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Publication épinglée 21:59 21:59 Le Podcast de L'Orient-Le Jour   « Il n'y a que le provisoire qui dure » : découvrez le 2e épisode de « L'Orient-La Nuit »

« Il n’y a que le provisoire qui dure ». Au Liban, cette phrase n’est pas une simple formule, mais une manière de vivre. C’est le point de départ de ce deuxième épisode de L’Orient-La Nuit.

Autour de la table, deux invités incarnent chacun à leur manière cette expérience du temps suspendu. Fouad Elkoury, l’un des plus grands photographes du monde arabe, auteur, entre autres ouvrages, de « Liban provisoire » (Fernand Hazan, 1998), et Aline Kamakian, fondatrice notamment du restaurant Mayrig, promotrice de la cuisine arménienne et cheffe engagée au sein de World Central Kitchen, une ONG qui officie à travers le monde entier et, au Liban, distribue des repas aux déplacés de guerre. Deux parcours, deux façons d’habiter l’incertitude.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Tous deux sont profondément ancrés dans ce pays où l’urgence n’est plus un état exceptionnel mais permanent. Le provisoire s’installe, devient structure, façonne notre rapport au monde. Dans cet espace sans fondation stable, le rapport à demain se brouille, le futur devient difficile à imaginer autrement que comme répétition ou rupture.

Cette suspension permanente fait émerger une forme de « barzakh » contemporain : ni pleinement ici, ni déjà ailleurs, ni totalement dans la catastrophe, ni vraiment dans l’après. Un espace où les vies se déploient sans horizon, prises dans une panne de l’imaginaire politique autant que dans l’érosion des possibles.

La conversation est ponctuée d’un témoignage recueilli par Clara Hage auprès de Nasser, un déplacé du Liban-Sud et de messages vocaux laissés par nos lecteurs. Tous donnent à entendre les formes multiples de cette vie en suspens — parfois subie, parfois assumée, parfois transformée en stratégie de survie.

L’Orient-La Nuit, c’est :

  • Une conversation (avec un ou plusieurs invités) menée par Anthony Samrani et Stéphanie Khouri : échange avec des penseurs, des écrivains, des artistes, des responsables d’associations, ou encore des soignants, ces voix connues ou moins connues qui donnent au Liban toute son âme.
  • Des reportages audio réalisés par Clara Hage aux quatre coins du pays.
  • Des respirations culturelles (concert, lecture de poèmes, interventions artistiques diverses) avec des artistes libanais comme des artistes du monde entier qui souhaitent exprimer leur solidarité avec le Liban.
  • Des témoignages de Libanais du Liban et de la diaspora à partir d’une collecte de messages vocaux laissés sur un numéro WhatsApp de L’Orient-Le Jour (appel à témoignages autour des questions abordées dans les émissions).
  • Un podcast à retrouver sur les plateformes suivantes :

13:48    Plus de 56 000 hectares de terres agricoles touchés par les attaques israéliennes, selon le ministère de l’Agriculture

Plus de 56 000 hectares de terres agricoles au Liban ont été affectés par les attaques israéliennes en cours, avec des dégâts dévastateurs sur les exploitations agricoles, le bétail et les infrastructures de production alimentaire dans le Sud, selon le ministère de l’Agriculture, qui a mis en garde contre des menaces croissantes sur la sécurité alimentaire et l’économie rurale.

Environ 56 264 hectares de terres agricoles à l’échelle nationale ont été touchés, dont environ 18 559 hectares ayant subi des dommages directs, ce qui représente 22,5 % des zones agricoles situées dans les zones de conflit au Sud, précise un rapport en ce sens. Au total, 64 localités du Sud ont enregistré différents degrés de destruction affectant les terres agricoles, les systèmes d’irrigation, les infrastructures agricoles et les installations liées aux chaînes de valeur alimentaires et agricoles.

