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27.01.2026 à 09:11

Depuis Londres et sous les menaces, la chaîne Iran International veut "montrer la vérité" sur la répression

FRANCE24

Cette télévision privée en langue persane a été classée organisation terroriste par Téhéran en 2022, tout comme la BBC Persian. Mais les Iraniens y ont accès par satellite et ont ainsi pu continuer de la regarder malgré le black-out total et inédit sur les communications imposé par les autorités à partir du 8 janvier, alors que se multipliaient les appels à des manifestations antigouvernementales. Des milliers d'Iraniens sont même parvenus à envoyer des vidéos de la répression aux journalistes de la chaîne, qui les ont diffusées à l'antenne après vérification. Beaucoup ont envoyé des messages audio ou écrits pour raconter les atrocités dont ils ont été témoins. Farnoosh Faraji, journaliste au service numérique, montre les images du corps d'un homme mort, une balle dans le dos, des vidéos de cadavres entassés, des forces armées tirant sur des manifestants en train de s'enfuir. "C'est horrible. Au début je n'y croyais pas", explique à l'AFP la journaliste, en exil depuis 2012. Elle passe ses journées à analyser ces images du bain de sang en Iran. "Je me suis promis de rester forte. Je dois aider mon peuple, cela fait partie de mon métier", dit-elle. "Nous avons été choqués par la brutalité du régime", renchérit le rédacteur en chef Reza Mohaddes, avant d'aller sur le plateau flambant neuf pour présenter le journal. Dimanche, la chaîne a rapporté que plus de 36.500 Iraniens avaient été tués les 8 et 9 janvier, en citant notamment des documents classifiés et des témoignages de membres du personnel médical et de familles des victimes. L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a indiqué lundi avoir confirmé la mort de 5.848 personnes et enquêter sur 17.091 autres possibles décès. Iran International a été créée pour "être la voix du peuple iranien", pour "montrer la vérité" de ce qui se passe dans le pays, dit Reza Mohaddes. Mail anonyme La chaîne, lancée en 2017, revendique 40 millions de téléspectateurs par semaine. "Probablement plus encore depuis les dernières manifestations", dit son porte-parole Adam Baillie. Iran International, dont l'influence n'a cessé de grandir, est l'un des nombreux médias en persan opposés aux autorités iraniennes opérant hors d'Iran, parmi lesquels Manoto, autre chaîne basée à Londres. Iran International est, selon Adam Baillie, la télévision la plus regardée en Iran. Elle est également suivie par la diaspora. Dans ses locaux dernier cri travaillent 200 journalistes. Elle a des correspondants à Washington, Paris, Berlin ou Tel Aviv. Les financements viennent d'un investisseur britannico-saoudien, selon la chaîne. Iran International est régulièrement décrite comme étant soutenue par l'Arabie saoudite, ce que dément la chaîne. "Elle n'a rien à voir avec l'État saoudien", affirme Adam Baillie. Plutôt que chaîne d'opposition, il préfère dire qu'Iran International est "indépendante". Elle ne soutient, selon lui, ni le fils de l'ancien chah d'Iran, Reza Pahlavi, ni Israël - contrairement à ce qu'affirment les autorités iraniennes. Pour les journalistes, il faut "un grand courage" pour travailler à Iran International, dit le porte-parole. Les menaces contre la chaîne "ont toujours existé mais n'ont cessé de grandir". "Elles n'arrêtent pas", dit Farnoosh Faraji. Sa meilleure amie, toujours en Iran, a été arrêtée par des policiers et lui a envoyé, sous leur pression, un message pour lui demander de démissionner, raconte-t-elle. Reza Mohaddes a reçu récemment un mail anonyme le menaçant de mort s'il ne quittait pas Iran International. "Dans le même message, ils disaient qu'ils allaient faire sauter l'immeuble" de la chaîne. Comme pour les autres menaces, il a prévenu la police de Londres. Iran International a dû fermer sept mois en 2023, sur les conseils de la police antiterroriste britannique. La télévision a d'abord émis depuis Washington, puis déménagé dans un autre quartier de Londres. Le ministère britannique des Affaires étrangères avait convoqué le plus haut diplomate iranien en poste à Londres pour protester contre de "graves menaces visant des journalistes vivant au Royaume-Uni". En mars 2024, un journaliste de la chaîne a été agressé près de son domicile à Londres. Le commandement antiterroriste de Scotland Yard avait été saisi. "Je n'ai pas peur", affirme pourtant Reza Mohaddes. "On se bat tous pour se débarrasser de ce régime", ajoute le journaliste.

