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00:39 Foot   Mondial-2026: la France est éliminée, battue par l'Espagne en demi-finale (2-0)

La France est éliminée de la Coupe du monde 2026, battue par l'Espagne en demi-finale (2-0) mardi à Arlington, près de Dallas, et échoue aux portes d'une troisième finale consécutive pour la dernière compétition de son sélectionneur Didier Deschamps. L'Espagne affrontera l'Angleterre ou l'Argentine pour un deuxième sacre mondial après son premier titre conquis en 2010.

Après un parcours parfait jusque-là dans ce Mondial avec six victoires en six matches, l'équipe de France a été menée pour la première fois de la compétition après l'ouverture du score de Mikel Oyarzabal sur penalty (22e). En manque d'inspiration offensivement, les Bleus ont concédé un deuxième but au retour des vestiaires, inscrit par Pedro Porro (58e) après un relais de Dani Olmo.

Il faut « reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en-dessous », a déclaré le sélectionneur français Didier Deschamps après la défaite de l'équipe de France. « Il y a beaucoup de déception. Les joueurs sont anéantis parce qu'on avait beaucoup d'ambition, même s'il faut être aussi logique et reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet et plus. Mais c'est d'abord de notre faute, je veux pas accuser qui que ce soit », a commenté Deschamps sur M6.

Il s'est aussi interrogé sur le niveau de l'arbitre du match, le Salvadorien Ivan Barton : « Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? (...) Je vais pas y répondre. Ce n'est pas parce qu'on a perdu que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations, souvent en défaveur aussi, mais la première raison c'est forcément parce qu'on a été un peu en-dessous et moins dangereux offensivement qu'on aurait pu l'être avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions ». « Il faut l'accepter, c'est le très haut niveau, même si ça fait mal. Je ne veux pas jeter tout ce qui a été fait, mais sur ce match-là, voilà, l'Espagne a montré quelque chose de plus », a-t-il dit.

Qualifiée pour sa deuxième finale de Coupe du monde, après celle remportée en 2010, la Roja affrontera l'Angleterre ou l'Argentine dimanche au MetLife Stadium près de New-York pour tenter de décrocher une deuxième étoile. La France va elle devoir se contenter du match pour la troisième place, samedi à Miami.

21:50 Diplomatie   À Damas, Amer Bsat rencontre Ahmad el-Chareh pour renforcer les liens économiques libano-syriens

Le président syrien Ahmad el-Chareh a rencontré mardi à Damas le ministre libanais de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, qui est accompagné par une délégation économique libanaise pour une visite au cours de laquelle doit notamment être annoncée la création du Conseil des affaires libano-syrien, rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).

À l’issue de son entretien avec le président syrien, M. Bsat a indiqué à la chaîne LBCI que les discussions avaient porté sur plusieurs secteurs, notamment l’énergie, les transports, les chemins de fer, le pétrole, le tourisme et le commerce. Il a précisé que M. Chareh avait insisté sur le rôle du secteur privé, appelé à être le moteur de la coopération dans ces domaines.

Le président syrien a également estimé que « l’économie est plus importante que la politique », selon M. Bsat. Il a aussi souligné « l’importance des investissements entre les deux pays pour bâtir une bonne relation étatique bilatérale ». Le ministre libanais a appelé à œuvrer à « l’intégration économique entre les deux pays ».

Cette visite s'inscrit dans le rapprochement engagé ces derniers mois entre Beyrouth et Damas, les nouvelles autorités des deux pays affichant leur volonté de renforcer leur coopération économique tout en tentant de tourner la page de décennies de relations marquées par la tutelle syrienne sur le Liban et plusieurs dossiers bilatéraux encore en suspens.

21:50 Etats-Unis   Trump fait l'éloge d'un Premier ministre irakien en quête d'investissements

Donald Trump a salué mardi le leadership du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi qui a de son côté promis de désarmer les groupes pro-iraniens présents dans le pays et s'est dit prêt à accueillir les entreprises américaines.

Parlant d'une « formidable alchimie » entre eux, le président américain a jugé que le dirigeant irakien était « un champion ».

« Il a remporté une élection que beaucoup de gens n'avaient pas prévue », a-t-il affirmé devant la presse dans le Bureau ovale au côté du dirigeant irakien, insistant sur le fait qu'il l'avait « endossé ».

