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Scientifiques en Rebellion

Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire.


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01.12.2023 à 01:00

A la COP alternative de Bordeaux, le procès fictif de Total Energies : du théâtre participatif au service de la justice climatique

A la COP alternative de Bordeaux, le procès fictif de Total Energies : du théâtre participatif au service de la justice climatique

Vendredi 1er Décembre, Scientifiques en rébellion a organisé à la base sous-marine de Bordeaux, dans le cadre de l’Alter-COP28, le procès fictif du président de Total Energies. A la base du procès, un changement d’époque : nous sommes en 2035, le réchauffement climatique s’est emballé et a été à l’origine d’une série de catastrophes écologiques et sanitaires qui font vaciller les systèmes sociaux et économiques des sociétés du Nord et du Sud. Les dommages humains et financiers sont sans pareil dans l’histoire de l’humanité et il faudra bien les payer. Mais qui ? De nombreux procès ont eu lieu afin d’établir qui est responsable et comptable de ces catastrophes et qui va en assumer les coûts et les conséquences, en s’appuyant sur une loi d’écocide adoptée en 2032.

C’est un de ces procès fictifs, celui de Total Energies, que Scientifiques en rébellion a voulu mettre en scène. Non pas pour juger Total Energies, mais pour questionner notre dépendance aux énergies fossiles et révéler la complexité d’une situation où les responsabilités sont multiples et liées. Le cadre d’un procès, basé sur les témoignages et les interrogatoires contradictoires des avocats, permet de faire la lumière sur les différentes dimensions de la problématique.

Préalablement au procès, des membres de STOP Total et une membre de Scientifiques en rébellion ont donné des éléments de contexte : budget carbone et bombes climatiques, rôle et responsabilité des financeurs, actions des associations, procès déjà intentés contre Total Energies, nouveaux projets pétro-gaziers de l’entreprise, etc.

Le procès lui-même avait une forme proche du théâtre-forum, et a permis au public de participer au procès, de choisir quels aspects de cette responsabilité il souhaitait aborder et quels témoins il souhaitait entendre. Tout d’abord, les organisateur.ices de l’événement ont joué une première fois la scène du procès : après les prises de parole initiales du président du tribunal et du procureur, les premiers témoins ont été entendus (une représentantes des victimes, une association de protection de l’environnement et finalement Patrick Pouyanné). Le public a ensuite été invité à travailler en petits groupes à différents rôles possibles de nouveaux ou nouvelles témoins. C’est ainsi que se sont succédées à la barre des membres du public prenant le rôle d’une représentante du Crédit Agricole, d’une militante climat, de l’ancienne Ministre de la Transition Ecologique (Madame Déchu !) ou même du lac Victoria lui-même.

Ce procès a permis de s’approprier par le jeu les multiples dimensions de notre addiction aux hydrocarbures et de comprendre la complexité de cette emprise. La forme volontairement ludique du procès fictif a évité les sentiments d’impuissance et de désespoir et a au contraire généré beaucoup de joie, de force et d’envie d’agir.

Le procès était aussi une façon d’interroger l’état de la justice climatique, aujourd’hui en 2023, le jour même où des Scientifiques en rébellion comparaissaient au tribunal correctionnel de Paris pour avoir organisé la Nuit de l’extinction - plusieurs conférences scientifiques sur le climat et la biodiversité dans un lieu de sciences : la galerie de paléontologie du MNHN. Qui sont les vrais criminels climatiques aujourd’hui ? Quel droit et quelle justice à l’heure des crises écologiques et climatiques qui mettent en péril l’existence même de nos sociétés ? Ce sont ces questions que nous avons posées, dans la joie et la bonne humeur.

Photos

Des photos sont disponibles sur un dossier partagé ici, que vous pouvez réutiliser librement, avec crédit photos « Scientifiques en rébellion ».

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30.11.2023 à 01:00

L'alter-COP de scientifiques en rébellion : un événement aux formats multiples

L'alter-COP de scientifiques en rébellion : un événement aux formats multiples

La COP alternative de Scientifiques en rébellion s’est ouverte jeudi 30 novembre. Une première table ronde a réuni la spécialiste des COPs Amy Dahan, le co-auteur du GIEC Wolfgang Cramer, les journalistes Paloma Moritz et Fabrice Nicolino, l’essayiste Agnès Sinaï et le fondateur d’Alternatiba et ANV-COP21 Jon Palais. Leurs points de vue sur les COP étaient particulièrement instructifs et ont ouvert un riche échange avec le public. Ensuite, le texte « Agir avec le désespoir environnemental », de l’autrice et militante Joanna Macy a été lu, accompagné d’une performance musicale par la guitariste-chanteuse Maéva Michel. La nuit tombée, les scientifiques ont investi le Pont Jacques Chaban-Delmas et y ont déployé un slogan lumineux « join us » et projeté des visuels, appelant à rejoindre l’alter-COP et plus largement le mouvement de lutte contre le réchauffement climatique. En particulier, le slogan de la campagne internationale de Scientist Rebellion « How much more climate failure can we take ? » était repris.

Pour cette action lançant leur COP alternative, les scientifiques ont choisi le symbole du pont, et celui de la lumière. Le pont comme symbole du lien entre les scientifiques et le grand public, mais aussi entre tous les secteurs de la société, tous les mouvements engagés face aux enjeux écologiques. Dans le noir de la situation actuelle, caractérisée l’inaction généralisée face à l’urgence écologique, cette action nocturne tente humblement d’allumer une petite lumière. Celle qui n’attend pas que les décideurs politiques agissent à notre place, celle qui investit des lieux partout dans le monde pour articuler la cohésion sociale et l’action écologique, celle qui ouvre de nouveaux imaginaires et allume un autre narratif. Cette action nocturne mise en lumière est également une manière d’appeler à un réveil, à un sursaut collectif pour ne pas se laisser écraser par ces rouleaux compresseurs que sont les compagnies pétrolières et gazières, qui tuent littéralement le vivant et, faisant cela, vident le monde de toute sa richesse et sa diversité. Enfin, cette lumière dans le noir est une manière d’incarner notre puissance d’agir et de lutter contre le sentiment d’impuissance et l’engourdissement qui nous menace. C’est aussi dans cette lignée, vendredi après-midi, que sera jouée fictivement, mais de manière très précise et documentée le procès de TotalEnergies.

Les poètes parlent de la nuit comme d’une figure qui engendre le jour. Cette action appelle à faire naitre de nouveaux jours, de nouvelles manières de vivre, de nouvelles actions. Cette action initiale de la COP alternative de Bordeaux est le premier fil d’une toile militante de quatre jours tissée collectivement. Les scientifiques appellent toutes et tous à les rejoindre pour faire rayonner cette toile le plus possible aux yeux du monde. Martin Luther King écrivait : « Ce n’est que lorsqu’il fait assez sombre que vous pouvez voir les étoiles ». Il est temps d’allumer les étoiles.

Photos: Un répertoire contenant les photos de la COP alternative est disponible ici. Les crédits photos sont au nom de Mathis Nicolas. Vous pouvez réutiliser les photos librement.

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30.11.2023 à 01:00

Mini COP28 alternatives

La COP28 alternative principale sera à Bordeaux du 30 novembre au 03 décembre 2023. Plusieurs actions sont proposées en amont de cette COP alternative dans plusieurs villes de France:

Lyon - Le Rhône à la confluence des enjeux environnementaux

Le débit du Rhône est-il le même aujourd'hui qu'il y a 50 ans ? Sa température a-t-elle augmentée ? Les poissons et autres espèces aquatiques peuvent-elles encore s'y déplacer librement et vivre dans un environnement sain ? Est-ce que son eau est toujours propice à l'irrigation ou bien est-elle trop polluée ?

Venez participer à cet atelier participatif entre citoyen.nes et expert.es du sujet le 25 novembre de 14h à 17h30 à la Maison de l'Ecologie!

Plus d'informations et inscriptions ici


Nantes - Le grand plongeon

Vous vous posez des questions sur la pollution de l'eau que vous buvez ou celle de la Loire, les disponibilités en eau dans les 30 ans à venir? Venez échanger avec des expert·es et citoyen·nes concerné·e·s autour des ressources en eaux du territoire. Rendez-vous mercredi 22 novembre à partir de 19h, au Grand Bain, 20 allée maison Rouge, à Nantes !

Vous trouverez plus d'information et un formulaire d'inscription (accès libre) sur la page Facebook de l'évènement

👉 Lors de cet évènement, les participants ont formés une convention citoyenne sur le sujet de la pollution de l'eau. Les propositions issues de cette convention citoyenne sont présentées ici.


Nimes - La COP d'ici

Du 18 novembre au 12 décembre, des associations nîmoises organisent leur propre COP ! N'hésitez pas à consulter la page Facebook de ces évenements: La COP d'ici - Nîmes


Paris - Fin de partie pour les COP ?

Depuis presque 30 ans, les COP se succèdent sans aucun effet observable sur la consommation d'énergies fossiles. Pourquoi un tel échec ? Pour en débattre, les Scientifiques en Rébellion organisent des tables rondes au carrefour de l'engagement scientifique, militant et citoyen.


Au programme:
  • Introduction de Conception Alvarez (Novethic)
  • Débat et réflexions sur les COPs avec Yasmina Saheb (OFCE, GIEC), Antoine Laurent (Reclaim Finance) et Sabine Barles (Panthéon-Sorbonne)
  • Rencontre avec des militant.es des collectifs Reprise de Savoirs et Extinction Rebellion, ainsi que de la lutte contre l'A104 bis.

👉 Cette table ronde a eu lieu le dimanche 26 novembre de 14h00 à 17h30 à l'académie du climat. Elle est disponible en replay ici:


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30.11.2023 à 01:00

COP28 alternative à Bordeaux <br>30 novembre - 03 décembre 2023

Présentation

La COP 28 aura lieu cette année à Dubaï. Cette nouvelle COP interroge, tant par le fait que l’événement soit présidé par le patron de la plus grande entreprise d’énergies fossiles des Emirats arabes unis, le Sultan Ahmed Al-Jaber, que par l’annonce d’Abou Dhabi prévoyant d’augmenter sa production de barils de 25 % d’ici à 2027.

La présence massive de lobbyistes des combustibles fossiles dans les COP précédentes a par ailleurs déjà été notée, en particulier lors de la COP 27 où ils étaient plus nombreux que les représentants des 10 pays les plus impactés par le changement climatique. Basé sur les échecs des COP précédentes et sur la composition de cette nouvelle COP, de sérieux doutes pèsent sur l'efficacité de la COP28 à mettre en place les décisions politiques nécessaires et urgentes.

Etant donné le caractère d'urgence et la probabilité d'échec de la COP politique, le collectif international Scientifiques en rébellion (Scientist Rebellion) organise en parallèle des COP alternatives citoyennes. Ces COP alternatives proposeront des conférences, tables rondes, ateliers, animations artistiques basées sur la réflexion et sur l'action contre le changement climatique et pour repenser nos sociétés. Citoyen·nes et scientifiques sont invités à venir participer et à échanger librement lors de ces COP.

En France, nous organisons une COP alternative à Bordeaux à la Base sous-marine sur quatre jours du 30 novembre au 3 décembre. 

Vous êtes toutes et tous les bienvenu·es !

Cette conférence sera précédée d'une série d'actions dans différentes villes de France (Nancy, Nîmes, Nantes, Lyon, Paris...) qui aboutiront à notre COP alternative écologique à la fin du mois de novembre au moment même où démarrera la COP28.



📲 N'hésitez pas à suivre et partager ces événèments avec les hash-tags #HowMuchMore #UnitedAgainstClimateFailure sur les réseaux sociaux et à consulter nos fils Mastodon, Twitter, Facebook et Instagram.


Programme

Tables rondes

30 novembre

01 decembre

02 decembre



Informations pratiques

Inscription

L'entrée est gratuite et ouverte à toutes et tous.

Vous pouvez nous aider à préparer l'organisation en remplissant ce formulaire de préinscription, notamment si vous aimeriez venir avec des enfants ou vous joindre à nous pour des actions dans la rue ! Bien sûr la participation sans inscription reste possible ! Merci.

Venir à la COP alternative Bordeaux


La COP alternative de Bordeaux aura lieu à la base sous-marine au 284, Boulevard Alfred Daney 33300 Bordeaux.


Transports publics pour s'y rendre:

  • 🚊 Tram B : arrêt La Cité du vin
  • 🚊 Tram C : arrêt Ravezies
  • 🚲 V3 : station Lucien Faure
  • 🚍 Bus : arrêt Latule liane 9 et 32

Vous pouvez aussi calculer votre itinéraire ici.



Communiqués de presse

Vous pouvez trouver nos communiqués de presse sur la COP28 alternative et les différentes actions engagées par notre collectif autour de cet événement ici:

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29.11.2023 à 01:00

La COP alternative des Scientifiques en rébellion démarre jeudi 30 novembre 2023

La COP alternative des Scientifiques en rébellion démarre jeudi 30 novembre 2023

En 1992 tous les pays promettaient de s’engager pour éviter « toute interférence dangereuse d’origine anthropique avec le système climatique ». 27 COP plus tard, les émissions de carbone sont 60% supérieures à ce qu’elles étaient en 1992 et le constat d’échec est patent : les COP se sont succédé sans qu’on ait pu observer la moindre inflexion positive des trajectoires d’émissions de GES (Gaz à effet de serre). Y compris pour les quelques COP dont on aura retenu le titre (par exemple : protocole de Kyoto signé en 1997 lors de la 3e COP, et entré en vigueur en 2005 lors de la 11e COP à Montréal, accord de Paris en 2015 lors de la COP21) et qui ont permis de déboucher sur une résolution ou avancée concrète, aucune n’a fixé aux Etats l’obligation réelle de respecter les engagements pris. A l’inverse, les lobbies industriels ont pris de plus en plus de place dans ces COP au fil des ans et leur « délégation » a aujourd’hui plus de poids que celles des décideurs politiques. Et ce n’est certainement pas la 28e étape de ces COP (qui démarre ce jeudi 30 novembre) qui changera le cours des choses : elle se tient, de façon tout à fait indécente, à Dubaï sous la présidence du magnat du pétrole Ahmed Al Jaber, PDG d’ADNOC, plus grosse entreprise d’hydrocarbures des Emirats Arabes Unis qui annonçait récemment vouloir augmenter de plus de 25% sa production d’énergies fossiles en 5 ans – et utilisera la COP pour légitimer encore d’avantage la production et l’utilisation d’énergies fossiles. Les COP sont empêtrées dans de multiples compromissions avec le secteur des énergies fossiles et plus généralement avec les mondes industriels et financiers qui les empêchent de jouer le rôle qu’elles devraient tenir : celui d’un espace de dialogues pour défendre l’habitabilité de notre planète et assurer un futur digne aux pays du monde entier.

En tant que scientifiques, face au changement climatique et aux bouleversements écologiques d’origine anthropique, nous nous sommes d’abord senti⸱es concerné⸱es. Puis nous avons été alarmé⸱es. Alarmé⸱es face à l’amplification des phénomènes catastrophiques provoquant des milliers de morts et des pertes imminentes des conditions pour une vie digne et sans faim pour un tiers de la population mondiale. Alarmé⸱es face à l’accumulation d’observations et d’analyses documentant leurs causes et leurs conséquences, et l’observation et l’analyse tout aussi documentées des politiques climatiques inadaptées en raison de verrouillages sociotechniques et de collusion entre mondes politiques, industriels et financiers. Nous sommes maintenant terrifié⸱es car en dépit de toutes les alertes, et dans un contexte de crise démocratique croissante, ces mêmes politiques irrationnelles et dévastatrices perdurent.

Nous sommes terrifié⸱es. Mais pas résigné⸱es. Car nous savons aussi que des mobilisations d’ampleur de la société sont capables de faire advenir de grands changements, à l’image des mobilisations pour la justice sociale, les droits civiques, l’égalité de genre… qui ont toutes été gagnées par des mouvements sociaux forts.

Nous entendons jouer notre rôle dans cette partition : ni conseillers du prince, ni au service des pouvoirs technologiques et industriels, nous mettons nos méthodes et nos compétences au service du commun. C’est dans cet esprit que s’inscrit la campagne actuelle de Scientist Rebellion et de Scientifiques en rébellion, sa déclinaison française. Nous voulons proposer autre chose que ces COP impuissantes.

Nous souhaitons amorcer la construction d’un espace de discussion à la hauteur des enjeux. Un espace qui tisse des liens entre les personnes, les associations, les mouvements, les syndicats, différents mondes professionnels. Entre différentes façons d’observer, de comprendre, de percevoir et de ressentir le monde. Entre différentes rationalités et sensibilités dont le socle commun serait le respect du vivant.

C’est cette approche que nous tenterons de faire advenir à Bordeaux, du 30 novembre au 4 décembre avec l’organisation d’une COP alternative, réellement écologique. Cet évènement national a déjà été amorcé par de « mini COP alternatives » dans différentes villes de France : à Nancy le 22 octobre avec une action d’investissement des « Jardins éphémères » place Stanislas, installation de la ville, pour y porter haut et fort un discours critique sur la paralysie politique dominante et engager des discussions avec les visiteurs sur les enjeux climatiques et écologiques dans leur ensemble ; à Nantes, le 22 novembre avec une conférence inversée et une assemblée citoyenne sur la thématique des ressources en eau ; à Lyon, le 25 novembre avec un atelier participatif sur les enjeux du Rhône entre citoyen⸱nes, scientifiques et organisations locales ou encore à Paris le 26 novembre avec une conférence-débat à l’Académie du climat.

A Nancy, à Nantes, à Lyon, à Nice ou à Paris, nous avons proposé des espaces de réflexions autour d’enjeux de territoires. Ces espaces sont connectés à l’évènement de Bordeaux, ainsi qu’à tous ceux qui se jouent au même moment dans des dizaines de pays du monde selon le même état d’esprit dans le cadre de la campagne internationale de Scientist Rebellion, « How much more climate failure can we take ? ». Ces COP alternatives sont des manières d’inviter à faire du lien social, à prendre le temps de faire germer de nouveaux imaginaires et initiatives populaires, et donc d’une certaine manière à « ralentir », pour catalyser l’action contre le réchauffement climatique, la chute de la biodiversité, et de manière générale le dépassement des limites planétaires.

A Bordeaux le programme est ambitieux : il est à la hauteur des enjeux auxquels l’humanité doit faire face. De nombreuses organisations, associations, mouvements ont répondu à notre appel. Ces quatre jours vont constituer un véritable « Quartier général » de résistance climatique, une effervescence de rencontres, de discussions, de débats, de formes artistiques, d’actions de désobéissance civile non violente aussi, car nous jugeons que, face aux pouvoirs qui entrainent le monde à la catastrophe, la résistance et l’action seront des moteurs puissants de changement. Avec ces journées nous entendons contribuer au vaste tissage d’initiatives qui émerge un peu partout, contribuer aussi à rouvrir les imaginaires, et à redonner du pouvoir d’action aux personnes. Scientifiques en rébellion propose donc une main tendue pour mobiliser à Bordeaux, en France (et un lien visio streaming est mis en place à cet effet), à l’internationale aussi dans un désir de créer davantage de ponts entre pays, et de renforcer les groupes Scientist Rebellion internationaux. Des interventions et des témoignages venus de l’étranger enrichiront le programme de Bordeaux : sur l’expérience de référendum populaire en Equateur le vendredi soir, sur les bassines à partir d’une intervention d’un hydrologue italien le samedi matin, lien avec le Portugal aussi autour des questions de l’exploitation minière en haute mer. Nous appelons à décloisonner tous les secteurs au service du vivant, à fédérer les énergies tous ensemble sous le même toit (la Base sous-marine) pour fusionner nos singularités et catalyser l’action.

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22.11.2023 à 01:00

COP28 alternative Nantes: propositions

COP28 alternative Nantes: propositions

Le mercredi 22 novembre 2023, nous, collectif des Scientifiques en Rébellion et d'Extinction Rebellion, avons co-organisé à Nantes une COP28 alternative autour de la thématique des ressources en eau en Pays de la Loire. Trois intervenantes ainsi que divers.e.s participant·e·s du public ont partagé leurs savoirs et expertise sur le sujet. Puis, collectivement, lors d'une convention citoyenne, le groupe a été invité à réfléchir sur les différentes façons de concevoir les ressources en eau dans la région dans un contexte de dérèglement climatique. Il en a émergé ce texte, co-écrit par des membres de Scientifiques en Rébellion, d'Extinction Rebellion et un groupe de citoyen.ne.s concerné.e.s, qui mêle constats et propositions.

Convention citoyenne dépolluée - Texte aux décisionnaire

Gestion et utilisation de l'eau, un bien commun

L'eau est très présente dans la région Pays de la Loire, recouvrant 13% du territoire selon le rapport du GIEC Pays de la Loire. Cette ressource intervient dans différents aspects de nos vies (consommation, énergie, agriculture, usage quotidien). L'eau est un bien commun aux humains et aux autres êtres vivants, utile et nécéssaire dans les cycles de la vie et de l'écosystème entier. Dès lors, cette ressource ne doit pas être pensée de manière individuelle, segmentée et à petite échelle mais de manière décentralisée et solidaire, à l'échelle des différents bassins versants et de l'ensemble du cycle de l'eau. En effet, l'eau atmosphérique, plus au moins chargée en polluants, va irriguer les terres, remplir les nappes phréatiques et les points d'eau ou participer à la calotte glaciaire et former un stock d'eau douce. Toute l'eau n'est pas utilisée et immobilisée immédiatement, une partie va rejoindre, par ruissellement, les cours d'eau, ruisseaux et rivières, avant de se jeter dans la mer. En conséquence, une eau polluée, trop riche en nutriments (azotes, phosphate...), trop chaude, trop turbide, trop rare (cours d'eau à sec suites aux sécheresses à répétition des dernières années) ou encore trop canalisée, aura de nombreux effets néfastes pour nous, humains, mais aussi pour l'ensemble de l'écosystème en découlant.

Pour pallier cela, plusieurs propositions ont été évoquées comme le renforcement des mesures de renaturation des cours d'eau et des zones humides (débusage, recréation de méandres et degravières, défrichage et arrachage d'arbres, retrait de jussie et myriophylle etc.). Cela fait notamment partie des grands objectifs des documents réglementaires tels que le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et Schéma d'Aménagement et de Gestion desEaux (SAGE). À cela devrait venir s'ajouter une part de communication et de sensibilisation de la population à l'importance de ces zones, pour comprendre que l'eau est partout et utile à tous. Par ailleurs, la création d'un statut juridique pour les cours d'eau, tel que la Loire, indépendamment de son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO, permettrait des recours juridiques facilités en cas de pollutions avérées, facilitant ainsi sa protection.

Concernant la gestion des ressources en eau, une des préoccupations centrales est l'utilisation de l'eau potable. Est-il pertinent de continuer à l'utiliser à d'autres fins que pour sa consommation (exemple : machine à laver, toilettes) notamment lorsque l'on sait qu'environ 20% de cette eau est perdue à cause des fuites dans le réseau d'alimentation [1]. À ce titre, la Régie de Nantes Métropole est considérée comme moins performante que des opérateurs privés [2]. Une alternative à ces pertes et à l'utilisation abusive d'eau potable serait de repenser le réseau d'alimentation en eau des foyers lors des nouvelles constructions : un réseau d'eau potable pour la consommation et un réseau alimenté par les eaux pluviales pour le reste. Dans les logements déjà construits et occupés, des aides financières de l'État ou de la Région pourraient être mises en place pour repenser ces réseaux d'eau comme pour la rénovation énergétique (MaPrimeRénov', Certificats d'Économie d'Énergie, aides des collectivités locales [3]). On peut également imaginer que les bâtiments publics et les entreprises aient des obligations à installer et/ou convertir leurs réseaux d'eau pour réutiliser les eaux pluviales et participer à une économie de l'eau potable. Par ailleurs, afin de garantir l'accès à l'eau à tou·te·s, de manière équitable il faudrait revoir la tarification de l'eau en adoptant le principe du "pollueur-payeur". Actuellement, elle est proportionnelle et une tarification sociale existe au niveau de Nantes Métropole [4]. À l'heure où la 6ème limite planétaire, celle de l'eau douce, a été dépassée [5] et que les prévisions pour la Loire indiquent une baisse substantielle des ressources en eau pour les années à venir [6], qu'adviendra-t-il du coût de l'eau ? Dans un contexte de raréfaction des ressources pour les foyers, la tendance est à la montée des tarifs (cf. prix de l'essence) et seuls les plus riches pourront se permettre d'utiliser l'eau et de la gaspiller. Nous craignons une tendance à l'accaparement au vu des épisodes de méga-bassines à Sainte-Solines ou du projet, heureusement suspendu, d'une retenue d'eau à la Clusaz [7]. Pour pallier cela, nous proposons de généraliser le système de tarification indexé sur les ressources financières : on paye en fonction de ce que l'on gagne. En outre, pour limiter le gaspillage de l'eau, un système de forfait devra être créé impliquant différents seuils au-delà desquels le tarif global de l'eau sera revu. Ainsi, à revenus identiques, un foyer ne faisant pas attention à sa consommation d'eau devra dépenser plus pour cette ressource qu'un foyer ne gaspillant pas. Cette nouvelle tarification se veut plus juste en prenant en compte les usages de l'eau en grande quantité (remplissage de piscines individuelles, arrosage de terrains de golfs, nettoyage des voitures etc.).

De plus, bien qu'il soit essentiel de repenser individuellement nos usages de l'eau, il faut surtout responsabiliser les industries très aquavores (textile, agroalimentaire, énergie). Nous voulons plus de transparence de la part des industries sur leur utilisation de l'eau. Sur la base du forfait évoqué plus haut, une taxation importante pour les entreprises très consommatrices est exigée. Nous voulons également obliger les diverses industries à ajouter la quantité d'eau utilisée pour leurs produits - notion d'eau virtuelle - en condition d'obtention des diverses aides financières publiques. Ce calcul d'eau virtuelle devra prendre en compte l'eau consommée sur le territoire et hors du territoire Français. Un institut indépendant pourra être chargé d'évaluer la justesse des quantités d'eau virtuelle évoquées. Nous estimons que cela incitera les industries à diminuer ce coût et sensibilisera les consommateurs sur leur impact sur les ressources en eau (exemple : ce jean a nécessité 7 000 à 11 000L d'eau [8]). Au niveau individuel, diverses idées ont été avancées ayant trait à la sensibilisation et à l'accessibilité des informations. L'éducation des citoyen·ne·s à l'importance du cycle de l'eau est fondamentale et se doit d'être appuyée. Cela peut passer par des campagnes d'affichage, une moindre consommation de viande dans les cantines scolaires (une alimentation plus végétale diminue de 28 à 41% notre consommation d'eau [9]), des ateliers de sensibilisation dans les maisons de quartiers, écoles primaires, collèges et lycées...

Dès lors, il est nécessaire d'avoir conscience de l'effet que peuvent avoir nos actions sur l'eau. Cela passe certes par des questions individuelles - à quelle part de confort personnel suis-je prêt à renoncer pour économiser l'eau ? - mais surtout par des décisions politiques fortes quant à l'accaparement de l'eau et au gaspillage. Il semble important de retenir que ce n'est qu'en adoptant un système tourné vers la décroissance que l'on aura un impact encore plus réel non seulement sur notre consommation en eau mais aussi en ressources en tout genre (minerai, énergie, etc.).

Qualité de l'eau et pollution

Une des grandes inquiétudes mise en lumière lors de cette conférence est la qualité de l'eau. Selon l'Agence de l'eau Loire Bretagne, seules 11,3% des masses d'eau de la région sont en bon état écologique contre 44% des masses d'eau au niveau national [10]. En cause notamment, la présence de divers micropolluants chimiques [6], conséquences des pratiques agricoles et des activités industrielles. L'impact de ces pollutions n'est plus à démontrer : extinction de la biodiversité (-40% d'espèces d'oiseaux [11]), diminution de la production agricole due à la perte de pollinisateurs [12] ou encore toxicité humaine (substances cancérigènes, perturbateurs endocriniens et neuro-toxiques [13]).

Alors que les épisodes de marées vertes ont montré un lien direct entre l'eutrophisation des milieux aquatiques et la pollution des eaux aux nitrates par les effluents d'élevage [14], le changement de paradigme agricole reste très faible. Il est urgent de revoir le modèle d'agriculture intensive pour protéger au mieux les ressources en eau mais aussi repenser nos modèles économiques de production et de consommation. L'utilisation par les cantines scolaires de : i) récoltes bio, au lieu des productions des agro-industriels, participerait à la réduction des produits phytosanitaires, limitant la présence de polluants chimiques et organiques dans les nappes superficielles et profondes ; ii) variétés locales adaptées aux contraintes environnementales de la région, participerait à diminuer l'utilisation d'intrants, le besoin de transport pour les récoltes et ne nécessiterait pas ou peu d'irrigation. Concernant la pollution aux pesticides, nous soulignons l'arrêt de leur utilisation dans l'entretien des espaces verts de la métropole depuis 1999 [15] et invitons dès lors les diverses collectivités à aller au-delà et bannir les phytosanitaires des lieux de restaurations collectives.

Quant aux industries, nombreuses sont celles qui polluent, gaspillent ou accaparent l'eau ; on pense notamment aux industries classées SEVESO présentes au niveau de l'estuaire telle que Yara, régulièrement mise en demeure pour des rejets dans la Loire et qui a préféré fermer plutôt que de se mettre aux normes [16]. Parmi les diverses revendications, la taxation plus importante des gros pollueurs a été unanime. À ce jour, plus de 70% des redevances pollution (un outil financier utilisé pour protéger la ressource eau) sont à charge des consommateurs domestiques, contre 10% pour les industriels et ce, malgré leur impact bien supérieur sur la ressource [2]. Pour aller en ce sens, un travail de cartographie recensant les industries les plus polluantes et/ou aquavores est nécessaire.

Pour pallier les effets néfastes de la pollution de l'eau, la proposition d'un aquascore, calqué sur le nutriscore alimentaire, permettrait d'informer la population sur la qualité de l'eau au robinet. Si des seuils existent (sulfates, chlorure, potassium, nitrates etc.) pour garantir la potabilité de l'eau, cela n'est pas communiqué de façon claire. À titre d'exemple, un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a montré en 2022 que deux tiers de l'eau du robinet des français était contaminée par un dérivé de chlorothalonil, un herbicide interdit depuis 2020 et ce, au-delà du seuil autorisé dans 34% des cas [17]. Dès lors, dans des régions agricoles où le taux de nitrates peut avoisiner le seuil de potabilité, l'eau pourrait être classée B ou C en regard d'une eau peu riche en nitrates ayant un aquascore A. Le cahier des charges pour la création de cet aquascore ainsi que sa diffusion reviendrait à la Régie publique eau de Nantes Métropole et permettrait à la population de se prémunir contre les effets néfastes d'une eau polluée. Cela devrait par ailleurs se généraliser aux autres Métropoles, communauté de communes et aux gestionnaires privés. Dans le cas où l'aquascore ne serait pas disponible, la distribution de kits pour tester soi-même la qualité de l'eau semble être une bonne alternative.

Aménagement du territoire

De manière générale concernant la gestion des ressources en eaux et leurs qualités, une mesure importante des pouvoirs publics doit consister à repenser l'aménagement du territoire. La réduction drastique de l'artificialisation des sols en zones urbaine et notamment leur imperméabilisation permet de limiter le ruissellement des eaux pluviales qui se chargent en polluant lors du lessivage des surfaces et dégradent par la suite fortement les milieux aquatiques [18]. En particulier, une étude montre que la pollution est locale pour de nombreuses molécules et ne provient qu'en faibles proportions de la pollution atmosphérique, étant reliée directement au lessivages des surfaces urbaines [19]. Par ailleurs, bien que nous soulignons la mise en place du plan Pleine Terre par la Métropole, ayant pour objectif de déminéraliser les sols et les "renaturaliser" [20], nous sommes nombreux·ses à déplorer l'inertie au vu des espaces encore bitumisés inutilement ; certains et certaines se disent prêts et prêtes à utiliser des marteaux piqueurs. Il n'est pas sans rappeler que les végétaux en ville participent à de nombreux services écosystémiques favorisant la captation de l'eau ou réduisant de manière significative les îlots de chaleur [21]. Il semble également paradoxal qu'une Métropole encourage à la renaturalisation des sols pour favoriser la biodiversité et dans le même temps participe à la destruction de zones humides très riches en biodiversité dans le très controversé projet Doulon-Gohards. À ce titre, une réglementation plus dure pour protéger les zones humides et prévenir leur disparition en zone urbaine est essentielle tout comme une réévalution du PHEC (plus haute eau connue) du PPRI (plan prévention risques inondation) pour limiter les inondations. Cette dernière mesure implique également d'éviter les constructions en zones inondables (cf. le projet du nouveau CHU [22]). Parmi les diverses propositions, la création de mares parait rapide à mettre en place et permettrait par ailleurs de favoriser le développement de biocénoses aquatiques.

Le "tout-béton" prôné par une politique attractive de la métropole - objectif de 6000 logements neufs par an indiqué dans le plan de relance du programme local de l'habitat publié en octobre 2023 sur le site de Nantes métropole [23] - a un impact négatif plus vaste sur le territoire ligérien de par la destruction de nombreux paysages et écosystèmes pour l'extraction du sable. Divers collectifs de riverains et riveraines s'opposent notamment aux extensions de carrières (Tahuns, Saint-Colomban etc.) pour protéger des espaces naturels et lutter contre le monde du béton. Comme évoqué plus haut, l'incitation au changement de paradigme agricole par les pouvoirs publics particperait à une refonte des paysages du territoire (haies, bocages...). Enfin nous souhaiterions que plus de moyens financiers et humains soient accordés à la "police de l'eau", aux protecteurs.ice.s de l'environnement (ONF, OFB) afin de préserver au mieux le vivant.

En conclusion, si les diverses oeuvres dystopiques nous appellent à repenser nos imaginaires, rouages indispensables des politiques de transitions, nous ne sommes pas prêts à vivre avec des distiles - appareil de recyclage de l'eau corporelle présent dans l'univers fictionnel "Dune" de Frank Herbert - ou être dépendants des caravanes de l'eau (convoi d'approvisionnement d'eau potable dans le livre "Les derniers hommes" de Pierre Bordage). Les problématiques de l'eau sont centrales pour les humains et non humains afin d'assurer la subsistance du vivant. Les diverses décisions la concernant se doivent d'être prises collectivement et rapidement.

📣 C'est pourquoi nous appelons à l'organisation d'une convention citoyenne de l'eau au niveau de la Métropole Nantaise, du département et de la Région, et insistons sur le besoin de souverainetés locales. 📣

Un collectif de citoyen.ne.s, Scientifiques en Rébellion et Extinction Rébellion.

Références

  1. www.services.eaufrance.fr/rapport-national
  2. Pedehours, P., 2022. Outils d’aide à la décision pour la répartition de la ressource en eau en région Pays de la Loire. Thèse de Doctorat. Nantes Université.
  3. www.economie.gouv.fr/particuliers/prime-renovation-energetique
  4. metropole.nantes.fr/tarification-eau
  5. www.nationalgeographic.fr/environnement/eau-douce-danger-ressource-naturelle-la-sixieme-limite-planetaire-a-ete-franchie-et-maintenant
  6. Rapport GIEC Pays de la Loire, version 1 (29-09-2022)
  7. https://reporterre.net/Victoire-La-Clusaz-un-moratoire-construction-retenue-eau
  8. librairie.ademe.fr/cadic/1529/le-revers-de-mon-look.pdf
  9. www.l214.com/communications/20230329-plan-eau-gouvernement-elevage-alimentation
  10. agence.eau-loire-bretagne.fr/home/bassin-loire-bretagne/zoom-sur-la-qualite-des-eaux-en-loire-bretagne-2020.html
  11. Rapport sur l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques, IPBES 2019.
  12. Rapport d'évaluation sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire, IPBES 2016.
  13. Rapport sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques, ESCo INRAE et Ifremer, Mai 2022.
  14. De l'élevage industriel aux algues vertes en Bretagne, les errements de la politique agricole ? Rapport Greenpeace Juillet 2019.
  15. Communication personnelle de la CGT Mairie de Nantes.
  16. www.francebleu.fr/infos/economie-social/montoir-yara-licencie-et-ferme-son-usine-de-fabrication-d-engrais-plutot-que-de-se-mettre-aux-normes
  17. www.anses.fr/fr/system/files/LABORATOIRE2022AST0255Ra.pdf
  18. Béatrice Béchet, Yves Le Bissonnais, Anne Ruas, Anne Aguilera, M. André, et al.. Sols artificialisés et processus d'artificialisation des sols : déterminants, impacts et leviers d'action. Rapport. [0] INRA. 2017, 609 p. hal-01687919.
  19. Chérin, N., 2017. Modélisation des flux de dépôts atmosphériques du plomb et du cadmium à l’échelle urbaine. Thèse de doctorat. Ecole Nationale des Pont et Chaussées, Paris.
  20. metropole.nantes.fr/actualites/2022/environnement-nature/un-plan-pour-reduire-le-bitume
  21. aquagir.fr/gestion-eaux-pluviales/connaissances/la-vegetalisation-urbaine-et-rurale-pour-reguler-localement-la-temperature-et-le-cycle-de-leau
  22. www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/futur-chu-a-nantes-un-collectif-exige-la-revision-du-plan-de-prevention-des-risques-d-inondation
  23. metropole.nantes.fr/actualites/2023/logement-urbanisme/congres-hlm-2023/plan-relance-dans-le-concret
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21.11.2023 à 01:00

Alors que s’ouvre la COP28, des scientifiques en procès pour avoir alerté sur la crise écologique

Alors que s’ouvre la COP28, des scientifiques en procès pour avoir alerté sur la crise écologique

Scientifiques en rébellion & Extinction Rebellion

Le 30 novembre 2023, jour de l’ouverture de la COP28 sur le climat à Dubaï, 8 scientifiques et activistes seront en procès à Paris pour avoir alerté sur la crise écologique au cours d’une conférence-occupation au Muséum national d’histoire naturelle dans la soirée du 9 au 10 avril 2022. Ce hasard du calendrier met cruellement en lumière le caractère révoltant de la situation actuelle : alors que la COP est présidée par le dirigeant de l’une des principales compagnies pétrolières au monde et que l’État français a été condamné pour inaction climatique, ce sont les lanceurs et lanceuses d’alerte qui sont poursuivi.e.s. L’action d’avril 2022 pour laquelle scientifiques et activistes sont poursuivi.e.s, est issue d’une collaboration entre Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion (XR). Elle se tenait symboliquement dans la galerie des fossiles du Muséum. Ce fut la première action de désobéissance civile organisée par des scientifiques en France. Plusieurs personnalités scientifiques viendront témoigner lors du procès en soutien aux personnes poursuivies et un rassemblement aura lieu à cette occasion.

Conférence-occupation au Muséum national d’histoire naturelle, avril 2022.

Le 30 novembre 2023 dans la matinée, 8 scientifiques et activistes passeront en procès devant le Tribunal de police de Paris suite à une action réalisée en avril 2022 pour alerter sur les conséquences de l’inaction climatique du gouvernement. Les personnes poursuivies contestent les amendes de 5e classe qui leur avaient été infligées dans un premier jugement pour être resté.es après l’horaire de fermeture du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) à Paris. Une première audience s’était tenue le 5 octobre, mais avait été reportée car le MNHN n’avait pas été informé.

Le procès sera l’occasion pour les accusé.es de défendre la légitimité de leur action au regard de l’urgence climatique et de la perspective de la sixième extinction de masse. Pour leur défense, ils et elles invoqueront l’état de nécessité en raison du danger actuel et imminent qui pèse sur le vivant tel que démontré notamment par les travaux du Giec et de l’IPBES. Des personnalités scientifiques reconnues viendront témoigner pendant l’audience, en soutien aux accusé.es : Pierre-Henri Gouyon (biologiste, Muséum national d’histoire naturelle), Christophe Bonneuil (historien des sciences, CNRS) et Fabrice Flipo (philosophe des sciences, Institut Mines Telecom). Un rassemblement de soutien et des prises de parole de scientifiques auront lieu après l’audience.

La soirée du 9 au 10 avril 2022, en pleine campagne pour les élections présidentielles, une trentaine de scientifiques ont occupé la galerie de paléontologie et d’anatomie comparée du Muséum national d’histoire naturelle. Entouré.es de fossiles en allégorie aux risques existentiels qui pèsent sur notre espèce et sur tout le vivant, des scientifiques de spécialités variées (océanographie, écologie, agronomie, biologie, infectiologie, informatique et histoire) ont réalisé une douzaine de présentations illustrant les mesures urgentes, radicales et nécessaires qui doivent être prises afin de limiter les conséquences des crises climatique et écologique en cours et à venir.

La vidéo complète des conférences est disponible ici et des images ici.

Il s’agissait de la première action organisée en France par le collectif Scientifiques en rébellion, issu de l’appel de 1000 scientifiques à la désobéissance civile publié dans le journal Le Monde en février 2020. Elle était organisée conjointement par Extinction Rebellion (XR) et Scientifiques en rébellion, dans le cadre d’une campagne internationale de Scientist Rebellion. L’action annonçait également la campagne d’XR qui allait suivre avec, notamment, l’occupation d’une partie des Grands Boulevards pendant le week-end du 16 avril.

Les participant.es ont quitté les lieux dans le calme à l’issue des présentations scientifiques, sans avoir créé aucun dégât matériel à ce lieu symbolique. Pourtant, elles et ils sont aujourd’hui poursuivi.es en justice. Alors que l’État français a été condamné par le Conseil d’État pour inaction climatique et que le gouvernement ne prend toujours pas de mesures exigées par la justice, ce sont les scientifiques qui sont inquiété.es pour avoir joué leur rôle de lanceurs et lanceuses d’alerte. L’histoire retiendra qu’en plein « effondrement climatique » (selon les mots du Secrétaire général de l’ONU), la France était plus occupée à poursuivre les scientifiques qu’à prendre des mesures à la hauteur de l’urgence. Plus grave encore, au moment de l’audience s’ouvrira aux Émirats arabes unis la COP28, présidée par Sultan Ahmed Al-Jaber, PDG de la compagnie pétrolière nationale ADNOC, 12e productrice mondiale. Cette compagnie prévoit d’augmenter de 25% sa production de pétrole d’ici à 2027, en contradiction totale avec les objectifs de l’Accord de Paris de 2015.

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques français.es font face à une répression judiciaire pour des actions de désobéissance civile. En novembre 2022, 16 scientifiques (dont 4 Français) ont été emprisonné.e.s pendant une semaine en Allemagne pour s’être collé les mains à des automobiles de luxe dans un showroom BMW à Munich, dans le cadre d’une campagne internationale de Scientist Rebellion. Une tribune de soutien sur France TV Info avait alors été signée par 1300 scientifiques. En octobre 2021, un astrophysicien a été poursuivi avec six autres activistes pour s’être introduit sur le tarmac de l’aéroport de Roissy afin de dénoncer le caractère climaticide de l’extension du terminal 4, une action à laquelle participaient d’autres membres de Scientifiques en rébellion. Une tribune de soutien parue dans Reporterre avait recueilli près de 300 soutiens. La répression des scientifiques n’est qu’une illustration de la stratégie de criminalisation des mouvements sociaux et notamment des mouvements écologistes par le gouvernement, qui frappe aussi bien les actions de désobéissance civile que les manifestations. Ainsi, rien que cet automne, des militant.es d’Extinction Rebellion ont déjà dû faire face à plus de dix procès différents (voir notamment ici et ).

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25.10.2023 à 02:00

A69 : Les gendarmes chargent et interrompent une conférence scientifique

A69 : Les gendarmes chargent et interrompent une conférence scientifique

Des membres de deux collectifs scientifiques, l’Atécopol et Scientifiques en rébellion, étaient présent.es au week-end de manifestation contre l’A69, pour rappeler le rejet de ce projet par la communauté scientifique. Dimanche, aux environs de 12h30, une conférence de l’Atécopol a débuté sur le terrain privé du rassemblement, devant environ 300 personnes. Un discours de 20 minutes était prévu visant à souligner la légitimité des opposant.es à ce projet au vu des enjeux climatiques et environnementaux (discours publié sur le site de l’Atécopol). Il devait être suivi par un échange de 40 minutes avec le public, et devait être clôturé par une intervention des Scientifiques en rébellion. Quelques minutes après le début de la conférence, alors que les scientifiques étaient en train de rappeler l’inadéquation de ce projet face aux trajectoires nécessaires pour respecter l’Accord de Paris, et d’expliciter leur positionnement critique face aux pratiques de compensation écologique sous le bruit croissant d’un hélicoptère de la gendarmerie, les forces de l’ordre ont décidé de donner l’assaut.

Les scientifiques sur place ont pu constater que les gendarmes mobiles, loin de se contenter de s’attaquer à la ZAD qui avait été installée la veille, ont usé abondamment de lanceurs de grenades lacrymogènes sur l’ensemble du site sur terrain privé, obligeant les scientifiques et leur public à se mettre à l’abri rapidement. Ces tirs ont également déclenché des départs de feux dans la paille des champs et sur une tente, heureusement éteints par des manifestant.es avant qu’ils ne deviennent potentiellement incontrôlables. Les forces de l’ordre ont également lancé des grenades lacrymogènes dans la zone du parking, gazant ainsi une foule comprenant des familles, des enfants et des personnes vulnérables essayant de quitter le site.

L’Atécopol et Scientifiques en rébellion expriment leur incompréhension et leur indignation quant à la violence et au moment choisi pour cette intervention : sans attendre le démontage du camp et le départ de la majorité des personnes venues pacifiquement écouter les conférences dominicales, ainsi que réfléchir et débattre ensemble sur les suites du mouvement.

L’Atécopol avait publié le 24 septembre une lettre ouverte exposant le consensus de ses 200 membres contre l’A69, dénonçant l’incohérence du projet sur le plan du climat et de la biodiversité. Le 4 octobre, Scientifiques en rébellion avait publié une lettre à Emmanuel Macron, rappelant également ces contradictions, qui avait été signée par près de 2000 scientifiques dont de nombreu.x.ses co-auteur.es du GIEC et membres d’institutions consultatives (Haut Conseil pour le climat et Conseil national pour la protection de la nature). Suite à ces prises de position, une délégation de scientifiques de l’Atécopol avait rencontré le 11 octobre Carole Delga et ses conseillers, soutiens du projet, pour leur rappeler les faits scientifiques essentiels à prendre en compte dans les décisions publiques.

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04.10.2023 à 02:00

Autoroute A69 : l’opposition au projet grandit parmi les scientifiques

Autoroute A69 : l’opposition au projet grandit parmi les scientifiques

Plus de 1500 scientifiques, dont plusieurs co-auteur·es du GIEC, signent une lettre ouverte à Emmanuel Macron demandant l’arrêt des travaux de l’autoroute A69.

Dans une lettre ouverte publiée dans L’Obs le mercredi 4 octobre, plus de 1500 scientifiques, dont plusieurs co-auteur·es du GIEC, membres du Haut Conseil pour le Climat et membres de l'Académie des Sciences, réclament l’arrêt des travaux de l’A69. Cette lettre, initiée par le collectif Scientifiques en rébellion, arrive au cœur d’une forte mobilisation des citoyen·nes et des scientifiques autour de ce projet. Après le collectif scientifique toulousain Atécopol, qui a rendu public son rejet unanime du projet le 24 septembre, ce sont aujourd’hui des scientifiques de tout le pays qui se manifestent. Alors qu’on pourrait se demander pourquoi des scientifiques se mobilisent autour d’un projet d’autoroute, ils et elles précisent qu’« en nous opposant au chantier de l’A69, ce n’est pas seulement à ce projet particulier que nous appelons à mettre fin, mais à travers lui aux diverses politiques publiques héritées d’un passé qui nous a conduit dans l’impasse écologique actuelle ».

Dans leur lettre, les scientifiques tiennent à rappeler qu’ils et elles ne sont pas contre toute construction, et que « face à l’urgence écologique », il reste nécessaire « de bâtir, de rénover, d’installer de nouvelles infrastructures, et de développer la production et l’utilisation d’énergies renouvelables ». Pour autant, les signataires jugent que, sans une politique de sobriété, ces mesures seront insuffisantes et pourraient même devenir contre-productives par une augmentation des usages. Les scientifiques estiment ainsi que le respect des engagements internationaux de la France en matière climatique et de biodiversité nécessite de la sobriété et de renoncer à certaines choses comme « à la prédominance de la voiture individuelle, au tourisme de masse, à la surconsommation, à une alimentation trop carnée, et dès à présent à tout nouveau projet d’exploitation d’énergies fossiles ».

Les scientifiques jugent que l’A69 est un de ces projets auxquels il faut renoncer, parce qu’il est à la fois injustifié et délétère sur le plan climatique, environnemental et social.

Selon les signataires, « ni l’intensité du trafic, ni les gains de temps envisagés sur le trajet Toulouse-Castres ne justifient la construction d’une autoroute ». Les signataires plaident plutôt plutôt pour une limitation de la vitesse maximale sur autoroute à 110 km/h, ce qui ferait perdre l’intérêt en gain de temps de l’A69. L’argument du désenclavement, souvent mis en avant par les politiques soutenant le projet, est également contesté : « les recherches montrent clairement que le lien entre infrastructures autoroutières et développement n’est pas automatique, et peut être négatif », notamment pour les villes moyennes que l’on voulait ainsi desservir.

Sur le plan social, l’autoroute A69 serait l’une des plus chères de France, excluant ainsi son utilisation par les plus modestes. Pire, les déplacements de ces personnes seraient rendus plus difficiles en raison de la privatisation d’une partie des aménagements existants.

Les signataires rappellent les principaux impacts négatifs de cette autoroute comme les émissions de gaz à effet de serre, la destruction d’écosystèmes et la perte de terres agricoles, soulignant que la majeure partie de ces impacts peut encore être évitée : « Il n’est pas trop tard. [...] Arrêter maintenant, c’est limiter grandement le nombre d’arbres anciens coupés, de surfaces agricoles fertiles définitivement perdues, de zones humides terrassées et asphaltées. Arrêter maintenant, c’est éviter les émissions de CO2 associées à la construction de l’infrastructure, et celles causées tous les ans par un trafic à plus grande vitesse. […] Arrêter maintenant serait une marque de sagesse, de vision et de responsabilité face au défi que nous devons collectivement relever ».

La compensation écologique, mise en avant par le Ministre chargé des Transports lors de ses annonces du 26 septembre, fait également l’objet de sévères critiques de la part des scientifiques : « le principe même de la compensation écologique est largement contesté dans la littérature scientifique. Notamment, des arbres centenaires et des écosystèmes ne sont pas remplaçables par des plantations plus jeunes ou la protection d’autres zones ». Les signataires rappellent que la priorité doit être donnée à l’évitement des impacts, plutôt qu’à une illusoire tentative de compensation. Ils et elles soulignent qu’un projet d’aménagement alternatif à partir de la route nationale existante a été présenté par le collectif « La Voie Est Libre ».

Les scientifiques rappellent également que des citoyen·nes ont décidé de mettre leur liberté ou leur vie en jeu pour s’opposer au projet d’autoroute parce qu’il contrevient directement aux idéaux humanistes, une allusion au fait que Thomas Brail, le fondateur du Groupe National de Surveillance des Arbres, a entamé une grève de la faim depuis 34 jours, depuis rejoint par d’autres citoyen·nes.

Ils et elles concluent en demandant au Président de démontrer qu’il a entendu les alertes des scientifiques, et pris la mesure des transformations profondes qu’il faut apporter aux manières de conduire l’aménagement du territoire : « nous comptons donc sur votre lucidité, votre courage et votre détermination à préserver l’habitabilité de notre planète et de notre pays pour toutes et tous ».

Cette lettre ouverte intervient alors qu’une rencontre a eu lieu le 3 octobre à Paris entre les opposant·es au projet, Carole Delga et des représentants du ministère des transports, dans l’objectif de mettre en place un processus de médiation. Carole Delga se serait engagée à donner une réponse dans un délai de 24h, réponse qui pourrait mettre fin aux grèves de la faim et permettre le début de la médiation.

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04.10.2023 à 02:00

Lettre ouverte à Macron au sujet de l'A69

Lettre ouverte de scientifiques à Emmanuel Macron au sujet de l'A69

Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron publiée le 4 octobre dans L'Obs, plus de 1500 scientifiques, dont plusieurs contributeurs et contributrices aux rapports du Giec, appellent le président à abandonner le projet anachronique de construction d'une autoroute entre Toulouse et Castres (A69). La liste des signataires figure ci-dessous et sera actualisée périodiquement.

Monsieur le Président de la République,

Le Ministre Clément Beaune a annoncé le 26 septembre que les travaux de l’autoroute A69 Toulouse-Castres allaient se poursuivre1. La veille, vous présentiez votre programme de planification écologique. Nous, scientifiques de différentes disciplines et de différentes institutions de recherche françaises, considérons que ce projet maintient la France sur une trajectoire incompatible avec la transition écologique telle qu’inscrite dans la loi.

Nous saluons de nombreuses mesures proposées dans le cadre de la planification écologique : transformer notre pays face à l’urgence écologique nécessite de bâtir, de rénover, d’installer de nouvelles infrastructures, et de développer la production et l’utilisation d’énergies renouvelables. Mais sans une politique de sobriété portant sur la demande, ces mesures ne seront pas suffisantes et pourraient même devenir contre-productives par une augmentation des usages. Respecter l’Accord de Paris nécessite ainsi de renoncer à la prédominance de la voiture individuelle, au tourisme de masse, à la surconsommation, à une alimentation trop carnée, et dès à présent à tout nouveau projet d’exploitation d’énergies fossiles. Repenser les modes de vie et l’économie sous le signe de la sobriété est identifié comme prioritaire dans de nombreux scénarios de transition au niveau français comme au niveau mondial2.

L’A69 est un de ces projets auxquels il faut renoncer.

Cette autoroute est inutile. Nous admettons qu’en dépit des impacts environnementaux que toute nouvelle infrastructure peut avoir, certains projets restent nécessaires. Mais pas celui-ci. Ni l’intensité du trafic, ni les gains de temps envisagés sur le trajet Toulouse-Castres ne justifient la construction d’une autoroute. L’heure est à la réduction de la vitesse3, et nous espérons que, très prochainement, vous annoncerez la limitation de la vitesse maximale sur autoroute à 110 km/h, comme cela avait été voté par la Convention Citoyenne pour le Climat, et comme cela est déjà le cas dans d’autres pays. Ceci ferait perdre de facto l’intérêt en gain de temps de l’A69.

De plus, réduire les émissions de gaz à effet de serre françaises au rythme prévu sera difficile, et développer le transport routier même électrique va à l’encontre de ces objectifs. Il nous faut tendre vers une réduction du trafic et des distances parcourues en voiture individuelle, comme cela est préconisé dans la plupart des scénarios de transition4.

Ensuite, il s’agit d’un projet socialement injuste. L’autoroute A69 serait la 2e plus chère de France (environ 0,18€/km)5. Ce coût élevé pourrait aussi engendrer un trafic bien inférieur aux prévisions, comme cela a été le cas de l’A656. Elle ne serait ainsi utilisée que par les personnes les plus aisées, alors qu’elle rendrait en même temps les déplacements des personnes modestes plus difficiles en privatisant une partie des aménagements existants.

