L'armée israélienne continue d'avancer rapidement sur Bint Jbeil et a totalement encerclé le centre de cette ville du Liban-Sud, après des jours de combats acharnés avec le Hezbollah.
Selon les informations de notre correspondant Mountasser Abdallah, des affrontements ont lieu depuis mardi autour du stade, dont la destruction a été revendiquée par les Israéliens, autour de l'école du Sérail, de la municipalité, du commissariat de police et du bassin de la ville. Les forces israéliennes n’ont toutefois pas encore réussi à progresser vers le centre de la ville, totalement encerclé. De nombreuses zones de la localité, à quelques kilomètres seulement de la frontière, ont été détruites par les soldats israéliens, au fur et à mesure de leur avancée, en plus des frappes menées par l'aviation. Depuis mardi, des images satellite montrant l'étendue des destructions, dont celle de la mosquée historique de la ville, circulent en ligne.

Depuis mardi soir, le Hezbollah, dont les combattants sont, selon les médias israéliens, coincés dans le centre et tués ou capturés par l'armée israélienne, a, lui, déclaré avoir lancé une salve de roquettes visant des véhicules et de soldats israéliens à la périphérie nord de la ville.
Mardi, l’armée israélienne avait annoncé que sa brigade Givati avait capturé trois membres du Hezbollah à Bint Jbeil, dont l'un appartenant à l'unité d'élite al-Radwan. Les médias avaient par ailleurs diffusé une photo montrant un soldat, présenté comme le commandant de cette brigade, posant devant un mémorial aux « martyrs de Bint Jbeil », un mur sur lequel sont affichées des photos de personnes, vraisemblablement des combattants du Hezbollah, et un logo du mouvement. Selon notre correspondant, ce monument n’est cependant pas situé « au cœur » de la ville, mais en périphérie. Lundi, l’armée israélienne avait indiqué avoir pris le stade, où l’ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait prononcé son discours de victoire après le retrait israélien du Liban-Sud en 2000.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsWashington a annoncé discuter de la tenue d'une deuxième session de négociations avec Téhéran, se disant « optimiste » sur les chances d'un accord, après la menace de l'Iran de bloquer la circulation en mer Rouge face au blocus américain de ses ports. L'Iran a pour sa part réaffirmé sa volonté de continuer à négocier, alors que le monde espère la prolongation du cessez-le-feu de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril, et la sortie d'une guerre qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, tout en secouant l'économie mondiale.
« Mais nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, tandis que le Pakistan poursuit ses efforts de médiation après l'échec dimanche d'une première session de discussions à Islamabad.
L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir a été accueilli mercredi en Iran par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi. Et le Premier ministre pakistanais, Muhammad Shehbaz Sharif, a rendu compte des efforts de son pays lors d'une rencontre avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre d'une tournée qui doit également le mener au Qatar et en Turquie, a annoncé son cabinet jeudi.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a confirmé que « plusieurs messages avaient été échangés via le Pakistan » depuis trois jours. Il a toutefois campé sur une exigence iranienne majeure: le droit du pays à un programme nucléaire civil, ouvrant seulement la porte à des débats sur « le niveau et le type d'enrichissement » d'uranium.
Mais près de sept semaines après le déclenchement de la guerre, les objectifs d'Israël et des Etats-Unis restent « identiques », a assuré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, citant notamment « l'abandon de la capacité d'enrichissement à l'intérieur de l'Iran ».
Sur le terrain, Téhéran verrouille toujours le détroit d'Ormuz et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens. L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens. Selon Washington, « 90% » de l'économie iranienne » dépend du commerce maritime. Washington a également dit renforcer ses sanctions contre le secteur pétrolier iranien.
En réponse, le chef de l'armée iranienne, Ali Abdollahi, a agité le spectre d'un blocage de la mer Rouge, en plus de celui du détroit d'Ormuz. Mohsen Rezaei, conseiller du guide suprême iranien, a en outre menacé de couler les navires américains s'ils tentaient de faire la « police » dans le détroit.
Mercredi, les ministres des Finances de onze pays, dont le Royaume-Uni, le Japon et l'Australie, ont appelé « à une résolution négociée » du conflit, évoquant les menaces « sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement, ainsi que la stabilité économique et financière ». Les cours du pétrole étaient toutefois stables jeudi matin en Asie et le Bourses dans le vert après qu'à Wall Street le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint mercredi de nouveaux records, les investisseurs misant sur une poursuite des négociations.
Au Liban, qu'Israël estime ne pas être concerné par la trêve, les hostilités avec le Hezbollah se poursuivent malgré des discussions mardi entre les ambassadeurs des deux pays aux Etats-Unis en vue de négociations directes.
La formation pro-iranienne a revendiqué jeudi de nouvelles attaques contre des positions militaires dans le nord d'Israël, après que l'armée israélienne a annoncé avoir frappé plus de 200 cibles du mouvement chiite en 24 heures. « Le démantèlement du Hezbollah » est le premier but des négociations entre Israël et le Liban, a réaffirmé mercredi M. Netanyahu.
Donald Trump, qui a dit qu'il jugerait « bienvenue la fin des hostilités » au Liban, a assuré tard mercredi que les dirigeants des deux pays se parleraient jeudi, une première depuis « environ 34 ans ». « On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban », a déclaré le président américain sur Truth Social, sans toutefois préciser de quels dirigeants il s'agira.
Depuis début mars, les frappes iraniennes sur le pays ont fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes dirigeants d'Israël et du Liban vont se parler jeudi, a affirmé mercredi soir le président américain Donald Trump, au lendemain des premiers pourlarlers directs entre les deux pays.
« On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain. Super ! », a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.
M. Trump n'a pas précisé quels dirigeants seront impliqués dans ces discussions ni comment elles auront lieu. Selon des médias locaux, cette annonce a eu lieu après une réunion à la Maison Blanche entre le président Trump et l'ambassadeur américain à Beyrouth Michel Issa. Le cabinet israélien s'était réuni pendant plusieurs heures mercredi soir pour étudier la possibilité d'un cessez-le-feu, sans que cela n'aboutisse.
Depuis le 2 mars, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 2.167 morts, tandis que l'armée israélienne poursuit son invasion du Liban-Sud, où elle veut établir une « zone de sécurité », et rase des villages entiers.
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