses réserves de pétrole. Il est considéré comme une oasis de calme au sein d'un Moyen-Orient souvent plongé dans les crises et les guerres, fort de troupes américaines sur son sol et d'accords de défense avec plusieurs autres pays, dont le Royaume-Uni et la France. Mais la guerre semble rappeler la fragilité de la situation. Dana Abbas, ingénieure dans la ville de Koweït, craint désormais une confrontation militaire d'envergure et raconte s'être précipitée pour faire le plein d'essence et de produits de première nécessité. "De nombreuses familles sont inquiètes", a-t-elle confié à l'AFP. Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères: outre celle au Koweït, trois l'ont été aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

02.03.2026 à 21:35

Dans les Yvelines, Neauphle-le-Château n'a pas oublié Khomeini

FRANCE24

C'est dans cette bourgade cossue des Yvelines de 3.300 habitants, à 5.000 kilomètres de Téhéran, que l'imam a passé ses derniers mois d'exil après avoir transité par la Turquie et l'Irak. Expulsé de ce dernier pays, le religieux cherche alors un nouveau refuge: "Le seul endroit où un Iranien pouvait venir sans visa, c'était la France", explique Bernard Hourcade, géographe et spécialiste de l'Iran au CNRS. En France, Abolhassan Banisadr, futur premier président de la République islamique d'Iran, lui propose de l'héberger dans le Val‑de‑Marne, à Cachan. Puis "une amie de ce cercle" lui donne les clés d'une maison de famille à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Paris. C'est ainsi que le dignitaire chiite trouve refuge à Neauphle-le-Château, où il préparera d'octobre 1978 à janvier 1979 le renversement du régime pro-occidental du chah Mohamed Reza Pahlavi. À quelques mètres du terrain où Khomeini avait établi son quartier général, André, 86 ans, qui ne souhaite pas donner son patronyme, se souvient très précisément de celui qui fut provisoirement son "voisin". "Comment l'a-t-on découvert? Un soir à la télévision, on annonce qu'un ayatollah s'est installé dans une petite commune des Yvelines. Dès le samedi matin, ça a été l'afflux de journalistes. Ils stationnaient partout!", témoigne cet ancien ingénieur qui habite ce village de la banlieue parisienne depuis 1974. L'octogénaire garde en mémoire une agitation constante, un va-et-vient perpétuel: "La quantité de personnes que recevait l'ayatollah, surtout de jeunes Iraniens qui étudiaient en Allemagne, c'était incroyable". "Il a organisé toute la révolution en Iran depuis Neauphle-le-Château." Dans ce village yvelinois, l'une des activités principales de l'ayatollah consistait à enregistrer des discours, copiés ensuite sur cassettes et envoyés en Iran, précise le chercheur Bernard Hourcade. "Epiphénomène" Pour Alain Simonneau, 80 ans, qui résidait dans le bourg à la fin des années 1970 avant de déménager dans une commune voisine, cette présence ne fut qu'"un épiphénomène pour Neauphle, même si cela fait partie de notre mémoire collective, à notre corps défendant". "On en entendait plus parler à la télé ou à la radio qu'entre nous", assure-t-il. Michel, 87 ans, rencontré sur la place centrale et qui ne souhaite pas non plus donner son patronyme, se rappelle surtout des "contrôles de police" et des "ruelles bloquées". "On n'a pas été gênés par sa présence, mais les voisins route de Chevreuse (où habitait l'ayatollah, ndlr) ont été bien ennuyés." "C'est là, c'est l'Histoire", résume Lydie Kadiri, installée depuis 1999 dans le village. "Quand on dit que l'on vient de Neauphle-le-Château, tout de suite on pense à l'ayatollah!" Pèlerinage Aujourd'hui, rien ne subsiste du passage du religieux, décédé en 1989. Son QG de l'époque a été pulvérisé par une explosion une nuit de février 1980. A sa place, d'autres bâtisses ont été construites. "Un soir, j'ai entendu une cavalcade et d'un seul coup, tout s'est enflammé. Sous l'effet de la déflagration, la maison a bougé. Dans mon couloir, des briques de verre ont même été fendues", se souvient André, qui habitait en face. Sur le terrain où Khomeini avait autrefois l'habitude de prier et de recevoir ses partisans, un panneau qui attestait du lien entre le Guide iranien et la commune a par ailleurs été vandalisé en 2023. Seuls des pèlerinages en sa mémoire sont encore régulièrement organisés sur cette parcelle - désormais en friche - pour célébrer l'anniversaire du retour d'exil de Khomeini en Iran, le 1er février 1979. "Entre 150 et 200 personnes viennent une fois tous les ans, avec l'ambassadeur, pour fêter cet anniversaire", confirme un habitant d'une maison attenante au terrain, qui souhaite rester anonyme. À Téhéran, une rue porte toujours le nom de la commune française, où se trouve l'ambassade de France.

02.03.2026 à 21:19

Replay : Donald Trump fixe quatre objectifs pour la guerre contre l'Iran

FRANCE24

Donald Trump a fait lundi pour la première fois une liste précise de quatre objectifs pour la guerre en Iran, dans une déclaration faite à la Maison Blanche. Le président américain a assuré qu'il avait saisi la "dernière et meilleure occasion" de frapper l'Iran, justifiant le conflit au Moyen-Orient afin "d'éliminer une menace intolérable". Retrouvez en replay la première partie de son intervention.
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