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14.07.2026 à 18:59

La Bourse de Paris termine finalement à l'équilibre, le Slip Français en hausse

FRANCE24

C'est au terme de cette séance agitée que le Slip Français (dessous masculin, symbole du Made in France) a finalement terminé en hausse au premier jour de sa cotation sur un marché secondaire hors CAC 40. Au terme d'une journée très volatile, l'indice du CAC 40 a grappillé 2,20 points (+0,03%) à 8.366,85 points. La veille, il avait progressé de 25,68 points (+0,31%) à 8.364,65 points. La Bourse de Paris avait pourtant commencé la journée en recul, sur fond de hausse des prix du pétrole en raison du conflit au Moyen-Orient et d'attente, avant la publication de l'inflation américaine. La tendance s'est inversée à l'annonce des chiffres de l'indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de juin (ralentissement à 3,5% sur un an, contre 4,2% en mai). En toute fin de séance, les investisseurs ont également appris que le président américain renonçait à son projet de taxe à 20% sur les navires passant le détroit d'Ormuz. Cette annonce a ralenti la hausse des prix du pétrole enregistrée depuis la reprise des violences autour du détroit. Vers 18H30, le Brent de la mer du Nord s'échangeait à 85,11 dollars le baril (+2,17%). Dans ces conditions, les valeurs traditionnelles ont réalisé les meilleures performances du jour (Legrand -infrastructures électriques- +1,97% à 142 euros, Schneider Electric +1,69% à 273,10 euros, Crédit Agricole +1,60% à 17,83 euros). Partenaire de Meta dans les lunettes augmentées à l'intelligence artificielle, Essilorluxottica a enregistré le plus fort mouvement de vente du jour (-2,51% à 165,15 euros). Le Luxe n'a pas non plus connu un jour faste (Kering -2,44% à 244,25 euros et LVMH -1,74% à 482,95 euros). Le Slip français réussit son entrée en Bourse La marque de sous-vêtements Le Slip français, symbole du made in France, a finalement réussi son entrée en Bourse sur un marché secondaire (+2,03% à 15,10 euros). Le prix de son action, initialement fixé à 14,80 euros, a nettement grimpé dans les premiers échanges, atteignant un maximum de 15,90 euros, avant de perdre son élan.

14.07.2026 à 18:55

En pleines discussions à Rome, Israël se dit prêt à avancer sur deux "zones pilotes" au Liban

FRANCE24

Les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies, avaient conclu le 26 juin un accord-cadre en vue d'une "paix durable", à l'issue de cinq cycles de discussions à Washington. Mais le Hezbollah, armé et financé par Téhéran, rejette ce texte dont l'application doit commencer par le retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud du Liban. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a déclaré que son pays était prêt à "aller de l'avant" dans la mise en oeuvre de deux "zones pilotes", revendication clé du pouvoir libanais. "J'espère et j'ai bon espoir que cette série de discussions à Rome y contribuera", a-t-il déclaré depuis Jérusalem. Aucune information n'a filtré à ce stade des pourparlers dans la capitale italienne. Des journalistes de l'AFP ont vu les voitures des délégations entrer dans l'enceinte de l'ambassade américaine sous haute sécurité mardi matin, tandis que l'ambassade, sollicitée, s'est refusée à tout commentaire. "Se retirer progressivement" La délégation libanaise "a reçu comme instruction de réclamer le début immédiat du retrait des forces israéliennes de deux zones pilotes avant toute autre discussion", avait fait savoir la présidence libanaise lundi soir. Selon une source diplomatique libanaise informée de la teneur des négociations, "l'armée libanaise est prête à prendre progressivement le contrôle des localités dont l'armée israélienne se retirerait". "Israël est disposé à se retirer progressivement, à condition que le Hezbollah ne soit pas présent dans les zones évacuées et que l'armée libanaise dispose des capacités nécessaires pour maintenir ces secteurs démilitarisés et empêcher tout retour du mouvement", explique l'analyste israélienne Orna Mizrahi. Une délégation militaire américaine a d'ailleurs entamé samedi à Beyrouth des discussions avec l'armée libanaise sur les modalités de mise en oeuvre du retrait israélien de l'une de ces "zones pilotes". L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté début mars entre le Hezbollah et l'armée israélienne. Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans le conflit en bombardant Israël en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran. L'armée israélienne poursuit cependant des frappes limitées dans le sud, où un drone a visé mardi la localité de Nabatiyé al-Fawqa et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais. "Réfléchir à deux fois" Depuis le début de ce conflit, ces frappes israéliennes ont fait depuis plus de 4.300 morts, d'après les autorités libanaises. Sur la même période, l'armée israélienne a annoncé la mort de 38 soldats et d'un contractuel civil au Liban. "Les chances d'une percée à Rome sont assez limitées", estime Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, qui voit plutôt dans cette réunion "l'opportunité de montrer que le processus est encore en place (...), qu'il y a des négociations qui perdurent malgré les oppositions et les obstacles qui commencent à apparaître". Téhéran avait exigé l'arrêt des hostilités au Liban pour conclure un protocole d'accord avec Washington le 17 juin. Mais ce texte semble avoir volé en éclats après des frappes américaines et iraniennes au Moyen-Orient d'une ampleur inédite depuis la mise en place d'un cessez-le-feu début avril. "Les Iraniens veulent établir un lien entre les deux dossiers, tandis que nous souhaitons les dissocier", relève Orna Mizrahi. "Chaque fois qu'ils en auront l'occasion, ils (les Iraniens) chercheront à faire échouer ce qui se passe sur la scène libanaise", ajoute cette chercheuse spécialiste du Liban à l'Institut pour les études de sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv. Même si Téhéran a actuellement d'autres priorités, notamment le contrôle du détroit d'Ormuz. Karim Bitar souligne pour sa part que le risque d'une reprise des violences au Liban en raison du contexte régional "n'est bien évidemment pas négligeable". "Mais je pense que l'Iran aujourd'hui y réfléchira à deux fois avant de demander au Hezbollah de lancer de nouvelles frappes contre Israël", dit-il. Selon lui, Téhéran "souhaite maintenir le Hezbollah comme instrument de dissuasion à long terme et ne veut pas l'utiliser immédiatement pour ouvrir un nouveau front".

