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20.08.2026 à 05:23

Natalie Harp, assistante dévouée de Trump soudain en pleine lumière

FRANCE24

L'organigramme de la Maison Blanche lui donne deux titres officiels: "assistante spéciale" du chef de l'Etat et "assistante exécutive", pour un salaire de 150.000 dollars par an. La journaliste du New York Times Maggie Haberman, l'une des mieux informées sur Donald Trump, lui attribue un rôle de "doudou" auprès du dirigeant de 80 ans, une présence familière et toujours réconfortante. Rares sont les photos du président républicain où ne figure pas cette femme longiligne de 35 ans, au cheveu blond platine et à l'oeil toujours ourlé d'eyeliner. Que ce soit pendant les obligations les plus solennelles, par exemple le retour des corps de militaires tués au Moyen-Orient, ou pendant un week-end de golf, Natalie Harp est là. Camion de ravitaillement L'assistante est selon la presse l'une des rares personnes à avoir accompagné Donald Trump récemment lors d'un changement d'avion en Turquie à bord d'un camion de ravitaillement, une opération de sécurité rocambolesque à laquelle le chef de la diplomatie Marco Rubio et d'autres hauts responsables n'ont pas été associés. Cela n'a pas échappé à Jon Ossoff. Pendant un meeting, le sénateur démocrate de Géorgie a lancé, à propos du président: "Il ne veut plus faire son travail. Il veut construire sa salle de bal et voyager avec Natalie". La remarque a déclenché une indignation massive et coordonnée des fidèles du milliardaire, ainsi qu'une avalanche d'articles de presse et nombre de commentaires moqueurs sur les réseaux sociaux. Natalie Harp "est l'une des assistantes les plus loyales et travailleuses dans l'équipe du président Trump", a répondu Davis Ingle, porte-parole de la Maison Blanche, à une demande de commentaire de l'AFP. "Les médias devraient recommencer à livrer de vraies informations ", a-t-il ajouté. "Human printer" Les journalistes qui suivent Donald Trump connaissent Natalie Harp comme "l'imprimante humaine" ("the human printer"), parce qu'elle alimente constamment le président américain, qui préfère le papier, en documents imprimés. La presse lui prête aussi un rôle crucial dans l'animation du compte de Donald Trump sur son réseau Truth Social, qui publie annonces géopolitiques majeures, propos insultants et montages photo ou vidéo en tous genres. Natalie Harp a été remarquée par le républicain, toujours rivé à son petit écran, après avoir assuré à la télévision qu'il lui avait sauvé la vie alors qu'elle luttait contre un cancer des os. Donald Trump l'a alors invitée à ses côtés, pendant une convention religieuse en 2019, pour raconter comment une décision prise pendant son premier mandat (2017-2021) lui avait permis de bénéficier d'un traitement encore expérimental. Sur scène, Natalie Harp a décrit le milliardaire comme son "bon Samaritain" et promis, la voix hachée par l'émotion: "Nous allons nous battre pour vous!" Électron libre Un temps présentatrice sur la chaîne d'extrême-droite OAN, elle a par la suite propagé les affirmations mensongères du camp trumpiste sur une prétendue manipulation de l'élection présidentielle de 2020, remportée par le démocrate Joe Biden. Washington bruisse depuis quelques jours d'anecdotes frappantes sur le dévouement apparemment sans bornes, mais aussi la très grande influence, de l'infatigable assistante, décrite comme un électron libre au sein de la Maison Blanche. CNN affirme ainsi que, faute de place réservée dans le convoi emmenant Donald Trump à une comparution au tribunal à New York, elle s'est un jour glissée dans le coffre d'une voiture pour l'accompagner malgré tout. Le New York Times rapporte qu'elle aurait adressé en 2023 à Donald Trump des lettres d'une telle ferveur que cela a inquiété les proches du président, contenant des propos tels que "Vous êtes tout ce qui compte pour moi" et "Je veux vous apporter de la joie". Plusieurs partisans du républicain ont taxé de "misogynes" les interrogations sur le rôle de Natalie Harp. L'opposition démocrate juge, elle, légitime de questionner l'influence d'une assistante rémunérée sur les deniers publics, tout en rappelant que le président américain lui-même a lancé de nombreuses attaques sexistes contre des adversaires politiques ou des journalistes.

20.08.2026 à 02:21

Crash d'hélicoptère au Kenya: le chef du renseignement de l'Equateur et cinq Américains tués

