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31.08.2026 à 13:49

Face à la poussée de Mélenchon, des appels pressants à une primaire de la droite et du centre

FRANCE24

- Qui sont les partisans d'une primaire ? À droite, le patron des députés Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez milite pour une primaire ouverte. Lors de sa traditionnelle ascension du Mont-Mézenc dimanche, il a réitéré que cette solution est "la moins mauvaise", alertant sur le danger d'une dispersion des candidatures qui évincerait la droite du second tour au profit de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le candidat de droite libérale à la présidentielle David Lisnard réclame lui aussi une primaire qui lui permettrait de gagner en visibilité. Il défend cette compétition pour "éliminer les macronistes" avant le premier tour, en d'autres termes Édouard Philippe et Gabriel Attal. Proche du maire de Cannes, le centriste Hervé Morin a lancé la semaine dernière une pétition, signée initialement pas plus de 200 élus locaux, pour appeler à une primaire qui départagerait les différents candidats de la droite et du centre. Le président LR du Sénat Gérard Larcher défend lui aussi l'idée d'une primaire et s'est engagé à prendre ses responsabilités en novembre, après les sénatoriales du 27 septembre. - Qui sont les candidats ouverts à une primaire ? Les candidats en retard sur Édouard Philippe dans les sondages ne s'y opposent pas. C'est le cas de l'ancien Premier ministre Gabriel Attal (Renaissance) qui affirme n'avoir "pas peur" d'une primaire "sinon il ne faut pas se présenter à l'élection présidentielle". Même son de cloche chez le candidat LR à l’Élysée Bruno Retailleau qui affirme lui aussi ne pas "avoir peur d'une élection" et qui assure qu'il ne s'oppose pas "par principe" à ce genre de sélection. - Qui la refuse ? Favori des sondages, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe exclut à ce stade de participer à une telle compétition. Malgré une campagne souvent jugée timorée, il espère prendre un ascendant incontestable sur ses concurrents dans les sondages. Celui publié dans La Tribune Dimanche où il est crédité de 17% le conforte dans sa stratégie, mais le précédent le plaçait au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon. Face à son refus, Hervé Morin lui a lancé un avertissement sur la "lourde responsabilité" qu'il porterait s'il refusait de se soumettre à cet exercice. Un argument également avancé par Bruno Retailleau tandis que Gabriel Attal assure pour sa part qu'il n'y a "plus de favori" au sein du bloc central. Dans le camp d’Édouard Philippe, on balaie ces déclarations. "Il n'y a pas match", a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, convaincue qu'Édouard Philippe est "le seul à pouvoir se qualifier au second tour et gagner l'élection présidentielle". Autre opposant aux primaires: le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui a réitéré son intention de se lancer dans la course et qui se dit "vacciné" après sa défaite il y a cinq ans lors de la compétition interne à LR, dont il avait été éliminé dès le premier tour. - Quel périmètre pour la primaire ? Les contours de la primaire restent flous. Laurent Wauquiez avait plaidé pour une primaire du macroniste Gérald Darmanin, désormais soutien d’Édouard Philippe, à Sarah Knafo, du parti d'extrême droite Reconquête dont le patron Éric Zemmour devrait se lancer dans la course. Hervé Morin a choisi, pour sa part, de faire signer une charte aux candidats potentiels qui devraient ainsi souscrire à des principes tels que le respect de la construction européenne. Une façon d'en écarter le parti d’Éric Zemmour et Sarah Knafo. - Une primaire élargie au PS ? Certains plaident pour qu'il n'y ait qu'un candidat pour un large espace central allant de LR jusqu'au PS. C'est le cas de l'ex-Premier ministre François Bayrou qui défend pour "une compétition loyale" avec un vote par internet à la fin janvier. Sans soutenir l'idée d'une primaire, d'autres évoquent aussi un large rassemblement. L'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve appelle à une "coalition des engagés" composée de "républicains ardents" de gauche, du centre et des "modérés". Quant à l'ex-président socialiste François Hollande, il se pose en recours pour son camp et enjambe la primaire organisée par son parti. Mais il donne rendez-vous au mois de décembre pour un "moment de vérité", et pose la question d'"union sacrée des démocrates" allant "au-delà des formations politiques".

