Lucas Biosca, Charles Delouche-Bertolasi, Léonard Cassette, Service Photo, AFP
La gauche, alliée à LFI ou non, s’est imposée dans plusieurs métropoles dimanche au second tour, mais a perdu certains de ses bastions au profit de la droite. L’extrême droite, elle, a pris plusieurs villes moyennes.
En quelques décennies, les artistes contemporains sont devenus les alliés précieux des géographes pour contredire la prétention des cartes officielles à l’objectivité. Cartes sensibles, paradoxales et impossibles foisonnent aujourd’hui et s’exposent à Paris.
L’ancien Premier ministre socialiste est mort dimanche à 88 ans. Plusieurs figures politiques saluent ce lundi matin le parcours d’un «homme d’engagements».
L’ultimatum posé par Donald Trump à Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz arrive à échéance ce lundi, au 24e jour de guerre contre l’Iran, Israël se prépare à «encore plusieurs semaines de combats».
Il y a vingt-quatre ans, le candidat socialiste, mort ce dimanche à 88 ans, était éliminé au premier tour de l’élection. Une déflagration pour la gauche, suivie par le photographe Stéphane Ruet qui en avait fait un livre, «les 60 Jours de Jospin».
L’historien spécialiste de la gauche, Gilles Candar, revient sur l’expérience au pouvoir, entre 1997 et 2002, de l’ancien Premier ministre, mort dimanche 22 mars à 88 ans.
L’anthologie dirigée par Elena Balzamo aux éditions Points réunit 16 voix de la poésie russophone contemporaine opposées à la guerre en Ukraine et au régime de Vladimir Poutine.
Quatre véhicules bénévoles ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi dans le quartier de Golders Green au nord de la capitale. Une enquête est en cours et trois suspects sont recherchés par la Metropolitan police.
Formé au trotskisme puis figure du mitterrandisme, l’ancien Premier ministre aura surtout été l’architecte de l’union rouge-rose-verte au tournant des années 2000, époque dorée d’une gauche unie avant le crash du 21 avril 2002. Incarnation du sérieux en politique, il est mort dimanche 22 mars à 88 ans.
«11 millions de barils par jour» ont été perdus, soit plus que les deux dernières crises pétrolières des années 1970 réunies, selon Fatih Birol, le directeur de l’AIE lors d’un point presse ce lundi à Canberra en Australie.
Le socialiste, qui a gravi tous les échelons de la mairie avant de devenir premier adjoint d’Anne Hidalgo, a tiré parti de son image de sérieux pour s’imposer, dimanche 22 mars, avec 50,52 % des voix face à une Rachida Dati clivante.
Un avion régional en provenance de Montréal a percuté un véhicule de pompiers au sol lors de son atterrissage dimanche soir, avec 76 passagers dont quatre membres d’équipage à bord, entraînant plusieurs blessés et la fermeture de l’aéroport.
Pour une nuit ou pour le reste de leur vie, des seniors racontent leurs expériences sur les applis. Dans le premier épisode, Jeanne, 82 ans, parle de ses rencontres amoureuses et sexuelles en ligne, joyeuses ou décevantes.
Tous les résultats n’étaient pas encore connus dimanche soir que les partis se sont déjà lancés dans la course au «rassemblement» de leur camp pour 2027. Et la gauche s’est entredéchirée.
Dans le XIXe arrondissement de Paris où le socialiste organisait sa soirée électorale, sa victoire haut la main a surpris des militants noués par l’angoisse de rendre la ville à la droite, alors que les sondages le donnaient au coude-à-coude avec Rachida Dati.
Six personnes, dont trois leaders supposés de l’organisation criminelle marseillaise, sont jugées pour un double assassinat commis en 2019. Le procès doit durer jusqu’au 10 avril avec, au cœur des débats, les confessions d’un trafiquant de drogue repenti.
Depuis la vague rose de 1977, les alliances PS-PCF au second tour créaient des dynamiques. Dans les villes perdues par la gauche dimanche soir, si les socialistes s’étaient passés des insoumis, ils auraient, certes, été balayés. Mais ces alliances n’ont pas permis de sauver plusieurs cités, comme Clermont, Brest ou Tulle, non plus.
Malgré quelques victoires importantes, notamment à Lyon, un certain nombre de conquêtes de 2020 ont été perdues à l’issue du scrutin, comme Poitiers, Bordeaux ou Strasbourg.
Après une campagne tendue entre les deux partis, les accords conclus au second tour, dimanche 22 mars, n’ont pas été aussi fructueux qu’espéré. Quitte à enterrer pour de bon l’option de l’union ?
Les photographes de «Libération» étaient dans les QG des candidats vainqueurs des trois grandes villes : Emmanuel Grégoire, Grégory Doucet et Benoît Payan. Emotions garanties.
L’ancien président de l’Olympique lyonnais, donné pendant des mois loin devant dans les sondages, a reconnu à demi-mot sa défaite au second tour des élections municipales, battu d’un rien par l’écologiste Grégory Doucet. Mais annonce avoir déposé un recours.
Stéphanie Aubert, Caroline Delabroy, Elsa de La Roche Saint-André, Ludovic Séré, AFP
Les Marseillais ont élu le maire sortant, Benoît Payan, lors de ce second tour des élections municipales à Marseille. Le RN atteindrait score autour des 40%. Martine Vassal pourrait passer sous la barre des 5%, privant ainsi la droite et le centre de sièges au conseil municipal.
