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04.08.2026 à 11:31

Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France (Météo-France)

FRANCE24

Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier dépasse les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C), a annoncé mardi Météo-France. L'excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - qui interviennent elles-mêmes dans un climat déjà réchauffé par les activités humaines - atteint, comme en juin, +3,8°C. "Il s'agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée" jamais enregistrée après celle de février 1990 (+4°C), indique le prévisionniste national dans un communiqué. Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur, dont la première du 4 au 19 juillet, est la 3e plus longue vague de chaleur connue par le pays, tandis que la seconde démarrée le 28 juillet est toujours en cours. Depuis fin mai, la France en est déjà à son 4e épisode de fortes chaleurs. Les tendances climatiques pour les trois prochains mois (août, septembre, octobre) laissent attendre des conditions plus chaudes que la normale comme scenario "privilégié", indique Météo-France, qui note cependant que cela "n'implique pas nécessairement la survenue de vagues de chaleur". Avec un déficit de pluie de près de 70%, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielles des sols que connaît le pays depuis deux mois. Fin juillet, "les sols sont encore plus secs qu'en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés" en août 2022. Cette sécheresse des sols superficiels record provoque notamment des conséquences importantes sur l'agriculture et favorise les départs et la propagation de feux. Fin juillet, un mégafeu a notamment ravagé des milliers d'hectares et d'habitation en Gironde. Les précédents mois les plus secs en France étaient en juillet 2022 (85% de déficit) et juillet 2020 (75%). Le mois dernier, les pluies ont été quasi-absentes au nord de la Seine, dans la région de Nantes, en Occitanie, dans l'intérieur du Var, sur la Cote d'Azur ainsi qu'en Corse. L'Auvergne Rhône Alpes a été un peu plus arrosée lors d'épisodes orageux les 16 et 25 juillet. Mais sur l'ensemble du pays, c'est un "soleil accablant", constate Météo France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d'ensoleillement de 35% en moyenne sur le pays, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (+40%).

04.08.2026 à 11:25

Honduras: l'ex-président Hernandez, gracié par Trump, comparaîtra libre à son procès

FRANCE24

L'ex-dirigeant, président du Honduras entre 2014 et 2022, doit répondre devant la justice de son pays de détournement de fonds publics dans le cadre du financement de sa campagne en 2013. Condamné en 2024 aux Etats-Unis à 45 ans de prison pour trafic de drogue, il avait été gracié en novembre 2025 par Donald Trump et libéré en décembre de la même année. La justice américaine l'avait reconnu coupable d'avoir participé et protégé un réseau qui a envoyé plus de 500 tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis. L'ancien dirigeant est rentré dans son pays le 26 juillet, en remerciant le président américain. Lors d'une audience au cours de laquelle il a été mis en examen pour blanchiment de fonds présumé et fraude, un juge a décidé de maintenir la suspension du mandat d'arrêt le visant, lui intimant de s'engager par écrit à "ne pas s'enfuir", a déclaré à la presse Carlos Silva, porte-parole du pouvoir judiciaire. Le juge a par ailleurs fixé la première audience du procès au 12 août, a-t-il ajouté. En novembre, Donald Trump avait gracié celui que ses compatriotes surnomment "JOH", arguant qu'il avait été victime d'une injustice de la part de son prédécesseur démocrate Joe Biden. Cette grâce avait coïncidé avec l'irruption du président américain dans l'élection présidentielle au Honduras. Donald Trump avait alors apporté son soutien à l'entrepreneur conservateur Nasry Asfura, membre du Parti national de M. Hernandez, menaçant de réduire l'aide au pays le plus pauvre et le plus violent d'Amérique centrale si son favori ne l'emportait pas. M. Asfura avait remporté la victoire de justesse, sur fond d'accusations de fraude de la part de l'opposition hondurienne. À son retour au Honduras, M. Hernandez a averti qu'il n'allait pas "baisser la tête". L'ex-président se dit victime d'une "persécution politique" et nie avoir détourné deux millions de dollars de fonds publics pour financer sa campagne présidentielle. Il espère récupérer au moins 130 biens qui lui ont été confisqués lorsqu'il a été extradé vers les Etats-Unis.

04.08.2026 à 11:23

En bord de Méditerranée, des patrouilles de drones dopés à l'IA pour éviter les noyades

FRANCE24

Les trois canicules qui se sont succédé depuis mai en France ont entraîné une hausse des noyades. En deux mois et demi, 274 personnes ont péri dans la mer, dans des cours d'eau ou dans des piscines privées, sans compter les noyades non mortelles pouvant entraîner de lourdes séquelles. Près de Béziers, sur le littoral méditerranéen, la société Instadrone, spécialisée dans l'usage de drones en milieu industriel, souhaite étendre son activité à la surveillance des zones de baignades. Elle a pour cela reçu le soutien de l'agglomération et de la station de Valras, qui financent les tests actuellement en cours. Ceux-ci devraient permettre l'octroi d'ici à un mois des autorisations nécessaires, dans la perspective d'une mise en oeuvre complète pour l'été 2027. "Larguer des bouées avec un drone, ça se fait depuis cinq ans dans les Landes. Mais c'était en mode piloté. Nous, on apporte l'automatisation complète", a expliqué à l'AFP le fondateur d'Instadrone, Cédric Botella, au pied du poste de secours principal, à deux pas du casino de la station balnéaire. Le dispositif se présente sous la forme d'une grosse boîte métallique, à l'intérieur de laquelle un drone est prêt à décoller à tout moment, de nuit comme de jour, grâce notamment à sa caméra thermique. En mode "patrouille", il a pour mission de "parcourir les 2,5 km de plage en volant derrière les brise-lames, en volant longitudinalement par rapport à la plage, sans survoler les gens qui se baignent mais en orientant vers eux ses caméras, en évitant toutefois de filmer les gens sur la plage", ajoute M. Botella, un ancien officier de la police judiciaire reconverti dans l'entrepreneuriat. Comportement erratique "S'il détecte un comportement erratique, comme quelqu'un qui +fait le bouchon+, il va s'en rapprocher et lui envoyer un message audio pour lui dire que quelqu'un va venir. Si besoin, il lui larguera en attendant une bouée qui se gonfle automatiquement au contact de l'eau", poursuit M. Botella. Autre hypothèse : un maître-nageur repère une personne en difficulté, ou quelqu'un vient la lui signaler. Dans ce cas, le sauveteur, qui sera formé à cette nouvelle technique, prendra les commandes du drone et l'enverra à l'endroit précis pour évaluer la situation. Enfin, "si lors d'un bain de minuit, il y a un événement, il y aura un numéro d'urgence qui nous permettra de faire décoller le drone immédiatement et de rechercher la position de la personne", dit-il également. En vitesse de croisière, le coût du système est d'environ 2.000 euros par mois pour la collectivité qui l'adoptera, selon le chef d'entreprise, qui espère sa généralisation. "La vie n'a pas de prix", relève le maire de Valras-Plage, Daniel Ballester, qui soutient fermement l'initiative et est venu observer les derniers essais. "Ça ne remplacera pas les hommes, mais ça ouvre de nouvelles façons d'être opérationnel", ajoute l'élu, qui souhaite étendre la surveillance de son littoral aux moments de la journée (matins et soirs) et aux périodes de l'année où les plages ne sont pas surveillées par des secouristes. En mai, la précocité d'une première vague de chaleur en France avait entraîné sur les rivages méditerranéen et atlantique un afflux inhabituel de visiteurs alors que les plages n'étaient pas encore surveillées, posant un défi en termes de sécurité.
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