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02.08.2026 à 05:07

Huit morts dans des frappes israéliennes nocturnes sur Gaza après l'accord annoncé

FRANCE24

D'après le texte de l'accord conclu par le "Conseil de Paix" du président américain, qui a été le premier à l'annoncer dès jeudi soir, Israël, ainsi que le Hamas, devront cesser leurs opérations militaires. L'accord prévoit aussi "un retrait progressif des forces israéliennes des zones qu'elles contrôlent encore à Gaza" ainsi que le "démantèlement des groupes armés", dont le Hamas. Si ce mouvement a confirmé l'accord, Israël n'y a pas réagi officiellement. Et les frappes israéliennes et les tirs qui se sont poursuivis dans la nuit ont touché plusieurs immeubles d'habitation et fait huit morts, d'après la Défense civile, qui avait déjà dénombré avant cela huit autres victimes samedi. Parmi les victimes, un homme et une femme ont été tués dans la soirée et plusieurs autres blessés lorsqu'un "hélicoptère militaire israélien a frappé un appartement (...) au sud de Deir al-Balah", selon le porte-parole de la Défense civile palestinienne, Mahmoud Bassal. De plus, une personne a été tuée et plusieurs autres ont été blessées quand les "les forces israéliennes ont ouvert le feu dans la vieille ville de Gaza", selon la Défense civile. Et "trois personnes, dont un enfant, ont été tuées après qu'une frappe israélienne a visé un appartement appartenant à la famille Al-Hams (...) au nord-ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza", a complété cette même source tôt dimanche. - Cratère - Samedi, huit autres personnes avaient été tuées dans de précédentes frappes israéliennes dans la bande de Gaza, d'après la Défense civile et des établissements de santé, quelques heures après l'annonce de l'accord de désarmement. Une attaque a visé un entrepôt de stockage de fournitures médicales de l'hôpital al-Aqsa, provoquant d'importants dégâts, selon le ministère de la Santé de Gaza, détruisant selon lui deux des quatre entrepôts de médicaments du complexe hospitalier et endommageant gravement les deux autres, ainsi qu'une clinique mobile voisine. Sur place, des journalistes de l'AFP ont vu un large cratère au sol, et des personnes fouillant les débris au milieu de médicaments. L'armée israélienne a affirmé avoir visé un bâtiment qui "servait de cachette aux terroristes du Hamas, qui y stockaient leurs armes", assurant avoir pris des mesures préalables pour avertir les habitants. Le ministère de la Santé à Gaza a indiqué que 152 personnes avaient été tuées dans le territoire en juillet, le bilan mensuel le plus élevé depuis le début de l'année selon lui. Vivant "entre l'espoir et la peur", Abdallah al-Hou, un trentenaire du nord de Gaza, a réclamé un "véritable cessez-le-feu, car chaque heure de retard signifie davantage de victimes". "La balle est dans le camp" israélien, a déclaré samedi à l'AFP Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas, exhortant les médiateurs dans le conflit à "mettre la pression sur Israël pour qu'il arrête de violer le cessez-le-feu". Interrogée samedi par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué que ses soldats restaient déployés dans une partie de la bande de Gaza "conformément à l'accord de cessez-le-feu". Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre dernier, et les frappes israéliennes sur le territoire sont restées très régulières. Depuis octobre, au moins 1.222 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne rapporte avoir perdu cinq soldats dans la bande de Gaza durant la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat. Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à la bande de Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur le terrain.

