Ils sont 16 jusqu'à ce jour. Seize villages du Liban-Sud bombardé et envahi, dont les habitants refusent de partir.

Répartis entre les cazas de Bint Jbeil, dans le secteur central de la bande frontalière, et Marjeyoun et Hasbaya dans le secteur est, ces villages, allant de petits bourgs de centaines d'habitants comme Rmeich, à de simples hameaux peuplés de quelques familles seulement, sont isolés du reste du Liban. Ils vivent en première ligne les combats entre le Hezbollah et l'armée israélienne, des maisons de leur périphérie ont été dynamitées par les Israéliens comme à Debel, et certains de leurs habitants ont été tués dans des frappes israéliennes, notamment à Qleyaa et Aïn Ebel. Les routes d'approvisionnement vers ces villages sont dangereuses en raison des bombardements et le Sud-Litani a été coupé du reste du pays par des frappes sur la quasi-totalité des ponts traversant le fleuve.
Majoritairement chrétiens, sunnites dans le caza de Hasbaya et druzes, notamment à Ebel el-Saqi, ces localités restent peuplées malgré toutes les difficultés et les risques, et les habitants en appellent quotidiennement aux autorités pour assurer leur sécurité et ouvrir des corridors d'aide humanitaire. Et ce alors que l'armée libanaise a retiré une grande partie de ses troupes de ces villages au cours de cette semaine.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes exportations de pétrole iranien depuis la stratégique île de Kharg, dans le Golfe, ont récemment augmenté malgré les frappes et les menaces américaines, a rapporté samedi un média iranien. Le président américain Donald Trump a menacé d' »anéantir » ce point névralgique pour l'industrie pétrole iranienne, si un accord n'était pas trouvé « rapidement » avec Téhéran.
Pour éviter de nouvelles frappes contre Kharg, le président Trump exige également la réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel à l'acheminement du pétrole mondial et bloqué quasi totalement par l'Iran aux navires étrangers. « Ces derniers jours, non seulement les exportations de pétrole (depuis l'île) n'ont pas diminué, mais elles ont augmenté », a déclaré Moussa Ahmadi, le président de la commission de l'énergie du Parlement iranien.
Ce constat est le fruit de visites et de réunions tenues sur l'île récemment, a-t-il précisé, cité par l'agence de presse Isna.
Kharg abrite le plus grand terminal pétrolier de l'Iran qui assure environ 90% de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan. Le 13 mars, Washington avait annoncé y avoir bombardé des cibles militaires, sans viser les infrastructures pétrolières.
Téhéran a ces derniers jours accusé son ennemi américain de planifier une offensive terrestre, visant particulièrement ses îles dans le Golfe.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes forces israéliennes ont détruit en 24 heures pas moins de 17 caméras de surveillance liées au siège principal de la Finul au Liban-Sud. Le saccage a été révélé à l'AFP samedi par un responsable de la sécurité des Nations unies.
Depuis le début de la guerre Israël-Hezbollah le 2 mars, la Force internationale de l'ONU s'est retrouvée prise entre deux feux dans le sud du pays. La formation chiite lance des attaques sur l’État hébreu et ses troupes, et ces dernières progressent dans les villes frontalières.
Le responsable qui a requis l'anonymat a confié : « Dis-sept de nos caméras de siège ont été détruites par l’armée israélienne » dans la ville de Naqoura. Jeudi déjà, la porte-parole de la Finul Kandice Ardiel avait affirmé que les Casques bleus voient depuis le début de la semaine « des soldats israéliens procéder à la démolition de plusieurs quartiers » de cette localité côtière. « Ces démolitions ont non seulement détruit des maisons et des commerces civils, mais la puissance des explosions a provoqué des dommages au siège de la Force internationale », a-t-elle ajouté.
La Finul a en outre signalé une « explosion » dans l’une de ses bases près de Adaïssé, qui a blessé trois membres du personnel, précisant qu’elle « ne connaît pas encore l’origine de l’explosion ». Le bureau de l’ONU à Jakarta a fait savoir samedi que les blessés étaient indonésiens.
L’Indonésie a condamné l’incident et l'a qualifié d'« inacceptable », estimant que « ces événements soulignent le besoin urgent de renforcer la protection des forces de maintien de la paix de l’ONU dans un contexte de conflit de plus en plus dangereux ». Trois Casques bleus indonésiens avaient été tués dans deux incidents distincts la semaine dernière. L’armée israélienne a pour sa part accusé le Hezbollah d’avoir tiré « une roquette qui a atterri dans un poste de la force onusienne ».
Selon les Nations unies, 97 militaires et membre du personnel de la Finul ont été tués depuis sa création en 1978 pour surveiller le retrait de l'armée israélienne après sa première invasion du Liban.
« Cela a été une semaine difficile pour les Casques bleus travaillant près de la zone centrale d’opérations de la Finul », a poursuivi Kandice Ardiel. Elle a rappelé « à tous les acteurs leurs obligations visant à garantir la sécurité des Casques bleus, notamment en évitant toute activité militaire à proximité de leurs postes qui pourrait les mettre en danger ».
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