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16:22 Cessez-le-feu   Trump devrait annoncer la semaine prochaine la composition du Conseil de paix pour Gaza

Le président américain Donald Trump devrait annoncer la création du Conseil de paix pour Gaza la semaine prochaine, dans le cadre de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu, selon deux responsables américains et deux sources informées cités par le site d'informations Axios. Présidé par Trump et composé d'une quinzaine de dirigeants mondiaux, ce Conseil devra superviser la mise en place et le travail d'un gouvernement de technocrates palestiniens et encadrer le processus de reconstruction dans l’enclave palestinienne.

« Des invitations sont en cours d'envoi aux principaux pays souhaitant devenir membres du conseil », a indiqué une source bien informée à Axios. Parmi les pays pressentis figurent le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Arabie saoudite, le Qatar, l'Égypte et la Turquie. Des responsables américains ont précisé que ce plan pourrait encore évoluer en fonction d'autres dossiers en cours, tels que le Venezuela ou les pourparlers de paix entre l'Ukraine et la Russie. La Maison-Blanche s'est refusée à tout commentaire.

Le représentant du Conseil de la paix sur le terrain sera l'ancien envoyé spécial des Nations Unies pour le Moyen-Orient, Nikolay Mladenov. Ce dernier devrait se rendre en Israël cette semaine pour rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d'autres responsables, en amont de l'annonce prévue par M. Trump.

M. Netanyahu avait obtenu un feu vert, la semaine dernière lors de sa rencontre avec Donald Trump, pour passer à la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu, ce qui a contribué à préparer le terrain pour cette annonce, indique Axios. Le passage à la deuxième phase piétinait ces dernières semaines, Israël et le Hamas s’accusant mutuellement de violations. La première réunion du Conseil de la paix pourrait avoir lieu pendant le Forum économique mondial de Davos, plus tard ce mois-ci.

Prévue par un plan de paix supervisé par Donald Trump, la trêve a mis fin en octobre à deux années de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023.

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15:40 Mouvement de contestation   Nouveaux heurts lors de manifestations en Iran, l'opposition appelle à intensifier la mobilisation

La police a de nouveau ouvert le feu et dispersé avec du gaz lacrymogène des manifestants en Iran, secoué depuis douze jours par un mouvement de contestation défiant le pouvoir et soutenu par des opposants en exil qui ont appelé jeudi à de nouvelles mobilisations.

La police a fait usage mercredi de gaz lacrymogènes notamment dans les villes de Kerman (sud-est) et Tonekabon, sur la mer Caspienne, selon des ONG. Par ailleurs, un policier iranien a été poignardé en « participant aux efforts destinés à contrôler des troubles » près de Téhéran et est mort quelques heures après, a annoncé jeudi l'agence de presse iranienne Fars.

Depuis le début du mouvement, parti le 28 décembre de Téhéran, des rassemblements ont eu lieu dans au moins une cinquantaine de villes, surtout dans l'ouest du pays, et 25 provinces sur 31 ont été concernées, selon un décompte de l'AFP basé sur les annonces officielles et des médias. Ces manifestations, initialement liées au coût de la vie, sont les plus importantes en Iran depuis celles ayant eu lieu après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.

Dans les manifestations actuelles, les protestataires scandent des slogans tels que « c'est la bataille finale, Pahlavi reviendra » (en référence à la dynastie chassée par la Révolution islamique en 1979) ou « Seyyed Ali sera démis », en référence au guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989.

« Sans précédent »

La participation aux manifestations de mercredi est « sans précédent », a affirmé Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah et figure de l'opposition en exil, en appelant à de nouvelles manifestations jeudi soir. Le « régime est profondément effrayé et tente, une fois encore, de couper internet » afin d'entraver la mobilisation, a-t-il assuré dans un message posté sur les réseaux sociaux.

De leur côté, sept partis d'opposition kurdes iraniens basés en Irak ont appelé à une grève générale jeudi des Kurdes en Iran, en soutien au mouvement de contestation. Selon le mouvement de défense des droits humains Hengaw, basé en Norvège, cet appel à la grève a été largement suivi, avec environ 30 villes et villages concernés. Hengaw a publié des images de magasins fermés dans les provinces d'Ilam, Kermanshah et Lorestan (ouest).

Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a publié une vidéo montrant des manifestants à Kuhchenar, dans la province de Fars (sud), applaudissant après avoir renversé, de nuit, une statue de Kassem Soleimani, important commandant des gardiens de la révolution tué dans une frappe américaine en Irak en 2020, et célébré en héros par la République islamique. Des chaînes de télévision en langue persane basées hors d'Iran ont également diffusé des images montrant une statue de Soleimani en feu dans la ville Kashan (centre). L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces images pour l'heure.

Tirs et lacrymos

HRANA a également publié une vidéo montrant des personnes rassemblées à Karaj, près de Téhéran, et ayant allumé des feux dans les rues. HRANA a aussi diffusé des images des forces de l'ordre dispersant des manifestants avec du gaz lacrymogène dans la ville de Tonekabon. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les forces de sécurité ont « ouvert le feu sur des manifestants, fait usage de gaz lacrymogènes et violemment agressé des civils » mercredi, lors d'une manifestation à Kerman (sud).

Depuis le début du mouvement, au moins 27 protestataires ont été tués « par des tirs ou d'autres formes de violence perpétrées par les forces de sécurité », dont cinq mineurs, selon le dernier bilan d'IHR. Les organisations de défense des droits humains accusent également les autorités de mener des descentes dans les hôpitaux pour arrêter des manifestants blessés. Selon Amnesty International, un « usage illégal de la force » a été observé sur « plus de dix journées » de manifestations. « Les forces de sécurité iraniennes ont blessé et tué » des manifestants mais aussi de simples témoins de ces évènements, d'après l'organisation.

