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05.05.2026 à 07:57

Colombie: la terreur des populations locales dans l'arrière-cour d'un joyau touristique

FRANCE24

Commerçants rackettés et communautés autochtones sont soumises au bon vouloir des Autodefensas Conquistadoras de la Sierra Nevada (ACSN), un groupe d'origine paramilitaire qui se finance grâce au contrôle des routes du narcotrafic dans la plus haute montagne côtière du monde, imposant sa domination sur le territoire et la population. Les ACSN exercent une autorité de facto dans la région par "un contrôle territorial à travers une gouvernance armée", explique à l'AFP la chercheuse Norma Vera. Elles exploitent illégalement des mines d'or qui contaminent l'eau avec du mercure et contrôlent jusqu'au "repas vendu" aux touristes par l'extorsion, assure-t-elle. "Nous avons peur, nous vivons dans l'angoisse face à l'avenir", confie à l'AFP le gouverneur du peuple kogui, Atanasio Moscote, au sommet de la réserve que les indigènes considèrent comme "le cœur du monde". "Le fait d'entrer avec des armes provoque un déséquilibre dans la sierra", se plaint M. Moscote, dit-il vêtu de son habit traditionnel blanc tissé à la main. Les touristes n'ont vu que la fermeture plus de deux semaines, entre février et mars, de l'emblématique parc Tayrona, l'une des deux réserves naturelles de la Sierra Nevada qui accueille chaque année des milliers de visiteurs venus admirer ses plages préservées. Le gouvernement a justifié cette mesure par les extorsions et les menaces sur le personnel qui administre le parc dont l'entrée est payante. Il entendait également défendre les gardes forestiers qui s'opposent aux activités illégales des ACSN, tels l'orpaillage ou la déforestation. L'AFP a accompagné l'un de ces agents au cours d'une tournée dans la réserve. "Notre présence dans chaque recoin, dans chaque zone, est d'une importance vitale pour conserver, maintenir et surveiller nos ressources", explique Yeiner Hernandez, 31 ans. – "Pire" niveau de violence – Le parc Tayrona abrite la forêt sèche la mieux préservée du pays, ainsi que de riches écosystèmes marins qui attirent les plongeurs du monde entier. Le parc national naturel de la Sierra Nevada, qui culmine à 5.700 mètres au-dessus du niveau de la mer, le surplombe. Ces deux zones protégées ont accueilli en 2025 plus de 873.000 voyageurs. Elles sont aussi le foyer des Arhuacos, des Koguis et d'autres communautés indigènes qui vivent dans de pittoresques huttes de paille. Depuis plus de 60 ans de conflit interne entre gouvernement et guérillas d'inspiration révolutionnaires ou cartels de narcotrafiquants, elles sont habituées à l'oppression de groupes armés sur leur territoire. Mais aujourd'hui ces communautés indigènes affirment subir "le pire" niveau de violence jamais atteint. Le Clan del Golfo, organisation également paramilitaire, principal groupe narcotrafiquant du pays, tente de prendre à l'ACSN le contrôle de la Sierra Nevada, déclenchant des combats armés prenant au piège les populations locales. "Ces groupes armés sont montés jusqu'à la partie la plus haute. Ils affectent une communauté dont 95% sont entièrement autochtones, qui ne parlent pas espagnol, qui vivent de leurs cultures et de leur savoir ancestral", reconnu patrimoine mondial par l'UNESCO, explique Luis Salcedo, gouverneur arhuaco aux longs cheveux, tout en mâchant une feuille de coca, la plante sacrée. Omar Garcia, président du syndicat hôtelier de la ville de Santa Marta, redoute la mauvaise réputation que font planer les ACSN sur le secteur touristique. "Toute information qui touche à l'image et à la sécurité font que le visiteur y réfléchit à deux fois. Et cela n'affecte pas seulement la ville, mais aussi ces communautés (...) qui vivent du tourisme", dit-il.

