La démission du chef de l’Unité de liaison et de coordination du Hezbollah Wafic Safa, qui a été ébruitée dans les médias ces derniers jours, a été confirmée samedi par le vice-président du conseil politique du parti Mahmoud Comati, dans une déclaration à la chaîne OTV, proche du Courant patriotique libre.
M. Comati a précisé que « le Hezbollah publiera bientôt un communiqué officiel à ce propos ». « Wafic Safa a une longue histoire dans le parti et a joué un grand rôle dans le cadre de la mission dont il était chargé », a-t-il ajouté, précisant qu’il pourrait « occuper un poste encore plus important à l’avenir », sans donner plus de précisions.
L'agence Reuters avait annoncé vendredi la démission de ce grand responsable de la sécurité du parti, qui était chargé de la coordination interne, des relations avec les forces politiques, de la communication avec les autorités et des appareils sécuritaires. Selon la chaîne al-Jadeed, Hussein Abdallah a été nommé en remplacement de Wafic Safa à la tête de l’unité.
D'après les informations de L’Orient-Le Jour, Wafic Safa n’entretenait plus de bonnes relations avec le secrétaire général du parti Naïm Kassem. Son attitude et ses priorités « ne correspondraient plus à celles du Hezbollah, notamment sa tendance radicale et peu flexible », selon un haut responsable de la formation chiite. Il faut dire que le personnage est réputé pour son caractère provocateur et qu'il est considéré comme une figure de proue de l’aile radicale du parti.
Pendant sa dernière guerre avec le Hezbollah en 2024, l'armée israélienne avait tenté d'assassiner « l'homme des missions spéciales » du parti à au moins une reprise, menant deux frappes sur des bâtiments à Basta el-Faouqa et dans le quartier voisin de Noueiri, le 10 octobre de cette année-là. L'attaque avait fait une vingtaine de morts.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsPressé de démissionner de son poste actuel en raison de liens avec Jeffrey Epstein, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, désormais visé par une enquête financière, s'est à nouveau défendu samedi de tout comportement répréhensible à la veille d'une convocation au Quai d'Orsay.
« Les accusations portées à mon encontre sont infondées et je le démontrerai », a assuré samedi à l'AFP l'actuel président de l'Institut du monde arabe (IMA).
L'ancien ministre emblématique de François Mitterand tente à nouveau de se défendre face aux soupçons qui pèsent sur lui.
La publication fin janvier de millions de nouveaux documents liés à l'homme d'affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein a provoqué une onde de choc pour de nombreuses personnalités, notamment dans le monde de la culture.
Parmi les messages échangés par le financier américain, le nom de Jack Lang est ressorti 673 fois, et fait apparaitre des intérêts économiques communs.
Vendredi, le parquet national financier (PNF) a confirmé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravé » visant Jack Lang et sa fille Caroline Lang, après des « faits révélés par Mediapart ».
Sur la base de ces nouveaux « Epstein files », le média a fait état de liens financiers et d'intérêt économiques communs entre la famille Lang et le financier, condamné en 2008 pour avoir recouru à des services de prostituées mineures et qui était de nouveau inculpé en août 2019 lorsqu'il est décédé en prison.
Lundi, Caroline Lang a démissionné de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma après les révélations sur une société « offshore » qu'elle a fondée en 2016 avec l'homme d'affaires américain.
Jack Lang, qui a pour l'instant exclu de démissionner, a quant à lui reconnu avoir personnellement sollicité le financier pour obtenir le versement de 57.897 dollars à une association pour un film sur les « années Lang-Mitterrand ».
D'après les échanges exhumées, les deux hommes ont notamment négocié en 2015 la vente entre eux d'un riad à Marrakech.
Leur correspondance s'est ensuite poursuivie pendant plusieurs années.
« Cher Jeffrey, (...) votre générosité est infinie » aurait écrit Jack Lang en 2017. « Puis-je encore abuser ? », avait-il encore demandé, avant de solliciter le milliardaire pour qu'il le transporte en voiture à une fête organisée hors de Paris.
Samedi, l'ancien ministre de la Culture a indiqué accueillir « avec sérénité et même soulagement » l'enquête préliminaire ouverte par le PNF.
Attendu dimanche au Quai d'Orsay après une convocation exigée au sommet de l’État, il s'était déjà défendu de toute connaissance des crimes de Jeffrey Epstein, assumant des liens personnels avant de plaider la « naïveté ».
Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l'ancien ministre, les appels à la démission de son actuel poste à la présidence de l'IMA se sont multipliés, notamment au sein de la classe politique.
« Je me réserve, s'agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options », a déclaré vendredi Jean-Noël Barrot, qui a qualifié d' « inédits et d'une extrême gravité » les premiers éléments de l'affaire concernant Jack Lang.
D'après l'entourage du ministre, Jean-Noël Barrot lui a demandé dans ce contexte « de prendre rapidement la bonne décision ».
À la tête de l'institution depuis 2013, l'homme a écarté mercredi l'hypothèse d'une démission de son quatrième mandat.
Dans le communiqué publié samedi, il n'a fourni aucune nouvelle déclaration au sujet d'un possible départ, ou d'un maintien à son poste.
Il a assuré que l'enquête préliminaire permettrait de « faire toute la lumière sur des accusations portant atteintes à (sa) probité et à (son) honneur », et a indiqué qu'il collaborerait avec la justice.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL’armée libanaise a indiqué samedi avoir effectué une perquisition dans une maison abandonnée du village de Haouch Tall Safiyé (Baalbeck), où elle a saisi environ 3,8 millions de comprimés de captagon ainsi que 73 kilogrammes de poudre narcotique blanche.
« Dans le cadre des efforts visant à lutter contre le trafic de drogue dans les différentes régions libanaises, et à la suite d’opérations de surveillance et de suivi des mouvements de gangs actifs dans la distribution de stupéfiants, une patrouille de la direction du renseignement a perquisitionné une maison abandonnée dans la localité de Haouch Tall Safiyé – Baalbeck, et saisi environ 3,8 millions de comprimés de captagon et 73 kilogrammes de poudre narcotique blanche », précise un communiqué publié sur la plateforme X. « Les substances saisies ont été remises aux autorités compétentes, et des opérations de suivi sont en cours afin d’arrêter les personnes impliquées », a ajouté l’armée.
L’armée libanaise et les services de sécurité ont intensifié au cours des derniers mois leur lutte contre le trafic de drogue, sous la pression des États du Golfe ainsi que des États-Unis. À la mi-septembre, l’armée avait annoncé la saisie d’environ 64 millions de comprimés de captagon dans la Békaa, soulignant qu’il s’agissait de l’une des plus importantes opérations jamais menées contre cette substance au Liban.
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