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13.04.2026 à 04:21

La Colombienne Karol G promet de faire danser Coachella pour clore le week-end

FRANCE24

Avec ses neuf scènes en plein désert, Coachella, qui ouvre la saison des festivals musicaux aux Etats-Unis, a débuté vendredi sous la houlette de la star de la pop Sabrina Carpenter, avec un concert comme un voyage nostalgique à travers Hollywood, suivi samedi du retour du Canadien Justin Bieber, qui s'était tenu à l'écart des grandes scènes ces dernières années. Karol G s'est produite pour la première fois à Coachella en 2022 avec un set en forme de véritable fête latino, célébrant ses racines et accueillant des invités comme son compatriote J Balvin, ainsi que le DJ Tiësto et Becky G, avec qui elle a interprété son hymne puissant "Mamiii". La Colombienne a depuis sorti deux albums, le plus récent étant "Tropicoqueta", aux accents caribéens, dévoilé l'an dernier avec le single "Latina Foreva". De quoi donner la couleur de son concert qui devrait faire danser des milliers de spectateurs dimanche soir à Indio, en Californie. "Elle va être absolument sublime; vous ne l'avez jamais vue danser comme elle va danser aujourd'hui", a promis son maquilleur, Duvan Foronda, à l'AFP avant le show. La clé d'un look "Tropicoqueta"? Avoir l'air "super naturel", dans des tons orangés qui marquent l'identité visuelle actuelle de la diva de Medellin, raconte-t-il, en appliquant - festival oblige - des paillettes sur les yeux de dizaines de fans, depuis un stand de maquillage organisé par le label fondé par Karol G, Bichota Records. "Je suis tellement émue", a confié l'une d'elles, Christina Medina, entre quelques larmes. "+Latina Foreva+ incarne la force et la fierté d'être Latinx (un terme utilisé aux Etats-Unis pour désigner les personnes d'origine latino-américaine, ndlr) ainsi que le soutien mutuel. Regardez simplement l'opportunité qu'elle a créée pour la communauté latino-américaine. Elle est vraiment exceptionnelle", a-t-elle ajouté. L'artiste a fait plus tôt dans la journée la promotion sur ses réseaux sociaux de ce marché éphémère sur le site du festival qui présente des marques tenues par des personnes originaires d'Amérique latine aux Etats-Unis. Punk, K-pop et Justin Bieber Côté scène, parmi les temps forts de la journée éclectique de dimanche, les festivaliers ont retrouvé l'auteur-compositrice Flowerovlove, le groupe Major Lazer, le parrain du punk Iggy Pop, la danseuse et chanteuse britannique FKA twigs, l'architecte du big beat Fatboy Slim, le rappeur Young Thug et les stars de la K-pop BIGBANG. Samedi, la superstar canadienne Justin Bieber a renoué avec son public après près de quatre ans loin des très grandes scènes. "C'est un moment spécial. C'est une soirée dont je rêvais depuis longtemps", a déclaré à la foule l'artiste de 32 ans. Mimant de fouiller dans son ordinateur, il a proposé au public une séquence nostalgique en diffusant ses premiers clips sur YouTube et chantant des extraits de ses énormes succès, comme "Baby" (2010), "Never Say Never" (2010) ou "Beauty and a Beat" (2012). Avant lui, Coachella a notamment accueilli samedi les performances électrisantes de la collaboration techno-indus Nine Inch Noize (fruit d'une rencontre entre Nine Inch Nails et le producteur allemand Boys Noize) et des rockeurs new-yorkais The Strokes, qui ont annoncé un nouvel album pour juin. La chanteuse Jennifer Lopez a fait une apparition pendant la performance du DJ français David Guetta. Le week-end doit se conclure sur une projection sous les étoiles du premier épisode de la troisième saison d'"Euphoria", la série HBO qui fait son retour à la télévision après une pause de quatre ans.

