Au Sénégal, la hausse des prix alimente la colère des ménages. Une campagne citoyenne réclame des mesures contre la vie chère, alors que Dakar a conclu mardi un accord de principe avec le FMI pour un programme d'aide de 2,2 milliards de dollars sur la période 2026-2029.
Les manifestations sont très rares depuis le retour des autorités talibanes au pouvoir, il y a un peu plus de cinq ans, mais une loi sur l'action de la police publiée fin août stipule désormais que "tout type de manifestation (de protestation, ndlr) est interdit".
"Cette loi est adaptée à la situation de l'Afghanistan", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid, lors d'une conférence de presse, en réponse à une question de l'AFP.
"Elle est en accord complet avec la loi islamique", a-t-il soutenu, ajoutant: "les protestations relèvent de sociétés où il y a des lois différentes, par exemple une démocratie ou une République".
Les autorités talibanes gouvernent en vertu d'une application ultra-rigoriste de la loi islamique.
Dans ce "système, s'il y a une protestation saine", les personnes peuvent approcher plusieurs départements pour relayer leur mécontentement", a affirmé M. Mujahid, ce qui, selon lui, "permet aux gens de ne pas perdre de temps (...) et d'éviter le chaos" en manifestant.
Jeudi dernier, l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch avait estimé que l'interdiction des manifestations "marque un pas supplémentaire dans les efforts impitoyables des talibans de supprimer toute dissidence".
Pour Amnesty International, cette loi sur la police est "une attaque de plus contre les droits humains en Afghanistan", l'interdiction de manifester constituant "l'une des mesures les plus choquantes".
Le ministère de l'Economie considère que les vagues de chaleur et la sécheresse, qui ont considérablement affecté certaines récoltes, devraient entraîner une baisse de la production agricole française de 8%, de l'ordre de la moitié de celle observée lors de la canicule de 2003. La valeur ajoutée agricole avait alors reculé d'environ 15%.
Cette estimation a été donnée par la Direction générale du Trésor lors d'une audition mercredi par la mission parlementaire "flash" sur le coût de la canicule, présidée par le député Eric Coquerel (LFI), président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale.
Selon les premières données disponibles, les vagues de chaleur et la sécheresse de 2026 "ont considérablement affecté certaines productions agricoles, en particulier le maïs avec -35% de production prévue en 2026 par rapport à 2025", tandis que "les prairies sont également très touchées, avec une pousse cumulée inférieure d’un tiers à la normale au 10 août, qui réduit les disponibilités en fourrages", estime Bercy.
S'ajoutent à ces effets des canicules sur l'agriculture ceux du conflit au Moyen-Orient, qui ont impacté l'agriculture via la hausse du prix du gaz, qui renchérit le coût des engrais azotés, et les perturbations du commerce mondial d’engrais, précise Bercy.
Les canicules ont eu aussi "de nombreux autres effets sectoriels et localisés", hors agriculture, mais dont "les effets au plan macroéconomique devraient être plus limités", ajoute le ministère de l'Economie.
"Les données conjoncturelles disponibles ne font pas apparaître, à ce stade, de décrochage généralisé de l’activité", estime-t-il.
La ministre de la Transition écologique Monique Barbut avait indiqué mi-août que les canicules à répétition de l'été pourraient coûter à la France "de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects".