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07.07.2026 à 08:19

Assemblée: le gouvernement à la peine sur ses textes régaliens

FRANCE24

Plus tôt dans la journée, le gouvernement tentera de faire passer deux autres textes régaliens, dans une atmosphère qui promet d'être particulière, alors que le délibéré dans le procès de Marine Le Pen est attendu dans l'après-midi. Les députés voteront d'abord sur le projet de loi justice criminelle, porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Celui-ci devrait en théorie être approuvé, après avoir été très largement vidé de sa substance. Vient ensuite une proposition de loi des Républicains, visant à instaurer une présomption d'usage légitime des armes à feu par les forces de l'ordre. Dénoncé par la gauche, le Conseil de l'Ordre du barreau de Paris et des ONG, le texte fait l'objet d'une pétition de protestation ayant réuni lundi soir environ 250.000 signatures sur le site de l'Assemblée. Le gros morceau de la semaine sera cependant le texte dit "Ripost" de Laurent Nuñez, dont l'examen est prévu jusqu'à samedi. Déjà adopté au Sénat, il dispose en théorie d'une confortable majorité à la chambre basse, grâce au soutien du camp gouvernemental et du Rassemblement national. Mais l'examen en commission fin juin s'est révélé plus difficile que prévu: en raison de l'absence de nombre de députés de la droite et du bloc central, plusieurs articles clés ont d'emblée été rejetés. Après être parvenue à supprimer une part substantielle du texte, la gauche a finalement décidé de voter... pour, et permis son adoption. Les députés repartiront donc lundi de la version de la commission, bien différente de celle du gouvernement Celui-ci a déposé plusieurs amendements pour rétablir les articles supprimés. Et mardi dernier, le ministre de l'Intérieur est venu réexpliquer devant les députés Renaissance l'importance d'un texte "qui contient des mesures consensuelles et très attendues pour garantir plus de sécurité aux Français", ainsi qu'il l'a décrit au Parisien. Le socle commun ne donnerait pas "une bonne image de lui en ne se mobilisant pas pour un texte comme Ripost", met-on en garde dans l'entourage de Laurent Nuñez. Free parties : prison et lourdes amendes Les discussions devraient être particulièrement âpres avec la gauche, notamment s'agissant de l'article 2 du projet de loi, qui entend faire de l'organisation ou de la participation à une free party un délit. Aujourd'hui seule l'organisation de ces fêtes illégales est réprimée, par voie contraventionnelle. Le gouvernement souhaite que soit passible de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende le fait de "contribuer, de manière directe ou indirecte, à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une free party. Il a ainsi repris à son compte un amendement adopté en commission donnant une interprétation large de la notion d'organisation. La participation exposerait elle à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende - ou 500 euros d'Amende forfaitaire délictuelle (AFD). Plusieurs manifestations se sont déroulées à travers la France pour protester contre ces nouveaux délits, sans entamer la détermination du gouvernement. Autre sujet qui s'annonce inflammable: celui des interdictions administratives de stade. Le gouvernement souhaite qu'elles puissent être prononcées en cas d'incitation à la haine et à la discrimination, et que le périmètre en soit étendu au-delà de l'enceinte sportive (fan zones, itinéraires des cortèges). D'autres mesures s'annoncent plus consensuelles, telles que le durcissement des sanctions contre les rodéos urbains sauvages, l'interdiction de la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, ou la lutte contre l'utilisation détournée des produits explosifs et articles pyrotechniques. Le gouvernement souhaite aussi créer une peine complémentaire de suspension du permis de conduire en cas d'usage illicite de stupéfiants, et rehausser le montant de l'AFD pour les consommateurs de drogue, de 200 à 500 euros.

