Quelque 6 000 avions A320 d'Airbus doivent remplacer en urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires après un « événement » aux États-Unis sur un appareil de la compagnie JetBlue fin octobre, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'avionneur.
Airbus a notifié vendredi à l'ensemble de ses clients utilisant ce logiciel « d'arrêter immédiatement les vols » après l'analyse de cet incident technique qui a « révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol ».
L'appel a provoqué retards et annulations aux quatre coins du monde, des Philippines à la Colombie.
Pour la plupart des avions, le changement de logiciel avec sa version précédente prendra « quelques heures ». Mais pour quelque 1 000 avions, cela impliquera le changement du matériel informatique, « ce qui prendra des semaines », a aussi expliqué à l'AFP une source proche du dossier. Il s'agit d'un calculateur ELAC de gouverne de profondeur/aileron fabriqué par le Français Thales.
La Middle East Airlines, dont la flotte compte plusieurs A320 et A321neo, a réagi à cette annonce dans un communiqué, assurant avoir pris les mesures nécessaires sur les appareils concernés. « La flotte MEA de dix A321Neo est concernée et sera modifiée ce soir afin d’être prête pour l’exploitation programmée demain. Les A320 de MEA ne sont pas concernés et continuent d’opérer sans qu’aucune modification ne soit nécessaire. Les opérations de MEA se poursuivront comme prévu, sans aucun changement », a écrit la compagnie.
Airbus reconnaît que ces recommandations entraîneront des perturbations opérationnelles pour les passagers et les clients. « Nous présentons nos excuses pour les désagréments causés et travaillerons en étroite collaboration avec les opérateurs, tout en maintenant la sécurité comme notre priorité absolue », écrit l'avionneur européen.
Le 30 octobre, un Airbus A320 de JetBlue a connu un problème de contrôle en vol à cause d'un dysfonctionnement informatique. L'incident s'est produit en phase de croisière entre Cancún (Mexique) et Newark (États-Unis) lorsque l'appareil a soudainement piqué vers le bas sans intervention des pilotes.
Ces derniers ont amorcé la phase de descente puis posé l'avion à Tampa, en Floride. Les pompiers de Tampa avaient fait état auprès des médias américains de blessés parmi les passagers.
L'Airbus A320, entré en exploitation en 1988, est l'avion le plus vendu au monde. En septembre, il a détrôné le monocouloir 737 du constructeur américain Boeing, dont le premier exemplaire a été livré en 1968.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa cote de confiance d'Emmanuel Macron est remontée de quatre points en novembre, et celle des ministres progresse également de façon générale, selon un baromètre mensuel Toluna/Harris Interactive pour LCI publié vendredi.
Le chef de l'Etat est remonté à 29% de confiance parmi les personnes interrogées, au moment où ce dernier a investi les questions de défense, en relançant par exemple un service national militaire volontaire.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu se maintient lui à 35% (+1 point).
Tous les ministres font mieux ou se maintiennent par ailleurs. Les ministres les mieux classés sont le ministre de la Justice Gérald Darmanin (39%, +1 point), le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez (31%, +2 points) et le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (26%, +4 points).
Parmi les personnalités politiques, le patron du RN Jordan Bardella reste en tête de ce baromètre de confiance (43%, +2 points), juste devant la cheffe de file de l'extrême droite Marine Le Pen (42%, +3), et l'ancien Premier ministre Edouard Philippe (32%, stable).
Enquête réalisée en ligne les 25 au 27 novembre auprès d'un échantillon de 1.128 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur entre 1,4 et 3,1 points.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'auteur présumé de l'attaque à Washington contre deux militaires de la Garde nationale, dont une est décédée, va être inculpé d'assassinat, un acte invoqué par l'administration Trump pour réviser drastiquement sa politique d'accueil des ressortissants d'une vingtaine de pays dits « préoccupants ».
Quelques heures avant l'annonce jeudi du décès de l'une des deux victimes, la ministre de la Justice, Pam Bondi, avait annoncé son intention de requérir la peine capitale contre Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, le suspect de nationalité afghane, si l'une d'entre elles succombait à ses blessures.
« S'il arrive quelque chose, je vous le dis dès maintenant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour requérir la peine de mort contre ce monstre, qui n'aurait jamais dû être dans notre pays », a-t-elle déclaré sur Fox News, en référence au débat qui a aussitôt éclaté entre républicains et démocrates sur cette affaire.
« C'est un meurtre avec préméditation. C'est une embuscade commise avec une arme à feu contre des gens qui ne savaient pas ce qui les attendait », a dit vendredi sur Fox News la procureure de la capitale fédérale, Jeanine Pirro, pour expliquer l'aggravation des chefs d'accusation.
Elle avait initialement annoncé jeudi que le suspect, blessé lors de son arrestation, serait poursuivi pour agression armée avec intention de tuer.
Mais entre-temps, l'une des deux victimes, Sarah Beckstrom, 20 ans, est décédée, tandis que l'autre, Andrew Wolfe, 24 ans, se trouvait toujours vendredi dans un état critique, selon les autorités.
Le mobile de l'attaque restait inconnu vendredi. Mais son auteur présumé, arrivé aux Etats-Unis en 2021 après avoir servi aux côtés de l'armée américaine en Afghanistan, selon la CIA, a traversé le pays en voiture depuis l'Etat de Washington (nord-ouest), où il habitait avec sa famille, pour se rendre dans la capitale fédérale, sur la côte est.
Peu après l'annonce du décès de la militaire, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social qu'il empêcherait « l'immigration en provenance de tous les pays du Tiers monde ».
A la suite de cet attentat, l'administration américaine avait déjà annoncé jeudi « un réexamen complet et rigoureux » des permis de résidence permanente ou « cartes vertes », délivrés aux ressortissants de 19 pays « jugés préoccupants », dont l'Afghanistan, Haïti, l'Iran et le Venezuela.
Sollicités vendredi par l'AFP pour savoir quels « pays du Tiers monde » étaient concernés par la dernière annonce de Donald Trump, les services d'immigration ont renvoyé à cette même liste de 19 pays.
Selon des données officielles, plus d'1,6 million d'étrangers détenteurs de la carte verte (soit 12% des résidents permanents) sont originaires d'un de ces pays. L'Afghanistan en compte plus de 116.000.
Rahmanullah Lakanwal était arrivé aux Etats-Unis un mois après le retrait précipité des forces américaines d'Afghanistan sous la présidence du démocrate Joe Biden, en août 2021, dans le cadre d'une vaste opération d'évacuation des Afghans ayant collaboré avec les Américains contre les talibans.
Des médias américains affirmaient vendredi qu'il avait rejoint les « unités zéro » des services afghans, en charge de missions commandos contre les talibans, Al-Qaïda ou le groupe Etat islamique (EI).
L'ONG AfghanEvac précise qu'il « a demandé l'asile sous l'administration Biden, mais son asile a été approuvé sous l'administration Trump », en avril 2025. Il n'était pas titulaire de la carte verte de résident permanent.
Selon le département d'Etat, plus de 190.000 Afghans sont arrivés aux Etats-Unis depuis la prise de pouvoir des talibans.
Depuis juin, le président républicain a envoyé la Garde nationale successivement à Los Angeles, Washington et Memphis, à chaque fois contre l'avis des autorités locales démocrates, disant ces renforts nécessaires pour lutter contre la criminalité et appuyer la police fédérale de l'immigration (ICE).
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