Les petits agriculteurs ont été identifiés comme les plus durement touchés, les petites exploitations représentant près de 80 % des fermes dans le sud du Liban. Les responsables ont averti que ces destructions constituent une menace directe pour les moyens de subsistance ruraux et la stabilité économique locale. « Les arbres fruitiers, en particulier les agrumes, les bananeraies et les oliveraies, figurent parmi les cultures les plus fortement endommagées. Les zones touchées comprennent environ 11 075 hectares d’arbres fruitiers et environ 6 600 hectares d’oliveraies, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’impact à long terme sur l’agriculture pérenne et la production alimentaire stratégique », indique le rapport.

Le ministère de l'Agriculture a également indiqué que 23 611 agriculteurs se sont jusqu’à présent inscrits sur sa plateforme agricole, dont 5 803 au cours de la seule semaine écoulée. Les données montrent que près de 77,9 % des agriculteurs du sud du Liban restent déplacés de leurs villages, tandis que seulement 22,1 % continuent de résider dans leurs zones.

Les pertes d’infrastructures concernent environ 4 269 hectares de terres agricoles, 1 617 fermes et 793 serres agricoles en plastique. Les installations de transformation alimentaire, les presses à olives et à caroube, les centres d’emballage, les unités de refroidissement et les centres de collecte agricole ont également subi d’importants dégâts.

Sévères pertes en bétail

Les pertes en bétail sont sévères, avec la mort d’environ 1 848 856 volailles, moutons, chèvres et bovins. Le rapport documente également des pertes importantes dans l’apiculture et la pisciculture, incluant plus de 29 000 ruches détruites et près de 2 030 tonnes de production de poisson perdues.

Les agriculteurs ont identifié des besoins urgents incluant des médicaments agricoles, du carburant pour l’irrigation, l’accès à l’eau, l’alimentation du bétail, les soins vétérinaires, les vaccinations et un soutien logistique pour transporter les produits vers des zones plus sûres. Les cazas de Bint Jbeil, Marjeyoun et Tyr enregistrent les niveaux les plus élevés de besoins agricoles d’urgence.

En réponse, le ministère de l’Agriculture a indiqué qu’il continue de mettre en œuvre un plan national d’urgence global axé sur la protection de la production agricole et animale, le maintien des chaînes d’approvisionnement alimentaire, la stabilisation des marchés et la fourniture d’une assistance directe aux agriculteurs touchés en coordination avec les organismes gouvernementaux, les organisations internationales et les agences donatrices.

Le ministère a ajouté que des mesures exceptionnelles sont introduites pour faciliter les importations de produits agricoles essentiels et accélérer le mouvement des cargaisons via les ports et les points de passage frontaliers, tout en renforçant le contrôle des marchés et des prix avec les autorités de sécurité alimentaire et de protection des consommateurs.

Les autorités ont également annoncé des plans, en coopération avec des donateurs et partenaires internationaux, pour fournir « plus de 1,65 million de dollars d’aide en espèces bénéficiant à environ 4 840 agriculteurs ». Des paquets d’aide supplémentaires comprendront des intrants agricoles, des aliments pour animaux, des pompes solaires et la réhabilitation des infrastructures agricoles endommagées pour près de 1 850 agriculteurs supplémentaires.

Les programmes de soutien impliquent un éventail d’organisations internationales et humanitaires, dont le Programme alimentaire mondial, l’Union européenne, des agences des Nations unies, ainsi que des groupes locaux et internationaux spécialisés dans le développement agricole et la résilience rurale.

13:38 Dans la presse   Des sénateurs américains interpellent le Centcom sur les déplacements forcés de population au Liban et en Iran

Un groupe de 12 sénateurs démocrates a adressé une lettre au Commandement central américain (Centcom) pour le questionner sur la coordination entre Israël et les États-Unis dans la mise en place des vastes « zones d’évacuation » au Liban et en Iran, donnant lieu à d'importants déplacements forcés accusés de constituer de graves violations du droit international humanitaire.

