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Publication épinglée 22:02 22:02 Podcast   « L'Orient sur le divan » : découvrez le 7e épisode de L'Orient-La Nuit

Pour cette édition de « L’Orient-La Nuit », nous ne recevons ni politicien, ni artiste, ni psychologue, ni activiste… Pour ce 7e épisode de notre podcast, ce sont quelques-uns de nos journalistes que nous mettons sur le divan.

Lors d’un échange toujours placé sous le signe de l’intimité, Rita Sassine, Salah Hijazi, Caroline Hayek et Scarlett Haddad partagent avec notre co-rédacteur en chef, Anthony Samrani, notre journaliste, Stéphanie Khouri, et avec vous, les coulisses de leur travail, leurs combats, leurs espoirs - ou ce qu’il en reste -, mais aussi leurs doutes et leurs peurs.

Retrouvez-nous pour découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur leur métier, sur la façon dont ils contribuent à faire votre journal, sur les défis qu’ils rencontrent et comment ils les gèrent…

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

De gauche à droite : Salah Hijazi, Stéphanie Khouri, Caroline Hayek, Rita Sassine, Scarlett Haddad et Anthony Samrani.

Retrouvez, ici, les précédents épisodes de notre podcast :

22:02 Escalade régionale   L'Iran juge un accord avec les Etats-Unis proche malgré les divergences avec Trump

L'Iran et le médiateur pakistanais ont affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis était proche pour mettre fin à trois mois et demi de conflit au Moyen-Orient, un haut responsable américain affichant également un ton optimiste. Après des semaines de négociations laborieuses et d'espoirs déçus à plusieurs reprises, est-on dans la dernière ligne droite ? Les principaux protagonistes se disent confiants même si la version du texte donnée par les médias iraniens diffère significativement de celle avancée par Washington.

« Le mémorandum d'entente d'Islamabad (capitale du Pakistan, médiateur des négociations) n'a jamais été aussi proche », a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, appelant les médias à ne pas « spéculer sur son contenu et promettant des détails « en temps voulu ». Le porte-parole de son ministère a confirmé sur la télévision d'Etat qu'une entente avait été trouvée « sur la plupart des points » et qu'une réunion était en cours pour « obtenir un consensus entre les instances décisionnelles » en Iran.

Même tonalité positive du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans ce conflit déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février, avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril. « La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui », selon Shehbaz Sharif.

Et à Washington, le haut responsable estime sous couvert d'anonymat qu'il y a « 80 à 85% » de probabilité d'un accord-cadre (Memorandum of understanding) ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais « pas 100% ». « La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie », a-t-il averti.

« A quoi sert un accord ? »

La Suisse s'est déjà proposée pour accueillir une éventuelle signature, alors qu'un sommet du G7 en présence de Donald Trump doit commencer lundi à Evian, sur les bords du lac Léman, côté français. Et les marchés parient sur un accord, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril.

Le président américain, qui a déjà annoncé par 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat et alors que son pays devrait être à la fête avec le Mondial de foot co-organisé par les Etats-Unis. Il s'est fendu vendredi d'un message furieux. « Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit », a écrit le milliardaire républicain sur son réseau Truth Social. « Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux il est impossible de négocier de bonne foi », a-t-il lancé.

L'agence de presse iranienne Mehr avait publié dans la journée ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions drastiques: maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, droit à l'enrichissement d'uranium, déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger.

Washington livrait de son côté une toute autre version du texte. Le compromis doit selon le responsable mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Il doit aussi aboutir au « démantèlement » du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait « détruit sur place » puis « sorti » du pays.

Téhéran dément vouloir se doter de la bombe atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël.

Enfin, sur la question des avoirs, « les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion », a insisté sur X le vice-président américain JD Vance. Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie.

