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Publication épinglée 21:53 21:53 Podcast   « Le sexe n’attend pas la paix » : découvrez le nouvel épisode de « L'Orient-La Nuit »

Pour ce onzième épisode de « L’Orient-La Nuit », nous ouvrons une conversation à la fois intime et politique autour de nos sexualités en temps de crise. Désirer, est-ce encore possible quand tout vacille ?

Que fait la guerre à nos corps ? Comment le chaos transforme-t-il notre rapport à l’intimité, au plaisir, au couple - ou à la solitude ? Le désir, au contraire, persiste-t-il, indocile, comme une manière de rester vivant, de résister à l’effondrement ?

Entre peur, culpabilité et besoin de lien, le désir devient-il un refuge, un exutoire, ou au contraire quelque chose que l’on tait, que l’on réprime, que l’on juge déplacé ? Nous interrogerons aussi le cadre dans lequel ces désirs s’expriment - ou se heurtent. Que permettent nos sociétés ? Que surveillent-elles, que condamnent-elles, que passent-elles sous silence ?

Autour de la table, deux invités pour éclairer ces questions et croiser les regards. La médecin et psychosexologue Sandrine Attallah, pionnière de la sexologie clinique au Liban, dont le travail interroge les tabous et accompagne les transformations des sexualités dans le monde arabe ; et l’écrivain franco-libanais Sabyl Ghoussoub, dont l’œuvre explore les identités, les héritages et les contradictions de nos intimités.

Avec Anthony Samrani et Stéphanie Khouri, ils tenteront de comprendre ce que nos désirs racontent de nous : nos peurs, nos limites, mais aussi nos élans et nos possibles, notre irréductible envie de vivre.

Nos épisodes précédents :

23:34 Diplomatie    Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer. Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'OTAN en Turquie entre Donald Trump et Ahmed el-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar el-Assad en décembre 2024.

« C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur », a déclaré Marco Rubio dans un communiqué. « Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien », a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed el-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des « assurances formelles » de la part d'Ahmed el-Chareh selon lesquelles « la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir ». Il a soutenu qu'une « Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier ».

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed el-Chareh. « Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie », a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979. Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

21:26 Etats-Unis   Une cour d'appel rejette le rajout du nom de Trump sur le Kennedy Center

Une cour d'appel fédérale a rejeté mercredi un référé du conseil d'administration du Kennedy Center contrôlé par des proches de Donald Trump pour obtenir que le nom du président américain soit de nouveau inscrit sur la façade de la prestigieuse salle de spectacles à Washington.

Le président républicain, après avoir placé ses proches à la direction du conseil d'administration de l'institution, avait accolé en décembre son nom à celui de son lointain prédécesseur démocrate pour la rebaptiser « Trump Kennedy Center ». Mais un juge fédéral a ordonné que le nom de Donald Trump soit retiré du Kennedy Center d'ici le 12 juin et a suspendu jusqu'à nouvel ordre la fermeture pour deux ans de la salle de spectacles.

Le conseil d'administration s'est exécuté mais le gouvernement a fait appel de cette décision et a demandé à une cour d'appel de la suspendre, afin de pouvoir rétablir le nom de Donald Trump dans l'attente d'une décision sur le fond.

Cette cour d'appel a unanimement rejeté ce recours mercredi, concluant notamment que le gouvernement n'a apporté aucune preuve de ses affirmations selon lesquelles, sans le nom de Donald Trump sur l'édifice, les levées de fonds pour le financement du Kennedy Center seraient compromises.

Le juge Christopher Cooper avait ordonné le 29 mai au conseil d'administration de retirer, dans un délai de deux semaines, toute référence « au président Trump ou à tout individu autre que le président Kennedy » sur le bâtiment lui-même, sur le site internet du Kennedy Center ou sur ses marques déposées. Il avait également suspendu à titre provisoire la fermeture pour deux ans de la salle, considérant que le conseil avait manqué à son « devoir de prudence » en ne tenant pas compte des retombées négatives de cette fermeture.

Le magistrat a néanmoins autorisé la poursuite des travaux de réparation prévus au Kennedy Center, dont « le besoin apparaît criant » et précisé qu'il ne s'opposerait pas à une nouvelle décision de fermeture si elle était prise au terme d'une évaluation plus approfondie des inconvénients et des avantages.

Donald Trump avait réagi en annonçant qu'il allait « travailler avec le Congrès pour lui transférer » le contrôle du Kennedy Center. Le changement de nom avait été dénoncé par la famille du président Kennedy et par l'opposition démocrate qui en conteste la légalité.

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