LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

10.07.2026 à 05:21

Protoxyde d'azote: l'Assemblée renforce les sanctions lors d'une séance rythmée par France-Maroc

FRANCE24

C'est l'un des articles phares du projet de loi "Ripost", consacré à la sécurité du quotidien: il renforce les sanctions contre l'usage et la vente de protoxyde d'azote, le "gaz hilarant", dont la consommation inquiète les autorités sanitaires. Dans sa version initiale, le projet de loi prévoyait de créer un délit d'inhalation du protoxyde d'azote, ainsi qu'un délit de conduite après usage détourné de substances psychoactives. Les sénateurs avaient proposé d'interdire purement et simplement la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, alors que ce gaz est également utilisé en cuisine, notamment pour la crème chantilly. Les députés ont conservé cette interdiction, mais repoussé son entrée en vigeur au 1er février 2027 afin de respecter le droit européen. En attendant, ils ont durci les sanctions contre le commerce de protoxyde d'azote par les particuliers. La détention et le transport d'une quantité de ce gaz au-dessus d'un certain seuil pourrait alors être passible d'une peine de deux ans d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende. Les débats ont été ponctués par le quart de finale de la Coupe du monde entre la France et le Maroc, suivi en parallèle par un grand nombre de députés sur leur téléphone ou leur ordinateur portable. - "Un but extraordinaire" - Gabriel Attal s'est par exemple pris la tête entre les mains après le penalty de Kylian Mbappé arrêté par le gardien marocain Yassine Bounou. Une heure plus tard, Marie-Agnès Poussier-Winsback, qui présidait la séance, s'est étonnée d'une "forme de tumulte" dans l'hémicycle. "Mme la présidente, j'ai le plaisir de vous annoncer que Kylian Mbappé a marqué, paraît-il, un but extraordinaire", lui a répondu le co-rapporteur, Xavier Albertini, avant de revenir aux amendements. A minuit, entre deux votes, de nouveaux applaudissements ont retenti. "Deux à zéro", a annoncé Mme Poussier-Winsback au micro, avant de lever la séance quelques minutes plus tard. Plus tôt dans la journée, les débats avaient été nettement plus tendus autour d'autres mesures sécuritaires du projet de loi, fortement contestées par la gauche. Les députés ont validé une disposition permettant aux préfets de suspendre préventivement un permis de conduire pour un usage répété de stupéfiants, même si les infractions ne sont pas liées à la conduite. Ils ont également adopté des dispositions consacrées aux rodéos urbains, avec l'extension de la procédure d'amende forfaitaire délictuelle au délit de rodéo motorisé, pour un montant fixé à 800 euros. "Logez-les" Autre mesure votée: l'élargissement du dispositif d'évacuation forcée de squatteurs aux meublés de tourisme, ainsi qu'aux locaux commerciaux. "Votre priorité, c'est d'expulser davantage de gens", a dénoncé le LFI Pierre-Yves Cadalen. "Mais occupez-vous d'eux, logez-les, construisez des logements", a-t-il lancé au gouvernement. Le RN a défendu la mesure. "Nous nous placerons toujours plus du côté des honnêtes gens que du côté des délinquants", a lancé le député Yoann Gillet. Une déclaration qui a suscité la réplique de Benjamin Lucas-Lundy (groupe écologiste): "Entendre un député du Rassemblement national cette semaine se revendiquer des honnêtes gens, franchement, c'est cocasse", en référence à la condamnation de Marine Le Pen. Dans la journée déjà, le football s'était invité dans l'hémicycle sur un terrain plus sérieux: celui de la sécurité autour des manifestations sportives. Le gouvernement défendait un renforcement des interdictions administratives de stade (IAS), en les étendant à d'autres lieux de rassemblements et jusqu'à 12 heures avant et après une rencontre. Déjà supprimée en commission, la disposition a de nouveau été rejeté dans l'hémicycle, les élus, y compris à droite, la jugeant excessive. "Cent fois oui pour une loi anticasseurs. (...) Mais il ne faut pas qu'on se trompe de combat en pénalisant les supporters", a plaidé Corentin Le Fur (LR). Les députés ont en revanche validé la possibilité pour les préfets d'interdire de paraître à des personnes ayant commis de manière répétée des violences en marge de manifestations sportives. Une réponse aux incidents survenus notamment lors de la finale de la Ligue des champions, selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Egalement adopté, un amendement de Ian Boucard (LR) proposant d'individualiser les arrêtés préfectoraux interdisant le déplacement de supporters, une "sanction collective" qui, selon lui, "pénalise la grande majorité des supporters pacifiques".

