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06.07.2026 à 00:35

Mondial: Haaland et la Norvège terrassent le Brésil et passent en quart

FRANCE24

C'est une fin cruelle pour les joueurs de Carlo Ancelotti, qui avaient l'ambition de remporter une sixième étoile, et pour l'attaquant vedette Neymar, qui espérait une autre issue pour son quatrième et dernier Mondial, à 34 ans. Le meilleur buteur de l'histoire de la Seleçao (80 buts) ne se consolera pas d'un penalty marqué dans le temps additionnel de la seconde période (90e+10) après une faute sur Casemiro. Au coup de sifflet final, il est resté en pleurs prostré sur le pelouse. Le Brésil n'avait pas été éliminé si tôt dans la compétition depuis 1990. Mais face aux artistes auriverde, le "Cyborg" Haaland s'est montré patient. Sevré de ballons en première période, il a attendu la fin de match pour inscrire un doublé (79e et 90e) et, avec sept buts, rejoindre Léo Messi et Kylian Mbappé en tête du classement des buteurs de cette édition. Et il a gagné son duel - amical, les deux joueurs se sont enlacés avant le match - avec Vinicius Jr, 25 ans tous les deux et qui honoraient chacun leur 54e sélection. La Norvège affrontera le vainqueur de Mexique-Angleterre, disputé dimanche soir à Mexico. Cueillis à froid A peine trois minutes après le coup d'envoi, les Brésiliens ont été cueillis à froid par un but de Patrick Berg, à la réception d'un centre en retrait d'Alexander Sorloth mais l'avantage a été invalidé pour hors-jeu. La Brésil a eu l'occasion de prendre à son tour l'avantage après une faute de Kristoffer Ajer sur Matheus Cunha dans la surface. L'arbitre américain Ismaïl Elfath n'a pas sifflé, avant d'être déjugé par la VAR et de montrer le point de pénalty. Mais le tir un peu mou de Cunha sur sa droite a été repoussé par Orjan Nyland (13e). Les Brésiliens ont pris le contrôle du milieu, empêchant Martin Odegaard et Berg de trouver leurs attaquants, tandis que Nyland a sauvé les siens en déviant une frappe de Bruno Guimaraes (13e) et un centre fort de Vinicius Jr (40e). On a retrouvé par moment les éclairs du beau jeu brésilien, notamment sur une combinaison Guimaraes-Rayan-Vinicius mal récompensée (34e), ou un grand pont de Vinicius sur Ryerson (53e). Sevré de ballons et bien pris par la charnière Marquinhos-Gabriel, Erling Haaland a eu peu d'occasions en première période et a lancé plusieurs fois Odegaard qui a buté sur Alisson, auteur d'une belle parade (45e+3), ou frappé à côté (34e). Endrick enflamme la partie Au retour des vestiaires, les Norvégiens ont tenté de faire le jeu, mais l'entrée d'Endrick a enflammé le Brésil à l'heure de jeu. Le jeune attaquant de 19 ans a d'abord été lancé en profondeur par Vinicius mais, seul face à Nyland, il a tiré à côté après un dernier contrôle raté (59e). Sa frappe a ensuite été contrée en corner (61e), et Nyland a dû repousser une frappe de Rayan (62e) puis une volée de Bruno Guimares (63e). Malmenés, les Norvégiens sont restés dangereux avec Haaland trop court au second poteau sur un centre d'Ajer (67e), ou une frappe de Schjelderup, sorti du banc après la pause, repoussée par Alisson (74e). Et sur un centre du même Schjelderup sur la gauche, Haaland s'est élevé plus haut que Gabriel, son meilleur ennemi en Premier League, pour ouvrir le score d'une tête décroisée (79e), inscrivant son 61e but en sélection. Le Brésil a été près d'égaliser par Ajer, dont la tête ratée a failli lobber Nyland (83e). Mais l'inévitable Haaland, encore servi par Schjelderup, a doublé la mise d'une frappe sèche du gauche (90e). Au bout des arrêts de jeu, un penalty provoqué par un coup de coude de Leo Östigard dans le visage de Casemiro a été transformé par la star Neymar (2-1, 90e+10). Mais trop tard.

06.07.2026 à 00:31

L'Essentiel politique : Edouard Philippe en meeting et Marine Le Pen face à son destin

FRANCE24

Au menu de L'Essentiel politique, le lancement de la campagne d'Edouard Philippe en vue de la présidentielle de 2027, Marine Le Pen bientôt fixée sur son sort et la motion de censure déposée par les écologistes. Avec l'éditorialiste politique et journaliste pour le media suisse en ligne Blick, Richard Werly. 

