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12.02.2026 à 04:19

Ariane 6: compte à rebours pour un vol de toutes les premières pour Amazon

FRANCE24

La fusée, la première dans sa configuration à quatre propulseurs, doit s'envoler du centre spatial de Kourou, en Guyane française (Amérique du Sud) dans une fenêtre entre 16H45 et 17H13 GMT pour placer les satellites sur une orbite basse (Leo) à environ 465 km. Ce sera le premier des 18 lancements qu'Arianespace, opérateur de la fusée, effectuera pour la constellation d'internet haut débit d'Amazon, le groupe fondé par le milliardaire américain Jeff Bezos. Celle-ci ne compte à ce jour que 175 satellites en orbite qui ont été lancés par United Launch Alliance (ULA) et par son concurrent SpaceX, d'Elon Musk. Amazon Leo dont le déploiement a pris du retard vise 3.200 satellites pour une couverture mondiale. Starlink repose déjà sur près de 9.400 satellites. Défi technique "Nous commençons avec 32 satellites et nous cherchons ensuite à augmenter (leur nombre) à chaque nouvelle mission", a déclaré à l'AFP Martijn Van Delden, responsable du développement commercial Europe d'Amazon Leo, en soulignant qu'il s'agit de la "charge utile la plus importante à ce jour". Plus le nombre de satellites par lancement est grand, plus celui-ci est rentable, explique-t-il. Pour répondre à ce besoin, Ariane sera pour la première fois dotée de quatre propulseurs latéraux (version A64), au lieu des deux utilisés lors des cinq premiers vols (configuration A62) et d'une coiffe allongée ce qui permettra de doubler les capacités d'emport à 21,6 tonnes contre 10 à 11 précédemment. La mission constitue un défi technique pour Ariane 6: "déployer 32 satellites est plus compliqué que d'en déployer un, il faut les séparer les uns après les autres", explique à l'AFP Pierre Lionnet, directeur de recherche à Eurospace, association professionnelle de l'industrie spatiale européenne en rappelant avec confiance qu'Ariane 5, prédécesseur d'Ariane 6, réalisait déjà ce genre d'opérations. Pour David Cavaillolès, patron d'Arianespace, les lancements pour Amazon sont "très utiles pour l'avenir" car ils peuvent servir d'entraînement pour la constellation Iris², un projet phare de l'Union européenne qui vise à assurer une connectivité sécurisée et souveraine et dont le déploiement est prévu à partir de 2029. 1.600 emplois en France Selon Pierre Lionnet, cette coopération est avantageuse tant pour Amazon pour qui "il est important d'accélérer les lancements", que pour Arianespace, qui doit poursuivre la montée en cadence pour rester compétitive et dépend à ce stade d'un client commercial de taille, ses lancements institutionnels étant limités à 2 à 4 par an tandis que de nombreux pays européens se tournent vers SpaceX. "Cela n'a absolument rien de choquant que nous déployions une constellation comme celle d'Amazon Leo, qui est en fait un concurrent à Starlink", déclare-t-il. Amazon promet de son côté que ce partenariat se traduira par une hausse de 2,8 milliards d'euros du PIB de l'Union européenne entre 2022 et 2029. Sur ce total, 1,38 milliard bénéficierait à la France, qui en capterait la plus grande part, soutenant près de 1.600 emplois. "A terme, un lanceur européen souverain ne peut pas dépendre principalement des marchés étrangers", nuance pour sa part Ludwig Moeller, directeur de l'ESPI (European Space Policy Institute) basé à Vienne. Ceux-ci risquent d'"exiger un traitement prioritaire soutenu par leur puissance économique, ou peuvent devenir imprévisibles ou inaccessibles sans préavis, compte tenu de l'environnement géopolitique actuel et des guerres commerciales", met-il en garde.

12.02.2026 à 00:53

Droits de douane sur le Canada : des élus républicains s'opposent à Donald Trump

FRANCE 24

Une résolution abrogeant les droits de douane américains sur le Canada a été approuvée mercredi à la Chambre des représentants grâce au vote de plusieurs élus républicains ouvertement opposés à la politique protectionniste de Donald Trump. Ce dernier, qui pourra toujours mettre son veto au texte, les a menacés de représailles.

12.02.2026 à 00:45

Dans la troisième ville d'Argentine, la police toutes sirènes hurlantes pour ses salaires

FRANCE24

La rébellion, qui a pris fin à l'annonce de ces mesures, avait donné lieu dans la nuit de lundi à des scènes musclées entre policiers et collègues manifestants. Elle intervient dans une ville où la sécurité est un thème ultra-sensible: Rosario, grand port agro-exportateur, est aussi foyer de narcotrafic, avec le plus fort taux d'homicide du pays. Tout mercredi, dans une odeur de caoutchouc brûlé, une vingtaine de voitures de police et autant de motos sont restées alignées, à l'arrêt, devant le siège de la police provinciale, sirènes branchées en un "sirenazo" incessant, générant un fond sonore assourdissant, a constaté l'AFP. Une centaine de policiers étaient adossés aux voitures, bras croisés, ou sirotant un maté (infusion), tandis qu'à distance des proches portaient banderoles et pancartes : "Sans des salaires dignes, pas de santé mentale!", ou ""Nos vies comptent, nos familles comptent". Beaucoup s'épanchaient sur la souffrance d'un policier dans l'Argentine de 2026. Nestor, ex-policier de 68 ans, évoquait à l'AFP son petit-fils, jeune policier suicidé en 2025. Un geste selon lui "poussé par ce système corrompu, tant de pressions personnelles, institutionnelles (...) des supérieurs qui n'écoutent pas. Le salaire ne suffit pas, il faut faire des heures supplémentaires pour subvenir à sa famille". Dans le rassemblement, une croix portait les noms d'une vingtaine de policiers suicidés. Et selon les manifestants c'est encore un suicide, la semaine dernière, celui d'Oscar Valdez, sous-officier de 32 ans, qui a mis le feu aux poudres. La tension est restée palpable mercredi, tandis que le chef de la police provinciale, Luis Maldonado, se voyait pris à partie, bousculé et insulté par les policiers en débrayage, aux cris de "Démissionne" !. Après des négociations jusque tard dans la nuit de mardi, puis de nouveau mercredi, les policiers ont finalement levé leur mouvement en soirée, après avoir obtenu des augmentations salariales, a constaté l'AFP. "La demande a été entendue, et je veux être clair : aucun policier de la province, ni aucun agent pénitentiaire, ne percevra un salaire inférieur à 1.350.000 pesos" (785 euros), a annoncé en conférence de presse le gouverneur provincial, Maximiliano Pullaro. Le salaire, et le psychique Dans les minutes qui ont suivi, les voitures et motos qui faisaient le siège de la direction de la police ont quitté les lieux, entre applaudissements et accolades entre policiers. "On est plus que content ! C’est émouvant parce qu'on a lutté pour ça, les gars vont retourner au travail et la ville sera protégée. C’est ce qu'on espérait", a lancé à l'AFP l'officier retraité German Carballo. Depuis mardi, des policiers, ex-policiers, leurs proches, évoquent des salaires de misère, tel German Acuña, qui dit gagner 1 million de pesos (près de 600 euros) par mois, après 11 ans de service. D'autres encore confient, sous anonymat, devoir payer de leur poche pour internet dans leur bureau, voire pour des balles. Plus tôt mercredi les autorités avaient aussi annoncé la réintégration de 20 policiers, qui avaient été suspendus, arme de service retirée, dans la foulée de la manifestation tendue de lundi. Mardi l'avocat Gabriel Sarla, un ex-policier de Santa Fe, rappelait qu'outre le salaire, la revendication portait aussi sur "un suivi psychologique global, et les mutations de personnes qui vivent jusqu'à 600km du lieu de travail". "La santé mentale, c'est une des choses clef", insistait Nestor à l'AFP. Avec 6,75 homicides pour 100.000 habitants, selon la sécurité provinciale, Rosario (1,3 million d'habitants), à 300 km de Buenos Aires, est bien au-dessus des statistiques nationales (2,5 dans la capitale par exemple). Des chiffres cependant en nette amélioration depuis deux ans, après des taux avoisinant les 20 pour 100.000 lors de la décennie passée.
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