La multiplication des casses de musées et centres d’art, dévalisés comme de simples bijouteries, et l’invraisemblable braquage du Louvre il y a un an, montrent à la fois la vulnérabilité du modèle muséal et la mutation des objectifs des malfrats, qui privilégient l’or et les pierres précieuses à la valeur artistique ou patrimoniale d’une création. Depuis longtemps pourtant, professionnels et parlementaires alertent sur la fragilité chronique des collections publiques.