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Au Liban, où nous sommes plongés à nouveau dans la guerre, au cœur d’un Moyen-Orient secoué par un conflit régional inédit, une question s’impose : comment ne pas devenir fou ? C’est le thème du premier épisode de L’Orient-La Nuit, le podcast de L’Orient-Le Jour, animé par Anthony Samrani et Stéphanie Khouri.
Pour en discuter, l'écrivain Charif Majdalani, la psychothérapeute et psychologue clinicienne Nayla Karamé Majdalani, le chanteur et compositeur -M- et le compositeur, écrivain et producteur Khaled Mouzanar.
Avec, en exclusivité,

Au-delà des trajectoires personnelles, une question plus vertigineuse nous hante : et si cette folie était aussi collective ? Dans un pays marqué par l’accumulation des violences et l’effritement des structures politiques, comment continuer à penser, à débattre, à croire en un avenir commun ? Ce premier épisode de L’Orient La Nuit esquisse une réflexion sensible sur ce que la guerre fait à nos esprits : les fragilités qu’elle creuse, les résistances qu’elle fait naître, et les liens qu’elle peut encore tisser.
L’Orient-La Nuit, c’est :
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDes individus non identifiés ont vandalisé, dans la nuit de samedi à dimanche, le monastère de Saint Challita, un lieu de pèlerinage situé dans la vallée de Helesban, près de Qobeyate, au Akkar (Liban-Nord), un incident qui a provoqué la condamnation de figures politiques de la région, rapporte notre correspondant dans la région, Michel Hallak.
Selon des images obtenues par L'Orient-Le Jour, plusieurs statues de saints ont été brisées dans l'enceinte du monastère et des objets incendiés. C’est la première fois que ce site historique, qui reste toujours ouvert au public, fait l'objet de tels actes de vandalisme.
Ce sanctuaire est un ancien monastère dédié à Saint Challita, également appelé Saint Artémius. Bâti sur les ruines d'un ancien temple romain, il a été transformé en église et monastère sous l'empire byzantin, avant d'être abandonné. Il reste toutefois un lieu de pèlerinage prisé dans la région.
Les forces de sécurité et les autorités religieuses locales ont été alertées et une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de l’incident. Cet acte a suscité une vive condamnation de la part des habitants de Qobeyate et de responsables locaux. Le député Jimmy Jabbour s'est notamment rendu sur les lieux et a appelé à « ne pas lancer d'accusations précipitées et attendre les résultats de l'enquête. » Le monastère restera ouvert aux visiteurs, a-t-il assuré, affirmant ne pas craindre pour la sécurité des habitants de Qobeyate. De son côté, l'ancien député Hadi Hobeiche a dénoncé les destructions commises, un « acte de discorde condamnable », selon lui. Il a toutefois également appelé à éviter toute « spéculation ».
Ces appels au calme ont été lancés alors que les sensibilités sont à vif au Liban depuis plusieurs semaines, marquées par des incidents communautaires, et au lendemain d'une campagne à l'encontre du patriarche maronite Béchara Raï, menée sur les réseaux sociaux par des partisans et des proches du Hezbollah après une vidéo critique à l'encontre du parti-milice.
En juin 2025, une statue de la Vierge Marie avait déjà été vandalisée à Chadra, sur la route menant au monastère Saint Jacques (Mar Yaacoub) dans le Akkar également. Ce type d’incident n’est pas rare au Liban. Des statues religieuses sont parfois vandalisées dans différentes régions du pays, suscitant l’émotion des fidèles.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUne attaque de drone a visé la maison familiale d'un commandant allié à l'armée régulière, tuant neuf de ses proches, ont indiqué dimanche deux sources proches de l'armée à l'AFP, imputant le tir aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
L'attaque, conduite vers 22H00 samedi (20H00 GMT), a frappé la maison d'Abou Aqla Kaykal, commandant des Forces du bouclier soudanais, dans le village d'Al Kaheli, à environ 40 kilomètres à l'est de Wad Madani, capitale de l'État d'al-Jazirah, au centre du Soudan, ont indiqué les deux sources. Elles ont attribué l'attaque aux FSR, en guerre contre l'armée depuis avril 2023.
Les victimes sont deux frères d'Abou Aqla Kaykal, six enfants de la famille et un proche, Siddiq Bakhit, également officier au sein des Forces du bouclier soudanais. La maison et plusieurs habitations voisines ont été endommagées. Cette attaque n'a fait l'objet d'aucune déclaration de la part des deux camps.
Abou Aqla Kaykal est un ancien commandant des FSR dans l'État d'Al Jazirah, où il est accusé d'avoir assiégé des villages entiers. Il avait fait défection pour rejoindre l'armée en octobre 2024, et ses combattants ont ensuite participé aux opérations de l'armée qui ont permis à celle-ci de reprendre le contrôle de zones clés du centre du Soudan, notamment al-Jazirah et la capitale, Khartoum. Abou Aqla Kaykal est accusé d'exactions aux côtés des deux camps.
Les attaques de drones se sont multipliées ces derniers mois dans la guerre au Soudan, faisant de nombreuses victimes. La capitale Khartoum a été frappée à deux reprises cette semaine, pour la première fois depuis des mois, et les combats se sont intensifiés, notamment au Darfour, au Kordofan-Sud et dans l'Etat du Nil Bleu.
Entrée dans sa quatrième année, la guerre au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts – certaines estimations faisant état de plus de 200.000 décès –, déplacé des millions de personnes et déclenché ce que l'ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde.
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