« C'est un grand combattant, et c'est un grand admirateur des Etats-Unis », a ajouté le président américain en rappelant que le pays disposait d'énormes réserves de pétrole.

La visite du Premier ministre irakien -- son premier déplacement à l'étranger depuis sa prise de fonction en avril -- intervient en pleine reprise des affrontements entre les deux grands alliés de l'Irak, l'Iran et les Etats-Unis, dont l'opposition de longue date a fait du pays un terrain d'affrontement par procuration.

Ali al-Zaidi est arrivé lundi aux Etats-Unis pour ce déplacement d'une semaine. Il doit rencontrer également des représentants de compagnies pétrolières et des élus.

L'ex-homme d'affaires, arrivé au pouvoir avec l'appui du président américain, s'est engagé à dynamiser la fragile économie de son pays, qui dépend fortement de ses exportations de pétrole.

Il est surtout sous pression pour désarmer les groupes armés irakiens pro-iraniens, accusés d'avoir mené des centaines d'attaques sur des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines contre l'Iran fin février.

« Il s'agit de ma première visite aux Etats-Unis, non pas d'un simple voyage d'agrément, mais d'une déclaration de partenariat économique », a lancé pour sa part M. Zaidi.

« Le 30 septembre, les forces américaines se retireront et les entreprises américaines s'installeront » en Irak, a-t-il dit en soulignant que le gouvernement prendrait « le monopole sur les armes ».

« Après le 30 septembre, les factions n'auront plus lieu d'être (..) et nous n'autoriserons aucune entité à porter des armes en dehors de l'Etat », a-t-il dit, condition indispensable selon lui pour attirer les investissements.

- « Maintenir l'équilibre » -

Son gouvernement a donné aux groupes armés, désignés comme organisations terroristes par les Etats-Unis, jusqu'au 30 septembre pour se désarmer, date coïncidant avec le retrait d'Irak de la coalition internationale dirigée par Washington pour combattre les jihadistes.

Si Bagdad a adopté récemment une position plus favorable aux Etats-Unis, cela ne « signifie pas que l'Irak tourne le dos à l'Iran », a souligné un haut responsable irakien à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

L'Irak « doit maintenir l'équilibre en vigueur de longue date » entre ses alliés, a-t-il déclaré.

La semaine dernière, des villes saintes chiites irakiennes ont accueilli d'immenses cortèges à l'occasion des funérailles de l'ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué dans les frappes en Iran fin février.

En signe de soutien au dirigeant irakien, Washington a repris les envois de liquidités au titre des revenus pétroliers de l'Irak, gérés par la Réserve fédérale de New York depuis 2003, année de l'invasion américaine de l'Irak qui avait plongé le pays dans des années de violences.

Ces transferts de fonds avaient été suspendus plus tôt cette année pour accentuer la pression sur Bagdad afin qu'il désarme les groupes armés pro-iraniens.

Certains d'entre eux ont dit qu'ils coopéreraient avec le gouvernement irakien, mais d'autres refusent toujours de rendre les armes.

« Tant qu'il y a une guerre dans la région, ni eux ni l'Iran n'accepteront » le désarmement, a estimé le haut responsable irakien.

Ces groupes, dont la puissance politique et financière a augmenté au fil des années, demandent depuis longtemps le retrait des troupes américaines de la coalition antijihadiste, établie en 2014 pour lutter contre l'organisation Etat islamique.

- En quête d'investissements -

L'Irak tente de tourner la page de décennies de violences, mais souffre toujours d'infrastructures et de services publics défaillants et d'une corruption endémique.

« C'est un fardeau qu'il faut partager avec un partenaire stratégique. Le partenaire stratégique le plus important au monde, ce sont les Etats-Unis », a relevé M. Zaidi.

Ces derniers mois, l'Irak a conclu plusieurs accords avec des compagnies pétrolières américaines.

D'autres accords devraient être signés cette semaine à Washington, notamment l'un portant sur la création d'un fonds auquel l'Irak apportera 500.000 barils de pétrole par jour contre l'amélioration de son approvisionnement en électricité.

Pays fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Irak dépend fortement de ses exportations de brut, qui représentent ordinairement 90% de ses recettes budgétaires et transitent en grande majorité par le détroit d'Ormuz, au cœur des hostilités actuelles.

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