14.07.2026 à 18:47

Aide à mourir: Lecornu saisira le Conseil constitutionnel après le vote de l'Assemblée

FRANCE24

Le texte entend instaurer un droit à l'aide à mourir sous strictes conditions, une forme d'euthanasie et de suicide assisté comme cela existe dans d'autres pays. "Des débats approfondis ont eu lieu à l'Assemblée nationale sur cette proposition, néanmoins, le débat au Sénat n'a pas permis un examen aussi approfondi pour permettre d'aboutir à un texte de loi répondant autant aux aspirations de ses défenseurs qu'aux préoccupations de ceux qui s'inquiètent de sa mise en oeuvre", indique mardi Matignon dans un communiqué. Les services du Premier ministre, qui est réputé réservé sur ce texte, précisent agir pour que "l'application de la loi (...) puisse se faire dans le plein respect des principes que notre Constitution garantit et, en particulier, de la dignité humaine". De quoi faire dire au sénateur Les Républicains Francis Szpiner, hostile à la réforme, que c'est un "aveu" de la part de Sébastien Lecornu que le texte, "profondément déséquilibré", serait "le plus permissif au monde". Cette saisine des Sages devra permettre de vérifier la constitutionnalité du texte qui doit enfin être adopté mercredi après de nombreuses et longues péripéties parlementaires: quatre votes positifs des députés mais aussi trois négatifs au Sénat, dominé par la droite et le centre. Le gouvernement a in fine décidé de donner le dernier mot à l'Assemblée, comme le permet la Constitution. Les trois premiers scrutins dans la chambre basse du Parlement ont donné lieu à une large majorité, même si elle a tendu à s'amenuiser : 305 voix contre 199 en mai 2025; 299 contre 226 en février 2026; 295 contre 232 en juin 2026. Si la gauche et les députés macronistes sont majoritairement pour, et la droite et l'extrême droite contre, chaque groupe a laissé à ses membres la liberté de vote sur ce sujet qui mêle l'intime au politique. -"Dignité humaine"- La saisine des Sages par Sébastien Lecornu visera à interroger le Conseil constitutionnel au sujet du "respect, par la longueur du délai de rétractation (...) des principes de liberté personnelle et de dignité humaine", indique Matignon. Selon le texte, le malade aura un "délai de réflexion d'au moins deux jours" pour "confirmer au médecin qu'il demande l'administration de la substance létale", une fois que le médecin a rendu sa décision, qui devra être elle-même prise dans un délai de 15 jours après la demande d'aide à mourir du malade. Ce délai est jugé trop court par les opposants au texte. La saisine portera également "sur le respect de ces mêmes principes" (de liberté personnelle et de dignité humaine, ndlr) "par les dispositions relatives à la situation des majeurs protégés, au regard de leur capacité à exprimer un consentement libre et éclairé, et du rôle que les personnes légalement chargées de les protéger doivent accomplir dans le cadre de la procédure". Elle portera enfin sur "l'articulation entre les dispositions sur la clause de conscience", que peuvent faire valoir médecins et infirmiers pour refuser de pratiquer l'aide à mourir, et "l'existence de projets d'établissements de santé ou médico-sociaux qui ont pour raison d'être d'accompagner les malades en fin de vie" mais "qui excluent le recours à l'aide à mourir", détaille encore Matignon. Le président LR du Sénat Gérard Larcher s'est lui aussi engagé la semaine dernière à saisir le Conseil constitutionnel. Sans préciser sur quels motifs juridiques précis il entendait solliciter les Sages, M. Larcher avait regretté que l'exécutif n'ait "pas pris en compte nos alertes" ni les "garde-fous" proposés par la Haute assemblée.
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