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09.07.2026 à 01:25

Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer

FRANCE24

A 56 ans, l'ex-maire du Grand Manchester est à ce stade le seul député à avoir annoncé son intention de se présenter et si aucun autre ne le fait d'ici le 15 juillet, il sera désigné vainqueur. Il serait alors intronisé chef du parti travailliste le 17 juillet lors d'un congrès extraordinaire, avant d'entrer à Downing Street, probablement le 20 juillet. Pour devenir officiellement candidat, il va devoir montrer qu'il bénéficie du soutien d'au moins 81 des 402 députés de la large majorité travailliste à la Chambre des communes, un seuil qu'il devrait dépasser aisément. Si un autre candidat se présente, une compétition interne aura lieu. Le vainqueur sera désigné le 29 août à l'issue d'un vote des adhérents du Labour et des syndicats affiliés. L'ancien secrétaire d'Etat aux Armées Al Carns, qui disait y réfléchir, a finalement annoncé mercredi soir qu'il ne serait pas candidat. Mais pour beaucoup de travaillistes, Andy Burnham semble être la seule figure capable de relancer le Labour au pouvoir, face aux difficultés qu'a traversées le parti ces derniers mois et qui ont conduit à la démission de Keir Starmer le 22 juin. Ce dernier ne sera resté au pouvoir que deux ans: arrivé à Downing Street en juillet 2024 après quatorze ans de gouvernements conservateurs, ce juriste de formation au style austère a rapidement vu chuter sa popularité, à force de faux pas et revirements, sur fond de crise du coût de la vie. La controverse autour de la nomination comme ambassadeur aux Etats-Unis de Peter Mandelson, un proche du criminel sexuel Jeffrey Epstein, et des défaites électorales enregistrées par le Labour lui ont fait perdre ses soutiens au sein du parti, précipitant sa chute. "Tenter le pari" Son rival Andy Burnham, personnalité populaire et habile communicant, est parvenu à redevenir député - il l'avait déjà été entre 2001 à 2017 - en remportant haut la main une élection législative partielle près de son fief de Manchester le 18 juin. Une étape indispensable pour prétendre accéder à Downing Street. Il a été accueilli avec enthousiasme par des dizaines d'élus Labour lors de son retour à Westminster, et a reçu le soutien de l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, qui avait également envisagé de défier Keir Starmer. De nombreux députés estiment qu'il représente la meilleure chance des travaillistes pour résister au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage avant les prochaines élections législatives, prévues en principe en 2029. Reform devance le Labour dans les sondages nationaux depuis plus d'un an, même si l'écart s'est réduit ces dernières semaines et que Nigel Farage se retrouve au coeur d'une polémique sur des dons non déclarés. Une affaire qui l'a conduit à annoncer mardi qu'il démissionnait du Parlement pour se représenter à une législative partielle afin que les électeurs soient "juges de (ses) actions". Une députée travailliste, ayant requis l'anonymat, a estimé auprès de l'AFP que le parti avait raison de "tenter le pari" Burnham, ajoutant qu'"il ne pouvait pas être pire que Starmer" et disant espérer qu'il apporte "un vent de fraicheur". Un autre député, également sous couvert d'anonymat, a expliqué soutenir Andy Burnham tout en s'inquiétant du fait qu'il ne disposerait que de quelques semaines pour se préparer à gouverner. Son arrivée à Downing Street fait tellement peu de doute que les spéculations vont déjà bon train sur sa future équipe gouvernementale. Depuis son retour au Parlement, Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord" pour ses succès à Manchester, a commencé à dévoiler sa vision pour Downing Street, promettant notamment un vaste mouvement de décentralisation pour stimuler la croissance. Dans une vidéo publiée mercredi sur les réseaux sociaux, il a déclaré que le succès pour lui serait "que la majorité des gens aient confiance en l'avenir", ce qui passe par "de la croissance et des changements tangibles dans chaque quartier".

