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25.01.2026 à 15:55

À Paris, la mode masculine mise sur le raisonnable

FRANCE24

Après une année 2025 marquée par un vaste mercato des directeurs artistiques et de nombreux débuts, cette édition hivernale est plus mesurée, tant sur le fond que sur la forme, avec moins de défilés et aucune première fois. "C'est une saison qui a été assez conservatrice, sans propositions incroyables", analyse pour l'AFP Matthieu Morge Zucconi, chef de rubrique mode masculine du Figaro. "On est dans une période où on va droit à l'essentiel. Cela se ressent sur les défilés", abonde Astrid Faguer, journaliste mode aux Échos Week-End. Sur fond d'actualité pesante et de turbulences économiques traversées par le secteur du luxe, les marques veulent rassurer et sont peu enclines à la prise de risque, estiment les spécialistes. La tendance pour l'hiver prochain est donc aux valeurs sûres, voire à la nostalgie. Costume en force Le duo costume‑cravate s'impose comme l'un des marqueurs forts des podiums. Chez Louis Vuitton, Pharrell Williams en propose une palette protéiforme: simple ou double boutonnage, coupes plus ou moins cintrées, et même une variante associée à un bermuda. Chez Dior, le costume se la joue tantôt années 1940, avec des épaules rondes et des pantalons amples, tantôt années 1960 avec un pantalon cigarette et un blazer raccourci. Chez Hermès, le tailoring joue la carte des matières nobles, de la flanelle au crocodile, tandis que Sacai s'amuse à détourner le classique pantalon en l'agrémentant de volants, donnant l'illusion d'un short superposé. Juun.J présente des versions à fleurs, en velours ou même avec un ample pantalon de motard. Les imprimés à carreaux se déploient eux aussi à grande échelle. Ils s'invitent aussi bien dans les combinaisons transparentes en tartan de Jeanne Friot que dans les chemises, elles aussi en tartan, de Kolor. Chez Dior, l'emblématique veste Bar se réinvente en pied‑de‑poule. Louis Vuitton multiplie les costumes en prince‑de‑galles, tandis que chez Officine Générale, il est utilisé pour un manteau au classicisme assumé. Saison oblige, les vêtements de pluie sont également légion, notamment chez Balenciaga et ses imperméables assez techniques. "La fantaisie est ailleurs" La palette de couleurs reste neutre (noir,gris, beige, brun) avec quelques touches plus vives, comme le violet vu de Dior à Vuitton, en passant par Issey Miyake et Etudes Studio. Pour Adrien Communier, chef de rubrique mode chez GQ, cette sobriété traduit surtout un recentrage sur l'essentiel. "Il y a vraiment ce phénomène de créer des vêtements pour maintenant, qui vont être capables de durer et d'affronter le quotidien", observe-t-il. Selon lui, le public comme les créateurs n'aspirent plus à des pièces saisonnières vite reléguées, mais à des silhouettes qui traversent le temps. "C'est impossible de ne pas y voir une référence au contexte international. Je pense qu'il y a quelque chose de très +responsif+ et pragmatique par rapport à ça", estime-t-il. Dans ce contexte, "la fantaisie va se jouer ailleurs", constate Astrid Faguer. Des perruques punk de Dior aux casquettes en cuir de Vuitton, en passant par les bérets portés à l'envers d'Officine Générale et les masques en macramés de Rick Owens, "on n'a jamais vu autant de têtes chapeautées", relève-t-elle. Les lunettes s'invitent elles aussi, que ce soit chez Amiri, Dries Van Noten, Juun.J ou encore Willy Chavarria. L'extravagance se niche dans les détails. Les silhouettes masculines se parent ainsi d'ornements éclatants : épaulettes strassées à franges chez Dior, minuscules bijoux incrustés dans un manteau‑cape gris chez Dries Van Noten… Autant de touches clinquantes qui rehaussent les ensembles sans pour autant perturber l'équilibre des silhouettes.

