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25.07.2026 à 03:59

Séismes au Venezuela: minute de silence au milieu des ruines, un mois après la catastrophe

FRANCE24

Le bruit des machines et les coups de marteaux-piqueurs ont laissé place aux prières d'une femme, chapelet en main, "pour le repos éternel" des défunts devant un petit autel improvisé avec des jouets et des peluches. Puis à 18H04 (22h04 GMT), l'heure exacte de la catastrophe, les personnes rassembleés ont observé une minute de silence. Au complexe OPP 26 de Caraballeda, qui s'est écroulé et où des gens continuent de chercher des disparus, un hommage similaire a eu lieu avec une minute de silence, puis l'hymne national. De nombreuses personnes se sont enlacées et ont pleuré, après un mois de désespoir et de profonde douleur pour de nombreuses familles qui ont perdu leurs proches, et pour des milliers d'autres qui se sont retrouvées sans toit. Des cérémonies similaires ont été organisées sur des places publiques de Caracas. Des messages sont aussi apparus sur les réseaux sociaux. Une procession menée par un prêtre a eu lieu sur l'avenue principale de Los Corales, où des immeubles se sont également effondrés. Les personnes portaient des cierges à la main, et le prêtre a béni un groupe de secouristes qu'il a rencontrés dans l'un des immeubles effondrés. C'est un hommage "merveilleux, nous sommes tous dans un même combat, nous sommes tous entre les mains de Dieu. Et cela a été fait pour se souvenir avec tendresse de nos êtres chers", a affirmé Robert Rivero, 48 ans, qui a perdu un neveu et une belle-sœur dans l'immeuble OPP 33. Il porte une photo d'eux, imprimée sur son T-shirt blanc. Manifestation pro-Maduro Il a pu récupérer leurs corps dix jours après les séismes. "Nous leur avons déjà donné une sépulture chrétienne, mais l'idée est de sortir tout le monde, il y a encore beaucoup de gens ici" ensevelis sous les décombres, précise-t-il, alors que les disparus se comptent par milliers. Le nombre de morts s'élève à 5.546, selon le dernier bilan officiel publié vendredi soir. A Caracas, une centaine de sympathisants de Nicolas Maduro ont brûlé un drapeau américain et un drapeau israélien sur la place Simon Bolivar du centre de Caracas, criant des slogans hostiles aux Etats-Unis qui ont capturé l'ex-président et sont désormais omniprésents au Venezuela. Les manifestants ont aussi piétiné des photos du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, scandant "Gringos go home" ou "Ce n'est pas de l'aide, c'est une occupation", en référence à l'aide de Washington après le double séisme du 24 juin. L'ancien président Hugo Chavez et Nicolas Maduro, tout comme l'actuelle présidente, tenaient régulièrement des discours anti-impérialistes fustigeant de manière récurrente l'ennemi "yankee". Depuis la capture de Maduro, Delcy Rodriguez a toutefois, à la demande de Washington, notamment fait adopter une loi ouvrant le secteur pétrolier et minier au privé. Les Etats-Unis qui contrôlent les exportations de brut vénézuélien lèvent graduellement les sanctions contre le pays. Vendredi, le nouveau ministre des Affaires étrangères Felix Plasencia, en poste depuis une dizaine de jours, a annoncé que le Venezuela allait quitter la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert en 2018 une enquête pour de possibles crimes contre l'humanité commis sous la présidence de Nicolas Maduro. La CPI applique "une justice internationale qui, loin d'être appliquée avec équité, a été instrumentalisée pour approfondir les inégalités entre les peuples et nier leur droit à l'autodétermination et à la souveraineté", a estimé M. Plasencia. Deux séismes dévastateurs d'une magnitude de 7,2 et 7,5 ont secoué le 24 juin le nord du pays, provoquant l'effondrement de centaines d'immeubles, à Caracas et surtout dans l'Etat côtier de La Guaira, proche de la capitale. Les autorités n'évoquent pas le nombre des disparus. L'ONU avait estimé qu'il pouvait atteindre jusqu'à 50.000 le surlendemain du drame. Certaines projections avancent plutôt un chiffre proche de 10.000. Les opérations de recherche cèdent progressivement la place à une nouvelle phase d'opérations, axées sur l'aide humanitaire, le déblaiement des débris et la reconstruction. Pour financer ces chantiers, le Fonds monétaire international (FMI) a débloqué une enveloppe de 346 millions de dollars.

