L'Union européenne devrait discuter prochainement du déclenchement ou non de sa clause de défense mutuelle en cas d'agression, après une attaque de drones ayant touché des bases britanniques à Chypre, un des Etats membres de l'UE, a indiqué lundi une porte-parole.
« Cette question, qui est une question légitime, sera certainement débattue dans les prochains jours lors des différentes réunions prévues », a précisé la porte-parole de la Commission européenne Paula Pihno. « Je ne peux pas me prononcer pour le moment, mais il n'y a pas eu, à ce stade, de discussion sur l'activation de la clause de défense mutuelle », a-t-elle ajouté.
Le traité instituant l'Union européenne prévoit une clause d'assistance mutuelle en cas d'agression contre l'un de ses Etats membres, dans le cadre de son article 42.7. Cette clause dispose que, dans le cas où un État membre ferait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir. Elle avait déjà été déclenchée à la demande de la France, après les attentats islamistes du 13 novembre 2015 à Paris.
Une base aérienne britannique à Chypre a été frappée tôt lundi par un drone iranien quelques heures après la décision de Londres d'autoriser Washington à utiliser ses bases militaires contre l'Iran. Deux autres drones se dirigeant vers l'île ont également été interceptés lundi. En raison de ces menaces, Chypre, qui assure actuellement la présidence semestrielle du Conseil de l'UE, a décidé de renvoyer à plus tard la tenue d'une réunion informelle des ministres des Affaires européennes de l'UE qui devait débuter lundi soir.
L'Union européenne est unie aux côtés de ses Etats membres face à « toute menace », a souligné lundi la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen. « Bien que la République de Chypre n'ait pas été visée, je veux être claire: nous sommes collectivement, fermement et sans équivoque aux côtés de nos Etats membres face à toute menace », a-t-elle indiqué sur X après s'être entretenue avec le président chypriote Nikos Christodoulides.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe syndicat des distributeurs de gaz a déclaré dans un communique relayé par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) que les stocks au Liban étaient suffisants pour un mois et que trois navires transportant du gaz devraient arriver au Liban au cours de cette semaine, en plein contexte d'escalade militaire israélienne.
Il a reconnu que la demande était « exceptionnellement élevée notamment en raison de la vague de froid intense affectant les zones montagneuses et côtières, et du déplacement de nombreuses familles vers ces régions durant l’hiver », poussant beaucoup de ménages à remplir les bonbonnes à domicile.
Le syndicat a aussi appelé « toutes les sociétés d’importation et les usines de remplissage de gaz à augmenter les livraisons quotidiennes au-delà du niveau habituel en hiver, à prolonger les heures de travail et à intensifier temporairement et exceptionnellement le rythme de production et de distribution, afin d’éviter toute pression sur le marché ou des pénuries artificielles dans certaines zones ».
Il a également exhorté « les autorités compétentes » à surveiller le marché pour traquer les abus et les fraudes.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL’ambassade des États-Unis à Bagdad a demandé lundi aux ressortissants américains et à son personnel de se confiner, face à la menace représentée par les groupes pro-iraniens.
L'ambassade a annoncé « conseiller aux ressortissants américains de faire preuve d’une vigilance accrue, de garder un profil bas et de rester à domicile et à l’abri jusqu’à nouvel ordre », ajoutant qu’elle avait donné la même directive à l’ensemble de son personnel.
« Les milices terroristes alignées sur l’Iran continuent de représenter une menace significative pour la sécurité publique », a-t-elle averti.
Pour sa part, l'ambassade de France en Irak a conseillé lundi à ses ressortissants de quitter la région autonome du Kurdistan via la Turquie, sur fond d'embrasement du Moyen-Orient après le lancement de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran voisin.
« Compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire régionale et des frappes survenues » au Kurdistan, « il est conseillé aux Français de quitter la région » via la Turquie, a écrit l'ambassade dans un message envoyé aux Français se trouvant sur place, et que l'AFP a pu lire.
« L'espace aérien est actuellement fermé et la reprise des liaisons aériennes ne devrait pas intervenir à brève échéance », précise l'ambassade.
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