Six personnes ont été tuées jeudi par des frappes aériennes et tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.
La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé six morts en plusieurs endroits, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre. Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lorsqu'un drone israélien a frappé le camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de Gaza, d'après cette source. Quatre autres personnes ont péri lors d'attaques distinctes. Les hôpitaux de Gaza ont confirmé avoir reçu les corps de six victimes.
L'une de ces frappes a visé le véhicule de Hazem Qassem, porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas, selon une source sécuritaire à Gaza. Il ne se trouvait pas dans le véhicule au moment de la frappe, mais son garde du corps a été tué. Ce dernier figure parmi les six victimes signalées par la défense civile.
Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire. Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.
Avant ces attaques, le dernier bilan du ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU, faisait état d'au moins 1.092 Palestiniens tués à Gaza depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre.
Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien. Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.