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15:26 Liban-Sud   Le plan pour le désarmement au nord du Litani présenté en février par l'armée

L'armée, qui avait annoncé jeudi matin la fin de la première phase de son plan pour récupérer le monopole des armes aux mains de l'Etat, devra présenter en février la suite de son plan, pour désarmer les milices, et surtout le Hezbollah, au nord du Litani.

L'annonce a été faite par le ministre libanais de l'Information, Paul Morcos, à l'issue d'un Conseil des ministres au cours duquel le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, a présenté l'état des lieux mensuel du plan « Bouclier de la Patrie », qui a permis de démanteler l'arsenal du parti chiite au sud du Litani. Peu avant le début de la réunion au palais de Baabda, l'armée avait annoncé que son plan était « entré dans une phase avancée » et que les « objectifs de la première phase » avaient été atteints, ce qui avait été salué par les autorités libanaises, sans toutefois mener à un apaisement au niveau israélien, Benjamin Netanyahu estimant que les efforts de désarmement étaient « loin d'être suffisants. »

À l'issue du Conseil des ministres, M. Morcos a déclaré que « le Conseil des ministres a pris connaissance de la présentation effectuée par le commandement de l’armée concernant le désarmement, et a salué les efforts de l’institution militaire ». La troupe doit continuer à mettre en oeuvre ce plan « dans toutes ses phases, dans les délais les plus rapides possibles » et devra dans ce cadre élaborer son programme de désarmement au nord du Litani, qui sera soumis au gouvernement en février. Israël et les États-Unis reprochent aux autorités libanaises de ne pas démanteler assez rapidement l'arsenal du Hezbollah. L'armée israélienne a d'ailleurs mis un coup de pression sur le Liban-Sud et la Békaa ces derniers jours avec de nombreuses frappes ciblées, des bombardements lancés avec ou sans ordre d'évacuation préalable, et le dynamitage de plusieurs bâtiments le long de la bande frontalière.

Le ministre Morcos a encore salué le gouvernement pour ses « accomplissements » ces derniers mois, alors que le président Aoun célébrera demain, 9 janvier, la première année de son mandat à la tête de l'Etat.

Dans la matinée, l'armée avait publié un long communiqué, qui ne mentionnait pas nommément le Hezbollah, et dans lequel elle soulignait qu'elle allait procéder à une « évaluation générale et exhaustive de la première phase du plan +Bouclier de la Patrie+ », sur la base de laquelle elle déterminera « l'orientation des phases suivantes ».

« Phase avancée » du plan de désarmement

L'armée avait réitéré son « engagement total à assumer et exercer la responsabilité exclusive du maintien de la sécurité et de la stabilité au Liban et en particulier dans la zone au sud du fleuve Litani ». C'est depuis le cessez-le-feu de novembre 2024 que l'armée libanaise a commencé à se déployer dans cette zone, qui était jusqu'alors majoritairement sous contrôle du Hezbollah. Cet engagement vise notamment à « empêcher définitivement l’utilisation de cette zone comme point de départ pour toute action militaire, dans le cadre de la décision de l’État d’étendre son autorité par ses propres forces sur l’ensemble du territoire national », avait ajouté la troupe.

Dans ce cadre, elle affirmait que le plan pour récupérer le monopole d’État sur les armes était « entré dans une phase avancée, après la réalisation effective et concrète des objectifs de la première phase sur le terrain », avec le démantèlement au cours des derniers mois des infrastructures militaires du parti chiite au sud du Litani et la récupération des armes des factions de l'Organisation de libération de la Palestine dans les camps de réfugiés palestiniens. Si jusque-là ces processus ont eu lieu sans accroc, le Hezbollah refuse en revanche de remettre ses armes au nord du fleuve. Quant au Hamas, il n'entend pas non plus abandonner son arsenal, prétextant la poursuite des attaques israéliennes contre le Liban.

De manière « irréversible »

L'armée soulignait encore que ses opérations se poursuivront au sud du Litani « jusqu’à l’achèvement du traitement des munitions non explosées, des tunnels, ainsi que des demandes », via le comité de surveillance de l'application des modalités de la trêve, des mesures contre des sites suspects. Au cours du mois écoulé, l'armée libanaise s'est déployée à plusieurs reprises dans différents villages afin de fouiller des habitations, à l'intérieur desquelles aucune arme n'a été trouvée. L'objectif de ces mesures est de « consolider le contrôle, et d'empêcher les groupes armés de reconstituer leurs capacités de manière irréversible. » Concernant d'ailleurs la coopération avec ce comité de surveillance appelé le « Mécanisme », l'armée avait estimé qu'elle « contribue au renforcement de la stabilité » dans la région.

La troupe avait en outre soulevé plusieurs points qui empêchent les procédures pour récupérer le monopole des armes, notamment « la poursuite des attaques israéliennes, l’occupation de plusieurs points à l'intérieur du territoire libanais, ainsi que l’établissement de zones tampons limitant l’accès à certaines régions, ». « À cela s’ajoute le retard dans la livraison des capacités militaires promises à la troupe, un facteur qui influe directement sur le rythme de l’exécution des missions », avait-elle poursuivi. Une conférence internationale pour l'aide à l'armée doit avoir lieu, rappelle-t-on, dans le courant du mois de février. L'armée avait enfin salué la « coopération constructive des citoyens du Sud, dont l’engagement et le souci de la sécurité et de la stabilité ont constitué un facteur déterminant dans la réussite de la première phase », ainsi que les « efforts exceptionnels » déployés par les militaires.

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