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▸ Les 15 dernières parutions

20.07.2026 à 17:47

Pas d'accès à un régime vegan en détention: la Suisse condamnée par la CEDH

FRANCE24

La cour avait été saisie en 2020 par deux Suisses d'une trentaine d'années. L'un avait été placé en détention provisoire entre novembre 2018 et octobre 2019, accusé de dégradation de biens commis dans le contexte de son soutien à un mouvement antispéciste. Les antispécistes s'opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l'être humain et les animaux. Le second avait été interné dans un hôpital psychiatrique entre février et avril 2021. Alors qu'ils se trouvaient dans les mains des autorités, leurs demandes d'avoir accès à des régimes entièrement vegans, c'est-à-dire excluant non seulement la viande mais également toute nourriture d'origine animale, conformément à leurs convictions éthiques, n'ont pas abouti. La cour souligne qu'il n'y a eu aucune "décision" administrative formelle à ce sujet, ce qui a empêché les requérants d'exercer des recours. Elle considère que la réaction des autorités suisses a été "excessivement formaliste" et que les griefs des deux hommes n'ont "pas été pris au sérieux". C'est la première fois que la CEDH a examiné si le respect des règles alimentaires liées à une croyance éthique telle que le véganisme était protégé par l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui concerne la liberté de pensée et de conscience. La cour a jugé que les convictions véganes des requérants avaient le degré suffisant "de force, de sérieux, de cohérence et d'importance" pour être protégées par cet article 9. Dans un arrêt rendu jeudi et communiqué lundi, la cour a estimé, à une majorité de six voix contre une, qu'il y a eu violations de l'article 9 et de l'article 13 (droit à un recours effectif) de la Convention européenne des droits de l'homme. La Suisse devra verser 12.000 euros au premier requérant et 4.000 euros au second pour dommage moral. Elle alloue également 10.000 euros au second requérant (qui avait été interné) pour frais de justice.

20.07.2026 à 17:23

Enquête ouverte après l'altercation entre deux comédiens de la série "Ici tout commence"

FRANCE24

Jeudi vers 23h55, les gendarmes ont été sollicités pour intervenir sur les lieux de l'altercation entre les acteurs Stéphane Blancafort et Catherine Davydzenka. "Les faits venaient de se dérouler à proximité de la place du village", indique la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, dans un communiqué. "L’altercation relève du domaine privé et est sans lien avec leur profession", poursuit le texte. Le comédien a été placé en garde à vue "du chef de violences par conjoint ayant entrainé une ITT inférieure à 8 jours après s’être volontairement rendu à la gendarmerie", précise Mme Gensac. La plaignante s'est vu prescrire une ITT de 5 jours. À l'issue de diverses auditions, la garde à vue du comédien a été levée. L'enquête se poursuit afin d’établir "les responsabilités personnelles et/ou réciproques du chef de violences sur conjoint ou concubin et dégradations de bien d’autrui". TF1 avait annoncé samedi avoir écarté le comédien du tournage de la série "par mesure conservatoire". Ses avocats, Mes Céline Bekerman et Me Antoine Cadeo, ont déclaré que Stéphane Blancafort a été "pris à partie, insulté et frappé au visage". "Les gestes qui lui sont reprochés relèvent de la légitime défense", ajoutent-ils. Lancé en 2020, "Ici tout commence" est une série dérivée d'un autre feuilleton quotidien de TF1, "Demain nous appartient", et place son intrigue dans une école de gastronomie. Tournée à Saint-Laurent d'Aigouze (Gard), la série est diffusée du lundi au vendredi à 18H30.

20.07.2026 à 17:17

Après Sinouar, le Hamas mise sur Khalil al-Hayya, son homme des négociations

FRANCE24

Cet ancien cadre des Frères musulmans, qui a bâti son influence dans les coulisses diplomatiques plus que sur le terrain militaire, a été élu lundi président du bureau politique du Hamas, en remplacement de Yahya Sinouar. Khalil al-Hayya est considéré comme l'une des figures modérées du mouvement islamiste, lui-même classé comme une organisation terroriste par de nombreux pays. Son visage est connu du public en raison de son rôle de négociateur dans les échanges indirects avec Israël afin de trouver un accord de cessez-le-feu pour la guerre à Gaza. Grand, large d'épaules, barbe blanche soigneusement taillée, il dirige depuis son exil le mouvement dans la bande de Gaza, un territoire resté, malgré les destructions, le centre de gravité du Hamas, qui y dispose de branches sécuritaires et militaires comptant des dizaines de milliers de membres. Ce sexagénaire a survécu, avec d'autres dirigeants du Hamas, à une tentative d'assassinat d'Israël au Qatar en septembre 2025 ayant fait plusieurs morts, dont un de ses fils et son directeur de bureau. "Calme" Né en janvier 1960 à Gaza-ville, cet homme que les Palestiniens appellent Abou Ossama a grandi dans une famille conservatrice et religieuse, avant d'étudier à l'Université islamique de Gaza, puis d'obtenir une maîtrise en Jordanie et un doctorat en droit islamique au Soudan. Il rejoint les Frères musulmans au début des années 1980, puis participe à la fondation du Hamas en 1987. Khalil al-Hayya a également passé trois ans dans une prison israélienne à la fin des années 1990 pour appartenance au Hamas, et survécu à deux autres tentatives d'assassinat, en 2007 et en 2014. Plusieurs membres de sa famille, dont sa femme et son fils aîné, ont été tués. Il avait été élu député en 2006, lors des dernières élections législatives palestiniennes tenues à ce jour. En 2017, il devient vice-président de la direction politique du Hamas pour la bande de Gaza avant de succéder à Yahya Sinouar, le chef local du mouvement tué par Israël en octobre 2024. Un proche, membre du Hamas, a dit à l'AFP que Khalil al-Hayya faisait preuve d'"intelligence et de sagesse" et de "calme" dans la prise de décisions, et qu'il était connu pour son tempérament à la fois "conservateur et pragmatique." "Il ne s'emporte pas facilement et est respecté de tous les membres du bureau politique et des commandants militaires", a ajouté ce responsable. M. al-Hayya entretient aussi des relations "privilégiées" avec le Jihad islamique palestinien et le Hezbollah libanais, et des pays arabes comme le Qatar, l'Egypte et l'Algérie, en plus de liens étroits avec l'Iran, principal soutien financier et militaire du mouvement, ajoute ce responsable sous couvert d'anonymat. Il était présent au côté du chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, quand ce dernier a été tué à Téhéran en juillet 2024. Le fait d'avoir perdu plusieurs de ses enfants et plusieurs membres de sa famille "lui a valu une grande sympathie" de la part des Palestiniens, estime Yasser Abou Hein, analyste politique gazaoui, pour qui la dernière tentative d'assassinat à Doha a fait de M. al-Hayya "une icône et un symbole de la lutte palestinienne".
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