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Au Liban, où nous sommes plongés à nouveau dans la guerre, au cœur d’un Moyen-Orient secoué par un conflit régional inédit, une question s’impose : comment ne pas devenir fou ? C’est le thème du premier épisode de L’Orient-La Nuit, le podcast de L’Orient-Le Jour, animé par Anthony Samrani et Stéphanie Khouri.
Pour en discuter, l'écrivain Charif Majdalani, la psychothérapeute et psychologue clinicienne Nayla Karamé Majdalani, le chanteur et compositeur -M- et le compositeur, écrivain et producteur Khaled Mouzanar.
Avec, en exclusivité,

Au-delà des trajectoires personnelles, une question plus vertigineuse nous hante : et si cette folie était aussi collective ? Dans un pays marqué par l’accumulation des violences et l’effritement des structures politiques, comment continuer à penser, à débattre, à croire en un avenir commun ? Ce premier épisode de L’Orient La Nuit esquisse une réflexion sensible sur ce que la guerre fait à nos esprits : les fragilités qu’elle creuse, les résistances qu’elle fait naître, et les liens qu’elle peut encore tisser.
L’Orient-La Nuit, c’est :
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe président Joseph Aoun a salué vendredi la « résilience incroyable » des travailleurs au Liban, dans un message publié à leur adresse sur le compte X de la présidence libanaise, à l'occasion de la fête du Travail. De leur côté, de nombreux syndicats de travailleurs ont fait part des difficultés socio-économiques auxquelles ils doivent faire face au Liban.
Un nouveau mouvement de grève dans le secteur public est à l'étude par la Ligue des fonctionnaires de l'administration publique, a-t-elle annoncé vendredi, à l'heure où la guerre dévastatrice au Liban a provoqué un gel des augmentations dans le secteur, pourtant approuvées par le gouvernement en février, face à la grogne sociale.
Dans son message sur le compte X, le président Aoun a dit mesurer « pleinement l’ampleur des défis auxquels vous (les travailleurs, ndlr) êtes confrontés, du coût de la vie aux fluctuations de la situation économique, ainsi que les conséquences des crises successives sur votre quotidien », tout en relevant leur « résilience remarquable et leur détermination à travailler et à produire ». Il a également tenu à souligner avoir « œuvré, en coopération avec le gouvernement (du Premier ministre Nawaf Salam), à lancer un processus de réformes visant à redresser la situation économique et à rétablir la stabilité, avant que la guerre récente ne vienne frapper le pays et compliquer davantage la situation. » « Nous poursuivrons tous les efforts possibles pour reconstruire ce qui a été détruit », a-t-il promis.
Le Liban a déjà subi au moins 3 milliards de dollars de pertes liées à la guerre entre le Hezbollah et Israël depuis sa reprise le 2 mars, selon le ministre des Finances Yassine Jaber, et peine à trouver des financements.
Pour sa part, la Ligue des fonctionnaires de l'administration publique a annoncé, dans un communiqué publié au cours de cette journée du 1er mai consacrée historiquement aux revendications salariales et syndicales, « qu’elle mène des consultations intensives afin de fixer des jours de grève pour la semaine prochaine, de manière que la prochaine étape soit soutenue et appuyée par la majorité des employés de l’administration publique », après une première grève au début de cette semaine, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Ce mouvement de grève a été déclenché suite à des propos du ministre des Finances qui avait affirmé vendredi dernier au quotidien al-Akhbar qu'il n'était « pas disposé pour l’instant à débourser 800 millions de dollars par an (le coût estimé des rémunérations dans le secteur public, Ndlr). »
Notant que la fête du Travail « survient dans des conditions économiques et sociales extrêmement difficiles », le président de la Fédération des syndicats du tourisme et des hôteliers libanais, Pierre Achkar, a lancé de son côté un cri d'alerte concernant son secteur, destiné aux « secteurs public et privé ». « Les réformes sérieuses, la relance économique, ainsi que la stabilité et une paix durable ne sont plus des choix, mais des nécessités urgentes pour protéger les moyens de subsistance et restaurer la confiance dans le Liban en tant que destination touristique distinctive », a-t-il écrit dans un communiqué.
De son côté, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Tripoli et du Nord, Toufic Dabboussi, a appelé les responsables à « assumer leurs responsabilités nationales en cette phase critique, en rétablissant le fonctionnement des institutions de l’État, en consolidant la sécurité et la stabilité, en faisant face à l’agression continue et en lançant un véritable processus de sauvetage qui place en priorité le soutien aux travailleurs et leur protection », selon l'Ani.
La Fédération des syndicats ouvriers et sanitaires de la Békaa, région durement touchée par les bombardements israéliens en mars et avril, a salué les travailleurs du Liban qui « font face quotidiennement à des défis économiques et sociaux sans précédent, dans un contexte de crises accumulées touchant les secteurs vitaux, notamment la santé et les services ».
Enfin, le syndicat des travailleurs agricoles a estimé que « la sécurité alimentaire dont se targuent les responsables n’est qu’un slogan vide s’il n’est pas traduit en actions concrètes ayant un impact tangible sur la vie des travailleurs et des ouvriers. »étude publiée mercredi par des organisations onusiennes et le ministère libanais de l'Agriculture.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a assuré vendredi que l'Iran restait ouvert au dialogue avec les Etats-Unis, mais a rejeté toute politique « imposée » sous la menace.
Cette déclaration survient sur fond d'impasse dans les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.
« La République islamique ne s'est jamais dérobée aux négociations (...) mais nous n'accepterons certainement pas qu'on nous impose » une politique, a déclaré M. Ejei dans une vidéo diffusée sur le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online. « Nous n'approuvons d'aucune manière la guerre, nous ne voulons pas la guerre, nous ne voulons pas qu'elle continue », a-t-il ajouté.
Le président américain Donald Trump avait averti mercredi que les Iraniens avaient « intérêt à devenir intelligents et vite! ». M. Ejei souligne que l'Iran n'est « absolument pas disposé à renoncer à ses principes et à ses valeurs face à cet ennemi malveillant afin d'éviter la guerre ou d'empêcher qu'elle ne se poursuive ».
Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale. Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, Washington impose un blocus des ports iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
M. Ejei a encore estimé vendredi que les Etats-Unis n'avaient « rien obtenu » lors de la guerre, ajoutant que Téhéran ne « céderait pas » lors de négociations.
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