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Publication épinglée 21:48 21:48 Podcast   « On vous parle de Tyr » : un épisode exceptionnel de « L’Orient-La Nuit » à découvrir ici

Cette semaine, « L’Orient-La Nuit » quitte Beyrouth. Cap au Sud. À Tyr, à quelques kilomètres de la frontière israélienne, là où la mer continue de battre les rochers mais où le grouillement de la foule, dans les rues, s’est interrompu.

Grande ville du Liban-Sud, la cité millénaire est aujourd'hui méconnaissable. Pilonnée par l’armée israélienne, traumatisée par le règne des partis-milices, vidée de ses habitants, la ville n’est plus l’ombre de ce qu’elle fut.

Qu’en reste-t-il, au soir de cette énième guerre ? Nous tenterons de dresser un premier bilan. Ce qui a disparu. Ce qui tient encore debout. Et ce que signifie reconstruire — une ville, mais aussi une mémoire.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Car sous les ruines repose une autre histoire, dont on ne parle plus.

La grande métropole maritime de l’Antiquité, l’une des plus vieilles au monde, a vu les civilisations se succéder. Cananéens, Phéniciens, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains, Byzantins… tous s’arrachent les joyaux de ce port stratégique.

La ville, où chiites et chrétiens vivent côte à côte, incarne également longtemps une formule de vivre-ensemble apaisée. Accueilli par les grandes familles chrétiennes locales, Moussa Sader y fait ses débuts sur la scène politique libanaise à compter de 1959. Jusqu’au début des années 1970, Tyr est encore une paisible bourgade côtière au charme discret.

Qui étaient les habitants de Tyr ? À quoi ressemblait leur vie ? Et comment la ville s’est-elle transformée, au fil des décennies ?

Pour en parler, nous recevons trois personnalités originaires de la ville : l’architecte Hala Wardé, le restaurateur Habib Hadid, propriétaire du restaurant Le Phénicien, et l’artiste et écrivaine Chaza Charafeddine.

Vous entendrez aussi des habitants de la ville raconter leur Tyr à eux. Un détour sonore par le quartier de Hosh, aujourd’hui presque entièrement détruit, et le vieux port de pêcheurs, celui qui a fait la légende de la cité.

Présence exceptionnelle de Naji Farah à la guitare.

Nos épisodes précédents :

14:44 Droits humains    Israël affirme enquêter sur la photo d’un Palestinien les yeux bandés et attaché à un lit

Une image montrant un Palestinien les yeux bandés, en sous-vêtements et immobilisé sur un lit de camp, a largement circulé sur les réseaux sociaux ces derniers jours, amenant l'armée israélienne à confirmer l'incident et à annoncer l'ouverture d'une enquête au niveau de son commandement.

La photo montre l'homme allongé à plat ventre sur ce qui semble être un lit de camp militaire. Ses mains sont attachées avec des colliers de serrage et une barre est fixée à son dos. Le cliché est accompagné de l'inscription en hébreu : « Bonjour ». Après avoir d'abord déclaré ne pas être au courant de l'incident, l'armée israélienne a confirmé jeudi l'authenticité de l'image et précisé qu'elle avait été prise dans la bande de Gaza. « À la suite d'une enquête approfondie, l'incident a été identifié », a déclaré l'armée dans un communiqué, ajoutant qu' « une enquête au niveau du commandement est en cours, et les personnes impliquées feront l'objet de mesures conformes à ses conclusions. » La troupe n'a ni révélé l’identité des soldats impliqués ni précisé quand l'incident s'était produit.

La photographie a été largement diffusée après que l'écrivain palestinien Tamer Qaddoumi l'a publiée sur X, affirmant que le prisonnier avait été appréhendé par des soldats du bataillon « Netzah Yehuda » de la brigade Kfir lors d'opérations dans le nord de la bande de Gaza. Qaddoumi a indiqué ne pas avoir réussi à identifier l'homme. L'armée n'a pas confirmé quelle unité était impliquée.

Accusations de sévices graves et d'exactions

Le bataillon « Netzah Yehuda » est une unité d'infanterie ultra-orthodoxe exclusivement masculine rattachée à la brigade Kfir. Il a été créé pour permettre aux Juifs ultra-orthodoxes (haredim) d'effectuer leur service militaire dans des unités combattantes tout en respectant la loi religieuse juive, mais il a fait l'objet d'allégations répétées d'exactions à l'encontre de Palestiniens au cours de la dernière décennie.

L'organisation de défense des droits humains « Democracy for the Arab World Now » (DAWN) a accusé le bataillon de commettre de graves violations à l'encontre de Palestiniens, allant jusqu’à des homicides, actes de torture, agressions physiques et violences sexuelles. L'armée israélienne a, par le passé, enquêté sur certaines allégations visant cette unité tout en en rejetant d'autres, sans pour autant aboutir à des résultats concrets ni à établir de responsabilités dans la plupart des cas.

La publication de cette photo et le tollé qui l’a accompagnée interviennent quelques semaines après qu'une commission d'enquête de l'ONU a accusé l'armée israélienne de commettre de graves violations à l'encontre d'enfants palestiniens durant la guerre à Gaza.

En mai dernier, les autorités israéliennes ont annoncé leur intention de poursuivre en justice le New York Times à la suite de la publication d'un article dénonçant des abus sexuels généralisés à l'encontre de détenus palestiniens, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Des détenus libérés et des organisations de défense des droits humains ont régulièrement fait état de sévices physiques graves, de privation de nourriture, de torture psychologique, de violences sexuelles et de refus de soins médicaux.

Par ailleurs, une enquête approfondie du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a mis en lumière les témoignages de près de 60 journalistes palestiniens détenus sans inculpation. La quasi-totalité d'entre eux ont rapporté avoir subi des sévices graves, des fractures et des traitements dégradants durant leur détention.

Toujours en mai, des militants humanitaires et des journalistes de la flottille d'aide « Global Sumud » ont livré des témoignages faisant état de mauvais traitements après l'interception de leurs navires par les forces israéliennes dans les eaux internationales. Les personnes détenues ont signalé avoir subi des coups, des violences sexuelles et de la torture psychologique.

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