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21:02 Libye   Seif al-Islam sera inhumé à Bani Walid, fief pro-Kadhafi

Le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, assassiné par des inconnus mardi, sera inhumé vendredi en Libye à Bani Walid, fief d'une tribu restée fidèle au colonel Kadhafi qui dirigea le pays pendant plus de 40 ans, ont affirmé deux de ses frères.

« La date et le lieu de l'inhumation ont été décidés d'un commun accord par la famille », a indiqué jeudi sur Facebook Mohamed Kadhafi, demi-frère de Seif al-Islam, annonçant les funérailles à Bani Walid (ouest), à 170 km au sud de Tripoli, « après la prière du vendredi ». Ce choix, qui « témoigne de notre respect » pour Bani Walid et ses habitants, est un « signe de reconnaissance pour leurs convictions », a ajouté l'aîné des fils Kadhafi. Seif al-Islam sera inhumé « chez les Werfalla, à côté de son frère Khamis », a confirmé sur X Saadi, un autre frère.

Bani Walid, localité de 100.000 habitants, est le bastion de la puissante tribu des Werfalla, qui honore encore avec ferveur la mémoire de Mouammar Kadhafi, renversé en 2011. A chaque anniversaire de son coup d'Etat en 1969, les habitants arborent des drapeaux verts et paradent avec son portrait.

Depuis la mort de Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver sa stabilité. Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: un gouvernement basé à Tripoli (ouest), dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU et un autre à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils.

Le ministre de l'Intérieur, Imad Trabelsi, a déploré le décès du fils de Mouammar Kadhafi et annoncé avoir « donné des instructions » aux forces de l'ordre locales pour « assurer la sécurité des funérailles ». M. Dbeibah a de son côté affirmé que l'assassinat « nous rappelle que le sang libyen, quelle que soit la personne à laquelle il appartient, reste une ligne rouge ». « La Libye pour laquelle nous oeuvrons est un Etat de droit et d'institutions, où les différends sont gérés par le dialogue, et non par la violence », a assuré M. Dbeibah.

Longtemps considéré comme le dauphin de son père, Seif al-Islam Kadhafi a été assassiné mardi dans la maison où il résidait à Zenten (nord-ouest). Le parquet a annoncé une enquête. Recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté en 2011 dans le sud libyen, détenu à Zenten, puis condamné à mort en 2015 avant de bénéficier d'une amnistie. Le lieu de son enterrement a fait l'objet de spéculations.

Selon des médias de l'Est, les autorités loyales au maréchal Haftar avaient accepté son inhumation à Bouhadi, au sud de Syrte (est), où est né Mouammar Kadhafi. Mais un proche de Seif al-Islam a assuré sur Facebook qu'elles avaient imposé de strictes conditions, comme l'interdiction des expressions de deuil ou de brandir des photos. M. Dbeibah a semblé y faire allusion en dénonçant « toute tentative visant à porter atteinte au droit des proches du défunt ou de la tribu des Kadhafi d'organiser des cérémonies funéraires ».

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20:39 Diplomatie   Les Etats-Unis et la Russie vont reprendre leur dialogue militaire

Les Etats-Unis et la Russie ont décidé, lors de pourparlers sur la guerre en Ukraine menés à Abou Dhabi, de reprendre un dialogue militaire de haut niveau, un pas en avant majeur dans leurs relations après l'expiration du dernier traité de désarmement nucléaire en date liant les deux puissances.

Russes et Américains se trouvaient depuis mercredi aux Emirats arabes unis pour négocier avec les Ukrainiens une issue à quatre ans de conflit. Après deux jours de discussions, le seul résultat concret annoncé publiquement est un échange de prisonniers entre Kiev et Moscou. Dans ce contexte, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a plaidé pour des « résultats plus rapides » dans ces négociations « pas simples », où le principal point de blocage est selon lui la question des territoires. Selon le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov, les discussions ont à ce stade surtout porté sur « les méthodes de mise en œuvre d'un cessez-le-feu », et vont se poursuivre « dans les semaines à venir ».

Le Pentagone a lui annoncé que le dialogue militaire avec Moscou allait reprendre, après des « avancées productives et constructives » à Abou Dhabi, auxquelles ont assisté l'émissaire américain, Steve Witkoff, et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner. « Maintenir le dialogue entre les armées est un facteur important de stabilité et de paix dans le monde, qui ne peuvent être atteintes que par la force, et offre un moyen d'accroître la transparence et de favoriser la désescalade », a justifié le Commandement européen des forces armées américaines dans un communiqué.

Le général Alexus Grynkewich, commandant américain pour l'Europe, entend « maintenir un dialogue militaire » avec le chef d'état-major russe, le général Valéri Guérassimov, « afin d'éviter toute erreur de calcul et de prévenir toute escalade involontaire de part et d'autre ».

Inclure la Chine

Les canaux de communication interarmées entre Washington et Moscou avaient été suspendus à l'automne 2021, juste avant le déclenchement du conflit en Ukraine en février 2022. Cette annonce intervient juste après l'expiration jeudi du traité de désarmement nucléaire New Start, qui limitait l'arsenal stratégique déployé et le nombre de lanceurs de la Russie et des Etats-Unis.

