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21:29 Conflit   Ormuz restera fermé tant que les USA n’auront pas accepté les conditions de Téhéran, affirme un responsable iranien

Le nouveau chef de la sécurité nationale iranienne a déclaré mardi que le détroit d’Ormuz restera fermé tant que les États-Unis ne modifieront pas leur attitude et n’accepteront pas les conditions posées par Téhéran, jetant le doute sur les espoirs d’une réouverture prochaine de cette voie maritime stratégique à la navigation.

« Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement et n’accepteront pas les conditions de l’Iran, le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », a déclaré Mohsen Rezaei, proche allié du Guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim citée par Reuters.

Mohsen Rezaei, nommé dimanche secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a fait savoir que les conditions de Téhéran avaient été transmises à Washington par l’intermédiaire de médiateurs. Elles comprennent la fin de la guerre, le déblocage des avoirs iraniens gelés et la fin des combats dans la région, notamment au Liban et à Gaza. Il a également tenu à distinguer un éventuel accord avec Oman sur le transit par le détroit, de la réouverture de la voie maritime elle-même. « Si un accord est conclu entre l’Iran et Oman concernant la voie de transit à travers le détroit d’Ormuz, cet accord sera une question distincte de la fermeture du détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré.

Ces propos interviennent après que le Pakistan, l’un des principaux médiateurs aux côtés du Qatar, a estimé que les parties pourraient être proches d’un arrangement qui permettrait dans les faits de rouvrir cette voie maritime, par laquelle transitaient avant la guerre environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. « Les signaux observés ces deux ou trois derniers jours indiquent que nous sommes proches d’une forme d’accord », a déclaré le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, à Bloomberg News.

Il reste que le président américain Donald Trump a formulé de son côté une nouvelle exigence, déclarant lundi que l’Iran devrait verser des compensations pour « les dommages qu’il a causés sur une période de 50 ans ». Il a aussi qualifié les négociateurs iraniens de « très retors ».

21:14 Sécurité   L’armée saisit 1,2 million de comprimés de Captagon près de Jounieh

L’armée libanaise a annoncé mardi avoir saisi 1,2 million de comprimés de Captagon qui étaient sur le point d’être envoyés à l’étranger, selon un message publié sur son compte sur le réseau social X.

Elle a ainsi précisé avoir arrêté à Sarba, dans la région de Jounieh (Kesrouan), « deux individus [...] alors qu’ils chargeaient environ 1,2 million de comprimés de captagon dans un véhicule en vue de les faire sortir clandestinement du Liban ». Les produits saisis ont été remis aux autorités et une enquête a été ouverte avec les deux suspects, sous la supervision de la justice compétente.

Le Liban fait l’objet de pressions de la part des pays du Golfe pour lutter contre la production et le trafic de drogue, en particulier du captagon, un stupéfiant de synthèse aux effets proches des amphétamines dont les monarchies conservatrices du Golfe constituent un marché majeur. Hasard du calendrier, les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient annoncé dimanche avoir saisi un colis contenant 5 000 comprimés de captagon destinés à l’Arabie saoudite.

Dans la Syrie voisine, le captagon était devenu la principale exportation après le déclenchement de la guerre civile en 2011 et une source majeure de financement illicite pour le régime de l’ancien président syrien Bachar el-Assad. Depuis la chute de ce dernier en 2024, les autorités de Damas s’efforcent de lutter contre le trafic de captagon.

Au Liban, le Hezbollah, un ex-allié de Bachar el-Assad, a également été accusé d’avoir recours au trafic de captagon pour se financer.

21:02 Moyen-Orient   Un navire ciblé en mer Rouge dans une attaque houthie, six morts

Un navire a été ciblé près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, les gardes-côtes faisant état d'au moins six morts dans ces nouvelles frappes attribuées aux houthis pro-iraniens.

Les rebelles multiplient les attaques dans cette stratégique voie maritime depuis qu'ils ont annoncé, le mois dernier, un blocus de la flotte saoudienne en mer Rouge, en pleine reprise des hostilités entre les deux camps.

Quatre marins du cargo Tihamah - trois ressortissants pakistanais et un indonésien - ont péri dans une première salve qui « a provoqué un incendie à bord et causé d'importants dégâts », ont détaillé les gardes-côtes du gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale. Puis une deuxième frappe a visé le navire alors que les secouristes menaient une opération d'évacuation, tuant deux membres des forces déployées.

Dix personnes ont également été blessées, selon le communiqué.

Le ministère des Transports, qui avait plus tôt fait état d'un bilan de quatre morts, a accusé les houthis d'avoir frappé le cargo de « trois missiles balistiques successifs, alors qu'il franchissait le détroit ». Il a précisé qu'il transportait des denrées alimentaires.

L'agence maritime britannique UKMTO et la société de sécurité Vanguard Tech ont également rapporté l'attaque mardi. Les houthis n'avaient pas réagi dans l'immédiat.

La mer Rouge est devenue un passage vital depuis que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran, de l'autre côté de la péninsule arabique.

Les hostilités entre les houthis et le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite ont repris le mois dernier, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.

Outre le blocus maritime, les rebelles ont revendiqué des frappes contre des sites pétroliers dans le royaume saoudien, et au Yémen contre des bases militaires du gouvernement ainsi que contre des troupes et équipements de l' »ennemi saoudien « à Mokha.

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