16.05.2026 à 15:11
Rédaction
Le New York Times est visé par une plainte pour discrimination déposée début mai 2026 par l’agence fédérale américaine pour l’égalité au travail, l’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC), qui accuse le journal d’avoir écarté un homme blanc d’une promotion afin de respecter ses objectifs de diversité.
Le 5 mai 2026, l’EEOC a engagé un procès civil fédéral contre le New York Times Company devant un tribunal fédéral de New York (Southern District of New York). L’agence agit au nom d’un éditeur blanc, salarié du journal depuis 2014, qui affirme avoir été illégalement écarté en 2025 d’un poste de rédacteur en chef adjoint de la branche immobilière.
Selon la plainte, le New York Times aurait pris sa décision de promotion en tenant compte de la race et du sexe des candidats dans le but d’augmenter la présence de femmes et de personnes non blanches dans les postes de direction.
L’EEOC affirme notamment que le plaignant, un homme blanc expérimenté dans le journalisme immobilier, n’a même pas été admis à l’ultime tour d’entretiens, alors que tous les finalistes n’étaient pas des hommes blancs et que la personne retenue aurait eu très peu, voire aucune expérience dans le domaine immobilier.
L’agence parle de « pratiques d’emploi illégales » et de discrimination fondée sur la race et le sexe, ce qui, si cela était avéré, violerait le Title VII du Civil Rights Act de 1964, qui interdit d’avantager ou de désavantager une personne en raison de sa race ou de son sexe.
Pour soutenir ses accusations, l’Equal Employment Opportunity Commission cite les documents internes et publics liés à la politique DEI (Diversity, Equity and Inclusion) du New York Times, et plus particulièrement son plan de 2021 intitulé « A Call to Action », visant à augmenter de 50 % le nombre de dirigeants noirs et latinos d’ici 2025, un objectif qui aurait été atteint dès 2022. L’agence évoque également plusieurs rapports et études internes réalisés par l’entreprise afin d’établir des statistiques ethniques et de sexe parmi ses employés et cadres.
La porte-parole du New York Times, Danielle Rhoades Ha, a déclaré que, selon eux, le recours de l’ EEOC est « politiquement motivé », influencé par la ligne de l’administration de Donald Trump, qui cherche à attaquer les programmes de diversité dans les entreprises.
La plainte demande notamment au tribunal d’interdire au New York Times de prendre des décisions d’emploi fondées sur la race ou le sexe, ainsi que l’octroi de dommages et intérêts et d’un rattrapage salarial pour l’employé s’estimant discriminé.
Crédit image : By Ajay Suresh from New York, NY, USA – New York Times Building – Bottom Portion, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80146836
15.05.2026 à 19:38
Rédaction
Une affaire de discrimination dans des annonces de logements à Londres et dans le sud de l’Angleterre avec des critères « réservés aux musulmans » a été révélée par une enquête du The Telegraph en avril 2026.
Les formulations incluaient « réservé aux musulmans », « préférence pour des musulmans » et des critères encore plus ciblés, comme des locataires hindous, pendjabis, gujaratis ou des personnes originaires de certaines régions d’Inde. Certaines annonces associent également la proximité d’une mosquée à la location, renforçant ainsi leur caractère communautaire.
Les annonces ont été trouvées sur des plateformes d’annonces entre particuliers comme Facebook, Gumtree et Telegram, mais également, pour certaines, sur des sites d’agences immobilières.
Au Royaume-Uni pourtant, l’Equality Act 2010 interdit les discriminations dans l’accès au logement fondées notamment sur la religion. Les propriétaires et agences ne peuvent donc pas indiquer de préférence religieuse dans leurs annonces, rendant toutes ces publications illégales. Pourtant, leur nombre serait en augmentation, symbole selon certains d’une réalité de ségrégation ethnique et religieuse dans le pays.
Aucune poursuite n’a pour autant été lancée pour l’instant, malgré les réactions d’une partie de la population anglaise, outrée que de telles pratiques puissent exister sur son territoire.
12.05.2026 à 13:34
Rédaction
Q Manivannan a été élu le 7 mai 2026 au Parlement écossais, devenant membre du Parlement pour la région d’Edinburgh and Lothians East.
Q Manivannan est une personnalité politique écossaise trans/non binaire du Scottish Green Party, née dans la région du Tamil Nadu en Inde. Il était arrivé en Écosse en 2021 avec un visa étudiant et réalisait un doctorat en sciences politiques et relations internationales, en plus d’être chercheur associé à l’Université de St Andrews.
