05.05.2026 à 16:55
Rédaction
Le journal de l’Harvard Crimson, publié le 21 avril 2026, indique que seulement deux étudiants auraient choisi la spécialité Women, Gender, and Sexuality Studies (études des femmes, du genre et de la sexualité) comme spécialisation principale pour leur seconde année d’études à l’université, et une vingtaine comme mineure.
Le programme en Women, Gender, and Sexuality Studies de Harvard University existe depuis 2004-2005. Harvard le présente comme un champ interdisciplinaire couvrant l’histoire, la littérature, les sciences sociales, les visual studies, l’anthropologie, la sociologie, les LGBT studies, la science politique, la psychologie et la biologie.
Harvard décrit cette spécialisation comme une formation qui étudie la manière dont les idées de genre et de sexualité influencent les politiques publiques, les droits civiques, la santé, la religion, l’éducation, le droit et les représentations culturelles. L’établissement précise aussi que les étudiants peuvent suivre ce cursus en tant que majeure, mineure ou au niveau doctoral. Il ne s’agit pas d’une matière unique, mais d’un ensemble de cours interdisciplinaires et de recherches autour du genre, de la sexualité, du féminisme et des questions LGBTQ+.
En France, on retrouve plusieurs formations similaires dans les universités, comme à Université Paris 8, qui propose un département d’études de genre et de sexualité en master 1, master 2 et doctorat, avec une approche interdisciplinaire. L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne propose également un master Études sur le genre, créé en 2019. L’Institut du Genre recense plusieurs masters en France, notamment à Montpellier 3 et Lille, ainsi que d’autres parcours liés aux études de genre.
Si, aux États-Unis, le mouvement semble s’affaiblir, même dans les universités les plus connotées à gauche comme Harvard, il semble que la France résiste encore à cette évolution, bien aidée par la quasi-gratuité des études, bien loin des dizaines de milliers de dollars de frais annuels obligeant les étudiants américains à choisir plus stratégiquement leurs études et à maximiser leurs chances d’insertion professionnelle.
04.05.2026 à 18:45
Rédaction
Le gouvernement suédois a annoncé, le 24 avril 2026, sa décision de ne plus employer le mot « islamophobie » et de lui préférer l’expression « racisme antimusulman ». La ministre des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, a expliqué que « phobie » suggère des peurs irrationnelles individuelles, alors que l’exécutif souhaite désigner un phénomène de discrimination et de racisme.
Selon la ministre, le terme « islamophobie » est trop vague et peut brouiller la distinction entre critique d’une religion et haine visant des personnes. L’exécutif suédois estime que « racisme antimusulman » décrit mieux les actes concrets qu’il entend combattre, notamment les discriminations et les crimes de haine.
Le changement a été confirmé lors d’un débat au Parlement suédois et prolonge une évolution déjà amorcée dans le plan d’action contre le racisme et les crimes de haine adopté en décembre 2024, qui cherchait à cartographier l’ampleur du racisme en Suède, avec un focus particulier sur le racisme antimusulman et d’autres minorités. L’objectif affiché était de « rendre visible » la vulnérabilité de certains groupes afin de mieux la combattre.
Ce choix de passer du terme « islamophobie » à « racisme antimusulman » est une excellente nouvelle pour la liberté d’expression, car il fait enfin la distinction entre la critique de l’islam en tant que religion et les actes de haine ou de violence envers les membres de la communauté en raison de leur appartenance réelle ou supposée. Amalgame souhaité et alimenté par de nombreux mouvements extrémistes religieux islamistes pour empêcher toute critique de leur mouvance et de leurs dérives.
Stockholm a déjà annoncé qu’il souhaitait, en plus de ce changement au niveau national, promouvoir ce vocabulaire dans les enceintes européennes et onusiennes.
30.04.2026 à 16:27
Rédaction
Le lycée Arnaud Beltrame à Meyzieu (Rhône) a annoncé, dans des communications ayant fuité sur les réseaux sociaux, la cérémonie de baptême de sa salle polyvalente, prévue pour le 7 mai 2026, qui doit être baptisée du nom de la boxeuse algérienne Imane Khelif.
Le lycée Arnaud Beltrame est situé à Meyzieu, près de Lyon, et porte déjà le nom du colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, tué lors des attaques de Trèbes en 2018.
L’établissement a annoncé que sa nouvelle salle de sport porterait le nom d’Imane Khelif, championne olympique de boxe en moins de 66 kg aux Jeux olympiques de 2024, qui avait fait parler d’elle lors de cette compétition.
En effet, déjà bannie des championnats du monde pour non-respect des critères d’éligibilité aux catégories féminines, ses adversaires s’étaient également plaintes d’une inégalité dans les combats, comme la combattante italienne qui avait dû quitter le combat après quelques échanges.
De plus, il est important de préciser que les nouvelles règles de qualification pour les catégories féminines des Jeux olympiques empêcheraient la combattante algérienne de concourir lors des prochains Jeux olympiques de Los Angeles.
L’établissement s’est justifié pour ce choix, affirmant que celui-ci s’inscrirait dans un projet mené par le club égalité filles-garçons du lycée, qui souhaitait mettre en avant une sportive présentée comme un modèle de réussite féminine. Ironique, donc, lorsque ce choix est lui-même présenté comme un hommage à une athlète ne correspondant pas aux catégories féminines et mettant ainsi celles-ci en danger, en particulier dans des sports de combat.
La Région a cependant rapidement réagi et a tenté de bloquer ou de suspendre cette initiative interne, estimant qu’elle contredit l’esprit du nom Arnaud Beltrame et va à l’encontre des valeurs qu’est censé représenter un lycée.
Crédit image : Par ALGÉRIE PRESSE SERVICE | وكالة الأنباء الجزائرية, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=134461048