Enfin, l’argument du désenclavement ne tient pas : les recherches montrent clairement que le lien entre infrastructures autoroutières et développement n’est pas automatique, et peut être négatif, car celles-ci exacerbent la concurrence entre territoires, et favorisent les grands centres urbains plus que les zones traversées ou même les villes moyennes que l’on voulait ainsi desservir7.

Pourquoi persister ? Le Ministre chargé des Transports met en avant deux éléments : la « compensation » des dommages écologiques engendrés et le fait que les décisions soient déjà entérinées. Le principe même de la compensation écologique est largement contesté dans la littérature scientifique. Notamment, des arbres centenaires et des écosystèmes ne sont pas remplaçables par des plantations plus jeunes ou la protection d’autres zones8,9. Au-delà de ces très fortes limitations, il convient surtout de respecter le principe ERC (Eviter-Réduire-Compenser) qui préconise en priorité d'éviter les impacts et de ne les compenser qu'en dernier recours, pour des projets indispensables.

Ensuite, des procédures judiciaires sont encore en cours, seuls les recours ayant un caractère suspensifs obligatoires ayant été examinés. Un point sérieux fait encore l'objet d'une procédure: l’autorisation environnementale a été donnée par les préfets de la Haute-Garonne et du Tarn sans qu’ait été faite la démonstration de la raison impérative d’intérêt public majeur (étant précisé que la raison impérative est une notion qui va au-delà de la simple utilité publique), pourtant requise en cas de destructions irréversibles d'espèces protégées et de leurs habitats.

Soulignons également que Clément Beaune reconnaît aujourd’hui lui-même le caractère anachronique de nombreux projets d’infrastructures routières, et leur incompatibilité avec les enjeux écologiques actuels. La construction de cette autoroute a été actée sous votre précédent mandat. Il est de votre responsabilité de revenir sur cette décision. Prétendre qu’il est trop tard pour stopper ce projet relève de la stratégie du fait accompli et d’un déni de l’urgence de la situation.

Il n’est pas trop tard. Les dommages déjà occasionnés par les travaux couvrent actuellement seulement 10% environ de l’emprise prévue de l’autoroute. Arrêter maintenant, c’est limiter grandement le nombre d’arbres anciens coupés, de surfaces agricoles fertiles définitivement perdues, de zones humides terrassées et asphaltées. Arrêter maintenant, c’est éviter les émissions de CO2 associées à la construction de l’infrastructure, et celles causées tous les ans par un trafic à plus grande vitesse10. Arrêter maintenant, c’est permettre d’engager les mutations nécessaires en mettant les acteurs et actrices d’un territoire en discussion autour d’un projet mobilisateur, socialement juste et compatible avec les engagements de la France en matière climatique. Arrêter maintenant serait une marque de sagesse, de vision et de responsabilité face au défi que nous devons collectivement relever.

En nous opposant au chantier de l’A69, ce n’est pas seulement à ce projet particulier que nous appelons à mettre fin, mais à travers lui aux diverses politiques publiques héritées d’un passé qui nous a conduit dans l’impasse écologique actuelle. Les citoyen·nes constatent la véracité des projections scientifiques sur l’évolution du climat et les atteintes à la biodiversité, et certain·es mettent leur liberté ou leur vie en jeu pour s’opposer à ces projets parce qu’ils contreviennent directement aux idéaux humanistes. En arrêtant un projet aussi délétère et injustifiable que celui de l’A69, vous démontrerez que vous avez vous aussi entendu les alertes des scientifiques, et pris la mesure des transformations profondes qu’il nous faut apporter aux manières de conduire l’aménagement du territoire. Nous comptons donc sur votre lucidité, votre courage et votre détermination à préserver l’habitabilité de notre planète et de notre pays pour toutes et tous.

Notes :

1. « L’invité de 7h50 », France Inter (26 septembre 2023)
2. « Assessment Report 6, WGIII », chapitre 5, GIEC (2022). Voir également les scénarios de l’ADEME et RTE.
3. « A 10-Point Plan to Cut Oil Use », Internation Energy Agency (2022)
4. « Le plan de transformation de l’économie française », The Shift Projet (2022). Dans le scénario de The Shift Project, le trafic routier diminue de 40% en 2050 par rapport à 2020.
5. « Quelles sont les autoroutes les plus chères de France ? », L'internaute  (4 juillet 2019)
6. « L'A65, très chère nouvelle autoroute... en mal de fréquentation », La Tribune (18 décembre 2012)
7. « A69 Castres-Toulouse : la permanence de l'imaginaire autoroutier », J. Milanesi, Médiapart (26 avril 2023).
8. « Why bartering biodiversity fails », S. Walker et al., Conservation Letters, 2, 149–157 (2009)
9. « Protecting irrecoverable carbon in Earth’s ecosystems », A. Goldstein et al., Nature Climate Change, 10, 287–295
10. « Émissions routières des polluants atmosphériques : Courbes et facteurs d’influence », Cerema (2021)

Premiè·res signataires

  • Christophe Cassou, Directeur de Recherche CNRS, co-auteur du 6ème rapport du GIEC (Groupe 1).
  • Valérie Masson-Delmotte, Directrice de Recherche CEA, co-présidente du GIEC (Groupe 1) pendant le 6ème cycle, membre du Haut Conseil pour le Climat.
  • Wolfgang Cramer, Directeur de Recherche CNRS, co-auteur du 6ème rapport du GIEC (Groupe 2).
  • Céline Guivarch, Directrice de Recherche École des Ponts ParisTech, co-autrice du 6ème rapport du GIEC (Groupe 3), membre du Haut Conseil pour le Climat.
  • Jean-Baptiste Sallée, Directeur de Recherche CNRS, co-auteur du 6ème rapport du GIEC (Groupe 1)
  • Yamina Saheb, Chercheure à Science Po Paris, co-autrice du 6ème rapport du GIEC (Groupe 3).
  • Gonéri Le Cozannet, Chercheur au BRGM, co-auteur du 6ème rapport du GIEC (Groupe 2).
  • Julia Steinberger, Professeure d’Economie, co-autrice du 6ème rapport du GIEC (Groupe 3).
  • Joël Guiot, Directeur de Recherche CNRS émérite, co-auteur du rapport spécial 1.5°C du GIEC.
  • Rym Msadek, Chargée de Recherche CNRS.
  • Philippe Grandcolas, Directeur de Recherche CNRS, représentant du CNRS auprès de l'IPBES, Chevalier de la Légion d'honneur.
  • Virginie Maris, Directrice de Recherche CNRS, membre du Conseil National de la Protection de la Nature.
  • Patrick Duncan, Directeur de Recherche au CNRS à la retraite, ancien Président de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité.
  • Jean Baptiste Fressoz, Chargé de Recherche en Histoire des Sciences et de l’Environnement au CNRS et à l’EHESS.
  • Isabelle Stengers, Professeur émérite en Philosophie des Sciences.
  • Philippe Descola, Professeur émérite d’Anthropologie au Collège de France, médaille d'or du CNRS
  • Laure Saint-Raymond, Professeure à l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques, Membre de l'Académie des Sciences.
  • Cédric Villani, Professeur à l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques, Médaille Fields, ancien député
  • Claire Voisin, Directrice de Recherche à l’Institut des Mathématiques de Jussieu, Membre de l’Académie des Sciences, médaille d'or du CNRS

Signataires

  1. ABBES Ahmed, Directeur de recherche, CNRS, Bures Sur Yvette
  2. ABDELGHAFOUR Michel, Ingénieur environnement, INSAVOLOR S.A., Villeurbanne
  3. ABDUL Fabien, Chercheur, Université de Genève, Gruffy
  4. ABRAMSON Sébastien, Maitre de Conférence (Chimie), Sorbonne Université, Paris
  5. ACCENSI Mickael, ingenieur, ifremer, Brest
  6. ACHACHE Jean-Jacques, Médecin anesthesiste-reanimateur, Centre hospitalier de Millau, Millau
  7. ADAM Jean, Ingénieur, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  8. AFFICHARD Manu, Ingénieur d'études, INRAE, ∅
  9. AGUILAR Marielle, STATISTICIENNE, CNRS, Castanet Tolosan
  10. AGUILÉE Robin, Enseignent-chercheur, Laboratoire Evolution et Diversité Biologique, Toulouse
  11. AGUITON Sara, Sociologue, Chargée de recherche au CNRS, EHESS, Paris
  12. AJIN Aanchal, économiste, UMR AMURE Ifremer, Brest
  13. ALBERT Cécile, DR, CNRS, ∅
  14. ALBOUY Jeanne, Maître de Conférences, Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires, Toulouse
  15. ALLOIN Eliott, Doctorant, Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels (LEGI), ∅
  16. ALONSO Mireia, technicienne CNRS, CNRS UAR2920, Moulis 09200
  17. ALTMAYER Victor, Neurologue, neuroscientifique, Institut du Cerveau, Paris
  18. ALVINO Katherine, Ingénieure de recherche/ doctorante, Centre Efficacité Energétique des Systèmes Mines Paris, Palaiseau
  19. AMARD Louis, Chercheur, Astrophysique, CEA Saclay, ∅
  20. AMATE--VIGNON Matthieu, Ingénieur, Eviden, ∅
  21. AMBROISE-RENDU Anne-Claude, Professeure des Universités, CHCSC. Université de Versailles St Quentin-en-Yvelines, Guyancours
  22. AMORY Charles, Post-doctorant, IGE/CNRS, Grenoble
  23. ANDALO Christophe, Maitre de conférences, Laboratoire EDB (Evolution et Diversité Biologique) Université Paul sabatier, Toulouse
  24. ANDRESEN Esben Ravn, Enseignant-chercheur, Université de Lille, Lille
  25. ANDRIEUX Marie, Doctorante, Université Toulouse 3, Legos, Toulouse
  26. ANDRÉ Stéphane, Enseignant-Chercheur, université de Lorraine, Nancy
  27. ANGULO Maria Cecilia, Directeur de recherche CNRS, IPNP, INSERM U1266, Paris
  28. ANQUETIN Guillaume, Maitre de Conférences en Chimie, Université Paris Cité, Paris
  29. ANTOINE Adélie, Doctorante, LOCEAN-CNRS, Paris
  30. ANTON Sylvia, Directrice de Recherche, INRAE, Angers
  31. ANTONA Martine, Chercheuse, CIRAD -UMR SENS-, Montpellier
  32. ARABYAN Marc, Professeur honoraire des universités, Université de Limoges, Limoges
  33. ARDILOUZE Constantin, Chercheur, CNRM (Météo France & CNRS), Toulouse
  34. ARGENTIN Yves, AI, CNRS, Tarbes
  35. ARIAS Amélie, Doctorante, Université Paul Sabatier, Toulouse
  36. ARMANI Gilles, anthropologue, Consultant, Vienne
  37. ARNAUD Lenoble, Chargé de recherche CNRS, UMR CNRS 5199, Pessac
  38. ARNOLD Gilles, enseignant-chercheur, Université de Haute Alsace, Mulhouse
  39. ARNOLDI Jean-Francois, Chargé de Recherche Ecologie et Evolution, CNRS, Moulis
  40. ARPIN Isabelle, Chercheure, INRAE LESSEM, Grenoble
  41. ARRIO Marie-Anne, chercheuse CNRS en physique, IMPMC / CNRS / Sorbonne Université, Paris
  42. ARROUAS Milan, Doctorant, IRMAR, Rennes
  43. ATTEIA Jean-Luc, Astronome, IRAP - Université Paul Sabatier, Toulouse
  44. AUBERT Severin, Conservateur, Université de Lorraine, Metz
  45. AUBERTIN Catherine, Directrice de Recherche, IRD, Paloc, Paris
  46. AUBOUY Cédric, Mathématicien et clown, L'île logique, Grand-Champ
  47. AUBRY Geoffroy, Chargé de recherche au CNRS, Institut de Physique de Nice, Nice
  48. AUDRA Frederic, Ingénieur, CNRS - LJK, Saint Martin D'Heres
  49. AUFFRAY Manoel, Doctorant en géographie, INRAE, Toulouse
  50. AUGER Pierre-Amaël, Chargé de recherches IRD, Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale / Institut Universitaire Européen de la Mer, Brest
  51. AUMONT Olivier, Chercheur, océanographie, LOCEAN, Paris
  52. AURELLE Didier, Maître de Conférences, MIO / Aix-Marseille Université, Marseille
  53. AUTIN Philémon, post-doctorant, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  54. AVERLANT-PETIT Marie-Christine, Chargée de Recherche, CNRS, Nancy
  55. AVRAMOGLOU Thierry, Maître de Conférence, Université Sorbonne Paris Nord, Villetaneuse
  56. AVRIT Antoine, Doctorant, LEMTA, Université de Lorraine, ∅
  57. AZAM Genevieve, économiste, Université Jean Jaurès, Toulouse
  58. AZUARA Julien, Maître de Conférence, Université de Franche-Comté, Besançon
  59. AÏT-TOUATI Frédérique, Historienne des sciences, CNRS, Paris
  60. BACOT Tiphaine, Doctorante, Laboratoire d'Ecologie Alpine, Grenoble
  61. BAGNERES Anne-Geneviève, DR emerite, CNRS, Montpellier
  62. BAGÈS Camille, Doctorante, CNRS, Paris
  63. BAHERS Jean-Baptiste, Chercheur CNRS, UMR ESO, Nantes
  64. BAILE Rachel, Maître de conferences, Université de Corse, Corte
  65. BAILLOT Anne, Professeure des Universités, Le Mans Université, Le Mans
  66. BALADI Viviane, Directeur de Recherches de Classe Exceptionnelle, CNRS, Laboratoire de Probabilités, Statistiques et Modélisation, Paris
  67. BALADIÉ Isabelle, Professeur agrégé, Université de Bordeaux, Gradignan
  68. BALENGHIEN Thomas, chercheur entomologiste, Cirad, Montpellier
  69. BARATAUD Fabienne, Ingénieure de recherche, INRAE, Nancy
  70. BARBERO Albane, Ingénieure Projet - Qualité de l'air, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  71. BARBIER Chloé, Doctorante en sociologie, LISST-DR, Toulouse
  72. BARET Bruny, Chargé de recherche, Laboratoire AstriParticule et Cosmologie (CNRS-paris7), Paris
  73. BARLES Sabine, Professeure des Universités, Université Paris 1 / UMR Géo-cités, Paris
  74. BARNA Ligia, Professeur des universités, INSA Toulouse, Toulouse
  75. BARNAUD Cécile, Chargée de recherche, INRAE, Toulouse
  76. BARNIAUDY Clément, Maître de conférences en géographie, Université de Montpellier, Montpellier
  77. BARNIER Nicolas, Enseignant chercheur, ENAC, Toulouse
  78. BAROT Sébastien, Directeur de Recherche, IEES-Paris, Paris
  79. BARRAUD Emeline, Ingénieur, Salarié du CNRS, Entreprise A2 photonic Sensors et l'Institut de géosciences et de l'environnement, Grenoble
  80. BARREAU Ninon, Doctorante, LISST-CIEU Université Jean Jaurès, Toulouse
  81. BARRET Brice, CR CNRS, LAERO, Toulouse
  82. BARRÈRE Paul, Doctorant en astrophysique, CEA Saclay, Gif-Sur-Yvette
  83. BARRÈRE DE PARSEVAL Fabienne, technicienne de la recherche, GET Toulouse, Ramonville St Agne
  84. BARTOLI David Gé, philosophe, université Tours, Tours
  85. BARUTEAU Clément, Chercheur, CNRS/IRAP, Toulouse
  86. BAS Yves, Chargé de recherche, MNHN, Paris
  87. BASILE Christophe, Professeur, Université Grenoble Alpes - ISTerre, Grenoble
  88. BASTIDE Héloïse, Maîtresse de Conférences, Université Paris-Saclay - Labortoire Évolution, Génomes, Comportement et Écologie, Gif-Sur-Yvette
  89. BAUDASSE CROS Christine, Chargée mission Qualité & RSE, Cirad, Montpellier
  90. BAUDOIN Camille, Enseignant, INSA CVL, Blois
  91. BAUDOIN Lucie, Enseignant chercheur, Excelia, La Rochelle
  92. BAUDOUIN Anne, ingénieure de recherche, CNRS, Lyon
  93. BAUDRY Julia, Chercheuse, INRAE, ∅
  94. BAUDRY Marie, enseignante, université de lorraine, Nancy
  95. BAUER Balthazar, Professeur Junior, Laboratoire de Mathématiques de Versailles, Versailles
  96. BAUNEZ Christelle, Directrice de Recherche CNRS, Institut de Neurosciences de la Timone, Marseille
  97. BAUZA Daniel, CR CNRS Retraité, INP Grenoble, ∅
  98. BAYLE Nicolas, Biologiste, UPMC, ∅
  99. BEAU Rémi, Chargé de recherche au CNRS, IEES, Paris
  100. BEAULIEU Chloé, Doctorante, LRSV, Toulouse
  101. BECERRIL ACEVES Josemaria, Doctorant au LAS (EHESS) et chargé d'enseignement au LISST (UT2J), LAS/LISST, Toulouse
  102. BECQUART Charlotte, Professeur des Universités, UMET, Villeneuve D'Ascq
  103. BEDOUSSAC Laurent, Maitre de conférences, ENSFEA / INRAE, Toulouse
  104. BEEKMANN Matthias, Directeur de recherche CNRS, LISA/ OSU-EFLUVE, Créteil
  105. BEIGBEDER Joana, Enseignante chercheuse, IMT Mines Alès, Pau
  106. BELCHUN Anaïs, chercheur en paysage, École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles, Versailles
  107. BELINE Fabrice, Directeur de Recherche, INRAE, Rennes
  108. BELLARD Celine, Chercheur, Univ Paris Saclay, Paris
  109. BELLET Fabien, Enseignant-chercheur, Université Paris-Saclay, CentraleSupélec, ∅
  110. BELLOMO Bruno, Maître de conférences, Université de Franche-Comté, Besançon
  111. BELONDRADE Maxime, Ingénieur, Établissement français du sang, Montpellier
  112. BELZIC Esther, Doctorante, CNRS, Paris
  113. BEN AIM Helene, Public, CNES, Paris
  114. BEN HAMMOU Nora, Étudiant, Aix Marseille université, ∅
  115. BENBELKACEM Hassen, Enseignant-chercheur, INSA Lyon, Lyon
  116. BENEVOLO Zoé, Stagiaire, CEFE_CNRS, Montpellier
  117. BENHAMOU Simon, Directeur de Recherche CNRS, CEFE, Montpellier
  118. BENHAMOU Wakinyan, Doctorant, Université de Montpellier - Centre d'Écologie Fonctionnelle et Évolutive, Montpellier
  119. BENITES GAMBIRAZIO Eliza, Maîtresse de conférences en sociologie, ENS Paris Saclay, Paris
  120. BENNE Benjamin, Docteur, Université de Bordeaux, ∅
  121. BENOISTON Anne-Sophie Benoiston, Ingénieure, Laboratoire Evolution et Diversité Biologique, Toulouse
  122. BENOIT Pierre, Chercheur, INRAE, Palaiseau
  123. BENT Emma, Doctorante, Laboratoire d'océanographie physique et spatiale (LOPS) - Ifremer, Brest
  124. BENZIANE Mustapha, Doctorant, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  125. BERCHE Bertrand, professeur, LPCT Université de Lorraine, Nancy
  126. BERGER Manon, Doctorante, ENS/LMD/IPSL, Paris
  127. BERGER Manon, Doctorante, ENS/LMD/IPSL, ∅
  128. BERGER Nicolas, Prag, Université de Bordeaux, Bordeaux
  129. BERGER Quentin, Maître de Conférence, Sorbonne Université, Paris
  130. BERGERON Henri, Directeur de recherche CNRS, CSO sciences Po, Paris
  131. BERGES Cécilia, Ingénieur, Toulouse Biotechnology Institute, Toulouse
  132. BERLAN Aurelien, maitre de conférence, Université de Toulouse, Saint Michel De Vax
  133. BERNARD Jean-Philippe, Directeur de Recherche, CNRS, Toulouse
  134. BERNARD Juliette, Doctorante, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, Observatoire de Paris, Paris
  135. BERNARD Manuel, Ingénieur de Recherche, CNRS, Grenoble
  136. BERNARD Patrick, professeur d'université, PSL, Paris
  137. BERNARD Simon, Enseignant-chercheur, Université Le Havre Normandie, Le Havre
  138. BERNAS Harry, Dir Rech CNRS (ém), Univ Paris-Saclay, Orsay
  139. BERNI Céline, chargée de recherche, INRAE, RiverLy, Villeurbanne
  140. BERTAIL Patrice, Professeur, MODAL'X, Nanterre
  141. BERTHELIER Thomas, Doctorant, Laboratoire de Recherche en Sciences Végétales, Auzeville-Tolosane
  142. BERTHELON Thomas, Ingénieur de recherche, LEGI, Grenoble
  143. BERTHELOT Katell, Directrice de recherche CNRS, TDMAM, Aix-En-Provence
  144. BERTHET Sarah, Chargée de recherches (océanographie et climat), CNRM, Toulouse
  145. BERTHIER Etienne, Glaciologue - Directeur de Recherche CNRS, LEGOS - Observatoire Midi Pyrénées, Toulouse
  146. BERTHOLET Marie, Doctorante, Université de Liège, Arlon
  147. BERTHOUD Françoise, Ingénieure de Recherche, CNRS, Grenoble
  148. BERTIN Stéphane, Chargé de recherche, Geo-Ocean, CNRS / Université de Brest / IUEM, Plougonvelin
  149. BERTRAM Wolfgang, Professeur, Université de Lorraine, Nancy
  150. BERTRIX Isabeau, Doctorante, LSCE, Saclay
  151. BES Elliot, Doctorant, LEGI, Grenoble
  152. BESNARD Aurélien, Directeur de Recherche, EPHE, Montpellier
  153. BESSA-GOMES Carmen, Enseignante-chercheuse, AgroParisTech, Palaiseau
  154. BESSIERE Yolaine, Maitresse de conférences, INSA Toulouse, Toulouse
  155. BESSON Mireille, Directrice de recherche, CNRS-AMU Laboratoire de Neurosciences Cognitives, Marseille
  156. BESSON Myriam, Doctorante, LMD-ENS, Paris
  157. BESTION Elvire, Chargée de Recherche CNRS, Station d'Ecologie Théorique et Expérimentale, Moulis
  158. BEUCHER Florent, fonctionnaire, météo france, Tournefeuille
  159. BIANCHI Cécile, Enseignante, Chargée de Mission Développement Durable et Ecologie, Aix Marseille Université, UFR ALLSH, Aix En Provence
  160. BIBES Manuel, Directeur de Recherche CNRS, Unité Mixte de Physique CNRS/Thales, Palaiseau Cedex
  161. BIBRON Paul, Ingénieur de recherche, Aix Marseille Univ, CNRS/IN2P3, CPPM, Marseille, France, Marseille
  162. BIDAUD-BONOD Adrien, Doctorant en science politique, Université Lumière Lyon 2, ∅
  163. BIENVENÜE Alexis, Maître de conférences en mathématiques appliquées, ISFA, Université Lyon 1, ∅
  164. BIENVENÜE Frédérique, Maîtresse de conférence, Institut Camille Jordan, Université Lyon 1, Lyon
  165. BIERJON Antoine, Ingénieur de recherche CNRS, LMD/IPSL, ∅
  166. BIEVELOT-FISCHER Louis, Doctorant, Paris-I Panthéon-Sorbonne, ∅
  167. BIGNALET-CAZALET François, Ingénieur, CNES, Toulouse
  168. BIGORGNE Léo, Chargé de Recherche CNRS, Université de Rennes, Rennes
  169. BILLAUD Eric, Chargée de mission, Université de Bordeaux, Bordeaux
  170. BILLEBAUD Françoise, Enseignante-chercheuse, LAB, Université de Bordeaux, Bordeaux
  171. BILLEN Gilles, Directeur de Recherche CNRS émérite, UMR Metis, Sorbonne Université, Paris
  172. BILLOWS Sebastian, Chargé de recherche, INRAE, Paris
  173. BINET Renaud, Ingénieur, CNES, Toulouse
  174. BIÈVRE Grégory, Maître de Conférence, ISTerre - Univ. Grenoble Alpes, ∅
  175. BLANC Denise, Maitresse de Conférences, INSA LYON / Labo DEEP, Villeurbanne
  176. BLANC Guillaume, Enseignant-chercheur en physique, Université Paris Cité, Palaiseau
  177. BLANC Lilian, chercheur, CIRAD, Montpellier
  178. BLANCHARD Adrien, Doctorant, INRAe, Palaiseau
  179. BLANCHARD Alain, Professeur, IRAP, université Paul Sabatier, Toulouse
  180. BLANCHARD Marianne, MCF, CERTOP, Toulouse
  181. BLANCHET Adrien, maître de conférences, TSE, Toulouse
  182. BLANCHET Simon, Directeur de recherche CNRS, SETE, Moulis
  183. BLANCHET-MAZUEL Loïc, médecin généraliste, Alliance santé planétaire, St Genis Les Ollières
  184. BLANCHON Léo, Ingénieur d'études, Météo France, Toulouse
  185. BLANLUET Arthur, Postdoc, University of Queensland, Paris
  186. BLEIN-NICOLAS Mélisande, Ingénieure de recherche, INRAE, Gi-Sur-Yvette
  187. BLESTEL Élodie, Maîtresse de conférences, Université Sorbonne Nouvelle, Paris
  188. BLEU Josefa, Enseignante-chercheure, Université de Strasbourg, ∅
  189. BLOCH Noam, Doctorant CNRS, LEGI - Université Grenoble Alpes, Grenoble
  190. BLON Thomas, maître conférences en physique, INSA Toulouse - LPCNO, Toulouse
  191. BLONDEAU DA SILVA Anne, MCF écologie, Université Limoges, Limoges
  192. BLONDEL Christine, chercheur CNRS, Centre Koyré, Pars
  193. BLONDEL Jacques, Drem, Cnrs, Arles
  194. BLYSTONE Shannan, Doctorante, INRAE, Clermont Ferrand
  195. BOBIN Marine, Postdoctorante, Université Jean Jaures, Toulouse
  196. BODÉNÈS Catherine, Ingénieure, INRAE, Bordeaux
  197. BOIS Paul, Enseignant-Chercheur, ENGEES, Strasbourg
  198. BOISSE Julien, Enseignant chercheur, Université de Lorraine, Nancy
  199. BOITARD Simon, Ingénieur, CESBIO, Toulouse
  200. BOLIBAR Jordi, Chercheur postdoc, Institut des Géosciences de l'Environnement, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  201. BOLLEY François, Professeur, Ecole normale supérieure de Rennes, ∅
  202. BONAMOUR Suzanne, Chercheuse (postdoc), NTNU, Trondheim
  203. BONNAMY Blandine, Ingénieur d'Etude, Institut du Cerveau, Paris
  204. BONNARDOT Tassadit, Doctorante en sociologie de l'environnement, CERTOP, UT2J, ∅
  205. BONNEAU Jérémie, Maître de conférences, INSA Lyon, Lyon
  206. BONNEFOND Mathilde, Chargée de recherche Inserm, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, Lyon
  207. BONNEFOND Pascal, Chercheur, Observatoire de Paris, Paris
  208. BONNEFOY Léa, Postdoctorante, Laboratoire de météorologie dynamique, ∅
  209. BONNEMASON Bénédicte, ingénieure d'études, EHESS, Toulouse
  210. BONNET Rémy, Post-doctorant, CNRS, ∅
  211. BONNETON Delphine, Maitre de conférences, Université de Franche-Comté, Besançon
  212. BONNEVILLE Anne, Ingénieure, LEST CNRS Aix Marseille Université, Aix En Provence
  213. BONNEVILLE Jean-Marc, Chargé de Recheches au CNRS, Laboratoire d'Ecologie Alpine,, Grenoble
  214. BONTEMS François, Directeur de recherche au CNRS, ICSN, Gif-Sur-Yvette
  215. BOONE Frédéric, chercheur, Observatoire Midi-Pyrénées, Toulouse
  216. BOPP Laurent, Directeur de Recherche CNRS, Auteur du 6eme rapport du GIEC (Groupe 2), CNRS - LMD/IPSL, Paris
  217. BORDES Florence, Maitre de conférences, INSA Toulouse, Toulouse
  218. BORDIEC Sylvain, MCF, Université de Bordeaux, Bordeaux
  219. BORG Julie, Ingénieur agronome, INRAE, ∅
  220. BORNE Adrien, MCF, Université Paris Cité, Paris
  221. BORNES Laetitia, Doctorante, ISAE SUPAERO et ENAC, Toulouse
  222. BORRAZ Olivier, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po, Paris
  223. BORSA Philipp, Directeur de recherche, IRD-UMR Entropi, Montpellier
  224. BOSSE Célia, Cadre pédagogique, ESEIS, Strasbourg
  225. BOSSERT Isaline, Doctorante, Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM), Toulouse
  226. BOUAYAD Aurélien, Enseignant-chercheur, Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), Paris
  227. BOUBAKER MÉZENGE Sihem, Ingénieure agronome, ENSAT, Toulouse
  228. BOUBERT Pascal, Maître de conférences, CORIA, Université de Rouen, Saint Etienne Du Rouvray
  229. BOUCHAUD Charlène, Chargée de recherche CNRS, CNRS/MNHN, Paris
  230. BOUCHET Freddy, Directeur de recherche au CNRS et professeur attaché à l'ENS/PSL, LMD et IPSL, Paris
  231. BOUCHET Marie, Professeure des Universités, CAS - Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  232. BOUCHET-VALAT Milan, Chercheur en sociologie, Ined, Aubervilliers
  233. BOUCHEZ-ZACRIA Malika, Vétérinaire épidémiologiste, Indépendante, ∅
  234. BOUDES Philippe, enseignant chercheur en sociologie, Institut Agro Rennes Angers & UMR ESO CNRS, Rennes
  235. BOUDIN Frederick, Ingenieur, Ecole Normale Supérieure de Paris, Paris
  236. BOUFFARTIGUE Paul, Directeur de Recherche Emérite, Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail-CNRS-Aix Marseille Université, Aix-En-Provence
  237. BOULOUIS Alix, MCU, Sorbonne Université, ∅
  238. BOULZE Hugo, Doctorant, Ecole normale supérieure, Paris
  239. BOULÊTREAU Stéphanie, Ingénieur de recherche, Laboratoire Ecologie Fonctionnelle et Environnement, Toulouse
  240. BOURDA Géraldine, Astronome, Université de Bordeaux, Bordeaux
  241. BOURDIN Vincent, Ingénieur de recherche - enseignant en énergétique, LISN - GeePs - CNRS -Centrale - Supélec, Orsay
  242. BOURG Dominique, Professeur honoraire Université de Lausanne, Unil, Lausanne
  243. BOURMAUD Chloé, Maitresse de Conférences, Biologie des organismes, UMR ENTROPIE, Université de La Réunion, St Denis
  244. BOUSQUET Francois, chercheur, CIRAD, Montpellier
  245. BOUSSAU Bastien, Directeur de recherche CNRS, LBBE, UMR 5558, Villeurbanne
  246. BOUTEILLER Jacques, Chercheur associé, LEST (AMU-CNRS), Marseille
  247. BOUTET Agnès, Maître de Conférences, Sorbonne Université, Roscoff
  248. BOUTET Gilles, Ingénieur, INRAE, Rennes
  249. BOUTILLIER Romane, Doctorante, Laboratoire Navier, Paris
  250. BOUVERET Sylvain, Maître de Conférences, Laboratoire d'Informatique de Grenoble, Grenoble
  251. BOWEN Martin, Directeur de Recherche CNRS, IPCMS, Strasbourg
  252. BOYER Stéphane, Professeur des université, Université de Tours, Tours
  253. BRADLEY Jonathan, CRCN, INSERM, Paris
  254. BRAINE Jonathan, astronome, Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux, Bordeaux
  255. BRALET Tristan, Doctorant, ANSES, Anses Maisons-Alfort (94700)
  256. BRAS Myriam, Enseignante-chercheuse en linguistique, Université Toulouse Jean Jaurès & CLLE UMR5263, Toulouse
  257. BRAUD Chloé, CR, CNRS, Toulouse
  258. BRAUMAN Alain, Directeur de Recherche, IRD, Montpellier
  259. BRES Jacques, professeur émérite, Université Paul Valéry, Montpellier
  260. BRESCH Didier, Direceur de Recherche CNRS, LAMA UMR 5127 CNRS, Bourge Du Lac
  261. BRESCH Didier, Directeur de Recherche CNRS, Laboratoire de Mathématiques (LAMA), Chambéry
  262. BRETON Eric, Ingénieur d'études, PROVADEMSE (INSAVALOR), ∅
  263. BREVIER Julien, Maître de conférences, Université de Limoges, Limoges
  264. BRIDET Guillaume, Professeur d'université en littérature française, Université Sorbonne Nouvelle/THALIM, Paris
  265. BRIENS François, Chercheur, Indépendant, ∅
  266. BRIERE Yves, Enseignent-Chercheur, ISAE-SUPAERO, Toulouse
  267. BROCUS Julien, Postdoctorant, IMT Mines Albi-Carmaux, RAPSODEE, Albi
  268. BROSSARD Michel, directeur de recherche émérite, IRD, ∅
  269. BROSSARD Olivier, Professeur des universités, Sciences Po Toulouse, Toulouse
  270. BROSSAT Manon, Doctorante en chimie de l'environnement, Déchets Eaux Environnement Pollutions, Villeurbanne
  271. BROUCHOUD Henri, Ingénieur, CIRAD, Montpellier
  272. BRUCY Noé, Postdoc en Astrophysique, Universität Heidelberg, Heidelberg, Allemagne
  273. BRUMER Sophia, chercheuse post-doctorante CNRS, LAERO, Toulouse
  274. BRUN Christophe, Chargé de recherche au CNRS, Sorbonne Université, Paris
  275. BRUN Fanny, Chargée de recherche, IGE, Grenoble
  276. BRUNEL-MUGUET Sophie, Chargée de Recherches, INRAE, Caen
  277. BRUNSTEIN Daniel, IR, CNRS, Corte
  278. BRYGO Sophie Lise, Médecin Pédopsychiatre, Centre Hospitalier Guillaume Regnier, Rennes
  279. BRÉHÉRET Jean, Pr des Universités émérite, GéHCO, Tours
  280. BRÉMAUD Vincent, Doctorant, LMD Polytechnique, Palaiseau
  281. BUCHHOLZER Hélène, Doctorante, Université de Bretagne Occidentale, Brest
  282. BUGEAU Aurélie, Professeure des universités, Université de Bordeaux, Bordeaux
  283. BULTEL Arnaud, Professeur des Universités, Université de Rouen-Normandie, Saint-Etienne Du Rouvray
  284. BURMEISTER Wim, Professeur, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  285. BURNEL Laurent, Ingénieur, INRAE, Castanet Tolosan
  286. BURNET Frédéric, Ingénieur des Travaux de la Météorologie, chercheur, Météo-France, Centre National de Recherches Météorologiques, Toulouse
  287. BUTAUD Pauline, Enseignant-chercheur, Supmicrotech-ENSMM, Besançon
  288. BÉCARD Guillaume, Professeur de Biologie, Université Toulouse 3 Paul Sabatier, Toulouse
  289. BÉDÉCARRATS Samuel, Post Doctorant, UMR 5199 PACEA, Bordeaux
  290. BÉNOS Rémi, Géographe, INU Champollion / Université de Toulouse, Albi
  291. BÉRARD Annette, ICPEF, INRAE-UMR EMMAH, Avignon
  292. BÉRAUD Luc, Doctorant, IGE, Grenoble
  293. BÉRINGUIER Philippe, MCF Géographie et aménagement, Université Toulouse Jean Jaurès / GEODE CNRS, Toulouse
  294. BÉTERMIN Laurent, Maître de Conférences, Université Claude Bernard Lyon 1, Villeurbanne
  295. CABALLERO Yvan, Hydrogeologue, BRGM, Montpellier
  296. CABANAC Sébastien, Doctorant, Laboratoire de Recherche en Sciences Végétales, Toulouse
  297. CABARET Delphine, Professeur des Universités, Sorbonne Université, Paris
  298. CABRERA Mélody, technicienne, ibps, 75005
  299. CABRIT Sylvie, Enseignant-Chercheur, Observatoire de Paris, Paris
  300. CADIER-LORIAUD Amélie, Médecin, Alliance Santé Planétaire, Bordeaux
  301. CAGNON Hugo, Maître de Conférences, Laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions, Toulouse
  302. CAILLE Frédéric, Maitre de conférence HDR en Science Politique, Triangle UMR 5206, Lyon
  303. CAISSARD Jean-Claude, Responsable Master Sciences du Vivant, Université Jean Monnet, Saint-Etienne
  304. CALDERONE Basilio, IR1, CLLE, Toulouse
  305. CAM Julien, Doctorant, Université de Rennes, Rennes
  306. CAMMAN Julie, Ingénieure, LCE, Marseille
  307. CAMPO Nathalie, Chargée de Recherche en Microbiologie, CNRS, Toulouse
  308. CAMPROUX Mp, Professeure de droit, SAGE, UMR 7363, Strasbourg
  309. CANCÈS Clément, Directeur de Recherche, Inria, Laboratoire Paul Painlevé, Lille
  310. CANTIN Pierre, Maitre de Conférence, INSA Toulouse - Université Paul Sabatier, Toulouse
  311. CANU Marie-Hélène, Professeur, Université de Lille, Lille
  312. CAPDEVIELLE Chloé, Doctorante, CEA, ∅
  313. CAPET Xavier, Directeur de recherche CNRS, LOCEAN, IPSL, Paris
  314. CARBONNE Francis, AI, CNRS, Tolosa
  315. CARBOU Guillaume, Maître de conférences, Université de Bordeaux, Bordeaux
  316. CARDINAL Damien, Professeur des universités, Sorbonne Université (LOCEAN-IPSL), Paris
  317. CARLES Julie, Doctorante, Laboratoire de Météorologie Dynamique, Paris
  318. CARLES Rémi, Directeur de recherche CNRS, IRMAR, Rennes
  319. CARO Samuel, Chercheur, CEFE-CNRS, Montpellier
  320. CAROLLO DEVILLE Marie Claire, Médecin généraliste , maitre de stage universitaire, chargée de cours à la faculté de médecine ST Etienne, 6B rue Etienne Mimard, Andrézieux-Bouthéon
  321. CARON Alexandre, Directeur de recherche, Cirad - Université de Montpellier, Montpellier
  322. CARON Armelle, Ingénieure de Recherche, AgroParisTech, Palaiseau
  323. CARON Thibault, chercheur post-doctoral, Université de Stockholm, Stockholm
  324. CARPENTIER Sarah, PhD/Doctorante, Université Paul Sabatier/ LRSV/ LIPME, Toulouse
  325. CARRERIC Aude, Postdoctorante, BSC-CNS, Barcelone
  326. CARREY Julian, enseignant-chercheur, INSA Toulouse, ∅
  327. CARRIER Marion, Chargée de Recherche, CNRS, Albi
  328. CARRIER Morgane, Doctorante, INSA Toulouse, Toulouse
  329. CARRIÉ Amandine, Assistante ingénieure, ICM, Paris
  330. CARRÈRE Geoffrey, Maître de conférences, Université Toulouse 2 Jean Jaurès, Toulouse
  331. CARTRON Damien, Ingénieur de recherche, CMH, Paris
  332. CASAS Jérôme, Professeur des universités, Université Tours, Tours
  333. CASPARD Nathalie, Maîtresse de conférences, UPEC, Créteil
  334. CASSABOIS Guillaume, Professeur, Laboratoire Charles Coulomb, Montpellier
  335. CASSAIGNE Julien, chargé de recherche CNRS, Institut de mathématiques de Marseille, Marseille
  336. CASSAM-CHENAI Patrick, Directeur de Recherches, CNRS, Nice
  337. CASTEL Patrick, directeur de recherche, centre de sociologie des organisations, Paris
  338. CASTELLAN Simon, Chargé de Recherches, Inria, Rennes
  339. CATTIAUX Julien, Chargé de recherche CNRS, CNRM - Centre National de Recherches Météorologiques, Toulouse
  340. CATTO Isabelle, Chargée de recherches CNRS, CEREMADE, Paris
  341. CAUPOS Emilie, Ingénieure de recherche, UPEC, Créteil
  342. CAUVY Sophie, Chercheuse, INRAE, Lyon
  343. CAUX Emmanuel, Chercheur émérite CNRS, IRAP/CNRS-UPS-CNES, Toulouse
  344. CAVAILLÉ Jean-Pierre, Maître de Conférences, EHESS - LISST, Toulouse
  345. CAVÉ Jérémie, Chercheur, IRD, Toulouse
  346. CERVEL Mathilde, free lance, ens, Paris
  347. CHABROL Grégoire, Directeur recherche, Icam site de Strasbourg-Europe, Strasbourg
  348. CHAGNAUD Guillaume, Chercheur, UK Centre for Ecology and Hydrology, ∅
  349. CHAIGNEAU Alisée, Docteure en Océanographie, IHCantabria, Santander (Espagne)
  350. CHALMIN Emilie, Enseignant-chercheur, Université Savoie Mont Blanc, Le Bourget-Du-Lac
  351. CHAMBAT Frederic, Maitre de conférences, Ecole Normale Supérieure de Lyon, ∅
  352. CHAMBOLLE Antonin, Directeur de recherches au CNRS, CEREMADE, Université Paris-Dauphine, PSL, Paris
  353. CHAMEL Jean, Anthropologue, Université de Lausanne, Genève
  354. CHAMES Patrick, Directeur de Recherche, CNRS, Marseille
  355. CHAMPETIER Christophe, MCF, UGA, Grenoble
  356. CHAMPY Florent, Directeur de recherche, CNRS, Toulouse
  357. CHANGEY Frédérique, Enseignante-Chercheuse, LCPME-UMR CNRS 7564, Nancy
  358. CHARASSON Virginie, Maître de conférences en biologie moléculaire, Université Paul Sabatier, Toulouse
  359. CHARDIN Marc, Mathématicien, CNRS & Sorbonne Université, Paris
  360. CHARLOT Grégoire, Maître de Conférences, Institut Fourier, UGA, Grenoble
  361. CHARRA-VASKOU Katline, Post-doctorante, INRAE, Clermont-Ferrand
  362. CHARRASSIN Jean-Benoit, Enseignant-chercheur, LOCEAN, Paris
  363. CHARRIER Grégory, Maitre de Conférence, Université de Bretagne Occidentale - LEMAR, Brest
  364. CHARRIER Guillaume, chercheur, INRAE, Clermont-Ferrand
  365. CHARRON Aurélie, Chargée de Recherche, Université Gustave Eiffel, Lyon
  366. CHASSOUANT Louise, Scientifique, Service public, Paris
  367. CHASSÉ Mathieu, Enseignant-chercheur, Sorbonne Université, Paris
  368. CHATEAU Anne, Enseignante Chercheure, Université de Lorraine - ATILF/ CNRS, Nancy
  369. CHATELAIN Claire, Chargée de recherches CNRS, UMR 8596, Paris
  370. CHATTERJI Indira, Professeur, Université Côte d'Azur, Nice
  371. CHAUBET Tom, Doctorant, Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, ∅
  372. CHAUMON Maximilien, ingénieur de recherche CNRS, institut du Cerveau, Paris
  373. CHAUVAC Nathalie, Sociologue - Past, Scool Lisst, Toulouse
  374. CHAUVEAU Fabien, Chargé de Recherche CNRS, Centre de Recherche en Neuroscience de Lyon, Lyon
  375. CHAUVET Pauline, Ingénieure de recherche, Université de Bretagne Occidentale, Brest
  376. CHAUVIN Brigitte, Professeur émérite, LMV, Université de Versailles, Versailles
  377. CHAZOTTES Jean-René, Directeur de recherche au CNRS, Ecole polytechnique, Palaiseau Cedex
  378. CHAZOTTES Rens, Doctorant, European University Institute, Florence (Italy)
  379. CHEMIN Jean-Yves, Professeur, Sorbonne Université, Paris
  380. CHENAL Aliette, Doctorante en assimilation de données sur la banquise Arctique et Antarctique, CNES et Mercator Océan International, Toulouse
  381. CHENAUD Boris, enseignant chercheur en physique, Université Montpellier / L2C, Montpellier
  382. CHEUTIN Marie-Charlotte, Post Doctorante, IRBI, Tours
  383. CHEVALIER Sophie, Professeure des universités, Université de Picardie Jules Verne, Amiens
  384. CHEVALLIER Adrien, postdoctorant, MARBEC, Prades-Le-Lez
  385. CHEVALLIER Pierre, Directeur de Recherche Emerite, IRD, HydroSciences, Montpellier
  386. CHEVARIN Caroline, Ingénieur, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand
  387. CHEVARIN Cyril, ingénieur d'études CNRS, Institut Européen des membranes, Montpellier
  388. CHEVILLARD Sylvain, Chargé de recherches, Inria Sophia Antipolis, ∅
  389. CHIONNE David, Chercheur en géographie, Institut de Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  390. CHOLLAT-NAMY Marie, Chercheuse en biologie théorique, Ecole Normale Supérieure Ulm République des Savoirs, Paris
  391. CHOLLET Simon, Maitre de conférences, Université de Rennes, Rennes
  392. CHOPIN Christian, Directeur de recherche émérite, CNRS - ENS Paris, Paris
  393. CHRISTOPHE Didier, PRCE / docteur, ENSFEA / UMR LISST, Toulouse
  394. CHÉNEAU Coraline, chercheuse, INSERM, Nantes
  395. CIALDELLA Nathalie, Chercheuse, CIRAD, UMR Innovation, Montpellier
  396. CLAEYS Marine, Docteure, CNRS, Toulouse
  397. CLAIR Bruno, Directeur de recherche CNRS, Laboratoire de Mécanique et Génie Civil (LMGC), Montpellier
  398. CLAIR Sylvain, Directeur de recherche CNRS, IM2NP Aix-Marseille Université, Marseille
  399. CLASS Barbara, Chercheuse post-doctorale, CEFE, CNRS, Montpellier
  400. CLAUDE Sophie, Enseignant chercheur, LMDC, ∅
  401. CLAUDON Benoît, Professeur de Mathématiques, Université de Rennes, Rennes
  402. CLAUSS Delphine, Doctorante, Univ. Grenoble Alpes, Univ. Savoie-Mont-Blanc, CNRS, Grenoble-INP, LEPMI, 38000 Grenoble, France
  403. CLAVEL Joanne, CR, CNRS, LADYSS, Paris
  404. CLAVERIE Nicole, TRF en environnements géo-naturels et anthropisés, Université Toulouse III, ∅
  405. CLEMENT Floriane, Chercheure en géographie humaine, UMR Dynafor - INRAE, Castanet Tolosan
  406. CLERC Gauthier, Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche, Institut de Mathématiques de Toulouse, Toulouse
  407. CLOT Louiliam, Doctorant en physique des réacteurs, LPSC / IN2P3 / CNRS, Grenoble
  408. CLÉMENT Loréna, Docteur en aménagement-urbanisme, LATTS - Ecole d'urbanisme de Paris, Champs-Sur-Marne
  409. COADOU Solange, Doctorante, LMD, Paris
  410. COADOU Yann, Chargé de recherche CNRS, CPPM, AtEcoPol-AixMarseille, Marseille
  411. COCHE Alexandre, Chercheur contractuel, Université de Rennes / Géosciences Rennes, Rennes
  412. COCHEZ Franck, Directeur délégué DD&RS, Icam, Toulouse
  413. COEURJOLLY Jean-François, Professeur des universités, Univ. Grenoble Alpes, Grenoble
  414. COGEZ Virginie, MCF, université de Lille, Lille
  415. COGRANNE Rémi, Maître de conférences, Université de Technologie de Troyes, Troyes
  416. COHEN Aurélien Gabriel, Géographe, LADYSS, Université Paris Cité, ∅
  417. COHEN Yann, Postdoc, IPSL et LSCE, ∅
  418. COILLOT Christophe, Ingénieur de Recherche CNRS, L2C, Montpellier
  419. COLACE Marie-Pascale, ingénieure d'etude, CNRS-LECA, Grenoble
  420. COLAS Bastien, Ingénieur risques géologiques, BRGM, Mont
  421. COLCOMBET Jean, CHercheur, INRAE - IPS2, Saclay
  422. COLEIRO Alexis, Maître de conférences, Université Paris Cité, Paris
  423. COLIN Jérôme, Ingénieur de Recherche CNRS, Centre d'Etudes Spatiales de la Biosphère, Toulouse
  424. COLLET Charlène, Etudiante, IRAP, ∅
  425. COLLOMBET Marielle, Maitresse de conférences, ISTerre, Le Bourget Du Lac
  426. COLTICE Nicolas, Professeur des universités, Université Côte d'Azur, ∅
  427. COMTE Georges, PR, Laboratoire de mathématiques - Université Savoie Mont Blanc, Chambéry
  428. CONFORTI Giovanni, Ensuring any chercheur, IPParis Ecole Polytechnique, Palaiseau
  429. CONSEIL Gaspard, Doctorant, Université de Lorraine - ENSAIA, Nancy
  430. CONTER Bernard, Chercheur et enseignant, IWEPS, Namur
  431. COQ Olivier, Chercheur CNRS, Institut des Sciences du Mouvement, Marseille
  432. COQUILLAT Sylvain, Professeur des Universités UT3, LAERO/OMP, Toulouse
  433. COQUILLE Loren, MCF, Institut Fourier, Grenoble
  434. COQUILLE Sandrine, Ingénieur - chercheur, Institut de biologie structurale, Grenoble
  435. COQUIO Agnès, Maitresse de conférence, Institut Fourier, Grenoble
  436. CORCKET Emmanuel, Professeur des Universités, Aix-Marseille Université, laboratoire IMBE, Marseille
  437. CORIAT Mickael, Enseignant-chercheur, IRAP, Toulouse
  438. CORMIER Patrick, Professeur des Universités, Sorbonne Université, Station Biologique de Roscoff, UMR 8227, Roscoff
  439. CORNEYLLIE Alexandra, Ingénieure de Recherche, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, Lyon
  440. CORNILLON Anne, Étudiante, Ens paris, Paris
  441. CORNILLON Francoise, enseignante, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  442. CORTESERO Anne Marie, Professeure, Université de Rennes, Rennes
  443. COSCO Clément, Maître de Conférences, Université Paris Dauphine, Paris
  444. COSTA James, Professeur, Sorbonne Nouvelle/UMR LACITO, Paris
  445. COSTAMAGNO Sandrine, Directrice de Recherche, CNRS, Toulouse
  446. COSTANTINI Maya, Doctorante, Climatologie/Hydrologie, CNRM, Toulouse
  447. COSTE Simon, chercheur, Université Paris-Cité, Paris
  448. COSTES THIRÉ Morgane, Maître de conférences, ENSAT - INP - INRAe, Toulouse
  449. COTE Julien, Directeur de recherche, CNRS, Toulouse
  450. COTTEUX Eric, Ingénieur d'études, Inrae, Montpellier
  451. COUDUN Charline, Doctorante, ISTerre, Grenoble
  452. COUILET Romain, Professeur des Universités, Université Grenoble-Alpes, Grenoble
  453. COULY Claire, Dre en ethnobiologie et IE cnrs, Rnmsh/Cnrs, Toulouse
  454. COUNIL Emilie, Chercheuse en santé des populations, Ined, Aubervilliers
  455. COURBET Romain, Ingénieur d'étude, Université de lorraine, Nancy
  456. COURNIL Christel, Professeur de droit, Sciences Po Toulouse, Toulouse
  457. COURTE Sylvain, enseignant-chercheur, Institut Fourier, Grenoble
  458. COURTIN Régis, Chargé de Recherche CNRS retraité, Observatoire de Paris, Meudon
  459. COUSIN Jean-Marc, ingenieur d'etude CNRS, LAERO, Toulouse
  460. COUSINIÉ Salomé, Doctorante en science politique, Université Lumière Lyon 2, Lyon
  461. COUTANT Antonin, Chargé de recherche au CNRS, Laboratoire de Mécanique et d'Acoustique, Marseille
  462. COUTELLEC Léo, Maître de Conférences, Université Paris-Saclay, Mâlain
  463. COUTIN Laure, Professeur, Institut de Mathematique de Toulouse, Toulouse
  464. COUTURIER Thibaut, ingénieur de recherche, Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier
  465. COUVREUR Valentin, Professeur, Université catholique de Louvain, Louvain-La-Neuve, Belgique
  466. COUVREUX Fleur, Chercheur-Ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forets, Centre National de Recherches Météorologiques, Météo-France, Toulouse
  467. COZ Deborah, Doctorante, CEFE, Montpellier
  468. CRESPO Mewen, Doctorant, IRMAR, Université de Rennes, Rennes
  469. CRETIN Catherine, Archéologue, Conservatrice du Patrimoine, Ministère de la Culture, UMR 5199-PACEA et Musée national de Préhistoire, Les Eyzies 24620
  470. CROSNIER Thomas, Ingénieur, CNES, Toulouse
  471. CROUCHET Thomas, Doctorant, Université Paul Sabatier, Toulouse
  472. CROUZET Armelle, Assistante ingénieure en microbiologie environnementale, CNRS, Saint-Martin D'Hères
  473. CROUZET Christian, Maître de conférences HC HDR, Université Savoie Mont Blanc, Chambéry
  474. CRUZ DE CARVALHO Helena, Maitre de conferences, UPEC/IBENS, Paris
  475. CRÉPEAU Natacha, archéologue, Inrap, UMR 5199 PACEA, Bourguébus
  476. CUBAYNES Sarah, Maitre de conférence, Ecole Pratique des Hautes Etudes, ∅
  477. CUCHOT Paul, Doctorant, CNRS, Montpellier
  478. CUILLERAI Marie, Pr, Lcsp., Paris
  479. CUKIERMAN Paul, Doctorant en géographie, Université Paris Cité, ∅
  480. CURD Amelia, Chercheur, Ifremer, Brest
  481. CÔTE Jessica, Post-doctorante, EDB, Toulouse
  482. D'ANGELO Marie, Enseignante Chercheuse en physique, Sorbonne Université, Paris
  483. DA CUNHA Charlotte, MCF, CEARC, UVSQ/Paris-Saclay, Guyancourt
  484. DA SILVA Anderson, Doctorant Sorbonne Université, LATMOS, Paris
  485. DABENE Olivier, Professeur des universités, Sciences Po, Paris
  486. DAHMANI François, Professeur des Universités, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  487. DAIGRE Clémence, Doctorante en hydrogéologie&glaciologie, Ecole Normale Supérieure, Paris
  488. DALLE Carine, IR, ICM, Paris
  489. DANJON Frédéric, Chargé de Recherche, architecture végétale, forêts de plantation, INRAE UMR1202 BIOGECO et Université de Bordeaux, Cestas
  490. DANJOU Alexandre, doctorant, LSCE, Paris
  491. DANTO Pascale, Ingénieur, CNES, Toulouse
  492. DARBO Elodie, Ingénieure de Recherche en bioinformatique, Université de Bordeaux, Bordeaux
  493. DARRACQ--GHITALLA-CIOCK Marie, Toxicologue, Pharmacienne, Laboratoire d'Ecologie Alpine, Grenoble
  494. DARÉ Anne-Marie, Enseignante-chercheuse, Aix-Marseille Université, Marseille
  495. DASSAS Karin, Ingénieure de recherche, CESBIO / CNRS, Toulouse
  496. DATCHARY Caroline, Professeure des Universités, Université de Toulouse, Toulouse
  497. DAVAL Damien, Chargé de recherche CNRS, ISTerre, Grenoble
  498. DAVID Jacques, Professeur, Institut Agro Montpellier, Montpellier
  499. DAVID Nicolas, Directeur de recherches, CNRS, Palaiseau
  500. DAVOINE Claire-Sophie, ingénieure, INSERM, Paris
  501. DAVOULT Dominique, Professeur, Sorbonne Université - Station Biologique de Roscoff, Roscoff
  502. DAYON Julia, Doctorante, CEFE, Montpellier
  503. DAZZA Mallory, Enseignant, Lycée amiral Bouvet, Saint Benoît
  504. DE BACKER Andrée, Chercheuse, UMET, Lille
  505. DE BOYER MONTÉGUT Clément, Chercheur, IFREMER, Brest
  506. DE BRAUER Christine, Professeur des Universités, INSA Lyon, Villeurbanne
  507. DE CASTRO Yohann, Professeur des universités, Institut Camille Jordan, Ecully
  508. DE FRANCESCHI Christophe, AI, CNRS, Montpellier
  509. DE LAVERGNE Casimir, Chargé de recherche CNRS, océanographe, LOCEAN, Sorbonne Université, Paris
  510. DE ROMEMONT Guillaume, Docteur, ENSAM, Paris
  511. DEAL Morgan, Chercheur post-doctorant, Laboratoire Univers et Particules de Montpellier, Montpellier
  512. DEAUX Nathalie, Météorologue Climatologue, Météo France, Toulouse
  513. DEBEUNNE César, Doctorant, ISAE SUPAERO, Toulouse
  514. DEBIZET Gilles, Enseignant-chercheur, Université grenoble alpes, Grenoble
  515. DEBRAS Florian, Chargé de recheche, IRAP, CNRS, Toulouse
  516. DEBUIRE Eric, Médecin, CHU Guadeloupe, Grand Bourg
  517. DECKA Jean-Philippe, Doctorant, i3-CRG, Paris
  518. DECONCHAT Marc, Directeur de recherche, INRAE, Toulouse
  519. DEGIRON Aloyse, Chercheur, Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques, ∅
  520. DEGRUEL Maud, Doctorante, LIR3S, Dijon
  521. DEHECQ Amaury, Chargé de recherche IRD, Institut des Geosciences de l'Environnement, Grenoble
  522. DEJARDIN Inès, Ingénieure agronome, ENSAT, Saint-Brieuc
  523. DELALANDRE Léo, Doctorant, CEFE, CNRS, Montpellier
  524. DELAUNAY Virgile, Assistant Ingénieur, Sorbonne Université, Paris
  525. DELAYGUE Gilles, Enseignant-chercheur, Université Grenoble-Alpes, Grenob Le
  526. DELBART Franck, Ingénieur de recherches CNRS, EDYTEM UMR 5204, Le Bourget Du Lac
  527. DELCAMBRE Anthony, Médecin généraliste, Alliance Santé Planetaire, Rostrenen
  528. DELEPIERE Maud, Chercheuse, Université libre de bruxelles, Bruxelles
  529. DELEPOUVE Marc, Chercheur associé, CNAM, Paris
  530. DELESCLUSE Matthias, Maitre de conférence, Laboratoire de géologie de l'ENS, Paris
  531. DELEU Carole, Maître de conférences, Université Rennes , UMR INRAE, Rennes
  532. DELIRE Christine, Chercheure CNRS, CNRS, ∅
  533. DELLA SUDDA Magali, Chargée de recherche -HDR ; coordinatrice ANRGILETSJAUNES (2021-2024), CNRS Centre Emile Durkheim, Pessac
  534. DELMOND Mathilde, Doctorante, UMR AGAP, Montpellier
  535. DELMOTTE Marc, Ing. de Recherche CNRS, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, Gif Sur Yvette
  536. DELMOTTE Sacha, Doctorant, Université de Montpellier - CNRS, Montpellier
  537. DELON Françoise, Directrice de recherche CNRS émérite, IMJ-PRG, Paris
  538. DELON Julie, Mathématicienne, Laboratoire MAP5, ∅
  539. DELORD Julien, enseignant-chercheur vacataire, UT2J, Toulouse
  540. DELOULE Etienne, Directeur de Recherche, CNRS, Centre de Recherches pétrographiques et Géochimiques, Vandoeuvre Les Nancy
  541. DELOUS Marion, Chargée de recherche Inserm, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, Lyon
  542. DELPEUCH Mathieu, Ingénieur Energie et Environnement, INSA Lyon, Lyon
  543. DELPIERRE Nicolas, Professeur, Laboratoire Ecologie, Systématique, Evolution - Université Paris-Saclay, Gif-Sur-Yvette
  544. DELPORTE Alexandre, Dcotorant, Laboratoire Jean Kuntzmann, Grenoble
  545. DELSUC Marc-André, Directeur de Recherche CNRS, universtié de Strasbourg, Illkirch
  546. DEMANGEON Alison, Docteure en Psychologie, Université de Lorraine, Nancy
  547. DEMAREZ Valerie, Enseignante Chercheuse, Université de Toulouse 3, Toulouse
  548. DEMARQUE Christophe, Maître de conférences en psychologie sociale, Université d'Aix-Marseille, ∅
  549. DEMORTIER Alan, Ingénieur, Météo-France, Toulouse
  550. DEMYK Karine, Chercheuse, Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie, Toulouse
  551. DENEIRE Luc, Enseignant/chercheur, Université Côte d'Azur, Nice
  552. DENIS Marc, Dr Sciences Physiques, Ex CNES, Cergy-Pontoise
  553. DEPRES Christophe, Enseignant Chercheur en économie, VetAgro Sup, Université Clermont Auvergne, Cournon-D'Auvergne
  554. DEQUAY Antoine, Doctorant, Université de Rennes, IRMAR, Rennes
  555. DERIJARD Benoît, Checheur, Laboratoire ECOSEAS, Université Côte d'Azur, Nice
  556. DESCHAMPS Anne, Directrice de recherche émérite CNRS, Géoazur, Valbonne
  557. DESCLAUX Dominique, Directrice de recherche, INRAE, ∅
  558. DESCOLA Philippe, Professeur émérite, Collège de France, Paris
  559. DESCRIMES Jean-Luc, IE, INRAE, Montpellier
  560. DESJARDINS Thierry, Chargé de recherche, Institut de Recherche pour le Développement, Paris
  561. DESLANDRES Véronique, Maitresse de Conférences en Informatique, Univ Lyon1, Bourg-En-Bresse
  562. DESPRÉS Laurence, Enseignante-Chercheuse, Université Grenoble Alpes, Laboratoire d'Ecologie Alpine, Grenoble
  563. DESTAINVILLE Nicolas, Professeur des Universités, Université Toulouse 3-Paul Sabatier, Toulouse
  564. DETAILLE Antoine, Doctorant, Lyon 1 - ICJ, Lyon
  565. DEVAUD Jean-Marc, Professeur, Université Paul Sabatier, Toulouse - 31
  566. DHAILLE Chloé, Doctorante en Sciences sociales et environnementales, CEARC, UVSQ, Saint Quentin En Yvelines
  567. DHAOU Dounia, ATER, IMBE, ∅
  568. DIANOUX Robin, Post-doctorant en sociologie, INRAE / UMR Agroécologie, Dijon
  569. DIATSENTOS Petros, Maître de conférences, Aix-Marseille Université, Aix En Provence
  570. DIDIERJEAN Sophie, Enseignant-Chercheur, Université de Lorraine, ∅
  571. DIEMER Arnaud, MCF, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand
  572. DIETRICH Michel, Directeur de Recherche au CNRS (retraité), ISTerre, Grenoble
  573. DIEUDONNÉ Stéphane, Directeur de Recherche INSERM, Ecole Normale Supérieure, Paris
  574. DIGNE François, professeur émérite, LAMFA, Amiens
  575. DION Iris, Chercheuse (CNRS) en sciences du climat, Evolution et Diversité Biologique, CNRS, Université de Toulouse, ∅
  576. DISDIER Alexis, Ingénieur, Pole Emploi, ∅
  577. DISDIER Theo, Ingénieur Agronome, ENSAT, Toulouse
  578. DOBRIJEVIC Michel, Enseignant-Chercheur, Université de Bordeaux, Pessac
  579. DODET Guillaume, Chercheur, Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale, Brest
  580. DOGLOLI Andrea, Maître de Conférences, Aix-Marseille Université, Institut Méditerranéen d'Océanologie, Marseille
  581. DONATI Jean-Francois, DR CNRS, IRAP, Toulouse
  582. DONCIEUX Antoine, Chercheur post-doctorat, CEFE-CNRS, Montpellier
  583. DONNIOL JOUVE Bénédicte, Doctorante, ISTerre, Grenoble
  584. DORN Jeanne, Doctorante en histoire de l'art, Université Paris Nanterre, Paris Nanterre
  585. DOUADY Christophe, Professeur, UMR CNRS 5023, Université Lyon 1, Lyon
  586. DOURY Antoine, Chercheur climatologue, CNRS-CNRM, Toulouse
  587. DOUSSAN Isabelle, Directrice de Recherche, GREDEG, Nice
  588. DOUSSET Sylvie, Enseignant Chercheur, Université de Lorraine, Vandoeuvre Lès Nancy
  589. DOUVENOT Rémi, Professeur, ENAC, Toulouse
  590. DROUET Quentin, Doctorant chercheur, Edytem, Bourget
  591. DRUOT Thierry, Enseignant, ENAC, Toulouse
  592. DU CREST Agathe, Doctorante, IHPST, Paris 1 Panthéon Sorbonne/CNRS, Paris
  593. DUBUISSON-QUELLIER Sophie, Directrice de recherche CNRS, Sciences Po, Paris
  594. DUBUS Lucas, Etudiant, CEFE, Montpellier
  595. DUCHARNE Agnès, Directrice de recherche CNRS, METIS-IPSL, Paris
  596. DUCOL Loup, Doctorant, UCLouvain, Bruxelles
  597. DUCOM Gaëlle, Maître de Conférences, INSA Lyon, laboratoire DEEP, Villeurbanne
  598. DUCOURANT Hélène, Maîtresse de conférences, Université Gustave Eiffel, Champs Sur Marne
  599. DUDOUET Benjamin, Doctorant, EqualSea Lab, Santiago De Compostela
  600. DUFAUX Frédéric, Maître de conférences en géographie, Université Paris Nanterre - UMR LAVUE, Nanterre
  601. DUFFAUT Carine, Ingénieur d'étude, INSERM, Toulouse
  602. DUFFRENE Josselin, Doctorant, Centre de Recherche en Cognition Animale, Toulouse
  603. DUFOUR Louison, Chercheur, Station Biologique de Roscoff, ∅
  604. DULAC François, Chercheur-ingénieur CEA, Laboratoir des Sciences du Climat et de l'Environnement, Gif-Sur-Yvette
  605. DULAU Sophie, Architecte, Paysagiste et chercheuse doctorante au LAREP, LAREP, Libourne
  606. DUMAS Bernard, Directeur de Recherche CNRS, LRSV, Toulouse
  607. DUMAS Eric, Maître de conférences en Mathématiques, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  608. DUMAS Philippe, Directeur de Recherche CNRS émérite, IGBMC,, Illkirch
  609. DUMEUR Iris, Doctorante, CESBIO, Toulouse
  610. DUMOULIN Nicolas, Ingénieur, INRAE, Clermont-Ferrand
  611. DUNAND Christophe, Professeur, Université Paul Sabatier, Toulouse
  612. DUNCAN Patrick, Directeur de recherche CNRS retraité, ancien Président de la Fondation Rech. Biodiv., Officier de l'Ordre du Mérite Agricole, Ancien directeur du Centre des études biologiques de Chizé, CNRS-Univ. de La Rochelle UMR 7372, ∅
  613. DUPAIGNE Louis, Professeur des Universités, Université Claude Bernard Lyon 1, Lyon
  614. DUPEYRAT Laure, maitre de conférences, Université Paris Saclay, Orsay
  615. DUPLUS Eric, Maitre de Conférences, Sorbonne Université, Paris
  616. DUPONT Léonard, Doctorant en écologie, SETE CNRS / ENS, Moulis (09)
  617. DUPUIS Aurore, Ingénieur, CNES, Toulouse
  618. DUQUESNOY Frederique, Docteur en archéologie, ingénieure recherche contractuelle CNRS, LAMPEA, Aix En Provence
  619. DURAND Jean-Baptiste, Chercheur, Cirad, Montpellier
  620. DURFORT Anaëlle, doctorante, MARBEC Université Montpellier, Montpellier
  621. DURIEZ Olivier, Enseignant-chercheur, Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier
  622. DUROT Cécile, Professeure des universités, université Paris Nanterre, Nanterre
  623. DURU Paul, Enseignant-chercheur, Toulouse INP, Toulouse
  624. DUSART Isabelle, Directrice de Recherche au CNRS, Neurosciences Paris Seine, Paris
  625. DUTECH Cyril, Chercheur en Biologie évolutive, INRAE, Bordeaux
  626. DUTIER Gabriel, Enseignant Chercheur, USPN, Villetaneuse
  627. DUTRIEVOZ Niels, Doctorant, LSCE, Paris
  628. DUVAIL Stéphanie, DR, UMR PALOC IRD-MNHN, Paris
  629. DUVAL Mélanie, Chargée de recherches CNRS, EDYTEM, Bourget Du Lac
  630. DÉSERT Anthony, Enseignant chercheur, Université de Lyon 1, Lyon
  631. DÉTRUIT Alexandre, Doctorant, Sorbonne Université, Paris
  632. EHLINGER Virginie, Ingénieur d'études, U1295 Inserm, Toulouse
  633. EHRET Antoine, Doctorant, Laboratoire Atmosphères, Observations Spatiales, Paris
  634. EKELAND Ivar, Professeur émérite, CEREMADE, Université Paris-Dauphine, Paris
  635. ELFJIVA Lara, Anthropologue doctorante, EHESS - LAP - CNRS, ∅
  636. ELGER Arnaud, Professeur, Institut National Polytechnique de Toulouse, Toulouse
  637. ELIAS Marianne, Directrice de recherche CNRS, ISYEB, Mnhn
  638. ELIS Kevin, Ingénieur, CNES, Toulouse
  639. EMPERAIRE Laure, DR émér., IRD, Paris
  640. ENJALBERT Jérôme, Chercheur INRAE, Génétique Quantitative et Evolution le Moulon, Gif Sur Yvette
  641. EPINAT Justine, Ingénieure de recherche, CNRS, Lyon
  642. EPRON Daniel, Professeur, Kyoto University, Kyoto
  643. ERNOTTE Joséphine, Doctorante en géographie, Université d'Artois, Arras
  644. ESCARGUEL Gilles, Maître de Conférences H.-C., LEHNA, Université Lyon 1, Villeurbanne
  645. ESCOFIER Jean-Pierre, MdConf, Rennes 1, Rennes
  646. ESTEBAN Maria J., Directrice de recherche émérite, CNRS, Paris
  647. ESTEVEZ-TORRES André, Directeur de recherche, CNRS, Paris
  648. ETIENNE Thibaud, Maître de conférences, Laboratoire de physique et chimie théoriques, Nancy
  649. EYDOUX Louise, Doctorante, Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier
  650. FABRE Juliette, Ingénieure de Recherche, CNRS, ∅
  651. FADY Bruno, Directeur de recherches (écologie et génétique forestière), INRAE, ∅
  652. FAGARD Jacqueline, Directrice de recherche émérite, Université Paris Cité, Paris
  653. FAGET Daniel, MCF Histoire Aix-Marseille Université, Laboratoire TELEMMe UMR 7303, Aix-En-Provence
  654. FAGGIAN Marco, Chercheur, EDB - Evolution et Diversité Biologique, Toulouse
  655. FAIVRE Annelise, Professeur, Université de Montpellier, Montpellier
  656. FALLOT Abigail, Chercheure, UMR SENS - CIRAD, Montpellier
  657. FARGIER Helene, Directrice de Recherches, CNRS, IRIT, Toulouse
  658. FASFATE Nizar, Ingénieur agronome, INP Ensat, Toulouse
  659. FATHALLI Maroua, Postdoctorante, CNRM/Méteo-France, Toulouse
  660. FAUCHERON Richard, Ingénieur de Recherche CNRS, CESBIO, Toulouse
  661. FAUCHOT Juliette, Enseignante-chercheure, Université de Caen Normandie, Caen
  662. FAUCHÉ Marine, ATER, Ecole normale supérieure, Paris
  663. FAUDRY Eric, Directeur de Recherche CEA, IBS, Grenoble
  664. FAUG Thierry, Chercheur, IGE / INRAE, Grenoble
  665. FAURE Alice, Ingénieure de recherche, LUPM, Montpellier
  666. FAURE Frédéric, MCF, UGA, Grenoble
  667. FAURÉ Marie, Doctorante, Ausonius - Université Bordeaux-Montaigne, ∅
  668. FAUVELLE Vincent, Chargé de recherche, UMR LEGOS, Toulouse
  669. FAÏN Xavier, Chercheur au CNRS, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  670. FEGER Guillaume, Doctorant, Laboratoire d'aérologie, Toulouse
  671. FEJOZ Jacques, Professeur, Université Paris Dauphine, Paris
  672. FENERON Renée, Enseignant-chercheure, Université Sorbonne Paris-Nord, Paris
  673. FENET Serge, Maître de conférences, Université Claude Bernard Lyon 1, Lyon
  674. FERAL Chloe, Directrice de recherche, Inserm, Nice
  675. FERBER Héloïse, Doctorante, IRIS, Aubervilliers
  676. FERDY Jean-Baptiste, Professeur des Universités, Université Paul Sabatier, Laboratoire Évolution & Diversité Biologique, Toulouse
  677. FEREY Nicolas, Maitre de conférence en Informatique, Université Paris Saclay, Orsay
  678. FERIOL Florent, Docteur, OMP-GET, Toulouse
  679. FERLAT Guillaume, Enseignant-chercheur en Physique, Sorbonne Université, Paris
  680. FERNANDEZ Emilie, Formatrice, IFRASS, Toulouse
  681. FERRAGE Pascale, Ingénieure études spatiales, CNES, Toulouse
  682. FERRARI Sylvie, Professeur d'économie écologique, Université de Bordeaux, Bordeaux
  683. FERRARO Teresa, Ingénieur de recherche, Sorbonne Universités, Paris
  684. FERREIRA Eva, Doctorante, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'environnement (LSCE), Gif-Sur-Yvette
  685. FERRIER Catherine, Maître de Conférences, Université de Bordeaux - UMR PACEA, 33318
  686. FERRÉ Nathalie, Post-doctorante, Université Sorbonne Nouvelle, Paris
  687. FICHANT Gwennaele, Professeure des Universités, Université Toulouse 3 Paul Sabatier, Toulouse
  688. FIENG Agnès, Chercheur, Geoazur, Valbonne
  689. FIGUERAS Julie, ATER, DEEP INSA Lyon, Lyon
  690. FILDIER Benjamin, Chargé de Recherches au CNRS, Laboratoire de Météorologie Dynamique, Paris
  691. FINCO Aurore, Chargée de recherche CNRS, Laboratoire Charles Coulomb, Montpellier
  692. FIORITO Anna, Doctorante, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, Lyon
  693. FIRDION Jean-Marie, Sociologue, écrivain, retraité, Clichy-La-Garenne
  694. FLEURY Sara, Ingénieur de Recherche en océanographie polaire, LEGOS/CNRS, Toulouse
  695. FLIPO Fabrice, Professeur, Institut Mines-Télécom / LCSP, Evry
  696. FLORES ESPINOLA Artemisa, MCF, Université Paris-Est Créteil, LIRTES, Paris
  697. FOIX Océane, Post-Doctorante, Géosciences Montpellier - CNRS, Montpellier
  698. FOLTON Loïc, Étudiant, École normale supérieure, Paris
  699. FONCELLE Alexandre, Ingénieur de Recherche, CRNL, Lyon
  700. FONTAINE Benoît, Ingénieur de Recherche, Muséum national d'Histoire naturelle, Paris
  701. FONTANE Jérôme, Enseignant-chercheur, ISAE-SUPAERO, Toulouse
  702. FORIEN Nicolas, Maître de conférences, Université Paris-Dauphine, Paris
  703. FORTIN Gilles, Directeur de recherche CNRS, ENS, Paris
  704. FORTUNA Taiadjana, Ingénieure de recherche, Evolution Genomes Comportement et Ecologie (EGCE), Gif-Sur-Yvette
  705. FOUGÈRES Anne-Laure, Enseignante chercheuse, Université Claude Bernard Lyon 1, Lyon
  706. FOUGÈRES Florent, Doctorant, DMA (ENS), Paris
  707. FOUREST Sébastien, Chercheur en science climatique, CNES / CNRS, Toulouse
  708. FOURTUNE Lisa, Ingénieure biostatisticienne, INRAe, ∅
  709. FRADIN Gustave, doctorant, université de montpellier, Montpellier
  710. FRANCONE Luca, Doctorar, Institut Camille Jordan, Lyon, Lyon
  711. FRASCARIA-LACOSTE Nathalie, Professeure, Laboratoire ESE, Gif Sur Yvette
  712. FRAYSSE Rémi, Doctorant, CEFE, Montepellier
  713. FREI DIT FREY Nicolas, Maitre de Conférences, LRSV Université Toulouse III, Toulouse
  714. FREMAUX Simon, Médecin Généraliste, Alliance Santé Planétaire, Cachan
  715. FRENOUX Emmanuelle, Maîtresse de Conférences, Université Paris-Saclay, Gif-Sur-Yvette
  716. FREROT Irénée, Chercheur, CNRS, Paris
  717. FREROT Olivier, Ingénieur des Ponts et Chaussées, OXALIS, Lyon
  718. FRESCHET Grégoire, CRCN, CNRS, Moulis
  719. FRESSOZ Jean-Baptiste, chercheur cnrs, CRH EHESS, Paris
  720. FRESÁN Javier, Professeur, Sorbonne Université, Paris
  721. FRIAUD Rodrigue, Doctorant, Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale (UAR CNRS 2029), Moulis, 09200
  722. FRISON Gilles, Chercheur, CNRS, ∅
  723. FROMARD François, Directeur de Recherche émérite CNRS, Laboratoire Ecologie Fonctionnelle et environnement, Toulouse
  724. FROMONT Céline, Doctorante, Université de Montpellier, CEFE, ∅
  725. FROUVELLE Amic, Maître de Conférences, CEREMADE, Université Paris-Dauphine PSL, ∅
  726. FRUCTUS Mathieu, Ingénieur de Recherche, Météo France, Grenoble
  727. FRÉROT Irénée, Chargé de Recherche, CNRS, Paris
  728. FUMENIA Alain, chercheur, laboratoire d'océanologie et de geoscience, Wimereux
  729. GABAIL Laurent, Maitre de conférences en anthropologie, Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  730. GABALDA Germinal, Ingénieur de Recherche, GET (Géosciences Environement Toulouse), Toulouse
  731. GABARET Jim, Enseignant-chercheur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris
  732. GABORIAUD Aurore, Doctorante, Univ. Grenoble Alpes, Grenoble
  733. GABREL Virginie, maitre de conférences, Université Paris-Dauphine, Paris
  734. GAETANI-LISEO Margot, Maîtresse de Conférence, Université Claude Bernard Lyon 1 - Laboratoire Ampère, Villeurbanne
  735. GAGLIARDINI Olivier, Professeur, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  736. GAILLARD Rémi, Doctorant, ENS-PSL, Paris
  737. GALIEZ Clovis, MCF, LJK, Grenoble
  738. GALIÈGUE Hélène, ensaignante-chercheuse, ENAC, Toulouse
  739. GALLIOT Maëlle, Ingénieure agronome / contractuelle, INRAE, Cestas
  740. GALLOIS Nicolas, Post-doctorant, LIEC, Laxou
  741. GALLOT-LAVALLÉE Olivier, Mâitre de Conférences, Univ. Grenoble Alpes / G2Elab, Grenoble
  742. GALLÉE Hubert, Directeur de Recherches émérite, CNRS, IGE, St-Martin-D'Hères
  743. GALUPA Rafael, CRCN, MCD-CBI, Toulouse
  744. GAMBINO Mélanie, MCF, UT2J - UMR LISST, Toulouse
  745. GANAULT Pierre, Maitre de Conférence, EcoDiv - Université de Rouen Normandie, ∅
  746. GANDOIS Laure, Chargée de Recherche, CNRS, Toulouse
  747. GANIVET Elias, Chercheur Postdoc, CNRS - Université de Rennes, ∅
  748. GANSTER Patrick, Enseignant-Chercheur, Institut Mines-Télécom, Saint-Etienne
  749. GARCIA ALLES Luis, Chercheur CNRS, TBI, Toulouse
  750. GARIN Marie, Doctorante, ENS Paris-Saclay, ∅
  751. GARISOAIN Raphael, Doctorant, CNRM (Centre National de Recherches Météorologiques), Toulouse
  752. GARNIER Owen, Doctorant, LAMFA, Amiens
  753. GARNIER Philippe, MCF, Maître de conférences, IRAP, Toulouse
  754. GARNIER Valérie, Chercheur, Ifremer, Plouarzel
  755. GARREAU Arthur, Doctorant, IPS2, Gif-Sur-Yvette
  756. GARRIC Gilles, cadre de recherche, Mercator Océan International, Toulouse
  757. GARRIGOS Guillaume, Maitre de Conférences, Université de Paris Cité, Laboratoire de Probabilités Statistiques et Modélisation, Paris
  758. GATTET Diane, Doctorante en sociologie, UVSQ, ∅
  759. GAUDIN Olivier, maître de conférences, École de la nature et du paysage / Insa Cvl / Citeres, Blois
  760. GAUSSERES Blandine, Ingénieur d'étude, INRAE Unité IHAP UMR1225, Toulouse
  761. GAUTHERAT Emmanuelle, Maître de conférences, Université de Reims Champagne Ardenne, Reims
  762. GAUTIER Elsa, contractuelle, IGE, Grenoble
  763. GAUWIN Olivier, Maître de conférence, Université de Bordeaux, Bordeaux
  764. GEHL Lorraine, Doctorante, UT2J, Toulouse
  765. GELIN Luile, Chercheuse associée, Institut de Recherche en Informatique de Toulouse, ∅
  766. GENRE Noëllie, Chercheuse en sciences sociales, Université de Lausanne, Lausanne, Suisse
  767. GENTIL Ivan, Profeseur des universités, Université Lyon 1, Lyon
  768. GEORGE Nathalie, directrice de recherche au CNRS, Institut du Cerveau - Paris Brain Institute, ICM, Sorbonne Université / CNRS / Inserm, Paris
  769. GERBAUD Vincent, Chercheur, Laboratoire de Génie Chimique, Toulouse
  770. GERBER Iann, Maître de conférence, INSA Toulouse, ∅
  771. GERBER Sophie, Chercheuse, Inrae, UMR Biogeco, Bordeaux
  772. GERLIN Léo, Chargé de Recherche, INRAE, Lyon
  773. GESLIN Benoît, Maitre de Conférences, Aix Marseille Université - IMBE, Marseille
  774. GESSON Maéva, Doctorante, IUEM-LEMAR, Plouzané
  775. GHERARDI Jeanne, Enseignante-chercheuse Climat, UVSQ/LSCE, ∅
  776. GHEUSI François, Physicien adjoint, Observatoire Midi-Pyrénées, Laboratoire d'aérologie, Toulouse
  777. GIARDINO Gianni, Enseignant-Chercheur, Université Versailles / Paris-Saclay, Versailles
  778. GILBERT Daniel, Professeur en écologie, Laboratoire Chrono-environnement, Université de Franche-Comté/CNRS, Besançon
  779. GINOT Gaël, Chercheur post-doctorant, LAAS CNRS, Toulouse
  780. GINTER Zoé, Enseignante chercheuse, Université de Tours, ∅
  781. GIOVANELLI Luca, Maître de conférences, Aix-Marseille Université, Marseille
  782. GIRAL MARTÍNEZ Juan, Doctorant, Institut de Biologie de l'Ecole Normale Supérieure, Paris
  783. GIRARD Bruno, Prag, ufr staps, Besancon
  784. GIRARD Félix, Doctorant, GET, CNRS, Toulouse
  785. GIRARD Nathalie, Directrice de recherches, INRAE, Toulouse
  786. GIRARD Sabine, IPEF, docteure en géographie, Inrae, Grenoble
  787. GIRARD Violaine, Maîtresse de conférences, Dysolab Université de Rouen, Rouen
  788. GIRET Nicolas, Chargé de recherche CNRS, Institut des Neurosciences Paris Saclay, ∅
  789. GIRIER David, Chirurgien, Clinique du Parc, Orange
  790. GLEIZES Pierre-Emmanuel, Professeur, Université de Toulouse - Paul Sabatier, Toulouse
  791. GOBERT Julie, MCF, ADEF AMU, Marseille
  792. GODIN-BEEKMANN Sophie, Directrice de recherche, CNRS, Paris
  793. GOLDRINGER Isabelle, Directrice de recherche, Université Paris-Saclay, Gif Sur Yvette
  794. GOLDSTEIN Catherine, directrice de recherche CNRS, IMJ-PRG, Sorbonne Université, Université Paris Cité, Paris
  795. GOLLOT Lisa, Doctorante, INRAE, Palaiseau
  796. GONTIER David, Maître de Conférence, Ceremade, Université Paris-Dauphine, Paris
  797. GONZALEZ Geoffroy, Doctorant en sociologie, EHESS, Forcalquier
  798. GONZALVEZ Romain, Ingénieur d'étude, Laboratoire des Sciences de l'Environnement Marin, Plouzané
  799. GOSSELIN Sophie, enseignante, EHESS, Paris
  800. GOSSET Dominique, Retraité, CEA, Bourg-La-Reine
  801. GOUBAULT Marlène, Enseignante-Chercheuse, Université de Tours, Tours
  802. GOUDOT Anne, Ingénieure de recherche, Bordeaux Sciences Economiques, Bordeaux
  803. GOUGET Guillaume, Chargé de Recherche au CNRS, Institut des Sciences Chimiques de Rennes, Rennes
  804. GOURDAIN Nicolas, Professeur, ISAE-SUPAERO, Université de Toulouse, Toulouse
  805. GOURDEAU Lionel, DR, legos, Toulouse
  806. GOURIEUX Thierry, Physicien, Lab. de Physique et Chimie Théoriques, Nancy
  807. GOURIOU Bastian, Salarié, IUEM, Plouzané
  808. GOURLAY Florence, Géographe, Haut conseil breton pour le climat, ∅
  809. GOUSSET Aurélie, Maitre de conférences, Université Clermont Auvergne, ∅
  810. GOUSSOPOULOS Juliette, Doctorante en sciences du sol, INRAE - Environnement Mediterrannéen et Modélisation des Agro Hydrosystemes, Avignon
  811. GOUT Claude, Chercheur associé, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Pau
  812. GOUYON Pierre-Henri, Professeur émérite, Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, Paris
  813. GOUZÉ Jean-Luc, Directeur de Recherches, Inria, Sophia-Antipolis
  814. GRAF Louis, Post-doctorant, IBENS, ∅
  815. GRANCHAMP Laurence, Maitresse de conférence en sociologie, Université de Strasbourg, Lincs, Strasbourg
  816. GRAND-CLÉMENT Adeline, Professeure d'histoire, Université Toulouse Jean Jaurès - Laboratoire PLH, Toulouse
  817. GRANDCOLAS Philippe, Directeur de recherche au CNRS, ISYEB, représentant du CNRS auprès de l'IPBES, chevalier de la Légion d'honneur, Paris
  818. GRANDIN Aurore, doctorante, Ecole Normale Supérieure (ENS - PSL), Paris
  819. GRANER Eider, Ingénieure de recherche en environnement marin, UMR 6308 AMURE, Brest
  820. GRANER Nicolas, Ingénieur de recherche, Université Paris-Saclay, Orsay
  821. GRANGE Marie, Docteur, LECA, Grenoble
  822. GRANIER Anne-Lise, anthropologue, LISST/CERS (chercheur asociée), Toulouse
  823. GRANIER-DEFERRE Carolyn, MCF HDR, Université Paris Cité, Paris
  824. GRAVIER Blaise, Doctorant, Leipzig Lab, Universität Leipzig, Leipzig, Allemagne
  825. GRECH Delphine, Doctorante, CREAD, Rennes
  826. GRECO Luca, Professeur des Universités, Université de Lorraine, ∅
  827. GREETHAM Louise, Ingénieure d'études, Institut de Neurophysiopathologie, Marseille
  828. GRELIER Benjamin, Chercheur, LOTERR-UL, Metz
  829. GRELLIER Sandrine, Professeur des universités, Université Orléans, Institut Denis Poisson, Orléans
  830. GRENIER Mélanie, Chargée de recherche CNRS en océanographie, LEGOS, Toulouse
  831. GRENOUILLET Gaël, Maître de Conférences, Université Paul Sabatier Toulouse 3, Toulouse
  832. GRISILLON Jim, Doctorant, LCE, Aix-Marseille Université, Marseille
  833. GRITTI Clara, Ingénieure d'études, CEFE CNRS, Montpellier
  834. GROS Julien, Chargé de recherche en sociologie, CNRS, Toulouse
  835. GROSSO Bernadette, Dr en Botanique, technicien formation & recherche, laboratoire Evolution et Diversité Biologique - Université Paul Sabatier Toulouse III, Toulouse
  836. GRUSSON Youen, Maître de conférences, Université de Toulouse, Toulouse
  837. GRÄBENER Josua, Chercheur associé, CERAPS, Bruxelles
  838. GUASPARE Catherine, ingénieure d'études, CNRS, Paris
  839. GUAY Natacha, Doctorante (sociologie), LISST, Toulouse
  840. GUEDJ Axel, Ingénieur d'étude, LMD, CNRS, Palaiseau
  841. GUEGUEN Virginie, Maitre de Conférences, Université Sorbonne Paris Nord, Villetaneuse
  842. GUENET Bertrand, CRCN, CNRS, Paris
  843. GUEROLD François, PROFESSEUR ÉMÉRITE, ÉCOLOGIE FONCTIONNELLE, UMR 7360 CNRS/UNIVERSITÉ DE LORRAINE, Metz
  844. GUEZ Lionel, Ingénieur, CNRS, Paris
  845. GUICHARDAZ Alexandre, Ingénieur agronome, CIRAD, UMR AGAP, Montpellier
  846. GUILBAUD Laurent, Technicien, INRAE, Avignon
  847. GUILBERT Eric, enseignant-chercheur, Muséum national d'histoire naturelle, Paris
  848. GUILET Jérôme, Chercheur, Département d'Astrophysique, CEA, Saclay
  849. GUILLEMAUT Françoise, Sociologue, UT2J, Toulouse
  850. GUILLERMINET Théo, Ingénieur d'études, CIRAD, Montpellier
  851. GUILLET Séverine, Doctorante ATER, Université Paris Nanterre - HAR, ∅
  852. GUILLEY Elsa, Ingénieure informatique, Conservatoire Botanique du Bassin Parisien (CBNBP), Paris
  853. GUILLIN Arnaud, Professeur, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand
  854. GUILLOTEAU Hélène, Ingénieure d'études, LCPME, Vandoeuvre Les Nancy
  855. GUIOT Joel, directeur de recherche CNRS émérite, auteur du rapport special 1.5°C du GIEC, CEREGE, Aix-Marseille Université, Aix-En-Provence
  856. GUIRAUD Pascal, Professeur des Universités. Directeur de la FR Fermat., Insa Toulouse Biotechnology Institute, Toulouse
  857. GUIVARCH Céline, Directrice de recherche, CIRED, Ecole des Ponts, Nogent-Sur-Marne
  858. GUYNET Catherine, Chercheuse, Centre de Biologie intégrative de Toulouse, Toulouse
  859. GUYON Fabrice, Maitre de Conférence, Université de Franche-Comté, ∅
  860. GUYON Fred, Enseignant chercheur, Université de Franche-Comté, Besançon
  861. GUÉBIN Guillaume, Ingénieur, Dynafor, Toulouse
  862. GUÉGAN Marie, Enseignante en Sciences Humaines et Sociales, Ecole d'ingénieurs INSA Centre Val de Loire, Blois
  863. GUÉTAT Hélène, professeure de sociologie, Lisst-Dynamiques Rurales, Toulouse
  864. GÉNIEYS Stéphane, Maître de conférences en Mathématiques, INSA, Toulouse
  865. GÉNOT Vincent, Astronome, IRAP, Toulouse
  866. GÉRARD Claudia, Maître de Conférences, UMR ECOBIO 6553, Université de Rennes, Rennes
  867. GÉVAUDAN Manon, Postdoctorante, LEGOS, Toulouse
  868. HAAS Pauline, enseignante-chercheuse en linguistique française, Université Paris 13 et laboratoire Lattice, Paris
  869. HABETS Florence, Directrice de recherche, CNRS, Paris
  870. HABIB Michel, professeur émérite, IRIF, Université Paris Cité, Paris
  871. HADJIDAKIS Cynthia, Directrice de recherche au CNRS, IJCLab, Orsay
  872. HAGIMONT Steve, Maître de conférences en histoire, Université Paris-Saclay - UVSQ, Paris
  873. HAGOLLE Olivier, Chercheur, CNES/CESBIO, Toulouse
  874. HAKOUN Vivien, Chercheur Hydrogéologue, BRGM - GEau Montpellier, Montpellier
  875. HALGAND Isabelle, Ingénieure, INRAE, Cestas
  876. HALLIN Maud, Doctorante en sociologie de l'environnement, INRAE Toulouse et Université de Liège, ∅
  877. HAMET Jeanne, Ingénieure d'étude en Microbiologie, CEFE, CNRS, Montpellier
  878. HANNEQUART Philippe, Chercheur Post-Doc, Université Gustave Eiffel, ∅
  879. HARDOUIN Cecile, maitresse de conférences en mathématiques, Modalx, Université Paris Nanterre, Nanterre
  880. HARDOUIN Lucas, Doctorant, Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM), Toulouse
  881. HARRAULT Loïc, Ingénieur de recherche CNRS, IUEM - LEMAR, Brest
  882. HARRIBEY Jean-Marie, Maître de conférences retraité, Université de Bordeaux, Bordeaux
  883. HARSCOUET Erwan, Doctorant, CNRS, ∅
  884. HARTMANN Félix, Ingénieur de recherche, Inrae, Clermont-Ferrand
  885. HASBROUCQ Thierry, Directeur de Recherches au CNRS, Laboratoire de Neurosciences Cognitives, Marseille
  886. HATCHI Roméo, Ingénieur-chercheur, CEA, ∅
  887. HATCHIKIAN-HOUDOT Jean-Loup, Doctorant, Inria, Rennes
  888. HAURAY Maxime, Enseignant-Chercheur (MCF), Institut Mathématique de Marseille (AMU), ∅
  889. HAUTBERGUE Thais, Ingénieure de recherche, CEA, ∅
  890. HAUTDIDIER Baptiste, Chercheur, ETTIS, Inrae, Cestas
  891. HAVARD Solène, Doctorante, Géode - UMR 5602, Toulouse
  892. HEEB Philipp, Directeur de Recherches CNRS, Laboratoire EDB, Toulouse
  893. HEGARET Helene, Directice de recherche, LEMAR, Plouzané/Brest
  894. HEID Caroline, Ingenieur de recherches, CNRS, Aubervilliers
  895. HEIN Fabien, Enseignant-chercheur, Université de Lorraine, Metz
  896. HEINTZ Wilfried, Ingénieur, INRAE, Toulouse
  897. HEJJA BRICHARD Yseult, postdoc, CEFE CNRS, ∅
  898. HELLIER Emmanuelle, Professeure Aménagement de l'espace et urbanisme, Université Rennes 2, labo Espaces et Sociétés CNRS, Rennes
  899. HELLMANN Roland, directeur de recherche CNRS, ISTerre, Grenoble
  900. HELLO Stephane, Ingenieur d'étude, CNRS Centre d'Ecologie fonctionnelle et Evolutive, Montpellier
  901. HELMLINGER Anna Eve, Doctorante, Trajectoires, CRNL, Bron
  902. HELMSTETTER Agnes, Chargé de recherche CNRS, ISTerre, Grenoble
  903. HEMPTINNE Jean-Louis, Professeur émérite d’écologie et de didactique de l’écologie, Laboratoire Évolution et Diversité Biologique, Toulouse
  904. HENNINGER Marie-Christine, Maître de conférence en gestion, LISST - UT2J, Toulouse
  905. HERAUDET Virginie, ingénieur CNRS, Université Paris Saclay, Orsay
  906. HERBIN Raphaele, Professeur des universités, Institut de Mathématiques de Marseille, Marseille
  907. HERCBERG Serge, Professeur émérite des Universités, Université Sorbonne Paris Nord, Bobigny
  908. HERMILLY Thomas, Doctorant, LOPS, Plouzané
  909. HERVE Maxime, Enseignant-chercheur, Université de Rennes, Rennes
  910. HERVÉ Christine, chercheur, CNRS, Toulouse
  911. HERZIG Andreas, DR CNRS, IRIT, Toulouse
  912. HES Gabriel, doctorant, EDB, univserstité de Toulouse III (Paul Sabatier), ∅
  913. HINDRÉ Thomas, Maitre de conférences, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  914. HODENCQ Sacha, Maître de conférences, ENSE3, Grenoble
  915. HORLAIT Eric, Professeur des Universités honoraire, Sorbonne Université, Paris
  916. HOUILLIER Pascal, Professeur des Universités-Praticien hospitalier, Université Paris Cité, INSERM, CNRS, Paris
  917. HRABANSKI Marie, directrice, CIRAD, Montpellier
  918. HUBERT Blandine, Maîtresse de conférences, Laboratoire 2LPN, Université de Lorraine, Nancy
  919. HUC Laurence, Directrice de Recherche, LISIS/IRSET, Marne La Vallée/Rennes
  920. HUCK Thierry, chercheur CNRS, LOPS, Brest
  921. HUEBER Eric, McF, IRIMAS UHA, Mulhouse
  922. HUET Michele, AI, UAR2029 - SETE, Moulis 09200
  923. HUGEDET Willy, Maître de conférences, Université de Franche-Comté, Besançon
  924. HUGHES Annie, Astronome adjointe, OMP, Toulosue
  925. HUGOUVIEUX Virginie, Chercheuse, INRAE, Montpellier
  926. HUGUEL Caroline, Ingénieure, ISTerre, Grenoble
  927. HUGUES Fanny, Doctorante, EHESS, Toulouse
  928. HULIN Baptiste, Doctorant, Laboratoire de géologie de l'ENS, Paris
  929. HULOT Florence, Enseignante-chercheuse, Université Paris-Saclay, ∅
  930. HUMBERT Odile, Chercheure CNRS, MCD-UMR 5077/CBI, Toulouse
  931. HUNEAU Bertrand, Enseignant-Chercheur, GeM, Nantes
  932. HUPÉ Jean-Michel, Chercheur CNRS en écologie politique, CNRS, Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  933. HURAULT Aurélie, Maitre de conférences, IRIT, Toulouse
  934. HUSSON Laurent, DR, CNRS, ISTerre, Grenoble
  935. HUYS Raoul, chargé de recherche CNRS, Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale, Moulis
  936. HÄNNI Catherine, Directrice de recherche CNRS, Laboratoire d'Ecologie Alpine, Grenoble
  937. IBRAHIM Rym, Enseignante-Chercheuse en sciences de gestion, Université Jean Monnet de Saint-Etienne, Roanne
  938. ILIOPOULOS Christelle, ingénieure, cnes, Toulouse
  939. ILLE Anne, Maître de Conférences, Université Toulouse 3 Paul Sabatier, Toulouse
  940. IMFELD Gwenaël, Directeur de Recherche CNRS, Institut Terre et Environnement (UMR7061), Strasbourg
  941. INK Marion, Chargée de recherche INSERM, EHESS, Paris
  942. ISIDOR Bertrand, généticien, CHU Nantes, Nantes
  943. JACOB Christel, Chercheur associé, Université de Lorraine, Nancy
  944. JACOB Staffan, Chargé de recherche CNRS, SETE, Moulis
  945. JACOB Vincent, Chercheur, CIRAD UMR PVBMT, Saint-Pierre
  946. JACQUEMIN Mélanie, Chargée de recherche, IRD / LISST, Toulouse
  947. JACQUEMOND Richard, Professeur des universités, Aix-Marseille Université, Marseille
  948. JACQUES Vincent, Directeur de recherche CNRS, Laboratoire Charles Coulomb, Montpellier
  949. JACQUET Hugo, Ingénieur de recherche, Institut des Géosciences et de l'Environnement, Grenoble
  950. JACQUET Marie, Physicienne, IJCLab, Orsay
  951. JACQUET Maxime, postdoc, CNRS, Paris
  952. JACQUEY Christian, Astronome, IRAP, Toulouse
  953. JACQUEY Evelyne, Chargée de recherche, UMR 7118 ATILF CNRS Université de Lorraine, Nancy
  954. JAFFREZIC Enora, Ingénieur, LEMAR UBO, Brest
  955. JAHEL Camille, Chercheuse, Cirad, Montpellier
  956. JAILLARD Etienne, Directeur de Recherche, ISTerre, IRD, Grenoble
  957. JAIN Aanchal, économiste, UMR AMURE Ifremer, Brest
  958. JALLAT Denis, Enseignant-chercheur, Unistra-Umr 7069, ∅
  959. JAMBERT Corinne, Maitresse de Conférences, Université Toulouse 3 - Paul Sabatier, Toulouse
  960. JAMET Elisabeth, Directeur de Recherche CNRS, Laboratoire de Recherche en Sciences végétales (Université Toulouse 3/CNRS/Toulouse INP, Toulouse
  961. JANIN Alexandre, Chercheur postdoctoral, Department of Earth and Environmental Sciences, Boston College, Boston
  962. JARDÉ Emilie, chercheuse, cnrs, Rennes
  963. JARNE Philippe, Directeur de recherche CNRS, CEFE, Montpellier
  964. JARRIGE François, Historien, Université de Bourgogne, Dijon
  965. JARROUX Pauline, Post doctorante, ULB, Bruxelles
  966. JARRY Manon, doctorante, IRAP-CNRS, Toulouse
  967. JATTEAU Philippe, IR, Inrae, Cestas
  968. JAUNET Vincent, Maître de Conférences, ISAE-ENSMA, Poitiers
  969. JAVAL Marion, postdoctorante, CEFE, CNRS, Montpellier
  970. JAVELLE Aurelie, ingénieure de recherche, UMR Innovation, Montpellier
  971. JAYET Pierre-Alain, chargé de mission INRAE, PSAE, Palaiseau
  972. JEAN Fred, Professeur des universités, Université de Brest / IUEM / LEMAR, Plouzané
  973. JEAN Kévin, Maître de conférences, Conservatoire national des arts et métiers, Paris
  974. JEANDEL Catherine, Océanographe, Directrice de recheche CNRS, LEGOS, Observatoire Midi-Pyrénées, Toulouse
  975. JEANNEAU Laurent, CR CNRS, Géosciences Rennes, Rennes
  976. JEANNIN Thomas, Maitre de conférence, FEMTO-ST, Besancon
  977. JEANTHON Christian, DR CNRS, Station Biologique, UMR 7144, AD2M, Roscoff
  978. JENSEN Pablo, CNRS, ENS de Lyon, Lyon
  979. JOIN Jean-Lambert, Professeur, UMR 7154 Institut de Physique du Globe de Paris-Laboratoire Géosciences Réunion, Saint Denis
  980. JOINCT Marion, Doctorante, IRISSO, Paris
  981. JOLY Florence, Immunologiste, chercheuse indépendante, Atecopol Aix Marseille, Marseille
  982. JOLY Florence, Chercheuse en immunologie, Atecopol Aix Marseille, Marseille
  983. JOLY Hélène, chercheure, CIRAD, UMR AGAP, Montpellier
  984. JOSSELIN Eric, Maitre de conférence, LUPM - Université de Montpellier, Montpellier
  985. JOUANNEAU Diane, Ingénieure de Recherche, CNRS, ∅
  986. JOUNIAUX Laurence, Directrice de recherches au CNRS, Institut Terre & Environnement de Strasbourg, Strasbourg
  987. JOURDAIN Elsa, Chargée de Recherche, INRAE, St-Genès Champanelle
  988. JOURDAN Clément, Post-doctorant / Chargé de mission, Muséum National d'Histoire Naturelle, ∅
  989. JOURNET Agnès, Chercheuse retraitée, CEA, Grenoble
  990. JOURNET Etienne-Pascal, Chercheur honoraire, CNRS, Toulouse
  991. JOURNET-DIALLO Odile, Ethnologue, directrice d'études émérite, EPHE, ∅
  992. JOURNÉ Venance, retraitée CNRS - collaboratrice bénévole, Laboratoire de météorologie dynamique, Paris
  993. JOUSSELIN Ambre, maitresse de conférences en microbiologie, Université Paul Sabatier, Toulouse
  994. JOUVAUD Camille, Ingénieure-chercheuse, CEA, ∅
  995. JOUVE Jean, doctorant, Inria Grenoble Rhônes-Alpes, Grenoble
  996. JOUVE Laurène, Maitre de conférences, IRAP, Toulouse
  997. JULIEN Frédéric, assistant ingénieur en études des environnements géo-naturels et anthropisés, Laboratoire d'écologie fonctionnelle et environnement (LEFE) UMR-5245, Toulouse
  998. JULIEN Marie-Pierre, Maitresse de conférences, Université de Lorraine, Nancy
  999. JULIEN Séverine, Chargée de communication pour la recherche, Université de Brest, Institut Universitaire Européen de la Mer, Brest
  1000. JUNCA Stéphane, maître de conférences, Université Côte d'Azur, Nice
  1001. JUNG Vincent, Maitre de conférences, Université de Rennes, Rennes
  1002. JUSSERAND Bernard, directeur de recherche CNRS, retraité, ∅
  1003. JUTEAU Daniel, Directeur de Recherche CNRS, LAMFA, Amiens
  1004. JÉZÉQUEL Aglaé, Chercheuse, Laboratoire de Météorologie Dynamique, Paris
  1005. KACZMAREK Thomas, Doctorant, CIRAD, Montpellier
  1006. KAISER-ARNAULD Laure, Directrice de recherche au CNRS, Laboratoire Evolution, Génomes, Comportement et Ecologie, Institut Diversité, Ecologie et Evolution du Vivant, Gif-Sur-Yvette
  1007. KELLAY Karim, Professeur, IMB, Université de Bordeaux, Talence
  1008. KENSHILIKOVA Meruyert, ingénieure d'étude, OSUR, Université de Rennes, Rennes
  1009. KERR Yann, DR émérite CNES, CESBIO UMR 5126, Toulouse
  1010. KING Christine, retraitée du BRGM, Académie d' Agriculture de France section Environnement et Territoires, Orleans
  1011. KLEIN Emilie, Ingénieure de Recherche, Laboratoire de Géologie, Ecole normale supérieure, CNRS, Paris
  1012. KLEINPETER Edouard, Ingénieur de Recherche CNRS, Bordeaux Sciences Economiques (UMR 6060), Bordeaux
  1013. KLOTZ Adrien, Ingénieur, LEGOS-IRD, ∅
  1014. KLOTZ Alain, Professeur des Universités, Université Toulouse 3, Toulouse
  1015. KNOERY Joel, chercheur sur les polluants, Ifremer Contaminants Chimiques et Ecosystèmes Marins, Nantes
  1016. KNÖDLSEDER Jürgen, Directeur de Recherche CNRS, IRAP, Toulouse
  1017. KOCH-LARROUY Ariane, Chargée de recherche en oceanographie, IRD / LEGOS / OMP, Toulouse
  1018. KOZUB Eva, Médecine Généraliste, Faculté de médecine Toulouse, Pouyastruc
  1019. KRZYWKOWSKI Isabelle, Preofesseure des universités, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1020. KUCZEWSKI Nicola, MCU, Université Claude Bernard Lyon1, Lyon
  1021. KUPPEL Sylvain, Chargé de recherche, IRD / Géosciences Environnement Toulouse, ∅
  1022. LABEL Philippe, Directeur de Recherche, INRAE, Clermont-Ferrand
  1023. LABERGUE Alexandre, Maitre de conférences, Université de Lorraine, Nancy
  1024. LABONNE Jacques, Directeur de Recherche, INRAE, Saint-Pée Sur Nivelle
  1025. LABOUREL Aurore, Chargée de recherche, Toulouse Biotechnology Institute - INRAE, Toulouse
  1026. LABRIÈRE Nicolas, Ingénieur de Recherche (CDD...), Laboratoire Évolution et Diversité Biologique, ∅
  1027. LABROT Véronique, MCF-HDR Droit public, Université de Brest, Brest
  1028. LABROUSSE Agnès, Professeure d'économie, Sciences Po Lyon, Triangle, Lyon
  1029. LABROUSSE Clémence, Maître de conférence en mathématiques, Université de Picardie Jules Verne, Amiens
  1030. LABRUNIE Simon, Maître de conférences, Université de Lorraine, Nancy
  1031. LABRUT Sophie, Vétérinaire, LABOCEA, Ploufragan
  1032. LACHAIZE Sébastien, Enseignant-Chercheur, INSA Toulouse, Toulouse
  1033. LACOUR Claire, Professeure de Mathématiques, Université Gustave Eiffel, Marne-La-Vallée
  1034. LACROIX Béatrice, Enseignement, Saint François d'Assise, Montpellier
  1035. LACROIX Denis, Chercheur en sciences marines, IFREMER, Sète
  1036. LACROIX Mathieu, Maître de conférences, Université Sorbonne Paris Nord, Paris
  1037. LACROIX Pascal, Chercheur à l'IRD, Isterre, Grenoble
  1038. LACROIX Vincent, Enseignant-chercheur, Université Lyon 1, Lyon
  1039. LADEVÈZE Simon, Chercheur PostDoctoral, Toulouse Biotech Institute, Toulouse
  1040. LAFFORT Bruno, Sociologue, Université de Franche-Comté, Besançon
  1041. LAFONT RAPNOUIL Tristan, Doctorant, AMAP, Montpellier
  1042. LAFRANCHE Yvon, Enseignant chercheur, Université de Rennes, Rennes
  1043. LAGUERRE Sandrine, Ingénieure de Recherche, INRAE - TBI, Toulouse
  1044. LAIRON Denis, Directeur de recherche émérite INSERM, C2VN Inserm-Inrae-Aix Marseille Université, faculté de médecine, Marseille
  1045. LALAU Noémie, Ingénieure de recherche, Magellium, Toulouse
  1046. LALAU Yasmine, Enseignante Chercheuse, RAPSODEE, ∅
  1047. LAM Henri, Ingenieur de recherche, Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels, Grenoble
  1048. LAMARCHE Karine, Chargée de recherche, CNRS (CENS), ∅
  1049. LAMBERT Amaury, Professeur (écologie, évolution, mathématiques), Ecole Normale Supérieure, Paris
  1050. LAMBERT Marie-Laure, Enseignante-chercheure en droit de l'environnement - co-présidente du GREC Sud, LIEU - Aix Marseille Université, Marseille
  1051. LAMBERT-MOGILIANSKY Ariane, professeure associée, Ecole d'Economie de Paris, Paris
  1052. LAMORLETTE Aymeric, Maître de conférences, Aix-Marseille Université, Marseille
  1053. LAMOTHE Alexis, Thésard, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  1054. LAMOUREUX Jézabel, technicienne, MNHN, ∅
  1055. LANDIVAR Diego, Enseignant Chercheur, Origens Medialab, Clermont-Ferrand
  1056. LANDY Frederic, professeur, université Paris nanterre, Nanterre
  1057. LANET Marine, Doctorante, LMD / IPSL, ∅
  1058. LANINI Sandra, Ingénieure de recherche, BRGM, Montpellier
  1059. LANNEAU Erwan, Professeur des Universités, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1060. LARGE Etienne, Doctorant, CRPG, Nancy
  1061. LAROULANDIE Véronique, cr, paces, Pessac
  1062. LASSUDRIE Malwenn, cadre de recherche, Ifremer, Concarneau
  1063. LASUE Jeremie, Astronome-adjoint, IRAP, Toulouse
  1064. LATOUILLE Ophélie, Doctorante, UMR CNRS 5193 LISST, Toulouse
  1065. LAUMIÈRE Florence, Maitresse de conférences, Université Jean Jaurès, Toulouse
  1066. LAURENCEAU CORNEC Emmanuel, Post-Doctorant et Ingénieur de recherche, CNRS, Plouzané
  1067. LAURENT Benoit, Ingénieur de recherche, Unité Mixte Technologique SEVEN, Bordeaux
  1068. LAURENT Mélanie, Maître de conférences, Interpsy Université de Lorraine, Nancy
  1069. LAURENT Éloi, Économiste, Sciences po/Stanford, Paris
  1070. LAUZERAL Christine, PRAG en mathématiques, docteur en écologie, Laboratoire Evolution et Diversité Biologique, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse
  1071. LAVAIL Alexis, Postdoc, Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie, Toulouse
  1072. LAVAU Catherine, chercheur, IRSET, ∅
  1073. LAVILLE Elisabeth, Chercheuse INRAE, TBI-Toulouse, Toulouse
  1074. LAZARUS Francis, Directeur de Recherche CNRS, G-SCOP, Grenoble
  1075. LE BRAS Pierre, Doctorant, Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale, Brest
  1076. LE COZANNET Gonéri, Chercheur, BRGM, Orléans
  1077. LE DILY Frédérik, Professeur, Université Caen Normandie, Caen
  1078. LE FUR Gwenn, IR, CNES, Toulouse
  1079. LE GALLO Julie, Professeure d'économie, Institut Agro Dijon, Dijon
  1080. LE GALÈS Patrick, DR CNRS, CEE sciences po, Paris
  1081. LE GOFF Rémy, Doctorant, Université de Montpellier, Montpellier
  1082. LE GUERNIC Madeg, Enseignant-chercheur, RSB, Rennes
  1083. LE GUILLOU Adrien, Doctorant, LETG, Brest
  1084. LE LANN Cécile, Maître de Conférences, Université de Rennes, Rennes
  1085. LE MEUR Hervé, CR CNRS, LAMFA, Amiens
  1086. LE ROUX Christine, microbiologiste, Lstm, Montpellier
  1087. LE ROUX Frédéric, Professeur des universités, Sorbonne Université, ∅
  1088. LE ROUX Julien, Maitre de conférences, Leesu - Université Paris-Est Créteil, Créteil
  1089. LE ROUZO Judikaël, Professeur des Universités, Aix-Marseille Université, ∅
  1090. LE TIEC Alexandre, Chercheur CNRS, Observatoire de Paris, Meudon
  1091. LEA Vanessa, Chargée de recherche, CNRS, Toulouse
  1092. LEBEAU Hugo, Doctorant, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1093. LEBEL Thierry, Directeur de Recherche émérite, hydroclimatologue, médaille d'argent du CNRS, IRD, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  1094. LEBLANC Catherine, Directrice de recherche, CNRS, Roscoff
  1095. LEBLANC Fredderique, ENSEIGNANTE CHERCHEURE, LJK UGA, Fontaine
  1096. LEBLANC Karine, Chercheuse en Océanographie, CNRS, Marseille
  1097. LEBLOIS Antoine, Chercheur, INRAE, Montpellier
  1098. LEBLOIS Arthur, Chercheur, CNRS Universitaire de bordeaux, Bordeaux
  1099. LEBLOIS Raphael, Chercheur En Ecologie-Evolution, CBGP - INRAE Montpellier, Montpellier
  1100. LEBONNOIS Sébastien, Directeur de Recherche CNRS, LMD, Paris
  1101. LEBRETON Lionel, Ingenieur, INRAE, Rennes
  1102. LEBRUN THAURONT Johanne, Doctorante, Laboratoire de Géologie de l'ENS, Paris
  1103. LECLAIRE Sarah, CR CNRS, Laboratoire EDB, Toulouse
  1104. LECLERCQ SAMSON Adeline, Professeur, Université Grenoble Alpes, Saint Martin D'Heres
  1105. LECLERT Lucie, PRAG ECONOMIE GESTION, INSA, Toulouse
  1106. LECOINTRE Albanne, IR, CNRS, ISTerre, Grenoble
  1107. LECOLLE Michelle, professeur des universités, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle, Paris
  1108. LECOMPTE Thibaut, Maître de conférences, Uniuversité Bretagne Sud, IRDL, Lorient
  1109. LECOMTE Isabelle, Ingenieur de recherche, INRAE UMR ABSYS, Montpellier
  1110. LECONTE Jeremy, Astrophysicien, Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux (CNRS), Bordeaux
  1111. LEDIEU Lauriane, Chargée de recherche contractuelle, Laboratoire Eau et Environnement, Bouguenais
  1112. LEDOUX James, PRU, INSA Rennes & IRMAR, Rennes
  1113. LEDRANS Martine, Retraité, Santé publique France, Marsolan
  1114. LEENHARDT Delphine, Directrice de recherche, INRAE, Montpellier
  1115. LEFEBVRE Gautier, Maître de conférence, UTC, ∅
  1116. LEFEBVRE Julie, Maître de conférences, Université Paris Nanterre, ∅
  1117. LEFEBVRE Olivier, Chargé d'enseignement, Toulouse INP, Toulouse
  1118. LEFEUVRE Thibault, Mathématicien, chercheur au CNRS, Sorbonne Université, Paris
  1119. LEFEVRE Frédéric, Enseignant-Chercheur, INSA Lyon - CETHIL, Lyon
  1120. LEFEVRE Julien, Maitre de conférences en informatique, Aix-Marseille Université, ∅
  1121. LEFÈVRE Clara, Doctorante en agroécologie, Laboratoire Ecologie Fonctionelle et Environnement (INP Toulouse/CNRS), Auzeville-Tolosane
  1122. LEFÈVRE Irène, Ingénieure, CEA, LSCE, Gif-Sur-Yvette
  1123. LEGAY Nicolas, Maitre de conférences, CITERES, INSA Centre Val de Loire, Blois
  1124. LEGON Tomas, Sociologue, Institut de la Transition Environnementale, Paris
  1125. LEGRAND Arnaud, DR CNRS, Laboratoire d'Informatique de Grenoble, Grenoble
  1126. LEGRAND Delphine, Chargée de Recherche CNRS, Station d'Ecologie Théorique et Expérimentale, Moulis
  1127. LEGRAND Marine, Chargée de recherche et animation, LEESU - Ecole des Ponts ParisTech, Champ Sur Marne
  1128. LELARGE Elise, Medecin, Cabinet médical, Reze
  1129. LEMASSON Germain, Ingénieur de recherche, Laboratoire Informatique de Grenoble, Grenoble
  1130. LEMAY Simon, Ingénieur, CNES - Centre National d'Etudes Spatiales, Toulouse
  1131. LEMOINE-SCHONNE Marion, Chercheuse CNRS, UMR IODE, ∅
  1132. LEMOY Rémi, MCF, Université de Rouen, UMR IDEES, Mont-Saint-Aignan
  1133. LENDARO Annalisa, Chargée de recherches, CNRS, Toulouse
  1134. LEON Jean-Francois, Chargé de recherche, LAERO, Toulouse
  1135. LEON Morgane, Doctorante, LEGOS-CNRS, Toulouse
  1136. LEPAGE Thierry, chercheur, CNRS, Nice
  1137. LEPETZ Sébastien, Directeur de Recherche CNRS, CNRS, Paris
  1138. LEPOITTEVIN Camille, Ingénieur de recherche, INRAE - Unité BIOGECO, Cestas
  1139. LERBET Frédérique, PU Emérite, UPPA, Pau
  1140. LESAGE Philippe, Maître de Conférences, Institut des Sciences de la Terre, Université Savoie Mont Blanc, Chambéry
  1141. LESCOP Christine, Directrice de recherches au CNRS, Institut Fourier, Grenoble
  1142. LESCROART Laura, Doctorante, CIRAD, Montpellier
  1143. LESUR KUPIN Isabelle, Ingénieur de recherche, INRAe - UMR1202 - BIOGECO, Cestas
  1144. LETHIAIS Virginie, Maître de conférence, IMT Atlantique, Brest
  1145. LETONDAL Catherine, enseignante - chercheure, Université de Toulouse - ENAC, Toulouse
  1146. LETORT Gaëlle, Ingénieure de recherche, CNRS/Institut Pasteur, Paris
  1147. LETOUZEY Emilie, Postdoc, Université d'Osaka, Osaka/Toulouse
  1148. LETZ Stéphane, Responsable Recherche, GRAME, Lyon
  1149. LEURIDAN Christophe, Maître de conférences, Institut Fourier, Grenoble
  1150. LHARDY Fanny, Maître de conférences, ENS de Lyon, Lyon
  1151. LHUILLIER Vincent, Maitre de conférence en économie, Université de lorraine, Nancy
  1152. LIGOZAT Anne-Laure, Professeur, ENSIIE, ∅
  1153. LION Jean-Marie, Enseignant-chercheur, Université de Rennes, Rennes
  1154. LIOT Olivier, Maitre de Conférences en Physique, Toulouse INP, ∅
  1155. LIPPENS Guy, DR CNRS, TBI, Toulouse
  1156. LOCATELLI Bruno, Chercheur, CIRAD, Montpellier
  1157. LOHOU Fabienne, Professeur de l'Université Toulouse III - Paul Sabatier, Laboratoire d'Aérologie, Toulouse
  1158. LOISON Olivier, Technicien de recherche, INRAE, Clermont-Ferrand
  1159. LOLLMAN Dave, Maître de Conférences, Aix-Marseille Université / Im2nP, Marseille Cedex 20
  1160. LOMBAERT Eric, Ingénieur de recherche, INRAE, Sophia-Antipolis
  1161. LOMBEZ Laurent, Chercheur physicien, CNRS, Toulouse
  1162. LONG Marc, Chargé de recherche, Laboratoire des sciences de l’environnement marin, Plouzané
  1163. LONGCAMP Marieke, Professeure des Universités, membre de l'ATECOPOLAM et participante au projet UNITAE, Aix-Marseille Université, Laboratoire de Neurosciences Cognitives, Marseille
  1164. LONJOU Vincent, Ingénieur au Laboratoire d'Observatoire de la Terre, CNES, Toulouse
  1165. LOOT Geraldine, Enseignant-chercheur, Laboratoire Evolution et Diversité Biologique, Toulouse
  1166. LOOT Géraldine, Enseignant chercheur Professeur, Université Paul Sabatier Laboratoire EDB Evolution et Diversité Biologique, Toulouse
  1167. LOPES Stéphane, Maître de conférence en informatique, Université de Versailles, Gif-Sur-Yvette
  1168. LORTHOIS Sylvie, Directrice de Recherche CNRS, Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse, Toulouse
  1169. LOSSON Benoît, Enseignant-chercheur en géographie, Université de Lorraine, Metz
  1170. LOSSON Odile, Directrice organisme de formation, Le Creuset Familial, Metz
  1171. LOSSON Olivier, Maître de Conférence, Université de Lille / Laboratoire CRIStAL, Lille
  1172. LOTHON Marie, Chargée de recherche CNRS en Physique de l'Atmosphère, Laboratoire d'Aérologie, Université de Toulouse, CNRS, IRD, Toulouse
  1173. LOUBIAT Mathieu, PRAG Biologie, UFR Chimie Biologie, Grenoble
  1174. LOUDIYI Salma, Professeure, VetAgro Sup - UMR 1273 Territoires, Clermont-Ferrand
  1175. LOUSTAU Denis, Directeur de Recherches, UMR ISPA, INRAE, Villenave D'Ornon
  1176. LOUVARD Clarisse, Biologiste, Université du Queensland, Brisbane, Australie
  1177. LOYAU Adeline, Ingénieure de recherche, LEFE, Toulouse
  1178. LUCIANI Sabine, Professeur des Universités, Aix-Marseille Université, Aix-En-Provence
  1179. LUNEL Tanguy, Doctorant, Centre National de Recherches Météorologiques, Toulouse
  1180. LUU Marion, Doctorante, LPCNO - INSA, Toulouse
  1181. LÉNA Philippe, DR émérite, IRD/MNHN, Paris
  1182. LÉNA Pierre, Professeur d'université émérite, Observatoire de Paris, ∅
  1183. LÉONARD Christian, Mathématicien. Professeur des universités, UMR CNRS 9023 - Université Paris Nanterre, Nanterre
  1184. LÉVY Claire, retraitée, LOCEAN-CNRS, Paris
  1185. M'HAMDI Amine, Doctorant, LEGOS, Toulouse
  1186. MABILE Laurence, Ingénieure de Recherche, Université Toulouse III, Toulouse
  1187. MACHU Eric, Chercheur, Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale, Brest
  1188. MACKE Bruno, Professeur Emérite, Université de Lille et CNRS, Laboratoire PhLAM, Lille
  1189. MADON Maël, Doctorant en informatique, IRIT, Toulouse
  1190. MAGNAUDET Jacques, Directeur de Recherche au CNRS, CNRS/IMFT, Toulouse
  1191. MAGNY Michel, DR CNRS émérite, Chrono-environnement, Besançon
  1192. MAGRIN Géraud, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / UMR Prodig, Paris - Aubervilliers
  1193. MAGRO Alexandra, Enseignante-Chercheuse, Laboratoire Evolution et Diversité biologique (UMR CNRS / UPS / IRD 5174), Toulouse
  1194. MAHIEU Chloe, Ingenieure d'etude, Laboratoire d'Ecologie Alpine (LECA) de l'Universite de Grenoble, Grenoble
  1195. MAI YUNG SEN Vivien, Doctorant, Université Savoie-Mont-Blanc, ∅
  1196. MAILLET Laurent, CRCN, Inserm, Nanter
  1197. MAIRE Hélène, Enseignante-chercheuse, Université de Lorraine, Nancy
  1198. MAISONNASSE Julien, Maître de Conférences, Aix-Marseile Université, Lest-CNRS, Aix-En-Provence
  1199. MAITRE Anna, Doctorante, CEA Cadarache, ∅
  1200. MAITRE Elliot, Ingénieur de recherche, CNRS, Toulouse
  1201. MALBET Fabien, Directeur de recherche en Astronomie et Astrophysique, Univ. Grenoble Alpes / CNRS / IPAG, Grenoble
  1202. MALLARINO Didier, Ingénieur de Recherche CNRS, OSU Pytheas, Toulon
  1203. MALLET Loïs, Doctorant en philosophie politique, LCSP, CERAS, Paris
  1204. MALRIEU Florent, Professeur des universités, Université de Tours, ∅
  1205. MALRIEU Jean-Paul, Directeur de Recherches Emérite, Laboratoire de Chimie et Physique Quantique,CNRS, Toulouse
  1206. MANAS Frédéric, Doctorant, Institut de recherche sur la biologie de l'insecte, Tours
  1207. MANDIL Guillaume, ensiegnant chercheur, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1208. MANEZ Anouck, Doctorante en sociologie, EHESS, Paris
  1209. MANIVEL Laurent, Mathématicien, CNRS, Toulouse
  1210. MANLAY Raphael, Enseignant-chercheur, AgroParisTech UFR gestion de l'environnement et UMR Eco&Sols, Montpellier
  1211. MANNO Maxime, Bioinformaticien, INRAE Transfert, Labège
  1212. MARANGES Claude, Professeur, INSA, Toulouse
  1213. MARANINCHI Florence, Professeure des Universités, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1214. MARC Odin, Chargé de Recherche, CNRS / Géoscience Environnement Toulouse, Toulouse
  1215. MARCHAND Bastien, Doctorant, Aix Marseille Université / CNRS, ∅
  1216. MARCHAND Pierre, Postdoc, IRAP, Université Toulouse 3, Toulouse
  1217. MARCHANT Marie-Pia, Ecologue, LEFE-CRBE Toulouse, Toulouse
  1218. MARCHÉ Marie-Odile, Ingénieure, CNES, Toulouse
  1219. MARCO Jean-Pierre, MC, IMJ-PRG, Paris
  1220. MARESCHAL Louis, Chercheur en sciences du sol, CIRAD, Montpellier
  1221. MARIANI Léo, Anthropologue, enseignant-chercheur, MNHN, Paris
  1222. MARIE-VIVIEN Delphine, Chercheur, CIRAD, UMR Innovation, Montpellier
  1223. MARIEL Juliette, Post-doctorante, UMR SENS - CIRAD, Montpellier
  1224. MARIETTE Jérôme, Ingénieur, INRAE, Toulouse
  1225. MARIETTE Stéphanie, Chargée de recherche, Biogeco, Bordeaux
  1226. MARION Pierre, Doctorant, LPSM, Sorbonne Université, Paris
  1227. MARIS Virginie, Directrice de recherche CNRS, Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive, Montpellier
  1228. MARON Valentin, Enseignant chercheur, Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  1229. MARQUET Philippe, enseignant chercheur, Université de Lille, ∅
  1230. MARREC Ronan, Maitre de Conférences, Université de Picardie Jules Verne (UMR 7058 CNRS EDYSAN), Amiens
  1231. MARSHALL Anaïs, MCF, UT2J, LISST, Toulouse
  1232. MARSHALL Douglas, Maître de Conférences, Université Paul Sabatier, Toulouse
  1233. MARTI Jules, Doctorant, IRAP, ∅
  1234. MARTIN Hugo, Postdoctorant, Université de Rennes et Institut Agro, Rennes
  1235. MARTIN Ludovic, Ingénieur de recherche, Docteur en biologie végétale, INRAE, Clermont-Ferrand
  1236. MARTIN Thibaud, directeur de recherche, cirad, Montpellier
  1237. MARTINOD Joseph, professeur d'université, ISTerre, Le Bourget Du Lac
  1238. MARTY Emmanuel, Maitre de conférences, Gresec, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1239. MARTY Laurence, docteure en anthropologie, LESC, Nanterre
  1240. MASCLAUX Hélène, Maitresse de conférences, Université de Franche-Comté, Besançon
  1241. MASSELOT Cyril, Enseignant-Chercheur, Université Bourgogne Franche-Comté, Besançon
  1242. MASSON Anne-Sophie, post-doctorante, INRAE, ∅
  1243. MASSON Erwann, Chercheur postdoctoral, CNRS, ∅
  1244. MASSON-DELMOTTE Valérie, Chercheuse, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, Gif-Sur-Yvette
  1245. MASSOT Méril, chercheuse postdoctorante, CNRS, Montpellier
  1246. MATERNE Alex, Ingénieur détection, CNES, Toulouse
  1247. MATHON Laetitia, Docteur, CNRS, Montpellier
  1248. MAURE Damien, Doctorant, UGA, Grenoble
  1249. MAUREILLE Bruno, Directeur de recherche au CNRS, UMR PACEA, Pessac
  1250. MAURIN Loïc, Ingénieur de recherche, Université Paris Saclay, Orsay
  1251. MAUROY Benjamin, Directeur de Recherche CNRS, LJAD, Nice
  1252. MAURY Nicolas, Post-Doctorant, Laboratoire de Météorologie Dynamique CNRS, Paris
  1253. MAZAT Lise, Médecin geriatre, Bagatelle, Talence
  1254. MAZE Guillaume, Chercheur en océanographie physique, IFREMER, Brest
  1255. MAZOYER Marie, Etudiante, CNRM, Toulouse
  1256. MAÎTRE Angélique, Ingénieure agronome, ENSAT, Toulouse
  1257. MEDIEU Anaïs, chercheuse postdoctorante, LEMAR, ∅
  1258. MEILHOC Eliane, Maitre de Conférences, Institut National des Sciences Appliquées, Toulouse
  1259. MELET Angélique, Chercheuse, Mercator ocean, Toulouse
  1260. MELLET Sylvie, Chercheur émérite, CNRS, Nice
  1261. MELOTTI Paul, Maître de conférence, Université Paris-Saclay, ∅
  1262. MEMERY Laurent, Directeur de Recherche, LEMAR/CNRS, Brest
  1263. MENACER Kathleen, Enseignante, Lycée Saint-Joseph La Salle, Dijon
  1264. MENAND Thierry, Maître de conférences (Sciences de la Terre), Université Clermont Auvergne, ∅
  1265. MENECIER Sébastien, Maître de Conférences, Université Clermont-Auvergne, Clermont-Ferrand
  1266. MENEZ Thibault, Ingenieur, CESBIO, Toulouse
  1267. MERCIER Manuel, Chercheur, INS1106 Inserm Aix-Marseille Universite, Marseille
  1268. MERCIER Matthieu, Chargé de Recherche, CNRS, IMFT, Toulouse
  1269. MERINDOL Remi, Chargé de Recherches-CNRS, Laboratoire Charles Coulomb, Montpellier
  1270. MERLE Tatiana, Chercheuse, CBI, Toulouse
  1271. MERLOT Elodie, Directrice de recherche, INRAE, Rennes
  1272. MESSIGA Kokougan, Doctorant, IRJI Université de Tours, Lyon
  1273. METZGER Alexis, Enseignant-chercheur, INSA CVL, Blois
  1274. MEUNIER Alice, Directrice de Recherche - Biologie, CNRS, Paris
  1275. MEUNIER Cecile, PRAG (ESAS), Université de Rennes, Rennes
  1276. MEURET Stéphanie, Citoyenne, UGA, Grenoble
  1277. MEZZOMO Cecilia, Ingénieur, Thales, Toulouse
  1278. MIALON Arnaud, Ingénieur de rechercher, CESBIO, Toulouse
  1279. MICHEL Elisabeth, Chercheur, LSCE, Gif/Yvette
  1280. MICHEL Fabien, EC, Université de Montpellier, ∅
  1281. MICHEL Julien, Ingénieur de recherche, Centre d'Études Spatiales de la Biosphère / Centre National d'Études Spatiales, Toulouse
  1282. MICHEL Thomas, Enseignant-Chercheur, Université Côte d'Azur, Nice
  1283. MICHELI Anne, MCF informatique, Irif, Université Paris Cité, Paris
  1284. MICHIELS Gloria, Doctorante en anthropologie, KU Leuven - UCLouvain, ∅
  1285. MICHON Genevieve, Directrice de Recherche, Institu de recherche public, Institut de recherche pour le développement, IRD, Montpellier
  1286. MIGNON Françoise, Maître de conférences, Université de Perpignan / CRESEM, Perpignan
  1287. MIGRAINE Pishum, Ecologue, Parc naturel régional, Fontainebleau
  1288. MILANESI Julien, Maitre de conférences en économie, CERTOP / Université Toulouse 3, Toulouse
  1289. MILHÉ Mathieu, Enseignant-chercheur, IMT Mines Albi, ∅
  1290. MILLI Julien, Astronome Adjoint, IPAG, Grenoble
  1291. MINIÈRE Audrey, Doctorante, Mercator Ocean International, Toulouse
  1292. MISSIRE Régis, enseignant-chercheur, université Toulouse 2, Toulouse
  1293. MISTOU Marie-Noël, Ingenieur de recherche, UMR Agronomie Université Paris-Saclay, AgroParisTech, INRAE, Palaiseau
  1294. MISTRE-SCHAAL Antoine, Ingénieur, ., Paris
  1295. MOFAKHAMI Malo, Maître de conférences en sciences économiques, Université Sorbonne Paris Nord, ∅
  1296. MOISAN Enora, doctorante, LMD, Paris
  1297. MOJA Sandrine, Enseignant chercheur en biologie, Université Jean Monnet, Saint-Etienne
  1298. MOLARD Alice, AI CNRS, EDYTEM, Chambéry
  1299. MOLIA Sophie, Chercheuse, CIRAD, ∅
  1300. MOLINA VILA Pablo, Ingénieur d'Études, Station d'Écologie Théorique et Expérimentale, Moulis
  1301. MOLINIER Rémi, Professeur agrégé dans le supérieur, Université Grenoble Alpes, Saint-Martin-D'Hères
  1302. MOLINIÉ Gilles, Enseignant-chercheur et agriculteur tarnais, Institut des Géosciences et de l'environnement, Grenoble 38000
  1303. MOLLARD Michel, Chargé de recherche CNRS, Institut Fourier, Grenoble
  1304. MOMBRIAL Florian, Adjoint scientifique, Conservatoire et Jardin botaniques de la ville de Genève, Genève
  1305. MOMMÉJA Julie, Maîtresse de Conférences, Université de Lorraine, ∅
  1306. MONACO Stephanie, responsable adjoint du bureau des utilisateurs, esrf, Grenoble
  1307. MONCUQUET Adèle, Doctorante, IFREMER, ∅
  1308. MONESTIEZ Pascal, Directeur de Recherche honoraire, INRAE BioSP, Avignon
  1309. MONGÈS Ayla, Doctorante, Université Toulouse 3 Paul Sabatier, Toulouse
  1310. MONNEREAU Marc, chercheur au CNRS, Observatoire Midi-Pyrénées, Toulouse
  1311. MONNIER Lois, Post-doctoranten géosciences, Université Toulouse 3, ∅
  1312. MONNIN Alexandre, Directeur de la recherche, Origens Medialab, ∅
  1313. MONROLIN Nicolas, Enseignant-chercheur, Ecole Nationale de L'Aviation Civile (ENAC), Toulouse
  1314. MONTAGNAT Maurine, Directrice de recherche, CNRS, Grenoble
  1315. MONTARGES PELLETIER Emmanuelle, DIRECTRICE DE RECHERCHE, CNRS, Vandoeuvre Les Nancy
  1316. MONTE Michèle, professeure émérite en sciences du langage, Université de Toulon, ∅
  1317. MONTIGNY Annie, Chercheur honoraire, Musem National Histoire Naturelle, Paris
  1318. MONTILLAUD Julien, Maître de conférences en astrophysique, Université de Franche-Comté, Besançon
  1319. MONTOYA Jose M, Directeur de Recherche CNRS, Station d'Ecologie Théorique et Experimentale, Moulis
  1320. MONTRIEUX Gabriel, Maître de conférences, Université de La Rochelle, ∅
  1321. MONVOISIN Richard, enseignant chercheur, Université Grenoble-Alpes, Grenoble
  1322. MOORE Alana, ingénieure de recherche, Université Toulouse III - Paul Sabatier, Laboratoire d'Aérologie, Toulouse
  1323. MOREAU Martin, Doctorant, Ifremer, ∅
  1324. MOREL Frédéric, mcu, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand
  1325. MORIN Julien, Maître de conférences en astrophysique, Université de Montpellier, Montpellier
  1326. MORIN Samuel, Chercheur, CNRM, Toulouse
  1327. MORLAAS Christophe, Enseignant-Chercheur, ENAC, ∅
  1328. MORTIER-BARRIÈRE Isabelle, IR, LMGM - CNRS, Toulouse
  1329. MOUCHENE Margaux, Ingenieure de Recherche, CNRS, ∅
  1330. MOUGEL Florence, Enseignant -Chercheur, EGCE - Université Paris-Saclay, Gif Sur Yvette
  1331. MOULINIER Orianne, Docteure en Médecine Générale, Lille, ∅
  1332. MOURONVAL Anne-Sophie, Ingénieur de recherche, LMPS, Gif-Sur-Yvette
  1333. MOUSSA Jamal, maitre d econférences, sorbonne université, Paris
  1334. MOUSSEAU Laure, Enseignante-chercheuse, Sorbonne Université - LOV, Villefranche Sur Mer
  1335. MOUTIN Thierry, Professeur, Aix-Marseille Université, Marseille
  1336. MOUTOU Claire, Chercheuse, IRAP-CNRS, Toulouse
  1337. MSADEK Rym, Climatologue au CNRS, CECI-CERFACS, Toulouse
  1338. MUGNIER Jean Louis, Directeur de Recherche, Institut des Sciences de la Terre, Grenoble
  1339. MULLER Philippe, Enseignant-chercheur, Université Paul Sabatier, Toulouse
  1340. MULLER Valentine, Vétérinaire, Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, Maisons Alfort
  1341. MULOCHAU Thierry, Biologiste marin, Bureau d’études BIORECIF, Saint Paul
  1342. MUNIER Simon, Chargé de Recherche, CNRM, CNRS/Météo-France, Toulouse
  1343. MURAT Cécile, MCF, Université Paris Dauphine, Paris
  1344. MUSSA Alexandre, Doctorant, Littoral, Environnement et Sociétés (LIENSs), La Rochelle
  1345. MUÑOZ Facundo, Chercheur, Cirad, Montpellier
  1346. MÉDARD François, Maître de Conférences, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand
  1347. MÉLÉ Jules, Ingénieur agronome, INP ENSAT, ∅
  1348. MÉNÉGOZ Martin, Chargé de recherche au CNRS, Climatologue, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble, Grenoble
  1349. MÉTOIS Marianne, Enseignante Chercheuse, Laboratoire de Géologie de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, Villeurbanne
  1350. NABONNAND Philippe, Enseignant retraité, Université de Lorraine, Nancy
  1351. NABONNAND Philippe, Enseignant retraité, Université de Lorraine, Nancy
  1352. NACIRI Marwan, Doctorant, CEFE - UMR 5175, Montpellier
  1353. NAFTALI Patricia, Professeure en philosophie et droit, Université Libre de Bruxelles et Haute école Bruxelles-Brabant, Bruxelles
  1354. NATAF Henri-Claude, Directeur de Recherche Emerite, CNRS, ISTerre, Grenoble
  1355. NAVARRETE Mireille, Directrice de recherche, INRAE, Avignon
  1356. NECSULEA Anamaria, Chargée de recherche CNRS, Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive, Lyon
  1357. NEF Charlotte, Chercheuse post-doctorale, Institut de Biologie de l'École Normale Supérieure, Paris
  1358. NEVERRE Noémie, Economiste de l'environnement, BRGM / G-Eau, Montpellier
  1359. NGUYEN VAN THE Lionel, Maître de conférences, Université d'Aix-Marseille, ∅
  1360. NIANE Bamba, étudiant en thèse, UCA, Clermont-Ferrand
  1361. NICOLAS Frédéric, Maître de conférences en science politique, Université Paul Valery Montpellier, Montpellier
  1362. NICOLAS Stéphane, Chargé de recherche, INRAE, Gif-Sur-Yvette
  1363. NICOLE Marc-Hubert, Professeur des Universités, Université de Caen, Caen
  1364. NIOGRET Marie-Françoise, Enseignant-chercheur, Université de Rennes, Rennes
  1365. NOIROT Céline, Ingénieur, MIAT, INRAE Toulouse, Castanet-Tolosan
  1366. NOMINÉ Yves, Maitre de Conférences, Université de Strasbourg, Illkirch
  1367. NOUGUEZ Etienne, Chargé de recherche CNRS, Sciences Po - Centre de Sociologie des Organisations, Paris
  1368. NOURI Anne, Professeure, I2M, Université d'Aix-Marseille, Marseille
  1369. NOWAKOWSKI Samuel, Enseignant Chercheur, Université de Lorraine, Nancy
  1370. NÉMERY Julien, Enseignant Chercheur, IGE, Grenoble
  1371. O'MIEL Julien, Maître de conférences en science politique, Université de Lille / CERAPS, Lille
  1372. OBLE Julie, Maîtresse de conférences chimie, Sorbonne université, Paris
  1373. OBLED Charles, Pr. honoraire, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  1374. OLIVA Priscia, Maître de conférences en sciences du sol, Université Paul Sabatier Toulouse III, Toulouse
  1375. OLIVI Martine, Chargée de recherche, Inria, ∅
  1376. OMER Jérémy, Maître de conférences, INSA Rennes, Rennes
  1377. OMONT Alain, DR émérite, IAP, Paris
  1378. ORTIS Delphine, chercheur, Cesah, Paris
  1379. ORTIZ Diana, Ingénieure de recherche, AGIR, Toulouse
  1380. OTERO Olga, Professeure, Université de Poitiers, Poitiers
  1381. OULHEN Erwan, Doctorant, LOPS, Plouzané
  1382. OUTREQUIN Clément, Docteur en Géosciences de l'Environnement, Ancien d'Aix-Marseille Université, ∅
  1383. OZER Pierre, Professeur, Université de Liège, Belgique, Liège, Belgique
  1384. PACES-FESSY Mélanie, Maîtresse de Conférences, Laboratoire de Biologie du développement - Sorbonne-Université, Paris
  1385. PACHEFF Tania, Nutritionniste, Alliance santé planétaire, ∅
  1386. PACÔME Delva, Enseignant-chercheur, Sorbonne Université, Paris
  1387. PADDEU Flaminia, Géographe, Université Sorbonne Paris Nord, ∅
  1388. PAGANI Laurent, directeur de recherches CNRS, LERMA, Observatoire de Paris, Paris
  1389. PAHUN Jeanne, Chargée de recherche, INRAE, Paris
  1390. PAILLER Frédéric, Ingénieur, Centre National d'Etudes Spatiales, Toulouse
  1391. PAILLER Lucas, Doctorant, Laboratoire de Météorologie Physique, Clermont Ferrand
  1392. PAIN-DEVIN Sandrine, Ecotoxicologue, Maître de Conférences, Université de Lorraine, Metz
  1393. PALIX Nicolas, Enseignant-chercheur, Université de Grenoble Alpes, ∅
  1394. PALLIER Christophe, Directeur de Recherche CNRS, Neurospin, Gif-Sur-Yvette
  1395. PANNIER Emmanuel, Chargé de recherche, Paloc (IRD - MNHN), Paris
  1396. PANTHOU Geremy, Physicien-Adjoint, Université Grenoble Alpes - laboratoire IGE, Grenoble
  1397. PAPY François, Directeur de recherche émérite de l'INRAE, Académie d'Agriculture, Vanves
  1398. PARAPONARIS Claude, Professeur, Aix Marseille Université, Aix En Provence
  1399. PARDÉ Mickaël, Ingénieur météorologue, Météo-France, Toulouse
  1400. PARIS Mathilde, Chercheure CNRS, IGFL, ENS de Lyon, Lyon
  1401. PARISOT-DUPUIS Hélène, Enseignant-chercheur, ISAE-SUPAERO, Toulouse
  1402. PARISSE Bernard, Enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1403. PAROISSIN Christian, Enseignant-chercheur en mathématiques appliquées, Université de Pau et des Pays de l'Adour, Pau
  1404. PARRIQUE Timothée, Chercheur, Lund University, Anglet
  1405. PASQUIER Hélène, Ingénieur, CNES, Toulouse
  1406. PAULEAU Christine, Enseignante-chercheuse, Université Paris Nanterre, ∅
  1407. PAULET Thibault, Technicien R&D, INSA Lyon - Laboratoire DEEP, Lyon
  1408. PAULY Jean, Doctorant en psychologie, Université de Lorraine, Metz
  1409. PAUTHENET Etienne, Ingénieur d'Étude IRD, LOPS, Brest
  1410. PAUTREL Samuel, Doctorant, Laboratoire MPQ - Université Paris Cité, Paris
  1411. PAÏS Bastien, Doctorant, ISAE-Supaero, Toulouse
  1412. PEDRONO Annaïg, Ingénieur, Centre National des Etudes Spatiales, Toulouse
  1413. PEETERS Nemo, DR2 INRAE, LIPME, Castanet-Tolosan 31326
  1414. PEILLEX Guillaume, Ingénieur-Chercheur, CEA, ∅
  1415. PEIRY Jean-Luc, Pr., Univ. Clermont Auvergne et UMR EDYTEM, Clermont-Ferrand
  1416. PELISSIER Christine, Technicien, LISST, Toulouse
  1417. PELLENQ Sylviane, Citoyenne, Plus aucun, Paris
  1418. PENAUD Aurélie, Enseignante-Chercheure, Laboratoire Geo-Ocean, IUEM, Plouzané
  1419. PENOT-RAQUIN Mathias, Doctorant, Institut de Biologie de l'ENS, Paris
  1420. PERDU Fabien, Ingénieur chercheur, CEA, Grenoble
  1421. PERGA Marie Elodie, Professeure, Université de Lausanne, Lausanne
  1422. PEROCHES Adrien, Doctorant CIFRE, CIRAD, Assas
  1423. PERRIER Vincent, Enseignant-Chercheur, Université Lyon 1, Lyon
  1424. PERRIN Julie, Professeure, Université Paris 8, Saint-Denis
  1425. PERRIN-MALTERRE Clémence, Maitresse de conférences, Université Savoie Mont Blanc, Chambéry
  1426. PERROTTON Arthur, CHERCHEUR, Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement, Montpellier
  1427. PERRY Nicolas, Prof. des Universités, Arts et Métiers - Institut de Mécanique et d'Ingéniérie Bordeaux, Bordeaux
  1428. PERSICO Simon, Professeur des Universités, Sciences Po Grenoble, Pacte, Grenoble
  1429. PETERSON Catrin, Linguiste, enseignante-chercheuse, Université Rennes 2, Rennes
  1430. PETIT Emmanuel, Professeur d'Economie, Université de Bordeaux, Bordeaux
  1431. PETIT Jean Robert, Directeur de Recherche Emerite, IGE, UGA, Grenoble
  1432. PETIT Lionel, Attaché Temporaire à l'Enseignement et à la Recherche, Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse, Toulouse
  1433. PETIT Louise, Doctorante en Géographie, INRAE, ∅
  1434. PETIT Patrice X., Directeur de recherche, CNRS, Paris
  1435. PETIT Rémy, Directeur de Recherches, INRAE, Cestas
  1436. PETITDEMANGE Gilles, Enseignant, Université de Lorraine, Nancy
  1437. PETITJEAN Patrick, Astronome Emerite, Institut d' Astrophysique de Paris, Paris
  1438. PETRENKO Anne, Enseignant Chercheur, Institut Méditerranéen d'Océanographie, Marseille
  1439. PEUGEOT Christophe, Chercheur à l'IRD, hydrologue, HydroSciences Montpellier, ∅
  1440. PEUREUX Guillaume, Professeur d'université, Université Paris Nanterre - CLSF, Nanterre
  1441. PEYAUD Vincent, Glaciologue, chercheur CNRS, IGE, Grenoble
  1442. PHELPIN Odile, Ingénieure en Sciences de l'Environnement, INRAE, ∅
  1443. PHILIP Armelle, enseignant-chercheur, Institut des Géosciences de l'Environnement, Grenoble
  1444. PHILIPPE Hervé, Directeur de recherche CNRS, Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale (UAR CNRS 2029), Moulis, 09200
  1445. PHILIPPE Magali, Ingénieure Ecologue CNRS, GEODE, Toulouse
  1446. PHILIPPI Anne, Ingénieure de Recherche, INSERM, Paris
  1447. PHILIPPOT Véronique, chercheuse postdoctorante, UNISTRA, Strasbourg
  1448. PICARD Théo, Doctorant, LEMAR, Plouzané
  1449. PICAVET Jean Claude, Sociologue, Retraité, Saint Gravé
  1450. PILLE CHARRIER Laetitia, Enseignante, IUT du Limousin, Mouzon
  1451. PILMIS Olivier, CR CNRS, CSO - UMR 7116, Paris
  1452. PIMOULT Mateo, Ingénieur Adaptation au Changement Climatique, INNOSEA, Saint-Herblain
  1453. PINCEBOURDE Sylvain, Directeur de Recherche CNRS, Institut de Recherche sur la Biologie de l'Insecte, Tours
  1454. PINTON Florence, professeur émérite, AgroParisTech, Palaiseau
  1455. PIPONIOT Camille, Chercheuse, Cirad, Montpellier
  1456. PISTOCCHI Chiara, Maitre de Conférences en sciences du sol, Institut Agro Montpellier, Montpellier
  1457. PITOIS Clara, Doctorante, Sorbonne Université, Paris
  1458. PITON Guillaume, Chercheur, IGE, Grenoble
  1459. PLANCHAT Alban, Doctorant, Laboratoire de Météorologie Dynamique, Paris
  1460. PLANCHER Clara, Doctorante, GEODE UMR5602, Toulouse
  1461. PLANELLS RODRIGUEZ Milena, Ingénieur, CESBIO, Toulouse
  1462. PLANQUETTE Hélène, Directrice de Recherche, CNRS/LEMAR, Plouzané
  1463. PLANTARD Olivier, Directeur de Recherche INRAE, UMR Oniris-INRAE BIOEPAR, Nantes
  1464. PLASSARD Franck, Assistant ingénieur, Station Biologique de Roscoff/Sorbonne Université, Roscoff
  1465. PLATZER Paul, Post-doctorant, IFREMER, LOPS-SIAM, Brest
  1466. PLEZ Bertrand, Professeur des universités, Laboratoire Univers et Particules de Montpellier, université de Montpellier, Montpellier
  1467. PLOUGONVEN Riwal, Professeur, Laboratoire de Météorologie Dynamique, Ecole Polytechnique, Palaiseau
  1468. PLUVINET Christelle, Ecologue naturaliste, Association R.E.N.A.R.D., Roissy En Brie
  1469. POGGI Sylvain, Chargé de recherche, INRAE, Rennes
  1470. POINTECOUTEAU Etienne, DR CNRS, IRAP, Toulouse
  1471. POLISANO Kévin, Chercheur CNRS, Laboratoire Jean Kuntzmann, Grenoble
  1472. PONCET Nils, Doctorant, CNRM, CNRS, Toulouse
  1473. PONCHARAL Philippe, Professeur, Lyon 1, Lyon
  1474. PONSA Nicolas, Doctorant, CEFE, CNRS, Montpellier
  1475. PONSARD Sergine, Enseignante-Chercheuse (Professeur des Universités), Université Paul Sabatier - Toulouse 3, Laboratoire Evolution & Diversité Biologique, Toulouse
  1476. PONTON Stéphane, Ecologue, Chargé de Recherche, INRAE, Nancy
  1477. POPINET Stéphane, DR CNRS, Institut Jean le Rond d'Alembert, CNRS & Sorbonne Université, Paris
  1478. POPOFF Mélanie, Médecin, Ville de Paris, Paris
  1479. POPPESCHI Coline, DOCTORANTE, IFREMER, Brest
  1480. PORNON André, Enseignant-Chercheur, Laboratoire Evolution Biologique, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse
  1481. POUBLAN Arnaud, Post-doctorant, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, ∅
  1482. POULAIN Cedric, Chercheur en physique, CEA Grenoble, Grenoble
  1483. POULLE Marie-Lazarine, Ingénieur de recherche, Université de Reims Champagne Ardenne, Reims
  1484. POULLY Jean-Christophe, Enseignant-chercheur (MCF) en Physique, Université de Caen Normandie, Caen
  1485. POUYFAUCON Margaux, Medecin, CMPR Côte d'Amour, ∅
  1486. PRADEU Thomas, Philosophe des sciences, Directeur de recherche au CNRS, ImmunoConcept, CNRS, Bordeaux
  1487. PRADOS Emmanuel, Chercheur, INRIA, Grenoble
  1488. PRALONG Melody, Doctorante, UNIL, Lausanne
  1489. PRAUD Olivier, MCF, Toulouse INP, Toulouse
  1490. PRAUTOIS Chloé, Apprentie de laboratoire, IBENS, Paris
  1491. PROSLIER Thomas, chercheur, CEA, Gif Sur Yvette
  1492. PROUST Thomas, Ingénieur, INSA Lyon, Lyon
  1493. PROY Catherine, ingenieur, Centre national d'études spatialed, Labarthe-Sur-Lèze
  1494. PRUDHOMME Nathalie, Maître de conférences, Aix-Marseille Université, Aix-En-Provence
  1495. PRUVOST Geneviève, Directrice de recherche, CNRS-EHESS, Paris
  1496. PRÉVOST Geneviève, Professeur, EDYSAN - UPJV, Amiens
  1497. PRÉVOST Héloïse, MCF, UTJJ, Toulouse
  1498. PRÉVOT Gaspard, Médecin, Université de Strasbourg, Strasbourg
  1499. PUCHACZEWSKI Robin, Docteur en Urbanisme et Aménagement, Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  1500. PUECH Virginie, MCF, UT3, Toulouse
  1501. PULIDO Elvira, Chargée de Recherche au CNRS, MIO, Marseille
  1502. PY Dominique, Enseignant-chercheur, Université du Mans, Le Mans
  1503. PÉLISSE Jérôme, Professeur des universités, Sciences Po Paris, Paris
  1504. PÉLISSIÉ Mathieu, doctorant en écologie, Université de Montpellier, ∅
  1505. PÉRIGNON Franck, IR CNRS, LJK, Grenoble
  1506. QUARANTA Jean-Marc, Maître de conférences HDR, CIELAM AMU, Aix-Marseille
  1507. QUATRINI Myriam, Maîtresse de Conférences, Université Aix Marseille, Marseille
  1508. QUENAULT Béatrice, MCF en économie, membre du Haut Conseil Breton pour le Climat (HCBC), ESO (UMR 6590) Université Rennes 2, Rennes
  1509. QUENTIN Yves, CRN CNRS, LMGM, Toulouse
  1510. QUET Mathieu, sociologue, IRD, ∅
  1511. QUEYRUT Olivier, Ingénieur, CNES, Toulouse
  1512. QUINTERO Ignacio, Chargé de Recherche CNRS, Institut de Biologie de l'École Normale Supérieure, Paris
  1513. QUIQUEREZ Guillaume, Maître de conférences, Centrale Méditerranée, Marseille
  1514. QUÉRUEL Nadège, Ingénieur, CNES, Toulouse
  1515. RABUT Gwenael, Chercheur, INSERM, ∅
  1516. RAGUENEAU Olivier, DR CNRS, Laboratoire des Sciences de l'Environnement Marin, Plouzané
  1517. RAGUET Hugo, Maître de conférences, INSA Centre-Val de Loire et Université de Tours, Blois
  1518. RAIMBAULT Alexandre, ATER, CESBIO - IUT Auch, ∅
  1519. RAIMOND Olivier, professeur d'université, MODALX, Université Paris Nanterre, Nanterre
  1520. RAMADE Isabelle, Professeur agrégé de chimie affecté à l'université, Université Paris-Saclay, Orsay
  1521. RAMONET Michel, Chercheur au CNRS, LSCE, Gif-Sur-Yvette
  1522. RANCE Karine, Maîtresse de conférences, Université Clermont-Auvergne, Clermont-Ferrand
  1523. RANDOUX Stéphane, Professeur de Physique, Université de Lille- Laboratoire PhLAM, Villeneuve D'Ascq
  1524. RAO Michael, Directeur de recherches CNRS, LIP, Lyon
  1525. RAPUC William, Post-Doctorant, CNRS - Université Savoie Mont Blanc, Le Bourget-Du-Lac
  1526. RATHGEBER Cyrille, Directeur de Recherche, INRAE, Grand Est – Nancy
  1527. RAVASSE Raphaël, Doctorant, Iuem, Plouzané
  1528. RAYMOND Michel, DR CNRS, ISEM UMR 5554, Montpellier
  1529. RAYNAUD Raphaël, Maître de conférences, Département d'Astrophysique du CEA, Saclay
  1530. REDELSPERGER Jean-Luc, Directeur de Recherches, CNRS, Plougastel-Daoulas
  1531. REFRÉGIER Guislaine, Maîtresse de conférence, Université Paris-Saclay, Gif-Sur-Yvette
  1532. REGNIER Laurent, Enseignant-chercheur, Université d'Aix-Marseille - I2M, Marseille
  1533. REGULA Gabrielle, Enseignante Chercheure, IM2NP, Marseille
  1534. REMVIKOS Yorghos, Professeur, Université de Versailles SQY, Guyancourt
  1535. REMY-JOUET Isabelle, Ingénieure de Recherche, Inserm, ∅
  1536. RENAUD Marc, Retraité, LAAS-CNRS, Toulouse
  1537. RENNER Marianne, Professeur de Neurosciences, Sorbonne Université, Paris
  1538. REPAIN Vincent, Professeur, Université Paris Cité, ∅
  1539. REQUIER Fabrice, Chargé de Recherche, Université Paris-Saclay, CNRS, IRD, Gif-Sur-Yvette
  1540. RESSAYRE Adrienne, Chercheuse, UMR de Génétique Quantitative et Evolution, Gif-Sur-Yvette
  1541. RESSEGUIER Antoine, Doctorant, IRAP, ∅
  1542. RESTOUX Gwendal, Chercheur, INRAE, Université Paris-Saclay, AgroParisTech, ∅
  1543. RESZETKO Pascal, Ingénieur de recherche, Unviersité de Lorraine, Nancy
  1544. REYNAUD Christian, enseignant-chercheur, Université de Montpellier, Montpellier
  1545. REYNOUD Nicolas, Docteur en physiologie végétale, INRAE Nantes, Nantes
  1546. RIBAN Chloé, MCF, Université Paris Nanterre, ∅
  1547. RIBES Aurélien, Chercheur, CNRM, ∅
  1548. RICARD Pascale, CR CNRS, CERIC, Aix-En-Provence
  1549. RICH Mélanie, Postdoctorante, CNRS Université de Toulouse III Paul Sabatier, ∅
  1550. RICHARD Fabien, Ingénieur d'études, Institut Biologie de l'ENS, Paris
  1551. RICHARD Freddie-Jeanne, Enseignante chercheuse, Université de Poitiers, Poitiers
  1552. RICHARD Isabelle, MAST en psychologie sociale, Unimes, Nîmes
  1553. RICHELLE Lola, Post-doctorante, UMR Eco&Sol /IRD, Montpellier
  1554. RICHEZ-BATTESTI Nadine, Enseignant chercheur, Lest et AMU, Marseille
  1555. RICORDEAU Philippe, Médecin épidémiologiste, Retraité, Le Croisic
  1556. RIERA Léa, Docteure en géographie, IRD, Montpellier
  1557. RIGAUD Solange, CR CNRS, Université de Bordeaux, Talence
  1558. RIGOLOT Eric, Ingénieur de recherche, INRAE - URFM, Avignon
  1559. RIGOUDY Noa, Doctorante en écologie, CNRS, CEFE - INRAE, CEFS, Montpellier
  1560. RIMLINGER Constance, Maîtresse de conférences en sociologie, Université de Lille, Lille
  1561. RIMSKY Sylvie, Directrice de Recherche, CIRB CNRS, Paris
  1562. RIQUIER Emilie, Ingénieure d'études CNRS en biogéochimie, Institut de la Mer de Villefranche, Villefranche/Mer
  1563. RISTORCELLI Isabelle, Directrice de recherche , CNRS, IRAP, Toulouse
  1564. ROBERT Mylène, Ingénieure-chercheuse, CEA, Grenoble
  1565. ROBERT Xavier, IRD - Chercheur, ISTerre, Grenoble
  1566. ROBIN Annie, directrice de recherche émérite, Institut UTINAM, Besançon
  1567. ROBINET Tony, Enseignant-chercheur, Muséum National d'Histoire Naturelle, Concarneau
  1568. ROBLIN Gwendal, Doctorant en sociologie, GRESCO, Poitiers
  1569. ROCHANGE Soizic, Enseignante-Chercheuse, Université Toulouse 3, ∅
  1570. ROCHE Philippe, Chercheur, CNRS, Grenoble
  1571. ROCHEL Xavier, Professeur des Universités, Université de Lorraine, Nancy
  1572. ROCHETIN Nicolas, Enseignant-Chercheur, Ecole Normale Supérieure, Paris
  1573. ROCHOUX Mélanie, Chercheuse, CECI-CERFACS, Toulouse
  1574. RODAT Sylvain, Chercheur, CNRS, ∅
  1575. RODRIGUEZ SUQUET Raquel, Ingénieur, CNES, Toulouse
  1576. ROGEL Léo, post-doctorant, CNRM, Météo-France, Toulouse
  1577. ROGEL Philippe, Chercheur, Cerfacs, Toulouse
  1578. ROGER Clémence, Maîtresse de Conférences, Université de Lille - SCALab, Lille
  1579. ROJO Mathias, Post-doctorant, IRAP, ∅
  1580. ROLLAND Bernard, Ingénieur de recherche, INRAE, Rennes
  1581. ROLLAND Jeanne, Doctorantes, CEFE - CNRS, Montpellier
  1582. ROLLAND Robin, Doctorant, Sorbonne Université, Boulogne-Billancourt
  1583. ROMAGNY Matthieu, Professeur, Université de Rennes, Rennes
  1584. ROMAN Isabelle, ingénieure agronome, libérale, 56000
  1585. RONCHAIL Josyane, Chercheuse, LOCEAN, Paris
  1586. ROQUES Françoise, astronome, Observatoire de Paris, Paris
  1587. ROSSARD Virginie, informatique, INRAE, ∅
  1588. ROSSIGNOL Camille, Enseignant-chercheur (rtdb), Université de Cagliari, Cagliari, Italie
  1589. ROSSIGNOL Raphaël, MCF, Université Grenoble Alpes, ∅
  1590. ROSSO Alexia, Doctorante, Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  1591. ROUAN Mathias, Ingénieur de Recherche, CNRS UMR LETG, Brest
  1592. ROUCHIER Juliette, CNRS, Université Paris-Dauphine, Paris Cedex 16
  1593. ROUCOLLE Chantal, Enseignante-Chercheuse, ENAC, Toulouse Cedex4
  1594. ROUDOT Alain-Claude, Professeur émérite en risques sanitaires, Université de Bretagne Occidentale, Brest
  1595. ROUMET Pierre, Chercheur, Inrae, Montpellier
  1596. ROUSSAT Christine, Maitre de conferences HDR, Université Clermont Auvergne, Moulins
  1597. ROUSSEAU Emmanuel, Chargé de recherche, Laboratoire Charles Coulomb, Montpellier
  1598. ROUSSEL Hélène, enseignant-chercheur, Sorbonne Université, Paris
  1599. ROUSSEL Philémon, Post-doctorant, Institut de biologie de l'ENS, Paris
  1600. ROUSSEL Sabine, Professeure UBO, UMR LEMAR UBO-CNRS-IRD-Ifremer, Brest
  1601. ROUSSILLON Joana, Doctorante, Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale, Brest
  1602. ROUX Nicole, Pofesseure de sociologie, LABERS - Université de Brest, Brest
  1603. ROUYER Louis, Post-doctorant, Sorbonne Université, Paris
  1604. ROUÉ Marie, Directrice de recherche émérite, CNRS/MNHN, Paris
  1605. ROY Alexis, Doctorant en écologie, Université Paris Saclay, ∅
  1606. ROY Lise, MCU, CEFE, Montpellier
  1607. ROZEAUX Sébastien, MCF, historien, UT2J, 31000 - Toulouse
  1608. ROZENBERG Guillaume, Chargé de recherche, CNRS, Toulouse
  1609. RUAULT Lucile, Sociologue, chargée de recherche CNRS, Cermes3, Villejuif
  1610. RUBENTHALER Sylvain, Maître de conférence, Laboratoire J. A. Dieudonné, Nice
  1611. RUDE Nathalie, Enseignant Chercheur, Université de Franche Comté, Besançon
  1612. RUIZ-BAUZA Christine, ATECOPOL, Universite de Toulouse, Toulouse
  1613. RUSCONI Filippo, Chercheur au CNRS, GQE-Le Moulon (CNRS & INRAE & Univ. Paris Saclay) et Equipe 12, Centre de recherche des Cordeliers (INSERM & Univ. Paris Cité), Châtenay-Malabry
  1614. RUSS Emmanuel, Professeur des Universités, I2M, Université d'Aix-Marseille, ∅
  1615. RÉMY Frédérique, DR1 CNRS, LEGOS, Toulouse
  1616. SABOURIN Eric, Sociologue, Chercheur, CIRAD, Montpellier
  1617. SAHEB Yamina, Chercheure, Sciences Po, Paris
  1618. SAHUC Philippe, enseignant-chercheur en sociologie, Ecole nationale supérieure de formation de l'enseignement agricole, Toulouse
  1619. SAILLARD Claire, Professeure des Universités, Université Paris Cité, Paris
  1620. SAILLARD Guillaume, Ingénieur environnement, INSA Lyon, Villeurbanne
  1621. SAINT-DIZIER Marie, Professeur des Universités, Université de Tours, Tours
  1622. SAINT-JALM Raphaël, Maître de conférences en physique, Université Côte d'Azur, Nice
  1623. SAINT-LU Marion, Chercheuse post-doctorante CNRS, LMD/IPSL, Paris
  1624. SAINT-MARTIN Arnaud, Sociologue, chargé de recherche, CNRS, Melun
  1625. SAINT-RAYMOND Laure, mathématicienne, Institut des Hautes Etudes Scientifiques, Bures Sur Yvette
  1626. SAJN Sarah, Docteure en sciences politiques, MESOPOLHIS, Aix-En-Provence
  1627. SAJOUS Franck, Ingénieur de recherche CNRS, CLLE, Toulouse
  1628. SAKINÇ Erdem, Maître de conférences, Université Sorbonne Paris Nord, Villetaneuse
  1629. SALDANHA Guillaume, Doctorant, Inserm, Grenoble
  1630. SALIERI Luisa, Chercheuse post-doctorale, VetAgro Sup, Clermont-Ferrand
  1631. SALMON Loïc, Chercheur, CNRS, Lyon
  1632. SALMON GANDONNIÈRE Charlotte, médecin réanimatrice, CHRU de Tours, Tours Cedex 9
  1633. SALOMON Jean-Baptiste, Postdoc, Institut de physique de Racah, Jérusalem
  1634. SALOU Pierre, Ingénieur CEA, Grand Accélérateur National d'Ions Lourds, Caen
  1635. SALVI Alain, Enseignant retraité, Université de Lorraine, Luneville
  1636. SANCHEZ Loïc, Doctorant, MARBEC, Université de Montpellier, Montpellier
  1637. SANCHEZ-GOMEZ Emilia, Chercheure climatologue, CERFACS/CECI, Toulouse
  1638. SAND Aurélie, Docteur en Physique de l'environnement, CNES, Centre National d'Etudes spatiales, Toulouse
  1639. SANDRÉ Tanguy, Doctorant, CEARC, Université Paris Saclay, Guyancourt
  1640. SANGLARD Bastien, Doctorant, Insa Toulouse, Toulouse
  1641. SANTELLI Emmanuelle, Directrice de recherche CNRS, Centre Max Weber, Lyon
  1642. SANTINI Olivier, PhD chef de projet écotoxicologie, Provademse / INSAVALOR, Lyon
  1643. SARRON Florian, Chercheur, IRAP, Toulouse
  1644. SARRON Julien, Chercheur agronomie, CIRAD, Montpellier
  1645. SARTHOU Jean-Pierre, Professeur d'Agroécologie, Toulouse INP-ENSAT, Toulouse
  1646. SAUGNAC Renaud, Doctorant, Mines Paris, Paris
  1647. SAUNIER Isaline, Docteure associée, GSRL, Aubervilliers
  1648. SAUT Olivier, Directeur de Recherche, CNRS, Talence
  1649. SAUVÈRE Benjamin, Doctorant, Lisst-Certop, Toulouse
  1650. SAVARINO Joel, directeur de recherche CNRS, IGE, Grenoble
  1651. SAWTSCHUK Jérôme, MCF, Université de Brest, Brest
  1652. SCHAAL Benoist, Directeur de recherche émérite, CNRS, Dijon
  1653. SCHAPIRA Barbara, Maitresse de conférences, IRMAR, Université de Rennes, Rennes
  1654. SCHAPIRA Bruno, Professeur d'université, Aix-Marseille Université, Marseille
  1655. SCHEPENS Florent, Pr de sociologie, Université de Franche-Comté, LaSA, UBFC, Besançon
  1656. SCHEROMM Pascale, IR, Inrae, Montpellier
  1657. SCHLECK Léa, Médecin Généraliste en Centre de Santé Communal, Alliance Santé Planétaire- Université de Lorraine, Faculté de Médecine de Nancy, Labry - Nancy
  1658. SCHMITT Laurent, Pr, Unistra, Strasbourg
  1659. SCHNEBERT Simon, Doctorant, INRAe, Saint Jean De Luz
  1660. SCHNITZER Nathalie, Maitresse de conférences, Aix-Marseille Université, Aix-En-Provence
  1661. SCHOENEICH Philippe, Professeur des Universités, Universtié Grenoble Alpes - membre du groupe d'experts du Global Climate Observing System, Grenoble
  1662. SCHRECK Eva, Maitre de conférences, Université Toulouse 3, Laboratoire Géosciences Envionnement Toulouse, Toulouse
  1663. SCHUHMANN Jérémie, Doctorant, Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques, Paris
  1664. SCHWEITZER Thierry, ASSISTANT INGENIEUR, UNIVERSIT2 DE LORRAINE, Nancy
  1665. SCHÉOU Bernard, Enseignant-Chercheur, Université de Perpignan Via Domitia, Perpignan
  1666. SCORNAVACCA Celine, Directrice de Recherche CNRS, ISEM, Montpellier
  1667. SEDEL Ariane, Etudiante, Geosciences ENS, Paris
  1668. SEGUIN Laura, Ingénieure de recherche, BRGM, Montpellier
  1669. SEGUIN Raphael, Doctorant, UMR Marbec, Montpellier
  1670. SELLES Adrien, Hydrogéologue, BRGM, Montpellier
  1671. SEPPECHER Pascal, Chercheur, CEPN (Centre d'Economie Paris Nord), Villetaneuse
  1672. SERRANO Celine, Ingénieur de recherche, Inria, Paris
  1673. SERRANO Justine, Directrice de recherche, Centre de Physique des Particules de Marseille / IN2P3/ CNRS, Marseille
  1674. SERREAU Julien, Maître de conférence, Université Paris Cité, Astro-Particules et Cosmologie, Paris
  1675. SERÇA Dominique, Professeur des Universités, Université Paul Sabatier, Toulouse
  1676. SESCOUSSE Guillaume, Chercheur, INSERM, Lyon
  1677. SEUGNET Laurent, Chercheur, Inserm, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, Lyon
  1678. SHLESINGER Ilqn, docteur, laboratoire matériaux et phénomènes quantiques, Paris
  1679. SHOURICK Nathan, Doctorant, LJK, Grenoble
  1680. SIBERINT-BLANC Mariette, Maitresse de conférences, Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  1681. SICARD Jean-Charles, ingenieur à la retraite, Cirad, Montpellier
  1682. SIFFRE Jean-Marc, retraité, CNRS, Noisiel
  1683. SIINO Corinne, Enseignante chercheure, Université de Toulouse jean Jaures, Toulouse
  1684. SILBERZAHN Léna, Doctorante en sciences politiques, Sciences Po, Paris
  1685. SILVY Yona, Chercheuse post-doctorante, Université de Berne, Berne
  1686. SIMON Amélie, Climatologue, IMT-Atlantique, Brest
  1687. SIMONNEAUX Laurence, Professeure émérite, ENSFEA, Toulouse
  1688. SIMONNEAUX Vincent, Ingénieur de Recherche, Centre d'Etudes Spatiales de la Biosphère (CESBIO), Toulouse
  1689. SIPAN Océane, Doctorante, ATER, EHESS, IRIS-CEMS, ∅
  1690. SIRAMI Clélia, Directrice de recherche, INRAE, DYNAFOR, Toulouse
  1691. SIRERE Claire, Ingénieur d'étude en océanographie, Mercator Océan, Toulouse
  1692. SIST Plinio, Directeur unité de recherche Forêts et Sociétés, Cirad, Montpellier
  1693. SMITS Morgan, chercheuse post-doc, Laboratoire des Sciences de l'Environnement Marin - Institut Universitaire Européen de la Mer, Plouzané
  1694. SMUTEK Claude, Chercheur associé, Université de la Réunion, Saint-Denis
  1695. SNOECK Etienne, Directeur de Recherche au CNRS, CEMES, Toulouse
  1696. SOARES Sylvia, Professeur d Université, Sorbonne Université, Paris
  1697. SOLER Cyril, Chargé de Recherches Hors Classe, INRIA, Grenoble
  1698. SOLER Nicolas, Enseignant-chercheur, Université de Lorraine, Nancy
  1699. SONKE Jeroen, DR CNRS, UMR5563 GET, Toulouse
  1700. SORIA Marc, Ingénieur de Recherche Hors Classe, IRD, Sète
  1701. SORLIN Tanguy, Ingénieur d'études, Laboratoire Evolution Diversité Biologique, Toulouse
  1702. SOUCAIL Geneviève, Astronome, IRAP - Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse
  1703. SOULAS Antoine, Doctorant, IRMAR (Institut de Recherche Mathématique de Rennes), Rennes
  1704. SOUTO Juan, Directeur de Recherche, CNRS - Universite de Rennes, Rennes
  1705. SPASSKY Nathalie, Directrice de Recherche à l'INSERM, Ecole Normale Supérieure, Paris
  1706. SPECQ Damien, Chercheur, Centre National de Recherches Météorologiques, Toulouse
  1707. SPERANDIO Mathieu, Professeur, Directeur adjoint de Laboratoire, INSA TBI, Toulouse
  1708. STAMENKOVIC Philippe, post-doctorant, Université d'Uppsala, Uppsala (Suède)
  1709. STANGL Alexander, CNRS chercheur, CNRS LMGP UGA, Grenoble
  1710. STASSART Pierre, Professeur, Université de Liège, Liège - Belgique
  1711. STEINBERGER Julia, Professeur, Université de Lausanne, Lausanne
  1712. STENGERS Isabelle, Professeur émérite, Université libre de Bruxelles, Bruxelles
  1713. STEPHAN Perrine, Doctorante, Université de Lorraine-URAFPA, Vandœuvre-Lès-Nancy
  1714. SUAU Jean-Sébastien, Informaticien, CNRS, Marseille
  1715. SUEUR Cédric, Maître de conférences en éthologie et éthique animale, Université de Strasbourg, Strasbourg
  1716. SÉBASTIEN Léa, Enseignante-chercheuse, Université Toulouse II, CNRS, Toulouse
  1717. SÉGUIGNE Marie, Doctorante, Université de Toulouse, Toulouse
  1718. SÉJALON-DELMAS Nathalie, Ebseigante-chercheure, Université, Toulouse
  1719. TADEL François, Ingénieur de recherche, Université McGill, Montréal, Canada, Grenoble
  1720. TAGHON Mathilde, Doctorante, Université de Lorraine, Nancy
  1721. TAHIRI Vanessa-Laure, maître de conférences, Université de Lorraine - Metz, Metz
  1722. TAILLEFER Audrey, Post-doc, ISTerre, IRD, ∅
  1723. TAJOURI Soumaia, doctorante, LOPS -UBO, Brest
  1724. TAKERKART Sylvain, Ingénieur de Recherche, CNRS, INT, Marseille
  1725. TALAGRAND Olivier, Directeur de Recherche honoraire CNRS, Laboratoire de Météorologie Dynamique, Paris
  1726. TALEB Kaoutar, Doctorante, LEMTA, Nancy
  1727. TALLEC Tiphaine, Physicienne adjointe, UT3-OMP-CESBIO, Toulouse
  1728. TANNIER Cécile, Directrice de recherche CNRS, ThéMA (géographie et aménagement), Besançon
  1729. TASSIN Bruno, Directeur de recherche, Ecole des ponts, Champs Sur Marne
  1730. TASSIN Jacques, Chercheur écologue, Cirad, Saint-Vincent-De-Barbeyrargues
  1731. TAULELLE François, Professeur, INU Champollion, Albi, Albi
  1732. TEIL Geneviève, enseignante honoraire, université Toulouse Jean-jaurès, Toulouse
  1733. TEISSIER Samuel, Ingénieur de Recherche, Bureau d'étude - Eau et environnement, Toulouse
  1734. TELLIER Côme, étudiant, sorbonne, Roscoff
  1735. TEMPASS Ana, IE, OSUG, Herbeys
  1736. TEPLITSKY Céline, Directrice de recherche, CNRS, CEFE, Montpellier
  1737. TERAN-ESCOBAR Claudia, Maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre, Nanterre
  1738. TESSON Christelle, Dr, Inserm U1127, Paris
  1739. TEULIÈRES Laure, enseignante-chercheuse en histoire contemporaine, Framespa, Université Toulouse Jean Jaurès, Toulouse
  1740. THEVENON Paul, Enseignant-Chercheur, ENAC, Toulouse
  1741. THIAUCOURT Cécile, chargée de mission scientifique, fondation pour la recherche sur la biodiversité, Montpellier
  1742. THIBERT Boris, Professeur, Université Grenobles Alpes, ∅
  1743. THIBODEAU Alexandre, Docotorant en Ecotoxicologie, CNRS - CRBE - Centre pour la recherche en bioidiversité et environnement, Toulouse
  1744. THIEBAUX Patrick, Agent d'accueil, inspe de lorraine campus de bar le duc, Bar Le Duc
  1745. THIERION Vincent, IR, INRAE, Toulouse
  1746. THIERRY Virginie, Chercheur, Ifremer, Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale, Brest
  1747. THIRON Sophie, doctorante, CERTOP, Toulouse
  1748. THIS SAINT-JEAN Isabelle, Professeure, Université Sorbonne Paris Nord, Villetaneuse
  1749. THIÉBAUT Joachim, Doctorant, Université de Lorraine, Laxou
  1750. THOLLOT Joëlle, Professeure des universités, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1751. THOLLOT Patrick, Professeur agrégé, docteur en sciences de la Terre, ENS de Lyon, Lyon
  1752. THOMAS Augustin, Enseignant contractuel, Laboratoire de Géologie de l'ENS, Paris
  1753. THOMAS Mathieu, Chercheur, CIRAD, Montpellier
  1754. THOMAS Sydney, Doctorant, LGC, Toulouse
  1755. THUAL Olivier, Professeur, Toulouse INP, Toulouse
  1756. THÉLOT Jérôme, Professeur émérite, Université de Lyon 3, Lyon
  1757. TIBERJ Antoine, Maître de Conférences, Université de Montpellier, Montpellier
  1758. TIBI Danielle, enseignant-chercheur, lpsm, Paris
  1759. TICHIT Ariane, Enseignante-chercheuse en économie, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand
  1760. TILCHE Johanna, Enseignante arts appliqués / Étudiante, Rectorat / Sciences politiques Bordeaux, Bordeaux
  1761. TISON Léa, Chercheuse post-doc, INRAE - Université de Bordeaux, ∅
  1762. TOLLE Florian, Maître de conférences en géographie, Université de Franche-Comté, Besançon
  1763. TOMASINI Mireille, Chercheure, Météo-France/DESR/CNRM, Toulouse
  1764. TONNELAT Stéphane, Chercheur, CNRS LAVUE, Nanterre
  1765. TORDJMAN Hélène, Economiste, Université Sorbonne Paris Nord, Paris
  1766. TORNATORE Jean-Louis, Professeur émérite, Université de Bourgogne, Dijon
  1767. TORRES Romain, Doctorant, CNRM, Météo-France, Toulouse
  1768. TORRI Niccolo, MCF, Université Paris-Nanterre, ∅
  1769. TOULEMONDE Francoise, Archéobotaniste-Carpologue, Umr 7209 Mnhn-Cnrs, Mareil-Marly
  1770. TOUMAZET Jean-Pierre, Maître de Conférences, Université Clermont Auvergne - Laboratoire de géographie physique et environnementale, Clermont-Ferrand
  1771. TOURANCHEAU Bernard, Professeur des universités, UGA, Grenoble
  1772. TOURNADRE Jean, Chercheur en Océanographie, IFREMER, Brest
  1773. TOURNADRE Jérôme, Chargé de recherche CNRS, CNRS, Paris
  1774. TOUSSAINT Lucie, Doctorante, Université de Bretagne Occidentale, Brest
  1775. TOZER Samuel, Chercheur CNRS, IBENS, ∅
  1776. TRABALON Marie, Professeur d'Université Neurosciences, Université Rennes 1, Rennes
  1777. TRACLET Sarah, Etudiante, Paris 8, Paris
  1778. TRAMOY Romain, Professeur des Universités (CPJ), Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains, Créteil
  1779. TREGUIER Anne Marie, Directrice de recherches, Laboratoire d'océanographie physique et spatiale, Brest
  1780. TRENTESAUX Hugo, ingénieur de recherche, CESBIO, Toulouse
  1781. TRIQUENEAUX Sébastien, Ingénieur de recherche, CNRS, Grenoble
  1782. TROCME Benjamin, Directeur de recherche CNRS, APC - CNRS, Paris
  1783. TRONCHE Francois, directeur de recherche, Institut de Biologie Paris-Seine, Paris
  1784. TROUVÉ Thibaut, doctorant, Institut Fourier, UGA, ∅
  1785. TRUJILLO Raphael, enseignant sciences industrielles - agrégé de mécanique, education nationale, Grenoble
  1786. TRÉGLOZE Lise, Doctorante, CREAD Université Rennes 2, Rennes
  1787. TUFFERY Laetitia, Chercheure associée, INRAE, ∅
  1788. TURBET Martin, chargé de recherche CNRS, Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD), IPSL, CNRS, Paris
  1789. TURUANI Marion, attachée temporaire d'enseignements et de recherche, Université Grenoble Alpes, ∅
  1790. UHER Emmanuelle, Ingénieur, LOV, Villefranche-Sur-Mer
  1791. URVOY-KELLER Guillaume, Professeur des Universités, Université Côte d'Azur, Nice
  1792. UTTE Sandrine, Chercheur CNRS, Toulouse Biotechnology Institute (TBI), Toulouse
  1793. VAILLANT Pascal, Enseignant-chercheur, LIMICS / Université Sorbonne Paris Nord, Bobigny
  1794. VAIREL Frédéric, Professeur d'université, Université d'Ottawa, Ottawa
  1795. VALADE Aude, Chercheuse en écologie, Cirad, Montpellier
  1796. VALCKE Sophie, Ingénieure de recherche en modélisation du climat, CERFACS, Toulouse
  1797. VALENTIN Constance, Chercheuse, CELIA, Cestas
  1798. VALERO CABRÉ Antoni, Directeur de Recherche, CNRS UMR 7225 ICM, Paris
  1799. VALETTE Héloïse, MCF, Université Toulouse 2 Jean Jaurès, Toulouse
  1800. VALVIN Pierre, Ingénieur de Recherche CNRS, L2C, Montpellier
  1801. VAN DEN BOS Myrna, Master, Max Planck Institut Frankfurt, Heusenstamm
  1802. VAN LICHTERVELDE Marieke, Chercheuse, Université de Toulouse, ∅
  1803. VANBAUCE Claudine, Maitre de conférences, Université de Lille, Lille
  1804. VANDEMEULEBROUCK Jean, Enseignant-chercheur, Institut des Sciences de la Terre, ∅
  1805. VANDERHAEGHE David, Enseignant Cherheur, IRIT, Université de Toulouse, CNRS, Toulouse INP, UT3 , Toulouse, France., Toulouse
  1806. VANDERLINDEN Jean-Paul, Professeur des Universités, Directeur de laboratoire, CEARC, Université Paris Saclay, UVSQ, Guyancourt
  1807. VANNEUVILLE Hugo, Chercheur en mathématiques, Institut Fourier, Grenoble
  1808. VANNIERE Boris, Directeur de Recherche, CNRS, Besançon
  1809. VARRON Davit, Mcf, Laboratoire de mathématiques de Besançon, Besançon
  1810. VASSEUR Adrien, Doctorant, ISAE-Supaéro, Toulouse
  1811. VAUCOULEUR Matéo, Etudiant, Ecole Normale supérieure de Paris, Thonon-Les-Bains
  1812. VAUX AUCLAIR Lionel, Enseignant-chercheur, AMU, Marseille
  1813. VAY Mélanie, Rsponsable d'études et de recherche, Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice, Paris
  1814. VAYRE Jean Sébastien, Maître de conférence en sociologie, Université Côte d'Azur, Nice
  1815. VENNIN Mélanie, Médiatrice scientifique, Universcience, 93400
  1816. VERCKEN Elodie, Directrice de recherches, INRAE, Nice
  1817. VERDIER Thomas, MCF, Laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions, Toulouse
  1818. VERNHES Emeline, Ingénieure de recherche, Toulouse Biotechnology Institute, Toulouse
  1819. VERNIER Aline, Ingénieure de recherche, Ecole Polytechnique, Palaiseau
  1820. VERZENI Agnès, Ingénieure, CNES, ∅
  1821. VESCOVINI Thomas, Doctorant, Météo-France, Toulouse
  1822. VETTIER Ludovic, IR, LATMOS, Guyancourt
  1823. VEUILLET Dominique, Biogéographe retraitée, LPO IDF, Paris
  1824. VEZINET Adrien, Post-doctorant, Institut des Sciences de la Terre - ISTerre, Grenoble
  1825. VIARDOT Christelle, enseignante, Département Mesures Physiques IUT 1 Université Grenoble alpes, Grenoble
  1826. VIC Clément, Chercheur, Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale, Plouzané
  1827. VIDAL Julien, Directeur de Recherches, CNRS, Paris
  1828. VIEU Laure, Directrice de Recherche CNRS, IRIT, ∅
  1829. VIGNES-TOURNERET Fabien, chercheur, CNRS, ∅
  1830. VIGNY Christophe, directeur de recherches CNRS, laboratoire de Géologie de l'ENS, Paris
  1831. VIGOUR Mathieu, Doctorant, Université de Lille, Clersé, Lille
  1832. VILCOT Maurine, Doctorante, CEFE, CNRS, Montpellier
  1833. VILLANI Cédric, mathématicien, ancien député, Université Lyon 1 & IHES, ∅
  1834. VILLARD Catherine, Directrice de Recherche, CNRS, Paris
  1835. VIMAL Ruppert, Chargé de recherche, CNRS, Toulouse
  1836. VINANT Pierre, Ingénieur de recherche, Université Gustave Eiffel, Versailles
  1837. VINCENT Bailly-Comte, Chercheur, BRGM, Montpellier
  1838. VINCESLAS Théo, Maïtre de conférence, ENSA Normandie, Darnétal
  1839. VINET Nicolas, Enseignant en Sciences de la Terre, Université de la Réunion, ∅
  1840. VIRENQUE Louis, Doctorant, Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (Ihpst), Paris
  1841. VIREY Jean-Marc, Enseignant-Chercheur, Aix Marseille Université, Marseille
  1842. VISCHEL Théo, Professeur en Hydrologie, Université Grenoble Alpes, Grenoble
  1843. VOISIN Claire, Directrice de recherche, IMJ-PRG, Paris
  1844. VOISIN Didier, Chimiste de l'atmosphère, Université Grenoble Alpes, ∅
  1845. VOISIN Lolita, Maître de conférences, Ecole de la nature et du paysage, Insa Centre Val de Loire, UMR CITERES Université de Tours, Blois
  1846. VOLAIRE Florence, Chercheuse en écologie, INRAE, Montpellier
  1847. VON SCHUCKMANN Karina, Océanographe, co-autrice du 6. rapport du GIEC, membre du l’Academie de Sciences Europe, Mercator Océan international, Toulouse
  1848. VONGPASEUT Inès, Doctorante, LAERO, ∅
  1849. VUILLEMIN Emeric, Doctorant, LEMTA - CNRS, Nancy
  1850. VUILLEUMIER Stéphane, Professeur des Universités, responsable d'équipe CNRS, Université de Strasbourg, Strasbourg
  1851. VÉBER Amandine, Directrice de recherche, CNRS, Paris
  1852. WAELBROECK Claire, Directrice de Recherche au CNRS, LOCEAN - IPSL, Paris
  1853. WAHNICH Sophie, directrice de recherche au cnrs, pacte cnrs science po uga, Grenoble
  1854. WAQUIER Louis, Doctorant, Université Paris Cité, Paris
  1855. WARLOP François, Agronome, Grab, ∅
  1856. WATHELET Marc, Chargé de recherche, ISTerre, IRD, Grenoble
  1857. WATRELOT Martine, chercheuse retraitée, ihrim cnrs ens de Lyon, Lyon
  1858. WEILL Sylvain, Enseignant-Chercheur, ENGEES / Institut Terre et Environnement de Strasbourg, Strasbourg
  1859. WEISBEIN Julien, Professeur de science politique, Sciences Po Toulouse, Toulouse
  1860. WEISS Lisa, postdoc, IRD-LEGOS, Toulouse
  1861. WEISS Pierre, Directeur de recherches, CNRS, Toulouse
  1862. WEYNANS Lisl, Maitre de conférences, Institut de Mathématiques de Bordeaux, Talence
  1863. WIDMER Anaïs, Doctorante, IRMAR, Rennes
  1864. WIRTH Marion, Etudiante en mediation scientifique, IUT de Tours, ∅
  1865. WOJAK Julien, ingénieur de recherche, Aix-Marseille Université, Marseille
  1866. WÜRBEL Éric, Maître de conférences, Aix-Marseille Université, LIS UMR7020, Marseille
  1867. YAHIAOUI Younes, Assistant ingénieur de recherche, CNRS-IGE Institut des Géosciences et de l'Environnement, département de Glaciologie, ∅
  1868. YANNIC Glenn, Maître de Conférences, Université Savoie Mont Blanc, Chambéry
  1869. YANNOPOULOS Alexis, MCF, Université Toulouse 2, ∅
  1870. ZAZZO Antoine, DR CNRS, Museum national d'Histoire naturelle, UMR 7209 AASPE, Paris
  1871. ZECH Andreas, Professeur des Universités, LUTH, Observatoire de Paris, Meudon
  1872. ZEGHLACHE Hassina, Professeur Emérite, Laboratoire PhLAM, Université de Lille, Lille
  1873. ZEIGER Pierre, Post-doctorant, IGE-CNRS, ∅
  1874. ZELEM Marie Christine, Professeur des Universités en sociologie, Université Toulouse Jean jaurés, labo CERTOP, Toulouse
  1875. ZIADÉ François, Chercheur, Laboratoire National de Métrologie et d'Essais, Trappes
  1876. ZILBERMANN Nicolas, Ingénieur d'Etude, Observatoire Midi-Pyrénées, Toulouse
  1877. ZIMMER Alexis, Maitre de conférence, Faculté de médecine - Université de Strasbourg, Strasbourg
  1878. ZINGER Lucie, MCF, IBENS, ENS-PSL, Paris
  1879. ZLOTEK-ZLOTKIEWICZ Ewa, Chercheuse interdépendente, E. Zlotek-Zlotkiewicz, Nantes
  1880. ZOTIAN Elsa, ingénieur d'étude, OpenEdition, Marseille
  1881. ZOUHRI Bouchra, MCF, Aix Marseille Université, Marseille
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26.09.2023 à 02:00

