LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Dernières Infos - L'Orient-Le Jour
 
Premier quotidien francophone au Liban.
(GMT +3) Décalage horaire avec Paris: +1h

DERNIÈRES ACTUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

12:26 Cessez-le-feu au Liban   Aoun : La formule de l'accord-cadre est la meilleure possible et commence à porter ses fruits

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé mercredi que « la formule de l'accord-cadre » conclu le 26 juin avec Israël est « la meilleure possible et commence à porter ses fruits », estimant que « Washington est désormais à l'écoute du Liban », à quelques jours de sa rencontre avec le locataire de la Maison-Blanche et alors que des négociations directes se poursuivent à Rome entre les délégations libanaise et israélienne sur l'application de ce texte, qui fait polémique à Beyrouth.

« Nos objectifs sont clairs et nous ne transigerons pas sur les droits du Liban », a martelé le chef de l'Etat devant une délégation du Rassemblement orthodoxe. Israël s'est dit prêt mardi à avancer dans le projet de retrait de ses troupes de « deux zones pilotes » du Liban-Sud au profit de l'armée libanaise. Si Beyrouth insiste sur le retrait des troupes israéliennes du Sud, Tel-Aviv réclame d’abord le désarmement du Hezbollah et insiste pour que les premières « zones pilotes » où l’armée libanaise doit se déployer, selon les termes de l’accord-cadre, soient des localités où l’armée israélienne n’est même pas présente. Sur le terrain, les forces israéliennes maximisent ces derniers jours la pression au Liban-Sud, avec la poursuite des frappes et des opérations de dynamitage systématique des villages frontaliers.

M. Aoun a par ailleurs souligné que « le droit à la divergence est légitime, mais pas le conflit », appelant à un dialogue entre les Libanais « sous le signe de l'intérêt national et non des intérêts personnels ». Le Hezbollah, ses alliés et plusieurs partis et mouvements politiques critiquent l'accord avec Tel-Aviv et la question des « zones pilotes ». Le président a estimé que « la haine ne construit ni un État ni des institutions, mais les détruit », invitant les Libanais à « choisir ce qui sauvera leur pays et le protégera des convoitises extérieures ». Reconnaissant que « le chemin n'est pas sans difficultés », M. Aoun a toutefois affirmé garder « un grand espoir de parvenir à des résultats qui mettront fin au bain de sang ».

11:59 Turquie   Erdogan plus que jamais au sommet des pouvoirs

Dix ans après la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016 qui visait à le renverser, Recep Tayyip Erdogan est plus que jamais aux commandes de la Turquie et continue de vitrifier toute forme de critique.

A peine ébranlé par le dernier coup militaire en date dans l'histoire moderne de la Turquie, le chef de l'Etat a su utiliser l'émotion du pays en sa faveur et concentre aujourd'hui tous les pouvoirs, estiment les analystes. « Le 15 juillet a constitué un tournant pour la Turquie. Mais Erdogan avait déjà fait la preuve de sa tendance autoritaire auparavant. Le coup a accéléré le passage d'un régime parlementaire a un régime hyper présidentiel », résume le politiste Ahmet Insel, qui rappelle les deux ans d'état d'urgence proclamés dans la foulée. « Aujourd’hui, l’Etat de droit a tout simplement disparu : il n’est plus l’arbitre ultime et on ne cherche même plus vraiment à le présenter comme tel. Pour moi, ça remonte au coup d’État » estime Gareth Jenkins, spécialiste de la Turquie affilié au centre de recherches ISDP, à Stockholm.

Redoutable animal politique, M. Erdogan l'avait d'ailleurs prédit dès le lendemain lors d'une conférence de presse, en qualifiant l'épisode de « don de dieu », qui allait lui permettre de façonner la « nouvelle Turquie » à sa guise. Il en a depuis tiré tous les partis, baptisant le premier pont sur le Bosphore « Pont des Martyrs du 15 juillet », en souvenir des violents affrontement entre les tankistes et les civils qui ont fait échec au coup. Et inaugurant en 2019 le musée « Mémoire du 15 juillet », avec 252 cyprès, un par soldat ou civil tué cette nuit-là.

