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16:52 Yémen   La crise humanitaire devrait s'aggraver en 2026, averti l'ONU

La situation humanitaire au Yémen devrait davantage empirer en 2026, avec l'aggravation de l'insécurité alimentaire et la disparition de l'aide internationale, a averti lundi l'ONU. La situation au Yémen est « très, très préoccupante », a déclaré à la presse Genève, Julien Harneis, coordinateur résident et humanitaire des Nations unies pour le Yémen.

L'année dernière, 19,5 millions de personnes dans le pays avaient besoin d'aide humanitaire, sur près de 40 millions d'habitants, tandis que le plan d'intervention de l'ONU n'était financé qu'à hauteur de 28%, soit 688 millions de dollars. « Nous nous attendons à ce que la situation empire davantage en 2026 », a dit M. Harneis, soulignant que 21 millions de personnes étaient concernées.

Selon lui, l'insécurité alimentaire s'aggravait, en particulier sur la côte de la mer Rouge, tandis que le système de santé, soutenu par les Nations unies et la Banque mondiale depuis dix ans, « ne bénéficiera plus du même soutien que par le passé ». Le pays sera « très vulnérable aux épidémies » cette année, a-t-il estimé, avertissant qu' « une crise humanitaire au Yémen représente un risque pour la péninsule arabique ». « Le choléra, la rougeole et la polio traversent les frontières », a-t-il mis en garde.

Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont fortement réduit leur aide étrangère, tandis que d'autres pays donateurs importants ont également resserré leur budget. « Des enfants meurent et la situation va empirer », a encore averti le responsable onusien.

Plus d'une décennie de guerre civile a laissé le Yémen divisé entre les houthis, soutenus par l'Iran, qui contrôlent le nord du pays, et le gouvernement soutenu par la communauté internationale, appuyé par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite dans le sud. Des fractures au sein du gouvernement ont récemment éclaté au grand jour lorsque des combats ont opposé des forces soutenues par Riyad à d'autres appuyées par les Émirats arabes unis.

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16:41 Syrie   L'armée se déploie dans les zones évacuées par les forces kurdes

L'armée se déploie lundi dans les zones dont les forces kurdes se sont retirées dans le nord et l'est de la Syrie, en vertu d'un accord de cessez-le-feu qui porte un coup aux espoirs d'autonomie des Kurdes. Le président Ahmad el-Chareh, déterminé à étendre son autorité sur l'ensemble du pays après avoir renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, avait annoncé dimanche un accord avec les Kurdes syriens, après deux jours de rapide progression des troupes gouvernementales.

Malgré la trêve, trois soldats syriens ont été tués, selon l'armée, dans des affrontements lundi avec les forces kurdes, qui ont accusé les forces gouvernementales de les attaquer. L'accord prévoit l'intégration des forces et des institutions kurdes au sein de l'État, ainsi que la remise immédiate au gouvernement des provinces majoritairement arabes de Deir ez-Zor et Raqqa.

Le président Chareh doit recevoir lundi à Damas le chef des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) Mazloum Abdi pour finaliser les détails.

« Libération »

A Deir ez-Zor, le correspondant de l'AFP a vu des dizaines de véhicules militaires se diriger vers l'est de l'Euphrate, fleuve qui marquait la limite entre les zones tenues par les FDS et les régions sous contrôle du gouvernement. « Notre joie est indescriptible avec la libération », témoigne Mohammad Khalil, un chauffeur de 50 ans, qui dit attendre son fils, membre des forces de sécurité. Des combattants issus des tribus locales à Deir ez-Zor se sont ralliés aux autorités et ont pris le contrôle du secteur avant l'arrivée des forces gouvernementales dimanche. Certaines tribus étaient auparavant alliées aux FDS, qui comptaient une importante composante arabe dans leurs rangs.

Si le cessez-le-feu est globalement respecté pour l'heure, les Kurdes ont accusé l'armée de « poursuivre ses attaques », et fait état d'affrontements près d'une prison où se trouvent des détenus du groupe État islamique (EI) dans la province de Raqqa. L'accord prévoit que l'État syrien devienne « responsable » des détenus de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit intégrée aux institutions étatiques.

