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▸ Les 15 dernières parutions

14.08.2026 à 16:58

Italie : l'Etna en éruption attire des milliers de touristes

FRANCE24

Les coulées de lave spectaculaires de l'Etna attirent des milliers de curieux sur les pentes du volcan sicilien. Jusqu'à 2 000 personnes tenteraient l'ascension chaque soir, selon un guide local. Face à cet afflux, les professionnels alertent sur les risques alors que le volcan reste en éruption.

14.08.2026 à 16:57

Royaume-Uni: face à des incendies inédits, le Premier ministre appelle à "faire face" au changement climatique

FRANCE24

"Nous devons faire face au changement climatique (...) Il ne sert à rien de nier la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous devons l'affronter", a déclaré le dirigeant travailliste en marge d'une rencontre avec des pompiers à Stourbridge, lieu de l'incendie. "Je n’ai jamais rien vu de tel en Grande-Bretagne, où l’on voit carrément une maison entière éventrée, fumant encore", a-t-il ajouté après un tour dans cette bourgade, où trois pompiers ont été blessés en combattant le brasier. Au total, 19 maisons ont été complètement détruites et 18 endommagés dans l'incendie, selon le chef des pompiers des West Midlands, Simon Tuhill, qui a estimé que c'était "l'un des incendies les plus importants" que services "aient jamais eu à affronter". Des habitants ont été évacués et 54 personnes traitées pour inhalation de fumée, dont 16 ont été hospitalisées. Des photos de l'AFP témoignent de la virulence du feu, montrant des habitations réduites à des ruines de briques noircies, aux toitures effondrées. Les jardins étaient calcinés et le sol jonché de débris fumants. Sur l'une des images, on aperçoit un homme s'enfuir de chez lui, une simple valise à la main. "Poudrière" Le Premier ministre a averti que le Royaume-Uni était "une poudrière en ce moment", recensant "37 incendies qui couvent à travers le territoire". Face aux vagues de chaleur successives et à une sécheresse historique, une réunion de crise Cobra avait été convoquée d'urgence ce mercredi. Près des trois quarts de l'Angleterre (71,3%), dont la région de Stourbridge, sont actuellement en état de sécheresse, sous l'effet de vagues de chaleur et de précipitations quasi inexistantes, un phénomène inédit depuis 1836. A Stourbridge, Andy Burnham a annoncé la commande de Canadairs pour lutter contre les incendies, soulignant que ces appareils, fréquemment utilisés sur le continent européen, "auraient fait la différence" face à l'incendie de jeudi. Un "soutien financier d’urgence" est également en préparation pour les services de secours, qui réclament des moyens supplémentaires depuis plusieurs jours. Le chef des services d'incendie du Royaume-Uni a vendredi fait état de la "pression considérable" que font peser sur les pompiers les incendies de cet été, en passe de devenir le plus chaud que le pays ait jamais enregistré. Dans l'immédiat cependant, la principale mesure annoncée par Downing Street a été d'interdire, à partir de ce vendredi, les barbecues jetables, qui constituent une menace majeure en période de sécheresse: leur structure en aluminium et leurs braises peuvent instantanément embraser la végétation asséchée et provoquer des départs de feu incontrôlables. Andy Burnham n'a pas non plus immédiatement élaboré sur les moyens de développer les énergies propres. Il est attendu au tournant sur l'extraction d'hydrocarbures en mer du Nord. L'opposition conservatrice, comme le président américain Donald Trump, le pressent de forer davantage dans ce bassin pourtant jugé vieillissant par les experts. Jusqu'ici, il a assuré qu'il serait "pragmatique" sur la question et doit décider dans les semaines qui viennent d'autoriser ou non l'exploitation du gisement gazier Jackdaw et du champ pétrolifère Rosebank - un sujet brûlant au sein du parti travailliste comme pour les ONG environnementalistes opposées aux projets de forage.

