L’Union européenne (UE) et le Liban ont signé six nouveaux accords de financement, d'un montant de 110,5 millions d’euros (environ 128,6 millions de dollars) de dons, visant notamment à améliorer les capacités des Forces de sécurité intérieure (FSI) et prévoyant des fonds pour la reconstruction.
Dans un communiqué publié jeudi, l'UE a annoncé que ces subventions entrent dans le cadre du plan de soutien d'un milliard d'euros qui avait été annoncé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de sa visite à Beyrouth en mai 2024.
L’aide sera répartie entre plusieurs institutions étatiques libanaises : 30 millions d’euros (environ 34,9 millions de dollars) seront consacrés au « renforcement des capacités des FSI en matière de lutte contre le crime organisé et la cybercriminalité, ainsi qu’au soutien de tous les services de sécurité dans leurs efforts de lutte contre le terrorisme, notamment le financement du terrorisme et la contrebande ». Une précision faite alors que, selon un document du service diplomatique européen diffusé aux 27 États membres et consulté par Reuters en décembre, l'UE souhaite renforcer la police libanaise afin de prendre en charge des missions jusque là accomplies à l'intérieur du pays par l'armée libanaise, notamment en matière de lutte contre le narcotrafic et le terrorisme. Et ce, afin que l'armée libanaise puisse se concentrer sur le désarmement du Hezbollah, entamé depuis plusieurs mois au sud du fleuve Litani et qui devrait se poursuivre bientôt dans le reste du pays.
Le communiqué précise qu'« une enveloppe supplémentaire de 25 millions d'euros (environ 29,1 millions de dollars) renforcera la gestion intégrée des frontières aux points de passage terrestres et dans les aéroports, et améliorera la sûreté et la sécurité maritimes. Par ailleurs, 8 millions d'euros (environ 9,3 millions de dollars) permettront de fournir des solutions énergétiques durables et fiables aux institutions de sécurité libanaises ».
L'UE ajoute que « 25 millions d'euros (environ 29,1 millions de dollars) ont été alloués pour promouvoir le redressement des régions et communautés directement impactées par la guerre entre le Hezbollah et Israël (octobre 2023-novembre 2024) et les attaques qui se sont poursuivies après le cessez-le-feu, au Liban-Sud et dans la Békaa, « conformément aux priorités gouvernementales », .
« 13,5 millions d'euros (environ 15,7 millions de dollars) soutiendront la mise en œuvre de la Stratégie nationale anticorruption, notamment via la numérisation des procéures administratives. Neuf millions d'euros supplémentaires (environ 10,47 millions de dollars) permettront aux ministères et aux institutions publiques libanaises de fournir des services publics plus modernes, efficaces et transparents, tout en accompagnant les efforts plus larges de réforme de l'administration publique », explique le texte.
Ces accords font partie du plan de 132 millions d’euros (environ 153,6 millions de dollars) annoncé par le ministre des Finances en décembre, qui comprend également « un soutien aux micro et petites entreprises, ainsi que des initiatives visant à protéger l’environnement et à préserver les riches écosystèmes du Liban ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa Turquie souhaite normaliser ses relations avec l'Arménie « le plus rapidement possible », a affirmé le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'une conférence de presse à Istanbul.
« Notre objectif est clair, il ne faut pas que nombreuses questions techniques nous retardent. Nous souhaitons que les accords signés entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie soient ratifiés et que la normalisation des relations entre la Turquie et l'Arménie soit engagée le plus rapidement possible afin de poursuivre vers la stabilité et la prospérité de la région », a-t-il déclaré. Le chef de la diplomatie turque a assuré que « cette volonté existe actuellement au sein des instances politiques azerbaïdjanaises, arméniennes et turques », et a souligné l'importance des élections en juin prochain en Arménie. « Nous constatons que (le Premier ministre arménien Nikol) Pachinian est en tête des sondages. Nous soutenons pleinement le rôle constructif qu'il joue dans ce dossier. Cette voie, cette volonté, doit se poursuivre », a-t-il insisté.
L'Arménie et l'Azerbaïdjan s'étaient engagés en août dernier à Washington à « cesser définitivement », selon le président américain Donald Trump, le conflit territorial qui les oppose depuis des décennies. L'accord entre les deux pays prévoit la création d'une zone de transit passant par l'Arménie et reliant l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan, plus à l'ouest.
La Turquie et l'Arménie avaient annoncé fin décembre un allègement réciproque de leurs procédures dès le 1er janvier 2026, nouvelle étape vers la normalisation de leurs relations. La Turquie a fermé en 1993 sa frontière avec l'Arménie à la suite de la première guerre du Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Les relations diplomatiques entre les deux pays ont été suspendues depuis, mais Ankara et Erevan ont entrepris depuis la fin 2021 de les normaliser avec la nomination d'émissaires.
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