Les gardiens de la révolution iraniens ont affirmé samedi avoir ciblé un avion F-16 israélien survolant le centre du pays.
L'Iran est en guerre avec Israël et les Etats-Unis depuis les frappes américano-israéliennes contre la République islamique le 28 février, un conflit qui s'est depuis étendu au Moyen-Orient. « Un avion de chasse F-16 ennemi appartenant au régime sioniste a été touché à 03H45 dans le centre de l'Iran », ont affirmé sur leur site Sepah News les Gardiens, armée idéologique de la République islamique.
L'armée israélienne avait pour sa part indiqué plus tôt qu'un missile sol-air avait été tiré contre un appareil israélien lors d'une « activité opérationnelle » en Iran, sans préciser le type d'avion. Elle a ajouté qu' »aucun dommage n'avait été causé à l'appareil ». Il n'était pas immédiatement clair si les déclarations iraniennes et israéliennes faisaient référence au même incident.
Des médias iraniens ont également diffusé une image montrant de la fumée dans le ciel, affirmant qu'un autre appareil avait été visé, en ne précisant ni son type, ni s'il appartenait à Israël ou aux Etats-Unis.
L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante cette image. Ces informations interviennent quelques jours après que les Gardiens de la Révolution ont affirmé qu'un avion F-35 américain avait été « touché et gravement endommagé dans le ciel du centre de l'Iran ». Jeudi, CNN, citant deux sources proches du dossier, a rapporté qu'un F-35 américain avait « effectué un atterrissage d'urgence sur une base américaine au Moyen-Orient après avoir été touché par ce qui serait un tir iranien ».
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUne vingtaine de pays, dont les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, se sont dits samedi « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d'Ormuz, bloqué de facto par l'Iran depuis le début de la guerre.
Dans un communiqué commun, ces pays, principalement européens, ont également condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastuctures pétrolières et de gaz, demandant un « moratoire immédiat et gobal sur les attaques d'infrastructures civiles ».
L'armée américaine a affirmé samedi avoir « réduit » la capacité de l'Iran à menacer la navigation dans le détroit d'Ormuz en bombardant cette semaine une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière.
« Nous avons non seulement détruit l'installation, mais nous avons également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires, » a déclaré l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans une vidéo publiée sur X.
Le Centcom avait déjà fait état mardi de ce bombardement réalisé sur la côte iranienne à l'aide de bombes spéciales antibunker, des ogives de plus de deux tonnes destinées à pénétrer en profondeur dans des cibles enfouies. « Le régime iranien a utilisé cette installation souterraine renforcée pour entreposer discrètement des missiles de croisière antinavires, des lanceurs de missiles mobiles et d'autres équipements qui représentaient un danger sérieux pour la navigation internationale », a listé l'amiral.
Avec ce bombardement, « la capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz et aux alentours est, de ce fait, réduite, et nous n'arrêterons pas de poursuivre ces cibles », a ajouté Brad Cooper.
Vendredi, le président américain Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis envisageaient de « réduire graduellement » leurs opérations au Moyen-Orient contre « le régime terroriste iranien », quelques heures après avoir affirmé ne pas vouloir de cessez-le-feu.
Le blocage de fait du détroit d'Ormuz par l'Iran, en représailles aux attaques des Etats-Unis et d'Israël contre Téhéran depuis le 28 février, est à l'origine d'une grave crise du commerce international, et plus particulièrement de celui des hydrocarbures, poussant leurs prix à la hausse à travers le monde.
Dans sa vidéo, publiée après exactement trois semaines de guerre, l'amiral Cooper a fait état de 8.000 cibles iraniennes frappées par l'armée américaines, dont 130 navires iraniens, « ce qui constitue la plus grande attaque sur une marine depuis la Seconde Guerre mondiale. »
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes centrales électriques en Irak sont de nouveau alimentées en gaz iranien, ont annoncé samedi les autorités de Bagdad, après une interruption de trois jours provoquée par des frappes israéliennes sur de stratégiques installations gazières en Iran.
Téhéran avait dénoncé mercredi des frappes sur des installations exploitant l'immense champ gazier de South Pars/North Dome, partagé par l'Iran avec le Qatar. Dans la foulée, l'Irak avait indiqué que ses importations de gaz iranien, cruciales pour alimenter ses centrales électriques, avaient été « totalement interrompues. » Samedi « les livraisons de gaz iranien à l'Irak ont repris », a annoncé le porte-parole du ministère, Ahmad Moussa, cité par l'agence de presse étatique INA.
Ces importations représentent actuellement cinq millions de mètres cubes par jour, a-t-il dit.
L'Irak s'approvisionne en électricité et en gaz chez son voisin iranien, couvrant un tiers de ses besoins énergétiques. Avant même le début de la guerre au Moyen-Orient, le pays, grand producteur d'hydrocarbures mais doté d'infrastructures défaillantes, souffrait ces dernières années de l'irrégularité de ces importations de gaz iranien.
Ces livraisons pouvaient très régulièrement chuter en quantité ou s'interrompre, en raison de problèmes techniques, d'une hausse de la consommation en Iran même, ou de retards dans les paiements irakiens. Ainsi, ces derniers mois, l'Irak recevait entre cinq et six millions de mètres cubes par jour seulement - contre 25 millions de mètres cubes qui doivent être livrés normalement durant les mois de l'hiver -, selon le ministère de l'Electricité.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'armée jordanienne a annoncé samedi avoir intercepté 222 missiles et drones sur les 240 lancés par Téhéran en direction du royaume depuis le début de la guerre opposant Israël et les Etats-Unis à l'Iran.
Dans un communiqué, elle indique que « le nombre total de missiles et de drones tirés vers le royaume depuis le début de la guerre s'élève à 240 ».
« L'armée de l'air est parvenue à intercepter et détruire 222 missiles et drones, tandis que les défenses n'ont pas pu en intercepter 18 », ajoute-t-elle, précisant que 36 projectiles ont été lancés contre le pays durant la troisième semaine du conflit.
Le 28 février, les Etats-Unis et Israël ont lancé une opération militaire d'envergure contre l'Iran, qui, en représailles, lance ses missiles et drones sur plusieurs pays de la région, principalement dans le Golfe, affirmant viser des intérêts américains.
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