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Au Liban, où nous sommes plongés à nouveau dans la guerre, au cœur d’un Moyen-Orient secoué par un conflit régional inédit, une question s’impose : comment ne pas devenir fou ? C’est le thème du premier épisode de L’Orient-La Nuit, le podcast de L’Orient-Le Jour, animé par Anthony Samrani et Stéphanie Khouri.
Pour en discuter, l'écrivain Charif Majdalani, la psychothérapeute et psychologue clinicienne Nayla Karamé Majdalani, le chanteur et compositeur -M- et le compositeur, écrivain et producteur Khaled Mouzanar.
Avec, en exclusivité,

Au-delà des trajectoires personnelles, une question plus vertigineuse nous hante : et si cette folie était aussi collective ? Dans un pays marqué par l’accumulation des violences et l’effritement des structures politiques, comment continuer à penser, à débattre, à croire en un avenir commun ? Ce premier épisode de L’Orient La Nuit esquisse une réflexion sensible sur ce que la guerre fait à nos esprits : les fragilités qu’elle creuse, les résistances qu’elle fait naître, et les liens qu’elle peut encore tisser.
L’Orient-La Nuit, c’est :
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe président américain Donald Trump a affirmé jeudi lors d’une conférence de presse que des négociations directes entre le Liban et Israël se tiendraient « d’ici deux semaines ».
La veille, le président libanais Joseph Aoun avait indiqué que le Liban attendait que les États-Unis fixent une date pour le début des discussions avec Israël, après deux séances préparatoires inédites, encadrées par Washington, tenues dans la capitale américaine ces dernières semaines. Les réunions préparatoires entre les ambassadeurs israélien et libanais ont débouché sur une première trêve de dix jours, entrée en vigueur le 17 avril, et prolongée de trois semaines après un second round de discussions. Le Liban pose plusieurs conditions dans le cadre de ses discussions à Washington : la cessation des attaques israéliennes, des frappes et des opérations d’assassinat ; le retrait israélien de tous les territoires occupés et l’abandon de la « zone tampon » appelée « ligne jaune » par Tel-Aviv ; la libération des prisonniers détenus par Israël ; et la délimitation complète des frontières terrestre et maritime.
Dans la foulée de la conférence de presse de M. Trump, et alors que ce dernier fait pression pour qu’une rencontre entre le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se tienne à Washington, l’ambassade des États-Unis à Beyrouth a publié un message sur X affirmant qu’un tel entretien « offrirait au Liban la possibilité d’obtenir des garanties concrètes en matière de pleine souveraineté, d’intégrité territoriale, de sécurité des frontières, de soutien humanitaire et à la reconstruction, ainsi que du rétablissement complet de l’autorité de l’État libanais sur chaque parcelle de son territoire — garanties par les États-Unis ».
« Le Liban se trouve à un tournant, ajoute l’ambassade. Son peuple a une occasion historique de reprendre son pays en main et de façonner son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante. »
« Un engagement direct entre le Liban et Israël, deux pays voisins qui n’auraient jamais dû être en guerre, peut marquer le début d’un renouveau national. La prolongation de la cessation des hostilités, obtenue à la demande personnelle du président Trump, a offert au Liban l’espace et l’opportunité de mettre sur la table l’ensemble de ses revendications légitimes, avec toute l’attention du gouvernement des États-Unis », peut-on également lire dans ce message. L’ambassade conclut : « C’est le moment pour le Liban de décider de son propre destin, un destin qui appartient à l’ensemble de son peuple. Les États-Unis sont prêts à se tenir aux côtés du Liban alors qu’il saisit cette opportunité avec confiance et sagesse. Le temps de l’hésitation est révolu. »
Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en lançant des attaques sur Israël pour pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Israël a riposté par des frappes meurtrières. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril mais les deux belligérants ont poursuivi les combats en s'accusant mutuellement de violer la trêve. Depuis le début du conflit, plus de 2 500 personnes ont été tuées au Liban, selon les autorités libanaises, qui font également état de plus d’un million de déplacés ayant fui les zones bombardées ou visées par des ordres d’évacuation israéliens. Par ailleurs, selon une étude publiée mercredi par des organisations onusiennes et le ministère libanais de l’Agriculture, environ 1,2 million de personnes au Liban sont menacées d’insécurité alimentaire aiguë en raison de la guerre.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe Premier ministre britannique Keir Starmer a été hué jeudi dans le quartier de Golders Green à Londres où a eu lieu la veille une nouvelle attaque contre la communauté juive, qui accuse les autorités de ne pas en faire assez pour la protéger. Le dirigeant travailliste a appelé le pays à « s'unir pour lutter contre l'antisémitisme », après que deux hommes juifs ont été blessés mercredi dans une agression à l'arme blanche qualifiée de « terroriste » par la police.
