16.04.2026 à 10:55

Une « voix de naufragée », « de chaînes brisées de cadenas arrachés ». Jacques Prévert a tout dit sur elle. Marianne Oswald (1901-1985) est sans doute la plus célèbre des chanteuses oubliées.
Elle n'a pas laissé une trace mais un tatouage.
Bandits, voyous, voleurs, chenapans… Elle interprète le Prévert grinçant du Front populaire et le Jean Cocteau du Bœuf sur le toit. Anna, Anna la bonne. Elle invente la chanson parlée. Expressionniste, grinçante. Née à Sarreguemines alors allemande, elle n'a qu'un rêve : Paris. Elle surprend, elle déborde, son pathos provoque ou séduit. On écrit pour elle. Mais Sarah Alice Bloch, de son vrai nom, doit fuir l'avancée nazie pour les États-Unis. À son retour, elle continue au cinéma, à la radio. Puis le cercle se rétrécit jusqu'à cette chambre minuscule de l'hôtel Lutetia à Paris. En 1985, la voilà au cimetière des indigents.
Continuer la lecture…14.04.2026 à 17:13

C'est le 16 et le 17 avril que l'Assemblée nationale doit discuter de la proposition de loi déposée par la députée Caroline Yadan « visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ». Gérard Mordillat vous explique pourquoi, sous couvert de lutter contre l'antisémitisme, cette loi servira, si elle est adoptée, à criminaliser toute critique de la politique coloniale d'Israël et tout soutien à la lutte de libération des Palestiniens. Une pétition contre cette loi a déjà recueillli 700 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale. Pour la signer, vous devez vous identifier avec votre compte Ameli ou vos identifiants qui vous servent à déclarer vos revenus auprès des finances publiques.
Continuer la lecture…13.04.2026 à 16:38

Septembre 1968, Rio de Janeiro. La troisième édition du festival international de la chanson se déroule comme chaque année au Ginásio do Maracanãzinho. Contre toute attente, la chanson de Geraldo Vandré, « Pour ne pas dire que je n'ai pas parlé des fleurs », n'arrive qu'en deuxième position. Un scandale pour le public présent qui avait bien compris sa portée politique dans ce Brésil qui connaît la dictature depuis quatre ans. Olivier Besancenot vous raconte comment cette chanson de Geraldo Vandré, aussi connue sous le nom de Caminhando (« chemin faisant »), est devenue l'hymne de la lutte contre la dictature militaire.
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