L'Iran a démenti mardi des déclarations de Donald Trump selon lesquelles plusieurs femmes seraient menacées d'exécution dans ce pays, le président américain demandant leur libération.
« Trump a une fois de plus été induit en erreur par de fausses informations. Parmi les femmes présentées comme étant sur le point d'être exécutées, certaines ont été libérées, tandis que d'autres font l'objet de poursuites susceptibles d'entraîner tout au plus une peine de prison », a indiqué Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire.
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L'Iran a démenti mardi des déclarations de Donald Trump selon lesquelles plusieurs femmes seraient menacées d'exécution dans ce pays, le président américain demandant leur libération.
« Trump a une fois de plus été induit en erreur par de fausses informations. Parmi les femmes présentées comme étant sur le point d'être exécutées, certaines ont été libérées, tandis que d'autres font l'objet de poursuites susceptibles d'entraîner tout au plus une peine de prison », a indiqué Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire.
Trêve de 10 jours au Liban : accalmie ou tournant décisif ?
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À Kfar Sir, dans le caza de Nabatiyé au Liban-Sud, le village entier a profité du cessez-le-feu de dix jours pour rendre un dernier hommage à 29 de ses enfants tués récemment par l'armée israélienne, dans le cadre de cette nouvelle guerre entre l'État hébreu et le Hezbollah. La cérémonie, durant laquelle 15 victimes enterrées ailleurs provisoirement ont été inhumées, alors que 14 autres l'avaient déjà été durant le conflit, s'est déroulée dans le cadre d'une forte présence du parti chiite et de ses partisans.
Les drapeaux jaunes du Parti de Dieu ornaient la rue principale du village, au son de chants en l’honneur de l'imam Hussein. Sur la place de la bourgade, une affiche montre une caricature du président américain Donald Trump tenant des sacs de dollars au milieu des décombres. Les 29 victimes ont été tuées par les bombardements israéliens depuis la reprise de la guerre, le 2 mars, dans le sillage de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Cette deuxième guerre que subit le Liban depuis 2023 a fait 2 387 tués en six semaines, dont de nombreux enfants, et plusieurs milliers de blessés.
Alors que les troupes israéliennes ont envahi le Liban-Sud sur une profondeur de huit à 10km d'est en 6uest, rasant des villages entiers, des milliers d'habitants sont désormais interdits de rentrer chez eux. Le conflit a jeté dans la rue plus d'un million de Libanais. Les morts, aussi, n'ont parfois pas le droit à un dernier adieu dans le sol de leur village natal. Leurs corps sont parfois enterrés de manière provisoire dans des localités accessibles et relativement sûres, en attendant de pouvoir être inhumés chez eux.
« Quand mon frère, Hassan, est tombé en martyr, on a pu récupérer son corps avant que les Israéliens ne le prennent, comme il l'ont fait durant ces derniers conflirs », raconte Sadek Cheaïto, le frère de l'une des victimes de Kfar Sir. « Il a ensuite été enterré en wadiaa (enterrement provisoire, NDLR) à Choueifat. Il est important qu'on l'enterre ici afin que mes parents puissent se recueillir sur sa tombe », poursuit le jeune homme à la barbe fournie. « Pour moi, son esprit est toujours présent et accompagne notre volonté de vengeance sans fin », lâche cet habitant de Kfar Sir originaire de Tiri, dans le caza de Bint Jbeil.
Amina Cheaïto, leur mère, entourée de femmes en pleurs, se dit « fière » : « Nous avons élevé nos enfants pour qu’ils combattent ceux qui violent nos terres et nous allons continuer à le faire jusqu’à ce qu’elles soient toutes libérées. »
« Garder les balles pour notre ennemi »
Les corps des victimes de Kfar Sir ont été transportés vers le village en fin de journée. Un habitant préférant rester anonyme affirme que les restes de deux des victimes reposaient jusque-là à la morgue de l’hôpital Cheikh Ragheb Harb de Nabatiyé. Elles avaient été tuées la veille du cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril à minuit. « Transformés en morceaux par les missiles américains et sionistes », chante d’une voix larmoyante un homme au micro, avant de reprendre : « Mort à Israël ! Nous allons rester sur notre terre et la défendre par le sang de nos martyrs. » Il s'interrompt pour demander aux personnes présentes « de ne pas tirer en l’air et de garder les balles pour notre ennemi ».