27.01.2026 à 08:57

Plongée à 1.000 mètres sous les mers, vers un monde méconnu

FRANCE24

Les scientifiques y étudient la biodiversité d'un monde en grande partie inexploré, à la recherche d'espèces inconnues, de microbes mangeurs de plastique et de composés qui pourraient un jour permettre de produire de nouveaux médicaments. Ce travail est mené depuis le navire OceanXplorer, équipé d'un hélicoptère, d'un vaste laboratoire d'analyse génétique mais aussi de deux submersibles. Ces engins, armés d'un équipement impressionnant, de bras de collecte hydrauliques aux tubes d'aspiration en passant par des caméras à très haute définition, sont capables de découvrir des formes de vie improbables dans certaines des conditions les plus extrêmes de la planète. La plus récente mission d'OceanX s'est concentrée sur une chaîne de montagnes sous-marines située au large des Célèbes (Sulawesi). Après l'avoir cartographiée l'année dernière, les scientifiques ont exploré ses fonds à bord de leurs engins de l'extrême. Passé un premier palier de moins 200 mètres, les dernières traces de lumière disparaissent et l'indigo se fond dans l'obscurité totale. Les spots du submersible révèlent alors un tourbillon constant de "neige marine", des débris, notamment d'animaux en décomposition, flottant dans la colonne d'eau, comme une image trouble issue d'un vieux téléviseur bloqué entre deux chaînes. Des créatures marines que la plupart des humains ne verront jamais apparaissent, notamment de délicates cténophores, souvent confondues avec des méduses, illuminées de guirlandes scintillantes sur leurs flancs. Des siphonophores, en grande partie translucides, dérivent, tandis que des poissons de la taille d'un ongle scintillent. Husna Nugrahapraja, un scientifique indonésien, se dit "un peu nerveux et anxieux" pour sa première descente. Avant de se réjouir de pouvoir "observer de nombreux organismes uniques", des délicates étoiles de mer aux coraux mous. Vue à 360 degrés Les submersibles ont été utilisés depuis des décennies pour l'exploration sous-marine. OceanXplorer en transporte deux: le Neptune, destiné à la collecte et à l'observation scientifiques, et le Nadir, conçu pour la production de contenu médiatique. Car OceanX, fondée par le financier américain Ray Dalio et son fils, estime que des images percutantes rendent la recherche scientifique plus accessible et plus efficace. Les deux mini-sous-marins peuvent plonger à un kilomètre de profondeur, bien moins que les 6.000 mètres que peut atteindre le véhicule télécommandé (ROV) d'OceanXplorer. Mais les deux engins offrent une vision unique des grands fonds marins, "une perspective totalement différente" de la vidéo transmise au navire par le ROV, relève Dave Pollock, qui dirige l'équipe en charge des submersibles. "Nous recevons beaucoup de scientifiques très sceptiques à l'égard des submersibles", explique-t-il. Mais "presque tous ceux qui embarquent et qui participent à une plongée changent d'avis, sans exception". Depuis la sphère transparente de l'appareil, les scientifiques peuvent voir pour la première fois des organismes ou des lieux qu'ils ont étudiés pendant des années. Bioluminescence Parmi les moments les plus mémorables de ses centaines d'heures passées en plongée, Dave Pollock cite la "bioluminescence réfléchie", spectacle unique des signaux lumineux émis par des animaux des profondeurs abyssales pour communiquer, se défendre ou attirer un partenaire. Pour déclencher le phénomène, le submersible éteint toutes ses lumières. Même les écrans de contrôle sont couverts pour créer une obscurité totale. Puis l'engin fait clignoter ses puissants faisceaux lumineux pendant que les passagers ferment les yeux. Quand ils les ouvrent, une galaxie d'étoiles bleutées apparaît, émises par planctons, méduses ou poissons. Crustacés inconnus Alors que beaucoup associent les submersibles à l'implosion en 2023 d'un appareil en plongée vers l'épave du Titanic (cinq morts), Dave Pollock se veut rassurant. Les engins utilisés par OceanXplorer "sont conçus pour être sûrs", sont équipés de systèmes de secours, notamment d'une autonomie de quatre jours en cas d'urgence et sont régulièrement inspectés, détaille-t-il. Pour explorer des zones plus profondes, le ROV d'OceanX peut être opéré depuis une salle de contrôle futuriste sur le navire, où deux opérateurs activent son bras hydraulique à l'aide de manettes. Sur le mur d'écrans apparaît un paysage désolé qui pourrait faire penser à une autre planète. Avec ses propres extraterrestres, que l'engin téléguidé va tenter de capturer: un homard blanc ou encore un concombre de mer couvert de pics qui s'affaissent comme des spaghettis noirs une fois à la surface. Egalement repéré: un bernard-l'hermite qui ne vit pas dans une carapace mais dans un cadavre d'étoile de mer où il a pondu des oeufs oranges vifs. Lors du retour du ROV avec ses échantillons, Pipit Pitriana, de l'agence indonésienne publique de recherche BRIN, est particulièrement fascinée par le homard capturé, ainsi que par des petits crustacés gros comme des perles qu'elle pense inconnus de la science. "Notre terre, notre mer, sont en grande partie constituées de grands fonds marins", constate cette spécialiste des crustacés. "Mais (...) nous connaissons si peu de choses sur la biodiversité des grands fonds marins".

