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01.07.2026 à 23:31

Avant son jugement, Marine Le Pen n'a "pas peur" et exclut une campagne sous bracelet

FRANCE24

Le couperet judiciaire va bientôt tomber. Mais "quoi qu'il arrive je ne serai pas morte, quoi qu'il arrive je continuerai à mener le combat pour mes idées", a affirmé la patronne du Rassemblement national sur LCI. En jeu, une quatrième candidature à l'Elysée. L'oeuvre d'une vie: "un devoir supérieur à l'égard de mon pays", dont le fait d'être privée serait "incontestablement une souffrance". Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, pour détournement de fonds dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national (ancien nom du RN), Marine Le Pen encourt la même sanction en appel. Si cette peine est confirmée le 7 juillet, il lui sera impossible de retenter sa chance. Auquel cas son dauphin Jordan Bardella, président du RN, portera les couleurs du parti à cette élection. Pour espérer pouvoir participer à la compétition, il faudrait que la sentence soit réduite à deux ans ou moins d'inéligibilité. Mais la "candidate naturelle" de l'extrême droite française encourt également quatre ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique. Une contrainte dissuasive à ses yeux: "S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible". Car du haut de sa triple expérience en la matière, elle considère que "quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements" et qu'elle ne peut pas "dépendre d'un magistrat pour (l') autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont". "J'ai la peau dure" Fixant elle-même les conditions de sa candidature, Marine Le Pen s'en remet à ses juges, et leur renvoie au passage leur lourde responsabilité. "Ca ne dépend plus de moi (...) Je mesure le poids qui doit peser aujourd'hui sur les épaules des magistrats", glisse-t-elle. Tout en affichant la "résilience" de celle qui en a vu d'autres: "J'ai la peau un petit peu dure, donc si quelqu'un cherche à me tuer, il a intérêt à avoir une lame bien aiguisée". Bravache, elle se dit "calme et sereine" à l'approche du verdict. "Non, je n'ai pas peur", lance-t-elle. "La peur est un sentiment qui ne m'est pas familier. Quand on mène un combat comme je l'ai mené (...) et comme je continuerai quoi qu'il arrive à le mener, la peur n'a pas sa place". De toute façon Jordan Bardella se tient prêt à prendre la relève, avec "la force et le souffle de sa jeunesse". Mais aussi avec ses propres soupçons d'emploi fictif, et de dépenses irrégulières à Bruxelles, objets cette semaine d'une nouvelle plainte et de perquisitions dans plusieurs pays. De quoi gêner sa possible entrée en campagne. "Je ne crois plus au hasard" concernant ces procédures judiciaires à moins d'un an de la présidentielle, affirme Marine Le Pen. "Cela arrive toujours au moment où, potentiellement, ça peut avoir une influence néfaste". Obligée aussi de défendre son remplaçant pour sa relation avec la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles - "foutez-leur la paix" - Marine Le Pen doit en même temps donner des gages à ceux qui doutent qu'elle lui laisserait le champ libre. "Jamais de ma vie je ne me vois dans la position d'une tutrice", jure-t-elle pour mieux démentir la formule d'un de ses porte-parole, le député Philippe Ballard, le matin même sur franceinfo. "Je laisse Jordan absolument, totalement libre", insiste celle qui avait dû composer il y a quinze ans avec son propre père Jean-Marie Le Pen resté "extrêmement présent dans (ses) décisions". Pas question de reproduire l'erreur: "Je ne ferai pas la même chose à Jordan".

01.07.2026 à 23:13

"Régime de Vichy": Edouard Geffray écarte une modification des programmes scolaires

FRANCE24

"Le régime de Vichy est qualifié comme tel par les historiens, d'ailleurs à l'époque aussi par le général de Gaulle (...), donc on n'est pas sur une nomenclature nouvelle", a rappelé Edouard Geffray lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "La terminologie utilisée par les historiens" pour nommer le régime du maréchal Pétain qui gouverna la France, depuis Vichy, entre 1940 et 1944, "n'a pas vocation à être modifiée par les seuls programmes de l'Education nationale", a-t-il estimé alors que le maire de Vichy s'est offusqué en début de semaine d'un sujet du brevet d'histoire-géographie invitant les élèves à " présenter les caractéristiques du régime de Vichy". Dans une lettre ouverte au ministre, Frédéric Aguilera a réclamé l'évolution "des programmes et les sujets d’examen afin que nos enfants apprennent d'abord que ce régime s'appelait l'Etat français." "Ce n'était pas un détail administratif. C'était un choix politique. En abandonnant volontairement le nom de République française, le maréchal Pétain et son gouvernement affirmaient leur volonté de rompre avec la République, ses institutions et ses valeurs", a insisté l'édile. Depuis qu'il a été élu en 2014, le maire en a fait son combat et réagit systématiquement en particulier sur les réseaux sociaux, lorsque sa ville est associée à l'"Etat français". Devant les députés, Edouard Geffray a rappelé qu'il s'agissait d'"une convention historique assez banale que d’associer un lieu géographique à un événement qui s'y est produit ou à un endroit d’où il a été administré". "Quand on parle de la bataille de Verdun ou la bataille de Dunkerque, on n'assimile pas Dunkerque et Verdun à ces seules batailles. A l'étranger, quand on parle des accords de Munich ou des lois de Nuremberg, on n'assimile pas non plus (ces villes) à ces événements historiques effrayants", a-t-il énuméré. "En revanche (...) il est bien clair que le régime de l'Etat français, ou le régime de Vichy, était bien une trahison nationale et collective et que rien ne saurait évidemment réduire cette période de trahison ni à la seule ville de Vichy, ni a fortiori à ce qu'elle est aujourd'hui", a-t-il conclu.

01.07.2026 à 23:03

De valeureux léopards s'inclinent en fin de match contre l'Angleterre

Meriem AMELLAL

Après avoir longtemps mené au score face à l’Angleterre pendant plus d'une heure, puis résisté grâce à un énorme Lionel Mpasi, les Léopards ont été punis par un doublé de l'inévitable Harry Kane (75e, 86e) en fin de match. A Kinshasa, nombreux sont fiers du parcours de leur équipe nationale malgré l'élimination en 16e de finale.
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