10.07.2026 à 05:13

Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule "affiliée à l'EI"

FRANCE24

"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab. "Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur. Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)". Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad. Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit. L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités. Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées. A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh. "A vos côtés" Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024). Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite. Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh. Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile. Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste. Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique. Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir. Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.

10.07.2026 à 05:09

La Tapisserie de Bayeux voyage vers Londres

FRANCE24

"La Tapisserie de Bayeux a pris le chemin de Londres", a officialisé le président français sur X. Fragilisée par les années, cette broderie du XIe siècle de près de 70 mètres de long a quitté jeudi son antre de Bayeux, dans le nord-ouest de la France, a appris l'AFP de source proche du dossier. Elle voyage dans un double caisson spécialement conçu pour réduire les vibrations pendant son transport en camion vers le Royaume-Uni. Le transfert historique et sous haute surveillance a débuté jeudi, avait appris l'AFP de source proche du dossier. A l'issue du périple, cette œuvre unique, qui narre la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, sera réceptionnée par le British Museum, qui l'exposera, à plat, du 10 septembre au 11 juillet. Ce prêt inédit avait été annoncé en juillet 2025 par le président français pour "revivifier la relation culturelle" avec le Royaume-Uni, dix ans après le Brexit. "Continuons à bâtir l'avenir de ce lien entre les deux rives de la Manche, cette Entente cordiale devenue une Entente amicale", a écrit Emmanuel Macron dans une tribune au journal The Times vendredi. Soulignant que la tapisserie est une œuvre inachevée, il a estimé que "c'est à nous d'écrire le prochain chapitre, dans un esprit de respect, de confiance et d'alliance renouvelée". Ce transfert, entièrement financé par le Royaume-Uni pour un montant non dévoilé, a donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutent la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous. Fin 2021, une étude d'expertes en restauration avait mis en garde contre les "risques supplémentaires" qu'un trajet de plus d'une heure ferait peser sur cette broderie de laine sur lin, fine comme de la dentelle. Défi logistique Pour relever le défi logistique du transfert outre-Manche, plusieurs études techniques ont été nécessaires et deux voyages tests ont été entrepris avec une reproduction grandeur nature de la tapisserie. Selon ses concepteurs, le double caisson dans lequel l'œuvre a pris place permet de réduire de 96% les vibrations liées au transport - un des principaux risques pour sa conservation - et de la maintenir à une température de 20°C et à 50% de taux d'humidité. "Rien, absolument rien, n'a été laissé au hasard", avait martelé début juin la ministre de la Culture française, Catherine Pégard, battant en brèche les "soupçons d'impéritie". En septembre, une très délicate opération avait déjà été requise pour extraire la Tapisserie de Bayeux de son musée, qu'elle n'avait plus quitté depuis 1983 et qui est depuis fermé pour travaux. "Tout le monde veut protéger la sécurité de cet objet incroyablement fragile", a déclaré cette semaine à l'AFP Peter Ricketts, qui coordonne le transport côté britannique. "Quand elle sera prête à être exposée, nous voulons que des millions de gens la voient", a-t-il ajouté. Les premiers billets pour l'exposition londonienne ont été pris d'assaut dès leur mise en vente début juillet. Un prêt à Londres avait été envisagé deux fois, sans aboutir: en 1953 pour le couronnement de la reine Elizabeth II et en 1966 pour le 900e anniversaire de la bataille d'Hastings. Signe de la valeur de cette pièce unique, le Royaume-Uni s'est engagé a verser 800 millions de livres (environ 917,9 millions d'euros) en cas de dégradation majeure de la tapisserie. Le pays a aussi accepté de prêter à la France des pièces du trésor de Sutton Hoo - du mobilier funéraire d'un chef saxon du VIIe siècle - et des dessins de la Renaissance, qui seront exposés dans l'ouest du pays. A son retour en France courant 2027, la tapisserie devrait retrouver son musée de Bayeux avant de faire l'objet d'une délicate rénovation, prévue de longue date et plusieurs fois repoussée. Selon les autorités, la rénovation devrait commencer à partir de 2028 et pourrait se tenir à l'intérieur du musée et en présence du public pour éviter une nouvelle extraction.
6 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