25.01.2026 à 15:15

Collecte de vêtements en France: un modèle usé jusqu'à la corde

FRANCE24

Débordé par les flux massifs de l'ultra fast-fashion, le modèle est "à bout de souffle" et "s'effondre progressivement", estime pour l'AFP Maud Hardy, directrice générale de Refashion, éco-organisme chargé d'accompagner l'industrie de la mode vers une économie plus circulaire. Ce constat n'est pas nouveau, mais la réforme lancée au printemps 2025 patine. Le gouvernement espère un cahier des charges de la filière REP (responsabilité élargie du producteur) textiles d'ici fin mars. Mais de nombreux arbitrages restent à faire et le nouveau modèle n'entrera pas en vigueur avant 2027, prévient-il. Emplois menacés En 2024, pour 891.309 tonnes de nouveaux produits (vêtements, linge de maison et chaussures), 289.393 tonnes de produits usagés ont été collectées. Or le système repose encore à "plus de 60%" sur l'export, notamment en Afrique, rappelle Maud Hardy, et les marchés africains sont désormais saturés de vêtements importés de Chine, d'occasion ou neufs et à bas prix. Résultat: effondrement des prix, difficultés financières pour les trieurs, accumulation de stocks... En outre, "on ne peut pas continuer à envoyer nos déchets à l'autre bout du monde", une bonne partie des textiles finissant en décharge ou dans les cours d'eau, ajoute-t-elle. Les opérateurs traditionnels de la collecte (Emmaüs, Le Relais, La Croix-Rouge...) affrontent aussi la concurrence des plateformes comme Vinted ou les dispositifs seconde main des marques. La crise a éclaté au grand jour l'an dernier quand le réseau d'entreprises de tri Le Relais a déversé des tonnes de vêtements devant de grandes enseignes. Pierre Duponchel, fondateur du Relais, est inquiet: "On tient la filière à bout de bras, nous ne tiendrons pas six mois s'il n'y a pas de décision". "On a de plus en plus de vêtements de moindre qualité qui nous coûtent de l'argent", abonde Emmanuel Pilloy, président du Relais France, rencontré dans le plus grand centre de tri du Relais en France, à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), où 350 salariés embauchés en insertion trient chaque jour manuellement 70 tonnes de textiles. Les acteurs de la collecte jugent toujours insuffisante la revalorisation du montant versé par Refashion, passé à l'été dernier de 156 à 223 euros par tonne de déchets triés. Ce montant provient de l'éco-contribution payée par les marques à Refashion pour chaque vêtement neuf vendu. Mais selon M. Pilloy, elle ne couvre plus les coûts: "Sur quatre centimes prélevés" par pièce "un centime nous est reversé, on a besoin de plus". Chez Emmaüs France, Thomas Ladreyt alerte sur "plus de 5.000 emplois menacés" et demande un soutien porté à 304 euros la tonne. "Submersion" La contribution "ne permet plus aux acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS) de faire correctement leur métier", estime Benoît Hamon, président de l'association ESS, accusant certains vendeurs, "Shein, Temu", d'organiser "une forme de submersion de textiles" sans "mettre l'argent sur la table" pour financer leur fin de vie. Le gouvernement a réclamé à Refashion des propositions cette semaine pour "faire payer davantage" l'ultra fast-fashion, et à l'Agence de la transition écologique Ademe de chiffrer sous un mois les soutiens nécessaires pour les opérateurs. A long terme, l'État veut accélérer l'émergence d'une industrie du recyclage textile, en respectant la hiérarchie des traitements: réemploi d'abord, recyclage ensuite. Le scénario inclut des pénalités pour les produits polyester ou multi-matières, des primes pour l'incorporation de matières recyclées et une traçabilité intégrale pour chaque maillon de la chaîne. Toutes les parties questionnées par l'AFP trouvent le scénario "plausible" mais restent "vigilantes" en attendant un chiffrage. Une question reste sensible: l'accès aux fripes de meilleure qualité, "la crème". Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce (grandes enseignes), fixe une "ligne rouge": "Nous ne voulons pas de discrimination entre opérateurs et metteurs en marché". "Il y a de la place pour tout le monde", dit-il, soulignant que seuls 30% des vêtements sont aujourd'hui collectés, loin de l'objectif de 60% fixé pour 2028.

25.01.2026 à 14:55

SOS Racisme porte plainte contre l'influenceuse Mila pour une image de saluts nazis

FRANCE24

"Je vous confirme le dépôt d'une plainte", a indiqué à l'AFP le président de SOS Racisme Dominique Sopo. Cette plainte, déposée en septembre auprès du Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) et renvoyée au parquet de Lyon, fait suite à la publication d'une photo le 6 septembre par l'influenceuse de 22 ans dans une story sur son compte Instagram très suivi (plus de 59.000 abonnés à l'époque et plus de 79.000 actuellement). Cette photo montre le tee-shirt d'un homme portant l'inscription "Adidolf" et "assortie de trois bras levés à 45 degrés, paume vers le sol, évoquant sans ambiguïté les saluts nazis", indique SOS Racisme dans sa plainte, consultée par l'AFP. Cette image, qui détourne le logo Adidas pour remplacer ses trois bandes par ces saluts, "remplit les conditions nécessaires à la qualification du délit d'apologie de crimes contre l'humanité", poursuit l'association. Dans une vidéo publiée samedi sur Instagram, l'influenceuse a annoncé qu'elle était "convoquée" par la justice "pour apologie du terrorisme" pour cette publication. Dans sa vidéo, elle invoque le "second degré", estimant qu'il s'agissait "d'humour noir sur un tee-shirt" avec "un simple jeu de mots". Mila Orriols a été condamnée en décembre à Lyon à 2.000 euros d'amende avec sursis pour l'envoi d'un tweet raciste en février 2024, une décision dont son avocat avait annoncé faire appel. Elle avait écrit sur X: "Une immense partie des familles maghrébines sont consanguines, et beaucoup ont des visages difformes et assez laids, et de très petits fronts. Surtout les migrants chelous qui nous agressent dans la rue tous les jours." Mila est apparue dans le paysage médiatique en 2020, victime d'un harcèlement continu après ses critiques en ligne sur l'islam, qui l'a notamment contrainte à vivre sous protection policière. Plusieurs peines de prison avec sursis et allant jusqu'à quatre mois ferme sous bracelet électronique ont été prononcées depuis 2021 contre des cyberharceleurs l'ayant pris pour cible. Ces dernières années, Mila est devenue l'égérie de l'extrême droite: en 2024, elle a rejoint le collectif identitaire Némésis, se réclamant du féminisme, et participé aux universités d'été de Reconquête!.
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