05.05.2026 à 07:57

Aux Fidji, une épidémie de VIH qui se propage "comme une traînée de poudre"

FRANCE24

Dans cet archipel du Pacifique Sud, destination touristique prisée comptant un peu moins d'un million d'habitants, plus de 2.000 nouveaux cas de VIH ont été recensés l'année dernière, soit une augmentation de 26% par rapport à 2024. Le gouvernement a déclaré une épidémie de VIH et a qualifié la situation de crise nationale. "Ça se propage comme une traînée de poudre", dit à l'AFP Siteri Dinawai, 46 ans, venue se faire dépister. La clinique Moonlight, dans un minibus aménagé garé en banlieue à Suva, vise à rapprocher le dépistage des quartiers. Des bénévoles du Survival Advocacy Network (un groupe de soutien aux travailleurs et travailleuses du sexe) et de Rainbow Pride Fiji (qui oeuvre auprès des communautés LGBTQ+) sont présents pour échanger avec les plus réticents. Ana Fofole et son équipe, qui gèrent la clinique, distribuent des préservatifs et réalisent aussi des tests de dépistage pour la syphilis et l'hépatite B. Mais si les résultats s'obtiennent en seulement 15 minutes, la peur reste un obstacle majeur. Flux de drogues "Beaucoup ne viennent pas par crainte d'obtenir un résultat positif", explique Ecelina Lalabaluva, 28 ans, qui a franchi le pas du dépistage. Des cliniques comme Moonlight permettent de sensibiliser la population, d'évaluer plus précisément le nombre de cas et d'orienter les personnes testées séropositives vers des traitements. Le pays a comptabilisé environ 5.000 cas, selon Renata Ram, directrice nationale pour les Fidji et le Pacifique à l'ONUSIDA, qui affirme que la crise s'aggrave depuis des années. Le taux de transmission a commencé à grimper vers 2019, avec l'apparition d'un groupe d'utilisateurs de drogues injectables à "très haut risque", principalement parmi les travailleurs et travailleuses du sexe. "Les Fidji, comme d'autres îles du Pacifique, ont longtemps été des plaques tournantes pour les drogues en provenance d'Amérique latine et d'Asie à destination de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande", explique Virginia Comolli, responsable du programme Pacifique pour l'Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC). Le flux de drogues hautement addictives (méthamphétamine, cocaïne) vers ces marchés lucratifs a fortement augmenté après l'accalmie de la pandémie de Covid-19. Ces substances ont également fini par alimenter les îles du Pacifique, notamment du fait que les organisations criminelles paient souvent leurs facilitateurs locaux "en nature". Pour ceux qui vivent avec le virus aux Fidji, où les valeurs conservatrices restent prédominantes,le stigmate social est un fardeau pesant. Retard de "15 à 20 ans" Mark Lal, diagnostiqué séropositif il y a deux ans, est l'un des seuls à parler publiquement de cette crise. "Aux Fidji, dès que le sujet du sexe est abordé, tout le monde se disperse", explique ce jeune homme de 24 ans, qui précise ne pas être un consommateur de drogues. "Quand j’ai reçu mon diagnostic, la première chose que j’ai demandée aux médecins, c’était: +Et maintenant? Est-ce que je dois juste attendre de mourir?+", raconte-t-il. Via sa page Facebook +Living Positive Fiji+, Mark Lal a déjà répondu aux interrogations de plus d'une centaine de personnes. La plupart sont âgées de 17 à 20 ans et hésitent à révéler leur séropositivité par crainte des discriminations, selon lui. Pour Renata Ram de l'ONUSIDA, la tâche s'annonce ardue car les Fidji ont un retard de "15 à 20 ans" dans leurs efforts de lutte contre le VIH. "Un programme d’échange de seringues est ce dont on a vraiment besoin en ce moment", affirme-t-elle. Le gouvernement a annoncé l'adoption d'un plan pour prévenir la propagation liée aux drogues injectables, mais sa mise en oeuvre a pris du retard. Pour Irinieta Foi, venue se faire tester à la clinique Moonlight, la tâche la plus importante est simple. "Il est vraiment important que tout le monde se fasse dépister", martèle-t-elle.

