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02.06.2026 à 09:25

Le nouveau processeur de Nvidia change la donne dans la course aux appareils optimisés pour l'IA

FRANCE24

"Microsoft et Nvidia vont réinventer le PC" et "il ne fait aucun doute que cette réinvention de l'ordinateur est aussi importante que la transformation du téléphone en ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de smartphone", a déclaré lundi Jensen Huang, directeur général de Nvidia, lors de l'annonce du lancement pour l'automne du RTX Spark. Lian Jye Su, analyste en chef au cabinet Omdia, a expliqué à l'AFP que les fabricants de processeurs pour ordinateurs portables "historiques" devaient désormais faire face au défi des ordinateurs portables Nvidia optimisés pour l'IA. "Intel et AMD sont tous deux prêts sur le plan matériel, mais la question qui se pose est celle du logiciel, et de la création du type d'appareil adéquat capable de répondre aux attentes des consommateurs", a-t-il développé. Zhibin Xiao, directeur général de l'entreprise américaine ZFlow AI, a déclaré à Taipei, où se déroule cette semaine le salon Computex, que cette technologie allait changer la donne. "Il y aura plus de personnes travaillant sur les agents IA", puis "une fois que vous avez des développeurs, vous avez plus d'applications, et c'est là que les gens achèteront", a-t-il affirmé. Al Benzoni, d'Aperion Technologies, préfère attendre avant de se procurer un ordinateur équipé de la technologie Nvidia. "Je ne voudrais pas être le premier cobaye", car "ce n'est pas si facile de faire en sorte que tout soit fluide", a-t-il confié. Quel prochain support ? La création du prochain appareil phare, qu'il soit fixe, portable ou connecté, s'apparente à une quête du Graal pour les entreprises d'IA. "Cela pourrait être le PC, mais nous nous intéressons aussi aux lunettes connectées", a indiqué Lian Jye Su. "A un moment donné, même l'idée d'un PC IA n'était pas un argument convaincant", mais la popularité soudaine de l'outil d'agent OpenClaw a changé la donne, a-t-il ajouté. Certaines entreprises misent également sur les smartphones, bien que les tentatives visant à abandonner les applications au profit d'une IA basée sur des agents se soient jusqu'à présent heurtées à des problèmes de puissance de calcul et d'autorisation d'accès aux outils intégrés aux appareils, gérés par différentes firmes. OpenAI, à l'origine de ChatGPT, collabore avec le designer industriel Jony Ive sur un appareil mystère destiné à interagir avec l'IA, attendu pour l'année prochaine. Les lunettes sont le choix privilégié de l'influenceuse tech Selina Liu, dont le compte Instagram "gptsavyy" compte plus de 300.000 abonnés. "Parce que c'est vraiment proche de ce que nous voyons, de notre façon de parler et de notre façon d'interagir avec les gens", explique-t-elle. A Taipei, le patron de Qualcomm, Cristiano Amon, s'est également exprimé sur le sujet lundi. "A la maison, vous aurez des agents qui mettront essentiellement tout le monde au courant de vos activités et de votre emploi du temps, et toutes les choses que vous devez faire au travail", a-t-il déroulé. Pour lui, le type de support n'est pas très important car "l'agent n'est pas lié à l'appareil". "En réalité, il se déplace avec l'utilisateur et reste à ses côtés, quel que soit l'appareil que vous possédez", a-t-il précisé.