FRANCE24

Au total, sept personnes ont péri quand l'hélicoptère qui les transportait pour une excursion s'est écrasé dans le centre du Kenya, avait annoncé plus tôt dans la journée à l'AFP l'autorité d'enquête sur les accidents aériens (AAID) du pays. Cinq citoyens américains font partie des victimes, selon un porte-parole du département d'Etat américain. Le pilote, également tué dans l'accident, était un ressortissant kényan, a indiqué la chaîne américaine ABC news, citant un commandant de police local. Le chef du renseignement de l'Equateur, 44 ans, était un proche du président de droite Daniel Noboa, à la tête d'un pays plongé dans une grave crise sécuritaire. Nommé directeur du renseignement en 2024, M. Sensi-Contugi a occupé simultanément le poste de ministre de l'Intérieur pendant quelques mois. Avant d'entrer dans la fonction publique, il était un homme d'affaires millionnaire du secteur de la mode. Il était également le représentant de M. Noboa au sein d'entreprises publiques, notamment la compagnie pétrolière nationale Petroecuador. Son épouse, Stephany Hollihan, a également été tuée dans le crash. Agée de 42 ans, elle était une amie de la Première dame Lavinia Valbonesi, et créatrice de mode. "Aujourd'hui, Michele et Stephany sont partis bien trop tôt. Je pense à leur famille, en particulier à leurs enfants et à leurs parents", a déploré sur X le ministre équatorien des Infrastructures et des Transports, Roberto Luque. "Aujourd'hui est un jour très triste et douloureux. Il y a des moments où les mots ne suffisent pas pour comprendre ni pour expliquer une perte aussi inattendue", a déclaré sur X la vice-présidente équatorienne María José Pinto, qui a présenté ses condoléances. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil pour la mort du fonctionnaire et de son épouse. -Opérations suspendues- L'Assemblée nationale équatorienne a annoncé sur X que le drapeau du Palais législatif, dans la capitale Quito, serait mis en berne pendant trois jours. La chaîne américaine en langue espagnole Telemundo a parallèlement annoncé que l'un de ses hauts responsables en Floride, José Alberto Suárez, était mort dans l'accident. "Nous sommes bouleversés d'apprendre la tragique nouvelle que José a été tué dans un accident d'hélicoptère au Kenya", regrette dans un communiqué César Conde, président du groupe d'information de sa maison mère NBCUniversal News Group. L'hélicoptère, un EC-130-B4, fabriqué par le groupe européen Eurocopter (désormais Airbus Hélicoptères), s'est écrasé à 09H13 (06H13 GMT) près du mont Ololokwe, à environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Nairobi, selon l'autorité kényane de l'aviation civile (KCAA). "L'hélicoptère transportait des touristes pour un vol d'observation du panorama", a déclaré à l'AFP Fredrick Kabunge, directeur de l'AAID, "il y avait sept personnes à bord de l'hélicoptère, un pilote et six passagers" et "il n'y a aucun survivant". Les équipes de secours ont "découvert l'appareil détruit par l'impact et l'incendie qui a suivi", a-t-il ajouté. Des enquêteurs de l'AAID avaient été dépêchés sur les lieux de l'accident pour enquêter sur les causes de celui-ci, a indiqué M. Kabunge. "Les opérations ont été suspendues jusqu'à demain (jeudi) en raison de l'obscurité et de la complexité du terrain", a déclaré mercredi soir à l'AFP David Nkoroi, chef de la police de la région de Samburu, lieu de l'accident. L'ambassade des Etats-Unis au Kenya a indiqué être en liaison avec les autorités locales, et offrir une assistance consulaire. Le mont Ololokwe, montagne sacrée du peuple samburu dont le sommet s'élève à 2.000 mètres d'altitude, est une zone de randonnée touristique. Des entreprises spécialisées offrent aussi des survols en hélicoptère. Le 1er mars, six personnes, dont un député, avaient péri dans l'accident d'un hélicoptère qui s'était écrasé dans l'ouest du Kenya. Luis Carlos Ávila a été nommé nouveau chef des services de renseignement par intérim, selon un décret publié mercredi.

20.08.2026 à 02:09

Trump annonce une "guerre économique" inédite contre l'Iran

FRANCE24

"J'annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l'Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Dans un long message, il annonce "l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise", et exige que cesse "contrebande de pétrole, échange de devises (et) transferts de liquidités." Il ne cite aucun pays en particulier et ne donne aucun détail sur les mesures ou sanctions envisagées. La semaine passée, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent avait déjà menacé l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu". Entre impopularité du conflit sur la scène politique américaine et réserves de munitions bien entamées, l'imprévisible président américain semble avoir récemment opté pour une posture plus attentiste, en tout cas sur le plan militaire. Deux missiles balistiques Après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, Téhéran a riposté par des frappes sur les pays voisins alliés de Washington et verrouillé le détroit d'Ormuz, voie de transit stratégique pour les hydrocarbures. Les Etats-Unis ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens. Malgré une récente baisse des hostilités, les tensions dans la région restent vives au sixième mois de conflit. Les Emirats arabes unis ont accusé mardi l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques, tombés en mer, qui visaient "la navigation maritime", ce que Téhéran dément. Dans la foulée, la diplomatie émiratie a annoncé suspendre jusqu'à nouvel ordre "tous les échanges commerciaux et les transactions financières" avec l'Iran. "Toute assistance ou facilité apportée à l'armée agresseuse américaine équivaut à une participation aux opérations militaires américaines", a répondu, à l'adresse des pays du Golfe, le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, cité par l'agence Mehr. Les deux pays, séparés par le détroit d'Ormuz, partagent des liens culturels et historiques profonds, et les Emirats arabes unis constituaient jusqu'au début du conflit un partenaire commercial majeur pour l'Iran, confronté aux sanctions américaines. Les négociations diplomatiques sont au point mort. "Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran", a déclaré mardi Donald Trump. "Ingérence étrangère" Selon une source américaine contactée par l'AFP, les échanges ont été suspendus et Donald Trump a demandé à ses équipes de ne pas reprendre le dialogue tant que Téhéran ne se rapprocherait pas des positions américaines. Téhéran n'a guère envoyé de signaux en ce sens. Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que le détroit ne serait pas ouvert tant que Washington n'aurait pas rempli ses engagements prévus dans le protocole d'accord signé en juin. Ce texte, qui instaurait une trêve de soixante jours en vue d'un règlement durable, a volé en éclats avec la reprise des hostilités en juillet. Mohammad Bagher Ghalibaf, en visite à Bagdad mercredi, a par ailleurs dénoncé "l'ingérence étrangère", au moment où Washington presse l'Irak de désarmer de puissantes factions armées soutenues par Téhéran, et exhorté au "renforcement régional". Dans le même temps, l'Iran et Oman, riverains du détroit d'Ormuz, discutent depuis plusieurs semaines de la future gestion de ce passage. L'Iran, qui prend pour cible des navires tentant de traverser le détroit sans demander d'autorisation, veut imposer des frais de navigation pour des services aux vaisseaux y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région.
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