Son visa actuel était appelé à expirer, Q Manivannan ayant déclaré être au Royaume-Uni avec un visa étudiant qui expirera plus tard en 2026. La BBC indique également qu’il devra donc renouveler son visa pendant son mandat.
Q Manivannan a pu se présenter malgré cette situation grâce à son statut de citoyen du Commonwealth, qui permet de se présenter aux élections au Royaume-Uni, même sans résidence permanente.
Ces élections de 2026 ont été, pour l’Écosse, les premières lors desquelles ont été élus des membres du Parlement transgenres et/ou non binaires : Q Manivannan et Iris Duane, tous deux élus sur les listes régionales du Scottish Green Party. Q Manivannan a remporté le siège d’Edinburgh and Lothians East, tandis qu’Iris Duane a été élue dans la région de Glasgow.
Le Scottish Green Party, parti écologiste d’extrême gauche, pro-immigration et pro-trans, nous propose ici un exemple parfait de ce que la gauche fait de mieux : lier des causes pourtant très différentes, comme l’immigration et les thématiques LGBT.
Un exemple concret, mais aussi un avertissement pour les futures élections au Royaume-Uni où, si le parti de droite Reform UK a dominé les dernières élections, les Verts ont eux aussi gagné un grand nombre d’élus.
Crédit image : By Lucas Kendall – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=187559126
11.05.2026 à 12:59
Rédaction
Adidas a récemment annoncé sa collaboration avec la créatrice Nora Al Shaikh pour le club de football saoudien Al-Nassr FC, dévoilant une collection de vêtements destinée aux supportrices, avec pour particularité d’être pensée comme une tenue religieuse « modeste ».
Il s’agit d’une pièce conçue par la créatrice de mode saoudienne Nora Al Shaikh avec Adidas pour les fans féminines d’Al-Nassr. La créatrice a voulu imaginer une tenue de supportrice inspirée des maillots masculins du club, mais adaptée aux demandes vestimentaires des mouvements rigoristes islamiques obligeant les femmes à porter des vêtements larges ne laissant pas apparaître le corps, en plus du voile.
Les créations ne devraient cependant pas être mises en vente pour le grand public, et 100 pièces ont été remises directement à des supportrices.
L’objectif affiché était de donner aux femmes une manière de montrer leur soutien au club sans devoir porter un maillot masculin standard. Nora Al Shaikh a expliqué que le point de départ était « l’absence de véritable choix pensé pour les femmes », malgré l’existence de modèles de maillots féminins avec des coupes adaptées.
Sur le site d’Adidas France, on retrouve même une catégorie dédiée nommée « Mode Modeste · Femmes », comprenant des hijabs, des maillots de bain et des tenues de sport correspondant aux critères islamiques. Compte tenu du fait qu’Adidas n’est pas une association philanthropique, l’entreprise répond certainement à une demande qui révèle, selon certains observateurs, une volonté séparatiste d’une partie de la population.
11.05.2026 à 12:56
Rédaction
Danièle Obono, députée de La France insoumise, a déposé, le 26 février 2026 à l’Assemblée nationale, une proposition de résolution visant à faire reconnaître le traumatisme psychique consécutif au vécu raciste.
Le dossier parlementaire explique que le racisme ne serait pas seulement une atteinte à l’égalité, mais aussi un facteur de traumatisme psychique, qui aurait des effets tels que le stress, l’insomnie, la dépression ou des idées suicidaires. Le texte souligne également la notion de « charge raciale », c’est-à-dire l’impact psychologique, émotionnel et social produit par des discriminations qui seraient répétées.
La résolution demande une reconnaissance légale de ce « traumatisme », l’intégration d’un principe de vécu raciste dans les projets territoriaux de santé mentale, une prise en compte de ces principes par les employeurs et le droit du travail, des formations pour les professionnels, ainsi qu’un rapport annuel au Parlement.
Comme toujours, on retrouve un serpent de mer bien caché derrière des discours humanistes, le dossier comprenant également un volet pénal visant à faire prendre en compte ce principe dans les décisions de justice.
Connue pour ses déclarations polémiques, comme son discours sur la « gauche blanche », jugée selon elle insuffisamment diverse sur le plan ethnique, cette proposition apparaît comme le symbole des offensives antiracistes de La France insoumise visant à inscrire dans la loi de nouveaux motifs permettant d’atténuer certaines peines ou d’obtenir des compensations, dans une logique décolonialiste opposant une fois de plus « blancs » et « racisés ».
Ce projet de lois s’inscrit clairement dans une politique victimaire visant à cliver et diviser davantage la population.
