Le navire venait d'Amérique centrale et a été intercepté par la frégate Prairial le 16 janvier, précise le Haut-commissariat dans son communiqué.
La cocaïne, répartie en 96 ballots, était destinée au marché australien et elle était convoyée par dix marins du Honduras et un Equatorien, sur un navire battant pavillon togolais, selon une source proche de l'enquête.
Ils ne seront cependant pas poursuivis par la Justice française.
"L'article 17 de la Convention de Vienne prévoit que la Marine peut intercepter un navire en haute mer, après des vérifications sur l'état de pavillon, et demander au procureur (et le haut-commissaire est impliqué dans la décision) s'il accepte que la procédure ne soit pas judiciarisée, et qu'elle ne soit donc traitée qu'au plan administratif", a déclaré à l'AFP la procureure Solène Belaouar.
L'objectif est de concentrer les moyens judiciaires français sur les faits qui concernent directement le territoire national.
Or, la drogue n'était pas destinée au marché polynésien, qui ne peut en absorber une telle quantité.
Il n'y aura donc pas d'enquête, mais les Etats des trafiquants ont la possibilité d'engager des poursuites à leur encontre.
Cette opération coordonnée par le Haut-commissaire "a mobilisé d'importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française, en lien étroit avec la gendarmerie nationale et l'antenne locale de l'office anti-stupéfiants (OFAST)", selon le communiqué.
Le président américain a dévoilé mardi un message privé d'Emmanuel Macron dans lequel le président français lui propose d'organiser un G7 jeudi à Paris et d'inviter "les Russes" en marge de la réunion. L'Élysée a confirmé l'authenticité du message publié.