L'enclave espagnole située en Afrique du Nord a vu, fin juillet, des milliers de migrants arriver sur son territoire. Certains d'entre eux se sont installés sur la plage El Trampolin, à Ceuta. Ces personnes de différentes nationalités, qui parlent des langues diverses, vivent dans des conditions sommaires sur cette bande de sable. L'Europe leur semble très proche, mais leur avenir est incertain et la crainte de l’expulsion est permanente.
Sept migrants ont été retrouvés morts lundi à bord d'une embarcation de fortune lors d'une opération de sauvetage au large de la Libye. Au moins 50 migrants, dont deux dans un état grave, ont été secourus.
Des dizaines de migrants – principalement d'origine subsaharienne – ont été interpellés samedi à la frontière entre le Maroc et Ceuta. Ils ont tenté d'entrer dans l'enclave espagnole, déjà confrontée à une "crise humanitaire" suite à l'afflux de fin juillet.
Samedi 15 août, trois corps ont été découverts en Méditerranée par l'avion Seabird 1 de l'ONG allemande Sea-Watch. La veille, un avion opéré par les associations SOS Méditerranée et Humanitarian Pilots Initiative (HPI) avait repéré onze corps en décomposition au large des côtes libyennes. Les ONG de secours en mer ont dénoncé "les conséquences humaines des politiques européennes meurtrières".
Une embarcation avec à son bord onze migrants comoriens a chaviré, dimanche, faisant un mort. Le naufrage a eu lieu au moment de l'interception du bateau par les gardes-côtes comoriens.
Depuis la crise de Ceuta, Rabat réclame le retour de l'ensemble des mineurs marocains non accompagnés présents en Espagne. Ils sont nombreux à se trouver actuellement dans l'enclave espagnole depuis la dernière crise migratoire.