LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Retrouvez toute l'actualité internationale en continu - France 24
 
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ Les 15 dernières parutions

30.01.2026 à 22:31

La mortalité routière en hausse en 2025, le protoxyde d'azote nouveau "fléau"

FRANCE24

Dans l'Hexagone, la mortalité a ainsi augmenté de 2,1% par rapport à 2024, une hausse qui a atteint 6% dans les territoires ultramarins. Au total, ce sont "3.513 vies perdues" sur l'ensemble du territoire national, résume le bilan provisoire de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Le nombre de blessés graves, indicateur clé des séquelles à long terme, grimpe lui aussi de 4% (16.600 victimes). Face à ces statistiques, la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne a rappelé la dimension humaine du drame lors d'une conférence de presse : "Derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des familles endeuillées et des trajectoires stoppées nettes", a-t-elle déclaré, soulignant que la sécurité routière est "malheureusement un sujet de mort". La trottinette, "jouet" mortel Si les causes habituelles demeurent prépondérantes (alcool, stupéfiants, vitesse), les autorités s'alarment de l'apparition de facteurs inédits. La ministre a particulièrement ciblé "l'usage détourné" de substances comme "le protoxyde d'azote, qui constitue un danger immédiat sur la route" comme l'ont illustré de récents faits divers. "Il y a urgence à agir" contre cette pratique, a confirmé vendredi sur France Inter Laurent Nunez. "On appelait ça le gaz hilarant, c'était drôle, c'était marrant puis on s'est rendu compte que ça altérait quand même significativement le discernement". "On est en train de préparer des dispositions législatives qui sont intégrées dans un projet de loi sur la sécurité du quotidien, qu'on discutera dans les semaines qui viennent et qui permettront de réprimer l'usage" de protoxyde, a ajouté le ministre l'Intérieur. Les délits de grande vitesse (plus de 50 km/h au-dessus de la limite) vont aussi faire l'objet d'une sévérité accrue, a prévenu Mme Vedrenne. L'analyse précise des accidents mortels révèle une "hécatombe" concernant les nouvelles mobilités comme les trottinette électriques. La mortalité des utilisateurs de ces engins explose: 80 morts, soit 35 de plus qu'en 2024 (+77%). Pour la déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Estelle Balit, cette hausse s'explique par une perception erronée du danger: "C'est un mode de déplacement qui est très prisé de la jeune population et qui a cette idée de jouet pas dangereux". Elle pointe des comportements illégaux devenus banals, notant qu'"on monte à deux dessus" ou qu'on utilise des écouteurs alors que "c'est totalement interdit". Elle regrette par ailleurs que le port du casque ne se développe que "très peu" chez ces usagers. Les cyclistes, eux aussi plus touchés (234 morts, +10), sont appelés à une prise de conscience dans leurs interactions avec les piétons (501 tués). "Il faut aussi être dans une posture de partage de la route davantage que dans une posture conquérante", avertit Mme Balit. Enfants mal attachés L'analyse démographique révèle une autre tendance alarmante : la hausse de la mortalité chez les mineurs, notamment les 0-13 ans (58 tués, +12). Si ces enfants sont parfois piétons, "la plupart étaient passagers" de véhicules, souligne Estelle Balit, mettant en cause le mauvais usage des dispositifs de retenue. Outre les 13% de Français qui ne bouclent toujours pas leur ceinture, la déléguée pointe une négligence parentale spécifique, "le fait de mal attacher ses enfants". "Avec la multiplication des sièges auto, beaucoup de parents pensent avoir bien attaché leur enfant. Or l'enfant est mal attaché". Les données de l'ONISR confirment des déséquilibres structurels. Les hommes restent largement surreprésentés dans l'accidentalité, comptant pour 77% des tués. Et la mortalité augmente sur les routes hors agglomération (+57 tués) et les autoroutes (+24) tandis qu'elle recule en ville (-14). Face à ce bilan "moins bon", le gouvernement promet un renforcement des contrôles. Mais pour Estelle Balit, la clé réside dans une "prise de conscience encore une fois collective et individuelle" face à des drames évitables : "La route, c'est pas un endroit où on doit mourir".

30.01.2026 à 22:25

Aux États-Unis, nouvelle journée de manifestations nationales contre l'ICE

FRANCE 24

Des organisations étudiantes ​ont appelé à manifester et débrayer dans tous les États-Unis, vendredi, pour réclamer le retrait de la police de l'immigration (ICE) du Minnesota, où la mort de deux citoyens américains – Renee Good et Alex Pretti – ⁠tués par des agents fédéraux a suscité l'indignation. Cet appel intervient une semaine après un mouvement similaire qui avait rassemblé des milliers d'habitants de Minneapolis malgré un froid polaire pour exiger la fin de l'opération Metro Surge.

