Depuis sa première mission en mars 2016, l’ONG SOS Méditerranée affirme avoir secouru plus de 43 000 personnes en détresse en Méditerranée centrale. Une zone régulièrement décrite comme la route migratoire la plus meurtrière au monde, où des embarcations précaires tentent de rallier les côtes européennes depuis la Libye ou la Tunisie.
Sa directrice générale, Sophie Beau, souligne l’ampleur de cette action menée depuis 10 ans, tout en rappelant que "chaque vie compte". L’organisation, fondée par l’ancienne humanitaire de Médecins sans frontières et Médecins du monde, intervient avec des navires comme l’Ocean Viking, affrété pour mener des opérations de recherche et de sauvetage en mer.
Mais ce bilan s’inscrit dans un contexte marqué par des drames répétés. Selon les estimations des organisations internationales, plus de 30 000 personnes sont mortes en Méditerranée au cours de la dernière décennie. Pour SOS Méditerranée, ces chiffres témoignent d’une crise humanitaire qui se poursuit, malgré les années.
Les personnes secourues viennent majoritairement d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient ou d’Asie. Certaines fuient des conflits, d’autres des conditions de vie dégradées ou les conséquences du réchauffement climatique, comme c’est le cas de migrants originaires du Bangladesh, de plus en plus nombreux ces derniers mois.