Des scientifiques en procès pour avoir alerté sur la crise écologique

Des scientifiques en procès pour avoir alerté sur la crise écologique

Scientifiques en rébellion & Extinction Rebellion

Le 5 octobre 2023, 7 scientifiques et activistes seront en procès à Paris pour avoir alerté sur la crise écologique au cours d’une conférence-occupation au Muséum national d’histoire naturelle dans la soirée du 9 au 10 avril 2022. Cet événement, issu d’une collaboration entre Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion (XR), se tenait symboliquement dans la galerie des fossiles du Muséum. Ce fut la première action de désobéissance civile organisée par des scientifiques en France. Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion dénoncent les poursuites dont sont l’objet les scientifiques lanceurs et lanceuses d’alerte : comme le clamait une banderole, « Dire la vérité n’est pas un crime ». Plusieurs personnalités scientifiques viendront témoigner lors du procès en soutien aux personnes poursuivies et un rassemblement aura lieu à cette occasion.

Conférence-occupation au Muséum national d’histoire naturelle, avril 2022.

Le 5 octobre 2023 dans la matinée, 7 scientifiques et activistes passeront en procès devant le Tribunal de police de Paris suite à une action réalisée en avril 2022 pour alerter sur les conséquences de l’inaction climatique du gouvernement. Les personnes poursuivies contestent les amendes de 5e classe qui leur avaient été infligées dans un premier jugement pour être resté.es après l’horaire de fermeture du Muséum national d’histoire naturelle à Paris.

Le procès sera l’occasion pour les accusé.es de défendre la légitimité de leur action au regard de l’urgence climatique et de la perspective de la sixième extinction de masse. Pour leur défense, ils et elles invoqueront l’état de nécessité en raison du danger actuel et imminent qui pèse sur le vivant tel que démontré notamment par les travaux du Giec et de l’IPBES. Des personnalités scientifiques reconnues viendront témoigner pendant l’audience, en soutien aux accusé.es : Pierre-Henri Gouyon (biologiste, Muséum national d’histoire naturelle), Christophe Bonneuil (historien des sciences, CNRS) et Fabrice Flipo (philosophe des sciences, Institut Mines Telecom). Un rassemblement de soutien et des prises de parole de scientifiques auront lieu avant le début du procès.

La soirée du 9 au 10 avril 2022, en pleine campagne pour les élections présidentielles, une trentaine de scientifiques ont occupé la galerie de paléontologie du Muséum national d’histoire naturelle. Entouré.es de fossiles en allégorie aux risques existentiels qui pèsent sur notre espèce et sur le vivant, des scientifiques de spécialités variées (océanographie, écologie, agronomie, biologie, infectiologie, informatique et histoire) ont réalisé une douzaine de présentations illustrant les mesures urgentes, radicales et nécessaires qui doivent être prises afin de limiter les conséquences des crises climatique et écologique en cours et à venir.

La vidéo complète des conférences est disponible ici et des images ici.

Il s’agissait de la première action organisée en France par le collectif Scientifiques en rébellion, issu de l’appel de 1000 scientifiques à la désobéissance civile publié dans le journal Le Monde en février 2020. Elle était organisée conjointement par Extinction Rebellion et Scientifiques en rébellion, dans le cadre d’une campagne internationale de Scientist Rebellion. L’action annonçait également la campagne d’XR qui allait suivre avec, notamment, l’occupation d’une partie des Grands Boulevards pendant le week-end du 16 avril.

Les participant.es ont quitté les lieux dans le calme à l’issue des présentations scientifiques, sans avoir créé aucun dégât matériel à ce lieu symbolique. Pourtant, elles et ils sont aujourd’hui poursuivi.es en justice. Alors que l’État français a été condamné par le Conseil d’État pour inaction climatique et que le gouvernement ne prend toujours pas de mesures exigées par la justice, ce sont les scientifiques qui sont inquiété.es pour avoir joué leur rôle de lanceurs et lanceuses d’alerte ! L’histoire retiendra qu’en plein « effondrement climatique » (selon les mots du Secrétaire général de l’ONU), la France était plus occupée à poursuivre les scientifiques qu’à prendre des mesures à la hauteur de l’urgence.

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques français.es font face à une répression judiciaire pour des actions de désobéissance civile. En novembre 2022, 16 scientifiques (dont 4 Français) ont été emprisonné.e.s pendant une semaine en Allemagne pour s’être collé les mains à des automobiles de luxe dans un showroom BMW à Munich, dans le cadre d’une campagne internationale de Scientist Rebellion. Une tribune de soutien sur France TV Info avait alors été signée par 1300 scientifiques. En octobre 2021, un astrophysicien a été poursuivi avec six autres activistes pour s’être introduit sur le tarmac de l’aéroport de Roissy afin de dénoncer le caractère climaticide de l’extension du terminal 4, une action à laquelle participaient d’autres membres de Scientifiques en rébellion. Une tribune de soutien parue dans Reporterre avait recueilli près de 300 soutiens. La répression des scientifiques n’est qu’une illustration de la stratégie de criminalisation des mouvements sociaux et notamment des mouvements écologistes par le gouvernement, qui frappe aussi bien les actions de désobéissance civile que les manifestations. Ainsi, rien que durant la première quinzaine d’octobre, des militant.es d’Extinction Rebellion doivent déjà faire face à trois procès différents.

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18.09.2023 à 02:00

Il ne faut pas construire de nouveau terminal méthanier flottant au Havre !

Il ne faut pas construire de nouveau terminal méthanier flottant au Havre ! C’est une aberration écologique, sociale et économique

Le collectif Scientifiques en rébellion s’oppose à la construction au terminal méthanier flottant au Havre et s’associe pleinement aux actions de désobéissance civile non violente organisées par Greenpeace ce jour-même au Havre et ailleurs.

Cet été plus que jamais, les effets destructeurs du changement climatique se font faits sentir dramatiquement aux quatre coins du monde et aussi en France1. Mais le pire est à venir. Pour respecter l’accord de Paris et la trajectoire de diminution des gaz à effet de serre (GES) à laquelle la France s’est engagée, toute nouvelle construction d’infrastructure d’exploitation, transport et traitement d’énergies fossiles doit être suspendue non seulement en France mais aussi à travers le monde2.

Comme le charbon et le pétrole, le gaz naturel liquéfié est une énergie fossile. Les investissements dans de nouvelles infrastructures nous enferment dans une politique énergétique fortement émettrice de GES. Cela va frontalement à l’encontre des objectifs de neutralité carbone de la France à l’horizon 20503.

Les arguments pour justifier ce projet de terminal méthanier sont malhonnêtes.

D’abord parce que l’installation de ce terminal méthanier ne renforcera pas notre souveraineté énergétique. A contraire, elle accroît notre dépendance au gaz naturel liquéfié (GNL) étranger, en particulier au GNL russe, et se traduira essentiellement par le soutien actif à la filière américaine du gaz de schiste4. Comble de l’hypocrisie, les techniques de fracturation hydraulique utilisées outre-atlantique sont interdites en France et dans de nombreux pays européens en raison des effets toxiques sur la santé humaine, sur les sols et les ressources en eaux5.

En outre la construction de ce terminal méthanier ne répond en aucune manière à un besoin énergétique causé par la guerre en Ukraine et ne permet pas de s’affranchir du gaz russe, comme détaillé et documenté dans les deux rapports de Greenpeace, « Terminal méthanier flottant du Havre »6 et « Gaz, à qui profite la guerre »7. Poursuivant leur stratégie du chaos, les opérateurs d’énergies fossiles, et TotalEnergies en particulier, instrumentalisent la situation de crise exacerbée par la guerre en Ukraine pour augmenter leurs profits à court terme, au mépris de nos engagements politiques et de l’intérêt général8.

Enfin, ces décisions sont trop souvent, comme c’est le cas pour le terminal méthanier du Havre, prises de façon unilatérale, sans délibération démocratique et sous la pression de groupes comme TotalEnergie dont la stratégie se caractérise par une totale absence de considérations humaines et de principes éthiques et moraux9.

Pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C et préserver l’habitabilité de notre planète, il faut dès aujourd’hui réduire massivement nos émissions de CO2 et donc notre consommation d’énergie provenant des combustibles fossiles. Mais cela ne peut se faire en investissant dans des infrastructures obsolètes et suicidaires comme ce terminal méthanier. A la place, les investissements doivent prioritairement aller vers des projets soutenant la transition écologique et énergétique de notre pays. Plutôt que de suivre aveuglément les propositions malhonnêtes des lobbies du gaz et de la pétrochimie, nos gouvernants devraient écouter les sciences du climat et des écosystèmes.

Lorsque les puissances publiques et privées utilisent mensonges et manipulations pour imposer à l’ensemble des populations des décisions politiques néfastes et suicidaires, les scientifiques n’ont d’autre choix que rétablir les chiffres et vérités scientifiques. Il est donc de notre mission de diffuser nos connaissances et de les mobiliser, y compris par la désobéissance civile non-violente.

C’est pourquoi nous soutenons Greenpeace dans cette action de désobéissance civile non-violente. Nous attirons ainsi l’attention de nos concitoyens sur l’hérésie que constitue la construction du terminal méthanier du Havre et nous les appelons à résister aux injonctions manipulatrices et à s’opposer aux projets qui hypothèquent notre avenir.

Notes :

1. https://climate.copernicus.eu/summer-2023-hottest-record,
Guinaldo et al., Ocean Sci., 2023, https://doi.org/10.5194/os-19-629-2023,
Ribes et al., Earth Syst. Dynam., 2022,https://doi.org/10.5194/esd-13-1397-2022

2. Rapport GIEC, AR6, WGIII, Figure TS.8, section TS.3 / section TS.5

3. https://www.ecologie.gouv.fr/strategie-nationale-bas-carbone-snbc

4. La France était en 2022, le principal importateur de GNL américain en Europe (en incluant le Royaume-Uni) avec 23,5% des importations totales (https://www.eia.gov/dnav/ng/NG_MOVE_EXPC_S1_M.htm)

5. https://psr.org/resources/fracking-compendium-8/

6. https://www.greenpeace.fr/rapport-terminal-methanier-du-havre/

7. https://www.greenpeace.fr/gaz-a-qui-profite-la-guerre/

8. Les opérateurs des énergies fossiles ont utilisé la « Stratégie du choc », concept développé par Naomi Klein dans son livre La Stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre (2007)

9. https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2022-0321_FR.pdf
Bonneuil et al., Global Environnement Change, 2021, https://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2021.102386
https://www.nouvelobs.com/monde/20230420.OBS72379/les-eaux-noires-de-total-revelations-sur-des-pollutions-majeures-au-yemen.html

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14.09.2023 à 02:00

Lettre ouverte à l’Académie Vétérinaire de France : où est la science ?

Lettre ouverte à l’Académie Vétérinaire de France : où est la science ?

Alors que l’Académie Vétérinaire de France (AVF) organise une séance « Élevage et société » le jeudi 21 septembre 2023, force est de constater que l’ensemble des interventions prévues ne questionnent que très peu le modèle agricole destructeur que nous connaissons aujourd’hui et envisagent encore moins la réduction nécessaire de l’élevage pour une véritable transition agro-écologique. Les vétérinaires participants ont le droit d’accéder à des discours contradictoires et d’aborder avec transparence et exhaustivité la question de l’élevage et de ses impacts.

L’Académie Vétérinaire de France organise, le 21 septembre 2023, une journée sur « l’expertise scientifique pour une transition agroécologique réussie ».

Dans son programme, l’Académie édifie l’élevage comme source de nutrition, de protection des pays du Sud, constituant des opportunités territoriales et circularités. Cela aurait pu en rester là, car chaque institution, après tout, choisit les histoires qu’elle raconte.

Néanmoins, en se réclamant de la science, l’Académie en appelle à plus large qu’elle. La science n’est pas un parti pris qu’on choisit. Elle porte des valeurs et est au service des citoyens et citoyennes du monde aujourd’hui et pour le futur. Elle suit une éthique de la recherche qui inclut des mots comme intégrité, collégialité, pertinence, responsabilité, exhaustivité.

En donnant la parole uniquement à des intervenants pro-élevages, l’Académie oublie que :

  • La biodiversité subit actuellement une crise majeure, dont l’élevage intensif est l’une des principales causes (rapport FAO, 2006). Cela se passe en Europe, mais aussi à l’abri de nos consciences dans les pays du Sud dont la production agricole est orientée pour soutenir la consommation de viande des pays du Nord. Cela implique la déforestation liée à la production d’aliments pour l’élevage, l’utilisation des ressources aquifères et l’accaparement des terres. Les élevages hors-sol viennent en compétition de ressources de la culture paysanne vivrière partout dans le monde.
  • Sans réduction drastique de l’élevage, il ne sera pas possible de suivre l’Accord de Paris et d’éviter un effet d’emballement climatique dont l’instabilité risque de précariser encore plus la sécurité alimentaire et les pratiques agricoles de la majeure partie de l’humanité (Clarks et al., Science, 2020).
  • La végétalisation de l’assiette permet une réduction des risques de nombreux cancers, une diminution de risques de maladies cardiovasculaires, et une diminution de diabète de type II, entre autres (rapport du Haut Conseil en Santé Publique, 6 avril 2023). L’Académie de Nutrition et de Diététique déclare de plus que « l’alimentation végétarienne bien planifiée, y compris végétalienne, est saine, adéquate sur le plan nutritionnel et peut être bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies. »
  • La réduction de la souffrance animale n’est pas atteignable dans des exploitations hors sol au regard des contraintes technico-économiques actuelles du système de production animale international. Pourquoi dédier une présentation à la Déclaration de Dublin sur le rôle sociétal de l’élevage et passer sous silence la Déclaration de Montréal, signée par 550 universitaires, affirmant l’indéfendabilité morale de l’exploitation animale ?
  • La majeure partie de l’azote ingérée par les animaux d’élevage n’est pas transformée en protéines, et une partie importante se retrouve rejetée dans l’environnement : il existe des solutions plus respectueuses, c’est-à-dire sans exploitation animale, ni destruction des écosystèmes, moins polluantes pour les cours d’eau et beaucoup plus efficaces pour nourrir le monde, en utilisant les produits et sous-produits des terres arables.
  • L’élevage industriel accroît les risques de circulation de virus pathogènes et de zoonoses (OMS, 2020). L’intensivité des productions est corrélée à une augmentation de l’utilisation d’antibiotiques et d’antiparasitaires qui contribue aussi à favoriser l’augmentation du risque de résistance en médecine humaine.

Partout dans le monde, les scientifiques demandent que leurs travaux ne soient pas utilisés pour protéger un agenda politique qui détruit la biodiversité et empêche la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Pourquoi aucun des résumés présentés ne fait état des recommandations d’institutions de consensus international comme le GIEC, l’OMS et l’IUCN ?

Selon les alinéas 2, 9, 12 et 15 de l’article R242-33 du code de déontologie vétérinaire, les vétérinaires doivent « prend[re] en compte les conséquences de leur activité professionnelle sur l’environnement » et « acqu[érir] l’information scientifique nécessaire à leur exercice professionnel ». Mais surtout ils ne doivent pas « aliéner [leur] indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit ».

En ne permettant pas un débat ouvert et en ne présentant pas le consensus actuel sur la nécessité de diminution du cheptel de monogastriques et de polygastriques en France, l’Académie Vétérinaire de France va contre le mandat qu’elle prétend avoir, à savoir contribuer à la diffusion des progrès des sciences. Elle va contre les vétérinaires et leur mission de santé publique. Elle entretient aussi un scepticisme scientifique qui ampute les générations futures de la possibilité d’avoir une planète avec un climat stable.

En conséquence :

  • Nous demandons que l’Académie Vétérinaire de France lise cette lettre ouverte en introduction de sa journée scientifique et qu’elle laisse le consensus scientifique dont elle se réclame s’exprimer.
  • Nous demandons une table ronde ouverte à d’autres visions de l’élevage, avec des intervenant·es, avec un équilibre de genres, exprimant les données actuelles des connaissances lors de son colloque du 21 septembre 2023.
  • Nous demandons que l’ensemble des données soient présentées, de manière transparente, en respectant le consensus majoritaire international sur la transition nécessaire de l’élevage.

Nous constatons que la transition fait partie de vos préoccupations et sommes à votre entière disposition pour vous aider à avancer sur le sujet dans le sens du consensus scientifique.

Signataires :

  • Extinction Rebellion (Campagne Changement de régime)
  • Scientifiques en rébellion
  • L214
  • Association Végétarienne de France
  • Futur
  • Projet Méduses
  • On est prêt
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31.07.2023 à 02:00

Scientifiques en rébellion se félicite du soutien du Comité d'éthique du CNRS à la liberté d'engagement des chercheur·es

Scientifiques en rébellion se félicite du soutien du Comité d'éthique du CNRS à la liberté d'engagement des chercheur·es

Scientifiques en rébellion prend acte de la publication le 7 juillet de l’avis 44 du Comité d'éthique du CNRS (COMETS) « Entre liberté et responsabilité : engagement public des chercheurs et chercheuses » qui fait explicitement référence à notre collectif et à nos modalités d’action et de prise de position publique.

Nous nous félicitons de l’avancée majeure que constitue cet avis dans le paysage des rapports entre sciences, société et politique. En effet, l’avis du COMETS rappelle de façon claire et catégorique que :

  • La liberté d’engagement dans l’espace public est un droit fondamental des chercheurs et chercheuses, rappelant ainsi que les sciences sont un bien commun au service de l’intérêt général
  • Le concept de neutralité en sciences est une notion mal définie et mal comprise qui ne peut être opposée à l’engagement public des chercheurs
  • Les institutions doivent se garder de contrôler et/ou sanctionner les chercheurs pour leur engagement public et devraient à l’inverse soutenir les personnels qui seraient victimes de diverses formes d’intimidation voire de répression

Cet avis est un écho au Manifeste de Scientifiques en rébellion « Pour la liberté d’engagement des scientifiques » qui a été signé par plusieurs centaines de scientifiques à ce jour.

Nous comprenons que la rédaction d’un tel avis est un exercice difficile. Il n’est donc pas surprenant de rencontrer dans le résumé, les conclusions ou le corps de l’avis un certain nombre de points vagues voire ambigus qui appellent à une certaine vigilance. Ainsi :

  • Subordonner la légitimité de l’engagement à l’expertise individuelle des chercheurs nous semble inadapté au contexte actuel de production de savoirs et au métier de chercheurs. La notion d’expertise sur des sujets aussi systémiques et interdisciplinaires que les crises écologiques et climatiques devrait être clarifiée afin qu’elle ne puisse servir des interprétations contraires au présent avis.
  • La réduction de l’engagement à des aspects individuels (de responsabilité et de déontologie) occulte la dimension collective de l’engagement et plus généralement de l’activité même de recherche. L’éthique et la pratique du/de la chercheur·e s’inscrivant dans une démarche collective, il convient de poser la question de la responsabilité du chercheur dans ce cadre, d’autant plus quand son engagement se fait précisément au travers d’un collectif.
  • En affirmant que « chaque chercheur doit rester libre de s’engager ou non », l’avis du COMETS laisse dans l’ombre les questionnements éthiques qui se posent quant à l’attitude des chercheur·es dont l’activité ou l’inaction contribuent à amplifier les risques liés aux crises climatiques et écologiques et s’opposent de facto au bien commun.
  • Le rapport n’aborde pas les raisons qui poussent de plus en plus de scientifiques à s’engager hors du cadre institutionnel : le décalage croissant entre la vision de la Science au service de l’intérêt général et la réalité du métier de chercheur·e aujourd’hui. Cette tension entre les aspirations éthiques et sociales des chercheur·es et les politiques publiques de recherche est aujourd’hui un moteur majeur de l’engagement public des scientifiques.
  • Le rôle des institutions n’est d’ailleurs pas clairement tranché, notamment leur attitude vis à vis des chercheur·es engagé·es : le CNRS doit-il rester neutre vis-à-vis des scientifiques engagé·es, leur apporter son soutien, ou bien normer et cadrer les formes d’engagement public des scientifiques ? Si l’avis du COMETS insiste sur la nécessité de sensibiliser les chercheur·es aux enjeux de l’engagement public dans les médias, nous pensons que les institutions devraient accompagner la démarche éthique et engagée de leurs personnels en proposant des formations et en organisant un débat plus global, inclusif, ouvert...

L’avis du COMETS ouvre enfin un espace de discussion sur les questions de neutralité, de responsabilité, de liberté et d’engagement des scientifiques en société, et plus généralement sur les rapports entre science et politique. Cet avis offre l’opportunité d’un débat rationnel et serein qui s’oppose de facto à la tentation de criminaliser l’engagement des scientifiques dans un contexte d'intensification des tensions sociales et politiques liées aux crises climatiques et écologiques.

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07.07.2023 à 02:00

Manifeste pour la liberté d'engagement des scientifiques

Manifeste pour la liberté d’engagement des scientifiques

Face aux questions et critiques que soulève l’engagement croissant des scientifiques dans l’espace public, Scientifiques en rébellion propose un manifeste « Pour la liberté d’engagement des scientifiques ». Ce manifeste a pour but d’expliquer les raisons de cet engagement qui, dans le contexte des crises climatiques et écologiques actuelles, n’est pas simplement un droit, mais une composante essentielle de notre métier de scientifiques. Nous appelons l’ensemble des institutions scientifiques à soutenir la liberté d’engagement des scientifiques en signant ce manifeste. Comme l’ont déjà fait des centaines de scientifiques, vous aussi, signez le manifeste à titre individuel pour soutenir le mouvement.

Cher·e·s collègues,

Nous demandons à votre [conseil/comité/société] de soutenir les scientifiques qui exercent leur liberté d’expression académique en alertant sur les crises écologiques et climatiques à travers l’engagement non-violent de leur choix.

Le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, qui se déroulent à des vitesses jamais observées dans le passé, annoncent des crises sans précédent. Les premiers effets s’en font déjà sentir et augurent un futur dramatique pour l’ensemble des êtres vivants et plus particulièrement l’humanité.

La première mission des institutions et acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche publique (ESR) est de produire des connaissances scientifiques qui sont un bien commun au service de l’intérêt général [1].

Cela fait plus d’un demi-siècle que des dizaines de milliers d’articles scientifiques documentent le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité et alertent les décideurs sur l’urgence à agir. Les scientifiques du GIEC [2] et de l’IPBES [3] ont produit et publié des synthèses toujours plus complètes, offrant non seulement aux décideurs des constats scientifiques solides, mais décrivant également des scénarios et des solutions pour prévenir et atténuer les effets des crises à venir. Ces efforts sont globalement restés vains et leurs impacts largement en deçà des enjeux [4,5], ne faisant qu’accentuer l’urgence. La constitution d’un socle de connaissances fiables n’a donc pas suffi à mettre en œuvre des actions adaptées.

La seconde mission de l’ESR, tout aussi importante, consiste à diffuser ces connaissances auprès du public, afin de répondre aux besoins de la société et de permettre à chacun·e de faire des choix éclairés. Or, on ne peut que constater un défaut d’information des populations sur les enjeux qui les concernent. Ce défaut est en partie dû à la difficulté de diffuser la connaissance dans un contexte de crise de la médiation scientifique qui participe à la confusion entre faits scientifiques documentés et opinions.

À cette difficulté se rajoute la fabrique du doute par la propagation de discours contradictoires venant d’acteurs ayant tout intérêt à repousser les changements qu’impliquent les transitions écologiques et sociales [6, 7]. Il est très inquiétant de voir aussi augmenter, à la mesure de l’urgence, des communications publiques ou gouvernementales qui relèvent du greenwashing, à tel point qu’elles sont sujettes à des sanctions judiciaires [8] et à des désaveux d’institutions publiques et de leurs membres [9].

Aujourd’hui, l’accès à ces connaissances scientifiques permettant une appropriation des enjeux écologiques systémiques est nécessaire pour l’ensemble des citoyen·ne·s et notamment les plus vulnérables, qui subissent en premier les effets de ces crises [10].

Dans ce contexte, il est du devoir des scientifiques, au service des citoyen·nes, d’investir de nouveaux moyens d’interagir avec la société, en entrant dans l’espace public et médiatique pour promouvoir les connaissances scientifiques et dénoncer de toutes les manières possibles les entreprises de désinformation dont nous sommes les témoins. Le devoir de neutralité est parfois mis en avant pour discréditer l’engagement des scientifiques dans le débat public. Il est essentiel de rappeler que la neutralité de la science est une utopie : si la méthode scientifique vise à l’objectivité, nos objets de recherche, nos questionnements, nos financements, les applications qui sont faites de nos résultats sont le produit de nos sociétés humaines et en portent les orientations. Quand bien même elle serait atteignable, la neutralité scientifique ne s’oppose de toute façon pas à la mission d’alerte du public, en particulier devant l’accumulation des preuves des crises écologiques et de leurs impacts négatifs sur les populations et les systèmes sociaux et économiques.

Ce rôle de lanceur·se d’alerte des scientifiques s’inscrit dans la notion d’engagement personnel, c’est-à-dire toute prise de position publique sur des enjeux moraux, politiques ou sociaux [11]. Les prises de parole médiatiques, le soutien à des causes, la participation à des manifestations ou à des actions de désobéissance civile non violente en sont différentes modalités, toutes porteuses de cet engagement. Dans le cas particulier des scientifiques, cet engagement relève directement de la liberté académique [12], qui inclut le droit des universitaires « d’exprimer librement leurs opinions sur l’institution ou le système au sein duquel ils travaillent ainsi qu’à diffuser sans restriction le savoir et la vérité » [1, 13].

Pourtant, certain·e·s collègues subissent des pressions ou des sanctions de la part de leurs institutions qui leur reprochent l’exercice de cette liberté académique. Récemment, Rose Abramoff (géologue) a été licenciée de l’Oak Ridge National Laboratory (USA) pour avoir brandi une banderole lors du congrès annuel de l’American Geophysical Union, dans le but d’encourager ses collègues à s’engager dans l’espace public. Le motif de licenciement avancé : s’être livrée à une activité personnelle dans le cadre d’une mission professionnelle [14].

Cet exemple démontre, s’il en était besoin, que les institutions de recherche et d’enseignement supérieur ne sont, pas plus que les universitaires qu’elles emploient, des entités neutres. Les directions de ces établissements sont parfois également soumises à des pressions extérieures venant de financeurs ou d’administrations de tutelle, qui peuvent les inciter à s’écarter de leur vocation initiale et à exercer une censure illégitime sur l’engagement public de leurs agents. À l’inverse, des institutions comme l’Université de Lausanne [11] ont conclu à la nécessité de soutenir et de défendre cette liberté académique et de ne pas entraver la liberté d’expression et d’engagement des universitaires.

Il est désormais crucial que la communauté scientifique dans son ensemble, et notamment les corps intermédiaires que sont les sociétés savantes et les instituts, se positionnent massivement pour défendre l’engagement des chercheur·se·s comme un des piliers de leur liberté d’expression.

Nous invitons votre [conseil/comité/société] à se positionner en faveur de la liberté d’engagement des scientifiques, en vous saisissant de ce texte et en contribuant à sa diffusion dans votre communauté dans sa version originale ou amendée.

Références

[1] UNESCO, Recommandation de l’UNESCO concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, 1997.
[2] Sixième rapport d’évaluation du GIEC, 2021-2023.
[3] Rapport d’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques de l’IPBES, 2019.
[4] I. Stoddard et al., « Three Decades of Climate Mitigation : Why Haven’t We Bent the Global Emissions Curve? », Annual Review of Environmental Resources, vol. 46, 1, pp. 653–689, 2021.
[5] Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique, Perspectives mondiales de la diversité biologique 5, 2020.
[6] C. Bonneuil, P.-L.s Choquet, B. Franta, « Early warnings and emerging accountability : Total’s responses to global warming, 1971–2021 », Global Environmental Change, vol. 71, 10238, 2021.
[7] N. Oreskes, « The Scientific Consensus on Climate Change », Science, vol. 306, no. 5702, pp. 1686–1686, 2004.
[8] L’Affaire du Siècle, https://laffairedusiecle.net/.
[9] Haut Conseil pour le Climat, Rapport grand public 2022, 2022.
[10] Comité d’Ethique du CNRS (COMETS), « Intégrer les enjeux environnementaux à la conduite de la recherche – Une responsabilité éthique », Avis n°2022-43.
[11] Fragnière A. et al., « L’engagement public des universitaires : entre liberté académique et déontologie professionnelle. Rapport du Groupe de travail sur la recherche et l’engagement », Université de Lausanne, 2022.
[12] Loi Savary, 1984 ; Code de l’Education, 2000 ; Principe fondamental reconnu par les lois de la République ; Cour Européenne des Droits de l’Homme, Mustafa Erdoğan et autres c. Turquie, requêtes no 346/04 et 39779/04, arrêt du 27 mai 2014, p. 40. Cité dans Kaye, D., Rapport du Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, Nations Unies, 2020, p. 11.
[13] Cour Européenne des Droits de l’Homme, Sorguç c. Turquie, requête no 17089/03, arrêt du 23 juin 2009, par. 35. Cité dans Kaye, D., Rapport du Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, Nations Unies, 2020, p. 11.
[14] « Désobéissance civile : “Les climatologues sont aussi des citoyens et des êtres humains” », Le Monde, 26 Janvier 2023.


Les signataires

Les sociétés savantes qui ont signé le manifeste

Premièr·es signataires

Signer le manifeste

Benoit Derijard, Écologue marin, Chercheur CNRS, Université Cote d'Azur, Nice
Benjamin Mauroy, Mathématicien, Directeur de recherche, CNRS, Nice
Odin Marc, Géomorphologue, Chargé de recherche, CNRS, Toulouse
Luc Deneire, Traiteur de signal, Professeur des Universités, Université Côte d'Azur
Elodie Vercken, Écologue, Directrice de Recherche, INRAE, Sophia-Antipolis
Mathias Rollot, Architecte, Maître de conférences à l'ENSAG, Université Grenoble Alpes
Julien Lefevre, Informaticien, Maître de conférences, Aix-Marseille Université
Raphael Seguin, Biologiste marin, Université de Montpellier
Sylvain Weill, Hydrologue, Maître de conférences à l'ENGEES, Université de Strasbourg
Agnès Ducharne, Hydro-climatologue, Directrice de recherche, CNRS, Paris
Camille Baudoin, Informatique, Enseignant, Insa CVL, Blois
Rémi Gaillard, Doctorant en climatologie, ENS-PSL, Paris
Romain Valadaud, Géographe, Post Doctorant, IRD, Montpellier
Guillaume Mandil, Sciences pour l'ingénieur, Maître de conférences, Université Grenoble Alpes
Florence Maraninchi, Informaticienne, Professeure des universités, Université Grenoble Alpes
Fabienne Barataud, Géographe, ingénieure de recherche Inrae, Nancy
Amine Boussejra, Doctorant en physique, IP2I, Université Claude Bernard Lyon 1
Soizic Rochange, Biologiste, Université Toulouse 3
Estelle Barbot, Post-doctorante, ISEM, Montpellier
Laure Teulières, Historienne, Maîtresse de conférence, Université Toulouse Jean Jaurès
Florence Volaire, Écologue, Chargée de recherche, INRAE-CEFE, Montpellier
Romain Couillet, Mathématicien appliqué aux sciences de l'ingénieur, Professeur des Universités, Université Grenoble-Alpes
Océane Foix, Sismologue, Postdoctorante, Géosciences Montpellier, CNRS, Université de Montpellier
Louise Karman-Besson, Doctorante en Géomorphologie, CNRS, Toulouse
Alexis Bienvenüe, Mathématicien appliqué, Maître de conférences, ISFA, Université Lyon 1
Philippe Lesage, Maître de conférences en Sciences de la Terre, Université Savoie Mont Blanc, Chambéry
Victor Altmayer, Neurologue, Doctorant en neurosciences, ICM, Paris
Isabelle Roman, Ingénieure agronome ENSA Rennes, spécialisée en génie de l'environnement, et psychanalyste
Théo Guillerminet, Biologiste spécialisé sur l'étude de la diversité cultivée, CIRAD, Montpellier
Laura Schuft, Sociologue, Maîtresse de conférences, Université Côte d'Azur
Elodie Merlot, Biologiste et ingénieure agronome, directrice de recherche à INRAE, Rennes
Philippe Borsa, Généticien des populations, Directeur de recherche, IRD, Montpellier et Nouméa
Laurent Husson, Géologue, Directeur de recherche, CNRS, Grenoble
Yann Coadou, Physicien, Chargé de recherche, CNRS, Marseille
Marieke Van Lichtervelde, Géologue, Chargée de Recherche, IRD, Toulouse
Celine Scornavacca, Bio-informaticienne, Directrice de Recherche, CNRS, Montpellier
Thomas Hermilly, Océanographe physicien/biogéochimiste, Doctorant, IRD (LOPS et LOV), Brest
Tanguy Fardet, Chargé de recherche, ENPC, Champs-sur-Marne
Ludivine Baguet, Vétérinaire, CVPDCN, Sérifontaine
Solange Coadou, Doctorante en océanographie, ENS-PSL, Paris
Louis Waquier, Doctorant en physique, CNRS, Université Paris Cité, Paris
Yentl Deroche, Doctorante en sociologie, INRAE, Université de Montpellier, Montpellier
Sylvain Kuppel, Hydrologue, Chargé de recherche, IRD, Toulouse
Viviane Baladi, Mathematicienne, Directrice de recherche, Paris
Pierre Mathieu, Mathématicien, Professeur des universités, Université d'Aix-Marseille
Isabelle Goldringer, Ingénieure agronome et généticienne des populations, Directrice de recherche, INRAE, Université Paris-Saclay
Laurent Riou, Ingénieur mécanicien, CNRS, Villeurbanne
Constance Valentin, Physicienne, Chargée de recherche, CNRS, Université de Bordeaux
Damien Cartron, Sociologue, Ingénieur de recherche, CNRS, Paris
Julien Milli, Astronome adjoint, Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble, Université Grenoble Alpes
Hugo Trentesaux, Physicien, Ingénieur de recherche, CESBIO, Toulouse
Noam Bloch, Hydraulicien, Doctorant, LEGI - CNRS, Université Grenoble Alpes
Aude Carreric, Climatologue, Post-doctorante, BSC-CNS, Barcelone
Marwan Naciri, Doctorant en écologie, CEFE, Université de Montpellier
Arache Djannati-Ataï, Astrophysicien, Directeur de recherche, CNRS, Paris
Xavier Bodin, Géographe, Chargé de recherche, CNRS, Le Bourget-du-Lac
Stéphanie Mariette, Généticienne des populations, INRAE, Bordeaux
Valérie Sion, Mathématicienne, Informaticienne, Paris
Pascal Houillier, Néphrologue, physiologiste, Professeur des Universités, Université Paris Cité, INSERM, Paris
Louise van Oudenhove, Écologue, Chargée de recherche, INRAE, Sophia-Antipolis
Théophile Truchis, Physicien-écologue, Doctorant, PCPHT, Polytechnique, Palaiseau
François Warlop, Agronome, GRAB, Avignon
Bruno Locatelli, Chercheur en sciences de l'environnement, Cirad, Université de Montpellier
Bertrand Isidor, Généticien, INSERM, Nantes
Hugo Raguet, Maître de conférences en informatique, INSA Centre-Val de Loire et Université de Tours
Gilles Frison, Chimiste, Directeur de recherche, CNRS, Paris
Mickael Coriat, Astrophysicien, Université Toulouse 3, Toulouse
Charlène Bouchaud, Archéobotaniste, Chargée de recherche CNRS, Muséum national d'histoire naturelle
Jonah Jaubert, Élève-ingénieur en science des données, EFREI, Paris
Jérôme Guilet, Chercheur en astrophysique, CEA Saclay
Miriam Beck, Post-doctorante en océanographie/écologie, LOV/Sorbonne Université
Arnaud Legrand, Informaticien, Directeur de recherche, CNRS, Grenoble
Wim Burmeister, Professeur de biophysique, Université Grenoble Alpes, Grenoble
Arnaud Poublan-Couzardot, Neuroscientifique, Post-doctorant, INSERM, Lyon
Loic Salmon, Biophysicien, Chercheur, CNRS, Lyon
Florian Debras, Astrophysicien, Chercheur CNRS, Toulouse
Frédérique Bienvenüe, Mathématicienne, Maîtresse de conférences, Université Lyon 1, Lyon
Laurent Bétermin, Mathématicien, Maître de conférences, Université Lyon 1, Lyon
Ivan Gentil, Mathématicien, Enseignant-chercheur, Université Lyon 1, Lyon
Julian Carrey, Physicien, Enseignant-chercheur INSA Toulouse
Frank Wagner, Mathématicien, Professeur, Université Lyon 1, Lyon
Louis Dupaigne, Mathématicien, Enseignant-chercheur, Université Lyon 1, Lyon
Thomas Blossier, Mathématicien, Enseignant-chercheur, Université Lyon 1, Lyon
Florian Simatos, Enseignant-chercheur en mathématiques appliquées, ISAE SUPAERO, Toulouse
Lara Elfjiva, Anthropologue, Doctorante, CNRS EHESS, Paris
Méril Massot, Post-doctorante en microbiologie, CEFE, CNRS, Montpellier
Jean-Marie Madiot, Informaticien, chargé de recherche, INRIA, Paris
Marine Beneat, Doctorante, IFREMER
Christian Léonard, Mathématicien, Professeur, Université Paris Nanterre
Steve Hagimont, Historien, Maître de conférences, Université de Versailles-Saint-Quentin
Mathieu Chassé, Géochimiste, Maître de conférences, Sorbonne Université
Geoffroy Aubry, Physicien, Chargé de recherche, CNRS, Nice
Sophie André, Pharmacien
Camille Lepoittevin, Ingénieure de recherche en génétique des populations, INRAE, Bordeaux
Ariane Lambert-Mogiliansky, Professeure associée à l'Ecole d'Economie de Paris (PSE)
Pascal Maugis, Chercheur hydro-climatologue, LSCE
Chiara Pistocchi, Maîtresse de conférences en sciences du sol, Institut Agro Montpellier
Alexandre Le Tiec, Astrophysicien, chargé de recherche CNRS, Observatoire de Parisu
Laurent Riou, Ingénieur mécanique CNRS, IP2I de Lyon
Jérôme Santolini, Directeur de recherche, CEA, Saclay
Matthieu Moy, Maître de conférences, UCBL, Lyon
Julien Gros, Sociologue, Chargé de recherche CNRS, LISST, Toulouse
Laetitia Tuffery, Économiste, Enseignante-chercheure associée à PSAE, Saclay
Zoé Berenger, Doctorante en informatique, Télécom Paris, Palaiseau
Titouan Montheil, Docteur en chimie et physico-chimie des Matériaux, Université de Montpellier, Montpellier
Isabeau Bertrix, Doctorante, Modélisation de végétation dynamique, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, Université Paris-Saclay
Élodie Millan, Doctorante, Modélisation numérique du mouvement brownien confiné, Laboratoire d'onde et matière d'Aquitaine, Université de Bordeaux
Olivier Saut, Mathématicien, Directeur de recherche CNRS, Bordeaux
Michel Dobrijevic, Astrophysicien, Enseignant-chercheur, Université de Bordeaux
Juliette Bessette, Historienne de l'art, Aix-Marseille Université
Pierre Salou, Ingénieur CEA, Grand Accélérateur National d'Ions Lourd, Caen
Christine Blondel, Historienne des sciences et des techniques, chercheuse CNRS retraitée, Paris
Malo Mofakhami, Chercheur en sciences économiques, Maître de conférences, Université
Gaëlle Letort, Ingénieure de recherche en analyse d'images biologique, CNRS, Institut Pasteur, Paris
Jean-Baptiste Charlier, Chercheur hydrogéologue, UMR G-Eau, Montpellier
Timothée Chabot, Sociologue, Postdoctorant au CRIS, Sciences Po - CNRS, Paris
Alexis Tantet, Climatologue, Professeur assistant au LMD, École Polytechnique, Palaiseau
Léa Bonnefoy, Astrophysicienne, postdoctorante au LERMA, Observatoire de Paris, Paris
Alice Meunier, Biologiste, CNRS, Institut de biologie de l'Ecole Normale Supérieure, Paris
Jean-Luc Gouzé, Mathématicien, Directeur de recherche, Inria, Sophia-Antipolis
Sébastien Triqueneaux, Ingénieur de Recherche, CNRS, Institut Néel, Grenoble
Anne-Sophie Masson, Écologue, post-doctorante, INRAE, Montpellier
Aurélien Berlan, Docteur et agrégé en philosophie, maître de conférence en Sciences économiques et gestion, ancien élève de l'ENS, Toulouse 2
Milan Bouchet-Valat, Sociologue, Chargé de recherche, Ined, Aubervilliers
Matthieu Latapy, Directeur de recherche, CNRS, Paris
Ewa Zlotek-Zlotkiewicz, Chercheuse alter-académique, Nantes
Alain Mille, Professeur Émérite, Université Lyon1
Philippe Marquet, Enseignant-chercheur en informatique, université de Lille
Jacques Testart, Biologiste, Directeur de recherches honoraire, inserm
Juliette Anglade, Ingénieur de recherche Sc. de l'environnement et Sc. de l'éducation, INRAE, Nancy
Catherine Aubertin, Directrice de recherche, IRD,
François Millet, Directeur des programmes sciences et société, Le Dôme - Caen Normandie
Bernard Ancori, Professeur émérite, Université de Strasbourg
Sakina-Dorothée Ayata, Maîtresse de conférences en écologie marine, Sorbonne Université
Frédérique Lerbet-Sereni, Professeur, UPPA
Benoît Parrein, Informatique, Enseignant-Chercheur, Polytech Nantes
Simon Benhamou, Éco-éthologiste, Directeur de recherche CNRS, CEFE, Montpellier
Natacha Coquery, Historienne, professeure des universités, Université Lumière Lyon 2
Alexis Roy, Doctorant, Laboratoire Écologie Systématique Évolution, Université Paris-Saclay
Gwenaël Rabut, Biologiste, Chargé de recherche, INSERM, Rennes
Pascale Scheromm, Géographe, INRAE, Montpellier
Sabine Girard, Géographe, Inrae, Grenoble
Klask ! Docteur·e·s et innovation sociale, Association interdisciplinaire de chercheur·se·s, Nantes
Marie Fauré, Doctorante en histoire, Laboratoire Ausonius, Université Bordeaux-Montaigne
Laurent Pagani, Astrophysicien, directeur de recherche CNRS, Observatoire de Paris
Jacques Louis, Doctorant en physico-chimie, CNRS, Collège de France, Paris
François Briens, Ingénieur et docteur en économie, actuellement sans institution de recherche, Marseille
Catherine Even, Maîtresse de conférences en physique, Université Paris-Saclay, Orsay
Vincent Pradier, Doctorant en sciences de gestion, IAE de Paris - Sorbonne, Paris, et OCCAH, Montréal
Arnaud Beck, Ingénieur de recherche en physique numérique, CNRS, Palaiseau
Ghislain Nicaise, Biologiste, Professeur émérite, Université Nice Côte d'Azur
Patrick Chames, Biologiste, Directeur de recherche CNRS, Marseille
Irénée Frérot, Physicien, Postdoc à l'Institut Néel, Grenoble
Arnaud Chiffaudel, Physicien des systèmes complexes, Chargé de recherche CNRS 1988-2012
Jean-Marie Firdio, Sociologue, Ingénieur de recherche retraité, Paris
Antoine Tiberj, Maître de conférences physique et microélectronique, Université de Montpellier
Fabien Malbet, Directeur de recherche CNRS en Astronomie et Astrophysique, Université Grenoble Alpes
Anne Blondeau Da Silva, Maître de Conférences en Ecologie, Université Limoges
Pierre Stassart, Professeur de Sociologie de l'environnement, Université de Liège
Antoine Amarilli, Maître de conférences en informatique, Palaiseau
Eric Debuire, Praticien Hospitalier, CHU Guadeloupe
Delphine Clauss, Chimiste, Doctorante, Grenoble INP UGA
François Flahault, Directeur de recherche honoraire au CNRS
Floriane Clément, Chercheure en géographie/sciences politiques, INRAE, Toulouse
Jacques Blondel, Directeur de recherche émérite au CNRS
Thérèse Six, Médecin
Mariette Gerber, Cherheur Honoraire INSERM
Mireille Navarrete, Directrice de recherche agronome, INRAE
Martine Watrelot, Chercheuse retraitée IHRIM CNRS ENS lyon
Daniel Perrier, Artiste, Enseignant-chercheur
Philippe Nabonnand, Enseignant-chercheur, Histoire des sciences, Université de Lorraine
Anne Pacquelet, Biologiste, Chargée de recherche, INSERM, Rennes
Eric Faudry, Biologiste, Directeur de recherche CEA, Grenoble
Valentin Geslin, Biologiste, Doctorant, Université de Stavanger, Norvège
Thomas Colcombet, Informaticien, Directeur de recherches CNRS, Paris,
Heidi Charvin, Enseignante-chercheure, Psychologie, Université de Rouen
Michel Raymond, Directeur de recherche CNRS, Montpellier
Maud Hallin, Doctorante en sociologie de l'environnement, Université de Liège et INRAE, Toulouse
Joelle Thollot, Professeure des universités, Grenoble INP, Grenoble
Félix Garnier, Doctorant en économie écologique, Université de Bordeaux
Cécile Tannier, Géographe, Directrice de recherche au CNRS
Sylvie Rimsky, Biologiste, Directrice de recherche CNRS
Corinne Nativel, Politiste et angliciste, Enseignante-chercheure, Université Paris-Est Créteil
Daniel Beretz, Ingénieur physicien retraité du CEA Grenoble et Cadarache
Matthieu Salpeteur, Anthropologue, IRD, Paris
Christine Lauzeral, PRAG en mathématiques, Docteur en écologie, Université Toulouse III
Virginie Cogez, Maître de conférences en biologie, Université de Lille
Laurent Marsan, Maître de conférences en informatique, Univ. Toulouse 1
Mélanie Vay, Responsable d'études et de recherche, Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice
Brigitte Chauvin, Mathématicienne, Professeur émérite, LMV, Université de Versailles Saint-Quentin
Théophile Bastian, Doctorant en informatique, Université Grenoble Alpes
Pascal Vaillant, Maître de conférences en informatique, Université Paris Nord
Simon Munier, Chercheur en hydrométéorologie, Centre National de Recherches Météorologiques
Vincent Leblan, Chargé de recherche en anthropologie, IRD
Louis Tomczyk, Doctorant en télécommunications optiques, Télécom Paris
Nathalie George, Directrice de recherche au CNRS
​​​​​​​Thierry Lepage, Directeur de recherche CNRS
Bernard Drobenko Professeur émérite des Universités - Université du Littoral Côte d'Opale
Bruno Robert, Biophysicien, Directeur de recherche, I2BC
Isabelle George, Biologiste, Chargée de recherche au CNRS, Rennes
Fanny Rybak, Maîtresse de conférence en biologie, Université Paris-Saclay
Nicolas Giret, Biologiste, Chargé de recherche CNRS, Saclay
Thierry Moutin, Océanographe, Professeur, Aix-Marseille Université
Philippe Ciblat, Professeur, Telecom Paris
Chloé Huetz, Ingénieure de recherche, Université Paris Saclay
Joana Beigbeder, Enseignante-chercheuse, IMT Mines Alès, Pau
Océane Foix, Postdoctorante, Géosciences Montpellier, Montpellier
Jean Chamel, Anthropologue, Université de Lausanne
Hugo Vanneuville, Mathématicien, chargé de recherche, CNRS, Université Grenoble Alpes
Guillaume Salagnac, Maître de conférences en informatique, INSA de Lyon

Liste complète des signataires.

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26.06.2023 à 02:00

À Toulouse, des scientifiques et étudiant·es interrompent une table ronde organisée à l’Université Paul Sabatier où était conviée TotalEnergies

À Toulouse, des scientifiques et étudiant·es interrompent une table ronde organisée à l’Université Paul Sabatier où était conviée TotalEnergies

Le 26 juin 2023, une table ronde sur « l’interdisciplinarité dans le cadre de la transition énergétique » était organisée à l’Université Paul Sabatier. A son début, vers 11h45, des membres de Scientifiques en rébellion et des étudiant·es l’ont interrompu en raison de la présence de TotalEnergies. Ils ont déployé une banderole sur laquelle était écrit « Qui sont les vrais éco-terroristes ? » et ont dénoncé à l’oral la présence de TotalEnergies.

Les liens troubles entre l’Université et la multinationale fossile avaient déjà été dévoilés par le Canard enchaîné, dans deux articles publiés le 12 octobre 2022 et le 9 novembre 2022, et également dans un article de Reporterre. On y apprenait l’intervention d’employé·es de TotalEnergies dans un master sur la transition énergétique dirigé par un enseignant qui n’a rien contre le climatoscepticisme. On y apprenait également la signature d’un contrat de 3000 € entre TotalEnergies et l’Université Paul Sabatier dans lequel cette dernière affirme qu’elle « s’abstiendra de faire toute communication directe ou indirecte, écrite ou orale, susceptible de porter atteinte à l’image et à la notoriété de TotalEnergies ».

Au cours de leur intervention, les scientifiques ont rappelé que TotalEnergies refuse d’arrêter l’ouverture de nouveaux gisements fossiles, condition sine qua non pour respecter l’accord de Paris de 2015. Ils et elles ont également listé les stratégies passées ou présentes de l’entreprise pour justifier la poursuite de sa politique, et notamment celle sur le gaz : «Total investit massivement dans le gaz en le présentant comme une alternative au charbon pour une transition bas carbone. C’est faux ! Les dernières études montrent qu’il suffit de 3% de fuites entre l’extraction du gaz et sa combustion pour que son impact climatique soit pire que celui du charbon. Or de telles fuites existent et dépassent parfois ce seuil de 3%, surtout dans le cas du gaz liquéfié pour lequel Total développe de nouvelles infrastructures en France. Total le sait et continue dire que le gaz diminue les émissions de moitié par rapport au charbon. C’est faux !! ».

Les scientifiques ont également critiqué la communication consistant à mettre en avant le développement des énergies renouvelables : « Enfin Total, met en avant ses projets d’énergie renouvelable, qui sont une bonne chose. Mais avoir des projets d’énergie renouvelable n’empêche pas les émissions de CO2 des projets fossiles – les fameuses bombes climatiques – dans l’atmosphère. Le groupe se conduit comme un alcoolique auquel on diagnostiquerait une cirrhose du foie, et qui répondrait : « OK, donc je double ma consommation d'alcool, mais tout va bien puisque ma consommation d'eau, je la triple ! » ».

Les scientifiques ont également dénoncé avec vigueur l’accord signé entre l’Université Paul Sabatier et TotalEnergies. « Pour 3000 €, on achète le silence d’une institution !!! Bravo TotalEnergies ! Après la signature, vous avez sabré le champagne et bien dû vous moquer, avec raison, des personnes irresponsables qui ont proposé et signé un pareil accord. »

Les scientifiques et les étudiant·es ont ensuite assisté à la table ronde, qui était animée par Jean-Francois Georgis, l’enseignant de l’Université mis en cause dans les articles du Canard enchaîné. La table ronde a été ponctuée par quelques échanges vigoureux, l’animateur de la table ronde qualifiant l’intervention des scientifiques et étudiant·es « d’intervention minable ». Face au rappel par les scientifiques que leur intervention s’appuie sur les rapports du GIEC, l’animateur a répondu que « le GIEC, c’est la nouvelle Bible », rappelant ainsi aux yeux de toutes et tous le peu de cas qu’il fait du contenu de ces rapports. Au cours de la table ronde, plusieurs intervenant·es ont insisté sur la responsabilité des consommateurs et de « la demande », un argument classique de TotalEnergies qui a déjà été débunké ici.

Scientifiques en rébellion est un collectif national de scientifiques révoltés par l’inaction face à l’urgence écologique. Le collectif a réalisé plusieurs actions au cours du mois de mai ciblant spécifiquement les multinationales fossiles et leurs financeurs, afin de rappeler le constat scientifique actuel : respecter l’accord de Paris nécessite de ne plus ouvrir de nouveaux gisements d’énergie fossile.

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26.05.2023 à 02:00

26 mai 2023 : AG de TotalEnergies

Plusieurs scientifiques ont participé au blocage de l’Assemblée générale de Total le 26 mai à Paris. Cette action était organisée par Alternatiba Paris, les Amis de la Terre France, Attac, et avec le soutien de Greenpeace France, 350.org, et bien sûr Scientifiques en rébellion. Elle faisait suite à une tribune que nous avions co-signée qui annonçait que « l’Assemblée générale de Total n’aura[it] pas lieu ». Malgré la répression policière dès le petit matin (gaz lacrymogènes notamment), 700 activistes ont fortement perturbé la tenue de cette assemblée. Plusieurs d’entre nous ont pris la parole et contribué à légitimer les revendications. En ligne, nous avons participé à la Twitter Storm organisée par Alternatiba : le mots-clé #BlocageTotal est a occupé le haut de l’affiche pendant les 2h de l’action, avec plus de 45 000 tweets.

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25.05.2023 à 02:00

À l’AG de BNP Paribas, huées contre les constats scientifiques sur l’urgence climatique

À l’AG de BNP Paribas, huées contre les constats scientifiques sur l’urgence climatique

Le 16 mai, trois membres du collectif Scientifiques en rébellion ont participé à l’Assemblée générale des actionnaires de BNP Paribas, aux côtés des ONG de l’Affaire BNP, afin de questionner publiquement la banque sur ses engagements climatiques. Les scientifiques y ont interpellé le Conseil d’Administration de BNP Paribas sur la base de questions rédigées collectivement avec plusieurs co-auteur·es de rapports du GIEC, pour faire suite à une lettre ouverte publiée dans L’Obs en février dernier et co-signée par plus de 600 scientifiques. Du fait de l’absence de réponse de la banque, les scientifiques n’ont eu d’autre choix que d’acheter des actions BNP Paribas pour s’inviter à son rendez-vous annuel. Elles et ils ont reçu des réponses relativement vagues de la part du Conseil d’administration, et leurs interventions ont été perturbées par des huées et des sifflets, tout comme celles des représentant·es d’ONG ou de peuples autochtones venus interroger la banque sur sa participation à des projets les affectant directement.

Malgré les allégations répétées de BNP Paribas sur sa politique climatique, les faits sont têtus. En 2022, BNP Paribas restait le premier financeur de TotalEnergies, et la première banque au niveau mondial pour le financement du pétrole et du gaz en Arctique. Cette Assemblée générale a renouvelé le mandat de deux administrateurs de la banque par ailleurs membres du Conseil d’administration de TotalEnergies, dont le président du CA de BNP Paribas, Jean Lemierre. En février 2023, BNP Paribas avait été assignée en justice par 3 ONG (Les Amis de la Terre, Oxfam, Notre Affaire à Tous) pour non respect de son devoir de vigilance environnemental. Le 10 mai dernier, des actions de désobéissance civile dans une dizaine de villes avaient été conduites par le collectif Scientifiques en rébellion, en lien avec plusieurs autres organisations, en soutien à cette action en justice.

Vidéos disponibles sur Twitter : ici et ici.

Détails

Suite à la mise en demeure et au lancement d’une action en justice contre BNP Paribas par trois ONG dans le cadre de l’Affaire BNP, puis à la lettre ouverte de 600 scientifiques au CA de BNP Paribas, la banque a annoncé le 24 janvier puis le 11 mai de nouveaux engagements concernant la diminution de ses financements aux énergies fossiles. Ces mesures représentent un pas dans la bonne direction : en stoppant tout financement direct à de nouveaux projets d’extraction de pétrole et de gaz, BNP Paribas acte que ce type de projet ne doit plus avoir lieu pour respecter l’accord de Paris sur le climat. Malheureusement, de manière incohérente, BNP Paribas ne s’engage nullement à cesser de soutenir des entreprises qui lancent de tels projets (que ce soit via des prêts, l’émission d’obligations, ou la gestion d’actifs), comme c’est le cas de TotalEnergies. Or, d’après les calculs des ONG, les obligations représentent 37 % des financements de la banque à l’industrie des énergies fossiles. BNP Paribas s’en tient aussi à un objectif très modeste de -30 % d’exposition de crédit à l’exploration-production de gaz d’ici à 2030, et assume d’investir dans de nouvelles centrales à gaz et de nouvelles infrastructures de transport, dont la durée de vie s’étalera pourtant bien au-delà de 2050.

Face à l’absence de réaction à la lettre ouverte, le collectif Scientifiques en rébellion avait soumis à la banque des questions écrites avant l’Assemblée générale. Elles ont été publiées dans le Club de Mediapart. La réponse apportée par BNP Paribas a été mise en ligne après la tenue de l’AG. La banque se contente de rappeler ses engagements récents, tout en se gardant bien de répondre de manière formelle sur les points les plus gênants pour elle. En particulier, nous avons posé explicitement la question suivante, à laquelle BNP Paribas n’a pas apporté de réponse : « Reconnaissez-vous qu’actuellement BNP Paribas continue à soutenir le développement des énergies fossiles à travers des prêts directs, les émissions d’actions et d’obligations, et via la gestion d’actifs notamment pour des tiers ? Si oui, pouvez-vous donner explicitement quels sont les montants qui financent directement ou indirectement l’expansion des énergies fossiles via les différents mécanismes ? ». Cette question était claire, et appelait une réponse simple et chiffrée.

BNP Paribas s’est également gardée de confirmer ou d’infirmer le fait que les financements qu’elle accorde à des entreprises d’énergie fossile comme TotalEnergies peuvent servir à mettre en exploitation de nouveaux gisements pétroliers ou gaziers, ce qui est en contradiction flagrante avec la prétention de la banque à être alignée sur le scénario Zéro émission nette de l’Agence internationale de l’énergie.

Cette présence des scientifiques à l’AG de BNP Paribas avait été précédée, le 10 mai, par une vague d’actions des scientifiques en rébellion dans plusieurs villes de France. Dans deux villes, des agences ont été dégradées, que ce soit en l’aspergeant de peinture (Blois) ou en recouvrant de tracts et de peinture un distributeur de billets (Nice), suivant le mode opératoire de la campagne Banque Trop Crade du collectif Extinction Rebellion, qui a mené simultanément des actions dans une vingtaine de villes. Dans d’autres villes, les scientifiques avaient recouvert d’articles scientifiques une agence (Paris), interpellé les clients et responsables d’agence (Nancy), ou recouvert d’affiches des distributeurs. Les scientifiques avaient également rappelé symboliquement le concept de « bombes climatiques » en décorant des agences de bombes factices (Lyon) ou en déposant une grosse bombe factice à proximité d’agences (Toulouse). Les scientifiques appellent en effet les nouveaux projets d’extraction fossile « bombes climatiques » car ils vont empêcher le respect de l’accord de Paris et entraîner des millions de morts.

Si le Conseil d’administration a pris le temps d’écouter et de répondre aux questions des scientifiques et des ONG présent·es à l’AG, il n’en a pas été de même dans la salle. Les interventions des scientifiques ont vite été huées, tout comme celles d’autres ONG (Reclaim Finance, ShareAction). Les représentants venus de pays du Sud (Argentine et Philippines) pour exposer les dommages pour leurs territoires et communautés de projets pétro-gaziers financés indirectement par BNP Paribas, ont quant à eux été accueillis par des huées parfois mêlées d’insultes aux relents racistes (« Go Home », « Callate », « Parlez en français »). Cette scène d’une grande violence a été une des rares occasions où les responsables des pratiques extractivistes et du dérèglement climatique se retrouvent directement face aux victimes des catastrophes qu’ils provoquent.

Questions posées lors de l’AG

Kévin Jean : « Je suis scientifique et je prends la parole au nom des 600 scientifiques, dont plusieurs co-auteurs et co-autrices de rapports du GIEC, qui ont adressé en février dernier une lettre ouverte au Conseil d’administration de BNP Paribas pour lui demander de cesser de financer de nouveaux projets pétroliers et gaziers. Le consensus scientifique est en effet parfaitement clair : pour conserver une chance de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 °C comme le prévoit l’accord de Paris de 2015 sur le climat, il faut laisser la majorité des énergies fossiles encore disponibles dans le sol et ne plus ouvrir de nouveaux gisements. Le GIEC et l’Agence internationale de l’énergie l’affirment sans détour. Vous avez entre vos mains le pouvoir de limiter la catastrophe qui s’annonce et son cortège de canicules, de sécheresses, de méga-feux, de famines, et leurs dizaines voire centaines de millions de victimes prévues. En réponse à notre interpellation et à l’action en justice lancée par plusieurs ONG pour non respect de devoir de vigilance, BNP Paribas semble reconnaître ce consensus scientifique, puisque ses nouveaux engagements pris le 11 mai dernier prévoient de ne plus financer directement l’ouverture de nouveaux champs pétroliers et gaziers. Pourtant BNP Paribas continuera à les financer via les prêts généraux aux entreprises et l’émission d’obligations jusqu’en 2030 et au-delà. Contrairement à ce qu’elle affirme, BNP Paribas n’est pas alignée sur le scénario Zéro émissions nettes de l’Agence internationale de l’énergie. Pouvez-vous vous engager à stopper immédiatement ces financements indirects ? »

Milan Bouchet-Valat : « Je m’appelle Milan Bouchet-Valat, je suis chercheur en sociologie. Je prends aussi la parole au nom des 600 scientifiques qui vous ont adressé en février dernier une lettre ouverte pour vous demander de cesser de financer de nouveaux projets pétroliers et gaziers. Les nouveaux engagements de BNP Paribas prévoient une réduction de seulement 30 % à l’horizon 2030 de son exposition de crédit à la production-exploration de gaz. Pourtant, le gaz reste une énergie fossile qui contribue fortement au dérèglement climatique. Par ailleurs, aucun engagement n’est pris concernant le financement de nouvelles centrales thermiques et d’infrastructures d’approvisionnement de gaz naturel conventionnel. Au contraire, votre banque a même affirmé dans ses engagements pris en janvier de cette année qu’elle « pourra contribuer au financement de centrales thermiques de nouvelle génération à bas taux d’émission ainsi que, le cas échéant, d’infrastructures nécessaires à la sécurité d’approvisionnement (terminaux gaziers, flotte de transport de gaz…) ». Cette déclaration est donc un soutien explicite au développement de l’industrie gazière. La durée de vie de ces infrastructures est d’au moins 30 ans : investir maintenant c’est être responsable des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2050. Pour que les États respectent l’accord de Paris sur le climat, ces infrastructures devront être arrêtées avant leur fin de vie. N’est-il pas économiquement risqué de continuer à investir dans un secteur sans avenir ? Pourquoi ne pas adopter une politique plus ambitieuse dans ce domaine ? Quand arrêterez-vous complètement tout financement direct ou indirect aux secteurs amont et aval du gaz ? »

Christine Blondel : « Je suis Christine Blondel, chercheuse en physique et grand-mère de huit petits-enfants, inquiète pour leur avenir. Quelle position portera BNP Paribas lors de l’Assemblée générale de TotalEnergies le 26 mai prochain vis-à-vis de la « stratégie climat » que la major soumettra au vote, et vis-à-vis de la résolution climat déposée par 17 de ses actionnaires ? »

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16.05.2023 à 02:00

Climat : les scientifiques et les ONG s’invitent à l’Assemblée générale de BNP Paribas

Climat : les scientifiques et les ONG s’invitent à l’Assemblée générale de BNP Paribas

Communiqué de presse commun avec les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France.

Après avoir largement alerté sur les risques liés aux soutiens de BNP Paribas au développement des énergies fossiles, des représentants de la communauté scientifique, le collectif Scientifiques en rébellion et les associations de L’Affaire BNP ont demandé des comptes au Conseil d’administration de la banque, réuni pour son Assemblée générale annuelle ce matin à Paris. Face au manque d’ambition climatique de BNP, des scientifiques dont 10 co-auteurs du GIEC (1) ont en effet remis en question la stratégie climatique de la banque, l’appelant à renoncer à alimenter les nouveaux projets pétroliers et gaziers. En réponse, le CA de BNP n’a pas fait de nouvelles annonces et poursuit son déni de la science ; les actionnaires, eux, ont accueilli les questions des scientifiques et activistes avec des huées et des insultes.

Le 23 février dernier, les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France assignaient BNP Paribas en justice pour non-respect de son devoir de vigilance climatique (2). Le lendemain, 600 scientifiques publiaient une lettre ouverte au Conseil d’administration de la banque, lui demandant de cesser urgemment de soutenir financièrement, directement ou indirectement, les nouveaux projets pétroliers et gaziers (3).

Face aux alertes qui se sont multipliées au cours des derniers mois, concernant les pratiques de BNP Paribas,  la banque a annoncé fin janvier de nouveaux engagements qui restent largement insuffisants (4). En témoignent ses nouveaux financements significatifs accordés en février 2023 à deux entreprises parmi les plus agressives dans le développement de projets fossiles : la major britannique BP et le géant saoudien Saudi Aramco (5). Si BNP Paribas a précisé ses engagements en communiquant jeudi dernier sur la fin de ses financements dédiés aux nouveaux champs pétroliers ou gaziers, le soutien financier aux entreprises qui portent ces projets et donc le développement de nouveaux projets fossiles peut hélas perdurer (6).

« Les annonces récentes et les réponses du PDG de BNP ce matin  sont insuffisantes pour répondre aux exigences scientifiques élémentaires. Est-ce que la banque demande à ses entreprises clientes de cesser de développer de nouveaux projets de pétrole et gaz ? Non. Est-ce qu’elle demande aux entreprises d’avoir un plan de sortie progressif en dehors du pétrole et gaz d’ici 2040-50 au plus tard ? Non. » déclare Justine Ripoll, responsable de campagnes pour Notre Affaire à Tous.

BNP est un poids lourd dans le financement de nouvelles bombes climatiques : comme l’a récemment révélé un rapport international publié par 624 organisations (7), BNP Paribas a même augmenté ses financements aux énergies fossiles l’année dernière, et est désormais le quatrième financeur mondial du développement des énergies fossiles avec 64,2 milliards de dollars de financements depuis 2016.

BNP Paribas est le premier financeur mondial des 9 grandes majors pétro-gazières européennes et américaines depuis 2016, et le deuxième plus gros financeur de Total (7). « Sa connivence avec Total, qui défendra encore une stratégie délétère autant pour le climat que pour les droits humains la semaine prochaine à l’occasion de sa propre assemblée générale, ne s’arrête pas là. Jean Lemierre qui s’est aujourd’hui fait réélire président de BNP continue dans le même temps de siéger au Conseil d’administration du géant des énergies fossiles », poursuit Lorette Philippot, chargée de campagne aux Amis de la Terre France.

C’est pourquoi plusieurs scientifiques ont décidé cette année de s’inviter à l’Assemblée générale de la banque afin de questionner et interpeller directement son Conseil d’administration. Olivier Aumont, chercheur en océanographie et membre du collectif Scientifiques en rébellion, explique : « Alors que les scientifiques tirent la sonnette d’alarme depuis des décennies, BNP Paribas, qui se prétend une banque verte, n’a même pas pris la peine de répondre à notre lettre ouverte signée par 600 scientifiques. Pour tenter de faire entendre le consensus scientifique concernant la catastrophe climatique en cours, nous avons dû acheter des actions de BNP Paribas pour intervenir lors de son Assemblée générale, quelques jours après que des collègues scientifiques ont mené des actions de désobéissance civile contre cette banque (8). Que faut-il faire de plus ? ».

Plusieurs questions ont été posées à l’écrit (1) et à l’oral au nom des 600 scientifiques ayant signé la lettre ouverte (2), dont dix co-auteurs de rapports du GIEC — parmi lesquels Jean Jouzel, Christophe Cassou ou Céline Guivarch. Leurs auteurs ont rappelé le consensus scientifique univoque et reconnu par l’Agence internationale de l’énergie sur la nécessité de cesser tout investissement dans de nouvelles ressources d’énergies fossiles. Ils ont appelé BNP Paribas à prendre acte de cette réalité physique en s’engageant dès ce jour à ne plus soutenir directement et indirectement de nouveaux projets de pétrole et de gaz.

Des représentants de communautés victimes en Argentine et aux Philippines de projets pétroliers et gaziers soutenus par BNP Paribas étaient également présentes à l’Assemblée générale. Ces communautés ont mis la direction de la banque face à ses responsabilités concernant les violations des droits humains et les ravages environnementaux causés par les investissements de clients clés de BNP Paribas comme Shell et Total (9).

Alexandre Poidatz, responsable de plaidoyer chez Oxfam France, conclut : « La désobéissance est du côté des actionnaires de BNP cette année. Ils nont pas laissé les scientifiques poser leurs questions. Ils ont même hué et insulté (« go back home », « cállate ») les activistes venus témoigner de l’impact dramatique des projets pétro-gaziers sur leurs territoires. »

Notes

(1) Une série de questions a été rédigée et soumise au Conseil d’administration de BNP Paribas par des membres de Scientifiques en rébellion et plusieurs co-auteurs de rapports du GIEC : Christophe Cassou (climatologue, co-auteur du 6e rapport du GIEC), Jean-Pierre Gattuso (océanographe, co-auteur du 5e rapport et de deux rapports spéciaux du GIEC), Céline Guivarch (économiste, co-autrice du 6e rapport du GIEC), Jean Jouzel (climatologue, ex-vice-président du groupe scientifique du GIEC), Wolfgang Cramer (écologue, co-auteur du 6e rapport GIEC), Jean-Baptiste Sallée (climatologue, co-auteur du 6e rapport GIEC), Julia Steinberger (économiste, co-autrice du 6e rapport GIEC), Gonéri Le Cozannet (géographe, co-auteur du 6e rapport GIEC).

Elles sont portées au nom des 600 scientifiques ayant signé la lettre ouverte du 24 février 2023. Les questions posées par les scientifiques sont disponibles sur le Club de Mediapart. Les questions des associations de « L’Affaire BNP » sont disponibles en ligne, ainsi que les réponses de BNP Paribas.

(2) Communiqué de presse et dossier de presse de l’assignation de BNP Paribas par les trois associations (février 2023).

(3) Lettre ouverte de 600 scientifiques adressée au Conseil d’administration de BNP Paribas (février 2023).

(4) Les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France (janvier 2023). L’Affaire BNP : Menacée d’une action en justice, BNP Paribas communique mais ne répond pas aux demandes des ONG.

(5) L’ONG Reclaim Finance a identifié ces deux transactions. BNP Paribas a aidé BP à émettre une obligation d’une valeur de 2,5 milliards de dollars le 9 février. Cette transaction a eu lieu alors la major a récemment revu à la baisse sur ses objectifs de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre et de sa production de pétrole et gaz. BNP également participé à l’émission d’un ensemble d’obligations d’une valeur totale de 4,5 milliards de dollars le 23 février pour Saudi Aramco, l’entreprise développant le plus de nouveaux projets pétro-gaziers au monde.

(6) Les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France (mai 2023). Climat : BNP fait un petit pas mais ne répond toujours pas au consensus scientifique.

(7) Données issues du rapport annuel et international « Banking On Climate Chaos » (avril 2023).

(8) Scientifiques en rébellion (mai 2023). Les scientifiques en rébellion dénoncent le financement de nouveaux projets d’énergie fossile par BNP Paribas. Des dizaines d’actions dans toute la France.

(9) Étaient présents : Edwin Garigue, prêtre catholique et un militant écologiste philippin qui est actuellement au cœur du mouvement de résistance contre les plans d’expansion massive du GNL dans le passage de l’île Verde ; Fernando Barraza, représentant de la communauté Mapuche de Neuquén en Argentine qui lutte contre l’accélération de l’exploitation des pétrole et gaz de schiste dans le bassin de Vaca Muerta. En savoir plus dans le dossier de presse de Reclaim Finance.

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16.05.2023 à 02:00

16 mai 2023 : AG de BNP Paribas

Après avoir largement alerté sur les risques liés aux soutiens de BNP Paribas au développement des énergies fossiles, des représentants de la communauté scientifique, le collectif Scientifiques en rébellion et les associations de L’Affaire BNP ont demandé des comptes au Conseil d’administration de la banque, réuni pour son Assemblée générale annuelle le 10 mai 2023 à Paris.

Communiqués de presse ici et .

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12.05.2023 à 02:00

Les Scientifiques en rébellion investissent Le Havre et le projet de terminal méthanier de TotalEnergies pour dénoncer le développement de nouvelles infrastructures fossiles

Les Scientifiques en rébellion investissent Le Havre et le projet de terminal méthanier de TotalEnergies pour dénoncer le développement de nouvelles infrastructures fossiles

Le 12 mai, les Scientifiques en rébellion, en coalition avec d’autres mouvements (ANV-COP21, Extinction Rebellion, Stop Eacop et Dernière Rénovation) ont ciblé TotalEnergies et son projet d’installation d’un terminal méthanier flottant au Havre. Ce projet, qui doit permettre d’importer du gaz naturel liquéfié (GNL) par bateau dès septembre 2023, va à l’encontre des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris par la France. Le consensus scientifique montre en effet la nécessité de stopper immédiatement le développement de toute nouvelle infrastructure fossile.

Cette action s’est concentrée sur trois zones distinctes : le pont mobile du Havre, les locaux de l’entreprise Haropa Port, et une bombonne de GNL dans une station service. Elle avait pour objectif de rappeler que le gaz – et en particulier le GNL – n’est en aucun cas une énergie propre ou « de transition », mais bel et bien une énergie fossile qui contribue fortement au réchauffement climatique. Elle survient deux jours après une journée d’action des mêmes collectifs dans plus de 20 villes de France ciblant la banque BNP Paribas, un des principaux financeurs de TotalEnergies et premier financeur d’énergies fossiles en Europe (précédent communiqué de presse ici).

Douze scientifiques et une vingtaine d’activistes ont tout d’abord déployé des banderoles et pris la parole devant les locaux de Haropa Port, grand port fluvio-maritime de l’axe Seine, pour condamner le soutien du port au projet de terminal méthanier flottant. Des scientifiques ont pris la parole, une scénographie artistique sur le projet d’oléoduc EACOP de TotalEnergies a eu lieu, des banderoles et des posters ont été déployés et des articles scientifiques collés sur les vitrines.

Une dizaine de scientifiques en blouses blanches et plusieurs membres des autres collectifs ont ensuite bloqué le pont mobile situé sur l’écluse François Ier qui assure le passage du fret maritime, constitué en grande partie de carburant fossile. Certain.es d’entre elles et eux se sont pour cela enchaîné.es au pont. Ce pont est symbolique car il est situé à côté du chantier de construction du projet FSRU (Floating Storage and Regasification Unit) visé. Ce navire, amarré en permanence, a pour fonction de recevoir du GNL transbordé depuis des bateaux méthaniers, de le stocker, de le ramener à l’état gazeux et de l’injecter dans le réseau de transport de gaz naturel.

Enfin, cinq scientifiques et autant de militant.es ont visé un réservoir de GNL implanté dans une station essence TotalEnergies située près du port du Havre. Ils et elles ont projeté de la peinture sur le réservoir, et y ont collé des messages de la campagne internationale de Scientist Rebellion.

Le but de ces actions était de souligner l’incompatibilité de tout nouveau projet d’extraction fossile avec l’accord de Paris sur le climat, ainsi que les impacts environnementaux et humains considérables de ces infrastructures. Ainsi, 188 scientifiques, dont des co-auteur.es du GIEC, ont récemment demandé dans Le Monde que TotalEnergies abandonne l’ensemble de ses projets fossiles. Comme l’ont affirmé 1100 scientifiques, il nous faut faire le choix maintenant d’une décroissance planifiée, adaptée, durable et équitable, et non pas attendre qu’elle nous soit imposée de manière brutale par le dérèglement du climat.

Les études scientifiques ont montré qu’en l’état actuel des technologies et réseaux, le gaz, et en particulier le GNL, contribue presque aussi fortement au changement climatique que le charbon (voir détails ci-dessous). Les scientifiques perçoivent sa croissance avec une grande inquiétude en constatant que les décisions prises par les entreprises et les États vont à l’encontre de ce qui serait nécessaire pour limiter le réchauffement climatique en-dessous de +2 °C comme le prévoit l’accord de Paris de 2015. Ces investissements dont la durée de vie se compte en décennies vont au détriment d’une véritable transition énergétique. Ce constat est partagé par le GIEC, les Nations unies ou encore l’Agence internationale de l’énergie. En développant massivement l’utilisation du gaz au prétexte de la crise énergétique actuelle, les États et l’Union européenne réfléchissent uniquement à court terme et engagent sciemment nos sociétés vers un réchauffement de plus de 2 °C. Pourtant, sécheresses, famines, feux de forêt et inondations nous donnent actuellement un aperçu des conséquences catastrophiques qu’aurait un tel réchauffement incontrôlé : déplacements de populations, conflits pour l’accès aux ressources, guerres…

Cette seconde journée d’action s’est inscrit dans le cadre d’une campagne internationale menée par le collectif Scientist Rebellion, dont le slogan est « The science is clear – but the world is still ignoring it ». Dans tous les pays du monde, les scientifiques ont porté le même message : il nous faut arrêter les nouveaux projets liés aux énergies fossiles et entamer une politique de décroissance, la seule compatible avec le respect de l’accord de Paris sur le climat. La mobilisation des scientifiques continue : en France, lors de l’Assemblée générale de BNP Paribas qui aura lieu le 16 mai, les scientifiques poseront des questions sur le financement des énergies fossiles par la banque.

Informations complémentaires

Les émissions du gaz : bien plus élevées qu’on ne le prétend

Le méthane est une énergie fossile qui est souvent présentée par ses promoteurs comme « une énergie de transition », voire peu polluante (jouant parfois pour cela de son appellation de « gaz naturel »). En effet, l’utilisation de méthane dans une centrale électrique émet lors de la combustion environ deux fois moins de CO2 que le charbon pour une énergie équivalente. Dans le monde, la principale source d’énergie pour les centrales électriques reste le charbon1 (37 % de la production) : le remplacer par du gaz pourrait paraître vertueux pour diminuer les émissions. La réalité est plus complexe.

Tout d’abord, le méthane est lui-même un gaz à effet de serre extrêmement puissant : son pouvoir réchauffant est entre 30 et 80 fois plus élevé que celui du CO2, la valeur exacte dépendant de la fenêtre temporelle sur laquelle on considère le réchauffement (à 20 ans ou 100 ans). En conséquence, si tout au long du cycle de vie du méthane (extraction, éventuelle liquéfaction ou compression, transport, pipeline, etc.), il y a des fuites de méthane de l’ordre de 2,7 %, le pouvoir réchauffant du méthane peut devenir similaire à celui du charbon (!) si on prend tout son cycle de vie en compte et pas sa seule combustion2.

Le premier problème est que de telles fuites existent, et qu’elles ont été jusqu’à présent sous-estimées. Ainsi, dans un récent article paru dans la revue scientifique Science, Alverez et al. montrent que les fuites dans les exploitations aux États-Unis représente 2,3 % de la production, une valeur qui est 60 % plus élevée que ce qui était auparavant rapporté dans les inventaires officiels3. Avec ces valeurs, le bénéfice du changement de combustible (charbon vers gaz) est quasi-nul. Certaines zones ont même montré des fuites de 3,7 % au Texas et Nouveau Mexique4.

Le rapport du GIEC le dit clairement : « Compte tenu des effets potentiels de verrouillage (lock-in) des infrastructures d’approvisionnement en énergie, le passage d’un combustible fossile à un autre est une stratégie limitée et potentiellement dangereuse, à moins qu’elle ne soit utilisée avec beaucoup de précautions et de manière limitée »5.

Le boom du GNL : une bombe climatique

La situation est pire dans le cas du gaz naturel liquéfié (GNL, ou LNG en anglais pour liquified natural gas). Le GNL est du méthane qu’on liquéfie pour pouvoir le transporter sur d’énormes bateaux. Tout d’abord, la liquéfaction et le transport du GNL est extrêmement énergivore. Dans un terminal d’export, entre 10 et 20 % du gaz est utilisé pour fournir l’énergie nécessaire à la liquéfaction6. Mais surtout, en raison des étapes supplémentaires nécessaires à sa fabrication et son transport, les taux de fuite observés sont plus élevés dans le cas du gaz naturel liquéfié que dans du transport classique de gaz par pipeline. Les études montrent des émissions de CO2 environ 25 % plus élevées lorsqu’on utilise du GNL que lorsqu’on utilise du gaz non liquéfié. Pour une application en tant que combustible dans les transports maritimes, une étude récente montre que, dans l’immense majorité des cas, le GNL conduirait à davantages d’émissions que si l’on utilisait le classique diesel marine7. Une autre étude récente trouve qu’entre le charbon et le GNL, la différence d’émission se situe entre 29 % plus faible et 16 % plus fort, pour une application en production d’énergie8. Bien loin donc de « l’énergie de transition » vantée !

Dans les dernières années, le GNL a suivi un développement sans précédent, poussé notamment par une politique américaine d’exportation de son gaz dans de nombreuses régions du monde, y compris l’Europe. Il y a actuellement en Europe 8 terminaux de GNL en construction et 38 autres proposés ; ces terminaux, s’ils sont construits, émettront plus de 950 Mt CO2eq chaque année9. La France a été, en 2022, le principal importateur de GNL américain en Europe (y compris le Royaume-Uni) avec 24 % des importations totales10.

En conclusion le GNL, en l’état actuel des technologies et réseaux, ne présente pas d’avantage significatif par rapport au charbon. Investir dans cette énergie aujourd’hui revient donc à détourner les financements et l’attention des véritables priorités que sont la décroissance de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables, pour un progrès quasi nul.

Financements

Ces actions ont été réalisées dans le cadre d’une campagne internationale organisée par Scientist Rebellion, un collectif international regroupant plus d’un millier de scientifiques mobilisés dans une trentaine de pays. Scientifiques en rébellion étant désormais la branche française de Scientist Rebellion, les campagnes internationales bénéficient de financements de la part du Climate Emergency Fund. Scientifiques en rébellion dispose également de financements provenant de dons de citoyen·nes soutenant sa démarche et qui sont utilisés pour des actions indépendantes des campagnes internationales de Scientist Rebellion.