30.01.2026 à 22:21

A Minneapolis, l'aide alimentaire pour les immigrés tourne à plein régime

FRANCE24

Face au déploiement massif d'agents fédéraux ordonné par Donald Trump ces deux derniers mois pour conduire son offensive anti-immigration dans cette ville du Midwest, l'ex-éducatrice refuse de rester inactive. "Nous devons nous rappeler ce qui fait l'essence de ce pays", estime cette retraitée de 62 ans. "Les Etats-Unis devraient être synonymes de diversité, c'est en quelque sorte le fondement de ce pays, et les gens semblent l'oublier." Pour réagir, elle a rejoint l'église "Dios Habla Hoy", devenu un centre névralgique de la solidarité locale. L'organisation protestante latino-américaine distribue actuellement de la nourriture à 28.000 familles de Minneapolis et sa grande banlieue, selon le pasteur Sergio Amezcua. L'homme de foi est sidéré par la terreur qui s'est emparée de la région. Beaucoup d'immigrés ont arrêté d'aller au travail, leurs enfants sèchent l'école et certains commerces perdent jusqu'à la moitié de leur clientèle. Lorsqu'il a lancé cette distribution alimentaire début décembre pour éviter aux Latino-américains se sentant menacés de sortir faire les courses, il pensait aider "10 à 20 familles, c'est tout". Mais en quelques heures, "nous avons eu 2.000 familles inscrites", raconte-t-il à l'AFP. "C'est là que nous avons compris que ça allait vraiment mal". "Contrôles au faciès" Déjà décriées à Los Angeles et Chicago ces derniers mois, les méthodes de la police de l'immigration américaine (ICE) et de celle des frontières (CBP) ont créé un climat anxiogène à Minneapolis. Comme à chaque opération d'envergure, des groupes d'agents fédéraux masqués et lourdement armés effectuent des descentes musclées aux arrêts de bus, près des magasins de bricolage où les sans-papiers cherchent du travail, ou dans d'autres endroits prisés de la communauté latino-américaine. Ces trois dernières semaines, ils ont tiré une balle dans la jambe d'un migrant vénézuélien, abattu deux Américains qui contestaient leur action et ont embarqué un petit Equatorien dont le regard perdu a fait le tour des réseaux sociaux. "Ils arrêtent des enfants de cinq ans, des femmes enceintes. Donc il se passe beaucoup de choses anormales", souffle M. Amezcua, également indigné par l'arrestation de citoyens américains qui n'avaient pas la bonne couleur de peau. "Ils font des contrôles au faciès, donc les gens ont peur, même ceux qui sont nés ici", insiste-t-il. Sur les 600 hispaniques de sa congrégation, la moitié sont Américains. Et pourtant, seuls 80 osent désormais assister au service du dimanche. Châtiment "politique" Confronté à cette crise, le pasteur en vient à regretter d'avoir voté pour Donald Trump en 2024, lui qui a sincèrement cru que le milliardaire républicain se concentrerait sur l'expulsion des "bad hombres". Autrement dit, "les criminels, les pédophiles, les narcos, les meurtriers". Depuis son sanctuaire, cet Américain originaire du Mexique a du mal à comprendre comment le gouvernement Trump, qui compte de nombreux membres professant leur christianisme, autorise de telles extrémités. "Les chrétiens sont appelés à traiter les gens avec compassion, à accueillir les étrangers, à nourrir les pauvres, et oui, à maintenir l'ordre, mais avec dignité", estime-t-il. "En tant que nation chrétienne, nous devrions agir de la bonne manière." Parmi les centaines de volontaires mobilisés pour son église, beaucoup ont en revanche le sentiment que Minneapolis est châtiée pour des pêchés d'ordre "politique". Sur le parking où elle récupère la nourriture qu'elle doit livrer, Kathleen rappelle que la métropole ancrée à gauche est une ville sanctuaire, où les autorités locales agacent Donald Trump en refusant de faciliter sa campagne d'expulsions massives. "S'il cherchait vraiment les immigrés clandestins, il enverrait des troupes dans les États républicains comme le Texas et la Floride, où se trouvent la plupart d'entre eux", estime cette retraitée de 66 ans. "Il attaque notre Etat parce que nous sommes un Etat démocrate."
6 / 15
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌓