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01.06.2026 à 04:55

Les Ethiopiens ont commencé à voter pour les législatives, raz-de-marée attendu du parti du Premier ministre Abiy Ahmed

FRANCE24

Trente minutes avant l'ouverture du scrutin à 06H00 (03H00 GMT) des files d'électeurs étaient déjà formées devant plusieurs bureaux de vote de la capitale Addis Abeba, notamment celui de Bole Atlas, non loin de l'aéroport international d'Addis Abeba, ont constaté des journalistes de l'AFP. Plusieurs personnes ont glissé leurs bulletins - un pour les législatives fédérales, un pour l'élection des Parlements régionaux - dans les urnes, installées sous des tentes surmontées du drapeau éthiopien. Au pouvoir depuis 2018, Abiy Ahmed est de plus en plus critiqué à l'étranger pour son autoritarisme et sa répression des voix dissidentes, après de premières années d'ouverture qui lui ont valu le Nobel de la paix en 2019. Dans une note publiée le 28 mai, le centre de réflexion Chatham House estime que cette élection sera "l'une de celles donnant lieu à la plus faible compétition" depuis l'instauration du multipartisme en 1991 en Ethiopie. Depuis, dans le deuxième pays le plus peuplé du continent (130 millions d'habitants), où les précédents scrutins ont laissé peu de place à l'opposition, "les élections ont été organisées dans le but de renforcer le pouvoir du gouvernement en place, plutôt que d'offrir aux Ethiopiens de véritables choix politiques pluriels", poursuivi Chatham House. Au sein de la Chambre des Représentants du peuple (HoPR) sortante, issue des législatives de 2021, le PP détient 96% des sièges de députés. Un peu plus de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dans les quelque 48.000 bureaux de vote répartis sur un territoire de 1,1 million de km2, soit deux fois la France métropolitaine. Les bureaux fermeront à 18H00 (15H00 GMT). Mais "certaines conditions pourraient prolonger ce délai de quelques heures", a confié à l'AFP, sans autre détail, un membre de la commission électorale (Nebe). Les résultats sont attendus une dizaine de jours après la clôture du scrutin. L'opposition se présente sans moyens financiers et divisée en plus de 40 partis qui affrontent l'hégémonique formation du Premier ministre, sans qu'aucun ne soit présent dans l'essentiel des circonscriptions. Le mieux représenté, le parti Ezema, ne présente que 293 candidats (57% des 501 circonscriptions en jeu), contre 461 pour le PP qui sera même seul en lice dans 64 circonscriptions. Conflits armés La chambre basse fédérale compte 547 députés répartis à travers les 12 Etats régionaux. Mais, comme il y a cinq ans, le scrutin ne sera pas organisé dans celui, septentrional, du Tigré (38 sièges) en raison de tensions persistantes entre autorités régionales et fédérales et parce que plus d'un million de personnes y sont toujours déplacées à la suite du conflit qui y a fait rage entre 2020 et 2022. En outre, de nombreux opposants "ne participeront pas aux élections", souligne Chatham House, car "certains sont en exil, d'autres interdits de séjour, d'autres emprisonnés" et d'autres "verront peu de raisons d'abandonner la lutte armée contre le gouvernement". Le géant d'Afrique de l'Est, dont l'économie devrait croître cette année de plus de 9% selon le FMI, soit l'un des taux les plus élevés au monde, est le théâtre de conflits armés dans ses deux Etats régionaux les plus peuplées, l'Oromia et l'Amhara. En Amhara, qui compte quelque 20 millions d'habitants, les milices nationalistes Fano qui combattent les troupes fédérales ont menacé de s'en prendre au processus électoral. Malgré ces menaces et des affrontements réguliers dans les zones rurales et aux abords des grandes villes de Bahir Dar et Gondar, la Nebe n'a renoncé à organiser le vote que dans huit des 137 circonscriptions de la région. Et elle assure que les bureaux ouvriront dans l'ensemble de l'immense Oromia (un tiers du pays), où les rebelles de l'OLA opèrent depuis 2018. Des observateurs de l'Union africaine, dont le siège est à Addis Abeba, ainsi que de l'Igad, le bloc régional de l'Afrique de l'Est, surveilleront les opérations. Mais la proposition de l'Union européenne d'envoyer ses observateurs "n'a pas été retenue par le gouvernement" éthiopien, a affirmé une source au sein de l'UE.