05.05.2026 à 07:55

Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran

FRANCE24

Ce phénomène climatique naturel entraîne des modifications mondiales des vents et des précipitations. L’Organisation météorologique mondiale estime que l'épisode pourrait être particulièrement intense, certains qualifiant l’événement de "super El Niño". Le continent asiatique, déjà vulnérable aux canicules, pourrait être durement frappé. El Niño déplace les précipitations traditionnelles, augmentant les risques de sécheresse et d'incendies. "L'anomalie sous-marine que nous observons jusqu'à présent est assez marquée", explique Peter van Rensch, climatologue à l'université Monash en Australie. "Elle ressemble un peu à ce que nous avions observé lors de l'épisode de 1997-1998, qui était probablement le phénomène El Niño le plus intense", a-t-il déclaré à l'AFP. Les perspectives sont encore incertaines et M. van Rensch fait remarquer qu'il était possible qu'El Niño ne se développe pas du tout. Impact catastrophique En 1997, El Niño avait provoqué des feux dévastateurs en Indonésie. Aujourd'hui, les autorités craignent les précipitations les plus faibles depuis 30 ans. Ces alertes surviennent alors que l'Asie craint des pénuries de carburant et de fertilisants transitant par le détroit d'Ormuz. L'Iran a fermé cette voie navigable stratégique depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé des attaques contre le pays le 28 février, perturbant ainsi l'approvisionnement mondial en carburant. La hausse des températures mettra à rude épreuve des réseaux électriques déjà fragiles, prévient Haneea Isaad, spécialiste du financement de l'énergie à l'IEEFA (Institute for Energy Economics and Financial Analysis). "Pour les pays fortement dépendants du détroit d'Ormuz pour leurs livraisons de pétrole et de gaz, la tension sur l'offre entraînera un rationnement accru du carburant, une gestion de la demande et une réduction des activités économiques (...) ce qui affectera la croissance globale du PIB", a-t-elle déclaré à l'AFP. Les sécheresses qu'El Niño peut provoquer dans certaines parties de la région représentent également une menace pour les pays très dépendants de l'hydroélectricité, a souligné Dinita Setyawati, analyste au sein du groupe de réflexion Ember. "La plupart des pays de l'ASEAN recourent largement à l'hydroélectricité", a-t-elle averti, soulignant que les pays du Mékong, le Népal et certaines régions de Malaisie étaient particulièrement vulnérables. Ces risques ont été mis en évidence en 2022, lorsqu'une vague de chaleur en Chine a entraîné une chute de plus de 50% de la production hydroélectrique dans le Sichuan, provoquant des pénuries d'électricité qui ont touché aussi bien les ménages que l'industrie. Risques agricoles Un climat plus chaud et plus sec va également créer des risques nouveaux pour l'agriculture, déjà sous pressions face à la montée des coûts des fertiliseurs et de l'énergie nécessaires aux équipements fermiers. "Si les prix des récoltes n'augmentent pas suffisamment pour compenser la hausse des coûts des intrants et du transport, les marges des producteurs s'amenuiseront, ce qui augmentera le risque d'une réduction des apports d'engrais et d'une baisse des rendements", a averti BMI, une filiale de la société d'études Fitch Solutions. "Cela aggraverait l'inflation des prix alimentaires et accentuerait l'insécurité alimentaire, en particulier sur les marchés dépendants des importations et vulnérables aux aléas climatiques." Dans certaines régions d'Asie, El Niño pourrait provoquer d'intenses précipitations et des inondations, ce qui pourrait impacter des secteurs comme celui des récoltes de riz dans le sud de la Chine, selon Mme Isaad. L'impact du changement climatique sur le phénomène El Niño est encore peu connu. Cependant, la recherche montre que le dérèglement climatique entraînera lui-même des vagues de chaleur plus fréquentes et intenses, ainsi que des précipitations soudaines et diluviennes provoquant des inondations. Face à ces menaces, les experts préconisent aux pays de la région de renforcer la résilience de leurs systèmes énergétiques en diversifiant et en verdissant leurs réseaux. "Le solaire et l'éolien, couplés à des batteries, offrent une infrastructure plus résiliente qu'une infrastructure fossile centralisée", a déclaré Mme Setyawati.
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