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▸ Les 15 dernières parutions

28.07.2026 à 00:59

Partir ou être expulsés : des milliers d'Haïtiens ne sont plus les bienvenus aux États-Unis

FRANCE 24

Quelque 200 000 Haïtiens aux États-Unis voient leur statut de protection temporaire révoqué à partir de lundi soir, alors qu'il leur permettait depuis 2010 de vivre et de travailler légalement dans le pays.

28.07.2026 à 00:51

Des soldes d'été décevants, malgré la prolongation en raison de la canicule

FRANCE24

Les traditionnels soldes d'été avaient démarré mercredi 24 juin, alors que la France subissait une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle avec, dès le lendemain, 72 départements placés en vigilance rouge. Les rues des centres-villes, étouffantes, et leurs commerces, certains sans climatisation, avaient été désertés par des consommateurs en quête de fraîcheur. Résultat : des ventes en baisse de 11% la première semaine des soldes par rapport à l'année dernière à la même période pour les commerces indépendants, soit "une catastrophe", chiffre pour l'AFP Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l'habillement (FNH). Le gouvernement avait alors annoncé repousser d'une semaine la fin des soldes afin de laisser le temps aux commerçants d'écouler leurs stocks. "Ça permettra d'arrondir les angles mais ça n'a pas changé la donne", soupire M. Talamon. Selon une note publiée lundi par l'Institut français de la mode, les ventes ont été en moyenne en baisse de 1,3% en valeur lors des quatre premières semaines de soldes, en comparaison avec 2025. "Près de 60% des entreprises interrogées ont constaté une fréquentation en recul par rapport aux quatre semaines de soldes d'été de l'année dernière", détaille la note, avec une dépense moyenne par visite stable ou en hausse pour la majorité des répondants. "Quasiment irrattrapable" Côté adhérents de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, les ventes ont plongé de 20% au début des soldes, selon son président, Yann Rivoallan. Un début "tellement mauvais" qu'il est "quasiment irrattrapable", estime-t-il auprès de l'AFP. Malgré "un très mauvais démarrage", le délégué général de l'Alliance du Commerce Yohann Petiot a lui constaté "une embellie lors de la troisième semaine" et espère que la cinquième semaine aura permis "de rattraper le retard accumulé". Dans la capitale, "61% des commerçants estiment que cette prolongation n'a pas d'effet positif sur leurs ventes pendant les soldes", rapporte un sondage commandé par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Paris Ile-de-France. Les magasins indépendants semblent avoir le plus souffert des conséquences des fortes chaleurs, d'après ce sondage. Car si 93% des boutiques parisiennes appartenant à un groupe disposent d'une climatisation, ce n'est le cas que pour 63% des indépendants. Autre facteur ayant pu expliquer la baisse de fréquentation des magasins en période de soldes : la première vague de chaleur de mai "a conduit les consommateurs à anticiper leurs achats de vêtements d'été", avance la fédération du commerce spécialisé Procos dans un communiqué publié vendredi. "Moderniser le calendrier" Mais au-delà de la prolongation, nombreux sont les professionnels du secteur de l'habillement qui s'interrogent sur la pertinence du modèle actuel. La tendance à la baisse des ventes lors des soldes "est récurrente", juge Pierre Talamon qui se souvient avec nostalgie du "mercredi en RTT que les gens prenaient pour faire la queue devant les magasins". "Depuis plusieurs années, l'intérêt des consommateurs pour les soldes a tendance à s'émousser pour des raisons qui sont assez simples", analyse Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l'Institut français de la mode. "On a à la fois une multiplication des promotions" notamment le "Black Friday" et les "French Days" et "sur ces 10-15 dernières années, l'apparition de nouveaux acteurs qui proposent des prix défiants toute concurrence toute l'année", observe-t-il, citant les plateformes d'ultra fast-fashion asiatiques et la seconde main. Pour Pierre Talamon, il faut "moderniser le calendrier". "De la première semaine de juillet jusqu'à fin août, on a de la marge pour trouver quatre semaines" plus adéquates, considère-t-il. Yann Rivoallan juge également qu'il faut "traiter le sujet du dérèglement climatique et du changement des modes de consommation", et souhaite "un travail global sur la régulation" des multiples périodes de promotions.