31.08.2026 à 13:45

Défenseur du photojournalisme et fondateur de Visa pour l’image, Jean-François Leroy est mort

FRANCE24

Âgé de 69 ans, Jean-François Leroy s'est éteint lundi des suites d'un cancer en pleine 38e édition de cette rencontre mondiale qui se tient chaque année à Perpignan. "Toute l'équipe de Visa pour l'image - Perpignan et toute la famille de Jean-François Leroy ont la tristesse de vous annoncer la mort, ce lundi 31 août au matin, du fondateur et directeur historique du festival international du photojournalisme", écrit le festival sur son compte Instagram. "Il avait accompagné et mis en valeur des photojournalistes du monde entier", ajoute-t-il sur X. Pour la première fois en près de 40 ans, cet ancien photographe de l'agence Sipa Presse était absent de l'inauguration samedi de l'unique festival mondial consacré à la photo de presse, qui expose chaque année à Perpignan les plus grands photojournalistes. Après s'être battu pendant plus d'un an contre la maladie, il est décédé au milieu de ses proches à son domicile parisien, selon l'équipe du festival. "L'âme" du festival Bien que malade, il a participé "de A à Z à la préparation" de la 38e édition du festival, a précisé à l'AFP Delphine Lelu, la directrice générale de Visa pour l'image. Il avait été distingué Chevalier des arts et lettres. "C'est l'âme de ce festival, il l'a porté à bout de bras depuis la première édition, en 1989. Il nous laisse un grand héritage. Il a toujours voulu que Perpignan soit un phare pour les photojournalistes, on va faire en sorte que le festival continue de briller", a ajouté Delphine Lelu. A la fin des années 1980, le festival parrainé par Paris-Match et Roger Thérond est créé à l'initiative de la municipalité de Perpignan, soucieuse de fonder un évènement culturel pour prolonger la saison estivale. Chaque année ensuite, des photojournalistes du monde entier ont défilé et été exposés lors de ces rencontres où se mêlaient patrons de presse, reporters et visiteurs. Tremplin et consécration "Le mantra de Visa pour l'image depuis trente-huit ans reste: la découverte de jeunes photographes, la confirmation et la mise en lumière de photographes reconnus et la redécouverte d'anciens photographes historiques", écrivait-il dans son livre à paraître en octobre "Le devoir de regarder". Pour les jeunes photographes, Visa pouvait représenter un tremplin ou une consécration. "Ce festival est cher à mon coeur", raconte Ed Jones, photographe à l'AFP plusieurs fois exposé pour ses reportages photos en Corée du Nord. Les hommages pleuvaient lundi pour célébrer l'hôte de "ce lieu de rencontre de la tribu des photojournalistes", selon les mots du photographe franco-iranien Reza, interrogé par l'AFP. "Il a eu un grand impact sur le métier de photojournalisme" et "révélé de nombreux talents internationaux. Son impact va perdurer", ajoute ce photographe, auteur d'un portrait iconique du commandant afghan Ahmed Massoud, assassiné en 2001. "L'AFP déplore la perte de Jean-François Leroy inlassable défenseur du photojournalisme. Au fil des éditions de Visa pour l'image, Jean-François nous a laissé le souvenir d'un professionnel passionné, doté d'un instinct rare pour repérer et révéler de nouveaux talents", a réagi Claudia Rahola, directrice du service photo à l'AFP. Témoignage de ses exigences par rapport au rôle de l'image dans l'information, Jean-François Leroy lançait, pour la 38e édition de Visa, un avertissement sur les trucages visuels engendrés par l'IA. "Le réel contre-attaque": tel était le thème du festival cette année, avec "un mot d'ordre explicite: face aux images générées par IA, défendre le travail de terrain, sa lenteur et son coût". "Des photos truquées circulent désormais à chaque événement d'actualité et le festival revendique le rôle inverse : chaque image exposée est documentée, datée, signée".