14.08.2026 à 16:55

Le Conseil constitutionnel valide la quasi-totalité de la loi d'urgence agricole

FRANCE24

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel estime que les dérogations concernant la réintroduction temporaire des pesticides interdits - acétamipride pour la filière noisette et flupyradifurone pour les pommes, les cerises et les betteraves sucrières - relèvent de "l'intérêt général". Mais il assortit sa validation de deux réserves concernant la zone géographique où la dérogation est accordée et le délai donné à l'autorité sanitaire pour statuer. Cette dernière étape avant la promulgation pour un texte censé répondre à la colère agricole de l'hiver intervient au moment où l'agriculture française fait face à une sécheresse sans précédent, avec des conséquences dramatiques pour de nombreuses productions, végétales mais aussi animales. Une partie du monde agricole - FNSEA, Jeunes agriculteurs (JA) et Coordination rurale en tête - demande un accès facilité aux pesticides et à l'eau, attendant avec impatience l'application de mesures comme l'objectif du doublement du stockage d'eau à destination du monde agricole, validé par les Sages. La gauche, appuyée par des ONG et la Confédération paysanne, syndicat agricole qui prône une "bifurcation" de l'agriculture vers l'agro-écologie, avait saisi le Conseil constitutionnel après l'adoption fin juillet au Parlement de la loi, pour contester des mesures selon elle contraires à la Charte de l'environnement notamment. "Intérêt général" Sur le volet pesticides, le Conseil constitutionnel réitère dans sa décision que l'acétamipride et le flupyradifurone, un néonicotinoïde et un pesticide apparenté, "ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux, ainsi que des conséquences sur la qualité de l'eau et des sols et induisent des risques pour la santé humaine". Mais "le législateur a entendu permettre à certaines filières agricoles de faire face aux graves dangers qui menacent leurs cultures, afin de préserver leurs capacités de production et de les prémunir de distorsions de concurrence au niveau européen. Ce faisant, il a poursuivi un motif d'intérêt général", poursuit-il. S'ils avaient censuré l'été dernier la réintroduction de l'acétamipride dans le cadre de la loi très controversée dite Duplomb, ils jugent cette fois-ci que les dérogations sont suffisamment encadrées: le nombre de filières concernées est restreint tout comme la durée de la dérogation, le mode d'utilisation (semences enrobées ou aspersion) est pris en compte et seule l'autorité sanitaire (l'Anses) peut décider si les conditions sont remplies pour une dérogation temporaire. Le Conseil a toutefois émis deux réserves. D'abord, l'Anses doit pouvoir "restreindre le champ d'application géographique des dérogations". Enfin, le délai de deux mois accordé à l'Anses "peut être insuffisant pour garantir la vérification de l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée la dérogation", estiment les Sages, une crainte qui était partagée par le gouvernement et l'Anses elle-même. Conclusion: "l'absence de décision dans le délai de deux mois vaut refus de la dérogation". Large validation Sur l'eau, la totalité des mesures visant à faciliter la construction d'ouvrages de stockage pour l'agriculture et à doubler les volumes stockés d'ici 2035 ont été validées. Une seule réserve a été émise pour qu'un ouvrage de stockage ne puisse être considéré comme une zone humide. Et l'article visant à faciliter le curage des ouvrages de stockage a été censuré car sans rapport avec le texte initial. Sur l'élevage, les Sages ont approuvé l'article permettant au gouvernement de légiférer par ordonnance pour réformer totalement le régime d'autorisation environnementale des bâtiments. En revanche, il a censuré la disposition qui visait à exclure les non-riverains des procédures d'information du public et de recours contre les projets, contraire à la Charte de l'environnement selon lui. Autre censure sur le fond: l'article qui prévoyait que les propriétaires de terrains voisins de zones agricoles traitées avec des pesticides soient responsables de créer une zone tampon pour la protection des riverains. Ces dispositions "portent au droit de propriété une atteinte disproportionnée au regard des objectifs poursuivis". Félicitée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a salué sur X une "victoire" pour ce texte qu'elle a porté, promettant une mise en oeuvre "au plus vite", mais a indiqué vouloir continuer le travail sur le curage des ouvrages de stockage et "la servitude de voisinage agricole".
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