01.06.2026 à 04:54

Netanyahu veut intensifier son offensive au Liban, après la prise du château de Beaufort

FRANCE24

Le drapeau israélien a été hissé sur le château de Beaufort, l'emblématique citadelle médiévale qui surplombe le sud du Liban, une nouvelle étape de l'incursion israélienne. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche vouloir intensifier son offensive contre le Hezbollah au Liban où il a qualifié la prise de la forteresse de "tournant décisif".

01.06.2026 à 04:45

La Malaisie rejoint la vague mondiale de restrictions des réseaux sociaux pour les mineurs

FRANCE24

Ces obligations s'appliquent aux plateformes comptant au moins huit millions d'utilisateurs dans ce pays d'Asie du Sud-Est, dont Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. Les entreprises bénéficieront d'une période de grâce pour mettre en oeuvre ces mesures, a indiqué l'autorité de régulation des communications, sans en préciser la durée. Le pays est le dernier en date à tenter de restreindre l'accès des jeunes aux réseaux sociaux, alors que l'inquiétude progresse quant à leurs effets négatifs sur le bien-être des enfants. L'Australie est devenue en décembre le premier pays à exiger de TikTok, YouTube, Snapchat et d'autres grands sites qu'ils suppriment les comptes détenus par des moins de 16 ans, sous peine de lourdes amendes. Elle a été imitée ensuite par l'Indonésie en mars, tandis qu'en France, un projet de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été adopté par le Sénat. Le parlement turc a approuvé en avril une loi similaire, et certains autres pays européens, dont la Norvège, la Grèce, l'Espagne et le Danemark, ont indiqué qu'ils introduiraient des restrictions similaires. Insuffisance Mais trois mois après l'entrée en vigueur de ses lois inédites, l'Australie a constaté qu'une "proportion substantielle d'enfants australiens" continuait à utiliser les plateformes interdites. Et l'ONU a alerté la semaine dernière sur les insuffisances des restrictions d'âge votées dans plusieurs pays, appelant à des mesures plus fermes des États comme des entreprises. En Malaisie, les plateformes sont tenues à compter de lundi de mettre en place des "mesures de vérification de l'âge", notamment des contrôles à partir de documents officiels tels que les cartes d'identité ou les passeports. Les réglementations exigent également une "gouvernance des contenus renforcée" sur les réseaux sociaux, les plateformes devant "mettre en oeuvre des mesures proactives et systémiques pour atténuer les risques liés aux contenus nuisibles". Ces règles sont assorties de sanctions financières pouvant atteindre 10 millions de ringgits malaisiens (2,16 millions d'euros) pour les entreprises concernées, a précisé la Commission malaisienne des communications et du multimédia. Selon l'instance, ces mesures "ne visent pas à interdire aux enfants l'accès à internet ni à leur refuser l'accès à la technologie", mais à promouvoir un accès aux réseaux sociaux adapté à l'âge. Cependant, des organisations ont exhorté la Malaisie à retirer cette "interdiction générale" des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. "Les enfants ne doivent pas être empêchés d'accéder au monde numérique, ils doivent pouvoir le faire en toute sécurité et d'une manière qui protège leurs droits", ont déclaré vendredi, dans un communiqué commun, l'organisation britannique de défense de la liberté d'expression Article 19 et d'autres groupes. "L'interdiction générale proposée des réseaux sociaux ne s'attaque pas aux problèmes de fond liés aux modèles économiques et aux services des entreprises de réseaux sociaux", ont-ils ajouté.
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