25.07.2026 à 03:47

La suite de "Spaceballs", parodie de l'univers "Star Wars", débarque au Comic-Con

FRANCE24

Le réalisateur Mel Brooks, auteur du film original sorti en 1987, n'a pas fait le déplacement. Mais l'Américain, qui vient de fêter ses 100 ans, avait enregistré une vidéo pleine d'humour à l'intention du public de cette grande convention dédiée à la pop culture. "Je sais que vous faites la queue depuis longtemps, peut-être même depuis des jours, et je voudrais vous demander pourquoi", plaisante-t-il dans l'enregistrement. "Quand j'avais votre âge, le vendredi, je faisais quelque chose qui s'appelait +travailler+." Sorti en français sous le titre "La Folle Histoire de l'espace", "Spaceballs" tournait en dérision la saga intergalactique de George Lucas et est devenu un film culte pour les fans de science-fiction. "C'est vous tous, dans cette salle, qui avez permis à +Spaceballs+ de rester vivant toutes ces années", a reconnu M. Brooks. "Alors, du fond du cœur, je tiens à vous dire: merci, les geeks!" Le réalisateur Josh Greenbaum, chargé de la suite qui sortira en avril 2027, a reconnu que prendre en charge un projet portant la signature de Brooks impliquait "une pression immense". Mais en même temps, travailler avec Brooks - qui a également joué dans cet opus malgré son âge -, a été une grande source de motivation, selon lui. Pour l'occasion, Rick Moranis, qui n'était plus apparu au cinéma depuis une trentaine d'années, fait son grand retour pour reprendre son rôle de Lord Casque Noir. Le public du Comic-Con a réservé une ovation debout à l'acteur de 73 ans. "J'ai commencé à parler avec Mel d'une suite en 1989, et nous avons continué à en discuter. Je n'étais pas à la retraite, j'étais juste en train de négocier!", a-t-il blagué. Le Comic-Con se tient jusqu'à dimanche à San Diego, dans le sud de la Californie.

25.07.2026 à 03:27

Meta renonce à son engagement pour des énergies propres, en plein boom des centres de données

FRANCE24

L'initiative RE100 de l'ONG Climate Group vise à encourager l'action climatique des entreprises et compte parmi ses 444 membres Apple, Google et Microsoft. Son site web ne mentionne plus Meta. Un porte-parole du groupe, qui rassemble entre autres les réseaux sociaux Facebook et Instagram, a confirmé à l'AFP ce départ. Il a aussi souligné les efforts de Meta pour investir dans les énergies renouvelables et l'absence de remise en cause de son objectif de recourir à des énergies propres pour l'intégralité de sa consommation d'électricité. Le média spécialisé dans les énergies renouvelables Recharge News a été le premier à rapporter cette décision. Meta avait rejoint l'initiative RE100 en 2016, selon une archive web visible sur Wayback Machine. Ce retrait intervient dans un contexte de construction effrénée de centres de données par les grandes entreprises technologiques, des équipements essentiels pour entraîner et faire fonctionner l'intelligence artificielle (IA), mais très énergivores. Le secteur dépense des sommes folles pour faire sortir ces immenses entrepôts de terre, les équiper des coûteuses puces électroniques, mais aussi assurer leur raccordement électrique. Meta a ainsi conclu des accords avec des fournisseurs d'énergies pour la mise en service de nouvelles centrales à gaz, notamment pour alimenter son centre de données Hyperion en Louisiane, dans le sud des Etats-Unis. Sur son site web, le groupe assure couvrir depuis 2020 100% de sa consommation d'électricité avec les "énergies propres et renouvelables" grâce aux investissements dans l'éolien et le solaire. Mais pour l'ONG Climate Group, cela n'est plus suffisant. "Après plusieurs discussions approfondies entre Meta et Climate Group, Meta s'est retirée de l'initiative RE100, car il n'est plus en mesure de répondre aux critères techniques en raison des investissements réalisés dans de nouvelles centrales au gaz", a déclaré un représentant de l'organisme, cité par Recharge News. Meta n'est pas le seul géant technologique à opérer ce revirement. Microsoft a signé le mois dernier un accord avec Chevron pour alimenter un centre de données texan grâce au gaz naturel et Alphabet (Google) a aussi conclu le même genre de partenariat.
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