La ministre de l’Environnement Tamara el-Zein et le directeur régional de l’Agence française de développement (AFD), Yves Guicquéro, ont participé à une tournée mardi au Liban-Nord, dans le cadre du projet Nassim el-Bahr, focalisé sur la protection des écosystèmes marins et côtiers.
Le projet Nassim el-Bahr, mis en place par l’AFD et l’association Fair Trade Lebanon, accompagne les pêcheurs, les coopératives locales, les femmes et les jeunes à travers des pratiques plus durables. Les objectifs visent à la réduction des pollutions marines, à la diversification des revenus sur le littoral dans le Nord libanais, à l’accompagnement de pêcheurs, de femmes et de jeunes, et au développement de deux expériences de tourisme côtier responsable dans la zone d’intervention. Le secteur de la pêche souffre depuis des années de pratiques anciennes et destructrice, ce qui contribue, avec la pollution, à raréfier les ressources de la mer au large des côtes libanaises. Cette situation garde les pêcheurs dans une situation précaire, aggravée par le présent conflit qui a affecté plusieurs ports au Sud.
La visite de mardi a réuni des pêcheurs, des coopératives locales, des femmes bénéficiaires, des représentants communautaires et des partenaires autour des défis du secteur et des solutions concrètes mises en œuvre par le projet. Les échanges ont porté sur la raréfaction des ressources, la pression économique sur les métiers de la pêche, les besoins de formation, la protection des écosystèmes marins et les nouvelles perspectives de revenus.
Une session technique animée par le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS) autour des cages à crevettes a également été organisée afin d’accompagner la diversification des revenus des pêcheurs.
La ministre de l’Environnement a assuré que la protection de l’environnement marin est une priorité de son administration, « notamment à travers la préservation de la biodiversité, la réduction de la pollution plastique et la gestion durable des ressources côtières ».
M. Guicquéro a soutenu de son côté que le but était de trouver des solutions concrètes aux problèmes des pêcheurs, passant par l’amélioration des pratiques, souvent destructrices, la préservation des ressources marines et le développement des revenus des communautés.