22.10.2026 à 11:52

Alors que les liens entre pesticides et cancers font l'objet d'un débat virulent entre partisans de leur interdiction et industriels agrochimiques, Marième Cissé remet les pendules à l'heure en recevant le sociologue Jean-Noël Jouzel, directeur de recherche au CNRS.
C'est le mois d'octobre, et comme tous les mois d'octobre depuis 1985, c'est l'occasion d'une campagne mondiale de prévention en faveur du dépistage du cancer de sein. En France, une femme sur huit sera touchée par un cancer de sein.
Nouveauté cette année, plusieurs organisations de défense des victimes de pesticides, dont Cancer colère, dénoncent une campagne uniquement centrée sur le dépistage, et qui passe sous silence le rôle des pesticides dans l'apparition des cancers. Une hypocrisie récemment dénoncée par la députée insoumise Mathilde Panot qui a refusé de porter le fameux « ruban rose », symbole de la campagne « Octobre rose » en France.
Pourquoi l'utilisation et la dangerosité des pesticides font-elles l'objet en même temps d'une telle documentation et d'une telle désinformation ? Jean-Noël Jouzel est sociologue et a mené plusieurs enquêtes auprès des agriculteurs victimes des pesticides. Dangerosité, désinformation, déni, enjeux économiques : Jean-Noël Jouzel est l'invité de Marième Cissé pour démêler le vrai du faux autour des pesticides.
Continuer la lecture…21.10.2026 à 14:25

Les violences du 17 octobre ? La faute aux NPA, Révolution permanente et LFI d'après le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. C'est en tout cas ce qu'il a dit à longueur d'interviews, et c'est surtout ce qu'il a demandé aux Renseignements territoriaux d'écrire dans leurs rapports comme l'a révélé Mediapart le 19 octobre. Mais la vraie question dans tout ça est la suivante : Gérard Mordillat condamne-t-il les violences ? Et qui est le véritable responsable du 17 octobre ? Réponses dans la vidéo.
Continuer la lecture…20.10.2026 à 13:29

Bien le bonjour toutes et tous
C'est l'heure de faire une chanson
Trouver une musique douce
Écrire un texte pas trop con
Je l'aime bien cet exercice
Ça permet de dire du mal
Des tartuffes et des jocrisses
Dans une ambiance musicale
Ça permet qu'ensemble on rigole
Et puis qu'on chante en même temps
Manquerait plus qu'un verre d'alcool
Et on s'croirait au nouvel an !
Surtout qu'y en a, de la matière
À rire ces dernières semaines
On va s'taper le cul par terre
On va s'taper sur la bedaine
19.10.2026 à 14:45
Un grand ébranlement d'abord, un grand foisonnement et puis un grand débordement
Samedi 17 octobre, de grand matin, on annonce des blocages, des barricades, des occupations partout dans le pays, des pancartes, des « gilets jaunes », des orchestres géants. Lycéens et étudiants ont réveillé le vieux pays hautain et résigné. Carburant, pouvoir d'achat, services publics, c'est tout qui va pas. Tout le monde est là, 800 000 au total, on va rejouer Mai-68. On escalade la République pour lui mettre un drapeau palestinien. On a raison de se révolter.
Voilà ce qu'évoque le reportage de Jeanne et Marième jusqu'au premier gazage.
Après, ça s'est compliqué. Lacrymo, black blocs, casseurs, violence déchaînée. Une main arrachée, un œil en moins. Une mairie qui brûle, une autre défoncée. Des infos en boucle, des milliards d'images, le chewing-gum des yeux. C'est Mélenchon qui a mis le feu, les insoumis c'est que des pyromanes antisémites. Les médias fachos sont déchaînés. Bardella espère s'en sortir comme ça. Mais faudra pas oublier ce grand élan. Ce n'est qu'un débat, continuons le début.
Continuer la lecture…19.10.2026 à 14:45

Samedi 17 octobre, de grand matin, on annonce des blocages, des barricades, des occupations partout dans le pays, des pancartes, des « gilets jaunes », des orchestres géants. Lycéens et étudiants ont réveillé le vieux pays amer et résigné. Carburant, pouvoir d'achat, services publics, c'est tout qui va pas. Tout le monde est là, 800 000 au total, on va rejouer Mai-68. On escalade la République pour lui mettre un drapeau palestinien. On a raison de se révolter.
Voilà ce qu'évoque le reportage de Jeanne et Marième jusqu'au premier gazage.
Après, ça s'est compliqué. Lacrymo, black blocs, casseurs, violence déchaînée. Une main arrachée, un œil en moins. Une mairie qui brûle, une autre défoncée. Des infos en boucle, des milliards d'images, le chewing-gum des yeux. C'est Mélenchon qui a mis le feu, les insoumis que des pyromanes antisémites. Les médias fachos sont déchaînés. Bardella espère s'en sortir comme ça. Mais faudra pas oublier ce grand élan. Ce n'est qu'un débat, continuons le début.
Continuer la lecture…18.10.2026 à 21:31

Sous le choc. La salle se vide lentement sous le choc des dernières images. Les hurlements du père appelant son enfant mort, les jambes des enfants et des mères écrasées sous les gravats de Gaza. Silence, énorme silence à la fin du film sous le poids des mots des témoins gravés dans l'ombre, les paroles des complices de ces crimes, ces 24 militaires israéliens qui ont accepté de parler, en silhouettes anonymes avec Tel Aviv, la nuit, qui respire en toile de fond.
Continuer la lecture…17.10.2026 à 19:32

