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12:34 L'Iran exécute un espion présumé du Mossad et de la CIA

L'Iran a exécuté un homme soupçonné d'espionnage pour les services secrets israéliens et américains, a annoncé lundi la justice iranienne, dernière d'une série d'exécutions depuis le début de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis.

Erfan Shakourzadeh « a été pendu pour collaboration avec les services de renseignements des Etats-Unis et le Mossad », services extérieurs israéliens, a écrit Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire. Il travaillait au sein de « l'une des organisations scientifiques du pays actives dans le domaine spatial », selon Mizan, qui l'accuse d'avoir « sciemment » transmis des informations classifiées à la CIA et au Mossad.

La République islamique fait de longue date l'objet d'accusations de la part des Occidentaux, qui la soupçonnent d'utiliser son programme spatial pour développer ses capacités en matière de missiles balistiques.

Les arrestations et exécutions, en particulier liées à des dossiers d'espionnage, se multiplient en Iran depuis le l'attaque américano-israélienne du 28 février qui a déclenché une guerre régionale. La semaine dernière, trois hommes ont été pendus pour leur implication présumée dans les manifestations qui ont secoué le pays en décembre et janvier.

Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights (IHR) et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).

12:23    L'effet domino de la guerre au Moyen-Orient sur les baleines au large de l'Afrique du Sud

Dans un effet en cascade inattendu, les guerres et tensions au Moyen-Orient affectent à des milliers de kilomètres les groupes de baleines vivant une partie de l'année dans l'océan à la pointe de l'Afrique.

Les risques de collisions entre navires et cétacés au large de l'Afrique du Sud « ont considérablement augmenté » avec le report du trafic du canal de Suez vers le cap de Bonne-Espérance, selon un rapport scientifique présenté ce mois-ci devant la Commission baleinière internationale (IWC) que l'AFP a consulté.

Le sujet est depuis longtemps identifié comme un véritable problème par scientifiques et défenseurs de l'environnement. Les collisions, largement sous-documentées, constituent une « cause majeure de mortalité chez les baleines », d'après un article publié en 2024 dans la revue Science. Des vidéos publiées par des marins sur les réseaux sociaux ont fini de convaincre Els Vermeulen, responsable de l'unité de recherche sur les cétacés à l'université de Pretoria, d'étudier ce risque à la pointe de l'Afrique.

« On voyait des personnes à bord de cargos traversant des bancs denses de baleines à bosse en disant +Waouh, regardez toutes ces belles baleines qu'on voit+. Moi, ça me figeait le coeur parce qu'on savait qu'ils en percutaient quelques-unes », raconte-t-elle à l'AFP.

L'effet de la recrudescence du trafic a pu être analysé car elle précède la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Dès le 19 novembre 2023, les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l'Iran, avaient attaqué et capturé le cargo Galaxy Leader. Cet épisode, suivi d'autres visant encore la marine marchande en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, a déplacé le trafic maritime.

La division par deux du passage de bateaux commerciaux au détroit de Bab-el-Mandeb et à Suez - entre Méditerranée et océan Indien - s'est traduite par un doublement du trafic au cap de Bonne-Espérance, selon les données de la plateforme Portwatch du Fonds monétaire international (FMI). Entre le 1er mars et le 24 avril 2026, 89 navires commerciaux ont passé le cap de Bonne-Espérance en moyenne chaque jour, contre 44 sur la même période de 2023.

Le trafic quadruple

« Les estimations de la densité de trafic maritime ont considérablement augmenté depuis décembre 2023, tout comme le risque de collision (proportionnel à cette densité) », observe le rapport dirigé par Els Vermeulen. Pire, « le trafic le plus rapide, qui présente le plus grand risque d'accident, a quadruplé », relève le document à propos des bateaux naviguant à plus de 15 noeuds (27,7 km/h).

Le tout alors que l'Afrique australe était déjà auparavant identifiée comme l'une des « régions à haut risque de collision », dans l'article de la revue Science. « Les animaux n'ont pas eu le temps de s'adapter au trafic maritime », explique à l'AFP Chris Johnson, responsable de l'initiative de Protection des baleines et des dauphins de l'ONG WWF.

« On pourrait penser que lorsqu'on entend un bruit fort, on s'éloigne. Mais ce n'est pas le cas pour certaines espèces », explique-t-il en décrivant le cas de baleines bleues aux Etats-Unis. « Quand (elles) entendent un navire, elles s'arrêtent et plongent juste sous la surface. »

Route alternative

Pour la baleine franche australe, l'intensification du trafic intervient alors que « la reconstitution des populations a ralenti en raison du changement climatique », précise Els Vermeulen. Autre évolution, des super-groupes de baleines à bosse se nourrissent désormais de façon saisonnière près du de la ville sud-africaine du Cap.

S'il est difficile d'attribuer cette nouveauté au changement climatique, « c'est quelque chose qu'on observe depuis 2011 », indique Ken Findlay, consultant dans l'économie bleue. « Cela participe à accroître le risque de collisions », ajoute ce contributeur au rapport. « Comme elles s'alimentent, elles sont absorbées par autre chose, ce qui augmente les risques », complète Els Vermeulen.

Son rapport propose une route de navigation alternative qui serait en mesure, d'après des estimations, de réduire le risque de collision de 20% à 50% selon l'espèce, tout en rallongeant le trajet de seulement 20 milles marins, négligeable sur des distances jusqu'à 10.000 milles marins. Le premier armateur au monde, le suisse MSC, a par exemple déjà modifié ses routes de navigation pour ces raisons, au large du Sri Lanka ou de la Grèce.

Pour avancer dans cette voie à la pointe de l'Afrique, cela demande plus de données. A la tête de l'ONG Ocean Action Network, Estelle van der Merwe imagine pour les collecter une application dédiée ou un partage de localisation via messagerie. Des caméras embarquées dont les images sont analysées par IA doivent aussi offrir des perspectives intéressantes d'ici plusieurs années.

« Toutes les solutions et mesures d'atténuation disponibles seront examinées », a assuré le ministère sud-africain de l'Environnement (DFFE) dans un communiqué à l'AFP.

12:15 Soudan   Au moins 880 civils tués entre janvier et avril dans des frappes de drones, selon l'ONU

Au moins 880 civils ont été tués par des frappes de drones depuis janvier au Soudan, où le conflit vient d'entrer dans sa quatrième année, a rapporté lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk dans un communiqué.

Les frappes de drones ont causé la mort d'au moins 880 civils - soit plus de 80% de l'ensemble des décès de civils liés au conflit - entre janvier et avril de cette année, selon le communiqué. « Si des mesures ne sont pas prises sans délai, ce conflit risque d'entrer dans une nouvelle phase, encore plus meurtrière », a alerté M. Türk.

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Au moins 880 civils ont été tués par des frappes de drones depuis janvier au Soudan, où le conflit vient d'entrer dans sa quatrième année, a rapporté lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk dans un communiqué.

Les frappes de drones ont causé la mort d'au moins 880 civils - soit plus de 80% de l'ensemble des décès de civils liés au conflit - entre janvier et avril de cette année, selon le communiqué. « Si des mesures ne sont pas prises sans délai, ce conflit risque d'entrer dans une nouvelle phase, encore plus meurtrière », a alerté M. Türk.

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