La répression et les purges s'abattent alors sur l'armée et l'administration : des dizaines de milliers de personnes sont arrêtées ou renvoyées, soupçonnées de liens avec l'organisation du prédicateur musulman installé aux Etats-Unis Fethullah Gülen. Ancien allié du parti AKP de M. Erdogan celui-ci a pris ses distances et est soupçonné d'avoir été l'instigateur du putsch raté. « Près d'un tiers de l'appareil judiciaire a été purgé: juges et procureurs sont nommés par le gouvernement, de même que les présidents d'université » relève Ahmet Insel.

La société civile aussi est laminée : « Avec l’état d’urgence, de nombreux médias, des centaines d'associations et de fondations sont fermés » rappele Baris Altintas, directrice de l'association de défense des droits, MLSA. « Jusqu’à près de 200 journalistes se sont retrouvés en prison. Et bien que l'état d'urgence ait été techniquement levé après deux ans, ses effets se font encore sentir », insiste-t-elle. « C’est là son principal héritage ».

Pour Ahmet Insel, le ton avait été donné avec la première élection présidentielle de M. Erdogan au suffrage universel en 2014 - il était depuis 2003 Premier ministre. « Ce coup c'était du pain béni pour Erdogan, il l'a dit lui-même et il en a profité », confirme Didier Billion, directeur-adjoint de l’IRIS à Paris et spécialiste de la Turquie: « Après la tentative de coup d'État militaire, il y a eu un contre-coup d'État civil, il s'est senti pousser les ailes ».

En avril 2017, alors que l'état d'urgence interdit meetings et rassemblements, un référendum propose un amendement à la constitution qui, quand il entre en vigueur un an plus tard, consacre un régime hyper présidentiel. Outre « la suppression du poste de Premier ministre, le président a la haute main sur le gouvernement, sur le parti AKP et son groupe parlementaire, et la réforme de la justice entame considérablement son indépendance », énumère M. Billion.

Les vagues d'arrestations qui visent aujourd'hui l'opposition, en particulier le parti CHP du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, détenu depuis mars 2025 pour des faits de « corruption » qu'il nie, s'inscrivent selon lui dans cette continuité. « Sans parler de panique, il y une grave inquiétude au sein de l'AKP et ces commémorations (mercredi) vont être encore un moyen d'accentuer la polarisation de la société turque: les bons derrière Erdogan, qui défendent la démocratie, et les autres, qui sont des agents de troubles de l'ordre public » conclut Didier Billion.

11:39 Espionnage   Un soldat israélien condamné pour avoir envoyé des vidéos d'interception de missiles à un agent iranien

Un soldat israélien a été condamné à cinq ans de prison pour avoir envoyé des vidéos d'interceptions de missiles à un agent iranien, a annoncé mercredi l'armée.

Le soldat a transmis des vidéos pendant la guerre de 12 jours entre Israël et l'Iran en juin 2025, et « a reçu un paiement en échange », précise le communiqué de l'armée israélienne, ajoutant qu'il avait également partagé plusieurs vidéos tournées dans des zones civiles. Selon le communiqué, le tribunal militaire a souligné « la gravité » des faits, commis par un soldat et alors qu'Israël était en guerre, tout en indiquant que les informations transmises n'avaient pas été obtenues dans le cadre de ses fonctions.

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats

Un soldat israélien a été condamné à cinq ans de prison pour avoir envoyé des vidéos d'interceptions de missiles à un agent iranien, a annoncé mercredi l'armée.

Le soldat a transmis des vidéos pendant la guerre de 12 jours entre Israël et l'Iran en juin 2025, et « a reçu un paiement en échange », précise le communiqué de l'armée israélienne, ajoutant qu'il avait également partagé plusieurs vidéos tournées dans des zones civiles. Selon le communiqué, le tribunal militaire a souligné « la gravité » des faits, commis par un soldat et alors qu'Israël était en guerre, tout en indiquant que les informations transmises n'avaient pas été obtenues dans le cadre de ses fonctions.

Ne ratez pas notre offre d'été.

Restez informés pour seulement 60 $ : 6 mois d’abonnement payés + 1 mois offert.

Je m’abonne Je me connecte

Cet article est réservé aux abonnés.

Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.

Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.

Je m’abonne Je me connecte

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

3 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