Le conflit au Liban

Le conflit a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale. « Je ne sais pas si cela sera bon ou mauvais pour nous », réagit à Téhéran auprès de l'AFP une femme de 29 ans, demandant à rester anonyme. « L'objectif principal de cette guerre était que les Etats-Unis démantèlent le système, et cela n'a pas été le cas. Alors, à quoi sert un accord ? »

Autre point d'achoppement majeur, le front libanais. Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran alors que Washington avait toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir « éliminer » le mouvement chiite, des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts.

20:59 Guerre au Moyen-Orient   « 80 à 85% » de chances d'accord avec l'Iran selon Washington

Un haut responsable américain a estimé vendredi à « 80 à 85% », mais « pas 100% », la probabilité qu'un accord soit signé avec l'Iran dans les « prochains jours ». Pendant un échange avec la presse, il a dit se « sentir très bien » quant à la conclusion des négociations, tout en avertissant que la « ligne d'arrivée n'était pas encore franchie ».

Les Etats-Unis se sont efforcés vendredi d'imposer leur version des discussions, après que Donald Trump a accusé vendredi l'Iran de mentir sur le contenu du projet d'accord. Le haut responsable cité plus haut a précisé que le texte était un « accord-cadre » (Memorandum of understanding) ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques. Cette même source, qui a requis l'anonymat, a assuré que l'accord en question allait « rouvrir le détroit » d'Ormuz et « lever le blocus » américain des ports iraniens.

Le compromis doit selon lui mener au « démantèlement » du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium enrichi, qui serait « détruit sur place » puis « sorti » du pays. L'accord prévoit un « régime d'inspection », a indiqué le haut responsable, en ajoutant que l'Iran pour sa part bénéficierait de la levée d'une « grande partie » des sanctions économiques s'il respectait les termes de l'accord.

Liban

Le haut responsable américain a assuré que le texte en discussion avec l'Iran « incluait le Liban », en se disant optimiste que le résultat final des négociations convienne également à Israël et aux pays du Golfe. Concernant de possibles réticences côté iranien, il a affirmé qu'il existait un « large consensus » en faveur de l'accord à Téhéran, y compris au sein des gardiens de la révolution, parmi les « tenants d'une ligne dure » et parmi les « autorités civiles ».

Il a jugé que deux facteurs avaient permis d'accélérer les négociations: des avancées sur l'uranium enrichi et le contrôle selon lui affaibli de Téhéran sur le détroit d'Ormuz, ce point de passage névralgique pour le commerce mondial de pétrole.

« Voilà ce qu'ils ont accepté », a indiqué un autre haut responsable à l'AFP, en exposant cinq points: « le matériau nucléaire (iranien) sera détruit et enlevé » ; « le programme nucléaire sera démantelé » ; « leurs fonds ne seront pas libérés avant qu'ils ne remplissent les termes » ; « le détroit d'Ormuz sera ouvert » ; « pas de financement des groupes terroristes par l'Iran ».

« Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit. Ce qu'ils ont dit, y compris leur déclaration faible et pathétique sur l'accord qui serait conclu, est sans rapport avec la réalité », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.

« Fausses informations »

Le vice-président JD Vance, dont Donald Trump a dit jeudi qu'il représenterait les Etats-Unis en cas de signature dès ce week-end, a lui dénoncé des « fausses informations » en circulation. « Les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion », a-t-il écrit sur X.

L'agence de presse iranienne Mehr, citant une source proche de l'équipe de négociation iranienne, a elle publié ce qu’elle a présenté comme le texte discuté, qui prévoit une « cessation permanente et immédiate des hostilités (...) y compris au Liban », « 60 jours de négociations pour parvenir à un accord sur les questions nucléaires et la levée complète des sanctions » américaines.

Elle a affirmé que le projet incluait la « libération de 24 milliards de dollars de fonds iraniens bloqués pendant la période finale de négociation de 60 jours ». « Les négociations finales ne débuteront pas avant la libération de la moitié des fonds iraniens bloqués, la suspension des sanctions visant le pétrole iranien et la levée du blocus naval », a-t-elle affirmé.

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