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19.02.2026 à 09:25

Handicap mental: un faux scrutin avant de voter pour de vrai

FRANCE24

"A voté!" Dimitri, qui vit en foyer et travaille en ESAT (établissement ou service d'aide par le travail), vient de glisser un bulletin dans l'urne. "C'est la première fois que je fais un entraînement de vote. Et franchement, c'est hyper sympa". Comme une soixantaine d'autres personnes, il participe à une mise en situation organisée dans un centre social de Saint-Dié-des-Vosges par l'association Adapei 88, en partenariat avec la ville. Après avoir présenté une carte d'électeur fictive, sélectionné plusieurs bulletins, fait son choix dans l'isoloir et émargé, Dimitri réalise que "c'est pas compliqué". A 31 ans, c'est pourtant la première fois qu'il se retrouve en situation de voter, même si c'est "pour de faux". "Je ne savais pas que j'avais le droit. Mais on m'a dit +si, si, vous avez le droit d'aller voter+", témoigne le trentenaire. Florence, 43 ans, sous tutelle, explique qu'elle n'est pas inscrite sur les listes électorales. "Même si vous êtes sous tutelle, vous pouvez voter, avant vous n'aviez pas ce droit mais maintenant si", lui explique Audrey Lahure, chargée de mission accessibilité à l'Adapei 88. "Il faudra vous inscrire parce que l'année prochaine, on vote pour le président", l'encourage-t-elle. "Un peu galéré" Depuis la loi du 25 mars 2019, des milliers de personnes porteuses d'un handicap mental ont récupéré le droit de vote dont elles avaient longtemps été privées. "On se rend compte que beaucoup pensent encore ne pas avoir ce droit", explique Audrey Lahure, soulignant l'intérêt de "faire un exercice, mais aussi d'en parler". Cette mise en situation permet de se familiariser avec les différentes étapes du vote, qui ne sont pas évidentes pour tous. "Certains ont des difficultés d'accès à la lecture, donc pouvoir faire le choix du bon bulletin de vote à glisser dans l'enveloppe, ça peut mettre en difficulté car les bulletins se ressemblent tous", expose Audrey Lahure. Pour Vladimir, 20 ans, pas évident d'insérer un bulletin dans l'enveloppe: "j'ai un peu galéré, j'ai un peu de mal avec la motricité. Mon éducatrice m'a aidé". S'il n'est pas sûr de se rendre aux urnes les 15 et 22 mars - "je n'ai pas trop envie" -, le jeune homme a voulu "faire l'expérience" et s'en félicite: "je suis fier de moi, j'ai réussi à voter". Venu avec un groupe de sept résidents d'un foyer, Cyrille Cirocco, éducateur spécialisé, raconte le travail de sensibilisation effectué en amont: "On leur a expliqué en quoi ça consistait, quel était l'enjeu du vote" et 15 personnes sur 26 ont souhaité participé à la mise en situation. Le but, c'est que "lorsqu'elles arrivent le jour J pour le vote, elles aient déjà des points de repère clairs, qu'elles connaissent le déroulement, les différentes étapes pour aller voter. Qu'elles sachent, par exemple, qu'on prend au moins deux bulletins de vote". Dans le cadre de cet exercice, les apprentis électeurs ont le choix entre des listes fantaisistes conduites par l'acteur Omar Sy ou encore le footballeur Olivier Giroud. Mais pour les élections municipales, il leur faudra départager les candidats de leur ville. Cyrille Cirocco s'est efforcé de rendre leurs programmes "faciles à lire et à comprendre, c'est-à-dire qu'on reprend chaque idée-phare du programme dans une phrase courte, qui contient une seule idée, et à laquelle on associe une image." S'inscrire sur les listes électorales, comprendre les programmes, savoir comment voter: l'exercice du droit de vote peut s'avérer complexe. Audrey Lahure plaide pour que les candidats réalisent des versions faciles à lire et à comprendre de leurs professions de foi, comme c'est déjà le cas pour l'élection présidentielle. "Pour les élections municipales, ce n'est pas une obligation de simplifier les programmes et ça serait bien que ça en devienne une parce que finalement, les municipales c'est quand même ce qui nous touche au plus près".

