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13.05.2026 à 08:47

Anatole Latuile, le héros qui fait rire et lire les enfants

FRANCE24

Plus de 20 ans après sa création, "Anatole Latuile" s'est imposé comme un phénomène de l'édition jeunesse. Ses 19 albums se sont écoulés à plus de 3,4 millions d'exemplaires, et ses nouvelles BD sont très attendues par les lecteurs de "J'aime lire", le mensuel des 7-10 ans du groupe de presse Bayard. "Anatole est comme le bon copain que les enfants aiment avoir", résume Anne Didier, qui en écrit les aventures avec son frère Olivier Muller, tandis que Clément Devaux les dessine. Ce boute-en-train pétillant et tout ébouriffé a 9 ans, est en CM1 et ne peut s'empêcher de faire beaucoup de bêtises à l'école, à la maison ou en dehors. "Il en fait parce que c'est un garçon libre, imaginatif et qui s'oppose aux cadres. C'est donc souvent pour une bonne raison, par exemple pour aider un copain à sortir d'une situation problématique", explique Olivier Muller à l'AFP. Anatole Latuile se situe dans la lignée du Petit Nicolas et de Gaston Lagaffe, ces héros dont le succès repose sur un humour un peu potache, bienveillant et ancré dans la vie quotidienne. "Les bêtises sont populaires parce qu'elles sont un acte fondateur de l'enfance", souligne Anne Didier. "Mais pour qu'elles gardent un goût d'interdit, il leur faut un cadre qui soit bien identifié par les enfants". Ce cadre est habité par les personnages secondaires, comme Jason, le meilleur ami d'Anatole, les copines Henriette et Naomi, l'institutrice, les parents mais aussi les "méchants": les frères Mafiolo ou le directeur Auzaguet. Face aux écrans En 2005, "Anatole Latuile" a pris la suite dans J'aime lire d'une autre série emblématique de la presse jeunesse, "Tom-Tom et Nana", qui a connu un immense succès dans les années 1990. "Donner le goût de lire a toujours été notre cheval de bataille. Et nous savions que faire rire, ça marche avec les enfants", confie Olivier Muller, qui a été bibliothécaire dans un foyer d'accueil pour enfants, tandis que sa sœur était professeur de français. Les trois auteurs, qui se rendent régulièrement dans les écoles, constatent que la lecture comme loisir ne cesse de reculer, comme l'a confirmé une récente étude sur la désaffection des jeunes pour les livres, notamment des garçons. À 10 ans, "la plupart des élèves ont déjà un portable", constate Olivier Muller. Et "ils ne lisent pas sur écran, ils regardent des vidéos ou font des jeux". "Militants du livre", les créateurs d'Anatole Latuile ont toutefois donné leur accord pour son adaptation en BD numériques (webtoons), en une série animée diffusée sur France Télévisions, en podcasts et en escape game. Avec "l'espoir que cela encouragera les enfants non-lecteurs à aller vers le livre".

13.05.2026 à 08:45

Hantavirus: pour les experts, le défi d'informer sans réveiller la peur du Covid

FRANCE24

Depuis la détection d'un foyer d'hantavirus sur le bateau de croisière MV Hondius, à l'origine de trois morts et de onze cas confirmés à ce stade, dont une Française gravement atteinte, des médecins et chercheurs se succèdent sur les radios, télévisions et dans les journaux. Certains, comme Yazdan Yazdanpanah, Antoine Flahault ou Xavier Lescure, ont fait œuvre de pédagogie collective lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé, au côté de la ministre Stéphanie Rist. À cette occasion, ils ont invité scientifiques, journalistes et grand public à faire "attention aux idées reçues", comme l'a déclaré l'épidémiologiste Antoine Flahault. "Chacun de nous a été très exposé aux médias pendant la crise Covid, et on a tous appris. D'une part que l'on ne savait pas tout, d'autre part que les connaissances évoluaient et (...) qu'on avait des débats très vifs entre scientifiques sur des points qui étonnaient parfois les concitoyens", a déclaré ensuite à l'AFP ce professeur de santé publique à l'université Paris Cité. L'hantavirus, "c'est clair que ça pourrait réveiller de mauvais souvenirs" mais "c'est important de rattacher ça à une histoire qui s'est améliorée avec l'expérience du Covid mais aussi d'autres infections", a estimé Luc Ginot, médecin de santé publique, sollicité par l'AFP. "On a appris du Covid que les médecins ne peuvent pas diffuser n'importe quelle information qui brouille la cohérence de la réponse" sanitaire globale, a affirmé cet ex-directeur de la santé publique d'une Agence régionale de santé (ARS). "Il faut éviter la course aux scoops dans les médias. Il y a des protocoles très stricts mis en œuvre par les ARS sous l'autorité du ministère. C'est important que les gens n'aient pas l'impression que l’État est en train de s'affoler… " "Tout et son contraire" Depuis l'ère Covid, la communication par temps de crise sanitaire est familière à certains experts, souvent chefs de service hospitaliers, tels Karine Lacombe, Arnaud Fontanet ou encore Gilles Pialoux, sollicités dernièrement par les médias. Chez tous, le souci d'expliquer ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore de l'épisode actuel d'hantavirus Andes, mais aussi de souligner les différences entre ce virus d'origine animale, rare mais déjà bien connu, avec le coronavirus inconnu surgi de Chine il y a six ans. Des praticiens hospitaliers rompus aux réseaux sociaux ont aussi cherché à expliquer et rassurer. Ainsi François-Xavier Moronval, urgentiste à Épinal, a posté lundi sur son compte Instagram -suivi par 54.000 personnes- une vidéo pédagogique invitant à la prudence face à des informations "qui partent dans tous les sens" et à une situation "qui fait peur car elle rappelle le Covid". Autre exemple: Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l'hôpital Bichat AP-HP, a déroulé un fil d'explications sur Bluesky "car on entend tout et son contraire". "Même s'il faut être vigilant, CE N'EST PAS LE COVID", a insisté ce médecin et chercheur. "La gestion d'épidémie ce n'est pas rassurer et minimiser, d'autant plus quand on ne sait rien. Ce n'est pas non plus prédire le prochain Covid et plaider systématiquement pour des mesures maximalistes pour toutes les menaces infectieuses, cela n'aurait aucun sens et émousserait la vigilance. C'est informer de façon transparente", a-t-il argumenté. Mais l'hantavirus fait aussi ressurgir des théories du complot: des internautes coutumiers des fausses informations sur le Covid-19, évoquent à nouveau une "conspiration vaccinale" ou une '"arme de dépopulation massive". "Hantavirus: la bombe médiatique qui sent la mise en scène", "Ils nous refont le scénario COVID amplifié dès le début", lit-on sur les réseaux. Figure de proue du mouvement antivax et complotiste, Alexandra Henrion-Caude a comparé la situation à un "mauvais film", tandis que le Pr Christian Perronne, décrédibilisé par ses positions pendant le Covid, a déclaré à France Soir: "ça démarre comme par hasard en Argentine, juste au moment où l'Argentine suit les États-Unis pour sortir de l'OMS".

