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Au Liban, où nous sommes plongés à nouveau dans la guerre, au cœur d’un Moyen-Orient secoué par un conflit régional inédit, une question s’impose : comment ne pas devenir fou ? C’est le thème du premier épisode de L’Orient-La Nuit, le podcast de L’Orient-Le Jour, animé par Anthony Samrani et Stéphanie Khouri.
Pour en discuter, l'écrivain Charif Majdalani, la psychothérapeute et psychologue clinicienne Nayla Karamé Majdalani, le chanteur et compositeur -M- et le compositeur, écrivain et producteur Khaled Mouzanar.
Avec, en exclusivité,

Au-delà des trajectoires personnelles, une question plus vertigineuse nous hante : et si cette folie était aussi collective ? Dans un pays marqué par l’accumulation des violences et l’effritement des structures politiques, comment continuer à penser, à débattre, à croire en un avenir commun ? Ce premier épisode de L’Orient La Nuit esquisse une réflexion sensible sur ce que la guerre fait à nos esprits : les fragilités qu’elle creuse, les résistances qu’elle fait naître, et les liens qu’elle peut encore tisser.
L’Orient-La Nuit, c’est :
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDes dizaines d'habitants et de responsables de localités du sud du Liban occupées par l'armée israélienne se sont rassemblés jeudi dans le centre de Beyrouth pour dénoncer les opérations de démolition qu'elle y mène malgré la trêve. Depuis le début de sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien, le 2 mars, et malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, Israël poursuit ses opérations de démolition et de rasage dans le sud du Liban et continue d'interdire le retour des habitants de plus de 50 localités frontalières.
« On ne peut pas retourner (chez nous), tout a été rasé (...) », affirme à l'AFP Ibrahim Hamza, 60 ans, maire de la ville côtière de Naqoura. « L'ennemi israélien est présent dans la localité », ajoute-t-il. A l'endroit du sit-in, au coeur de la capitale, hommes et femmes brandissent drapeaux libanais et photos de leurs villages dévastés. Certains arborent des pancartes interrogeant: « Où est le cessez-le-feu ? ».
Peu après l'entrée en vigueur de la trêve, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que l'armée avait reçu pour instruction « de détruire les maisons dans les villages proches de la frontière qui servaient (...) de postes avancés terroristes du Hezbollah (...) ». Plus de 50.000 logements ont été détruits ou endommagés dans les opérations israéliennes en plus de six semaines de guerre, avait indiqué le 22 avril le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS).
Mohamed Souheili, 56 ans, est un notable de Bint Jbeil (sud), l'un des derniers terrains d'affrontements entre le Hezbollah et les forces israéliennes. Cette ville revêt une importance symbolique: le mouvement islamiste y avait repoussé les troupes israéliennes à l'issue d'intenses combats durant la guerre de 2006. « C'est une destruction systématique (...) Il n'y a plus un seul signe de vie dans la ville », lâche M. Souheili.
Des images prises le 15 avril par l'AFP depuis le côté israélien de la frontière illustrent l'ampleur des dégâts dans deux villages libanais frontaliers, dont Maiss al-Jabal. Originaire de ce village, Hosn Qabalan a perdu sa maison lors d'une précédente guerre suivie d'une trêve fragile entre Israël et le Hezbollah en 2023 et 2024. « Notre maison avait disparu (...) Nous nous sommes assis sur les décombres », déplore cette grand-mère de 55 ans, évoquant son retour après la dernière guerre. « Même si nous devons nous asseoir à même le sol, ce qui compte, c'est que nous retournions sur notre terre », dit-elle.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a exhorté jeudi les Etats-Unis à « préserver la stabilité » des relations bilatérales et à oeuvrer « pour la paix dans le monde », au cours d'une conversation téléphonique avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, selon ses services.
Cet échange entre les deux hommes, qui ont notamment évoqué la guerre au Moyen-Orient, est intervenu deux semaines avant une visite prévue en Chine du président américain Donald Trump, qui devrait rencontrer son homologue chinois Xi Jinping. Ce déplacement de M. Trump est présenté comme une occasion importante de dissiper durablement les tensions bilatérales de 2025 après le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche.
L'année passée a été marquée par une âpre bataille économique, à coups de droits de douane et de restrictions commerciales diverses, jusqu'à une trêve prononcée en octobre à l'occasion d'une rencontre entre MM. Xi et Trump en Corée du Sud.
« Les deux parties doivent préserver la stabilité durement acquise, bien préparer les grandes échéances des interactions à haut niveau, élargir les domaines de coopération et garder sous contrôle les points de divergence », a déclaré Wang Yi à Marco Rubio, d'après un compte-rendu du ministère chinois des Affaires étrangères.
Le chef de la diplomatie chinoise s'est félicité de liens « globalement stables » et a appelé à des relations « fondées sur le respect mutuel, la coexistence pacifique et la coopération gagnant-gagnant ». Un des grands points d'achoppement entre Pékin et Washington reste la question de Taïwan.
La Chine considère cette île de 23 millions d'habitants comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore « unifiée » avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle n'exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle.
Pékin reproche régulièrement à Washington de ne pas honorer ses engagements diplomatiques en poursuivant ses ventes d'armes à Taïwan, en lui offrant un soutien sur la scène internationale et en ne s'opposant pas clairement à son indépendance.
« La question de Taïwan touche aux intérêts fondamentaux de la Chine et constitue le plus grand facteur de risque dans les relations sino-américaines », a ainsi souligné Wang Yi auprès de Marco Rubio.
« Les Etats-Unis doivent honorer leurs engagements, prendre les bonnes décisions, ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération bilatérale et déployer les efforts nécessaires pour la paix dans le monde », a insisté M. Wang, au moment où les Américains sont toujours aux prises avec la guerre au Moyen-Orient, qu'ils ont déclenchée en attaquant l'Iran.
Dans son communiqué, la diplomatie chinoise affirme que les deux hommes ont « échangé leurs points de vue sur la situation au Moyen-Orient », sans fournir davantage de précisions.
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