13.04.2026 à 04:13

Jugement pour Lafarge, accusé de financement du terrorisme en Syrie

FRANCE24

Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l'affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d'une grande entreprise du CAC 40 pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée. "C'est l'histoire d'un dérapage, d'un dévoiement qui fait que la société Lafarge, fleuron de l'industrie française, en est venue à financer des organisations terroristes, dans une seule visée: mercantile", avait fustigé le parquet national antiterroriste (Pnat) dans ses réquisitions en décembre dernier. L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie. Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés. "On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l'usine si nous étions partis?", a soutenu en interrogatoire Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge. "On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire." Décortiquant échanges de mails, comptes-rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal s'est plongé de longues semaines durant dans l'engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes Etat islamique (EI) et Jabhat al-Nosra. Pour le Pnat, les versements aux entités classées comme "terroristes" ont atteint un montant minimal de près de 4,7 millions d'euros. "Ahurissant de cynisme" Ce système prévoyait le versement d'argent pour, d'une part, financer l'acquisition d'intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d'autre part, assurer des "paiements de sécurité" et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région. Si les prévenus ont soutenu avoir été victimes de "racket", le terme a fait tiquer la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez, plusieurs messages internes à Lafarge faisant plutôt état de "négociations" ou d'"accords". "Il y avait cette conviction que (la guerre) n'allait pas durer. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas certaines décisions qui ont été prises", a expliqué Bruno Pescheux, l'un des protagonistes du dossier en tant que directeur de la filiale syrienne de Lafarge de 2008 à l'été 2014. "Cette crise était un tunnel. Tout le monde nous disait que cette crise serait courte, qu'on allait voir la lumière. Mais en fait, la lumière n'est jamais venue", a-t-il dit. A l'audience, les deux procureures du Pnat ont souligné "l'absence totale d'adhésion à l'idéologie jihadiste" des prévenus, mais noté leur "absence de reconnaissance" et de "regrets" sur les faits. Elles ont requis à l'encontre de la société Lafarge l'amende maximale de 1,125 million d'euros ainsi qu'une confiscation partielle du patrimoine à hauteur de 30 millions d'euros. Contre l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont, qui nie mordicus avoir été au courant des versements illicites, le parquet a demandé six ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt différé mais sans exécution provisoire. Le Pnat estime que Bruno Lafont était bien informé et qu'il a "donné des directives claires" pour maintenir l'activité de l'usine, "un choix purement économique, ahurissant de cynisme". Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l'urgence et l'impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l'avancée de l'EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des jihadistes. Particularité de ce dossier, des victimes du 13-Novembre se sont constituées parties civiles, voyant dans cette affaire l'un des "rouages" des attentats qui ont ensanglanté la France les années suivantes.

13.04.2026 à 04:05

L'allongement de la rétention des étrangers jugés dangereux de retour à l'Assemblée

FRANCE24

Ce texte, porté par le député Renaissance Charles Rodwell et soutenu par le gouvernement, sera examiné en première lecture, après la censure d'une précédente mesure similaire par le Conseil constitutionnel en août. Il contient également d'autres mesures destinées à renforcer l'arsenal anti-terroriste, ainsi qu'un volet psychiatrique. La gauche, qui a déposé une motion de rejet préalable pour couper court aux débats, s'y opposera. Actuellement, la durée maximum de maintien dans les centres de rétention administrative (CRA) -- où peuvent être enfermés des étrangers en vue de leur expulsion s'il existe un risque qu'ils s'y soustraient -- est de 90 jours maximum, ou bien de 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme. Le texte permettrait d'allonger à 210 jours la durée de maintien en rétention pour ces derniers, mais aussi, "à titre exceptionnel", pour tout étranger "définitivement condamné pour des faits d'atteinte aux personnes punis d'au moins trois ans d'emprisonnement" et "qui représente une menace réelle, actuelle et d'une particulière gravité pour l'ordre public". Une formulation "plus restrictive" que celle qui avait été adoptée par le Parlement l'été dernier, a fait valoir lors d'une conférence de presse dimanche Charles Rodwell. La mesure avait été censurée par les Sages, estimant que les critères retenus n'étaient pas suffisamment encadrés. Un sort que le député, qui martèle avoir suivi toutes les recommandations du Conseil d'Etat, compte bien éviter cette fois, en s'opposant à "tous les amendements qui viseraient à déséquilibrer le texte". "Inefficacité" La mesure, qui ne concernera selon lui que "quelques dizaines d'individus par an", est décriée par plusieurs associations, dont France terre d'asile, qui dénoncent son "inefficacité" par rapport à l'objectif initial de ces centres: l'éloignement du territoire français. "L'immense majorité des éloignements intervient dans les premières semaines de rétention. Au-delà de deux mois, les expulsions deviennent marginales", font-elles valoir. L'idée de cet allongement, poussé par l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, avait émergé après le meurtre en 2024 de l'étudiante Philippine. Le suspect était un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), qui venait de sortir d'un centre de rétention. La proposition de loi prévoit par ailleurs la création d'une "injonction d'examen psychiatrique" à la main du préfet. Si la personne refuse, un juge devrait toutefois se prononcer. Seraient concernées toute personne cumulant deux critères. D'une part s'"il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave pour l'ordre et la sécurité publics, en raison de son adhésion à des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorisme". D'autre part, la personne devra présenter "des troubles mentaux identifiés". Au moment de l'adoption du texte en commission, en février, des professionnels du secteur avaient dénoncé dans un communiqué "la confusion véhiculée entre radicalisation et troubles psychiatriques". Le texte intègre par ailleurs d'autres mesures concernant la menace terroriste, notamment la création d'une mesure de "rétention de sûreté terroriste", comme elle existe déjà pour certains crimes. La rétention de sûreté consiste à placer des personnes condamnées dans un centre de soins à la fin de leur peine de prison. La proposition de loi, dont l'ancien Premier ministre Michel Barnier est co-signataire, a été "co-construite" avec la droite, s'est félicité Charles Rodwell, qui espère une adoption définitive d'ici la fin de la session parlementaire cet été.
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