31.08.2026 à 13:35

Le Japon veut un budget record de 48 milliards d'euros pour sa défense, axé sur l'IA

FRANCE24

Mais le budget final du ministère, pour l'exercice qui débutera en avril 2027, pourrait atteindre 10.000 milliards de yens, a rapporté le quotidien Nikkei, citant sans le nommer un parlementaire de la coalition au pouvoir, alors que Tokyo procède à une vaste modernisation de sa défense afin de faire face aux tensions croissantes avec des voisins comme la Chine, la Corée du Nord et la Russie. Cette requête budgétaire met l'accent sur la lutte contre les "nouvelles formes de guerre", telles que l'IA, les drones et les missiles à longue portée. Le ministère japonais de la Défense espère mettre en place un système d'aide à la décision reposant sur l'IA et souhaite également acquérir des drones à bas coût capables d'opérer de concert avec des missiles de longue portée afin de neutraliser des cibles ennemies. Le ministère prévoit aussi de développer des missiles hypersoniques lancés depuis des plateformes sous-marines et de créer une nouvelle unité destinée à renforcer les capacités de défense contre la guerre cognitive, menace croissante visant à façonner l'opinion publique au travers de campagnes de désinformation et d'autres opérations d'influence. Avec cette requête budgétaire pour l'exercice débutant en avril 2027, le Japon poursuit ses efforts pour renforcer ses capacités militaires afin de répondre à une réalité géopolitique instable. Le pays s'éloigne ainsi progressivement de sa position pacifiste traditionnelle, qui limitait l'usage de la force à la seule autodéfense. Ce virage progressif s'effectue alors que l'expansion rapide de l'armée chinoise et le développement continu des missiles et des armes nucléaires nord-coréens ont poussé le Japon à renforcer sa défense. La guerre menée par la Russie en Ukraine a aussi alimenté les inquiétudes des responsables politiques japonais, qui redoutent qu'un conflit similaire puisse éclater en Asie de l'Est, compte tenu de la pression croissante exercée par la Chine sur Taïwan et de l'intensification de ses différends territoriaux avec le Japon. L'enveloppe demandée lundi par le ministère de la Défense nippon se situe légèrement au-dessus du précédent montant record de 8.800 milliards de yens soumis pour l'exercice budgétaire en cours, qui s'achèvera fin mars 2027. "Contre-attaque" Le budget final de la défense pourrait cependant dépasser 10.000 milliards de yens, a rapporté le quotidien Nikkei, citant dans le nommer un parlementaire de la coalition au pouvoir. Les montants précis alloués à chaque poste devraient être finalisés une fois que le gouvernement aura achevé, d'ici à la fin de l'année, la révision des principaux documents relatifs à la sécurité nationale, ont indiqué des responsables du ministère de la Défense. Ces trois documents définissent les grandes lignes des futures capacités de défense du pays tout en évaluant l'environnement sécuritaire entourant le Japon. Le Japon a accru ses dépenses militaires et sa coopération en matière de sécurité en Asie, en déployant des lanceurs de missiles sur des îles éloignées, en cherchant à se doter de capacités de "contre-attaque" et en assouplissant les règles régissant les exportations d'armes. La Première ministre Sanae Takaichi, considérée comme partisane d'une ligne dure à l'égard de la Chine, a placé la défense nationale au sommet de son programme conservateur. Les relations entre le Japon et la Chine se sont fortement détériorées après qu'elle a suggéré en novembre que le Japon pourrait intervenir militairement dans tout conflit concernant Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté. La Chine a exprimé son inquiétude face à ce qu'elle considère comme un retour d'un "nouveau militarisme" au Japon.
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