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14.02.2026 à 13:11

Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire

FRANCE24

"J'ai entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne", a déclaré vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité (MSC) le chancelier allemand Friedrich Merz. Ce débat monte en puissance parmi les dirigeants et spécialistes européens du nucléaire à mesure que la double incertitude augmente. Les Européens sont pris entre deux feux: d'abord l'agressivité de la Russie, qui mène en Ukraine une guerre protégée par l'ombre portée de son arsenal nucléaire. De nombreux responsables européens se disent convaincus que Moscou tentera ensuite de s'attaquer d'une manière ou d'une autre à d'autres territoires européens. Et d'autre part, les Européens s'interrogent sur la solidité du soutien américain sur le long terme, alors que les Etats-Unis les ont mis sous pression pour qu'ils dépensent plus pour leur défense et que l'administration Trump semble privilégier une approche transactionnelle des relations internationales. "Attention au déficit de dissuasion", mettent un garde dans un rapport publié pour la MSC 11 experts de plusieurs pays, évaluant "les options nucléaires de l'Europe". Cadre Otan Ils ont cinq scénarios et "aucun n'est le bon", préviennent-ils. "Il n’existe pas de solution miracle en matière de dissuasion, pas de moyen peu coûteux ou sans risque". "Les Européens ne peuvent plus déléguer leur réflexion sur la dissuasion nucléaire aux États-Unis. L'époque de la complaisance stratégique est terminée pour l'Europe. Aussi dur que ce soit, le nouvel environnement sécuritaire exige des décideurs européens qu'ils abordent de front et sans délai le rôle des armes nucléaires dans la défense du continent et qu'ils investissent les ressources nécessaires", mettent-t-ils en garde. Les cinq options sont: continuer de miser sur la dissuasion américaine, renforcer le rôle des armes nucléaires britanniques et françaises dans une dissuasion européenne, développer en commun une dissuasion européenne, multiplier les dissuasions nationales européennes, et développer une dissuasion européenne strictement conventionnelle. La voie du statu quo est forte sur un continent qui s'est complaisamment abrité pendant des décennies sous l'aile protectrice de son allié américain, et où seuls deux pays, la France et le Royaume-Uni, disposent d'un arsenal atomique, sans commune mesure avec celui de Washington. "Nous avons déjà la dissuasion nucléaire dans le cadre de l'Otan, ce que nous avons maintenant est solide", dit à l'AFP le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans les couloirs de la MSC. Paris et Londres ont déjà entamé un "renforcement de leur coopération nucléaire", a rappelé devant le MSC le Premier ministre britannique Keir Starmer. L'option de la montée en puissance de ces deux pays est prudemment louée, et n'est pas envisagée comme extérieure au cadre otanien. "Pour nous, l'Otan est un cadre qui fonctionne, qui a une planification, des capacités, des doctrines", ajoute M. Tsahkna. La ligne est la même pour M. Merz: une dissuasion européenne ne se conçoit que dans le cadre de l'Otan. "Nous ne laisserons pas apparaître en Europe des zones de sécurité différentes", a-t-il dit. Discours de Macron Les écarts de capacité entre les Etats-Unis et l'arsenal franco-britannique sont tels que personne n'envisage que les Européens puissent assumer à court terme leur dissuasion. "Si vous parlez de compenser la dissuasion nucléaire américaine, ce n'est pas réaliste à ce stade", a déclaré récemment à l'AFP le ministre finlandais de la Défense Antti Häkkänen. Quoi qu'il en soit, "ce débat est en train de sortir du cercle des experts pour entrer dans la sphère politique", explique la chercheuse française Héloïse Fayet, de l'Ifri, qui a participé à la rédaction du rapport du MSC. "C'est très positif, mais maintenant, il faut des actes". C'est dans ce panorama qu'Emmanuel Macron doit prononcer fin février un important discours sur la doctrine française. A Munich, il a expliqué envisager d'"articuler" la "doctrine nationale, qui est garantie et contrôlée par la Constitution, avec des coopérations spéciales, des exercices communs, et des intérêts de sécurité communs avec certains pays-clés". "Ce discours a généré des attentes énormes en Europe" prévient Mme Fayet. "Le président Macron prononcera un discours important", abonde l'américaine Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l'Otan et négociatrice en chef du traité de désarmement New Start en 2010. "Il apportera des éclaircissements sur la façon dont le président français envisage les choses", parce que, rappelle-t-elle, "ce sont les plus hauts dirigeants, le Premier ministre au Royaume-Uni, le président des États-Unis (et le président français, ndlr) — qui, au final, sont responsables des décisions nucléaires".