Crédit image : Par Rivdumat — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=61423899
07.05.2026 à 17:02
Rédaction
Le Sénat a adopté, le 5 mai 2026 en première lecture, par 208 voix contre 124, la proposition de loi de Bruno Retailleau visant à renforcer les outils juridiques contre des stratégies d’influence et de contournement des règles communes au nom de motifs religieux, plus particulièrement dans les cas d’entrisme islamiste contournant les lois.
La mesure centrale est la création d’un nouveau délit d’« atteinte aux principes de la République », visant la création de groupes ou les tentatives de pousser un organisme ou un groupement à adopter des pratiques contraires à la loi. Sont ici principalement visés les groupes extrémistes islamistes ou les individus promouvant les formes les plus radicales de l’islam et l’utilisation de la charia dans la société.
Le texte crée également un nouveau motif de dissolution administrative pour certaines associations ou groupements de fait correspondant à ces délits, notamment lorsqu’ils se prévalent d’opinions religieuses pour s’affranchir des règles communes ou lorsqu’ils commettent ou préparent des actes d’ingérence.
Il prévoit aussi un meilleur encadrement des constructions destinées au culte, un renforcement du contrôle des structures accueillant des mineurs afin de prévenir les stratégies d’endoctrinement ou d’influence, ainsi qu’un allongement à trois ans du délai de prescription de certains délits de presse liés aux contenus publiés sur les réseaux sociaux.
Le texte n’est pas encore une loi définitive, il doit désormais poursuivre son parcours parlementaire à l’Assemblée nationale.
06.05.2026 à 17:16
Rédaction
Le tribunal judiciaire de Lyon a rendu, le 29 avril 2026, une décision de justice condamnant la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Rhône et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) pour atteinte à la vie privée et discrimination en raison de l’identité de genre à l’égard de quatre personnes transgenres.
Les quatre plaignants contestaient des refus ou des modalités de prise en charge de soins liés à leur transition, notamment des mammectomies, ainsi qu’un refus d’ALD pour l’un d’eux lorsqu’il était mineur. Cette prise en charge avait été refusée notamment l’absence de certains justificatifs.
Le tribunal a estimé que les pratiques des caisses portaient atteinte à la vie privée et constituaient une discrimination fondée sur l’identité de genre, en s’appuyant sur les articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que sur le droit européen relatif aux données personnelles.
Les caisses ont été condamnées à verser à chacun des quatre demandeurs des dommages et intérêts pour préjudice moral, avec des montants compris entre 2 000 et 3 000 euros selon les dossiers. Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts à plusieurs associations intervenantes, dont SOS Homophobie, le Centre LGBTI de Lyon et Fransgenre, pour un total de 3 500 euros au titre de ces préjudices.
Heureusement, la demande visant à obliger la CPAM à prendre en charge tous les soins liés au parcours de transition, y compris les opérations chirurgicales futures, a été rejetée. Cependant, les décisions peuvent encore faire l’objet d’un appel.
Loin d’être une décision isolée, à Grenoble, en janvier 2026, le tribunal judiciaire a condamné la CPAM et la CNAM pour non-prise en charge de frais liés à une transition de genre, en retenant une discrimination et une faute civile. Ce fut également le cas à Bobigny, le 23 juin 2025, ainsi qu’à Strasbourg en mai de la même année. Un constat général qui montre que la jurisprudence assure désormais presque systématiquement la victoire des plaignants, avec des indemnisations de plus en plus fréquentes, aidées selon certains par des juges toujours plus influencés par les associations pro-LGBT.
05.05.2026 à 16:55
Rédaction
Le journal de l’Harvard Crimson, publié le 21 avril 2026, indique que seulement deux étudiants auraient choisi la spécialité Women, Gender, and Sexuality Studies (études des femmes, du genre et de la sexualité) comme spécialisation principale pour leur seconde année d’études à l’université, et une vingtaine comme mineure.
Le programme en Women, Gender, and Sexuality Studies de Harvard University existe depuis 2004-2005. Harvard le présente comme un champ interdisciplinaire couvrant l’histoire, la littérature, les sciences sociales, les visual studies, l’anthropologie, la sociologie, les LGBT studies, la science politique, la psychologie et la biologie.
Harvard décrit cette spécialisation comme une formation qui étudie la manière dont les idées de genre et de sexualité influencent les politiques publiques, les droits civiques, la santé, la religion, l’éducation, le droit et les représentations culturelles. L’établissement précise aussi que les étudiants peuvent suivre ce cursus en tant que majeure, mineure ou au niveau doctoral. Il ne s’agit pas d’une matière unique, mais d’un ensemble de cours interdisciplinaires et de recherches autour du genre, de la sexualité, du féminisme et des questions LGBTQ+.
