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▸ Les 15 dernières parutions

25.06.2026 à 13:05

Canicule: plus de 100 millions d'Européens à plus de 35°C jeudi

Toujours plus: la canicule s'étend en Europe où au moins 101 millions d'habitants, dont plus de 50 millions en France et 18 millions en Allemagne, vont devoir endurer des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée.

25.06.2026 à 12:59

IBM dévoile une nouvelle technologie qui augmente de 50% la puissance des puces

FRANCE24

Il s'agit de puces dites "0,7 nm" (nanomètres), une échelle de comparaison théorique, qui ne rend compte ni de la taille du microprocesseur, ni des transistors qu'il contient. Jusqu'à présent, le modèle le plus avancé était le "2 nm", dévoilé par IBM en 2021 et dont la production de masse n'a démarré que fin 2025. Concrètement, plus la taille se réduit, plus le nombre de transistors augmente sur le microprocesseur, ce qui accroît la puissance de calcul. L'architecture "0,7 nm" permet de placer près de 100 milliards de transistors sur une puce de la taille d'un ongle de la main, soit le double de la densité du "2 nm", selon un communiqué. La technologie mise au point par IBM n'est pas utilisable en l'état par l'industrie, mais le groupe d'Armonk (Etat de New York) "voit une trajectoire vers la production (de puces en série) au plus tôt dans les cinq ans". Selon l'entreprise, cette nouvelle technologie doit mener à "un bond substantiel de capacités", à savoir une puissance de traitement supérieure de 50% à celle du "2 nm". Les puces fabriquées grâce à ce nouveau schéma devraient aussi produire 1,7 fois les calculs de la génération précédente à quantité d'énergie équivalente. Pour parvenir à cette percée, IBM a conçu une nouvelle architecture en trois dimensions, dite "nanostack" (empilement nano), qui comprend plusieurs couches de transistors et non plus une seule. Ce modèle doit "permettre de poursuivre la progression" de la miniaturisation pour aller jusqu'à "0,1 nm" (aussi appelé angstrom soit un dixième de nanomètre) aux alentours de 2040, a expliqué, lors d'un point de presse, Huiming Bu, vice-président chargé de la recherche et développement sur les semi-conducteurs. Le responsable a indiqué que cette construction pourrait être utilisée pour les processeurs dits CPU, les plus courants, et GPU, les plus avancés pour le développement de l'intelligence artificielle (IA). Elle sera aussi applicable aux puces mémoire dites SRAM, dont la puissance serait améliorée de 40%, un progrès "que nous n'avons pas vu depuis des décennies", a fait valoir lors du point de presse Jay Gambetta, directeur de la recherche chez IBM Interrogé sur des partenariats avec des industriels autour du "0,7 nm", il a déclaré qu'IBM se concentrait, pour l'instant, sur le déploiement du "2 nm". Il est déjà utilisé par le Taïwanais TSMC, tandis que le Japonais Rapidus doit démarrer la production à grande échelle au deuxième semestre 2027. IBM ne fabrique pas de puces en série, son modèle consistant à accorder des licences à des industriels. TSMC envisage déjà de passer à "1,4 nm" en 2028.

25.06.2026 à 12:39

A Gaza, la "Smile Kitchen Academy" renaît de ses cendres malgré les pénuries

FRANCE24

Nabil al-Shawaf improvise ses cours en fonction de ce qu'il trouve sur le marché. Ce jour-là, poivrons, piments jalapeño et sauce tomate. Au programme: apprendre à monter une mayonnaise, une sauce jalapeño et une sauce tabasco, annonce le chef. Sur sa veste, un smiley coiffé d'une toque, logo de cette école baptisée "Smile Kitchen Academy", ouverte en 2016. Pourtant en 10 ans, elle n'a pas connu que des jours heureux, bombardée par Israël en 2021, puis en 2023, après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël qui a déclenché la guerre à Gaza. Fermée trois ans, elle a pu rouvrir cette année, à la faveur de la trêve fragile en vigueur depuis octobre 2025. Mais "il y a une pénurie de matières premières et le coût de l'électricité et du carburant est très élevé. Cela nous empêche de fournir les plus hauts standards en arts culinaires", déplore Nabil al-Shawaf. Ravagée par deux ans de guerre et soumise depuis à des violences quotidiennes, la bande de Gaza ne produit même pas assez de nourriture pour subvenir aux besoins élémentaires de sa population. Environ 75 % de ses terres agricoles ont été détruites ou endommagées depuis octobre 2023, selon l'agence de l'Onu pour l'alimentation, la FAO. De plus, Israël contrôle tous les points d'entrée de ce minuscule territoire et refuse l'accès à un large nombre de biens, estimant qu'ils pourraient être détournés par le Hamas pour fabriquer des armes. Après la famine "Quand la guerre est arrivée, tout a été détruit. Nous avons connu la famine et le déplacement", témoigne une des étudiantes, Huda Zamo. Cette épreuve l'a convaincue à 34 ans de se consacrer à la cuisine pour nourrir les autres et de délaisser son ancienne activité de vente de vêtements en ligne. "Beaucoup de recettes nous conviennent bien, car elles sont très différentes des plats locaux", explique-t-elle, une toque posée sur son voile rose poudré. Au moins 1,6 des 2,1 millions habitants de ce territoire palestinien sont en insécurité alimentaire aiguë, selon l'Onu, principalement en raison des restrictions israéliennes sur les marchandises entrant à Gaza. Depuis le fragile cessez-le-feu, les camions d'aide et de marchandises entrent plus facilement, mais beaucoup de produits restent trop chers pour la plupart des Gazaouis. "Il y a une forte implication des étudiants malgré ces circonstances difficiles. Les étudiants ont des espoirs et des rêves qu'ils souhaitent réaliser", constate Ahmed Abou Taha, directeur de l'école. Après une formation d'un an, ils pourront travailler dans les établissements gazaouis mais aussi à l'étranger, affirme-t-il, car l'école est liée à l'organisation Worldchefs, basée à Paris, qui a certifié des écoles partout dans le monde dont celle-ci. Ils devront cependant avant cela obtenir un laissez-passez d'Israël, qui exerce un blocus ferme sur le petit territoire. "Ce que nous apprenons à l'école, on peut l'appliquer partout dans le monde", s'enthousiasme Huda Zamo ajoutant "si Dieu le veut, cela portera ses fruits à l'avenir.
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