14.02.2026 à 12:59

Agression à Lyon: Coquerel (LFI) met en avant un "contexte lyonnais"

FRANCE24

Cet étudiant, prénommé Quentin, se trouve entre la vie et la mort, après "des échauffourées et une rixe entre des militants d'extrême droite et d'extrême gauche", selon une source proche de l'enquête. Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient près de l'IEP de Lyon contre une conférence de Rima Hassan jeudi soir. Il aurait été "lynché" par un groupe "en surnombre", selon l'avocat de la famille. Interrogé sur franceinfo tv, M. Coquerel a de nouveau affirmé que LFI condamnait "toute violence politique". Il a indiqué que les militants chargés de la sécurité de Rima Hassan "n'étaient impliqués en rien dans ce qui s'est passé" et appelé à ce que "toute la lumière soit faite" sur l'évènement. Il a aussi mis en avant un "contexte lyonnais" avec "depuis de nombreuses années (des) ratonnades, actions de l'extrême droite, sans que ça fasse beaucoup de unes de l'actualité", et sans que la police n'"intervienne" nécessairement. Il a aussi pointé le fait que les meetings LFI soient régulièrement "perturbés" par des "groupuscules d'extrême droite", "sans que la police ne fasse rien". L'agression de Quentin a suscité de multiples condamnations politiques, la cheffe de file de l'extrême droite Marine Le Pen appelant notamment à ce que les "milices d'extrême gauche" soient considérées comme des "groupes terroristes". "L'extrême gauche tue", a de son côté affirmé la députée européenne Reconquêtes Sarah Knafo. Les formations d'extrême droite, "notamment Mme Knafo, qui appartient à Reconquête, qui est proche de ces groupes identitaires, feraient mieux d'abord (...) de balayer (devant) leur porte par rapport à toutes ces actions, parce qu'encore une fois et alors là de manière systématique, la violence aujourd'hui d'extrême droite, de l'ultra droite identitaire, raciste, elle est documentée, prouvée et malheureusement peu de choses sont faites", a-t-il dit. Et quant à Mme Le Pen "elle serait mieux inspirée si elle regardait du côté de son camp, de ce qui se passe à Lyon depuis des années", a-t-il jugé. "Il y a (...) une terreur qui est installée à Lyon. Et je pense que (Marine Le Pen) serait plus légitime si elle avait condamné ce genre d'événement ou si, par exemple, elle condamnait quand nous, nous sommes dans nos meetings, agressés, ce qu'elle ne fait pas évidemment", a-t-il dit.

14.02.2026 à 12:55

Le fils du chah déchu appelle Trump à "aider" le peuple iranien pour "enterrer" la République islamique

FRANCE24

Dans un message sur X jeudi, il a appelé les Iraniens de l'intérieur "les soirs des 14 et 15 février à 20 heures, à faire entendre (leurs) voix et à scander des slogans depuis maisons et toits", pour poursuivre le vaste mouvement de contestation écrasé début janvier dans le sang. Des rassemblements pour appeler à une action internationale contre Téhéran sont aussi prévus samedi à Munich, où M. Pahlavi s'exprimait en marge de la Conférence sur la sécurité, mais aussi à Toronto et Los Angeles. Donald Trump, qui oscille entre appels à une issue négociée et menaces militaires, a évoqué ouvertement vendredi un renversement du pouvoir en Iran. "Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver", a-t-il répondu à des journalistes l'interrogeant sur un éventuel "changement de régime". "Enterrer le régime" "Le peuple iranien vous a entendu dire que l'aide est en route, et il a foi en vous. Aidez-le", a lancé M. Pahlavi lors d'une conférence de presse, après que Donald Trump a confirmé l'envoi "très bientôt" d'un deuxième porte-avions américain, le Gerald Ford, pour rejoindre l'USS Abraham Lincoln dans la région. "Il est temps d'en finir avec la République islamique. C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer", a ajouté M. Pahlavi, qui ne fait pas l'unanimité au sein d'une opposition iranienne divisée. Le président américain avait brandi la menace d'une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts. Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un règlement diplomatique portant notamment sur le programme nucléaire iranien. Nouveaux pourparlers mardi à Genève? Après une reprise des discussions le 6 février à Oman, une deuxième session de négociations est prévue mardi à Genève, a affirmé le site américain Axios, citant un responsable américain et trois sources au fait des pourparlers. Aucune date n'a jusque-là été avancée officiellement par les deux parties, dont les positions restent éloignées. L'Iran, accusé par les Occidentaux de chercher à se doter de l'arme atomique, ce qu'il dément, ne veut discuter que de son programme nucléaire. Washington, appuyé par Israël, exige également qu'il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes armés dans la région. Les Etats-Unis avaient bombardé en juin des sites nucléaires iraniens lors de la guerre de 12 jours déclenchée par Israël. Le Canada a de son côté annoncé samedi de nouvelles sanctions contre sept Iraniens "liés" à des organes étatiques "responsables d'intimidation, de violence et de répression transnationale" contre opposants et défenseurs des droits humains. Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7.008 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression de la contestation, et plus de 53.000 personnes arrêtées depuis. Parmi elles, des centaines de personnes encourent la peine capitale, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR). Les autorités iraniennes reconnaissent plus de 3.000 morts, affirmant qu'il s'agit en grande majorité de membres des forces de sécurité ou passants tués par des "terroristes" manipulés par Israël et les Etats-Unis.
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