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17.08.2026 à 00:15

Euro d'athlétisme: Kpatcha et Thiery en bronze pour la France, qui finit sans or

FRANCE24

Kpatcha, 28 ans, a décroché sa première médaille internationale grâce à un bond à 6,98 m (vent: 2,5m/s) au deuxième essai et termine un concours d'une densité exceptionnelle derrière l'Italienne Larissa Iapichino (7,00 m) et la Britannique Jazmin Sawyers prend (6,99 m). "C'était un concours vraiment dur, très serré, le niveau est très fort, je suis contente d'avoir tiré mon épingle du jeu", a réagi Kpatcha après le concours. "Il fallait vraiment rester dans la maîtrise de ce que je sais faire et ne pas partir dans l'émotionnel", a-t-elle ajouté, ne semblant pas encore tout à fait réaliser son exploit. Quatrième des Mondiaux-2025 à Tokyo, une place frustrante mais "nécessaire" selon elle, Hilary Kpatcha savait qu'elle arrivait à Birmingham avec "plus d'armes" que la saison dernière. Désormais bien installée dans le circuit Ligue de Diamant où elle côtoie régulièrement ses adversaires européennes, elle a aussi trouvé de la régularité et de la maîtrise cet été, sautant à deux reprises (ce dimanche et fin juillet) à 6,98 m, soit sa deuxième meilleure performance derrière son record personnel (7,02 m en 2024). "Les 7 m l'année dernière, j'ai l'impression que je ne sais pas trop comme je les ai faits. J'ai la sensation d'être beaucoup plus en maîtrise de ce que je fais", avait dit avant la compétition Kpatcha. Il s'agit donc d'une première médaille internationale pour Hilary Kpatcha, qui avait traversé le désert après des JO-2024 décevants (11e avec 6,56 m), passant de longs mois sans s'entraîner avant de s'installer à l'Insep. Thiery à la perche Quelques minutes plus tôt, le Martiniquais Baptiste Thiery s'était assuré lui aussi une première médaille internationale en franchissant 5,85 m à la perche derrière les intouchables suédois Armand Duplantis (6,15 m sans tenter le record du monde) et grec Emmanouil Karalis (6,00 m). Le perchiste de 25 ans arrivait à Birmingham après un super début d'été (record à 5,93 m en juin) mais un mois de juillet plus compliqué avec une chute sur la tête à Monaco et une 4e place seulement aux championnats de France à Albi. "Les dernières semaines n'ont pas été faciles, notamment avec la chute à Monaco. J'ai dû vraiment me remobiliser", a réagi Thiery après sa médaille. "Même entre les qualifications et la finale, et j'ai vraiment +switché+, je suis très content des sauts que j'ai faits", a-t-il apprécié. "Mais l'objectif est plus grand que d'être médaille de bronze au championnat d'Europe, il va encore falloir élever le niveau de jeu pour jouer avec les mecs devant", a-t-il conclu. 19e au tableau des médailles Avec une 10e et une 11e médaille pour la délégation française (3 argent, 8 bronze), la France termine à la 19e place au tableau des médailles et sans aucun titre, un constat inquiétant à deux ans des JO de Los Angeles. On est loin du bilan du dernier Euro à Rome en 2024 (16 médaille dont 4 en or) quand les Français avait montré un visage radieux juste avant des JO à domicile plus décevants (une médaille d'argent seulement). "Ce n'est ni un grand soleil radieux, ni une éclipse totale", a estimé avec un sens de la formule maîtrisé le DTN de l'équipe de France, Frank Bignet. "Il y a deux lectures. Au tableau des médailles c'est difficile car sans or on rétrograde sévèrement", a-t-il admis. "Mais il a du positif, il y a d'autres chiffres qui nous sont plus favorables", a-t-il ajouté, soulignant ainsi la quatrième place de la France à la "placing table" qui comptabilise le top-8 européen. Le bilan est toutefois similaire à celui de Munich en 2022 (9 médailles dont aucune en or) et montre que les Bleus de l'athlé peinent toujours à exister sur la scène internationale, et ce depuis plusieurs années. Avant ces deux éditions, il faut remonter à 1982 pour trouver une campagne européenne aussi maigre.