02.08.2026 à 05:05

Guerre au Moyen-Orient: Trump suspend les frappes américaines contre l'Iran

FRANCE24

Vendredi, Donald Trump avait menacé lors d'une conseil des ministres de frapper l'Iran "très fort". Dans un message sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis sont "prêts à frapper la République islamique d'Iran, à des niveaux de terreur militaire, de force et de puissance jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale". "Malgré cela, nous venons d'être priés par l'Iran, et par d'autres pays du Moyen-Orient, de suspendre toute attaque", a-t-il indiqué. "Sur la base de cette demande, j'ai accepté… d'annuler l'attaque, sous réserve de pouvoir conclure rapidement un ACCORD. Israël se joint à moi dans cet engagement", a-t-il dit. Cette annonce intervient peu après que les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à "envisager de quitter" le Moyen-Orient en raison d'une possible "escalade" du conflit régional. Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end. D'après CBS News, les Etats-Unis et Israël préparaient des frappes conjointes, visant les raffineries de pétrole et les centrales électriques comptant parmi les cibles possibles. Dans son message dimanche, le président américain a déclaré que l'accord avec l'Iran devrait inclure l'ouverture "COMPLÈTE ET TOTALE DU DÉTROIT D'ORMUZ, ainsi qu'une fin de la menace nucléaire iranienne". Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a appelé Donald Trump samedi pour exprimer ses inquiétudes concernant ses projets de frappes, a rapporté Axios, citant des responsables américains anonymes. "Désamorcer" Une source au fait de l'appel a indiqué à Axios que le prince héritier saoudien avait "exhorté Trump à désamorcer la situation et à s'abstenir de lancer les frappes". La Maison Blanche n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant cette information de presse. Jeudi, le Pakistan, pays médiateur, avait affirmé que les belligérants négociaient en vue d'une désescalade, en particulier concernant le détroit d'Ormuz, passage stratégique au coeur des tensions et verrouillé par Téhéran. Mais l'armée iranienne avait accusé samedi les Etats-Unis de favoriser l'"escalade des tensions" dans la guerre au Moyen-Orient. Mercredi, un drone a frappé un navire gazier appartenant à une société américaine, amarré dans un port égyptien. L'Egypte mène une enquête mais n'a, à ce stade, accusé aucun groupe d'être à l'origine de l'attaque. Dans une interview publiée sur Fox News avant l'annonce de Donald Trump, son secrétaire d'Etat Marco Rubio assure que les capacités militaires de l'Iran ont été amoindries et que les responsables iraniens "sont maintenant disposés, et dans certains cas semblent impatients, à conclure un accord sur la dénucléarisation". La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté par des attaques de missiles et de drones dans la région. Malgré un protocole d'accord signé à la mi-juin pour ouvrir la voie à des pourparlers de paix, de nouvelles frappes réciproques ont eu lieu début juillet. La guerre s'est étendue récemment avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume. Ces mesures font peser une menace sur la circulation maritime par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, dont l'importance s'est accrue depuis le blocage du détroit d'Ormuz. Les rebelles ont cependant démenti samedi vouloir imposer des droits de passage aux navires franchissant le détroit de Bab el-Mandeb, comme allégué par un ministre yéménite. Le regain de tension au Moyen-Orient avait provoqué cette semaine une nouvelle hausse des prix du pétrole, avec notamment une flambée de 7,66% du baril de Brent (à 90,53 dollars) mercredi.

02.08.2026 à 03:47

Pérou: 13 morts dans le crash d'un avion transportant des touristes aux lignes de Nazca

FRANCE24

Sur place, pompiers et policiers s'affairent parmi les débris de l'appareil encore fumant et enflammé par endroits de la compagnie AeroDiana, d'après des images de l'AFP. L'avion Cessna Caravan C-208 s'est écrasé peu après 13H00 (18H00 GMT), après avoir décollé de l'aérodrome de Pisco, à quelque 240 kilomètres au sud de Lima. La présidente du Pérou, Keiko Fujimori, investie mardi, a déploré l'accident et annoncé que "la suspension temporaire" cet aérodrome était à l'étude. Les "11 passagers et deux membres d'équipage sont morts", a déclaré à la presse le commandant de police Jorge Andrade, depuis le lieu de l'accident. Un porte-parole du ministère des Transports a ensuite confirmé à l'AFP que parmi les victimes figuraient 11 touristes étrangers : sept Italiens, deux Allemands et deux Espagnols. Les victimes étaient âgées de 24 à 78 ans. La Commission d'enquête sur les accidents aériens a commencé à recueillir des preuves techniques sur le lieu de la catastrophe. "Urgence en vol" Le gouvernement a indiqué qu'il "apporterait le soutien nécessaire aux ambassades des pays d'origine des touristes décédés". "Le petit avion a explosé en s’écrasant ici", a témoigné un habitant de la région. La municipalité de Vista Alegre à Nasca, où l'avion s'est écrasé, a confirmé dans un communiqué le bilan des victimes et ajouté que "d'après les informations préliminaires fournies par les autorités, l'appareil a connu une situation d'urgence en vol". Les lignes de Nazca, l'une des principales attractions touristiques du Pérou, sont des géoglyphes vieux de plus de 2.000 ans, composés de figures géométriques et animales qui ne se révèlent pleinement que vues du ciel. Situées au coeur du désert, leur signification reste un mystère: certains chercheurs les considèrent comme un observatoire astronomique, tandis que d'autres y voient un calendrier. AeroDiana propose des vols de 30 minutes à une heure au-dessus du site. Elle a indiqué à l'AFP publier "dans les prochaines heures" un communiqué fournissant des explications. En 2022, un accident d'avion avait fait sept morts dans la région, dont deux Chiliens et trois Néerlandais. En octobre 2010, quatre touristes britanniques et deux membres d'équipage péruviens avaient péri dans le crash d'un autre avion.
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