27.01.2026 à 08:19

Honduras: Nasry Asfura, le candidat de Trump, investi nouveau président

FRANCE24

Son arrivée au pouvoir tourne la page de quatre années de gouvernement de gauche et assure au président républicain un allié de plus en Amérique latine, après l'avènement de la droite au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Argentine. Son élection, dont les résultats ont été retardés de près de trois semaines, entraînant des suspicions de fraude, a été dénoncée par la présidente sortante Xiomara Castro en raison de "l'ingérence" du président américain, qui avait notamment menacé de réduire l'aide au Honduras si son favori ne l'emportait pas. Reconnaissant de ce soutien, l'ancien entrepreneur du bâtiment et maire de Tegucigalpa s'est déjà rendu aux Etats-Unis pour rencontrer le secrétaire d'Etat Marco Rubio, puis en Israël auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Nous devons resserrer nos relations avec notre partenaire commercial le plus important", a affirmé M. Asfura, 67 ans, qui après sa rencontre avec Rubio a dit envisager un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, destination de 60% des exportations du Honduras. Derrière le soutien américain à M. Asfura se dessine la rivalité entre Washington et Pékin. Sous le gouvernement de la présidente Castro, Tegucigalpa avait rompu ses relations avec Taïwan, que la Chine revendique comme partie intégrante de son territoire. M. Asfura n'exclut pas de les rétablir. "Il faut analyser les engagements (signés avec la Chine), voir ce qui est le mieux pour le Honduras, et c'est là que nous prendrons les meilleures décisions", a-t-il déclaré à CNN. Selon l'économiste Liliana Castillo à l'AFP, "en 2024 (...) ce que nous achetons (à la Chine) approche les 3 milliards de dollars", alors que le Honduras n'arrive même pas à lui vendre "40 millions". Migration, économie et sécurité La question migratoire sera au menu des relations avec l'administration Trump. Quelque deux millions de Honduriens vivent aux Etats-Unis, beaucoup sans papiers. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB du Honduras, où la pauvreté frappe 60% des 11 millions d'habitants. M. Asfura souhaite que le président républicain rétablisse un dispositif spécial, dit TPS, qui protégeait de l'expulsion quelque 60.000 Honduriens sur le sol américain. Selon Karim Qubain, président d'une Chambre de commerce et d'industrie regroupant quelque 4.000 entreprises, "une bonne relation avec les Etats-Unis (...) c'est supprimer les taxes douanières" et "élargir le TPS". Nasry Asfura devra parvenir à un difficile équilibre: attirer les investissements étrangers et développer les infrastructures, tout en réduisant les dépenses du pays où la dette publique représente 45% du PIB, selon des chiffres officiels. Tout cela dans un contexte sécuritaire périlleux dans un pays gangéné par le narcotrafic et où prospèrent les gangs de la Mara Salvatrucha et du Barrio 18, déclarés organisations terroristes par les Etats-Unis. En 2024, l'ex-président Juan Orlando Hernandez (2014-2022), du même parti que M. Asfura, avait été condamné aux Etats-Unis à 45 ans de réclusion pour trafic de drogue. Mais il a été gracié en novembre par Trump. "L'extorsion (des gangs) met au pied du mur tous ceux qui ont un commerce ou travaillent à leur compte, et si l'on ne paie pas, on se fait tuer. +Papi+ (surnom d'Asfura) doit s'attaquer à cela de front", a déclaré à l'AFP Daniel Santos, un chauffeur de taxi de la capitale âgé de 64 ans. Si les homicides ont diminué, le Honduras demeure un des pays les plus violents de la région, avec un taux de mort violente de 23 pour 100.000 habitants. Washington a indiqué vouloir renforcer la coopération en matière de sécurité.
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