Jérôme Balazard, Michel Becquembois, Jean-Baptiste Chabran, Gilles Dhers, Cassandre Leray, Johanna Luyssen, Service Photo, AFP
Emmanuel Grégoire l’emporte dans la capitale face à Rachida Dati, quand Grégory Doucet et Benoît Payan rempilent pour un second mandat. Mais la gauche perd dans de nombreuses autres villes.
Notre éditorialiste politique tire un enseignement de ces municipales : les alliances à gauche qui ont joué, dans la majorité des cas, en la défaveur des candidats à l’instar de Limoges et Toulouse. Une nouvelle configuration qui ne laisse rien présager de 2027.
Florian Bardou, Michel Becquembois, AFP, Romain Métairie
Le maire sortant écologiste, soutenu par les socialistes et qui a fusionné avec la liste insoumise, s’impose avec 50,4% des voix face à l’ancien patron de l’OL, qui portait les couleurs de la droite et de la macronie.
Gilles Dhers, Johanna Luyssen, Séverine Cazes, AFP, Service Photo
Selon trois estimations, Emmanuel Grégoire, a remporté la mairie de Paris avec entre 53,1% et 50% des voix, devant la candidate de la droite Rachida Dati qui recueille entre 37% et 40% des voix.
Portant l’union de la gauche, écologiste et citoyenne, la candidate succède à Eric Piolle en s’imposant face à l’ancien maire LR Alain Carignon, soutenu par les macronistes et le Modem.
Le candidat de La France insoumise a remporté le scrutin avec 51,53 % des voix, ce dimanche 22 mars, au terme d’une campagne houleuse face à son adversaire PS, Oumarou Doucouré, et après la fusion avec la candidate non encartée Nadia Chahboune, soutenue par le maire sortant.
En coiffant sur le fil le maire vert sortant Pierre Hurmic, Thomas Cazenave fait rebasculer la ville à droite et devient le nouveau locataire du palais Rohan.
Déjà en tête au premier tour, le maire écolo sortant devance son principal adversaire à l’issue du scrutin, Christophe Bouchet, candidat de la droite et du centre. Tours restera donc verte.
A peine les résultats du scrutin de dimanche 22 mars annoncés, chaque formation politique a tenté de revendiquer une forme de réussite. Un concert d’autosatisfaction parfois contradictoire avant la présidentielle de 2027.
Victorieuse dans les trois grandes villes, Paris, Marseille et Lyon, la gauche perd néanmoins bon nombre de bastions au profit de la droite, qui sort renforcée du scrutin. L’extrême droite continue sa progression à bas bruit avant 2027.
Largement en tête au premier tour, le maire sortant, qui affrontait des listes Horizons, RN et LFI, remporte les municipales dans la préfecture de la Seine-Maritime et poursuit sur sa lancée.
Fort d’une confortable avance acquise au premier tour, le maire sortant, à nouveau victorieux de Laurent Hénart, n’a pas souffert du maintien de la liste insoumise menée par Sarah Farghaly, récoltant près de 50 % des suffrages.
L’alliance PS-PCF-Ecologistes a conquis ce dimanche 22 mars l’hôtel de ville, presque exclusivement aux mains de la droite et du centre depuis 1989, avec 37,71 % des voix.
Le premier tour annonçait la couleur pour le candidat PS, élu dimanche 22 mars à la tête de la préfecture de la Loire avec 44 % des voix. Son adversaire RN, Corentin Jousserand, le talonne et confirme la percée locale de l’extrême droite.
Grand favori, le maire sortant devance largement l’insoumise Nathalie Oziol et l’homme d’affaires Mohed Altrad. Sur la table dans les mois à venir, le dossier de la gestion des déchets promet d’enflammer la guerre des gauches locale.
Dans un coude-à-coude très serré, le député macroniste Thomas Cazenave a remporté la mairie de Bordeaux et remis la droite au sommet en délogeant Pierre Hurmic
En se plaçant dans l’héritage de l’ancien maire RPR, le député du Rassemblement national Christophe Barthès a ravi la préfecture de l’Aude avec 40,40 % des voix devant la liste divers droite et celle d’union de la gauche.
Grâce à une alliance avec le candidat Horizons et désavouée par le PS, l’ancienne maire de la ville retrouve son siège, battant l’édile sortante écologiste Jeanne Barseghian.
Avec ses victoires à Nice, Menton et Carcassonne, le parti d’extrême droite s’enracine dans le Sud. Un ancrage qui pourrait servir le propos des partisans d’une union avec la droite à un an du scrutin élyséen.
La ville de Haute-Savoie, dirigée jusqu’alors par la gauche, est l’une des rares conquêtes macronistes de cette élection, remportée par l’ex-ministre de l’Economie.
Selon les résultats définitifs, le candidat LR remporte le second tour, ce dimanche. La fusion de la maire écologiste sortante avec LFI n’a pas renversé la tendance.
Recueillant entre 39,1 % et 39,6 % des suffrages selon les estimations, la candidate LR est devancée par le socialiste Emmanuel Grégoire (51 % à 51,8 %), tandis que Sophia Chikirou est loin derrière autour de 9 %, dimanche 22 mars. Comme en 2020, elle échoue à rallier l’hôtel de ville qu’elle a tant convoité.
Retrouvez les résultats du second tour des municipales de ce dimanche 22 mars 2026 dans la ville ou la commune de votre choix grâce à notre carte interactive.