Un incendie de grande ampleur, qui s'est déclaré dimanche soir à la périphérie du village de Botmé, dans le caza du Chouf (Mont-Liban), faisait toujours rage lundi, se propageant à de vastes zones forestières et se rapprochant de zones résidentielles et d'habitations, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
L'incendie a ravagé des pins et des oliveraies. Les vents ont favorisé sa propagation, qui a débuté dans la vallée avant de remonter vers les limites des communes de Maasser el-Chouf et du Barouk (là où se trouve la plus grande réserve de cèdres du Liban). Des hélicoptères de l’armée et des équipes de la Défense civile, aidées par des habitants, sont intervenues pour tenter d'éteindre le feu, mais celui-ci s'est rallumé lundi dans l’après-midi. Des efforts sont actuellement déployés pour contenir les flammes et les empêcher d'atteindre d'autres forêts denses.
Un incendie maîtrisé dans le Akkar
Un incendie s'est également déclaré dans des prairies situées dans la périphérie supérieure du village de Mechmech, dans le Akkar (extrême nord du Liban), et s'est rapidement propagé à des champs de blé moissonnés, dont les propriétaires attendaient qu'ils sèchent avant de les ramasser, selon notre correspondant dans le Nord, Michel Hallak. Les agriculteurs de la région, la Défense civile et l'équipe de premiers secours de la Fédération des municipalités de Jurd el-Qaytaa ont par la suite éteint l'incendie.
Chaque année, le Liban subit des feux de forêts qui ravagent de nombreux hectares verts à travers le pays. Les feux de brousse se sont multipliés ces derniers temps en raison des températures élevées causées par une vague de chaleur qui devrait durer jusqu'à la mi-août. L'Institut libanais de recherche agricole (LARI), rattaché au ministère de l'Agriculture, avait publié il y a une dizaine de jours une série de recommandations visant à prévenir les maladies liées à la chaleur et les feux de brousse.