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24.04.2026 à 22:19

Attentat près de la tour Eiffel en 2023: procès requis contre l'assaillant

FRANCE24

Le parquet national antiterroriste (Pnat) demande qu'Armand Rajabpour-Miyandoab soit jugé devant la cour d'assises de Paris spécialement composée, a-t-il indiqué vendredi, confirmant une information de Ouest-France. Le Pnat a sollicité la mise en accusation du suspect pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale". Le ministère public requiert également son procès pour "tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale": lors de l'attaque, le 2 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab est aussi accusé d'avoir blessé deux personnes à coups de marteau. Dans la foulée, le 6 décembre 2023, ce ressortissant franco-iranien âgé alors de 26 ans avait été mis en examen et placé en détention provisoire, à l'isolement. Ce jour-là, il était apparu devant le juge des libertés et de la détention l'air concentré, avec une longue barbe noire et des égratignures au visage, avait constaté une journaliste de l'AFP avant que ne soit prononcé le huis clos. L'homme, né en 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris, avait ensuite été déchu de sa nationalité française en octobre 2024. Contactée vendredi, son avocate Clémentine Perros n'a pas souhaité faire de commentaires. Suivi psychiatrique En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue. Il avait affirmé avoir répondu à un "appel fin octobre de l'Etat islamique, demandant à tuer des juifs", avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi "en réponse aux exactions, selon lui, de l'Etat d'Israël sur la bande de Gaza". Il avait également indiqué, d'après une source proche de l'enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée "aux couleurs d'Israël" après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Il avait précisé avoir envisagé "plusieurs cibles", et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d'Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942. "Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que", avait ajouté la source judiciaire. Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs à visée terroriste, après un projet d'action violente à la Défense, le quartier des affaires à l'ouest de Paris, en 2016. Il était sorti de prison en mars 2020, avec une injonction de soins "impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur" jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat. Au moment de l'attaque, ses parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, "très attachés à la France", avaient vite été remis en liberté, d'après la source proche de l'enquête. La proche, une femme de la "sphère jihadiste", avait reçu une proposition de mariage d'Armand Rajabpour-Miyandoab et l'avait vu "la veille" de son passage à l'acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites. Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche. Cet attentat avait mis le gouvernement sous pression, deux mois à peine après celui d'Arras (Pas-de-Calais), qui avait coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard - dans ce dossier d'Arras, les investigations sont terminées et un réquisitoire doit être bientôt rendu.

24.04.2026 à 22:01

15 ans de réclusion pour l'élève coupable d'avoir tué l'enseignante Agnès Lassalle

FRANCE24

Après quatre jours de procès à huis clos à Pau et trois heures de délibéré, la cour a jugé l'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, coupable de l'assassinat de sa professeure d'espagnol. Elle a prononcé une peine légèrement inférieure à celle requise par l'avocate générale, qui avait demandé 16 ans de réclusion. Si elle a bien retenu une "altération" de son discernement, susceptible de réduire la durée de la peine, la cour a estimé que cette peine de 15 années de réclusion était adaptée au regard notamment de la "gravité incontestable" des faits, commis sur une enseignante "dévouée et investie" en plein cours et devant les autres élèves. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l'espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l'élève alors âgé de 16 ans s'était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d'un couteau de cuisine, pris la veille chez son père et apporté dans son sac. "Sidération" La cour a mis en avant le préjudice particulièrement important pour les proches et la communauté éducative, avec une "sidération" encore présente trois ans après. Elle a aussi évoqué une "prise de conscience modérée" de l'accusé, sans "véritable réflexion sur son passage à l'acte", disant craindre "un risque de récidive prégnant" avec une dangerosité encore importante. La peine est assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans, comprenant notamment une injonction de soins. Le discernement et la santé psychiatrique de l'adolescent ont été au coeur des débats tenus à huis clos pendant quatre jours, au gré d'auditions d'experts pyschiatres aux conclusions différentes. Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle qui lui avait rendu un hommage émouvant en dansant, seul, près de son cercueil lors des obsèques, s'est dit "apaisé" par le verdict. Il a aussi eu un mot pour les parents de l'accusé, dont la mère s'est effondrée en larmes au prononcé de la décision, soutenu par son ancien compagnon. "On est tous parents et ça va être très dur pour eux aussi", a déclaré Stéphane Voirin. "La justice est passée" "La justice est passée", a réagi de son côté Me Thierry Sagardoytho, avocat du jeune homme, le décrivant comme conscient "des efforts et des soins" à poursuivre "qui lui permettront d'envisager un retour dans la société". Annonçant que son client ne ferait pas appel, l'avocat a dit espérer que ce procès serve de "leçon", permettant de porter une "attention particulière" à la prise en charge des adolescents souffrants de troubles psychiatriques, qui passent "en-dessous des radars". Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide en novembre 2022, l'accusé avait expliqué notamment qu'une "petite voix" l'aurait incité à "faire le mal". Agnès Lassalle "n'était pas la cible numéro un, il n'y a pas de mobile dans ce geste", avait commenté, à l'issue de sa plaidoirie, l'avocat du jeune homme. La mort de l'enseignante avait secoué la communauté éducative. Une minute de silence avait été observée le lendemain dans les établissements scolaires du pays. Son meurtre était survenu un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty. Huit mois plus tard, un autre professeur, Dominique Bernard, avait été poignardé à mort devant son collège-lycée par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste. L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.

24.04.2026 à 21:57

L'Arcom épingle France TV et Radio France pour des "allégations" sur le maire de New York et le 7-Octobre

FRANCE24

Les propos litigieux avaient été tenus dans l'émission "Questions politiques" diffusée le 9 novembre 2025 sur franceinfo TV et France Inter, pendant laquelle Alix Bouilhaguet avait interrogé le chef de file de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, sur le soutien de son parti au maire de New York Zohran Mamdani, tout juste élu. La journaliste avait accusé l'édile démocrate d'avoir appelé à "mondialiser l'Intifada", de "botter en touche" sur la condamnation du 7-Octobre ou de lever des fonds pour l'agence onusienne Unrwa qui serait "accusée de collusion avec le Hamas". Manuel Bompard avait contesté chacune de ces affirmations, reprochant à la journaliste de "désinformer" le public. Saisie, l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, a conclu que les propos de la journaliste étaient inexacts en relevant notamment que M. Mamdani "s'était exprimé à plusieurs reprises dans le sens d'une condamnation des crimes perpétrés en Israël par le Hamas". Dans sa décision d'avril publiée vendredi, l'autorité a également rappelé que l'Unrwa avait été blanchie dès janvier 2024 des accusations de "collusion généralisée" avec le Hamas. L'Arcom a également critiqué les éditeurs -- Radio France et France Télévisions -- pour avoir tardivement et insuffisamment corrigé les propos de la journaliste. "Si les propos ont été contredits par l'invité durant la séquence, ils n'ont été précisés et corrigés par l'éditeur qu'à compter du 11 novembre 2025, soit deux jours après l'émission, sur le site internet de Radio France (...) et seulement le 16 novembre 2025 à l'antenne", écrit l'instance. Or, selon l'Arcom, "les allégations en cause auraient dû, au vu de la gravité et de la sensibilité du sujet, d'une part être immédiatement complétées voire corrigées par l'éditeur et, d'autre part, faire l'objet par la suite d'une réaction à l'antenne plus marquée". Cette séquence caractérise donc un "manquement" aux obligations "d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information", estime l'Arcom dans sa décision. Les mises en demeure de l'Arcom constituent le dernier stade avant des sanctions, qui peuvent notamment être pécuniaires.
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