La police fédérale australienne a annoncé lundi qu'elle enquêtait sur des accusations de mauvais traitements infligés par des responsables israéliens sur des Australiens arrêtés après l'interception de la flottille d'aide pour Gaza le mois dernier.
Plusieurs de ces militants ont affirmé avoir été soumis à des « violences physiques, psychologiques et sexuelles » de la part de leurs geôliers israéliens et ont exigé que Canberra prenne des mesures.
À l'issue d'une rencontre avec la ministre des Affaires étrangères Penny Wong lundi, le groupe a affirmé que le gouvernement australien s'était « engagé à mener une enquête indépendante » sur ces allégations.
Dans un communiqué, la police fédérale australienne a confirmé avoir « entamé des investigations sur des accusations formulées par un représentant du groupe ».
« La (police fédérale) adopte une approche centrée sur les victimes, et basée sur la teneur de leurs traumatismes », a déclaré un porte-parole, ajoutant que la police fera le point « en temps voulu ».
La ministre des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré ce mois-ci qu'elle croyait les femmes affirmant avoir été victimes d'abus et d'agressions sexuelles de la part des forces israéliennes.
L'ambassade d'Israël à Canberra n'a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire de l'AFP.
Israël a arrêté plus de 430 militants originaires de différents pays du monde après les avoir interceptés dans les eaux internationales le 18 mai, alors qu'ils tentaient, pour la énième fois, de briser le blocus israélien imposé au territoire palestinien.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait suscité une vague de condamnations après avoir publié une vidéo se moquant des militants de la flottille alors que ceux-ci avaient les mains liées.
Un certain nombre de pays européens ont interdit à M. Ben Gvir d'entrer sur leur territoire en raison de son comportement. Ce ministre d'extrême droite fait l'objet, depuis l'an dernier, d'une interdiction de voyager, l'empêchant notamment d'entrer en Australie.
La France et l'Italie ont récemment annoncé avoir ouvert des enquêtes à la suite de signalements de leurs ressortissants détenus en Israël à la suite de l'interception de cette flottille.