Un « impact direct » de missile samedi soir sur la ville d'Arad, dans le sud d'Israël, a fait de nombreux dégâts et des blessés, ont annoncé les secours, après une alerte de l'armée sur une attaque imminente de missile provenant d'Iran.
« Suite aux premiers rapports faisant état d'une frappe sur la ville d'Arad, le missile a touché le centre-ville et plusieurs immeubles d’habitation », affirment les pompiers pour la région sud du pays dans un communiqué. « Trois bâtiments ont été directement frappés et de graves dégâts structurels sont signalés. Un incendie s'est déclaré à l'étage de l'une des structures (...). Des victimes ont été signalées », ont-ils ajouté.
Le chef du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, indique que le succès du tir de missile sur Dimona, en Israël, marque « l’entrée dans une nouvelle phase du conflit ». Dans un message posté sur X, le chef du Parlement a jugé que le fait qu’Israël n’ait pas pu intercepter le missile iranien tiré sur Dimona dans la soirée montrait que le ciel de l’État hébreu était « sans défense ».
« Si le régime israélien ne parvient pas à intercepter les missiles dans la zone très protégée de Dimona, c’est, sur le plan opérationnel, un signe d’entrée dans une nouvelle phase du conflit. Le ciel d’Israël est sans défense. En conséquence, il semble que le moment soit venu de mettre en œuvre les plans suivants, déjà prévus », a-t-il écrit.
Un officier a été tué samedi dans l'attaque de drone qui a visé les services de renseignement irakiens dans un quartier résidentiel du centre de Bagdad, ont annoncé ces services dans un communiqué, en pleine guerre au Moyen-Orient. Depuis le 28 février et l'attaque israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix. Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions armées sont visées par des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël.
Samedi, aux alentours de 10H00 du matin (07H00 GMT), c'est le quartier général à Bagdad des puissants services de renseignement qui a été pris pour cible lors d'une attaque de drone, a annoncé le général Saad Maan, qui dirige la cellule média des forces de sécurité irakiennes. L'attaque, dans le quartier aisé de Mansour, en pleines festivités de l'Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan, n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
« Un officier est mort en martyr », ont indiqué les services de renseignement dans un communiqué, dénonçant « une attaque terroriste menée par des éléments hors-la-loi ». Un officier a été blessé, selon un responsable de la sécurité et une source de la défense civile irakienne.
Un responsable de sécurité irakien s'exprimant sous couvert d'anonymat avait auparavant indiqué à l'AFP que la cible du drone était plus précisément « le bâtiment des télécommunications » du Renseignement national. Il a ensuite précisé que cette unité est chargée de la surveillance et du travail d'analyse concernant les frappes, attaques de drones et tirs de roquette ayant secoué ces dernières semaines la capitale irakienne.
Samedi, un second drone, qui filmait l'opération contre les services de renseignement, est tombé sur les terrains d'un club sportif très prisé de la bourgeoisie irakienne et des diplomates étrangers, selon cette source.
En soirée, un projectile est tombé à Bagdad sur le toit d'une maison du quartier d'al-Saydiya, faisant quatre blessés, d'après un responsable de sécurité. Quatre autres personnes, dont une femme, avaient également été blessées plus tôt samedi dans la chute d'un drone près d'immeubles résidentiels d'Abou Ghraib, au nord de l'aéroport de Bagdad, selon la même source.
Depuis le début de la guerre, les factions armées pro-iraniennes ont mené plusieurs attaques de drones contre l'ambassade américaine à Bagdad et un centre diplomatique et logistique américain à l'aéroport international. Samedi soir, deux explosions ont aussi été entendues à Erbil, capitale du Kurdistan autonome (nord), selon des journalistes de l'AFP. La cible de l'attaque n'était pas identifiée dans l'immédiat mais la ville abrite un consulat américain et des conseillers militaires d'une coalition internationale antijihadiste stationnent sur une base à l'aéroport de la ville.
En parallèle, les groupes armés pro-iraniens sont pris pour cible à travers l'Irak par les frappes des hélicoptères de combat de l'armée américaine, a récemment reconnu le Pentagone. Tard vendredi, un combattant du Hachd al-Chaabi a été tué dans une « frappe sioniste-américaine », a annoncé cette alliance d'ex-paramilitaires, qui englobe aussi des groupes armés pro-Iran. Le bombardement a touché la base aérienne militaire de Hlewa dans la région de Touz Khormatou, au sud de Kirkouk, selon un communiqué du Hachd, coalition intégrée aux forces régulières de l'Etat irakien.
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