Plus de 50 000 jeunes, majoritairement marocains, ont rejoint l’enclave espagnole de Ceuta. Soixante-douze d’entre eux ont perdu la vie en tentant la traversée à la nage. Les images bouleversantes ont servi de prétexte à plusieurs figures de l’extrême droite pour instrumentaliser ce drame à des fins politiques. Ce qui s’est passé soulève des questions sur l’utilisation de l’immigration comme levier de déstabilisation mais aussi sur l’attitude des autorités marocaines.