Le président américain, Donald Trump, n'avait pas donné suite à la proposition de son homologue russe, Vladimir Poutine, de prolonger d'un an les limites imposées par ce traité signé pour la première fois en 2010. Washington plaide pour inclure la Chine, autre grande puissance nucléaire, dans tout futur accord de contrôle des armements, ce que Pékin a exclu jeudi, arguant que ses « capacités nucléaires (étaient) à une échelle totalement différente de celles des Etats-Unis et de la Russie ».

Donald Trump « a clairement indiqué par le passé que pour parvenir à un véritable contrôle des armements au XXIe siècle, il était impossible d'agir sans inclure la Chine, en raison de son arsenal considérable et en pleine expansion », a martelé de son côté mercredi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. Le président Vladimir Poutine a promis d'agir de façon « réfléchie et responsable » pour éviter toute nouvelle course aux armements comme du temps de la Guerre froide, et rester ouvert à la négociation.

« Travail significatif »

Concernant la guerre en Ukraine, Moscou et Kiev ont confirmé avoir échangé 157 militaires et civils de chaque camp, la première opération de ce type en quatre mois et seul résultat concret annoncé des pourparlers aux Emirats arabes unis menés mercredi et jeudi. Plus tôt dans la journée, l'émissaire américain Steve Witkoff, présent à Abou Dhabi, avait salué « des pourparlers de paix approfondis et productifs » en reconnaissant qu'il restait encore « un travail significatif à faire ».

Quant au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, il a déclaré jeudi que Vladimir Poutine était prêt à un appel d'Emmanuel Macron pour des discussions « sérieuses », après qu'une source a affirmé à l'AFP qu'un conseiller diplomatique du président français s'était rendu à Moscou mardi. Pour faire pression sur l'Ukraine, la Russie a multiplié ces derniers mois les frappes sur son réseau énergétique, provoquant des coupures d'électricité, d'eau et de chauffage d'ampleur, alors que le pays traverse un rude hiver avec des températures allant jusqu'à -20°C. Plus de 1.100 immeubles résidentiels à Kiev seront privés de chauffage pendant au moins deux mois, la centrale thermique qui les desservait ayant subi des dommages « critiques », a notamment indiqué jeudi Vitali Klitschko, le maire de la capitale ukrainienne.

Donald Trump avait obtenu de Vladimir Poutine une brève pause dans ces frappes, mais les attaques ont repris mardi. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a lancé 183 drones d'attaque et deux missiles balistiques sur son voisin, selon l'armée de l'air ukrainienne, qui a précisé avoir intercepté 156 drones. A Kharkiv, la deuxième ville du pays, des infrastructures énergétiques ont été touchées, perturbant la circulation des transports en commun, selon les autorités locales.

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20:38 ONU    La famine menace de s'étendre dans l'ouest du Soudan, selon des experts

Des experts mandatés par l'ONU ont prévenu jeudi que la famine menace de s'étendre dans l'ouest du Soudan, après la chute d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord, qui a poussé des populations affamées vers des zones voisines déjà fragilisées.

Depuis avril 2023, la guerre entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) a plongé plus de 21 millions de personnes dans l'insécurité alimentaire à travers le Soudan. « Les seuils pour la malnutrition aiguë ont été dépassés » à Oum Barou et Kernoi, ont indiqué les experts du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme mandaté par l'ONU et basé à Rome. Ces deux localités se trouvent dans l'Etat du Darfour-Nord, près de la frontière tchadienne.

A Oum Barou, 18,1% des enfants de six mois à cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère. A Kernoi, ce taux atteint 7,8%. Cette progression s'explique selon les experts par un « afflux massif » de civils après la prise, fin octobre par les FSR, d'El-Facher, dernier bastion de l'armée au Darfour, qui se trouve au sud-est de ces deux localités. « Ces taux alarmants font peser un risque accru de mortalité excessive et suscitent des inquiétudes quant au fait que les zones voisines pourraient connaître des conditions catastrophiques similaires », ajoutent les experts. Ils expliquent que le « déplacement massif » de civils d'El-Facher vers les zones environnantes, a « mis à rude épreuve les ressources » des communautés locales, « aggravant l'insécurité alimentaire aiguë et la malnutrition ».

Stocks bientôt épuisés

Plus de 127.000 personnes ont fui depuis octobre El-Facher, assiégée pendant plus d'un an et demi et où l'état de famine avait été déclaré en novembre. L'ONU avait auparavant déclaré la famine dans trois camps de déplacés autour de cette ville, dans certaines zones des monts Nouba, dans le sud du pays ainsi que dans la capitale régionale Kadougli, dans le Kordofan voisin, désormais le principal front du conflit. Mardi, l'armée a annoncé avoir brisé le long siège de cette capitale du Kordofan-Sud, qui durait depuis près de trois ans.

Les violences dans la région du Kordofan ont placé des centaines de milliers de personnes au bord de la famine et ont forcé 88.000 personnes à fuir entre octobre et janvier, selon les chiffres de l'ONU. La guerre a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de « pire crise humanitaire au monde ».

Les Nations unies ont averti que leurs stocks d'aide alimentaire pourraient être épuisés d'ici à la fin mars, alors que deux tiers de la population ont un besoin urgent d’aide. Les efforts internationaux pour une trêve au Soudan sont jusque là restés lettre morte. L'armée soudanaise a reçu le mois dernier une nouvelle proposition présentée par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, sans jusque là l'accepter.

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