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Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

11:52 Séismes au Venezuela   Au moins 920 morts et 50.000 disparus, l'Etat de La Guaira « militarisé »

Au moins 920 morts et plus de 50.000 disparus: le bilan du double séisme au Venezuela continue de s'alourdir, et le désespoir grandit face à une aide limitée de la part des autorités.

Les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du pays mercredi ont laissé un paysage de dévastation, avec d'innombrables immeubles effondrés, en particulier à La Guaira, ville côtière voisine de Caracas, où la population dénonce l'insuffisance des opérations de secours locales. Le nombre de morts est passé à 920 vendredi, a annoncé le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodriguez.

A Genève, le responsable de l'aide humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher, a déclaré à l'AFP que plus de 50.000 personnes étaient portées disparues. Le bilan devrait donc « s'alourdir considérablement », dans le contexte « d'une opération de secours extrêmement complexe ». A La Guaira, beaucoup d'immeubles ne sont plus que montagnes de gravats. Familles, voisins et bénévoles réclament des machines spécialisées pour pouvoir couper les barres d'acier ou déplacer les imposants blocs de pierre.

Marlon Ochoa a survécu à l'effondrement d'un immeuble. « Je cherche ma mère, ma femme et mon fils », dit-il, « nous avons besoin d'aide, il y a des gens vivants » et « on ne nous donne pas d'outils » pour les sortir des décombres. Lors d'une allocution dans la nuit de vendredi à samedi, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, au pouvoir depuis janvier et la capture de Nicolas Maduro par les Etats-Unis, a annoncé que 14.000 militaires et policiers avaient été déployés dans l'État de La Guaira, « militarisé pour garantir la sécurité ». L'AFP avait constaté jeudi des pillages dans cette zone.

Aide internationale

Près de 48 heures après les séismes les plus dévastateurs enregistrés au Venezuela depuis 1900, des équipes internationales de recherche et de sauvetage d'au moins 17 pays ont commencé à intervenir dans ce pays en crise, au système de santé en piteux état. Les Etats-Unis ont annoncé vendredi qu'ils déploieraient une équipe de 250 personnes sur place, après avoir proposé 150 millions de dollars et envoyé deux navires de guerre, des avions de transport et des hélicoptères.

Devant un ensemble de cinq immeubles effondrés à La Guaira, le chef d'un contingent de secouristes chiliens, Nadiomar Polanco, a estimé qu'il y avait « malheureusement (...) peu de chances de retrouver des personnes en vie ». Son équipe, la première arrivée sur place selon lui, se concentre sur la recherche de corps de « personnes déjà décédées ». Au moins 28 personnes de nationalité ou d'origine portugaise, sept Chinois, cinq Espagnols, deux Brésiliens, un Chilien et un Italo-Vénézuélien figurent parmi les morts.

Présidente huée

A La Guaira, où se trouve le principal aéroport du pays, rendu inutilisable par le séisme, certains habitants tentent de dégager eux-mêmes leurs proches ensevelis. « Il est là », dit en sanglotant Alessandro del Giudice, jeune homme de 23 ans qui tente de retrouver son père sous une montagne de décombres. Sa grand-mère Amparo, désespérée, s'efforce de dégager les ruines à mains nues pour retrouver son fils. « Il y a beaucoup de blocs de pierre, on ne peut pas les enlever avec les mains », constate-t-elle avec impuissance. « Les autorités ne servent à rien, à rien. Les militaires devraient être là avec toute la machinerie qu'ils ont », dénonce Argenis Méndez, un habitant.

La présidente Delcy Rodriguez a été huée vendredi près d'un immeuble effondré dans un quartier aisé de Caracas. « Ça suffit de faire campagne au milieu d'une tragédie comme celle que nous vivons », lui ont lancé un groupe de riverains et de proches de personnes prises au piège sous les décombres, a constaté une journaliste de l'AFP. Mme Rodriguez a ensuite déclaré avoir reçu un appel du président américain Donald Trump et de son secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui l'ont assurée de leur soutien « en cette période difficile pour le Venezuela ».

La dirigeante de l'opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado a elle demandé la libération de « tous les prisonniers politiques », civils comme militaires, « pour qu'ils puissent être réunis avec leurs familles en ces heures tragiques ». Les séismes ont été ressentis jusqu'en Colombie et au Brésil. Depuis, plus de 300 répliques ont été signalées. Le Venezuela est un pays à risque sismique, même si aucun grand tremblement de terre n'y avait été enregistré depuis 1997. Vendredi, les matches de la Coupe du monde de football ont été précédés de minutes de silence en hommage aux victimes.

10:33 Sécurité   L'Iran dénonce une « violation flagrante » de l'accord après des frappes américaines

L'Iran a estimé samedi que les frappes américaines la veille contre son territoire constituaient une « violation flagrante » du protocole d'accord conclu avec les Etats-Unis et visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

L'Iran « condamne fermement les frappes aériennes menées par l'armée terroriste américaine dans la soirée du vendredi 26 juillet contre plusieurs sites situés sur la côte sud de l'Iran », a indiqué dans un communiqué le ministère iranien des Affaires étrangères.

Ces frappes « constituent une violation flagrante du paragraphe 4 de l'article 2 de la Charte des Nations unies et une violation flagrante du paragraphe 1 du protocole d'accord » conclu à la mi-juin avec les Etats-Unis, ajoute la diplomatie iranienne.

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L'Iran a estimé samedi que les frappes américaines la veille contre son territoire constituaient une « violation flagrante » du protocole d'accord conclu avec les Etats-Unis et visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

L'Iran « condamne fermement les frappes aériennes menées par l'armée terroriste américaine dans la soirée du vendredi 26 juillet contre plusieurs sites situés sur la côte sud de l'Iran », a indiqué dans un communiqué le ministère iranien des Affaires étrangères.

Ces frappes « constituent une violation flagrante du paragraphe 4 de l'article 2 de la Charte des Nations unies et une violation flagrante du paragraphe 1 du protocole d'accord » conclu à la mi-juin avec les Etats-Unis, ajoute la diplomatie iranienne.

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