07.07.2026 à 08:17

Un peu trop cool ? Quand les bouddhistes sud-coréens tentent de charmer la Gen Z

FRANCE24

Au temple Jogyesa de Séoul, les moines psalmodient tandis que les fidèles font des offrandes et s'inclinent aux pieds de trois statues géantes et dorées de Bouddha. Mais à quelques mètres du sanctuaire construit au 14e siècle, une boutique nommée Buddhz vend des statuettes, des chapelets en bracelets de perles, chapeaux et t-shirts dont l'un dépeint Bouddha naviguant sur son smartphone. Une carte postale le représente allongé sur le ventre en faisant une bulle de chewing-gum. La tendance, appelée "hip Buddha" ("Bouddha branché") vise à renforcer la popularité de la religion, bien que certains craignent une distorsion de ses principes fondamentaux. "C'est beaucoup plus commercialisé ici que je n'imaginais", s'étonne auprès de l'AFP Teja Manabotula, touriste du Canada de 34 ans. Marvin Zhang, un Allemand de 19 ans, s'est rendu là par curiosité pour le bouddhisme. Il dit comprendre que le marketing inspiré de la pop culture puisse être "vu comme irrespectueux". Le tourisme bouddhiste est en plein essor et des dizaines de milliers de Sud-Coréens et d'étrangers s'inscrivent chaque année à des retraites de méditation imitant un "séjour au temple". Certains combinent leur expérience avec des concerts ou des événements tels que l'Exposition bouddhiste internationale de Séoul, qui a attiré en avril plus de 250.000 personnes, un record. Environ deux tiers des visiteurs appartenaient à la génération Z (nés entre la fin des années 1990 et début des années 2010) et la moitié n'étaient pas religieux. Ils pouvaient participer à des séances de prière et discuter avec des moines, flâner parmi une quantité vertigineuse de bibelots en vente, et assister à une "Heat Sutra Gong Party" avec des concerts de musique électronique et de hip-hop. Le bouddhisme est la religion perçue la plus favorablement parmi les quatre croyances étudiées dans le cadre de l'"enquête sur la perception de la religion" réalisée en 2025 par Korea Research. "Je pense qu'il n'y a absolument rien de mal à cette image +branchée+ du bouddhisme, car elle rend cette religion plus accessible et attire de nombreux jeunes", indique à l'AFP Sun Min-ji, étudiante sud-coréenne de 23 ans et bouddhiste, ajoutant que les salons et la vente de produits dérivés ont séduit bon nombre de ses amis. Mais les détracteurs craignent que cette religion, fondée sur le détachement des biens matériels, ne soit entachée par le consumérisme. "Si le bouddhisme est simplement consommé comme une +bonne image+, son nouveau côté tendance pourrait bien n'être qu'une mode éphémère", avertit un éditorial du journal bouddhiste Hyunbulnews. DJ en robe Pour le moine Myojang, porte-parole de l'ordre Jogye, l'objectif de cette démarche est de rendre le bouddhisme plus "accessible", assure-t-il à l'AFP. "La manière dont les jeunes générations abordent la religion est en train de changer... Nous avons essayé d'aller à leur rencontre et de communiquer d'une manière qui leur parle." L'ordre Jogye a suscité la polémique lorsqu'un robot humanoïde "moine" a pris part à une cérémonie d'ordination en mai, s'engageant à se "consacrer" au bouddhisme. Tout en défendant l'usage du robot comme outil de transmission des enseignements bouddhistes, Myojang avance que l'ordre est conscient des risques et prévoit "d'établir des lignes directrices plus claires quant aux limites à respecter". Pour Yoon Seong-ho, humoriste devenu DJ, l'équilibre est délicat. Il se produit vêtu d'une robe de moine sous le nom de scène NewJeansNim, et mélange musique électronique et chants bouddhistes. Son objectif, avec le soutien de l'ordre, est "de transmettre les valeurs bouddhistes au grand public, en particulier aux jeunes qui ne se rendent généralement pas dans les temples", déclare à l'AFP le musicien qui n'est pas pratiquant lui-même. La tendance a donné un coup de fouet culturel au bouddhisme, mais elle ne semble pas avoir attiré de nouveaux croyants. Le sondage de Korea Reseach révèle que les appartenances religieuses des Sud-Coréens restent stables, 16% d'entre eux se déclarant bouddhistes. Les personnes sans religion demeurent majoritaires, la plupart ayant entre 18 et 29 ans. Pour Brian Somers, professeur en études bouddhistes à l'université Dongguk de Séoul, les religions se sont toujours adaptées à mesure que les jeunes fidèles prenaient la relève. "Le +bouddhisme branché+ est une adaptation du bouddhisme, à condition que les enseignements soient préservés", observe-t-il.

07.07.2026 à 08:07

Donald Trump ressort la peur du "grand méchant Rouge" avant les élections de mi-mandats,

FRANCE 24

Le président américain s'est lancé depuis quelques jours dans une rétorique anti-communiste alertant sur un regain supposé du communisme aux États-Unis. Une stratégie qui vise à diviser le Parti démocrate, où plusieurs candidats issus de l'aile gauche ont remporté l'investiture pour les élections législatives de novembre.
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