02.06.2026 à 09:23

Roland-Garros: Kostyuk-Svitolina, choc d'Ukrainiennes et de terriennes

FRANCE24

Dans un tableau féminin privé successivement de Jessica Pegula (5e, battue au premier tour), Elena Rybakina (2e, défaite au deuxième tour), Coco Gauff (4e, éliminée au troisième tour) et Iga Swiatek (3e, sortie en huitièmes de finale), le duel fait presque figure de finale avant l'heure. D'autant qu'il met aux prises deux des meilleures joueuses actuelles sur la surface ocre. Sacrée en avril au tournoi WTA 250 de Rouen, Kostyuk (23 ans) s'est ensuite offert le plus beau titre de sa carrière au WTA 1000 de Madrid début mai. Deux semaines plus tard, c'est Svitolina (31 ans) qui a remporté pour la troisième fois le WTA 1000 de Rome, en battant successivement Rybakina, Swiatek et Gauff. Ex-N.3 mondiale, demi-finaliste de tous les tournois du Grand Chelem sauf Roland-Garros, l'épouse de Gaël Monfils est de retour au sommet après s'être éloignée du circuit durant un an (mars 2022-mars 2023) pour donner naissance à sa fille. "C'est une légende du tennis ukrainien", l'a encensée Kostyuk dimanche après avoir éliminé en deux sets Iga Swiatek, quadruple lauréate de Roland-Garros. "Encore un long chemin à faire" "Elle a tracé un chemin pour de nombreuses filles et de nombreux garçons en Ukraine. Elle accomplit des choses incroyables, en particulier cette saison", a ajouté la native de Kiev. "Quel que soit le résultat du quart de finale, je suis très fière des efforts accomplis depuis le début de la saison", s'est réjouie Svitolina. "J'ai l'impression d'avoir atteint un très bon niveau, que j'arrive en plus à maintenir dans la durée." Contre son aînée originaire d'Odessa, sur les rives de la mer Noire, Kostyuk a déjà livré deux duels, sur dur à chaque fois. Elle a perdu le premier en 2018 à l'Open d'Australie et remporté le second en 2024 au WTA 1000 de Toronto. Plutôt identifiée jusqu'alors comme une spécialiste du dur -- elle a atteint les quarts de finale à l'Open d'Australie en 2024 -- Kostyuk s'est révélée sur terre battue cette saison. Après ses titres à Rouen et Madrid, elle a préféré faire l'impasse sur le WTA 1000 de Rome et est donc arrivée à Roland-Garros invaincue sur la surface ocre. Entre la Normandie, l'Espagne et Paris, la puissante droitière a aligné quinze victoires de rang. "Je n'ai jamais été aussi régulière dans ma carrière (mais) j'ai encore un long chemin à faire pour m'installer dans le top 10 ou le top 5", a pressenti Kostyuk, déjà promise au meilleur classement de sa carrière grâce à son parcours à Paris. Missile Roland-Garros a pourtant commencé dans l'inquiétude pour Kostyuk, qui a appris quelques heures avant son premier tour qu'un missile était tombé à une centaine de mètres du domicile de sa mère, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe en Ukraine. "Avant le premier tour, j'ai dit à Sandra (Zaniewska, son entraîneuse) que je ne savais même pas ce que je faisais là. (...) J'essaie de toujours garder à l'esprit qu'il y a des choses plus importantes que le tennis dans la vie", a développé Kostyuk, qui conclut ses discours d'après-match en lançant "Slava Ukraini" (gloire à l'Ukraine). Svitolina, qui refuse comme sa compatriote de serrer la main de ses adversaires russes et bélarusses en fin de match, n'hésite pas non plus à jouer de sa notoriété pour rappeler les souffrances de son peuple. "En tant que sportive, une des meilleures d'Ukraine, j'estime que je dois faire entendre ma voix autant que possible pour (aider à) la prise de conscience et lever des fonds", estimait-elle à l'Open d'Australie en 2025. Par conséquent, quelle que soit la gagnante du quart de finale programmé mardi sur le Central, "ça va être une belle bataille pour l'Ukraine!" Celle qui l'emportera affrontera soit la Russe Mirra Andreeva (8e), soit la Roumaine Sorana Cirstea (18e).

02.06.2026 à 09:23

Programmation militaire: le Sénat se divise sur le montant de la rallonge budgétaire aux armées

FRANCE24

Dans le contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, le projet de loi fixe les grandes orientations et les moyens des armées françaises, en portant à 436 milliards d'euros les dépenses militaires prévues d'ici la fin de la décennie, soit 36 milliards supplémentaires par rapport à la dernière loi de programmation (2023). Mais les sénateurs souhaitent aller plus loin: à l'initiative du président LR de la commission Défense, Cédric Perrin, la chambre haute a voté en commission pour un effort supérieur de 14 milliards d'euros, avec l'objectif de porter, en 2030, la part du budget des armées à 2,7% du PIB. Pour 2027, l'effort serait de 6,7 milliards d'euros, soit 500 millions d'euros de plus que l'objectif du gouvernement, alors que la discussion budgétaire s'annonce à nouveau très périlleuse et incertaine cet automne au Parlement, à quelques mois de l'élection présidentielle. Il faut "mettre en cohérence la loi de programmation militaire avec les menaces auxquelles l'exécutif nous prépare", explique Cédric Perrin. Ce texte, adopté ces derniers jours à l'Assemblée nationale à une confortable majorité, ne présente toutefois qu'une trajectoire indicative, car les budgets réels des armées doivent être votés chaque année dans le projet de loi de finances. De plus, de nombreux parlementaires s'attendent à ce qu'une nouvelle LPM soit élaborée après la présidentielle par le futur exécutif, ce qui rend les débats actuels essentiellement théoriques. L'examen du texte dans l'hémicycle permettra tout de même de confronter les visions des différents groupes politiques. Et le gouvernement aura l'occasion de répondre à la proposition sénatoriale, qu'il désapprouve. "L'équilibre budgétaire et capacitaire qui a été trouvé est le fruit d'arbitrages entre le besoin des armées pour prendre en compte une accentuation de la dangerosité du monde et la capacité des finances publiques à y répondre", insiste l'exécutif dans un amendement déposé pour revenir aux 36 milliards de dépenses supplémentaires. Le Parti socialiste, dont les députés avaient approuvé le projet de loi, sera sur la même ligne que le gouvernement sur ce point. "Notre état d'esprit sera celui de la lucidité", affirme à l'AFP le sénateur Rachid Temal, qui somme la droite de s'expliquer sur le mode de financement de cette nouvelle manne. "Si le chemin proposé par la droite est celui de la destruction du modèle social, il faut le dire", s'inquiète-t-il, se disant attaché à "l'acceptation sociale" de cette feuille de route. Les débats devraient se poursuivre mercredi, avant un vote solennel prévu mardi 9 juin. Députés et sénateurs devront ensuite se réunir en commission mixte paritaire (CMP) pour trouver un terrain d'entente en vue d'une adoption définitive du texte, espérée par l'exécutif avant le 14 juillet.
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