09.07.2026 à 01:06

Les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l'Iran, Donald Trump menace de "bien pire"

FRANCE 24

L'armée américaine a procédé mercredi soir à une nouvelle série de frappes contre l'Iran. Donald Trump, qui a décrit le protocole d'accord conclu en juin comme "fini", a menacé Téhéran de frappes "bien pires" s'il continue ses attaques. L'armée américaine avait déjà mené, mardi soir, des frappes en Iran en réponse à l'attaque de pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les deux médiateurs, Qatar et Pakistan, ont appelé, à l'instar de l'ONU, à la désescalade.

09.07.2026 à 01:05

Présidentielle: pour sortir de sa torpeur, le PS passe au vote

FRANCE24

Deux propositions sont soumises au vote des militants, qui aura lieu en physique, de 17h à 22h. Toutes deux actent bien qu'il y aura une primaire de l'arc social-démocrate (principalement le PS et Place publique), mais diffèrent sur le corps électoral. Le premier secrétaire Olivier Faure propose que le vote soit ouvert aux "sympathisants" des socialistes, pour que le corps électoral soit le plus large possible. Dans son camp, on envisage qu'entre 500.000 et un million de personnes y participent. Le député de Seine-et-Marne souhaite, mais sans l'imposer, que le vainqueur participe ensuite à une primaire unitaire de la gauche hors-LFI avec les Ecologistes et les anciens Insoumis Clémentine Autain et François Ruffin. Ses opposants, dont le premier d'entre eux est le chef des députés Boris Vallaud qui fut longtemps son allié, proposent la désignation d'un candidat simplement par les "militants" du PS et des "organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste", comme Place publique de Raphaël Glucksmann mais aussi La Convention, mouvement de l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve. Le vote de jeudi dictera donc les modalités d'un autre vote à venir (la primaire de l'espace socialiste). Et son vainqueur pourrait encore se soumettre à un nouveau vote (la primaire de la gauche unitaire), avant la présidentielle. Une situation qui exaspère tout le monde au Parti socialiste alors que presque tous les autres candidats à la présidentielle se sont officiellement lancés. "Il faut qu'on avance, qu'on sorte de ce mélodrame qui nuit à la crédibilité du collectif", indique l'entourage d'Olivier Faure. "Nous sommes très en retard. Tous les partis politiques ont leur candidat ou leur candidate, sauf nous", abonde Boris Vallaud. Faure, Vallaud et Glucksmann candidats ? Si les rapports de force du dernier congrès sont respectés, les opposants à Olivier Faure, majoritaires depuis que Boris Vallaud et son courant les ont rejoints, devraient l'emporter. "Tout le monde anticipe une faible participation, notamment des jeunes, ce qui est à notre désavantage", reconnaît un "fauriste". De quoi remettre en cause le mandat d'Olivier Faure, qui a déjà été mis en minorité dans le groupe socialiste à l'Assemblée sur la question de la censure cette semaine? Il est "insubmersible", sourit un de ses opposants. "Des appels à sa démission, il y en a toutes les semaines depuis qu'il a pris le parti il y a huit ans", balaie-t-on dans l'entourage du premier secrétaire. Pour l'instant, le seul candidat déclaré à cette primaire des socialistes et apparentés est le député de l'Eure Philippe Brun - le député de l'Essonne Jérôme Guedj et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane ayant annoncé une candidature hors-primaire. Mais les déclarations des poids lourds Olivier Faure, Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann seront suivies de près. L'eurodéputé, fondateur de Place publique, est le favori des sondages dans l'espace social-démocrate et le champion d'une partie des opposants à Olivier Faure. En pré-campagne --il n'a pas encore officialisé ses intentions-- il pourrait difficilement se mêler à la course pour l'Elysée sans le soutien de l'appareil socialiste, ses militants et ses élus. Le camp d'Olivier Faure craint que le fait de se couper du reste de la gauche n'entraîne le PS dans une spirale négative. "On risque la disparition dans un accompagnement permanent du macronisme", soupire même un soutien du premier secrétaire. Car à gauche, le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon, sur une bonne dynamique depuis son lancement de campagne, semble avoir pris une longueur d'avance sur ses concurrents. "De l'autre côté, il y a le vide qui m'aspire, donc ça accélère la fusée (insoumise, ndlr). Mais, honnêtement, il va bien falloir qu'ils se décident à un moment ou à un autre à faire quelque chose d'utile, à part se battre entre eux", a-t-il encore raillé récemment.
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