17.08.2026 à 00:15

Les débats vont commencer au procès sur le meurtre du rappeur Tupac

FRANCE24

Nimbé de mystère, le crime compte parmi les "cold cases" les plus célèbres des Etats-Unis. L'audience ne révélera probablement pas qui a tiré dans la nuit du 7 septembre 1996 sur Tupac, en visite dans la Cité du vice pour assister à un combat de boxe de Mike Tyson. Mais l'accusation espère démontrer que Duane "Keffe D" Davis, ancien membre des South Side Compton Crips, un gang d'un quartier sensible de Los Angeles, a commandité le meurtre et fourni l'arme du crime. Agé de 63 ans, il plaide non coupable et risque la perpétuité incompressible. Après une semaine passée à sélectionner les jurés, le tribunal de Las Vegas va entrer dans le vif du sujet. Avec une question cardinale: l'ancien gros dur à la langue bien pendue a-t-il fanfaronné assez pour s'incriminer lui-même, ou bien est-il un affabulateur qui a cherché à profiter de cette affaire ? Déclarations embarrassantes Dès 2008, Duane Davis a admis devant les enquêteurs qu'il se trouvait dans la Cadillac blanche d'où les coups de feu ont été tirés, qu'il s'était procuré un pistolet et que les passagers étaient à la recherche de Tupac, après un affront commis par le rappeur quelques heures plus tôt. Mais l'ex-trafiquant de drogue s'est confié dans le cadre d'un accord prévoyant une immunité partielle, qui empêchait d'utiliser ses déclarations contre lui. Avec les années, les passagers de la fameuse Cadillac - jamais retrouvée, tout comme l'arme du crime - sont morts. Duane Davis a alors commencé à s'épancher dans les médias sur son rôle précis. En 2019, il a publié des mémoires, où il raconte qu'il se trouvait sur le siège passager du véhicule, et a fait passer le pistolet aux passagers de la banquette arrière, sans révéler l'identité du tireur. Un livre devenu la confidence de trop, qui a conduit à son arrestation en septembre 2023. Dans leurs déclarations liminaires, les procureurs vont probablement arguer que l'accusé est le meilleur témoin dans cette affaire, et que ses déclarations embarrassantes méritent de l'envoyer derrière les barreaux. En face, la défense tentera de le faire passer pour un escroc inoffensif, qui aurait laissé le co-auteur de ses mémoires enjoliver sa vie pour des raisons commerciales, et aurait été à Los Angeles le soir du crime. "Je suis innocent. Je n'ai jamais tué personne", a insisté Duane Davis en mars 2025, dans un entretien à ABC News depuis sa prison. "Ils n'ont aucune preuve contre moi. Ils ne peuvent même pas me placer à Las Vegas." Rivalités féroces Les trois prochaines semaines d'audience vont également replonger les jurés dans les rivalités féroces entre les scènes rap des côtes Ouest et Est des Etats-Unis. Avec ses tubes "California Love" et "All Eyez on Me", déclamés sur des mélodies mêlant sonorités groove et grosses basses, "2Pac" incarnait le mauvais garçon un brin poétique de la "West Coast". Condamné pour agression sexuelle, il avait été sorti de prison par Marion "Suge" Knight, capo du rap de Los Angeles, qui avait payé sa caution et l'avait fait signer sur son label Death Row Records. Cette maison de disques était l'ennemie jurée du label new-yorkais Bad Boy Records, fondé par Sean "P. Diddy" Combs, et où officiait le rappeur "The Notorious B.I.G." - tué six mois après la mort de Tupac Shakur. Selon l'accusation, Death Row Records était protégé par Mob Piru, un gang de Los Angeles dont Suge était membre; tandis que Bad Boy Records engageait l'organisation rivale des South Side Compton Crips, à laquelle appartenait Duane Davis, pour veiller sur ses rappeurs lorsqu'ils se rendaient sur la côte Ouest. Ces tensions ont viré au drame, après le combat de Mike Tyson à Las Vegas au casino MGM Grand. Suge et Tupac y ont agressé le neveu de Duane Davis, Orlando "Baby Lane" Anderson, car il avait précédemment arraché un médaillon du cou d'un des employés de Death Row. Duane Davis se serait alors organisé pour laver l'affront fait aux Crips, selon l'accusation.

16.08.2026 à 23:25

Le ministre de la communication tchadien nous répond sur France 24

Kalidou SY

Se dirige t-on vers un apaisement du climat politique au Tchad ? Une question légitime après la grâce accordée vendredi à 9 opposants par le président Déby. Le ministre de la communication tchadien Gassim Chérif est notre invité.
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