En France, on retrouve plusieurs formations similaires dans les universités, comme à Université Paris 8, qui propose un département d’études de genre et de sexualité en master 1, master 2 et doctorat, avec une approche interdisciplinaire. L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne propose également un master Études sur le genre, créé en 2019. L’Institut du Genre recense plusieurs masters en France, notamment à Montpellier 3 et Lille, ainsi que d’autres parcours liés aux études de genre.
Si, aux États-Unis, le mouvement semble s’affaiblir, même dans les universités les plus connotées à gauche comme Harvard, il semble que la France résiste encore à cette évolution, bien aidée par la quasi-gratuité des études, bien loin des dizaines de milliers de dollars de frais annuels obligeant les étudiants américains à choisir plus stratégiquement leurs études et à maximiser leurs chances d’insertion professionnelle.
04.05.2026 à 18:45
Rédaction
Le gouvernement suédois a annoncé, le 24 avril 2026, sa décision de ne plus employer le mot « islamophobie » et de lui préférer l’expression « racisme antimusulman ». La ministre des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, a expliqué que « phobie » suggère des peurs irrationnelles individuelles, alors que l’exécutif souhaite désigner un phénomène de discrimination et de racisme.
Selon la ministre, le terme « islamophobie » est trop vague et peut brouiller la distinction entre critique d’une religion et haine visant des personnes. L’exécutif suédois estime que « racisme antimusulman » décrit mieux les actes concrets qu’il entend combattre, notamment les discriminations et les crimes de haine.
Le changement a été confirmé lors d’un débat au Parlement suédois et prolonge une évolution déjà amorcée dans le plan d’action contre le racisme et les crimes de haine adopté en décembre 2024, qui cherchait à cartographier l’ampleur du racisme en Suède, avec un focus particulier sur le racisme antimusulman et d’autres minorités. L’objectif affiché était de « rendre visible » la vulnérabilité de certains groupes afin de mieux la combattre.
Ce choix de passer du terme « islamophobie » à « racisme antimusulman » est une excellente nouvelle pour la liberté d’expression, car il fait enfin la distinction entre la critique de l’islam en tant que religion et les actes de haine ou de violence envers les membres de la communauté en raison de leur appartenance réelle ou supposée. Amalgame souhaité et alimenté par de nombreux mouvements extrémistes religieux islamistes pour empêcher toute critique de leur mouvance et de leurs dérives.
Stockholm a déjà annoncé qu’il souhaitait, en plus de ce changement au niveau national, promouvoir ce vocabulaire dans les enceintes européennes et onusiennes.
30.04.2026 à 16:27
Rédaction
Le lycée Arnaud Beltrame à Meyzieu (Rhône) a annoncé, dans des communications ayant fuité sur les réseaux sociaux, la cérémonie de baptême de sa salle polyvalente, prévue pour le 7 mai 2026, qui doit être baptisée du nom de la boxeuse algérienne Imane Khelif.
Le lycée Arnaud Beltrame est situé à Meyzieu, près de Lyon, et porte déjà le nom du colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, tué lors des attaques de Trèbes en 2018.
L’établissement a annoncé que sa nouvelle salle de sport porterait le nom d’Imane Khelif, championne olympique de boxe en moins de 66 kg aux Jeux olympiques de 2024, qui avait fait parler d’elle lors de cette compétition.
En effet, déjà bannie des championnats du monde pour non-respect des critères d’éligibilité aux catégories féminines, ses adversaires s’étaient également plaintes d’une inégalité dans les combats, comme la combattante italienne qui avait dû quitter le combat après quelques échanges.
De plus, il est important de préciser que les nouvelles règles de qualification pour les catégories féminines des Jeux olympiques empêcheraient la combattante algérienne de concourir lors des prochains Jeux olympiques de Los Angeles.
L’établissement s’est justifié pour ce choix, affirmant que celui-ci s’inscrirait dans un projet mené par le club égalité filles-garçons du lycée, qui souhaitait mettre en avant une sportive présentée comme un modèle de réussite féminine. Ironique, donc, lorsque ce choix est lui-même présenté comme un hommage à une athlète ne correspondant pas aux catégories féminines et mettant ainsi celles-ci en danger, en particulier dans des sports de combat.
La Région a cependant rapidement réagi et a tenté de bloquer ou de suspendre cette initiative interne, estimant qu’elle contredit l’esprit du nom Arnaud Beltrame et va à l’encontre des valeurs qu’est censé représenter un lycée.
Crédit image : Par ALGÉRIE PRESSE SERVICE | وكالة الأنباء الجزائرية, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=134461048