L'homme mort jeudi en attaquant une synagogue dans la banlieue de Détroit, dans le Michigan, s'est tiré une balle dans la tête, a indiqué l'agent du FBI Jennifer Runyan lors d'une conférence de presse vendredi.
Alors que l'auteur a été identifié comme un Libanais ayant perdu des membres de sa famille dans une attaque israélienne sur la Békaa, au Liban, plus tôt ce mois-ci, « il serait irresponsable de ma part de spéculer sur son mobile », a ajouté cette membre de la police fédérale américaine. Elle a également indiqué que le FBI ne faisait aucun lien entre cette attaque et celle intervenue le même jour à l'université Old Dominion de Norfolk (Virginie), dans l'est des Etats-Unis, où un instructeur militaire a été tué et deux personnes blessées par un homme qui a ouvert le feu dans une classe du Corps de formation des officiers de réserve (ROTC) avant d'être lui-même abattu.
L'assaillant de la synagogue de Temple Israel à West Bloomfield a été identifié comme étant Ayman Mohamad Ghazali, 41 ans, né au Liban, arrivé à Detroit en 2011 avec un visa accordé aux conjoints de citoyens américains et devenu lui-même citoyen américain en 2016.
Des agents de sécurité ont tiré sur lui après qu'il a défoncé au volant d'un pick-up les portes de la synagogue - qui se présente comme la plus grande du judaïsme réformé aux Etats-Unis - et ouvert le feu depuis son véhicule. Ghazali s'est ensuite retrouvé coincé dans son pick-up en flammes et s'est tiré une balle dans la tête « à un moment pendant la fusillade », a précisé Mme Runyan.
Dans son véhicule ont été retrouvés « de grandes quantités de feux d'artifice » ainsi que « plusieurs bidons de liquide inflammable », probablement de l'essence, consommés en partie par l'incendie. Sur les quelque 600 membres des forces de l'ordre engagés dans l'opération qui a suivi, notamment pour venir en aide à une centaine d'enfants présents dans la synagogue, 63 ont été hospitalisés après avoir inhalé de la fumée, a précisé le shérif du comté d'Oakland, Michael Bouchard, vendredi. Un agent de sécurité, renversé par le suspect, a également été conduit à l'hôpital.
Jeudi, Jennifer Runyan avait qualifié cette attaque d' »acte de violence ciblé contre la communauté juive ».
Le New York Times a rapporté vendredi que, le 5 mars, une frappe aérienne israélienne au Liban avait tué Ibrahim, le frère de Ghazali, ainsi que les deux jeunes enfants de ce dernier, et un autre frère, Kassem. Selon le journal, Ghazali avait, avant son geste, assisté à une cérémonie funèbre pour ses proches près de Dearborn (Michigan) en compagnie de membres de sa famille et d'autres personnes originaires du village libanais de Machghara. Divorcé et père de deux adolescents, Ghazali travaillait jusqu'à récemment comme serveur, indique le New York Times.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDeux semaines exactement après le début de la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a menacé samedi de « réduire en cendres » les infrastructures pétrolières énergétiques liées aux Etats-Unis, répliquant aux menaces de Donald Trump visant son principal hub pétrolier.
« Toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les Etats-Unis ou qui coopèrent avec les Etats-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres », a menacé le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux gardiens de la révolution, cité par les médias iraniens.
Et ce après que vendredi soir, le président américain a déclaré, sur son réseau Truth Social, avoir « complètement détruit » des cibles militaires sur l'île et prévenu qu'il détruirait aussi ses infrastructures pétrolières « si l'Iran, ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz ».
« J'ai choisi de NE PAS détruire les infrastructures pétrolières de l'île. Cependant si l'Iran, ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz, je reconsidérerais immédiatement ma décision », a écrit le président américain
Il a annoncé que l'armée américaine « a mené l'un des raids aériens les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient, et a totalement détruit toutes les cibles militaires » sur Kharg.
La veille, le président du Parlement iranien, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, avait déclaré que Téhéran « abandonnera toute retenue » si les Etats-Unis et Israël attaquent ses îles du Golfe.
Bande de terre broussailleuse située dans le nord du Golfe, à environ 30 kilomètres des côtes, Kharg abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole brut de l'Iran.
Le conflit, déclenché par l'offensive israélo-américaine en Iran le 28 février, met à mal la livraison dans le monde du pétrole, dont les prix flambent en raison du blocage par Téhéran de la circulation dans le détroit stratégique d'Ormuz, par où passait un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures.
Donald Trump a assuré que la marine américaine allait « bientôt, très bientôt » commencer à escorter des pétroliers dans le détroit.
Selon la presse américaine, les Etats-Unis vont aussi envoyer des renforts au Moyen-Orient, le New York Times parlant de quelque 2.500 Marines et trois navires de plus.
Le Wall Street Journal citant des responsables américains, le navire d'assaut Tripoli, basé au Japon et ses Marines se dirigent vers la même région.
Au 15e jour de la guerre, aucune issue n'est en vue face à l'intransigeance de l'ensemble des belligérants. Donald Trump a d'ores et déjà affirmé que les Etats-Unis frapperont l'Iran « très fort au cours de la prochaine semaine ».
Les pays du Golfe restent une cible des représailles aériennes iraniennes pour leurs liens économiques avec les Etats-Unis et la présence de bases américaines.
Au Qatar, des explosions ont été entendues tôt samedi à Doha par des journalistes de l'AFP et l'armée a dit avoir intercepté une « attaque de missiles » à l'encontre du pays. Dans le quartier central de Msheireb à Doha, où se trouvent des bureaux des groupes américains Google et American Express, des résidents et clients d'hôtels ont été conduits en urgence dans des parkings souterrains pour s'y abriter, a constaté un journaliste de l'AFP.
A Oman, Washington a ordonné au personnel de son ambassade jugé non essentiel et à leurs proches de quitter le pays.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe président américain Donald Trump a affirmé vendredi que l'Iran « est complètement vaincu et veut un accord » mais qu'il ne voulait pas de cette dernière possibilité, deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient.
« Les médias diffusant de fausses informations détestent rendre compte des excellents résultats obtenus par l'armée américaine face à l'Iran, qui est totalement vaincu et souhaite conclure un accord – mais pas un accord que j'accepterais ! » a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, sans plus de précisions.