Notes

1 https://www.iea.org/reports/world-energy-balances-overview/world

2 IPCC, AR6 WGIII, section 6.4.2.7 (2022)

3 « Assessment of Methane Emissions from the U.S. Oil and Gas », Alverez et al., Science 2018. Supply Chain

4 « Gaz bubble-tracking global LNG infrastructure », (2020)

5 IPCC, AR6 WG3, section 11.3.5 (2022)

6 « Assessment of the fuel cycle impact of liquefied natural gas – as used in international shipping », ICCT (2013)

7 « The climate implications of using LNG as a marine fuel », N. Pavlenko et al., ICCT (2020)

8 « Gaz bubble-tracking global LNG infrastructure », (2020)

9 Global Energy Monitor, Europe gas Tracker Report (2023) et Rapport Greenpeace « A qui profite la guerre ? » (2023)

10 https://www.eia.gov/dnav/ng/NG_MOVE_EXPC_S1_M.htm

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12.05.2023 à 02:00

12 mai 2023 : Contre le projet de terminal méthanier au Havre

Le 12 mai 2023, les scientifiques en rébellion, en coalition avec d’autres mouvements (ANV-COP21, Extinction Rebellion, Stop Eacop et Dernière Rénovation) ont ciblé TotalEnergies et son projet d’installation d’un terminal méthanier flottant au Havre, dans le cadre de la campagne internationale de Scientist Rebellion The Science is Clear.

Douze scientifiques et une vingtaine d’activistes ont tout d’abord déployé des banderoles et pris la parole devant les locaux de Haropa Port, grand port fluvio-maritime de l’axe Seine, pour condamner le soutien du port au projet de terminal méthanier flottant. Une dizaine de scientifiques en blouses blanches et plusieurs membres des autres collectifs ont ensuite bloqué le pont mobile situé sur l’écluse François Ier qui assure le passage du fret maritime, constitué en grande partie de carburant fossile. Enfin, cinq scientifiques et autant de militant·es ont visé un réservoir de GNL implanté dans une station essence TotalEnergies située près du port du Havre.

Suite à l’occupation du pont, 18 activistes dont 5 scientifiques ont passé la nuit en garde à vue. Un procès s'est tenu le 16 décembre 2024. Le 10 février 2025, le tribunal a prononcé une relaxe générale au nom de l'état de nécessité face au dérèglement climatique et de la liberté d'expression.

Communiqué de presse sur l'action

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10.05.2023 à 02:00

Les scientifiques en rébellion dénoncent le financement de nouveaux projets d’énergie fossile par BNP Paribas. Des dizaines d’actions dans toute la France

Les scientifiques en rébellion dénoncent le financement de nouveaux projets d’énergie fossile par BNP Paribas. Des dizaines d’actions dans toute la France

Ce 10 mai, des dizaines de scientifiques à travers la France ont participé à des actions visant à alerter sur la nécessité de ne plus ouvrir et financer de nouveaux sites et infrastructures liées à l’extraction de pétrole et de gaz. Il y a en effet un consensus scientifique sur le fait que ces projets ne sont pas compatibles avec le respect de l’Accord de Paris sur le climat, dont l’objectif est de limiter le réchauffement de la planète à beaucoup moins que +2°C, si possible +1.5°C. En raison du nombre de morts que vont causer ces nouveaux projets d’extraction d’énergies fossiles, ils ont reçu l’appellation de « bombes climatiques » dans la littérature scientifique. Cette journée, à l’initiative de Scientifiques en rébellion dans le cadre d’une campagne internationale de Scientist Rebellion, a réuni également Extinction Rebellion, ANV-COP21, Dernière Rénovation et STOP EACOP. Les actions ont visé l’un des principaux financeurs mondiaux des énergies fossiles : la banque française BNP Paribas. Cette journée prend tout son sens alors que 600 scientifiques – dont plusieurs co-auteur·es du GIEC – ont publié en février dans L’Obs une lettre ouverte demandant au conseil d’administration de BNP Paribas de ne plus financer directement ou indirectement de nouveaux projets fossiles, et qu’ils et elles n’ont obtenu aucune réponse. La date de l’assemblée générale de BNP Paribas (le 16 mai) approche, et les scientifiques entendaient rappeler à BNP Paribas que des réponses à la hauteur des enjeux sont attendues.

Des actions de nature diverse ont eu lieu dans dix villes de France (voir le détail plus bas), ce qui fait de cette journée la plus grosse action coordonnée visant les énergies fossiles et leurs financeurs, ainsi que la plus large mobilisation de scientifiques en France. A Nice, Toulouse, Paris, Blois, Nancy, Tours, Montpellier et Metz, scientifiques et militants étaient réuni·es autour d’actions communes. A Blois, la façade de l’agence BNP a été aspergée de peinture. A Nice, un distributeur de billets a été neutralisé par de la peinture noire, et la façade recouverte de tracts. A Toulouse, c’est une bombe factice de deux mètres de diamètre qui a été posée et allumée devant deux agences BNP. Sur la bombe était inscrit « bombes climatiques, qui sont les éco-terroristes ?? ». A Paris, la vitrine d’une agence a été recouverte d’articles scientifiques en lien avec les émissions des énergies fossiles, et des tracts ont été distribués aux passants et clients. A Nancy l’une des agences a été investie pour diffuser des tracts ; les scientifiques ont interpellé directement des client·es et des employée·es, faisant suite à un courrier envoyé préalablement à plusieurs directeurs et directrices d’agence de la ville. A Tours, les façades et distributeurs de plusieurs agences ont été aspergés de ont liquide visqueux et noir simulant le pétrole.

Enfin, plusieurs actions de soutien à cette journée ont été menées par des membres d’Extinction Rebellion dans la nuit du 9 au 10 mai. Dans une quinzaine de villes, des distributeurs de BNP Paribas, de la Société générale et du Crédit agricole ont été neutralisés, dans le cadre de la campagne « Banque Trop Crade » du collectif. Dans une dizaine d’autres, ce sont des façades des banques qui ont été repeintes dans le cadre de la campagne « Carnage Total » du collectif, rappelant leurs liens avec l’entreprise TotalEnergies, qui entend poursuivre ces projets d’extraction d’énergies fossiles.

A Toulouse, Paris, Nancy et Montpellier, les scientifiques ont pris publiquement la parole pour expliquer leur démarche, et les raisons qui les poussent à interpeller aujourd’hui BNP Paribas. Aude Carreric, climatologue, a souligné que « Malgré ses belles déclarations, BNP Paribas est la banque française qui investit le plus dans les énergies fossiles. Elle a par exemple été entre 2016 et 2022 la quatrième au niveau mondial pour le financement de l’expansion des énergies fossiles, et la première au niveau mondial en 2022 pour le financement du pétrole et du gaz offshore ». Julian Carrey, physicien, a dénoncé la poursuite de l’investissement dans les énergies fossiles : « 425 “bombes climatiques” ont été répertoriées dans le monde. Chacune de ces infrastructures fossiles émettra plus d’1 milliard de tonnes de CO2, et elles nous empêcheront de respecter l’accord de Paris. Le GIEC l’a encore rappelé : chaque tonne de CO2 augmente la fréquence et l’intensité des événements climatiques extrêmes, mais aussi leurs victimes. Qui sont les éco-terroristes ? ». Kévin Jean, épidémiologiste, a ajouté : « En 2023, après un 6e rapport du GIEC, des sécheresses historiques, des records climatiques qui tombent les uns après les autres, on ne peut plus se contenter des belles déclarations de principes des acteurs financiers. Les banques, et la BNP Paribas, doivent être mises devant leur responsabilité ». Fabienne Barataud, géographe, a également souligné que « selon le dernier rapport du GIEC 3,3 milliards de personnes vivent aujourd’hui dans des régions avec un haut niveau de vulnérabilité humaine au changement climatique, soit environ 40% de la population mondiale. Cette vulnérabilité est évidemment façonnée par les évolutions passées, telles que le colonialisme et son héritage actuel, et elle est socialement différenciée. Elle est donc particulièrement marquée dans les Pays du Sud. Les groupes les plus pauvres, les populations autochtones, les communautés agricoles, les femmes et les membres de groupes minoritaires sont les personnes qui subissent en premier et continueront à subir de manière plus importante, sans voie de recours, les impacts en termes de santé, de sécurité alimentaire ou d’accès à l’eau ».

Cette première journée est organisée dans le cadre d’une campagne internationale menée par le collectif Scientist Rebellion. De nombreuses actions ont lieu ce même jour dans plusieurs pays du monde, avec comme slogan « The science is clear – but the world is still ignoring it ». Dans tous les pays du monde, le message des scientifiques est le même : il nous faut arrêter les nouveaux projets liés aux énergies fossiles et entamer une politique de décroissance, la seule compatible avec le respect de l’accord de Paris sur le climat. Cette journée sera suivie par une action nationale à fort impact le 12 mai, qui visera la production d’énergies fossiles. Lors de l’AG de BNP Paribas qui aura lieu le 16 mai, les scientifiques poseront des questions sur le financement des énergies fossiles par BNP Paribas.

Le reste du document donne des détails sur les constats scientifiques justifiant ces actions et fournit le discours prononcé par certain·es scientifiques lors des actions.

Détails des actions en France, par ordre chronologique

A Grenoble, les actions avaient commencé plus tôt : c’est le 3 mai que les Scientifiques en rébellion, soutenu·es par Extinction Rebellion, ont pris pour cible une agence BNP Paribas, en centre ville. Affublée d’une banderole « Banque Trop Crade » suspendue par des grimpeurs à son fronton, l’entrée de la banque a été bloquée, le croisement routier occupé, les vitres « nettoyées » afin de dénoncer le financement « très crade » des énergies fossiles par la BNP. Plusieurs prises de paroles, un die-in, et une opération de sensibilisation (tracts) ont émaillé les trois heures de l’opération.

À Blois, le 9 mai à 20h, des activistes de Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion ont aspergé de peinture la façade de l’agence BNP. Ils ont aussi collé des affiches rappelant d’une part que limiter le réchauffement climatique nécessite de ne plus financer de nouveaux projets d’extraction d’énergie fossile, et d’autre part la responsabilité qui incombe aux membres du conseil d’administration de la banque. Enfin, les rues du centre ville ont vu fleurir des ballons de baudruche noirs, symbolisant des « bombes climatiques », et suggérant des ressources en ligne sur la campagne en cours des Scientifiques en rébellion et sur le mouvement Stop-EACOP.

A Metz, le 9 mai à 22h30, des activistes d’Extinction Rebellion et Scientifiques en rébellion ont projeté de la peinture à l’eau à l’aide de vaporisateurs sur les façades du Crédit Agricole situé rue des Clercs, lors d’une action coup de poing qui a duré moins de deux minutes. Ils et elles ont également réalisé des inscriptions à la bombe de peinture portant le message « Stop EACOP » et placardé des affiches expliquant le caractère délétère du projet EACOP ainsi que l’implication du Crédit Agricole et de sa filiale Amundi.

A Nice, le 10 mai à l’aube, des scientifiques et des militant·es d’ANV-COP21 et Extinction Rebellion ont neutralisé un distributeur de billets avec de la peinture noire rappelant le pétrole. Des tracts et des stickers soulignant la responsabilité de BNP Paribas dans le financement de projets d’extraction d’énergies fossiles et notamment les projets qualifiés de « bombes climatiques » ont été affichés sur la façade de l’agence.

À Lyon, le 10 mai au petit matin, la responsabilité de BNP Paribas a été condamnée par des scientifiques sur des pancartes attachées à des ballons noirs symbolisant les bombes climatiques financées par la banque, accrochées à plusieurs agences situées en centre ville. Des lettres ont aussi été posté dans plusieurs agences de la métropole, rappelant aux responsables d’agences BNP la responsabilité de leur banque dans le financement des énergies fossiles et leur demandant d’interpeller ses dirigeants sur leur inaction climatique.

A Tours, le 10 mai au petit matin, des activistes d’Extinction Rebellion ont projeté du liquide visqueux et de la peinture noire, simulant le pétrole, et placardé des affiches sur les façades de 4 agences de banques finançant TotalEnergies : une agence BNP, deux agences Crédit Agricole ainsi qu’une de la Société Générale.

À Toulouse, le 10 mai à 10h, les scientifiques et des membres d’ANV-COP21 ont déambulé dans les rues de la ville rose avec une bombe factice noire de deux mètres de diamètre, sur laquelle était inscrit « Bombes climatiques : qui sont les vrais éco-terroristes ?? ». Les participant·es se sont installé·es devant une première agence BNP Paribas, ont allumé la mèche de la bombe et l’ont symboliquement fait exploser, avant de jouer une scène théâtrale rappelant le greenwashing de la banque. Ensuite, devant une deuxième agence, les scientifiques ont pris la parole à côte de la bombe, et expliqué le sens de leur démarche, rappelant notamment le concept de « bombe climatique » et les millions de morts qui vont être causés par la poursuite des projets fossiles.

A Nancy, le 10 mai à 10h, des scientifiques ont pénétré dans une agence du centre-ville en demandant à s’entretenir avec un·e responsable suite au courrier d’interpellation qui avait été envoyé quelques jours plus tôt à l’ensemble des agences de la ville. L’occupation du hall de l’agence et le tractage en cours auprès des client.e.s pendant plus d’une heure et demi ont obligé différents responsables à sortir de leur bureaux alors qu’ils avaient été initialement annoncés absent·es. La responsabilité de leur banque dans la poursuite du financement des énergies fossiles, la nécessité de porter ces questions au CA du 16 mai et l’ensemble des arguments en faveur d’un arrêt immédiat de tout nouveau projet d’extraction a ainsi pu être répété encore et encore devant personnels, clients et passants, en présence également d’un journaliste de France 3 Lorraine.

A Marseille, le 10 mai à 11h, des scientifiques en blouse blanche sont entré·es dans l’agence BNP Paribas de la rue Saint-Ferréol pour parler au directeur qui les a reçu·es très cordialement. L’action était couverte par une journaliste et un photographe de La Provence. Ensuite les scientifiques ont distribué des tracts aux client·es et ont continué dans la rue. A midi, l’agence BNP de la place Castellane a été visitée mais sans possibilité d’échange avec la directrice, absente. L’action s’est donc terminée par du tractage devant l’agence et de nombreuses discussions avec un public réceptif et soutenant.

À Paris, le 10 mai à 12h, une quinzaine de scientifiques en blouse blanche et des membres d’Extinction Rebellion ont visé l’agence BNP Paribas de la place d’Alésia. Elles et ils ont recouvert ses vitres d’affiches appelant BNP Paribas à cesser ses investissements dans les énergies fossiles et d’articles scientifiques. Ils et elles ont distribué des tracts d’explication aux clients de la banque. Dans leur prise de parole, les scientifiques ont rappelé le rôle de BNP Paribas dans le financement des fossiles. Aude Carreric, climatologue, a rappelé : « Malgré ses belles déclarations, BNP Paribas reste profondément lié à l’expansion des énergies fossiles, dans toutes ses activités : prêts, émissions d’obligations, gestions d’actifs... ». Kévin Jean, épidémiologiste, a ajouté : « En 2023, après un 6e rapport du GIEC, des sécheresses historiques, des records climatiques qui tombent les uns après les autres, on ne peut plus se contenter des belles déclarations de principes des acteurs financiers. Les banques, et la BNP Paribas, doivent être mises devant leur responsabilité ».

A Montpellier, le 10 mai à 17h30, des scientifiques et des militants d’Alternatiba ont déposé une lettre à l’intention de la direction de l’agence Université de BNP Paribas. Des tracts et des banderoles ont été déployés à l’extérieur pour sensibiliser la clientèle de l’agence et les passant·es pendant qu’une prise de parole avait lieu.

Dans le Grand Est, un courrier a été envoyé à 16 agences BNP Paribas pour informer et interpeller les responsables d’agence sur l’urgence climatique et les financements de leur banque pour les énergies fossiles.

BNP Paribas et les énergies fossiles

Les actions et protestations ont ciblé BNP Paribas, car la banque française est classée première au rang des banques européennes qui financent le plus les énergies fossiles1. Entre 2016 et 2022, elle a investi 166 milliards de dollars dans le charbon, le pétrole et le gaz, ce qui la place 11e au classement des banques mondiales qui financent le plus ces secteurs. En 2022, elle a été la première banque au niveau mondial pour le financement du pétrole et du gaz offshore ; et entre 2016 et 2022, elle a été la quatrième banque mondiale pour le financement de l’expansion des énergies fossiles.

En avril 2021, BNP Paribas a rejoint la Net Zero Banking Alliance (NZBA), un programme lancé par les Nations unies pour inciter les banques à participer à la sortie des énergies fossiles. Pourtant, un mois après, alliée à d’autres banques, BNP Paribas a consenti un prêt de 10 milliards de dollars à Saudi Aramco, la société ayant les plus grands projets d’expansion pétrolière et gazière au monde. Près d’un an plus tard, un nouveau prêt de 14 milliards de dollars a été octroyé à la même compagnie. De plus, alors que le groupe BNP Paribas affirmait lors de son assemblée générale de 2022 ne pas soutenir EACOP (East Africain Crude Oil Pipeline), le gigantesque projet pétrolier de TotalEnergies en Afrique de l’Est, elle participait au même moment à un prêt de 8 milliards de dollars à TotalEnergies avec le Crédit Agricole et la Société Générale.

Les engagements de BNP Paribas portent sur une réduction de leur prêts à des projets pétroliers. Néanmoins, les émissions d’obligations et la gestion d’actifs, qui constituent des volumes financiers considérables, sont exclus de ces engagements. De plus, la politique de BNP Paribas sur le gaz, qui est également une énergie fossile très émettrice de CO2, est opaque.

Les scientifiques interpellent BNP Paribas

Les actions et protestations menées par le collectif Scientifiques en Rébellion font suite à une première interpellation de BNP Paribas sur ces investissements dans les énergies fossiles. Dans une lettre ouverte publiée le 24 février 2023 dans le magazine L’Obs, 600 scientifiques, dont plusieurs co-auteurs et co-autrices des rapports du GIEC, avaient demandé aux membres du Conseil d’administration de BNP Paribas de prendre leurs responsabilités en cessant tout soutien à l’ouverture de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. Ils et elles demandaient à BNP Paribas « d’être à l’écoute des scientifiques, et non pas d’acteurs qui continuent contre vents et marées leur politique de fabrique du doute afin de maintenir le statu quo ». Les scientifiques y interpellaient les membres du CA de BNP Paribas qui se sont engagé·es publiquement pour la sauvegarde de l’environnement, et les appelaient à démissionner si BNP Paribas continuait à soutenir directement ou indirectement l’ouverture de nouveaux gisements d’énergies fossiles. Lors de l’AG de BNP Paribas qui aura lieu le 16 mai, les scientifiques poseront à nouveau au CA des questions à ce sujet, qu’ils ont rendues publiques.

La lettre ouverte des scientifiques venait appuyer la plainte à l’encontre de BNP Paribas déposée le 23 février par trois associations (Les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France), pour non-respect de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales. Cette plainte déposée est le premier contentieux climatique mettant en cause une banque.

Émissions des infrastructures fossiles et bombes climatiques

Différents collectifs militent contre le financement des énergies fossiles en raison de l’urgence climatique à laquelle nous faisons actuellement face. Pour respecter l’Accord de Paris et ne pas dépasser une élévation de la température à + 1.5°C, il faut drastiquement réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Actuellement, les chercheurs estiment par exemple que pour avoir une forte probabilité de respecter l’Accord de Paris, une quantité limitée de CO2 doit être rejetée dans l’atmosphère. Plus précisément, ce « budget carbone restant » s’élève à environ 300 Gt de CO2 pour rester en-dessous de +1.5°C de réchauffement et environ 900 Gt de CO2 pour espérer rester en deçà de 2°C2.Au rythme actuel d’émissions de CO2 (40 Gt CO2 par an), ce budget s’amenuise très rapidement année après année.

Les scientifiques utilisent aujourd’hui le terme de « bombes climatiques » pour qualifier les infrastructures fossiles en projet qui vont émettre plus d’un milliard de tonnes de CO2 au cours de leur existence. Pourquoi ? Parce que les énergies fossiles sont la première cause de libération de CO2 dans l’atmosphère, et que ces émissions vont causer des dizaines ou centaines de millions de morts à cause de la hausse de température résultante. 425 « bombes climatiques » ont été répertoriées dans le monde3. Du fait de la hausse de température qu’elles généreront et en utilisant nos connaissances actuelles sur le taux de mortalité associé, on peut estimer que chaque bombe climatique causerait au minimum la mort de 200 000 personnes entre maintenant et la fin du siècle. 200 000  ! Le projet EACOP émettrait par exemple à lui seul 34,3 millions de tonnes de CO2 par an pendant au moins 20 ans, ce qui pourrait causer 150 000 morts d’ici à la fin du siècle4.

Face à ces constats, les multinationales des énergies fossiles sont appelées à réduire leur extraction d’hydrocarbures et de charbon, dont la combustion contribue massivement aux émissions de GES5. Pourtant, elles adoptent la tendance inverse : par exemple, TotalEnergies, qui depuis les années 1970 cherchait à dissimuler l’impact des énergies fossiles sur le réchauffement climatique6, prévoit aujourd’hui d’augmenter de 25 % ses extractions gazières d’ici 2030 et d’allouer toujours 70 % de ses investissements aux hydrocarbures sur la période 2022-20257.

Les autres impacts des infrastructures fossiles

En plus de représenter une source importante d’émissions de GES, les énergies fossiles ont d’autres conséquences dramatiques sur l’environnement. L’exploitation et le transport des hydrocarbures et du charbon se fait tout d’abord au détriment des populations locales, qui subissent les dégradations de leur milieu de vie. Le projet EACOP en est un exemple révélateur. Ce projet porte notamment atteinte aux ressources en eau et aux moyens d’existence des agriculteurs, des pêcheurs et de toutes les personnes tributaires de la richesse des ressources naturelles de la région. Une résolution d’urgence du parlement européen indique que près de 118 000 personnes seront affectées par ce méga-projet pétrolier, que plus de 100 000 personnes courent le risque imminent d’être déplacées par suite du projet EACOP (privées du libre usage de leurs terres, et donc de leurs moyens de subsistance).

L’exploitation et le transport des énergies fossiles représentent aussi une menace importante pour les écosystèmes et la biodiversité. Les accidents pendant le transport maritime d’hydrocarbures s’accompagnent de lourds dégâts, avec comme exemple récent la marée noire survenue en janvier 2022 sur plus de 40 km du littoral de la côte centrale péruvienne. Les douze mille barils de pétrole échappés, soit 1,9 millions de litres de pétrole, ont pollué durablement deux réserves naturelles protégées, entraînant la mort de milliers d’animaux – dont certains en voie d’extinction – et laissent sept mille pêcheurs artisanaux et commerçants sans travail. Un dernier exemple d’impact concerne les risques de fuites sur les oléoducs de transports terrestres. En 2022, l’oléoduc de Keystone (Etats-Unis) a déversé 2,2 millions de litres de pétrole dans les cours d’eau, tandis qu’un oléoduc en Équateur a déversé 1 million de litres de pétrole dans la forêt amazonienne.

La décroissance comme seule voie pour respecter l’accord de Paris

Depuis le rapport Meadows8, dont les enseignements généraux font largement consensus aujourd’hui, nous savons qu’une décroissance marquée et continue de la production matérielle est inévitable pour assurer la viabilité de nos sociétés modernes. La production matérielle est fortement couplée à la combustion d’énergies fossiles et donc à la production de GES. Les tenants de la croissance dite « verte » (aussi qualifiée de « développement durable »), plaident qu’un découplage entre croissance économique et dégradation planétaire pourrait être rendu possible dans le futur. Ce dogme et les solutions technologiques qu’il propose sont à la fois réfutés empiriquement9 par l’analyse historique10, actuellement inopérants, et, face à l’urgence d’une transition rapide et mondiale, impossibles à mettre en œuvre à grande échelle quand bien même de telles solutions de décarbonation existeraient. Les cas de la géo-ingénierie et du captage du CO2 sont en cela des archétypes de ce mirage technosolutionniste. Ces solutions sont considérées au mieux comme immatures, au pire comme extrêmement dangereuses et contre-productives. Le captage du CO2 n’est par exemple efficace qu’à la sortie d’une source fortement émissive : il ne règle ainsi aucunement le problème du CO2 déjà présent dans l’atmosphère et induit par effet rebond une incitation à la perpétuation de la consommation d’énergies fossiles. Il est également à noter que l’investissement massif des majors pétrolières dans le captage du CO2 vise prioritairement la technologie CCUS (Carbone Capture Usage and Storage) qui consiste à capturer le CO2 afin de le réinjecter dans la roche mère dans le but d’extraire plus d’hydrocarbures : il va sans dire que cet usage est absolument contre-productif et délétère11.

Face à l’urgence, face à l’évidence, une forme de décroissance matérielle choisie – plutôt qu’une récession subie – est le seul avenir viable et donc souhaitable à ce jour. Cette direction vers la décroissance économique, vue comme une croissance des services écosystémiques et non plus du PIB (qui n’évalue en rien le bien-être d’une société mais seulement ses flux financiers), a été longuement documentée, théorisée et expérimentée12. Elle consiste notamment à réduire le travail productif (par exemple semaine de 4 jours, journées de 4h) afin de libérer du temps au bénéfice de services écosystémiques (bénévolat en crèches, dans les maisons de retraites, à l’hôpital, dans les écoles), dans un cadre par exemple similaire à celui des pompiers volontaires. Décroître impose également une rationalisation des besoins (mobilisation agro-écologique, reprises de savoirs et savoir-faire, génération de communs), et une transformation — voire une fermeture — des structures modernes dont nous héritons13 mais qui sont incompatibles avec les objectifs de neutralité carbone à horizon 2050, pour se focaliser sur les besoins nécessaires (désengagement de l’agriculture 4.014, « low-technicisation » du numérique15, déprogrammation de la 6G et arrêt du déploiement de la 5G16, etc.). Enfin la décroissance passe nécessairement par une relocalisation et une remise en commun des pouvoirs décisionnels17, ainsi qu’une reconstruction du lien au vivant, pour pouvoir prendre réellement soin de notre environnement comme un sujet à part entière de nos sociétés18.

Afin de mettre en place au plus vite cet engagement en direction de la décroissance économique, nous, Scientifiques en rébellion, appelons TotalEnergies à stopper immédiatement tout financement de nouveaux gisements d’hydrocarbures, appelons BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale à désinvestir immédiatement leurs actifs de TotalEnergies, et appelons enfin à une concertation citoyenne et démocratique pour la mise en place d’un plan commun de sortie rapide des énergies fossiles.

Financements

Ces actions ont été réalisées dans le cadre d’une campagne internationale organisée par Scientist Rebellion, un collectif international regroupant plus d’un millier de scientifiques mobilisés dans une trentaine de pays. Scientifiques en rébellion étant désormais la branche française de Scientist Rebellion, les campagnes internationales bénéficient de financements de la part du Climate Emergency Fund. Scientifiques en rébellion dispose également de financements provenant de dons de citoyen·nes soutenant sa démarche et qui sont utilisés pour des actions indépendantes des campagnes internationales de Scientist Rebellion.

Discours prononcé

Le discours ci-dessous a été déclamé par les scientifiques le 10 mai à Toulouse , devant des agences BNP Paribas.

LANCEMENT

On devrait être dans nos labos, dans nos bureaux, en réunions ou en colloque. Mais on est là !

On pourrait avoir pris quelques congés, être avec nos familles, nos amis, bavarder, bouquiner, se promener, rêver ou bricoler. Mais on est là !

On est là parce que le déni de l’urgence climatique nous l’impose.

En science, il y a des controverses, des incertitudes, des connaissances qui évoluent et des changements de paradigmes ; ça fait partie de la méthode scientifique et c’est ce qui contribue à la construction des savoirs.

Mais il y a aussi des preuves, des constats, des démonstrations. Et des certitudes !

Et s’il y en a une aujourd’hui, c’est celle de la catastrophe climatique en cours. Le changement climatique est un fait et les activités humaines en sont responsables. Il n’y a plus de doute sur ce point.

CC & BUDGET CARBONE

Les travaux scientifiques le prouvent et le dernier rapport du GIEC l’énonce sans équivoque. À l’heure actuelle, la planète connaît déjà +1.1 C de réchauffement par rapport à l’ère pré-industrielle, réchauffement qui est entièrement dû aux émissions anthropiques.

Que va-t-il se passer ensuite ?

Les études scientifiques démontrent qu’il existe une relation directe entre le total des émissions de gaz à effet de serre accumulées dans l’atmosphère depuis l’ère pré-industrielle et l’augmentation de température. Pour stabiliser la température globale, il est donc nécessaire d’arrêter cette accumulation.

Si on se focalise sur le CO2, le principal gaz à effet de serre, on peut estimer la quantité maximale de CO2 qu’on peut se permettre d’émettre si l’on souhaite rester sous une augmentation donnée de température. C’est ce que nous appelons le budget carbone restant. Par exemple on peut calculer le budget carbone +1.5, c’est-à-dire la quantité de CO2 qui « peut » encore être émise et accumulée dans l’atmosphère avant d’atteindre +1.5.

Au rythme actuel, notre budget va être très rapidement dépensé : 4 à 7 ans pour le budget +1.5 C, 20 à 25 ans pour le budget +2 C.

La fonte des glaciers ou la montée des océans ont une lente dynamique, qui peut se poursuivre des centaines voire des milliers d’années après la stabilisation du climat, et dépendent de la trajectoire exacte suivie : il est donc capital de suivre une trajectoire suivant laquelle les émissions sont réduites au plus vite.

Si on ne fait rien très vite maintenant, les conséquences seront massives, désastreuses et hors de contrôle

3,3 milliards de personnes … c’est selon le dernier rapport du GIEC le nombre de personnes qui vivent aujourd’hui dans des régions avec un haut niveau de vulnérabilité humaine au changement climatique. Environ 40% de la population mondiale !

20 millions ! 20 millions de personnes qui, depuis 2008, sont, chaque année, déplacées pour cause d’événements climatiques extrêmes.

Cette vulnérabilité est évidemment façonnée par les évolutions passées, telles que le colonialisme et son héritage actuel, et elle est socialement différenciée. Elle est donc particulièrement marquée dans les Pays du Sud. Les groupes les plus pauvres, les populations autochtones, les communautés agricoles, les femmes et les membres de groupes minoritaires sont t les personnes qui subissent en premier et de manière plus importante, sans voie de recours, les impacts en termes de santé, de sécurité alimentaire ou d’accès à l’eau.

BOMBES CLIMATIQUES

Les scientifiques utilisent aujourd’hui le terme de « bombes climatiques » pour qualifier les infrastructures fossiles existantes ou en projet qui vont émettre plus d’un milliard de tonnes de CO2 au cours de leur existence. Pourquoi ? Parce que les énergies fossiles sont la première cause de libération de CO2 dans l’atmosphère, et que ces émissions vont causer des dizaines ou centaines de millions de morts à cause de la hausse de température résultante. 425 « bombes climatiques » ont été répertoriées dans le monde. Du fait de la hausse de température qu’elles généreront et en utilisant nos connaissances actuelles sur le taux de mortalité associé, on peut estimer que chaque bombe climatique causera la mort de 200 000 personnes entre maintenant et la fin du siècle. 200 000 ! Qui sont les éco-terroristes ?

Plusieurs études ont évalué les émissions de CO2 des infrastructures fossiles existantes ou en projet, dans l’objectif de les comparer à notre budget carbone restant. Et on peut aussi comparer notre budget carbone avec ce qu’on a en sous-sol.

Les résultats sont là : pour un réchauffement limité à +2 C, par exemple, plus aucune ressource de l’Arctique ne devrait être brûlée. Pour un réchauffement limité à +1.5 , une majeure partie des réserves, pourtant économiquement rentables, ne devraient pas être exploitées : 58% du pétrole rentable... dans le sous-sol ! 56% du gaz naturel rentable... dans le sous-sol ! 89% du charbon rentable ... dans le sous-sol.

Pour respecter l’objectif +1.5 C, le pic de la production de pétrole et de gaz aurait dû avoir lieu déjà en2020 et avoir été suivi d’un décrue d’environ 3% par an. Pour limiter le réchauffement à +1.5, on ne doit même pas continuer à exploiter l’intégralité des infrastructures existantes de combustion fossile :

il faudrait fermer certaines infrastructures avant la fin de leur durée de vie !!! L’exploitation de nouveaux gisements d’énergies fossiles est inenvisageable.

AUTRES DÉGÂTS DE L’EXPLOITATION

Inenvisageable aussi parce qu’au changement climatique, s’ajoute la dégradation des milieux de vie en raison des marées noires et des fuites.

Ainsi la liste des accidents pendant le transport maritime des hydrocarbures ne cesse de s’allonger.

2022, Pérou, 2 millions de litres de pétrole échappés, des millions de m2 de terre et de mer souillée dont deux réserves naturelles protégées, mort de milliers d’animaux – dont certains en voie d’extinction, sept mille pêcheurs artisanaux et commerçants sans travail. La responsabilité du groupe Repsol a été reconnue dans un rapport de la commission parlementaire péruvienne.

La poursuite des extractions fossiles ce sont aussi des fuites sur les oléoducs de transport terrestre des hydrocarbures bruts : Fuite à Varsovie en 2022 ; Fuite en Angleterre en 2023. Grosse fuite à Keystone, États-Unis en 2022, 2,2 millions de litres dans les cours d’eaux ! Fuite en Équateur en 2022 : 1 million de litres de pétrole brut en forêt amazonienne, touchant une zone importante pour l’approvisionnement en eau de milliers d’habitants de la région. Ce dernier exemple est particulièrement choquant car prévisible : les fuites des oléoducs dans la région sont récurrentes du fait des glissements de terrain et des chutes de pierres: 15000 barils en 2020, 11000 barils en 2013, 14000 barils en 2009.

La poursuite des extractions fossiles c’est le recours parfois à la technique du fracking, comme en Argentine, entraînant non-respect des droits des communautés autochtones, répression de groupes d’opposants, secret sur les contrats conclus avec les entreprises et sur les produits chimiques utilisés lors des opérations de fracturation hydraulique, fuites et accidents, pollution des eaux souterraines, maladies et malformations tant sur les populations humaines que sur leurs troupeaux, absence de consultations publiques et déplacement des activités agricoles, fructicoles et d’élevage.

FAUSSES ALTERNATIVES

La poursuite des énergies fossiles, c’est également présenter le gaz comme une énergie verte ou de transition. C’est ce que fait la BNP : ses engagements portent sur le pétrole, mais elle continue d’investir massivement dans le gaz.

En fait, le méthane est lui-même un gaz à effet de serre extrêmement puissant, et s’il y a des fuites de méthane de plus 3% lors de son extraction, sa compression ou son transport, le pouvoir réchauffant du méthane devient similaire à celui du charbon si on prend tout son cycle de vie en compte et pas sa seule combustion.

De telles fuites existent, et elles ont été jusqu’à présent sous-estimées. On vient de montrer que les fuites dans les exploitations aux Etats-Unis représentent 2,3% de la production, une valeur 60% plus élevée que celle des inventaires officiels jusqu’à présent.

Et pire que le gaz naturel et ses fuites, il y a le gaz naturel liquéfién le GNL ! En raison des étapes supplémentaires nécessaires à sa fabrication et son transport, les taux observés de fuite sont encore plus forts. Pour une application en tant que combustible dans les transports maritimes, une étude récente montre que, dans l’immense majorité des cas, le GNL conduirait à d’avantages d’émissions que si l’on utilisait le carburant standard !!

Or dans les dernières années, le GNL a suivit un développement sans précédent, poussé par une politique américaine d’exportation de son gaz dans de nombreuses régions du monde, y compris vers l’Europe et la France. Ceci nous enferme donc dans un futur fossile qui n’a rien à envier au charbon en termes de ravages environnementaux et climatiques.

Le rapport du GIEC le dit clairement « Compte tenu des effets potentiels de verrouillage (lock-in) des infrastructures d’approvisionnement en énergie, le passage d’un combustible fossile à un autre est une stratégie limitée et potentiellement dangereuse, à moins qu’elle ne soit utilisée avec beaucoup de précautions et de manière limitée ».

Au contraire, on assiste à un développement non contrôlé, non précautionneux, et sans garde-fous.

RESPONSABILITÉ DES ENTREPRISES (TOTAL ENERGIES) : EXPLOITATION

En dépit de tout ce que nous venons de dire sur les énergies fossiles, certaines entreprises poursuivent le développement de leurs projets écocidaires.

TotalEnergies, que la BNP finance massivement, fait partie de ces entreprises.

TotalEnergies ce sont des émissions de gaz à effet de serre dues à ses activités d’extraction, de production, et à ses produits vendus équivalentes à l’intégralité des émissions territoriales françaises.

TotalEnergies ce sont des émissions restées quasiment constantes depuis vingt ans, avec une moyenne égale à 360 millions de tonnes de CO2eq par an, et ce malgré les différents accords en faveur du climat qui ont été signés.

TotalEnergies c’est un plan d’investissement qui flèche 66% des millions de $ d’investissement sur ses nouveaux projets de pétrole et de gaz et sur la maintenance des infrastructures d’hydrocarbures.

TotalEnergies ce sont de nouveaux projets d’exploitation comme ceux de Tilenga ou d’EACOP en Ouganda et Tanzanie. Ces projets sont non seulement de véritables bombes climatiques mais aussi des atteintes graves aux populations locales et à leur environnement, dénoncées comme telles par le Parlement européen, qui a dénoncé les violations des droits humains et les risques majeurs pour l’environnement et le climat causés par ces projets. Les phases de construction et d’exploitation auront des incidences graves et délétères pour les populations situées dans les zones d’extraction pétrolière et dans celles de l’oléoduc, portant atteinte aux ressources en eau et en portant un coup irrémédiable aux moyens d’existence des agriculteurs, des pêcheurs et de toutes les personnes tributaires de la richesse des ressources naturelles de la région. La résolution indique que près de 118 000 personnes seront impactées par ce méga-projet pétrolier, et que plus de 100 000 personnes courent le risque imminent d’être déplacées par suite du projet EACOP, privées du libre usage de leurs terres, et donc de leurs moyens de subsistance.

RESPONSABILITÉ DES ENTREPRISES (TOTAL ENERGIES) : JUSTIFICATION & GREENWASHING

Alors qui sont les éco-terroristes ?

L’exemple de TotalEnergies est révélateur du cynisme de l’industrie fossile vis à vis du changement climatique. TotalEnergies est au courant de l’impact de ses produits sur le changement climatique depuis les années 1970. Elle a mis en place un travail de sape systématique de toute réglementation contraignante avec l’aide de lobbies des autres grandes entreprises fossiles internationales.

Aujourd’hui l’entreprise cherche à se faire considérer comme faisant partie des solutions : elle a recours à des mensonges éhontés ou bien à des techniques plus subtiles afin de « verdir » ses plans d’investissement aux yeux du grand public.

Parmi les mensonges éhontés, l’entreprise a tenté d’instrumentaliser les rapports du GIEC, en affirmant « le rapport du GIEC de 2022 ne dit pas qu’il ne faut plus développer de nouveau champs de pétrole ou de gaz ». Cette affirmation mensongère a été dénoncée par certain·es co-auteur·es du GIEC qui y ont répondu par une tribune en février dernier. TotalEnergies justifie également sa poursuite des projets d’extraction en misant sur le développement futur de techniques de captage et de stockage du CO2, alors que ces dernières seront incapables d’atténuer significativement les émissions de CO2 et ne pourront jamais gérer que des émissions « résiduelles ».

Les ordres de grandeur sont sans appel. La croissance verte ou les solutions technologiques qui permettraient de ne pas remettre en question notre modèle de croissance sont des mythes. Seule une politique de décroissance peut actuellement permettre de respecter l’accord de Paris.

Un des arguments principaux du discours de Total Energie est de reporter sciemment la responsabilité sur les utilisateurs et d’affirmer que l’entreprise ne ferait que « répondre à la demande ». Cet argument est fondé sur une série d’assertions fallacieuses : D’abord, depuis la révolution industrielle, l’offre énergétique a très largement créé sa propre demande en permettant le développement de technologies et d’activités qui ne constituaient aucunement des besoins préalables. Or ce qui compte ce sont bien les besoins et non pas la demande. Assimiler demande et besoins est une confusion majeure, sciemment entretenue. Cela met à égalité le carburant d’un jet privé et celui d’une voiture utilisée pour aller consulter un médecin en zone rurale. Cela évacue un enjeu absolument central quand on recherche la sobriété énergétique : faire l’inventaire des activités essentielles et de celles dont on pourrait – et devrait – se passer pour limiter le désastre climatique.

Aucune transition écologique sérieuse n’aura lieu si l’on ne met pas au coeur des débats politiques la question des modes de vie. Et puis la demande ne légitime pas tout ! Tout ce qui est à vendre n’est pas acceptable ! En effet, lorsqu’un bien ou une activité sont reconnus comme dangereux, il est normal qu’une société en interdise ou en encadre le commerce. Considérerait-on légitime l’argumentation d’un dealer clamant qu’il ne fait que répondre à la demande ?

Enfin, il est souvent affirmé que l’arrêt des exploitations fossiles par telle ou telle compagnie serait inutile puisqu’une autre prendrait aussitôt sa place. Si le constat est juste, il ne doit pas justifier le business-as-usual mais inviter à une réflexion d’ampleur sur une sortie mondiale et coordonnée des fossiles. Par exemple, en s’inspirant des traités de nonprolifération des armes chimiques ou nucléaires ou encore en s’inspirant de l’arrêt concerté de l’utilisation des CFC qui détérioraient la couche d’ozone, et ce en dépit de la résistance de certains industriels concernés.

RESPONSABILITÉ DES ÉTATS

Alors qui sont les éco-terroristes ?

Et avec l’appui de qui ces entreprises continuent-elles à menacer l’habitabilité de notre planète ?

En fait, alors qu’elles mettent en péril les conditions de vie de milliards d’humains et de non-humains, les énergies fossiles restent très généreusement subventionnées par les États et les collectivités.

Le rapport du groupe 3 du GIEC recommande clairement de réorienter les financements du problème (les énergies fossiles) vers les solutions (actions d’atténuation et d’adaptation). C’est pourtant loin d’être le cas. Alors même que les dégâts du changement climatique (canicules, sécheresses, incendies, ouragans) ont été ressentis dans de larges pans du globe, en 2022, les subventions publiques aux énergies fossiles ont atteint le record de 1 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale, d’après un rapport de l’Agence International de l’énergie. Dans la seule Union européenne, ces aides ont atteint 350 milliards de dollars. A titre de comparaison, le fond vert pour le climat - initiative portée par les Nations unies visant à transférer des fonds des pays les plus riches vers les pays les plus vulnérables au changement climatique - peine à atteindre les 10 milliards de dollars pour la période 2020-2023.

Et dans ce triste panorama, la France trouve le moyen de se distinguer : c’est le seul pays européen membre du G20 à avoir, entre 2015 et 2021, augmenté d’un quart son soutien financier au secteur. Lors de la crise énergétique récente, les mesures d’aide mises en place, comme l’aide à la pompe, n’ont pas été ciblées, et ont dans les faits bien plus profité aux tranches les plus aisées de la population. Par ailleurs, ce même rapport souligne encore que ces aides d’urgence ne sont pas allées de pair avec des changements structurels nécessaires.

En présence de faits scientifiques robustes et de leviers d’action identifiés depuis deux à trois décennies, l’inaction n’est plus un défaut de prise de conscience ou d’information : c’est un choix politique.

Ne parlons donc plus d’inaction climatique de la part des États: il semble bien qu’il y ait une action climatique des États, une action climaticide !

RESPONSABILITÉ DES BANQUES (BNP PARIBAS)

Après, les industriel et les Etats, il nous manque le troisième rouage de cette mécanique infernale : les banques qui financent ces projets écocides.

Les banques peuvent injecter de l’argent dans des entreprises fossiles par plusieurs mécanismes. 1. Le prêt pour un projet particulier. 2. L’émission d’obligations, l’obligation étant une fraction de la dette d’une entreprise. 3. L’achat pour des tiers des actions et des obligations d’entreprises déjà émises et échangées sur les marchés financiers. C’est ce qu’on appelle la gestion d’actifs ou asset management dans le milieu. Alors, quand vous ouvrez une assurance-vie, un plan d’épargne en action, la banque fait tout cela avec votre argent. Les montants en jeu sont considérables. Par exemple, BNP Paribas possède des actifs financiers équivalents au PIB de la France.

En France, trois banques se distinguent : BNP Paribas, 10eme rang au niveau mondial pour l’investissement dans les énergies fossiles, 141 milliards $ investis entre 2016 et 2021. Société générale, 21ème rang, 87 milliards $ dans les énergies fossiles. Crédit Agricole, 23ème rang, 76 milliards $ dans les énergies fossiles.

BNP Paribas est la banque française qui investit le plus dans les énergies fossiles.
Elle a par exemple été entre 2016 et 2021 la première au niveau mondial pour le financement du pétrole et du gaz en Arctique et la première au niveau européen pour le financement de l’expansion des énergies fossiles.

En avril 2021, BNP Paribas a rejoint la Net Zero Banking Alliance (NZBA), un programme lancé par les Nations unies pour inciter les banques à participer à la sortie des énergies fossiles. Pourtant, un mois après, alliée à d’autres banques, BNP Paribas a consenti un prêt de 10 milliards de dollars à Saudi Aramco, la société ayant les plus grands projets d’expansion pétrolière et gazière au monde. Près d’un an plus tard, un nouveau prêt de 14 milliards de dollars a été octroyé à la même compagnie. Entre 2016 et 2022, elle a investi 166 milliards de dollars dans le charbon, le pétrole et le gaz : c’est la 11ème au classement des banques mondiales les plus émettrices.

INTERPELLATION DE BNP PARIBAS PAR LES SCIENTIFIQUES

Dans une lettre ouverte publiée le 24 février 2023 dans le journal L’Obs, 600 scientifiques, dont plusieurs co-auteures et coautrices des rapports du GIEC, ont demandé aux membres du Conseil d’administration de BNP Paribas de prendre leurs responsabilités en cessant tout soutien à l’ouverture de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. Ces scientifiques demandent à BNP Paribas « d’être à leur écoute, et non pas à l’écoute d’acteurs qui continuent contre vents et marées leur politique de fabrique du doute afin de maintenir le statu quo ». Les scientifiques y interpellaient les quelques membres du CA de BNP Paribas qui se sont engagé·es publiquement pour la sauvegarde de l’environnement, et les appelaient à démissionner si BNP Paribas continuait à soutenir directement ou indirectement l’ouverture de nouveaux gisements d’énergies fossiles.

L’assemblée générale de BNP Paribas aura lieu le 16 mai. Nous, scientifiques, poseront à nouveau au CA de BNP Paribas des questions à ce sujet, et nous en attendons des engagements concrets et à la hauteur des enjeux, et pas un sempiternel greenwashing !

Rappelons aussi qu’une plainte a été déposée le 23 février par trois associations (Les Amis de la Terre, Notre Affaire à Tous et Oxfam), pour non-respect de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales.
Il s’agit du premier contentieux climatique mettant en cause une banque commerciale : les banques, comme les entreprises et les Etats, doivent être tenues pour responsables pénalement des millions de morts que leurs décisions vont causer.

ACTIONS DES SCIENTIFIQUES EN RÉBELLION

Nous scientifiques continuerons à apporter des preuves avec rigueur, à nourrir la réflexion commune, avec méthode, en croisant nos sources, en débattant, en enquêtant, comme nous avons été formés à le faire.

Mais parce qu’à l’évidence cela ne suffit pas à infléchir la trajectoire de notre société, nous nous interposerons aussi. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à le faire.

Aujourd’hui même, dans de nombreuses villes de France, BNP Paribas est ciblée pour dénoncer sa collusion avec TotalEnergies et les autres entreprises fossiles dont elle finance les activités.

Dans deux jours, nous convergerons pour une action nationale contre les entreprises qui ouvrent ces nouveaux projets fossiles ou les financent.

Le 16 mai, nous irons à l’AG de BNP Paribas pour écouter les réponses du conseil d’administration à nos questions et à nos demandes d’arrêter de financer les énergies fossiles.

Le 26 mai, nous appelons, comme de nombreux collectifs, à bloquer l’AG de Total Energies. Nous ne pouvons plus tolérer que des décisions mettant en péril l’habitabilité de notre planète soient prises dans l’ambiance feutrée de salons, entre champagne et petits fours.

D’autres dates suivront ; d’autres actions ; encore et encore. Parce que nous n’avons plus ni le choix, ni le temps. Parce que nous ne nous résignons pas à assister à la destruction systématique de cette planète et à l’injustice fait à ses hôtes sans réagir.

Notes

1 Banking On Climate Chaos, 2023 : Rainforest Action Network, BankTrack, Indigenous Environmental Network, Oil Change International, Reclaim Finance, Sierra Club, Urgewald. Banking On Climate Chaos 2023 report.

2 Rapport GIEC, WG1 section TS.3.3.1, Table TS.3 (2021).

3 Kühne et al, « Carbon Bombs - Mapping key fossil fuel projects », Energy Policy, 2022.

4 « Uganda’s pipeline plans face stiff opposition », Oxford Analytica, 2022.

5 Rapport GIEC, AR6, WG1 Box TS.5 (2021).

6 Bonneuil et al., Global Environnement Change, 2021.

7 TotalEnergies, « Plus d’énergies, moins d’émissions », mars 2023. Voir aussi son communiqué de presse

8 Meadows, D., Meadows, D., Randers, J., & Behrens III, W. W. (2012). Les limites à la croissance. Rue de l’échiquier, Paris.

9 Parrique, T., Barth, J., Briens, F., Kerschner, C., Kraus-Polk, A., Kuokkanen, A., & Spangenberg, J. H. (2019). Decoupling debunked. Evidence and arguments against green growth as a sole strategy for sustainability. A study edited by the European Environment Bureau EEB.

10 Bonneuil, C., & Fressoz, J. B. (2013). L’événement Anthropocène: la Terre, l’histoire et nous. Média Diffusion.

11 Sekera, J., & Lichtenberger, A. (2020). Assessing carbon capture: Public policy, science, and societal need: A review of the literature on industrial carbon removal. Biophysical Economics and Sustainability, 5, 1-28.

12 Parrique, T. (2022). Ralentir ou périr: l’économie de la décroissance. Seuil.

13 Bonnet, E., Landivar, D., & Monnin, A. (2021). Héritage et fermeture: une écologie du démantèlement. Éditions divergences.

14 L’Atelier Paysan (2022), Reprendre la terre aux machines. Manifeste pour une autonomie paysanne et alimentaire. Paris: Le Seuil, coll.«Anthropocène», 2021. Revue d’anthropologie des connaissances, 16(16-4).

15 Nova, N., & Roussilhe, G. (2020). Du low-tech numérique aux numériques situés. Sciences du Design, 11(1), 91-101.

16 Collectif Atécopol (2022) Débrancher la 5G ? Enquête sur une technologie imposée. Écosociété.

17 Le Goff, J. (2015). Alain Supiot. La gouvernance par les nombres. Cours au Collège de France (2012-2014) Fayard, 2015, 512 (6), 90-91.

18 Descola, P., & Pignocchi, A. (2022). Ethnographies des mondes à venir. Editions Seuil.

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10.05.2023 à 02:00

10 mai 2023 : Contre le financement de nouveaux projets fossiles

Le 10 mai 2023, des dizaines de scientifiques ont participé à des actions dans dix villes de France visant à alerter sur la nécessité de ne plus ouvrir et financer de nouveaux sites et infrastructures liées à l’extraction de pétrole et de gaz. Cette journée, à l’initiative de Scientifiques en rébellion dans le cadre de la campagne internationale de Scientist Rebellion The Science is Clear, a réuni également Extinction Rebellion, ANV-COP21, Dernière Rénovation et STOP EACOP.

À Nice, Toulouse, Paris, Blois, Nancy, Tours, Montpellier et Metz, scientifiques et militants étaient réuni·es autour d’actions communes. À Blois, la façade de l’agence BNP a été aspergée de peinture. À Nice, un distributeur de billets a été neutralisé par de la peinture noire, et la façade recouverte de tracts. À Toulouse, une bombe factice de deux mètres de diamètre sur laquelle était inscrit « bombes climatiques, qui sont les éco-terroristes ?? » a été posée et allumée devant deux agences BNP. À Paris, la vitrine d’une agence a été recouverte d’articles scientifiques en lien avec les émissions des énergies fossiles, et des tracts ont été distribués aux passants et clients. À Nancy l’une des agences a été investie pour diffuser des tracts. A Tours, les façades et distributeurs de plusieurs agences ont été aspergés de ont liquide visqueux et noir simulant le pétrole.

Communiqué de presse

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07.05.2023 à 02:00

Mai 2023 : The Science is Clear...

... mais le monde continue de l'ignorer. Le collectif Scientifiques en rébellion, en collaboration avec d’autres associations de désobéissance civile (Extinction Rebellion, Alternatiba - ANV-COP21, Stop Eacop), organise une campagne d'actions du 07 au 13 mai, dans le cadre d'une campagne internationale de Scientist Rebellion.

Si vous voulez plus de détails sur la campagne française en cours, c'est par ici.

Lien vers la page internationale

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10.04.2023 à 02:00

Pour alerter sur la cécité de nos sociétés, les scientifiques en rébellion bandent les yeux d'une quinzaine de statues à haute valeur symbolique

Pour alerter sur la cécité de nos sociétés, les scientifiques en rébellion bandent les yeux d'une quinzaine de statues à haute valeur symbolique

Pour la quatrième semaine consécutive, les Scientifiques en rébellion ont bandé les yeux de statues, et accroché à leurs cous des panneaux indiquant « Ne mentez plus », « Ouvrez les yeux » ou « Ceci est une urgence climatique ». Des statues à Nice, Toulouse, Paris, Montpellier, Blois, Nantes et Marseille ont été choisies pour leur côté symbolique. Il s’agit d’une action internationale, et plus d’une centaine de statues ont été affectées dans le monde, dans une quarantaine de villes réparties sur une douzaine de pays. Les scientifiques à l’origine de ces actions exigent que les personnes au pouvoir ne détournent pas le regard des résultats de la science. Le dernier rapport du GIEC montre clairement que la crise climatique et le désastre écologique menacent notre existence même, et exigent des mesures immédiates qui vont bien au-delà de ce qui est fait actuellement.