16.10.2026 à 17:45

11.10.2026 à 06:55

C'est la révolte des pancartes. Non plus la sage banderole de manif suivie du cortège encadré. C'est des centaines, c'est des milliers de pancartes qu'on voit fleurir partout en France dans les manifs lycéennes. Des joyeux bouts de carton de récupération dans les rues de la grande start-up nation. Des pancartes que les flics essaient grotesquement de confisquer alors que les images circulent déjà à l'infini sur les réseaux. Mais les flics se les gardent peut-être bien pour décorer chez eux. « La France est soumise, pas la jeunesse », « danse pour tout ceux qui ont peur », « si tu veux la paie, prépare la grève », « non pas mal éduqué, juste mal écouté », « l'avenir, c'est pas ce qui arrive, c'est ce qu'on en fait », « si le viol c'est du sexe, un coup de pelle dans ta gueule, c'est du jardinage », « résiste, prouve que tu existes », « Mai-68 Part 2 »…
Continuer la lecture…09.10.2026 à 09:46

L'histoire de Christa Pike secoue toute la planète, bien au-delà des États-Unis. Au bout de trente ans dans le couloir de la mort, elle est exécutée le 30 septembre par injection de pentobarbital, un puissant barbiturique mais dont l'efficacité est incertaine.
Sanglée sur une civière, Christa prononce quelques mots pour dire qu'elle n'en veut à personne et qu'elle regrette ce qu'elle a fait. Puis première injection. On attend. Mais la mort ne vient pas. Les témoins présents l'entendent qui respire encore longuement derrière le rideau qui la dissimule à leur vue. On attend puis deuxième injection, elle respire toujours, très fort, les témoins disent que c'est elle-même qui supplie : « essayez plus haut, s'il vous plaît ». Mais elle reste en vie. Ses avocats avaient prévenu, en raison d'une maladie sanguine rare, la recherche d'une veine pour l'injection serait longue et atroce. L'exécution est suspendue. Dans le coma, elle est transportée non loin, à l'hôpital de Nashville. Six jours plus tard, lundi soir, alors qu'elle est diagnostiquée en état de mort cérébrale et que les appareils qui la maintiennent en vie vont être débranchés, elle se réveille et commence à parler. « Où suis-je ? Qui êtes vous ? »
Stupeur. Elle est la première personne à survivre à l'injection de dose létale des produits utilisés pour les exécutions. Il y a plusieurs cas où il a fallu s'y reprendre à plusieurs fois mais aucun condamné n'avait jusque-là survécu.
Continuer la lecture…08.10.2026 à 23:25

Le 07 octobre 2026, jour anniversaire des massacres du 07-Octobre 2023, les frappes israéliennes sur Gaza ont tué cinq Palestiniens, portant à plus de 74 000 morts le bilan officiel – sans doute sous-estimé – des victimes tuées par les Forces de défense israéliennes en trois ans. Comment le monde peut-il laisser la « seule démocratie du Proche-Orient » commettre un génocide en direct sous nos yeux depuis trois ans ? Gérard Mordillat épingle les génocidaires et leurs complices.
Continuer la lecture…08.10.2026 à 22:15

LES FEUX DE POUBELLE N'INQUIÈTENT QUE LES ORDURES !
Les pancartes disent tout. Comme des bulles de bande dessinée, des milliers de messages sur des bouts de carton, drôles, joyeux ou cinglants : LA JEUNESSE VISE LE BAC, LA BAC VISE LA TÊTE ! C'est en effet la misérable réplique d'un pouvoir qui a engendré le fascisme qui arrive en France et qui est prêt à entrer dans la collaboration.
On l'oublie mais l'une des toutes premières manifs étudiantes, c'était le 11 novembre 1940 à Paris contre l'occupation allemande et contre le gouvernement de Pétain qui acceptait la collaboration. Une manif de lycéens et d'étudiants qui fut l'une des premières formes de résistance face à l'occupant et aux collabos après l'armistice du 22 juin 1940. Qui étaient ces rebelles ? Des gaullistes, des communistes, des scientifiques comme Paul Langevin. Ils avaient en commun une « certaine idée de la patrie » souillée par la soumission du pouvoir à l'occupant. Cette lâcheté des élites est la même aujourd'hui, quant à l'extrême droite, elle parade déjà.
Certes, comparaison n'est pas raison, mais il y a au moins un rapprochement surprenant, c'est La Marseillaise reprise dans les cortèges aujourd'hui et le drapeau tricolore maquillé sur les visages d'une jeunesse qui emmerde le Front national et ce qui le porte au pouvoir, cette collaboration ordinaire.
À la fin du film, c'est la Résistance qui gagne mais pas toujours, tout dépend de nous autres, c'est nous qui jouons dans le film et c'est aujourd'hui la jeunesse dans la rue qui écrit les sous-titres.
Continuer la lecture…14.05.2025 à 07:00

Francis Dupuis-Déri, enseignant à l'université du Québec à Montréal, publie avec Emmanuelle Dufour Quand les élèves se révoltaient. Manuel d'histoire avant l'Effondrement. Manuel d'histoire ? Élèves ? Révoltes ? Il n'en fallait pas plus pour éveiller la curiosité de Laurence De Cock, qui qui reçoit le chercheur québécois de passage en France.
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