La Première ministre danoise Mette Frederiksen a annoncé sur X qu'elle se rendrait ce vendredi à Nuuk, capitale du Groenland, pour rencontrer son homologue Jens-Frederik Nielsen. Cette rencontre intervient après que Donald Trump a mis de côté sa menace de s'emparer de force du Groenland.
Mme Frederiksen viendra directement de Bruxelles où elle a rencontré le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, les deux dirigeants ayant convenu d'un renforcement du rôle de l'Alliance dans l'Arctique.
Plus tôt dans la semaine, un protocole d'accord aux contours encore flous sur le Groenland a été conclu entre M. Rutte et le président américain, aux dires de ce dernier. Donald Trump a assuré à des journalistes que les Etats-Unis avaient obtenu « tout ce (qu'ils) voulaient » et « pour toujours ».
Le Danemark estime lui que le processus de discussion entre les deux parties, décidé mi-janvier, va pouvoir reprendre après un coup d'arrêt dû aux menaces du président américain. « Il y a eu une réunion à Washington hier où il a été reconfirmé que c'est ce que nous devons faire, et un plan a été établi pour savoir comment nous allons procéder », a dit le ministre danois des Affaires étrangères Lars Lokke Rasmussen depuis Copenhague.
Ces discussions entre Danemark et Groenland d'une part, Etats-Unis d'autre part vont commencer « assez rapidement », a-t-il dit. « Nous ne communiquerons pas leurs dates, car il faut maintenant désamorcer le drame », a-t-il ajouté, précisant que ces négociations porteraient sur « la sécurité, la sécurité, la sécurité ».
Les dirigeants danois et groenlandais soulignent que la souveraineté et l'intégrité du territoire arctique sont « la ligne rouge » dans ces discussions.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe ministre de l’Intérieur et des Municipalités Ahmad Hajjar a rendu compte de sa visite officielle à Bahreïn cette semaine au président de la République Joseph Aoun, qui l'a reçu en audience au palais de Baabda.
« Ahmad Hajjar a évoqué les résultats de sa visite au royaume de Bahreïn et les rencontres qu’il a effectuées avec les responsables locaux, transmettant au chef de l’État les vœux du roi Hamad ben Issa ben Salman al-Khalifa pour la stabilité et la sécurité du Liban, tout en soulignant le soutien constant de Bahreïn dans divers domaines », rapporte un message posté sur le compte X de la présidence.
Parti de Beyrouth en début de semaine, le ministre de l’Intérieur avait été reçu mercredi matin par le roi de Bahreïn, qui a réaffirmé « la position constante du royaume en faveur du Liban », ainsi que son soutien à tout ce qui préserve sa sécurité, sa stabilité, son unité, sa souveraineté et l’intégrité de son territoire.
Joseph Aoun et Ahmad Hajjar ont aussi examiné les préparatifs de la conférence internationale de soutien à l'armée libanaise, prévue le 5 mars à Paris.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa situation « volatile » dans le camp d'al-Hol en Syrie, qui abrite des milliers de proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a empêché l'agence de l'ONU pour les réfugiés d'y entrer, a déclaré vendredi une porte-parole à l'AFP. Sous la pression militaire, les forces kurdes se sont retirées mardi d'al-Hol, le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, et l'armée syrienne y a pénétré.
Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) « a pu se rendre à al-Hol au cours des trois derniers jours mais n'a pas pu y entrer en raison de la sécurité volatile », a dit sa porte-parole en Syrie, Céline Schmitt. Al-Hol abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.200 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités. Parmi eux figurent des Français et d'autres Occidentaux, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier.
Jeudi, le HCR et l'Unicef « ont pu livrer des camions d'eau au camp », a cependant indiqué la porte-parole. « Le HCR retourne aujourd'hui à al-Hol, dans l'espoir de reprendre la distribution de pain qui avait été interrompue ces trois derniers jours ». Selon elle, le gouvernement syrien a indiqué être prêt à « assurer la sécurité et le soutien au HCR et ses partenaires humanitaires afin que les opérations humanitaires puissent reprendre ».
L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a pris en charge la gestion du camp le 1er janvier, avant le début des hostilités entre Damas et les forces kurdes, a précisé Céline Schmitt.
Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) avaient été le fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avec l'appui de la coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis, et avaient défait le groupe en 2019. Elles avaient appréhendé des milliers de jihadistes incarcérés dans des prisons, et détenu leurs familles à al-Hol et dans le camp plus petit de Roj.
Mais les FDS ont dû se retirer ces derniers jours de vastes territoires du nord et du nord-est du pays sous la pression de l'armée syrienne, déterminée à prendre le contrôle de l'ensemble du pays. Le pouvoir islamiste syrien avait annoncé mardi soir un nouveau cessez-le-feu avec les forces kurdes, forcées de se replier dans leur bastion de Hassaké et lâchées par leur allié américain.
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