L’Autorité fédérale chargée de l’identité, de la nationalité, des douanes et de la sécurité des frontières des Émirats arabes unis (EAU) ouvrira prochainement un centre d’octroi de visas électroniques à Beyrouth, a annoncé mardi l’agence officielle WAM.
Selon le communiqué, cette initiative « s’inscrit dans le cadre des efforts de l’Autorité pour transférer l’expérience pionnière du gouvernement des EAU et son approche proactive en matière de modernisation des services publics, de numérisation des procédures et de réduction de la bureaucratie ». Le directeur de l’Autorité, Souheil Saad al-Khayili, précise que le centre de Beyrouth rejoindra 18 autres centres modernisés à travers le monde. Il « vise à simplifier et raccourcir le parcours des demandeurs, en leur permettant d’accomplir toutes les démarches pour obtenir un visa depuis leur pays, sans déplacements ni étapes multiples, contribuant ainsi à faciliter les procédures, réduire les délais et améliorer la satisfaction des usagers ».
Jusqu’à présent, les Libanais devaient effectuer leur demande de visa en ligne ou via une agence de voyage agréée.
Les Émirats avaient fermé leur ambassade au Liban en 2021, en raison de tensions politiques avec Beyrouth, avant d’annoncer sa réouverture en janvier 2025. Le 4 mai 2025, Abou Dhabi avait également levé l’interdiction de voyager vers le Liban. En 2021, les Émirats, l’Arabie saoudite, Bahreïn et le Koweït avaient rappelé leurs diplomates à la suite de propos polémiques de l’ancien ministre de l’Information Georges Cordahi sur la guerre menée par l’Arabie saoudite au Yémen contre les rebelles houthis, et pour marquer leur désapprobation de l’influence du Hezbollah sur la politique libanaise.
Les tensions se sont apaisées avec l’arrivée au pouvoir du président Joseph Aoun en janvier 2025 et la formation du gouvernement de Nawaf Salam le mois suivant, qui se sont engagés à désarmer un Hezbollah affaibli après le conflit avec Israël entre octobre 2023 et novembre 2024. MM. Aoun et Salam se sont depuis rendus à Abou Dhabi, respectivement en avril et mai. Mardi, le Premier ministre Salam, présent au Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, a affirmé qu’il « ne permettrait pas » que « le Liban soit entraîné dans une nouvelle aventure », sur fond de tensions entre l’Iran, parrain régional du Hezbollah, et les États-Unis.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsRecep Tayyip Erdogan et le prince héritier Mohammad ben Salman ont constaté leur alignement sur les grands dossiers internationaux en cours, dont la Syrie et Gaza, lors de la visite du président turc mardi à Riyad, la première depuis 2023.
M. Erdogan a saisi l'occasion d'un « Forum turco-saoudien sur l’investissement » organisé mardi pour se rendre dans le Royaume et annoncer un renforcement de la coopération économique et énergétique entre les deux pays, selon la présidence turque.
Dans un long communiqué en trente points, celle-ci salue « l'importance de leur rôle dans le secteur de l'énergie » en particulier « le rôle de premier plan du Royaume d'Arabie saoudite dans le renforcement de la fiabilité et de la stabilité des marchés pétroliers mondiaux ».
« Les deux Parties sont convenues de renforcer leur coopération dans les domaines du pétrole, des produits pétroliers et de la pétrochimie » mais aussi dans celui de « l'électricité et des énergies renouvelables (...) en s'appuyant sur les investissements énergétiques massifs de l'Arabie saoudite », précise-telle.
Par ailleurs, Ankara « insiste sur l'importance de finaliser les négociations en vue d'un accord de libre-échange entre la République de Turquie et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ».
La présidence turque énumère ensuite les nombreux points d'accord sur les questions internationales entre les deux dirigeants qui, tous deux, ont accepté de siéger au sein du « Conseil de la paix » pour Gaza, créé par Donald Trump, sans évoquer en revanche la situation en Iran et la possible ouverture de négociations entre Téhéran et Washington dès cette semaine.
Riyad a prévenu que la monarchie du Golfe n'autoriserait aucune attaque contre l'Iran lancée depuis son territoire et Ankara a offert sa médiation pour éviter une escalade militaire.
La Turquie et l'Arabie saoudite, sur la même ligne au Yémen, en Somalie et au Soudan, disent vouloir « s'opposer à toute tentative de division » de ces pays et « préserver leur unité » malgré les conflits en cours.
Les relations entre Riyad et Ankara s'étaient refroidies après l'assassinat en 2018 au consulat saoudien à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi, très critique du régime saoudien.
Elles se sont améliorées par la suite, et Recep Tayyip Erdogan s'était rendu en visite officielle en Arabie saoudite en 2022 avant d'y revenir un an plus tard.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'Autorité palestinienne ne participera « en aucun cas » à la gouvernance de la bande de Gaza après la guerre, a affirmé mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à l'émissaire américain Steve Witkoff, en visite à Jérusalem.
« Le Premier ministre a précisé que l'Autorité palestinienne ne serait en aucun cas impliquée », a indiqué le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué à l'issue de la rencontre entre les deux hommes.
Par ailleurs, Le Premier ministre israélien a déclaré mardi à l'émissaire américain Steve Witkoff que l'on ne pouvait pas « faire confiance » à l'Iran, avant des discussions prévues cette semaine entre Washington et Téhéran.
« Avant une réunion de l'émissaire Witkoff avec un représentant iranien, le Premier ministre a exprimé clairement sa position selon laquelle l'Iran a prouvé de manière répétée que l'on ne pouvait pas faire confiance à ses promesses », a déclaré M. Netanyahu, cité par son bureau, après cet entretien.
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