Soutenues par les États-Unis, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, défait en 2019, et leurs camps et prisons abritent encore des dizaines de milliers de prisonniers, dont de nombreux étrangers.

Statue déboulonnée

Un correspondant de l'AFP dans la ville de Raqqa a vu les forces de sécurité déployées sur la place principale, et un convoi militaire traverser la ville alors que des coups de feu sporadiques se faisaient entendre. Raqqa, dans la province éponyme, était la « capitale » de l'EI avant sa défaite, et les habitants y avaient souffert des pires exactions avant de passer sous contrôle des FDS.

Lundi, des habitants ont déboulonné une grande statue honorant les femmes libres sur un rond-point de la ville, érigée par les forces kurdes. Dans la région de Deir ez-Zor, les forces gouvernementales ont repris le contrôle du champ pétrolifère d'el-Omar, le plus important du pays. Des équipes techniques doivent se rendre sur place afin d'en évaluer l'état, selon le ministère du Pétrole. La Syrie est un petit producteur de brut, et sa production s'est effondrée pendant la guerre civile (2011-2024).

« L'Amérique laisse tomber ses alliés »

L'accord annoncé par le président syrien a provoqué amertume et craintes dans les zones à majorité kurde, où les habitants ont accusé les États-Unis de les avoir lâchés. « Nous avons un grand sentiment de déception », affirme à l'AFP en kurde Aras Mohammad, 34 ans, un employé de l'administration autonome kurde à Qamichli, principale ville à majorité kurde du nord-est. « Ce n'est pas la première fois que l'Amérique laisse tomber ses alliés », renchérit Rafeh Ismaïl, un bijoutier de 43 ans.

« La confrontation de M. Chareh avec les forces kurdes, après avoir fait pression sur les zones alaouites et druzes, renforce les doutes sur la légitimité du gouvernement intérimaire et sa capacité à représenter la population diverse de la Syrie », estime Mutlu Civiroglu, un analyste basé à Washington spécialisé dans le dossier kurde.

Le pouvoir s'est engagé à protéger les minorités mais des centaines d'alaouites ont été massacrés sur la côte en mars et des combats avec les druzes ont éclaté dans le sud en juillet.

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16:38 Droits humains    Michel Moussa dénonce « la bombe à retardement » des prisons après plusieurs décès de détenus

Le député Michel Moussa s’est étonné lundi que « les autorités libanaises continuent de considérer la détérioration de l’état des prisons libanaises comme secondaire, alors qu’il s’agit d’une bombe à retardement qui nuit à la réputation internationale du Liban ».

Dans un communiqué publié par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), le député du Liban-Sud a évoqué « les morts et suicides récents dans les prisons », appelant à « une enquête transparente et sérieuse en vue d’élucider les circonstances de ces drames et rendre justice aux morts, ce qui permettrait notamment de mettre le doigt sur les lacunes et de les traiter ».

Contacté par L’Orient-Le Jour, M. Moussa a confirmé qu’un nouveau suicide avait bien eu lieu dimanche dans la plus grande prison libanaise, à Roumieh (Metn, Mont-Liban), et qu'il s'agissait du dernier en date d’une longue liste de drames similaires. Il a précisé également que la commission parlementaire des droits de l’homme, qu’il préside, se réunira autour de ce sujet jeudi prochain, à sa demande.

« La problématique n’est pas nouvelle malheureusement, mais nous ne constatons aucun progrès, et nous voulons interroger le gouvernement sur les mesures envisageables en vue d’améliorer au possible la vie quotidienne des prisonniers derrière les barreaux », indique-t-il. A une question de L’OLJ sur la présence éventuelle du ministre de l’Intérieur Ahmad el-Hajjar à cette réunion, M. Moussa a dit qu’il était « invité à y participer, et qu’il devrait être présent à moins d’un Conseil des ministres qui se tiendrait au même moment ».

Les prisons libanaises souffrent notoirement de surpopulation, avec tous les problèmes qui en découlent. Comme le souligne M. Moussa dans son communiqué, « la commission a déjà recommandé aux gouvernements successifs de réduire la surpopulation carcérale, d’améliorer l’approvisionnement des prisonniers en différentes denrées, notamment les médicaments et les soins, et de recourir à des mesures qui permettent d’assurer une avancée des conditions sociales des détenus ».

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