Face aux bombardements israéliens massifs contre le Liban, l’Union européenne a des moyens d’agir. Elle choisit chaque jour de ne pas les employer, s’enfermant dans un verbalisme dérisoire.
Le sang anonyme, jamais filmé, imprègne les chaussées iraniennes, libanaises, palestiniennes comme le sol ukrainien. Dans la narration médiatique, la mort désincarnée flotte, comme si l’obscénité résidait dans le fait de voir la mort en face.