Dans une lettre datée du 4 mai adressée au chef du Centcom, dont l'agence américaine Associated Press (AP) a eu connaissance, ces élus américains ont pointé le fait que ces avertissements généralisés englobant des centaines de kilomètres carrés « ont servi à déplacer durablement des populations et à détruire des maisons et des villes », ajoutant que certains civils ayant refusé de quitter leur domicile dans ces zones ont été tués dans des frappes ultérieures.

« Zones de mort »

Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, qui a rapidement gagné le Liban avec l'entrée en guerre du Hezbollah le 2 mars, l’armée israélienne publie régulièrement des avertissements assortis de cartes couvrant de larges portions des territoires libanais et iraniens, sommant l'ensemble des populations civiles de fuir ces zones. Ces pratiques, qui ont fait plus d'1,2 million de déplacés au Liban depuis le 2 mars selon l'ONU, avaient déjà été largement employées par Israël lors de son offensive contre la bande de Gaza, où la conduite des hostilités menée par l'armée israélienne est accusée d'être constitutive d'un génocide selon de nombreux experts de la question, dont une commission mandatée par l'ONU.

Ces 12 élus menés par le sénateur du Vermont, Peter Welch, estiment que la pratique israélienne consistant à déclarer unilatéralement des avertissements d’évacuation massifs au Liban et en Iran « contrevient probablement aux lois internationales que les États-Unis ont contribué à élaborer en matière de guerre humanitaire ». Parmi les autres signataires figurent Bernie Sanders, le 2e sénateur du Vermont, un indépendant allié aux démocrates, Elizabeth Warren, du Massachusetts, ou encore Tammy Baldwin, du Wisconsin.

Le courriel demande en outre au chef du Centcom dans quelle mesure les forces américaines ont apporté leur soutien et leur coordination à Israël dans l'établissement des cibles militaires en Iran ou au Liban et la conduite des bombardements, ou encore si elles ont fourni une assistance ou des renseignements ayant aidé l’armée israélienne à imposer ces zones d’évacuation, qui s'étendaient sur plus de 1 600 km² au Liban.

Les sénateurs estiment aussi que l'établissement de telles zones, qualifiées de « zones de mort », ne dispense pas les forces israéliennes et américaines « de leur responsabilité juridique absolue de vérifier que chaque personne ou installation civile visée par des drones, avions ou tirs est effectivement une cible militaire ». Ils affirment également que l’usage de ces zones a été associé à « la mort de milliers de civils ». Au Liban, au moins 2 727 personnes ont été tuées depuis le 2 mars par ces attaques israéliennes, selon le dernier bilan du ministère de la Santé, tandis que les autorités iraniennes font état de plus de 3 000 morts dans les frappes américano-israéliennes depuis le 28 février.

« Tournant » au sein du Parti démocrate

Israël affirme que ces ordres d’évacuation forcés visent à « maintenir les civils hors des zones dangereuses (...) où opère le Hezbollah », qui dispose de tunnels et de caches d'armes dans un certain nombre de villages du Liban-Sud. Mais selon des experts du droit international, les avertissements israéliens sont incohérents, souvent excessivement larges et imprécis, et sont parfois diffusés avec un très court préavis ou au milieu de la nuit. Dans certains cas, certains ordres d'évacuation ne sont suivis d’aucune frappe, tandis que dans d’autres, ces frappes touchent des zones résidentielles sans aucun avertissement préalable.

La lettre a été envoyée trois semaines après le lancement d'une initiative du sénateur Bernie Sanders, soutenu par une trentaine d'élus, visant à bloquer des ventes d’armes à Israël, signe d’un mécontentement croissant au sein du parti envers le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les guerres à Gaza, au Liban et en Iran. Deux résolutions visant à empêcher la vente américaine de bulldozers et de bombes à Israël ont toutefois été rejetées à cette occasion, puisque tous les élus républicains s’y étaient opposés, par 40 voix contre 59 et 36 contre 63.

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