En période d'incertitudes, les investisseurs délaissent les actions et autres placements pour se tourner vers l'or, éternelle valeur refuge. En un an, sa valeur a quasiment doublé pour dépasser, en séance, les 5 100 dollars. Les banques centrales en achètent des quantités bien supérieures à leurs acquisitions habituelles, autour de 60 tonnes par mois au lieu de 17 tonnes en moyenne avant 2022. Mais les analystes craignent une correction du cours de l'or dans les prochains mois. Reste que c'est une valeur sûre et facilement mobilisable quand, comme la Russie après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, un pays fait l'objet de sanctions internationales. Dans les mois qui ont précédé février 2022, Moscou avait d'ailleurs considérablement augmenté les achats d'or.
En RD Congo, cela fait un an que les rebelles de l’AFC/M23 ont pris le contrôle de Goma alors capitale provinciale du Nord-Kivu. C’est la première fois que la ville est sous rebelle aussi longtemps. Dans la ville, la vie quotidienne a repris son cours mais certaines voix dénoncent un climat de répression. Dans l’est congolais, les exactions contre les civils ont atteint un niveau alarmant selon les humanitaires, et sont commises par toutes les parties en conflit. Reportage.
Interrogé par l'AFP dimanche lors du festival du film de Sundance, dans l'Utah, l'écrivain américano-britannique de 78 ans a estimé que "l'idée du danger et de la violence était désormais proche de tout le monde dans ce pays".
"Je pense que tout le monde est en danger maintenant", a-t-il alerté.
L'écrivain participait à l'avant-première de "Knife: The Attempted Murder of Salman Rushdie", un documentaire adapté du "Couteau", son récit de l'attaque qui a failli le tuer en août 2022 en pleine conférence littéraire et lui a fait perdre l'usage d'un oeil.
Son agresseur reprochait à l'auteur des "Versets sataniques", qui avait valu à Salman Rushdie une condamnation à mort par l'Iran en 1989, d'avoir "attaqué l'islam".
Il a été condamné l'année dernière à 25 ans de réclusion aux Etats-Unis.
Pour Salman Rushdie, l'attaque dont il a été victime relève de "quelque chose de plus large".
Dénonçant "une violence déchaînée par des individus sans scrupules qui utilisent des personnes ignorantes pour s'attaquer à (...) la culture", il a estimé que "pour ceux qui exercent un pouvoir autoritaire, la culture est l'ennemie".
"Qu'il s'agisse du journalisme, des universités, de la musique ou de l'écriture, les incultes, les ignorants et les radicaux n'aiment pas ça, et ils prennent des mesures contre, ce que nous voyons tous les jours", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.
Donald Trump a lancé une offensive contre les grandes universités américaines, considérées comme trop à gauche.
Il s'en prend également régulièrement aux médias traditionnels, dont il dénonce les "mensonges".
Salman Rushdie a précisé que "Knife" n'avait pas été conçu comme un commentaire de l'actualité.
Mais "je commence à penser que le film arrive peut-être à un moment particulièrement opportun, que nous ressentons peut-être tous aujourd'hui le risque de la violence", a-t-il conclu.
Le festival de Sundance se poursuit jusqu'au 1er février.