19.02.2026 à 09:15

En Indonésie, les inondations conduisent à pointer le rôle de la déforestation

FRANCE24

Mais les écologistes, qui mettent en garde depuis longtemps contre les risques d'une déforestation galopante, craignent que la réponse actuelle ne résolve pas le problème et risque même de l'aggraver. De nombreux responsables, du président Prabowo Subianto jusqu'aux échelons inférieurs, ont reconnu le rôle de la déforestation et du surdéveloppement dans les inondations et glissements de terrain de novembre dernier, qui ont fait plus de 1.000 morts à Sumatra. L'exploitation minière, les plantations et les incendies ont entraîné la destruction de vastes étendues de forêt tropicale, faisant disparaître les arbres qui absorbaient la pluie et contribuaient à stabiliser le sol. "La protection de l'environnement et de la nature" est désormais la priorité de l'Indonésie, a déclaré Prabowo lors du dernier Forum économique mondial à Davos. Dans cette optique, plusieurs dizaines d'entreprises ont vu leurs permis d'exploitation révoqués et le gouvernement prévoit de confier la gestion d'environ un million d'hectares de terres à une entreprise publique. Dans un premier temps, le gouvernement avait indiqué que serait concernée la mine d'or de Martabe, située à Sumatra ouest, et que les défenseurs de l'environnement accusent régulièrement de causer des dommages environnementaux. Mais il n'est pas question pour le moment d'interrompre le développement dans les zones les plus touchées et les plus sensibles sur le plan écologique, comme Batang Toru, où se situe Martabe. Orang-outan en danger La région abrite le grand singe le plus rare au monde, l'orang-outan de Tapanuli, dont on estime qu'il ne restait que 800 individus à l'état sauvage avant les inondations. "Révoquer les permis (d'exploitation) n'est pas une victoire immédiate", estime Panut Hadisiswoyo, spécialiste de la conservation et des orangs-outans. "L'objectif de la révocation (des permis) est d'enrayer la dévastation, mais la poursuite de ces opérations signifie que l'industrie poursuivra ses activités dans cette zone vulnérable", ajoute-t-il. Les défenseurs de l'environnement ont fait pression pour obtenir un moratoire sur le développement à Batang Toru, où les orangs-outans tapanuli ont d'abord subi la perte de leur habitat, puis les inondations. À partir de données satellitaires et d'informations sur la population préexistante, les experts ont calculé que près de 60 grands singes auraient été tués dans ce qu'ils ont qualifié d'"événement d'extinction massive" pour l'espèce. Entre 2001 et 2024, Sumatra a perdu 4,4 millions d'hectares de forêt, une superficie supérieure à celle de la Suisse, "rendant les paysages forestiers vallonnés plus vulnérables aux glissements de terrain et aux inondations", explique Amanda Hurowitz, directrice du groupe de conservation Mighty Earth. L'essentiel de cette déforestation s'est produit dans des zones autorisées par le gouvernement et il n'est pas certain que le transfert des opérations à l'État améliore la situation. "Ce qui nous préoccupe, c'est que la nationalisation ne garantisse pas de meilleures pratiques environnementales et que la production soit privilégiée au détriment de la conservation, ajoute Mme Hurowitz. Poursuites pour 300 M USD Sollicités par l'AFP, les ministères indonésiens de l'Environnement et des Forêts n'ont pas répondu dans l'immédiat. Pour d'autres experts, la révocation des permis et le transfert de leurs opérations ont perturbé les plans d'audit et d'enquête sur les entreprises et leur responsabilité exacte dans la catastrophe. De plus, jusqu'à présent, le gouvernement n'a présenté aucun plan de restauration des forêts et de dépollution, déplore Timer Manurung, directeur exécutif du groupe environnemental indonésien Auriga Nusantara. "Il ne s'agit pas seulement de révocation (des permis), mais aussi de réparation, de prise de responsabilité pour les dégâts", expose-t-il. Les poursuites intentées par le gouvernement visent à obtenir près de 300 millions de dollars (252 millions d'euros) auprès de six entreprises, dont une partie sera consacrée à la restauration de l'environnement. Mais il faudra beaucoup plus pour une véritable remise en état et d'autres entreprises pourraient également être considérées comme responsables, estiment des experts.

19.02.2026 à 09:04

En direct : première réunion du Conseil de la paix de Donald Trump

FRANCE 24

Créé pour aider à la reconstruction de Gaza, puis doté d'une mission plus large de résolution des conflits, le Conseil de la paix de Donald Trump tient jeudi à Washington, sa première réunion. Au total 47 pays, dont certains sont membres du Conseil, et l'UE "en observatrice" discuteront du futur du territoire palestinien. Suivez notre direct.
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