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08:17    Une base de l'armée syrienne visée par des missiles tirés d'Irak

L'armée syrienne a confirmé lundi que l'une de ses bases dans le nord-est du pays avait été visée par des tirs de missiles en provenance d'Irak, un responsable de sécurité irakien accusant une faction armée pro-iranienne d'être à l'origine de l'attaque. « L'une de nos bases militaires (...) dans la province de Hassaké a été visée par une attaque de missiles », a indiqué l'armée dans un communiqué.

Depuis la zone frontalière de Rabia, dans le nord de l'Irak, « une faction irakienne a tiré sept roquettes (...) en direction d'une base dans la région de Hassaké », avait auparavant précisé un responsable irakien, préférant rester anonyme. Une plateforme de lance-roquettes a été retrouvée abandonnée dans le secteur de Rabia, a-t-il indiqué. La base visée de l'armée syrienne a été récemment abandonnée par des forces américaines de la coalition internationale antijihadiste. « Nous sommes en contact et nous nous coordonnons avec le côté irakien concernant cet incident, et ils ont confirmé que l'armée irakienne avait lancé une opération pour retrouver les auteurs », a indiqué l'armée syrienne.

Sipan Hamo - un haut commandant des forces kurdes récemment nommé au poste de ministre syrien adjoint à la Défense pour la région est - a exprimé sa condamnation de l'attaque visant la base de la zone de Rmeilan. « Nous tenons les autorités irakiennes pleinement et directement responsables de cet acte, car elles n'ont pas su contrôler leur territoire et empêcher qu'il ne soit utilisé pour lancer des attaques qui menacent notre sécurité et notre intégrité territoriale », a commenté le ministre, précisant que l'incident avait causé « des dégâts matériels, sans faire de victime ».

Depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, le 28 février, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix. Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions sont visées par des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël.

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08:10 Guerre   Trump évoque des « négociations » avec l'Iran, Téhéran nie et vise de nouveau Israël

Dans un spectaculaire revirement, le président américain Donald Trump a évoqué des « négociations » avec un responsable iranien non-identifié et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique, laquelle a lancé de nouveau des missiles vers Israël mardi matin. L'armée israélienne a dit tenter d'intercepter des projectiles iraniens puis dépêcher des soldats dans le sud du pays en raison du signalement d'impacts. Au fil de la nuit, les forces armées avaient déjà mis en garde contre des salves successives de missiles d'Iran.

La nuit a aussi donné lieu à des raids israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, mais aussi plus au sud, à Bshamoun, faisant deux morts selon le gouvernement libanais. D'après le site d'informations Axios, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, se serait entretenu avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Mais le responsable iranien a démenti, sur X, affirmant que « de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, lui, affirmé que Donald Trump estimait possible « de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux ». Côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a nié lundi « toute négociation avec les Etats-Unis au cours des 24 derniers jours de cette guerre imposée ». Il a toutefois reconnu avoir reçu via des « pays amis » des « messages transmettant une demande américaine de négociations » pour faire cesser le conflit.

Selon Axios et l'agence de presse Reuters, MM. Witkoff et Kushner, et possiblement le vice-président JD Vance, pourraient rencontrer une délégation iranienne dès cette semaine au Pakistan. Interrogée à ce sujet par l'AFP, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, n'a pas démenti mais répondu que de telles « spéculations » ne devaient pas « être considérées comme avérées tant qu'elles n'ont pas été officiellement annoncées par la Maison Blanche ». Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a, lui, promis à Téhéran l'aide d'Islamabad pour ramener la paix dans la région.

Report de 5 jours

Sur son réseau Truth Social, le président américain a annoncé un report « de cinq jours » des frappes qu'il menaçait de lancer sur des centrales électriques et autres infrastructures en Iran si la République islamique ne débloquait pas le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Face à la presse, il a ajouté que Washington et Téhéran avaient trouvé des « points d'accord majeurs » lors de négociations menées avec un « haut dirigeant » qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Donald Trump a toutefois menacé de « continuer à bombarder allègrement » si les négociations échouaient. Malgré ces déclarations, l'agence de presse iranienne Fars a signalé tôt mardi que des infrastructures énergétiques avaient été visées par des frappes israélo-américaines à Ispahan (centre) et Khorramshahr (sud-ouest).

La volte-face de M. Trump, peu avant l'ouverture de Wall Street lundi, avait débuté avec un premier message, où le président s'était félicité de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilités. En réaction, les cours du pétrole ont brutalement chuté de plus de 10% lundi - avant toutefois de rebondir mardi matin en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, repassant au-dessus des 100 dollars. Les marchés asiatiques affichent de leur côté leur soulagement mardi matin, comme les Bourses européennes (hormis Londres) et Wall Street lundi.

Frappes au Liban

En réponse à l'ultimatum de M. Trump, l'Iran avait menacé de fermer complètement le détroit d'Ormuz et de cibler « toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis », selon l'agence Fars citant l'armée iranienne. De leur côté, les médias d'Etat iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles au Moyen-Orient, dont les deux principales centrales électriques d'Israël, Orot Rabin et Rutenberg.

Au Liban, où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés, l'armée israélienne a repris ses frappes contre la banlieue sud de Beyrouth. Sept raids aériens israéliens y ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, selon l'agence Ani. Lundi soir, déjà, des images de l'AFPTV ont montré d'épais nuages de fumée s'élever au-dessus de cette zone qui n'avait pas été visée depuis vendredi. Deux personnes ont par ailleurs été tuées et cinq autres blessées dans un raid d'Israël contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi le ministère libanais de la Santé.

Du côté des pays du Golfe visés ces derniers jours par l'Iran, l'Arabie saoudite a détruit mardi au moins une vingtaine de drones, selon son gouvernement, quand l'armée du Koweït a dit agir contre des missiles et drones « hostiles ».

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07:45 Liban   Deux morts dans une frappe israélienne contre Bchamoun

Deux personnes ont été tuées dans un raid israélien contre un appartement dans le village de Bchamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi le ministère libanais de la Santé. « Le raid mené par l'ennemi israélien contre le village de Bchamoun, dans le district d'Aley, a fait, selon un bilan provisoire, deux morts parmi la population civile et cinq blessés », a déclaré le ministère dans un communiqué.

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