C'est une petite fille, qui naît par césarienne. "Elle est belle!", s'exclame une sage-femme en la tendant à sa mère pour un premier baiser. "Elle l'est!" répond Sarah, 38 ans, avec un sourire radieux.
Yitzhak, son mari, l'air anxieux pendant tout l'accouchement, se détend enfin et explique que le couple attendra une semaine pour donner un nom au bébé.
Sarah et Yitzhak ont été accueillis quelques heures plus tôt par le directeur de l'unité obstétrique du Centre médical du Mont Carmel, Reuven Kedar.
Ils ont été conduits dans l'abri de l'hôpital, creusé dans la montagne dominant Haïfa, sur laquelle se trouve l'hôpital. En moyenne, dix bébés y naissent chaque jour, selon Clalit, le principal prestataire de soins du pays, gestionnaire de l'hôpital.
Au total, 370 nouveaux-nés y ont vu le jour depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l'Iran qui a riposté en tirant vers Israël.
Certes, en ce jeudi 9 avril, un cessez-le-feu fragile est en vigueur la veille entre les Etats-Unis et l'Iran, et aucun missile iranien n'a été tiré sur Israël.
Mais à Haïfa, endeuillée dimanche par une frappe sur un immeuble ayant fait quatre morts, les alertes continuent de résonner. Les tirs du mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié de Téhéran, n'ont eux pas cessé.
Israël considère que le Liban n'est pas couvert par la trêve et a mené la veille des bombardements meurtriers sur son voisin qui ont fait plus de 300 morts.
Au total, plus de 20 alertes aux roquettes ont retenti jeudi dans le nord d'Israël, frontalier du Liban.