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05.03.2026 à 04:19

Pégases: derrière l'évidence "Clair Obscur", une fête en demi-teinte pour le jeu vidéo français

FRANCE24

Plus de 5 millions d'exemplaires vendus, un nombre record de trophées à la cérémonie américaine des Game Awards - dont celui du meilleur jeu de l'année, une première pour un titre français -, une tournée de concerts à guichets fermés... Avec "Clair Obscur: Expedition 33", le secteur tricolore tient sans doute son plus grand succès. La première production du studio montpelliérain Sandfall Interactive devrait en toute logique décrocher la plus prestigieuse récompense de cette septième édition des Pégases. Calquée sur le modèle des César pour le cinéma, la soirée doit débuter à 20H00 à La Cigale à Paris et sera diffusée en direct sur la chaîne YouTube de l'Académie des arts et techniques du jeu vidéo et la chaîne Twitch de l'animateur Samuel Etienne. Créés par le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) en 2020, les Pégases décernent leurs prix à la suite d'un vote effectué par les 2.500 professionnels et membres de l'Académie. Cette année, "Clair Obscur" concourt également dans les catégories de l'"excellence visuelle", de l'"excellence narrative" et du "meilleur univers sonore". En tête des nominations, "Absolum", jeu d'action dans un univers médiéval-fantastique, est en lice pour cinq prix, dont celui du "meilleur jeu indépendant". Le titre du studio parisien Dotemu a dépassé les 500.000 ventes depuis son lancement. Autre succès surprise de l'année, "Rematch", réinvention du jeu de football proposée par le studio Sloclap, a dépassé les six millions de joueurs et prétend à deux trophées cette année. Dans l'ombre de ces succès, l'industrie française a aussi montré des signes de fragilité récemment, dans un contexte mondial où la Chine capte l'essentiel de la croissance du secteur. Englué dans des difficultés financières, le géant Ubisoft a annoncé une vaste réorganisation et 200 millions d'euros d'économies sur deux ans, accompagnés d'un plan de départs volontaires qui pourrait toucher jusqu'à 200 personnes à son siège de Saint-Mandé (Ile-de-France), soit près de 5% de ses effectifs en France. Autre poids lourd français en difficulté, le groupe Nacon s'est placé mardi en redressement judiciaire face à l'incapacité de sa maison mère, BigBen Interactive, de rembourser une échéance de dette. L'éditeur de titres comme "Hell is Us", qui possède 16 studios, emploie près d'un millier de personnes, et sa direction n’exclut pas de devoir vendre certains studios ou procéder à des licenciements.

05.03.2026 à 04:05

Attaque du Mémorial berlinois de l'Holocauste: un jeune Syrien fixé sur son sort jeudi

FRANCE24

Cette agression était survenue deux jours avant les élections législatives allemandes en février de l'année dernière, après plusieurs attaques mortelles au couteau ou à la voiture bélier commises notamment par des étrangers, alimentant l'essor de l'extrême droite. Âgé de 19 ans à l'époque, Wassim Al M. avait choisi de passer à l'acte devant un monument emblématique érigé à la mémoire des six millions de juifs exterminés par les nazis. Sa victime, un Espagnol âgé alors de 30 ans qui visitait le Mémorial avec deux amis, a survécu, selon le parquet, grâce à une intervention médicale d'urgence. Grièvement blessé, cet homme, qui n'est pas de confession juive, avait pu s'enfuir avant de perdre connaissance devant le monument, puis avait été très rapidement opéré et placé provisoirement dans un coma artificiel. Il s'est constitué partie civile au procès. Le jeune Syrien, qui séjournait légalement en Allemagne depuis 2023, arrivé en tant que réfugié mineur non accompagné, est actuellement âgé de 20 ans. Il reconnaît les faits. Son âge est important pour l'issue du procès: en Allemagne, les adultes de 18 à 20 ans peuvent encore être jugés en vertu du droit pénal des mineurs si, après évaluation, leur maturité est considérée comme équivalente à celle d’un adolescent. Dans ce cas, la peine maximale encourue est de 10 ans. Dans le cas de Wassim Al M., le parquet a demandé l'application du droit pénal des adultes et requis une peine d'emprisonnement à perpétuité. Il ne serait alors libérable au plus tôt qu'après 15 ans d'emprisonnement. Grande honte La défense a plaidé pour une peine de sept ans, applicable aux mineurs. Au procès, Wassim Al M. a demandé pardon à sa victime par l'intermédiaire de son avocat Daniel Sprafke. Ce dernier a déclaré à l'AFP que son client avait dit: "Ma honte est trop grande, je demande pardon." Selon le parquet, Wassim Al M. "avait intériorisé l'idéologie" du groupe Etat islamique (EI) et "rejetait le mode de vie occidental". Résidant à Leipzig, dans l'est de l'Allemagne, il échangeait avec l'EI sur différents réseaux "et souhaitait être admis dans l'organisation", selon le procureur. Radicalisé depuis "au moins fin 2024", "il était convaincu d'avoir une mission religieuse et voulait envoyer un message contre la société libérale et contre les Juifs". Il pensait "pouvoir tuer" des personnes de confession juive au mémorial de l'Holocauste, un lieu à ciel ouvert en plein centre de Berlin. Ses convictions ainsi que l'aggravation du conflit au Proche-Orient l'ont probablement "poussé" à passer à l'acte, selon le parquet. Peu avant d'agir, il avait envoyé à l'EI une photo de lui afin de se proposer pour devenir membre de cette organisation. Après l'attaque, il a crié "Allah akbar !" ("Dieu est le plus grand !"), a assuré le procureur. Son acte avait ravivé le débat sur la place des réfugiés syriens en Allemagne, accueillis en grand nombre pendant la crise migratoire de 2015 à l'initiative de la chancelière d'alors Angela Merkel. Depuis qu'il a pris ses fonctions, au printemps 2025, le gouvernement du conservateur Friedrich Merz a durci la politique migratoire allemande. Le 23 décembre dernier, il a fait expulser pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 2011 un ressortissant syrien, un criminel condamné pour vol aggravé, coups et blessures et chantage, vers son pays.