Cette attaque intervient après une série d'incendies et tentatives d'incendie qui, depuis fin mars, ont ciblé notamment des synagogues dans plusieurs quartiers du nord-ouest de la capitale, où vit une importante communauté juive. Ces actions n'avaient pas fait de blessés mais ont accru les craintes de la population juive, déjà vives après une attaque qui avait fait deux morts à la synagogue de Manchester en octobre, dans un contexte de hausse des actes antisémites dans le pays ces dernières années.
Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé jeudi soir rehausser son niveau de menace terroriste d'un cran, à « sévère », le quatrième sur une échelle de cinq dans son système d'évaluation. Plus tôt dans la journée, le chef du gouvernement travailliste s'est rendu dans les locaux d'un service d'ambulances de la communauté juive à Golders Green, où il a été hué par plusieurs dizaines de personnes rassemblées devant le bâtiment.
« Starmer est un lâche », « Keir Starmer, Jew Harmer » (« Keir Starmer fait du mal aux Juifs »), ont notamment crié certains manifestants. Dans la foulée, M. Starmer a appelé la population à « ouvrir les yeux sur la douleur, la souffrance et la peur ressenties par les Juifs ». Il a mis en cause des slogans scandés lors de marches pro-palestiniennes, qui se tiennent régulièrement dans les grandes villes du pays depuis la guerre à Gaza, déclenchée après l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas.
« Si vous vous tenez aux côtés de gens qui appellent à +mondialiser l'intifada+, vous appelez à des actes de terrorisme contre les Juifs », a-t-il déclaré, ajoutant que ces personnes devaient être poursuivies.
Dans son allocution, Keir Starmer a également promis d'agir « pour faire face à la menace malveillante que représentent des États comme l'Iran ». « Nous savons pertinemment qu'ils veulent nuire aux Juifs britanniques », a dit le dirigeant travailliste, qui a récemment promis de présenter un projet de loi destiné à interdire le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), l'armée idéologique de l'Iran.
Le gouvernement a annoncé qu'il allait mobiliser 25 millions de livres (28,8 millions d'euros) supplémentaires pour accroître les patrouilles de police et la sécurité de la communauté juive.
Mais à Golders Green, des habitants ont laissé éclater leur colère auprès de l'AFP. Parmi eux, Max Radford, 53 ans, pour qui « les mots ne suffisent plus ». « Nous ne pensons pas que suffisamment d'efforts aient été déployés pour vraiment éradiquer la haine qui a pu se développer dans ce pays », a aussi déploré le rabbin de la synagogue de Golders Green, Ben Kurzer, sur la BBC.
A une semaine d'élections locales cruciales pour l'impopulaire Keir Starmer, le chef du parti anti-immigration Reform UK Nigel Farage a accusé, depuis Golders Green, les autorités d'être trop « laxistes » face à l'antisémitisme. La cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch avait fait le déplacement dès mercredi.
Les deux hommes blessés dans l'attaque, Shloime Rand, et Moshe Shine, sont respectivement âgés de 34 et 76 ans. Ils se trouvaient mercredi soir dans un « état stable », selon la police. Interviewé par la BBC, Shloime Rand a jugé que sa survie était « un grand miracle ».
Le suspect, un Britannique de 45 ans né en Somalie, a été arrêté sur place pour tentative de meurtre. Selon les médias britanniques, il se nomme Essa Suleiman. La police n'a pas voulu confirmer son identité.
Elle avait précédemment indiqué qu'il avait des « antécédents de violence grave et des problèmes psychologiques », et qu'il avait été « signalé en 2020 » au programme gouvernemental de prévention de l'extrémisme, mais que son dossier avait été classé la même année.
Un groupe méconnu, « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya » (Hayi), et qui serait pro-Iran, a revendiqué les incendies et tentatives d'incendie à Londres ces dernières semaines, ainsi que d'autres ailleurs en Europe. Mercredi, ce groupe a salué l'attaque au couteau de Golders Green et l'a attribuée à ses « loups solitaires ».
Les experts s'interrogent sur l'existence de ce groupe, qui s'apparente à une coquille vide reprenant « des stratégies utilisées par le passé par des milices pro-Iran en Irak », selon un rapport publié jeudi par le groupe de réflexion Institute for Strategic Dialogue.
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