28.07.2026 à 00:43

Iran: Trump voit "de bonnes chances" de résultats au troisième jour d'accalmie

FRANCE24

"On verra ce qui va se passer. Je pense qu'il y a de bonnes chances pour que quelque chose se produise", a déclaré le président américain à bord de son avion Air Force One, avant d'évoquer dans le Michigan (nord des Etats-Unis) une possible entente prochaine. "En ce moment, ils nous parlent de conclure un accord", a-t-il assuré, sans fournir davantage de détail. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait toutefois affirmé plus tôt que Téhéran n'était à "l'heure actuelle" engagé "dans aucune négociation avec les Etats-Unis". Soufflant à son habitude le chaud et le froid, Donald Trump a aussi menacé de recommencer à bombarder l'Iran en cas d'échec des discussions, tout en balayant les inquiétudes sur une éventuelle pénurie de munitions américaines, comme évoquée ces derniers jours par le New York Times. Après 15 jours d'échanges ininterrompus de frappes, malgré le protocole d'accord américano-iranien conclu mi-juin en vue d'une fin de la guerre, les hostilités ont cessé samedi. Si les armes sont restées silencieuses sur le théâtre principal du conflit, lancé le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l'Iran, l'Arabie saoudite, alliée de Washington, a dit lundi avoir intercepté une attaque de drones lancée depuis l'Irak. Ryad a imputé ces attaques à "des milices terroristes soutenues par l'Iran", sans qu'aucune revendication n'ait été émise. - "Cibles sensibles" en Arabie saoudite - Après que l'Arabie saoudite a appelé Bagdad à "prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", le gouvernement irakien a annoncé un enquête sur ces tirs. Le royaume wahhabite et d'autres pays du Golfe avaient imputé des attaques à des groupes armés pro-iraniens dans la précédente phase du conflit, mais ces factions en Irak n'ont revendiqué aucune frappe depuis la reprise des affrontements. Au Yémen, les Houthis pro-iraniens ont affirmé avoir "frappé" par drones "plusieurs cibles sensibles et sites impliqués dans l'acheminement et le transport du pétrole brut" saoudien vers Yanbu, la ville portuaire où débouche sur la mer Rouge un oléoduc du pays. Ryad, qui soutient le gouvernement yéménite, et les Houthis ont repris le 13 juillet les hostilités, après quatre ans de trêve, et les rebelles yéménites ont annoncé le 20 juillet vouloir bloquer le trafic en mer Rouge et dans le golfe d'Aden des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Détente sur les marchés A Téhéran, Esmaïl Baghaï a aussi affirmé que Washington n'était pas impliqué dans les récentes discussions avec Oman sur l'administration du détroit d'Ormuz, de nouveau verrouillé par l'Iran, et par lequel transitait avant la guerre quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Les hostilités irano-américaines avaient repris le 7 juillet sur fond de tensions dans cette voie stratégique: Washington a dit avoir frappé de multiples cibles militaires, tandis que Téhéran a lancé des drones et missiles en représailles sur des alliés de Washington dans la région. L'Iran insiste pour conserver le contrôle du détroit et veut en faire payer le passage. Selon la télévision d'Etat, la marine des Gardiens de la Révolution a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit, où ils tentaient de passer par des routes non autorisées. En riposte, les Américains ont réinstauré depuis la mi-juillet leur blocus naval des ports iraniens. Les Etats-Unis "ont menacé au cours des trois derniers jours" plusieurs navires dans la zone, a dénoncé le commandement des forces armées iraniennes Khatam al-Anbiya, promettant de répondre à cette action "considérée comme une extension de la guerre". Malgré ces menaces et verrouillages, le baril de Brent - référence internationale - est reparti à la baisse lundi, autour des 90 dollars, en chute de plus de 11%, suscitant l'optimisme des marchés boursiers mondiaux. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, attendu mardi à la Maison Blanche pour une première rencontre depuis le début de la guerre, a dit dimanche "soutenir pleinement les efforts" de Donald Trump pour parvenir à mettre fin aux ambitions nucléaires de Téhéran. "S'il peut y arriver sans revenir à des combats de haute intensité, c'est très bien", a-t-il affirmé.
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