05.03.2026 à 04:01

Google lance un centre d'IA en Allemagne, qui tente de rester dans la course

FRANCE24

Niché dans la capitale, ce projet fait partie des 5,5 milliards d'euros d'investissement de Google dans "l'avenir numérique" de la première économie européenne annoncé en novembre, avant tout dans le développement de centres de données. Google n'a pas dévoilé de détails sur le nouveau site, mais le ministère allemand de la Numérisation a indiqué à l'AFP qu'il regroupera des opérations de "développement de l'IA", des infrastructures d'informatique à distance (cloud) et de données ainsi qu'un espace de "coopération" entre start-up et centres de recherche. Des infrastructures de calcul au stockage de données, l'Allemagne souhaite se maintenir dans la course mondiale à l'IA, mais "les défis sont gigantesques", juge Janis Hecker, de la fédération des entreprises du numérique Bitkom. Car le retard accumulé dans le numérique par l'Allemagne au cours des dernières décennies est considérable. - Importance "sous-estimée" - "Je souhaite que le leadership technologique redevienne le cœur de notre modèle économique", avait déclaré à ce titre le vice-chancelier Lars Klingbeil début février, à l'inauguration d'une "usine d'IA" de l'Allemand Deutsche Telekom et du fabricant américain de puces Nvidia. Ces derniers mois, l'Allemagne a connu plusieurs annonces grandiloquentes dans le domaine, comme les 11 milliards d'euros investis par le groupe de distribution Schwarz dans un futur méga centre de données près de Berlin. En crise, la première économie européenne souhaite bâtir à foison ces usines du numérique, qui, grâce à leur puissance de calcul et de stockage, sont indispensables pour que les entreprises allemandes utilisent l'IA. Si son usage se généralise en Allemagne, le pays pourrait dégager 440 milliards d'euros de valeur ajoutée supplémentaire d'ici 2034, d'après une étude de l'institut IW citée par le journal Handelsblatt. Pour l'instant, la coalition gouvernementale réunissant conservateurs et sociaux-démocrates n'a pas pris la mesure des choses et "sous-estime l'importance de ces technologies pour la création de valeur, mais aussi pour la souveraineté et la défense de nos valeurs", estime M. Hecker, de Bitkom. Ultra dominateurs, les Etats-Unis bâtissent chaque année d'avantage de capacités de calcul que ce que l'Allemagne possède au total, selon son organisation. D'après ses calculs, un millième du projet de budget fédéral pour 2026 est dédié à l'IA, et seule une fraction du "bazooka d'investissement" pour moderniser les infrastructures du pays est dédié aux technologies de pointe. Dans ce contexte, l'engagement de Google en Allemagne représente "un grand gain" selon Bitkom. "Souveraineté", pas "autarcie" Ces projets interrogent néanmoins sur la dépendance technologique de l'Europe. Même quand les mastodontes américains ne sont pas directement partenaires, on les retrouve au coeur de la chaîne de valeur, de l'infrastructure cloud aux processeurs très convoités de Nvidia. Lors d'un sommet sur la souveraineté technologique en novembre, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont prôné la "préférence européenne" pour développer des champions locaux. "Souveraineté ne veut pas dire autarcie, mais capacité d'action stratégique", indique Barbara Engels de l'institut IW à Cologne, qui se réjouit des projets de Google. "Nous devons utiliser cette infrastructure tout en développant nos propres capacités", assure-t-elle. Pour Antonio Krüger, directeur du Centre allemand de recherche pour l'IA (DFKI), il n'est pas "judicieux" de vouloir dépasser la Chine ou les Etats-Unis là où le retard est trop grand, comme dans les modèles de langage de grande taille (LLM) utilisés par ChatGPT. L'Europe doit au contraire se spécialiser, grâce à un net avantage: les données industrielles de ses PME et de ses poids lourds. Celles-ci peuvent servir à entraîner des petits modèles d'IA pour "résoudre des tâches très spécifiques", au sein des usines ou de l'administration. Dans ce domaine, "la course est encore totalement ouverte", assure-t-il.
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