L'armée israélienne a mené deux frappes meurtrières sur la route de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), dans la banlieue sud de la capitale, mercredi soir. Un bilan officiel du ministère de la Santé libanais a fait état de trois morts et six blessés.
Une voiture a été visée par l’aviation israélienne sur l’autoroute Ziyad Rahbani, anciennement nommée d’après l’ancien président syrien Hafez el-Assad, menant à l'AIB, dans la banlieue sud de la capitale. Une autre frappe a touché la bifurcation de Bir Hassan, quelques centaines de mètres plus loin.
L’armée israélienne a dit avoir ciblé deux membres du Hezbollah « dans la région de Beyrouth », dans deux communiqués séparés publiés par ses porte-parole sur X.
Si Israël a régulièrement ciblé des membres du Hezbollah pendant qu'ils se déplaçaient en voiture depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre le parti et l'État hébreu fin novembre 2024, une telle opération a rarement eu lieu à Beyrouth et ses environs. Le ciblage de véhicule le plus proche de Beyrouth par Israël remonte au 3 juillet 2025, à Khaldé.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUn missile balistique tiré depuis l'Iran et qui se dirigeait vers l'espace aérien turc a été détruit par les systèmes de défense de l'OTAN positionnés en Méditerranée orientale, a affirmé mercredi le ministère turc de la Défense, sans préciser la cible du missile. Un responsable turc a estimé par la suite, sous couvert de l'anonymat, que le missile visait Chypre.
« Un missile balistique tiré d'Iran, se dirigeant vers l'espace aérien turc après avoir survolé les espaces aériens irakien et syrien, a été intercepté et neutralisé à temps par les éléments de défense aérienne et antimissile de l'OTAN déployés en Méditerranée orientale. (...) L'incident n'a fait ni victimes ni blessés », a affirmé le ministère turc dans un communiqué publié sur X. « Toutes les mesures nécessaires à la défense de notre territoire et de notre espace aérien seront prises avec fermeté et sans hésitation. Nous vous rappelons que nous nous réservons le droit de répondre à toute action hostile contre notre pays », a ajouté le ministère.
« Comme lors de l'incident de ce matin, nous prenons toutes les précautions nécessaires en étroite concertation avec nos alliés de l'OTAN. (...) Nous effectuons nos avertissements avec la plus grande clarté afin d'éviter que de tels incidents ne se reproduisent », a de son côté réagi le président turc Recep Tayyip Erdogan.
La Turquie a convoqué mercredi soir l'ambassadeur d'Iran pour exprimer sa « préoccupation » après cet incident, a indiqué une source diplomatique turque.
Un débris appartenant à une munition de défense aérienne est tombé dans le district de Dörtyol, dans la province de Hatay, dans le sud-est du pays, a précisé le ministère turc de la Défense.
« Toute action hostile recevra la réponse appropriée dans le cadre du droit international. La consultation et la coopération avec l'OTAN et nos alliés se poursuivront tout au long de ce processus », a quant à lui affirmé sur X le directeur des communications de la présidence turque Burhanettin Duran.
Lors d'un appel téléphonique, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré à son homologue iranien Abbas Araghchi que « toute mesure susceptible d'entraîner une escalade du conflit devait être évitée », selon la diplomatie turque.
Au cours de cet appel, Abbas Araghchi « a souligné que les ripostes défensives de l’Iran contre les agresseurs américano-sionistes visent les bases et les cibles utilisées pour planifier et mener des opérations agressives contre l’Iran, et que cela est tout à fait conforme au droit international », a rapporté l'agence iranienne Tasnim.
La Turquie « n'était pas la cible du missile » qui se dirigeait vers l'espace aérien turc, a de son côté affirmé un responsable turc à l'AFP. « Nous pensons qu'il visait une base militaire » à Chypre, « mais qu'il a dévié de sa course », a-t-il ajouté, après avoir requis l'anonymat.
La Turquie compte sur son territoire plusieurs installations militaires utilisées par les Etats-Unis et d'autres pays de l'OTAN, notamment la base aérienne d'Incirlik, près de la ville d'Adana (sud).
L'OTAN, alliance dont la Turquie est membre, a condamné l'incident. « L'OTAN se tient fermement aux côtés de tous les Alliés, y compris la Turquie, au moment où l'Iran poursuit ses attaques indiscriminées dans toute la région », selon sa porte-parole Allison Hart.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a, de son côté, jugé « inacceptables » les « attaques contre le territoire souverain de la Turquie », lors d'un entretien téléphonique avec son homologue turc. Le département d'Etat américain a promis dans un communiqué « le soutien total » des Etats-Unis à leur allié.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait déclaré mardi que son pays déployait d'« intenses » efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre qui secoue le Proche-Orient depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Les attaques de représailles menées sans discernement par l'Iran contre de nombreux pays du Moyen-Orient constituent une « extrêmement mauvaise stratégie », avait estimé mardi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan dans une interview télévisée.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDeux combattants du groupe pro-iranien Kataëb Hezbollah ont été tués mercredi dans une frappe près de leur base dans le sud de l'Irak, ont rapporté à l'AFP deux sources au sein de l'organisation. La frappe a visé le véhicule des combattants près de l'un des principaux bastions du groupe, la base de Jurf al-Nasr, ciblée à plusieurs reprises depuis le début de la guerre au Moyen-Orient samedi, selon ces deux sources.
L'une des deux a attribué la frappe aux Etats-Unis et à Israël. Depuis le début de la guerre, ces frappes ont tué 14 combattants, principalement des membres du Kataëb Hezbollah.
Plusieurs groupes armés soutenus par l'Iran – connus sous le nom de Résistance islamique en Irak, dont fait également partie Kataëb Hezbollah – ont déclaré qu'ils ne resteraient pas neutres et ont revendiqué des dizaines d'attaques de drones contre des bases américaines.
Mercredi, trois drones ont été abattus près de l'aéroport international de Bagdad, qui abrite une représentation diplomatique américaine et a précédemment accueilli des troupes de la coalition dirigée par les États-Unis. L'ambassade des États-Unis à Bagdad a exhorté ses ressortissants à quitter l'Irak immédiatement.
Ces derniers jours, des manifestants pro-iraniens en colère ont tenté de prendre d'assaut à Bagdad la Zone verte ultra-sécurisée, qui abrite l'ambassade américaine et des bâtiments gouvernementaux clés, mais ils ont été dispersés par les forces de sécurité.
Ailleurs en Irak, la région autonome du Kurdistan, qui accueille des troupes américaines, a été la principale cible d'attaques de drones, dont la plupart ont été interceptées par la défense aérienne.
De fortes détonations ont été entendues mercredi à Erbil, la capitale du Kurdistan, qui abrite également un important complexe consulaire américain. Des bombardements ont également touché des combattants kurdes iraniens. Le Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), en exil, a indiqué à l'AFP qu'une frappe iranienne avait tué l'un de ses combattants.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé que les bases de « groupes contre-révolutionnaires » avaient été touchées avec succès par trois missiles tirés mercredi en fin de matinée.
Mercredi soir, une attaque de drone et de missile a touché un camp de familles du parti d'opposition kurde iranien en exil Komala, sans faire de blessés, a indiqué à l'AFP Mohammed Hakimi, l'un de ses responsables, accusant l'Iran. La région kurde d'Irak abrite des camps et des bases arrière gérés par plusieurs groupes rebelles kurdes iraniens qui ont subi à plusieurs reprises des frappes de l'Iran. Téhéran les accuse depuis longtemps de servir les intérêts occidentaux ou israéliens.
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