13.05.2026 à 08:43

La hausse de l'énergie, un impact "immédiat" pour les entreprises du BTP

FRANCE24

Engins de chantier comme véhicules de transport sont de gros consommateurs, explique Matthieu Laclau, directeur général associé chez CarrionTP. "Les camions, c'est 70 litres à l'heure à peu près", les pelleteuses environ 100, dit-il. En passant en revue les engins garés dans le dépôt de son entreprise basée à Vaulx-en-Velin (Rhône), il s'arrête devant des machines électriques et esquisse un sourire. "Fort heureusement on en a, mais ce n'est pas encore assez développé". Cette entreprise de 100 salariés a besoin d'environ 7.000 litres de carburant par mois. Avec une hausse des prix de 30 à 50% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, "l'impact est immédiat", explique M. Laclau. "A chaque fois qu'on produit, ça tape dans notre rentabilité". Pour ne pas subir, Carrion TP "s'organise". Les salariés sont encouragés à faire du covoiturage avec les véhicules de la société, dont plusieurs vans. C'est aussi "éteindre les machines au maximum, réduire le nombre de machines sur les chantiers dès qu'on peut". Les usages "plus économes" sont incités, comme une formation à l'écoconduite. Mais à long terme, "on n'aura pas d'autres choix que d'augmenter nos prix. Chose qu'on a toujours un peu de crainte à faire", se désole M. Laclau. L'entreprise n'a pas eu accès aux aides de l'Etat, réservées à ce stade aux entreprises plus petites. Mais elle "n'en veut pas", assure le directeur général. "Plus il y a d'aide, moins il y a d'argent public. Moins il y a d'argent public, moins il y a de chantier", avance-t-il, alors que 60% des contrats de l'entreprise viennent de collectivités. Il préférerait "avoir un cadre un peu plus stable, moins de charges sur les salaires". Anticipation L'aide de l'Etat annoncée début avril sur le gazole non routier, pour les entreprises de moins de 15 salariés, "va dans le bon sens", estime de son côté le secrétaire général de la Fédération des entreprises du Bâtiment et des Travaux publics du Rhône Olivier Brunet. L'impact ne se limite pas au GNR: les prix des carburants en général sont affectés, et indirectement ceux des matériaux, "de 5 à 35% notamment pour les matériaux bitumeux", souligne-t-il. Il y a aussi "l'espèce d'attentisme global" qui laisse certains projets en suspens. Chez CarrionTP, qui installe notamment des canalisations en PVC, la flambée des prix du plastique pèse aussi sur la trésorerie. La mise en place d'un observatoire des prix des matériaux, promis par le gouvernement, "devrait permettre plus de transparence, d'anticipation, de visibilité", espère la déléguée générale de la fédération Anne-Laure Le Gavrian. "On attend que ce soit suivi d'effets" en cas de dérives des fournisseurs, ajoute-t-elle. La fédération voit d'un bon oeil la circulaire gouvernementale rappelant la possibilité de modifier un contrat pour tenir compte de la hausse du coûts des matériaux, même en l'absence de clause dédiée. Le ministre de l'Economie Roland Lescure a par ailleurs annoncé lundi soir que le "prêt flash carburant", qui permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,8%, sans exiger de garantie, à certaines très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME), allait être élargi au secteur du BTP. Pour Matthieu Laclau, la stabilité passe par "plus de souveraineté énergétique". Le secteur du BTP est le premier employeur de France: "si on veut de l'emploi, il va falloir nous protéger, pas par des aides mais par une capacité à être un peu plus souverain dans notre façon de construire", estime-t-il.
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