06.07.2026 à 00:11

Séismes au Venezuela: plus de 3.000 morts, des corps non identifiés enterrés

FRANCE24

"Bilan officiel du 5 juillet: 3.342 morts, 16.740 blessés", selon le communiqué du gouvernement. Les autorités évitent de parler de disparus mais les Nations unies estiment qu'il pourrait y en avoir 50.000, certaines projections avançant plutôt un chiffre proche de 10.000. Le précédent bilan, daté de samedi, était de 2.954 morts. L'espoir de retrouver des survivants est infime et les équipes de secours internationales commencent à quitter le pays. Plus de 150 corps non identifiés ont été enterrés dans un cimetière de Catia La Mar de La Guaira, la zone la plus ravagée par la catastrophe, ont constaté dimanche des journalistes de l'AFP. Ils ont dénombré 159 tombes de personnes non identifiées, réparties en deux longues parcelles sur une même terrasse, et 95 tombes de personnes identifiées dans une zone reculée du cimetière La Esperanza. Des fossoyeurs avec des pelleteuses mécaniques ont creusé des tranchées qui permettront d'accueillir d'autres dépouilles. Les tombes ont été délimitées avec des pierres blanches. Un petit bouquet de fleurs a été posé au pied d'une austère croix blanche. Sur celle-ci, une plaque porte un numéro d'identification, l'inscription "Identification spéciale" et la date du décès, le 24 juin 2026, le jour où les séismes meurtriers ont frappé le pays. Les tombes "sont numérotées par parcelles et aussi par le code" afin que les personnes non identifiées puissent être retrouvées par leurs familles "grâce au portrait" pris avant leur inhumation, explique Eli Zavala, habitant du quartier. "Pas sans mon fils" Dans la Guaira, Zuly cherche son fils de 23 ans qui travaillait dans une boulangerie de Catia La Mar de La Guaira. Elle dit avoir dormi avec sa fille tous ces jours sur une petite place voisine dans l'attente que l'on dégage les décombres. "C'est horrible, je ne sais même plus quel jour on est, on perd la tête, mais je ne bouge pas d'ici parce que je sais qu'il est là. J'ai retrouvé sa moto, j'ai retrouvé son casque, il est là, que Dieu fasse qu'il soit vivant. Sinon, au moins le retrouver, le voir, on a besoin de leur donner le repos éternel. Je ne partirai pas sans mon fils", dit-elle. Il y a désormais une course contre la montre pour retrouver les corps. "A partir d'un certain moment, les corps commencent à émettre divers liquides et des gaz spécifiques qui sont extrêmement nuisibles pour les vivants. La plupart des corps que nous avons retrouvés sont dans un état avancé de décomposition", explique à l'AFP le capitaine des Pompiers Militaires brésiliens Diego Asuncao. "Nous avions pour mission de sauver des victimes vivantes et maintenant nous avons pour mission de récupérer les corps pour que les familles puissent trouver le repos", poursuit-il. Critiquée pour sa gestion du double séisme, de l'organisation des secours et maintenant de la lenteur pour récupérer les corps, la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a elle assuré dimanche qu'il "n'y aura pas d'explosion sociale". "Je ne comprends pas comment, en ces moments de douleur pour le Venezuela, de deuil national (...) il y en a qui osent planifier d'éventuelles explosions sociales. Ici, il n'y aura pas d’explosion sociale. Ici, ce qu'il y a, c'est une profonde solidarité sociale de notre peuple", a-t-elle lancé lors d'une cérémonie célébrant l'indépendance du pays (5 juillet) dans l'enceinte de Fuerte Tiuna, enclave militaire dans Caracas. Sur la zone dévastée du tremblement de terre, de nombreux habitants ont fait part à l'AFP de leur colère quant à l'action des pouvoirs publics. Plus de 17.000 personnes sont sans logement, indique également le communiqué du gouvernement dimanche. De nombreux sinistrés vivent dans les rues ou réfugiés dans des parcs. A Caracas et à La Guaira, beaucoup se sont plutôt concentrés sur les offices du dimanche dans les églises pour se souvenir des personnes perdues et de celles disparues. Sur le campus de l'Université centrale du Venezuela, à Caracas, des dizaines de personnes se sont rassemblées autour d'un grand drapeau vénézuélien entouré de bougies pour une veillée. "J'ai rencontré des couples qui ont perdu leurs deux enfants, ou deux de leurs trois. C'est très douloureux", dit le père Rafael Troconis à l'AFP, à La Guaira. "On essaie d'apporter autant de soutien que possible. On veut être proche de ceux qui souffrent. On remarque beaucoup de tristesse et de désespoir".
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