Sur la place du village, plusieurs centaines de personnes sont rassemblées. Debout, vêtues de noir, sous une banderole « Nous ne renoncerons pas à la résistance islamique », en allusion au Hezbollah. Des portraits des victimes sont présentés les uns après les autres par des membres du parti chiite, notamment des secouristes du Comité sanitaire islamique qui lui est affilié. En fin d'après-midi, sur un char orné de fleurs, 15 cercueils recouverts de drapeaux du Hezbollah traversent enfin la foule.
Le cheikh Mohammad Sbeïty, debout sur le char, s'adresse au Premier ministre libanais, Nawaf Salam, fortement critiqué par le Hezbollah et ses partisans, pour réaffirmer son refus d'une normalisation avec Israël.
Quelques heures plus tard, les habitants arrivent à l’emplacement du nouveau cimetière du village, construit durant la dernière guerre et situé au bout d’une longue rue en pente, bordée de bâtisses endommagées ou détruites par les frappes israéliennes. Les cercueils des victimes, combattants, secouristes et civils, sont portés les un après l’autre par des hommes du village. Les femmes, tout de noir vêtues, regardent leurs proches rejoindre, cette fois, leur dernière demeure.
La semaine a été chargée pour l’Administration centrale des statistiques. Au lendemain de la publication de la mise à jour des comptes nationaux, l’agence rattachée au Conseil des ministres a également actualisé l’Indice des prix à la consommation (IPC). Les résultats confirment ce que de nombreux ménages et entreprises au Liban ont ressenti depuis le début de la guerre, à savoir une hausse significative de l’inflation en mars, soit 4,91 %, portant l’addition sur l’année à 17,26 % à fin mars.
Non seulement cela représente un bond de plus de cinq points par rapport au niveau de l’inflation à fin février, mais cela porte également l’IPC à son plus haut niveau en rythme annuel depuis décembre 2024 (+18,12 %). Il faut remonter à octobre 2023 et aux 17,2 % enregistrés lors de l’ajustement brutal des prix de l’éducation au nouveau taux de change de 89 500 livres libanaises pour un dollar (+580,9 %) pour retrouver un pourcentage de hausse de l’IPC en rythme mensuel plus élevé.
Même pendant les deux mois et demi qu’avait duré la précédente offensive israélienne sur le Liban entre septembre et novembre 2024, l’inflation mensuelle était restée en dessous de 3 %. L’inflation annuelle reflétait encore partiellement le processus de stabilisation de la livre au taux actuel.
La hausse de l’IPC en mars a été portée par la forte augmentation des prix des transports (+12,40 %), tirée par la remontée des cours des hydrocarbures dans le sillage de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Mais il ne s’agit pas de la seule progression marquée. Les loisirs suivent avec +9,15 %, devant l’alimentation et les boissons non alcoolisées (+6,19 %). Les frais de logement (+5,69 %), portés par une hausse des coûts de l’énergie supérieure à 13 %, ainsi que l’Horeca (+4 %), se situent au pied du podium. Les prix des télécoms sont les seuls à avoir baissé. L'ordre de grandeur n'est pas tout à fait le même en rythme annuel : les prix des loisirs mène avec +42,66 %, suivi par les transports (+24,81 %,), l'éducation (+35.67 %), les frais de logement (20,26%) et les aliments (+19.41%).
À l’échelle des mohafazats, l’indice des prix à la consommation en mars a enregistré des hausses généralisées, avec un pic à +7,78 % dans la région de Nabatiyé, suivie du Nord et de la Békaa (tous deux à +6,04 %), puis du Sud (+5,33 %), du Mont-Liban (+4,30 %) et enfin de Beyrouth (+2,88 %).