« Statue Sunday »

Scientist Rebellion a lancé l’action Statue Sunday dimanche 26 mars. L’opération a été renouvelée, essentiellement les dimanches 2, 9 et 16 avril, sur de nouvelles statues. « Les statues sont des symboles emblématiques que l’on trouve partout dans le monde. Si nos dirigeants mondiaux espèrent un jour mériter une statue, ils doivent changer radicalement leur ligne de conduite », a déclaré Spencer Heijnen, un porte-parole de l’action internationale. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur la crise climatique depuis des décennies. Ils et elles ont écrit des lettres, signé des pétitions et donné des conférences. Mais les gouvernements n’ont pas tenu compte de ces avertissements et, année après année, les émissions de gaz à effet de serre ont continué à augmenter. Pour reprendre les termes du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, « nous roulons sur l’autoroute de l’enfer climatique en appuyant à fond sur l’accélérateur », tandis qu’Emmanuel Macron osait demander, encore en ce début d’année 2023, « qui aurait pu prédire la crise écologique » dont nous subissons déjà les conséquences.

Les statues françaises

A Toulouse, quatre statues ont été prises pour cible :

  • Le buste de Jean Jaurès rend hommage à l’« Apôtre de la paix ». Cette référence illustre la convergence entre les luttes pour la justice sociale (particulièrement d’actualité), pour la paix et pour les enjeux climatiques : le GIEC a reçu en 2007 le Prix Nobel de la Paix.

  • La sculpture de Toutain : « Mère et enfant ». Dans la mise en scène des scientifiques, l’enfant s’adresse à sa mère pour lui demander d’ouvrir les yeux et de prendre ses responsabilités, comme les jeunes s’adressent à la génération aujourd’hui au pouvoir : quelle Terre leur laisserons-nous ?

  • Sur une statue représentant Antoine de Saint-Exupéry avec le Petit Prince dans un globe, les scientifiques ont accroché une citation de l’écrivain : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ». Cette citation a été placée en exergue d’un Rapport Spécial du GIEC en 2019.

  • La sculpture « L’Attrape Cœur » de James Colomina. Le street artist humaniste toulousain installe sans autorisation dans les grandes villes du monde ses œuvres de « poésie politique » évoquant entre autres la fragilité de la planète, la violence et l’exclusion.

A Paris, trois statues ont été prises pour cible :

  • La statue de la Liberté, statue iconique, connue dans le monde entier : notre liberté de respirer de l’air pur et notre liberté de vivre sont mises à rude épreuve.

  • Une statue de lion a été décorée, pour sa proximité avec le Sénat, qui doit aider à la mise en place de mesures respectueuses de l’environnement.

  • La statue Ile-de-France aux Tuileries, pour son côté central, donne de la visibilité aux alarmes des scientifiques.

À Nice, c’est la statue de Jacques Chirac qui a été choisie pour cible. En 2002, il prononçait sa fameuse phrase « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ». Vingt ans plus tard, rien n’a changé, et le dernier rapport du GIEC sort dans l’indifférence générale.

À Montpellier, c’est la statue de Jacques Cœur qui a été choisie pour cible. Grand argentier et commerçant réputé. Jacques Cœur incarne ici notre alerte sur la nécessaire transformation de notre modèle économique dans le contexte du changement climatique. Trois statues d’intellectuels de la place de la Révolution française ont également été ciblées, évoquant l’urgence d’une vraie révolution écologique face aux périls croissants qui pèsent sur le climat et la biodiversité.

À Blois, trois statues ont été prises pour cible :

  • Jeanne d’Arc, symbole de courage et de résistance, qualités nécessaires pour s’opposer aux forces du statu quo et du business-as-usual.

  • Louis XII, sur la façade du château royal, un monarque considéré modéré et à l’écoute du peuple. Ceci contraste avec les dérives autoritaires de nos dirigeants actuels.

  • Denis Papin, que l’on crédite pour avoir inventé la machine à vapeur ; c’est le symbole de la révolution industrielle, qui signe le début de l’augmentation considérable des émissions de CO2 dans les pays occidentaux.

À Nantes, il s'agit d'Anne de Bretagne, qui fut Reine de France, en particulier épouse de Louis XII dont les yeux ont été bandés à Blois.

À Marseille, il s'agit de l'Allégorie de la Durance au Palais Longchamp, point d'arrivée du canal de la Durance. La question de l'eau et de sa rareté concerne depuis longtemps la Provence mais a une actualité aussi très récente avec les méga-bassines de Sainte-Soline. Une conférence de presse a eu lieu devant la bannière pour apporter son soutien aux Soulèvements de la terre qui subit une répression policière violente de la part du gouvernement français : la Durance fait donc face aux conséquences du changement climatique cette fois-ci avec les yeux grands ouverts.

Qu’est-ce que Scientifiques en rébellion ?

Scientist Rebellion est un mouvement international de scientifiques alarmé.es par la crise climatique et écologique. Le groupe estime que la communauté scientifique a la responsabilité d’agir et de rejoindre l’avant-garde du mouvement climatique.

Scientifiques en rébellion est la branche française de Scientist Rebellion. Ses membres exercent une pression sur les gouvernements – par des actions pacifiques, créatives et perturbatrices – pour s’assurer qu’ils prennent des mesures contre la crise climatique et écologique.

Le dernier rapport du GIEC

Le 20 mars, un nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été publié. Ce rapport tire des conclusions extrêmement alarmantes. En suivant la voie actuelle, nous mettons en péril un avenir vivable et durable pour tous les habitants de la planète, écrit le GIEC. Le groupe d’experts montre que les mesures prises actuellement pour réduire les émissions sont largement insuffisantes pour respecter l’accord de Paris.

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10.04.2023 à 02:00

Avril 2023 : Statue Sunday

Trois dimanches de suite, à l’occasion de la sortie du dernier rapport du GIEC et dans le cadre d’une action internationale de Scientist Rebellion, nous avons bandé les yeux de statues, et accroché à leurs cous des panneaux indiquant « Ne mentez plus », « Ouvrez les yeux » ou « Ceci est une urgence climatique », à Nice, Toulouse, Paris, Montpellier et Blois. Plus d’une centaine de statues ont été affectées dans le monde, dans une quarantaine de villes réparties sur une douzaine de pays, pour exiger que les personnes au pouvoir ne détournent pas le regard des résultats de la science, alors que le dernier rapport du GIEC montre clairement que la crise climatique et le désastre écologique menacent notre existence même, et exigent des mesures immédiates qui vont bien au-delà de ce qui est fait actuellement.

Communiqué de presse

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31.03.2023 à 02:00

Les scientifiques en rébellion apportent leur soutien aux Soulèvements de la Terre et accablent le gouvernement

Les scientifiques en rébellion apportent leur soutien aux Soulèvements de la Terre et accablent le gouvernement

Le collectif Scientifiques en rébellion publie deux textes aujourd’hui sur son blog dans le Club de Mediapart. Le premier, « Les méga-bassines sont une maladaptation aux sécheresses et aux enjeux agricoles » est co-signé de plus de soixante hydrologues et spécialistes de l’eau, et dénonce l'inadéquation des méga-bassines aux enjeux hydrologiques, écologiques et agricoles, soulignant au contraire les multiples problèmes liés à leur installation. Ce texte est une version plus longue et détaillée d’une tribune parue dans Le Monde le 25 mars (voir le communiqué de presse du 26 mars). Le second texte, plus vindicatif, s’intitule « En soutien de la résistance, nous sommes les Soulèvements de la Terre ». Les scientifiques y affirment être complètement atterré·es par le traitement politique de la question écologique et climatique et critiquent de manière cinglante l’action du gouvernement et la « violence démesurée » dont il a fait preuve. Ils et elles considèrent que la menace de la dissolution des Soulèvements de la Terre est « le symbole d'un pouvoir qui perd les pédales dans un délire sécuritaire », alors que ce collectif écologiste propose « un autre monde, un projet de société différent et réaliste où le soin (care), le respect, la tolérance, la justice sociale sont réellement réfléchis et mis en place au quotidien. »

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30.03.2023 à 02:00

Les méga-bassines sont une maladaptation aux sécheresses et aux enjeux agricoles

Les méga-bassines sont une maladaptation aux sécheresses et aux enjeux agricoles

Nous, scientifiques, soutenons les mouvements de résistances aux projets de méga-bassines. Sans utilité réellement prouvée, ces retenues à ciel ouvert menacent la préservation de l’eau et des écosystèmes, et freinent la transformation de notre modèle agro-économique face aux sécheresses actuelles et à venir. Plus de dialogue est nécessaire entre agriculteur·ice·s, citoyen·ne·s et institutions.

Ce texte publié sur notre blog dans le Club de Mediapart est une version longue de notre tribune publiée dans Le Monde le 26 mars 2023.

« Il est possible d’assurer un avenir durable et équitable dans le domaine de l’eau. Il faut pour cela changer radicalement la façon dont nous apprécions, gérons et utilisons l’eau. Cela commence par traiter l’eau comme ce qu’elle est : notre bien collectif mondial le plus précieux, essentiel à la protection de tous les écosystèmes et de toutes les formes de vie ». Ces écrits ouvrent le rapport de synthèse sur l’économie de l’eau publié à l’occasion du sommet sur l’eau des Nations Unies en cette première semaine de printemps 2023. Ce printemps succède à un hiver exceptionnellement peu pluvieux en France, où les restrictions d’eau apparaissent déjà. La crise qui s’installe et les restrictions associées soulignent l’importance de la gestion des stockages naturels fournissant une grande partie de l’eau dont nous dépendons.

Car l’eau n’est une ressource renouvelable que si la consommation n’est pas excessive ; un équilibre en phase d’être rompu à mesure que les effets combinés du changement climatique et de la surconsommation d’eau se font sentir. Que l’on regarde dans les lacs, les rivières, les sols ou les nappes phréatiques, les quantités d’eau se réduisent en France. Contrairement à l’argent, il n’y pas d'"eau magique », il est donc très probable que la compétition entre les principaux usages de l’eau du territoire (industrie, eau potable et sanitaire, refroidissement des centrales électriques, géothermie, loisirs et évidemment agriculture) augmente.

L’agriculture utilise actuellement 45 % de l’eau consommée en France, principalement via l’irrigation. Cela représente plus de 90 % de la consommation estivale dans certaines régions. Dans un contexte de raréfaction de l’eau disponible, il est donc crucial de (re)penser notre système agricole ; une adaptation est indispensable, mais laquelle ?

Les méga-bassines, qui sont des retenues à ciel ouvert remplies en hiver par pompage des nappes phréatiques et qui alimentent ensuite l’irrigation, sont souvent présentées comme nécessaires pour « nourrir la France ». Les projets se multiplient en Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire, Centre, Bretagne et Auvergne, entre autres. D’un point de vue hydrologique, agronomique et économique, les méga-bassines sont pourtant une sérieuse attaque envers la préservation de l’eau et notre souveraineté alimentaire.

Les méga-bassines sont une mal-adaptation aux sécheresses présentes et à venir, qui nous rendront probablement plus vulnérables tout en fragilisant des écosystèmes entiers. Les eaux de surface et les eaux souterraines forment un continuum, elles sont les deux faces d’une même pièce qui interagissent fortement, il est donc vain de les traiter séparément dans la gestion de l’eau. Et comme les bassines dépendent par définition de la recharge souterraine, elles ne permettent pas de faire face à une sécheresse prolongée, où un déficit de pluie se “propage” dans l’assèchement des sols et laisse finalement les nappes à des niveaux trop bas. Même à une échelle saisonnière, un remplissage de méga-bassines (qui dure entre 2 et 3 mois) mise sur une recharge phréatique satisfaisante à la fin de l’hiver, un véritable pari quand on sait que les prévisions hydrogéologiques ne peuvent dépasser 6 mois.

Les nappes phréatiques sont de véritables tampons hydrologiques dans les paysages, amortissant les variations météorologiques vers un transit souterrain plus lent et stable. Par contraste, les méga-bassines « court-circuitent » une partie de ce cycle, exposant au passage l’eau remise en surface à une évaporation importante (7 % selon la FNSEA, plutôt 10 % voire 60 % selon les sources scientifiques) et une eutrophisation (cyanobactéries) affectant les eaux stagnantes. Plus généralement, cette mise à disposition artificielle de la ressource peut créer des « sécheresses anthropiques » directes amplifiant l’impact des sécheresses météorologiques et hydrologiques en aval des prélèvements d’eau. Ces sécheresses d’origine humaine, observées dans les dernières décennies dans la péninsule ibérique et au Chili, proviennent d’une dépendance accrue aux infrastructures d’approvisionnement en eau, et peuvent créer un cercle vicieux : les impacts des sécheresses alimentent une demande pour plus de dispositifs de stockage d’eau, accroissant par effet rebond les usages, qui causera de nouveaux déficits en eau et ainsi d’autres dégâts socioéconomiques. Et au-delà de l’hydrologie locale et aval, les retenues d’eau ont un impact sur la biodiversité des zones humides et les systèmes aquatiques avec des effets cumulés encore largement inconnus. On sait en revanche que les zones humides, havres de biodiversité, ont connu une régression massive en Europe en particulier en France, tandis que la biodiversité aquatique a globalement décru à un tiers de celle estimée en 1970.

Face à ces risques, aucune étude d’impact n’existe pour affirmer un effet positif local des bassines sur la ressource en eau. En Deux-Sèvres où les projets de méga-bassines avancent, une étude fournie par un organisme public (le BRGM) en 2022 a modélisé l’effet régional du pompage de la nappe pour le remplissage hivernal de 16 de ces réservoirs à ciel ouvert. Une contre-expertise et plusieurs collègues spécialistes ont relevé que la méthodologie utilisée ne parvient pas à décrire les dynamiques locales des nappes phréatiques, à prendre en compte les effets d’évaporation, ni enfin à intégrer les effets de sécheresses comme celles de la dernière décennie et encore moins celles – plus fréquentes et plus intenses en été – à venir. Nous ne mettons pas en cause nos collègues du BRGM, qui n’ont répondu qu’à une commande émise par la Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres avec des scénarios précis sur une période 2000-2011 peu représentative du futur, comme admis dans un communiqué de presse et plus récemment expliqué au Sénat.

Il est inacceptable que l’instrumentalisation de résultats scientifiques sortis de leur contexte, justifie des politiques de gestion de la ressource sourdes à l’intérêt collectif et à l’évaluation scientifique rigoureuse. En effet, le déploiement de dispositifs tels que les méga-bassines freine la transformation de notre modèle socio-économique et de nos modes de vie, nécessaire et urgente pour la préservation de la ressource en eau. La recherche scientifique doit contribuer à cette transformation, et non être mise au service de projets qui ne font qu’aggraver la situation ou détourner les efforts des véritables priorités.

N’oublions pas qu’à travers l’utilisation de l’eau, il s’agit aussi de notre capacité de production agricole locale pour nourrir la population française. Les méga-bassines alimenteront en fait une minorité d’exploitations (12 à 15 % en Sèvre Niortaise – Mignon, dont la moitié initialement raccordée aux bassines), avec pour effet de fragiliser l’accès à l’eau souterraine des autres producteurs (et évidemment les autres usages). Dans cette mise en concurrence, il n’est pas question de stigmatiser les agriculteurs et agricultrices, mais d’engager le dialogue. Diverses dynamiques mettent les professions agricoles sous pression : baisse du nombre de paysans, agrandissement des exploitations, et dépendance aux importations (engrais, pétrole) réduisent la souveraineté alimentaire et la résilience du système agricole. Nous conseillons de nouvelles orientations politiques et économiques pour l’agriculture​​​​​​​ afin de réellement soutenir les paysan.nes pratiquant une agriculture plus sobre en eau, plutôt que de subventionner des méga-bassines (à hauteur de 70 % des 76 M€ pour le projet en Deux-Sèvres, via l’Agence de l’eau) sans réelle contrepartie.

Au final, on peut se poser la question de l’utilité réelle des bassines, qui consiste plutôt en une « rustine hydro-sociale » (voire du « greenwashing hydrologique ») alimentant la culture du déni de l’urgence de changer de modèle de société, et où l’argent public bénéficie à un petit nombre au détriment de tous les autres. L’éthique scientifique nous impose de susciter et d’éclairer un débat démocratique, pour que soient prises des décisions collectives à la hauteur des enjeux. Pour conclure, les mobilisations contre les projets de méga-bassines nous paraissent légitimes, et les Scientifiques en rébellion estiment nécessaire d’agir pour replacer les débats scientifiques et la gestion des ressources au cœur d’une prise de décision égalitaire entre tous les acteurs.

Ce texte a été écrit collectivement par : Sylvain Kuppel (hydrologie), Odin Marc (géomorphologie), Stéphanie Mariette (génétique des populations), Laurent Lassabatère (hydrologie), Pascal Houillier (médecin, physiologie), Julien Lefèvre (informatique), et Lara Elfjiva (anthropologie sociale), membres du collectif Scientifiques en rébellion.

Avec le soutien de chercheur.se.s spécialistes :

Christian Amblard (hydrobiologie, CNRS, Clermont-Ferrand)
Sandrine Anquetin (hydroclimatologie, CNRS, Université Grenoble Alpes)
Luc Aquilina (biogéochimie des eaux souterraines, Université de Rennes 1)
Sébastien Barot (écologue, IRD, Paris)
Annette Bérard (écologie et écotoxicologie microbienne, INRAE, Centre PACA)
Gilles Billen (biogéochimie, CNRS, Sorbonne Université, Paris)
Camille Bouchez (hydrogéologie, CNAP, Université de Rennes)
Brice Boudevillain (hydrométéorologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Pierre Brigode (hydrologie, Université Côte d’Azur)
Yvan Caballero (hydrogéologie, Montpellier)
Nadia Carluer (hydrologue, INRAE, Lyon)
Aude Carreric (climatologie, Barcelona Supercomputing Center)
Simon Carrière (hydrogéologie, Sorbonne Université)
Jérémie Cavé (sciences de la durabilité, IRD, Géosciences Environnement Toulouse)
Guillaume Chagnaud (hydro-climatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble)
Jean-Baptiste Charlier (hydrogéologie, BRGM, G-Eau Montpellier)
Diego Chavez (hydrologie, Aix-Marseille Université)
Nicole Claverie (environnements géo-naturels & anthropisés, Université de Toulouse III)
Wolfgang Cramer (géographie, directeur de recherche CNRS, Aix-en-Provence)
Florian Debras (astrophysique, CNRS, Toulouse)
Bertrand Decharme (hydrologie & climatologie, CNRS, Toulouse)
Marc Deconchat (écologie des paysages, INRAE, Toulouse)
Valérie Demarez (écologue, Professeure à l’Université Toulouse III)
Agnès Ducharne (hydroclimatologue, CNRS, METIS-IPSL, Paris)
Marc Dumont (hydrogéologie, Université de Liège, Belgique)
Véronique Durand (hydrogéologie, Université Paris Saclay)
Sylvain Ferrant (agronomie et hydrologie, IRD, Toulouse)
Jérôme Gaillardet (géochimie, Institut de Physique du Globe, Paris)
Rémy Garçon (hydrométéorologie et gestion de l’eau, retraité)
Josette Garnier (biogéochimie des eaux et des sols, CNRS, Paris)
Marina Gillon (hydrogéologie, Avignon Université)
Yves Goddéris (surfaces continentales et interfaces, CNRS, Toulouse)
Marielle Gosset (hydrométéorologie, IRD, Toulouse)
Youen Grusson (hydrologie, Université de Toulouse III)
Joël Guiot (paléoclimatologie, directeur de recherche émérite CNRS, Aix Marseille Université)
Vivien Hakoun (hydrogéologie, BRGM, G-Eau Montpellier)
Basile Hector (hydrologie, IRD, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Benoit Hingray (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Laurent Husson (géologie & géophysique, ISTerre, Grenoble)
Pierre-Alain Jayet (économie de l’environnement, INRAE, Saclay)
Aglaé Jézéquel (climatologie, LMD-IPSL, Paris)
Damien Jougnot (hydrogéophysique, CNRS, Paris)
Hervé Jourde (hydrogéologie, Université de Montpellier)
Yann Kerr (hydrologie spatiale, CNES, CESBIO, Toulouse)
David Labat (hydrologie, Université de Toulouse III)
Francois Lafolie (modélisation sol et agro-hydrosystèmes, INRAE, Avignon)
Michel Lang (hydrologie, INRAE, Lyon)
Claire Lauvernet (mathématiques appliquées, hydrologie & qualité de l’eau, INRAE, Lyon)
Corinne Le Gal La Salle (hydrogéochimie, Université de Nîmes)
Patrick Le Moigne (hydrométéorologie, Météo-France, CNRM, Toulouse)
Christophe Le Roux (géochimie, CNRS, Géosciences Environnement Toulouse)
Thierry Lebel (hydroclimatologie, IRD, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Mathieu Lucas (Doctorant en Hydrologie, INRAE, Lyon​​​​​​​)
Christelle Marlin (hydrogéologie, Université Paris-Saclay)
Vincent Marc (hydrogéologie, Avignon Université)
Nicolas Massei (hydrologie, Université de Rouen Normandie)
Laurence Maurice (hydrogéochimie, IRD, Géosciences Environnement Toulouse)
Naomi Mazzilli (hydrogéologie, Université d’Avignon)
Florentina Moatar (hydrologie environnementale, INRAE)
Malo Mofakhami (sciences économiques, Université Sorbonne Paris Nord)
Jean-Marie Mouchel (sciences de l’eau, Sorbonne Université, Paris)
Claude Mugler (hydrogéologie, Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, Saclay)
Simon Munier (hydrométéorologie, CNRM, Toulouse)
Nathalie de Noblet-Ducoudré (bioclimatologie, CEA, LSCE-IPSL, Ile-de-France)
Catherine Ottlé (hydroclimatologie, CNRS, Université Paris Saclay)
Ludovic Oudin (hydrologie, Sorbonne Université, Paris)
Sébastien Pouchoulin (hydrologie, INRAE, Lyon)
Gérémy Panthou (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Aura Parmentier Cajaiba (Organisation systèmes agroécologiques, Université Côte d’Azur)
Jean-Luc Peiry (hydrologie, Université Clermont Auvergne)
Christophe Peugeot (hydrologie, IRD, Hydrosciences Montpellier)
Marie-Claire Pierret (géochimie, physicienne CNAP, Université de Strasbourg)
Séverin Pistre (hydrogéologie, Université Montpellier)
Xavier Poux (agroéconomie, AScA-IDDRI, Paris)
Agnès Rivière (hydrogéologie, MinesParis – PSL)
Antoine Séjourné (hydrogéomorphologie, GEOPS, Université Paris-Saclay)
Adrien Selles (hydrogéologie, BRGM, Montpellier)
Yves Tramblay (hydrologie, IRD, Hydrosciences Montpellier)
Christine Vallet-Coulomb (hydrologie, Maîtresse de conférences Aix-Marseille Université)
Rémi Valois (hydrogéologie et géophysique, Université d’Avignon)
Théo Vischel (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Sylvain Weill (hydrologie, ENGEES / Université de Strasbourg)
Nikola Zsolnay (Géoécologie, ENSAT-INP, Toulouse)

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30.03.2023 à 02:00

En soutien de la résistance, nous sommes les Soulèvements de la Terre

En soutien de la résistance, nous sommes les Soulèvements de la Terre

Les Soulèvements de la Terre font partie de ces collectifs qui se substituent à l’État là où ce dernier échoue à répondre à l’intérêt général. Ils proposent un autre monde, un projet de société différent et réaliste où le soin, le respect, la tolérance, la justice sociale sont réellement réfléchis et mis en place au quotidien. Nous, scientifiques en rébellion, les soutenons sans réserve.

Ce texte a été publié sur notre blog dans le Club de Mediapart.

Nous sommes des scientifiques de toutes disciplines, pour beaucoup documentant directement les bouleversements écologiques et climatiques en cours, leurs causes et leurs responsables. Nous sommes atterré·es de voir le traitement politique appliqué a la question écologique et climatique, en complète déconnexion avec les enjeux qui menacent directement nos sociétés et la majorité des écosystèmes sur Terre.

L’adaptation, la bifurcation ou l’abandon complet des projets aggravant la mise sous tension de notre environnement sont perçues comme des opinions politiques, souvent attaquées ad hominem, plutôt que comme les conséquences logiques de travaux scientifiques solides sur lesquels ces propositions légitimes s’appuient. Cela s’appliquait à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, maintenant au projet d’autoroute Castres-Toulouse et bien-sûr aux projets de méga-bassines. Celles-ci sont une maladaptation au réchauffement climatique et au manque d’eau. Autrement dit, une réponse court-termiste qui finira par aggraver le mal qu’elle prétend résoudre. Ce constat qui dépasse l’idéologie est largement partagé, et nous l’avons argumenté dans Le Monde et plus longuement ensuite dans ce blog, avec le soutien de nombreux spécialistes du domaine.

Des dizaines de milliers de personnes l’ont compris et ont convergé au cours d’un week-end, pour s’opposer à un projet pourtant parfois bien loin de leur domicile. Quelques milliers sont même allés jusqu’à prendre des risques – allant au moins jusqu’à la mutilation et le coma – pour tenter d’occuper symboliquement ce « trou » absurde. Face à cela, le gouvernement a répondu par une violence démesurée, ayant recours à des armes de guerre telles que les grenades GM2L. Le pouvoir a tenté de détourner l’attention, pointant la colère plutôt que d’en reconnaitre les causes : le refus de la destruction de notre habitat par les forces destructrices du business-as-usual.

De ce refus construit sur les faits, découle la résistance.

Les Soulèvements de la Terre font partie de ces collectifs qui se substituent à l’État là où ce dernier échoue à exister dans l’intérêt de celles et ceux qui le constituent. Leur désobéissance s’inscrit dans les traces de nombreux mouvements pour faire progresser l’état de droit, un mouvement issu des citoyen·nes et agissant dans l’intérêt du plus grand nombre.

Les Soulèvements de la Terre proposent un autre monde, un projet de société différent et réaliste où le soin (care), le respect, la tolérance, la justice sociale sont réellement réfléchis et mis en place au quotidien. Ils et elles défendent concrètement une planète vivable et vivante, dans un contexte d’écocide et de crise climatique mondiale niés, ignorés ou instrumentalisés à des fins de greenwashing par les gouvernements des pays les plus riches dont la France. A Sainte-Soline, cette envie bienveillante et joyeuse de monde meilleur était portée, partagée et vécue par les 30,000 personnes présentes.

Ce modèle de société, exemple désirable de monde où nous pourrions vivre, fait face à une diabolisation systématique par le gouvernement, allant jusqu’à vouloir réduire à néant cette « organisation » qui n’en est pas une, et entraver les individus qui y contribuent ou font exister ce projet. Nous nous interrogeons : qu’est-ce qui fait si peur au gouvernement ? Peut-être le fait que les Soulèvements puissent réussir à rendre tangible et plausible une alternative au monde capitaliste, néolibéral et écocidaire que le gouvernement défend, en rassemblant toujours plus de citoyen·ne·s dans des actions pouvant mener à un basculement.

La menace de dissolution des Soulèvements est le symbole d’un pouvoir qui perd les pédales dans un délire sécuritaire. Au déni d’écoute du peuple qu’il prétend représenter – toujours plus flagrant à chaque étape du projet de réforme des retraites – s’ajoute la caricature d’un musèlement de mouvements progressistes. Une dynamique vue dans le passé avec d’autres gouvernements aux étiquettes politiques bien moins libérales.

Si des dissolutions doivent avoir lieu pour rétablir l’« ordre » et la démocratie, commençons par celles de la BRAV-M et du gouvernement.

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26.03.2023 à 01:00

Les Scientifiques en rébellion participent au mouvement contre les méga-bassines et le justifient

Les Scientifiques en rébellion participent au mouvement contre les méga-bassines et le justifient

Des membres du collectif Scientifiques en rébellion publient dans le journal Le Monde un texte d’analyse scientifique et de dénonciation des projets de méga-bassines. Ce texte, écrit et soutenu par des scientifiques spécialistes du sujet, dénonce l’inadéquation des méga-bassines aux enjeux hydrologiques, écologiques et agricoles et souligne au contraire les multiples problèmes liés à leur installation. Le collectif Scientifiques en rébellion réaffirme son soutien aux mouvements d’opposition à de tels projets en France et sera présent le weekend du 24-26 mars lors du grand rassemblement dans les Deux-Sèvres.

Les méga-bassines, qui sont des retenues d’eau à ciel ouvert remplies en hiver par pompage des nappes phréatiques et qui alimentent ensuite l’irrigation, sont souvent présentées comme nécessaires pour « nourrir la France ». Les scientifiques du collectif jugent que « sur le plan hydrologique et économique, les méga-bassines menacent la préservation de l’eau et notre souveraineté alimentaire ». Ils et elles jugent ainsi que de multiples données scientifiques font douter des bénéfices de tels dispositifs face aux sécheresses actuelles et à venir, tandis que d’importants risques hydrologiques, écologiques et agro-économiques demeurent.

Ces scientifiques considèrent que les méga-bassines sont une mal-adaptation aux sécheresses présentes et à venir, qui nous rendront probablement plus vulnérables, tout en fragilisant des écosystèmes entiers. Comme ces réservoirs dépendent par définition de la recharge souterraine, ils ne permettent pas de faire face à une sécheresse prolongée laissant les nappes à des niveaux trop bas. Plus grave, ces retenues de substitution « court-circuitent » une partie du transit lent des nappes phréatiques et peuvent contribuer à créer des « sécheresses anthropiques » amplifiant l’impact des sécheresses météorologiques en aval des prélèvements d’eau, comme déjà observé dans la péninsule ibérique et au Chili. Au-delà de l’hydrologie locale et aval, les retenues d’eau ont un impact sur la biodiversité des zones humides et systèmes aquatiques, dont les effets cumulés restent encore largement inconnus. On sait en revanche que les zones humides, havres de biodiversité, ont connu une régression massive en Europe et en particulier en France, tandis que la biodiversité aquatique a globalement fortement décru.

Face à ces risques, il n’existe selon les scientifiques du collectif aucune étude d’impact permettant d’affirmer un effet hydrologique positif local des bassines sur la ressource en eau. En Deux-Sèvres, où les projets de méga-bassines sont très avancés, la médiatisation de l’étude de modélisation par un organisme public (le BRGM) en 2022 est donc très problématique ; si la probité du BRGM n’est pas en doute, leur étude répond à une commande déconnectée des réalités climatiques et d’hydrologie locale, comme mis en évidence par une contre-expertise et certain·e·s scientifiques. Dans leur texte, ces spécialistes jugent inacceptable « l’instrumentalisation de résultats scientifiques, sortis de leur contexte, qui justifie des politiques de gestion de la ressource sourdes à l’intérêt collectif et à l’évaluation scientifique rigoureuse », et estiment que « le déploiement des méga-bassines freine la transformation de notre modèle socio-économique et de nos modes de vie, nécessaire et urgente pour la préservation de la ressource en eau ».

Une utilisation réfléchie de l’eau est centrale pour la capacité de production agricole locale visant à nourrir la population française. Les méga-bassines alimenteront en fait une minorité d’exploitations, le plus souvent de grande taille et pouvant se permettre les investissements nécessaires, avec pour effet de fragiliser l’accès à l’eau souterraine des autres producteurs. Les scientifiques jugent que « dans cette mise en concurrence, il s’agit alors d’engager le dialogue » et conseillent « de nouvelles orientations politiques et économiques pour l’agriculture afin de soutenir les paysan.nes pratiquant une agriculture plus sobre en eau, plutôt que de subventionner des méga-bassines ». A l’occasion de la mobilisation internationale des 25-26 Mars dans les Deux-Sèvres pour la défense de l’eau, des membres de Scientifiques en rébellion, et notamment certain.es auteur.ices du texte, seront présent.es pour les manifestations. Ils et elles pourront répondre en détail aux questions des journalistes.

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26.03.2023 à 01:00

Les mégabassines sont une mal-adaptation aux sécheresses présentes et à venir

Les mégabassines sont une mal-adaptation aux sécheresses présentes et à venir

Des membres du collectif Scientifiques en rébellion publient dans le journal Le Monde un texte d’analyse scientifique et de dénonciation des projets de méga-bassines. Ce texte, écrit et soutenu par des scientifiques spécialistes du sujet, dénonce l’inadéquation des méga-bassines aux enjeux hydrologiques, écologiques et agricoles et souligne au contraire les multiples problèmes liés à leur installation. Le collectif Scientifiques en rébellion réaffirme son soutien aux mouvements d’opposition à de tels projets en France et des membres du collectif sont présents le weekend du 24-26 mars lors du grand rassemblement dans les Deux-Sèvres.

Une version longue, publiée sur notre blog dans le Club de Mediapart est disponible ici.

Ce texte a été écrit collectivement par : Lara Elfjiva (anthropologie sociale), Sylvain Kuppel (hydrologie), Odin Marc (géomorphologie), Stéphanie Mariette (génétique des populations), Laurent Lassabatère (hydrologie), Pascal Houillier (médecin, physiologie), Julien Lefèvre (informatique), membres du collectif Scientifiques en rébellion.

Avec le soutien de chercheur.se.s spécialistes :

Christian Amblard (hydrobiologie, CNRS, Clermont-Ferrand)
Sandrine Anquetin (hydroclimatologie, CNRS, Université Grenoble Alpes)
Luc Aquilina (biogéochimie des eaux souterraines, Université de Rennes 1)
Sébastien Barot (écologue, IRD, Paris)
Annette Bérard (écologie et écotoxicologie microbienne, INRAE, Centre PACA)
Gilles Billen (biogéochimie, CNRS, Sorbonne Université, Paris)
Camille Bouchez (hydrogéologie, CNAP, Université de Rennes)
Brice Boudevillain (hydrométéorologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Pierre Brigode (hydrologie, Université Côte d’Azur)
Yvan Caballero (hydrogéologie, Montpellier)
Nadia Carluer (hydrologue, INRAE, Lyon)
Aude Carreric (climatologie, Barcelona Supercomputing Center)
Simon Carrière (hydrogéologie, Sorbonne Université)
Jérémie Cavé (sciences de la durabilité, IRD, Géosciences Environnement Toulouse)
Guillaume Chagnaud (hydro-climatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble)
Jean-Baptiste Charlier (hydrogéologie, BRGM, G-Eau Montpellier)
Diego Chavez (hydrologie, Aix-Marseille Université)
Nicole Claverie (environnements géo-naturels & anthropisés, Université de Toulouse III)
Wolfgang Cramer (géographie, directeur de recherche CNRS, Aix-en-Provence)
Florian Debras (astrophysique, CNRS, Toulouse)
Bertrand Decharme (hydrologie & climatologie, CNRS, Toulouse)
Marc Deconchat (écologie des paysages, INRAE, Toulouse)
Valérie Demarez (écologue, Professeure à l’Université Toulouse III)
Agnès Ducharne (hydroclimatologue, CNRS, METIS-IPSL, Paris)
Marc Dumont (hydrogéologie, Université de Liège, Belgique)
Véronique Durand (hydrogéologie, Université Paris Saclay)
Sylvain Ferrant (agronomie et hydrologie, IRD, Toulouse)
Jérôme Gaillardet (géochimie, Institut de Physique du Globe, Paris)
Rémy Garçon (hydrométéorologie et gestion de l’eau, retraité)
Josette Garnier (biogéochimie des eaux et des sols, CNRS, Paris)
Marina Gillon (hydrogéologie, Avignon Université)
Yves Goddéris (surfaces continentales et interfaces, CNRS, Toulouse)
Marielle Gosset (hydrométéorologie, IRD, Toulouse)
Youen Grusson (hydrologie, Université de Toulouse III)
Joël Guiot (paléoclimatologie, directeur de recherche émérite CNRS, Aix Marseille Université)
Vivien Hakoun (hydrogéologie, BRGM, G-Eau Montpellier)
Basile Hector (hydrologie, IRD, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Benoit Hingray (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Laurent Husson (géologie & géophysique, ISTerre, Grenoble)
Pierre-Alain Jayet (économie de l’environnement, INRAE, Saclay)
Aglaé Jézéquel (climatologie, LMD-IPSL, Paris)
Damien Jougnot (hydrogéophysique, CNRS, Paris)
Hervé Jourde (hydrogéologie, Université de Montpellier)
Yann Kerr (hydrologie spatiale, CNES, CESBIO, Toulouse)
David Labat (hydrologie, Université de Toulouse III)
Francois Lafolie (modélisation sol et agro-hydrosystèmes, INRAE, Avignon)
Michel Lang (hydrologie, INRAE, Lyon)
Claire Lauvernet (mathématiques appliquées, hydrologie & qualité de l’eau, INRAE, Lyon)
Corinne Le Gal La Salle (hydrogéochimie, Université de Nîmes)
Patrick Le Moigne (hydrométéorologie, Météo-France, CNRM, Toulouse)
Christophe Le Roux (géochimie, CNRS, Géosciences Environnement Toulouse)
Thierry Lebel (hydroclimatologie, IRD, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Mathieu Lucas (Doctorant en Hydrologie, INRAE, Lyon​​​​​​​)
Christelle Marlin (hydrogéologie, Université Paris-Saclay)
Vincent Marc (hydrogéologie, Avignon Université)
Nicolas Massei (hydrologie, Université de Rouen Normandie)
Laurence Maurice (hydrogéochimie, IRD, Géosciences Environnement Toulouse)
Naomi Mazzilli (hydrogéologie, Université d’Avignon)
Florentina Moatar (hydrologie environnementale, INRAE)
Malo Mofakhami (sciences économiques, Université Sorbonne Paris Nord)
Jean-Marie Mouchel (sciences de l’eau, Sorbonne Université, Paris)
Claude Mugler (hydrogéologie, Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, Saclay)
Simon Munier (hydrométéorologie, CNRM, Toulouse)
Nathalie de Noblet-Ducoudré (bioclimatologie, CEA, LSCE-IPSL, Ile-de-France)
Catherine Ottlé (hydroclimatologie, CNRS, Université Paris Saclay)
Ludovic Oudin (hydrologie, Sorbonne Université, Paris)
Sébastien Pouchoulin (hydrologie, INRAE, Lyon)
Gérémy Panthou (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Aura Parmentier Cajaiba (Organisation systèmes agroécologiques, Université Côte d’Azur)
Jean-Luc Peiry (hydrologie, Université Clermont Auvergne)
Christophe Peugeot (hydrologie, IRD, Hydrosciences Montpellier)
Marie-Claire Pierret (géochimie, physicienne CNAP, Université de Strasbourg)
Séverin Pistre (hydrogéologie, Université Montpellier)
Xavier Poux (agroéconomie, AScA-IDDRI, Paris)
Agnès Rivière (hydrogéologie, MinesParis – PSL)
Antoine Séjourné (hydrogéomorphologie, GEOPS, Université Paris-Saclay)
Adrien Selles (hydrogéologie, BRGM, Montpellier)
Yves Tramblay (hydrologie, IRD, Hydrosciences Montpellier)
Christine Vallet-Coulomb (hydrologie, Maîtresse de conférences Aix-Marseille Université)
Rémi Valois (hydrogéologie et géophysique, Université d’Avignon)
Théo Vischel (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Sylvain Weill (hydrologie, ENGEES / Université de Strasbourg)
Nikola Zsolnay (Géoécologie, ENSAT-INP, Toulouse)

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04.03.2023 à 01:00

Les « Scientifiques en rébellion » dénoncent les ravages des pesticides lors de l’action « Printemps silencieux – Le Off du Salon de l’Agriculture

Les « Scientifiques en rébellion » dénoncent les ravages des pesticides lors de l’action « Printemps silencieux – Le Off du Salon de l’Agriculture

Une centaine de scientifiques et de citoyen.nes de diverses disciplines venus de toute la France (Paris, Montpellier, Toulouse, Nice, Lyon, Marseille, Grenoble, Rennes, etc.) se sont rassemblé.es samedi 4 mars à Paris devant le Muséum National d’Histoire Naturelle, pour dénoncer les conséquences catastrophiques du recours massif aux pesticides et promouvoir un autre modèle agricole. Cette action est menée par Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion, avec les ONG Pollinis, Générations futures, Avenir Santé Environnement et Alerte des Médecins sur les Pesticides.

Une centaine de personnes, dont une majorité de scientifiques, soutenu.es par des représentant.es d’ONG, ont formé un cortège funèbre sous la bannière « Printemps silencieux : les pesticides tuent » lors d’une action organisée au Muséum National d’Histoire Naturelle.

Des prises de parole se sont succédé sur fond de die-in et au rythme du slogan « Non à l’écocide – Stop aux pesticides » et de coups de gong. Les artistes Red rebels, vêtues de rouge pour symboliser le sang des espèces éteintes, ont déambulé parmi les participant.es vêtu.es de noir et les scientifiques en blouses blanches.

Cette action, qui s’est déroulée en parallèle du Salon de l’Agriculture, fait référence au célèbre livre Printemps silencieux de la biologiste nord-américaine Rachel Carson, première lanceuse d’alerte en 1962 sur la dangerosité des pesticides de synthèse.

60 ans après la publication de cet ouvrage, les preuves scientifiques sur les ravages des pesticides s’accumulent, comme le rapportent notamment les expertises collectives menées par les instituts publics français : sur la santé humaine (INSERM 2013, 2021) et sur la biodiversité et les écosystèmes (INRAE-IFREMER, 2022).

En infiltrant les sols, l’air et les milieux aquatiques, les pesticides contaminent l’environnement et participent à l’extinction de masse des populations d’insectes et d’oiseaux. Cette extinction dramatique constitue une menace majeure qui risque de provoquer l’effondrement des écosystèmes et de la production agricole dont nos sociétés dépendent (United Nations Report, 2019).

« Les études scientifiques montrent une chute fulgurante d’abondance des insectes, dont certains pollinisateurs, qui atteint de 60 à 80% en Europe depuis 30 ans (Wagner et al., 2021 ; Goulson, 2023) ainsi qu’un déclin massif de 30% des populations d’oiseaux d’habitats agricoles en 30 ans en France (Fontaine et al., 2020) » alerte Kaïna Privet, écologue, pour Scientifiques en rébellion.

Les dommages des pesticides sur l’environnement se doublent du drame de leur toxicité sur la santé humaine, qui touche en premier lieu les professionnel.les du monde agricole.

« Les scientifiques documentent, encore et encore, que les pesticides neurotoxiques favorisent effectivement les troubles cognitifs et les maladies neurodégénératives, que les pesticides ressemblant à des hormones naturelles exercent bien des effets perturbateurs endocriniens sur tous les êtres vivants dont l’humain, ou encore que les pesticides épandus à moins de 1,5 km des habitations augmentent les risques de troubles du neuro-développement chez l’enfant (Gunier et al, 2017). » rappelle Laurence Huc, toxicologue, au nom de Scientifiques en rébellion.

Malgré ce constat scientifique accablant, la France figure parmi les principaux pays consommateurs de pesticides en Europe, avec plus de 70 000 t/an, et n’a respecté aucun de ses plans successifs de réduction de l’usage des pesticides (plans Ecophyto). Pire, les centaines de millions d’euros investis dans cet objectif ont abouti à une hausse de plus de 20% de l’utilisation de pesticides, une contradiction qui a été épinglée par la Cour des comptes en 2020.

Alors qu’un nouveau plan Ecophyto 2030 vient d’être annoncé par le gouvernement, sans aucun objectif de réduction des produits phytosanitaires, il est urgent que les responsables politiques prennent la mesure des constats scientifiques et engagent un changement radical de modèle agricole.

« Fort.es des résultats des recherches et scénarios d’agronomes et économistes, nous demandons des politiques publiques urgentes pour la transition radicale de nos modèles agricoles, vers l’agroécologie, une agriculture valorisant la biodiversité végétale et animale, avec une réduction de 60% des pesticides pour 2030 et de 90% d’ici 2050. Cela implique d’augmenter massivement les aides pour l’agroécologie et, en particulier l’agriculture biologique, développer l’agroforesterie, doubler les haies, augmenter les bandes enherbées, réduire de moitié l’élevage intensif en divisant par quatre les cultures fourragères annuelles (maïs, ensilage) au profit des prairies et cultures de légumineuses. Cela requiert une réduction de moitié de la consommation de viande. Stopper l’artificialisation des sols et les restaurer sont également essentiels pour stocker le carbone (Billen et al, 2021 ; Tibi et al., 2022 ; Solagro, 2022, Jacquet et al, 2022). », explique Florence Volaire, écologue, au nom de Scientifiques en rébellion.

Les dégâts dus à l’utilisation massive de pesticides ne sont qu’un des problèmes écologiques majeurs engendrés par l’agriculture intensive. La destruction des habitats, avec notamment la suppression de 70% des haies depuis 70 ans, aggrave la perte de biodiversité. De plus, l’agriculture est responsable de 20 à 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

En remettant le vivant au cœur des choix de société, sa restauration et sa préservation au centre des politiques agricoles, il est démontré qu’un cercle vertueux est possible, avec des agriculteur.rices qui ne tombent plus malades, des écosystèmes diversifiés et dynamiques, une eau et un air plus sains pour tous les êtres vivants !

Citations :

« Les sciences sociales décrivent comment les lobbies de l’agrochimie usent de moyens colossaux pour dénigrer la science, produire du doute, instrumentaliser les institutions et influencer les autorités sanitaires françaises et européennes pour que rien ne change (Thébaud-Mony A, 2014 ; Jas N, 2017 ; Dedieu F, 2022 ; Jouzel JN, 2020) » déclare Laurence Huc, toxicologue, pour Scientifiques en rébellion.

Le mouvement Extinction Rebellion (XR), via sa campagne Changement de régime, fustige « l’influence de la FNSEA dans les prises de décisions politiques. Ce syndicat majoritaire défend le statu quo et l’agrobusiness, et encourage les agriculteurs à manifester pour la réintroduction des néonicotinoïdes. XR, qui a fait des actions au Salon de l’Agriculture, devant le ministère de l’Agriculture, au Conseil National de l’Alimentation, devant le siège de la FNSEA et les chambres d’agriculture, va continuer à lutter activement contre ce lobbying mortifère et pour un réel changement de régime agricole et politique ».

Nicolas Laarman, délégué général de POLLINIS rappelle que : « L’effondrement de la biodiversité nous privera à terme de ce qu’on appelle aujourd’hui les services écosystemiques indispensables, assurés par les organismes vivants : la pollinisation de nos cultures alimentaires et de 85% des plantes à fleurs connues à travers le monde, par les abeilles et les insectes pollinisateurs. C’est donc un sentiment d’urgence qui nous pousse donc à agir aujourd’hui aux côté de Scientifiques en rébellion, et le poids écrasant de la responsabilité morale vis-à-vis des jeunes générations auxquelles nous nous apprêtons à léguer un monde silencieux, vidé d’une part essentielle de la diversité et de la beauté qui enchantent l’humanité depuis des millénaires. »

Nadine Lauverjat, Déléguée générale de l’association Générations futures, a souligné que : « Les victimes des pesticides, méprisées par un trop grand nombre de décideurs pendant des décennies, ne peuvent plus être ignorées. Si nous n'agissons pas vite, nos enfants nous accuseront et ils auront raison. Nous devons sortir au plus vite de notre dépendance aux pesticides, il en va de notre survie et aussi de celle de tout le vivant. Il n'est plus question d'optimisme ou de pessimisme mais d'une détermination immense que nous portons toutes et tous ce jour ».

Pierre-Michel Perinaud, d’Alerte des médecins sur les pesticides, explique : « Nous devons mettre en parallèle l’expertise de l’Inrae sur l’impact des pesticides sur la biodiversité (2022) avec la seconde expertise de l’Inserm (2021) concernant les effets sur la santé humaine. On voit bien que sur les professionnels, les populations riveraines et en population générale, ces effets sont de mieux en mieux documentés sur un nombre toujours plus grand de pathologies. Mais que la perte de biodiversité associée à l’usage des pesticides représente une menace au moins aussi importante sur la santé que les effets directs. »

Franck Rinchet-Girollet, porte parole de Avenir Santé Environnement, témoigne du combat que mène l’association : « En Charente-maritime, sur un secteur impacté par un cluster de cancers pédiatriques, nous luttons contre tous types de pollution pouvant aggraver ou déclencher des pathologies. Depuis quelques années les résultats en matière de pesticides sont alarmants. 41 molécules dans l’air, des CMR dans l’eau, la contamination est systémique : tous les milieux sont touchés, l'impact sur la santé est sous-évalué car l'effet cocktail des pesticides présents dans l'environnement n'est pas pris en considération. Nous ne pouvons plus entendre que les impératifs de production et d'exportation doivent primer sur la santé, et nous ne supporterons plus que nos enfants et ceux qui viendront après eux soient exposés à ces produits ! »

Références à la littérature scientifique

Les chiffres de l’extinction

EFFONDREMENT DE 80% DES POPULATIONS D’INSECTES EN 30 ANS

Hallmann CA, Sorg M, Jongejans E, Siepel H, Hofland N, et al. (2017) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. PLOS ONE 12(10): e0185809. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0185809

PERTE DE 30% DES POPULATIONS D’OISEAUX AGRICOLES EN 30 ANS

Fontaine B., Moussy C., Chiffard Carricaburu J., Dupuis J., Corolleur E., Schmaltz L., Lorrillière R., Loïs G., Gaudard C. 2020. Suivi des oiseaux communs en France 1989-2019 : 30 ans de suivis participatifs. MNHN- Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation, LPO BirdLife France - Service Connaissance, Ministère de la Transition écologique et solidaire. 46 pp.

1 PLANTE SUR 5 EST MENACÉE D’EXTINCTION

Willis, K.J. (ed.) 2017. State of the World’s Plants 2017. Report. Royal Botanic Gardens, Kew.

40% DES INSECTES DANS LE MONDE SONT MENACÉS D’EXTINCTION

Sanchez-Bayo (Sánchez-Bayo, Wyckhuys, 2019. Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers.Biological Conservation)

31% DES ESPÈCES DE PAPILLONS DE JOURS EN DÉCLIN EN EUROPE

Van Swaay, C., Cuttelod, A., Collins, S., Maes, D., López Munguira, M., Šašić, M., Settele, J., Verovnik, R., Verstrael, T., Warren, M., Wiemers, M. and Wynhof, I. 2010. European Red List of Butterfies Luxembourg: Publications Office of the European Union.

PLUS D’1 MILLION D’ESPÈCES EN DANGER D’EXTINCTION DANS LES PROCHAINES DÉCENNIES

United Nations Report, Nature’s Dangerous Decline ‘Unprecedented’; Species Extinction Rates ‘Accelerating’ (2019),. Accessed 15 November 2020.

Expertises collectives

Leenhardt S. Mamy L., Pesce S., Sanchez W. (coord) et al. (2022). Impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques, Synthèse du rapport d’ESCo, INRAE - Ifremer (France), 124 pages, https://www.inrae.fr/actualites/impacts-produits-phytopharmaceutiques-biodiversite-services-ecosystemiques-resultats-lexpertise-scientifique-collective-inrae-ifremer

Tibi A., Martinet V., Vialatte A. (coord.) et al. (oct. 2022). Protéger les cultures en augmentant la diversité végétale des espaces agricoles., Synthèse du rapport d’ESCo. INRAE, 86 pages

https://www.inrae.fr/actualites/expertise-scientifique-collective-diversite-vegetale-solution-agroecologique-protection-cultures

Inserm. Pesticides et effets sur la santé : Nouvelles données. (2021) Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences, 2021.1 036 pages

https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/

Fontaine B., Moussy C., Chiffard Carricaburu J., Dupuis J., Corolleur E., Schmaltz L., Lorrillière R., Loïs G., Gaudard C. 2020. Suivi des oiseaux communs en France 1989-2019 : 30 ans de suivis participatifs. MNHN- Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation, LPO BirdLife France - Service Connaissance, Ministère de la Transition écologique et solidaire. 46 pp https://www.mnhn.fr/fr/actualites/pres-de-30-d-oiseaux-en-moins-en-30-ans-dans-les-villes-et-les-campagnes-francaises

Solagro (2022) Afterres 2050 Biodiversité. Un scénario fondé sur la nature et pour la nature. Pointereau P. (coord). https://solagro.org/afterres2050-biodiversite

Jacquet Florence, Jeuffroy Marie-Hélène, Jouan Julia, Le Cadre Edith, Malausa Thibaut, Reboud Xavier, Huyghe Christian (coord) (2022) Zéro pesticide. Un nouveau paradigme de recherche pour une agriculture durable. Éditions Quae. 9782759233106, 244 pages.

Publications

Gunier RB, Bradman A, Harley KG, Eskenazi B. (2017) Will buffer zones around schools in agricultural areas be adequate to protect children from the potential adverse effects of pesticide exposure? PLoS Biol. https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2004741

Jas N,(2017) Millefeuilles institutionnels et production d’ignorance dans le « gouvernement » des substances chimiques dangereuses Raison présente 2017/4 (N° 204).

Billen et al. (2021) Reshaping the European agro-food system and closing its nitrogen cycle: The potential of combining dietary change, agroecology, and circularity, One Earth, Volume 4, Issue 6,2021,Pages 839-850, https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S259033222100289X?via%3Dihub

Wagner et al. (2021) Insect decline in the Anthropocene: Death by a thousand cuts. PNAS, https://doi.org/10.1073/pnas.2023989118

Ouvrages

Carson Rachel (1962) Printemps silencieux. Editions Wildproject (2020) 978-2-918-490-999, 352 pages

Dedieu François (2022) Pesticides – Le confort de l’ignorance. Editions Seuil, 978-2-02-147349-0, 369 pages

Foucart Stéphane (2019) Et le monde devint silencieux - Comment l’agrochimie a détruit les insectes, Editions Seuil, 9782021427424, 336 pages

Goulson Dave (2023) Terre silencieuse – Empêcher l’extinction des insectes, Editions du Rouergue, 9782812624070, 388 pages

Jouzel Jean-Noël (2019) Pesticides. Comment ignorer ce que l’on sait , Presses de Sciences po,

Thébaud-Mony Annie (2014) La Science asservie, Editions La Découverte, 978-2-7071-7369-0, 305 pages

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04.03.2023 à 01:00

4 mars 2023 : Printemps silencieux – Le Off du Salon de l’Agriculture, Jardin des Plantes, Paris

Le 4 mars 2023, une centaine de scientifiques et de citoyen·nes venu·es de toute la France ont formé un cortège funèbre à Paris pour dénoncer les conséquences catastrophiques du recours massif aux pesticides et promouvoir un autre modèle agricole. Cette action, qui s’est déroulée en parallèle du Salon de l’Agriculture, était intitulée Printemps silencieux en référence au célèbre livre de la biologiste nord-américaine Rachel Carson, première lanceuse d’alerte en 1962 sur la dangerosité des pesticides de synthèse. Elle a été menée avec Extinction Rebellion, et les ONG Pollinis, Générations futures, Avenir Santé Environnement et Alerte des Médecins sur les Pesticides.

Des prises de parole se sont succédé sur fond de die-in et au rythme du slogan « Non à l’écocide – Stop aux pesticides » et de coups de gong. Les artistes Red Rebels, vêtues de rouge pour symboliser le sang des espèces éteintes, ont déambulé parmi les participant·es vêtu·es de noir et les scientifiques en blouses blanches.

Communiqué de presse

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24.02.2023 à 01:00

Lettre ouverte au Conseil d’administration de BNP Paribas

Lettre ouverte au Conseil d’administration de BNP Paribas

Dans une tribune publiée dans L’Obs à l’initiative du collectif Scientifiques en rébellion, 600 scientifiques, dont des co-auteur·es des rapports du GIEC, demandent aux membres du Conseil d’administration de BNP Paribas de prendre leurs responsabilités face à la catastrophe écologique en cours en cessant tout soutien à l’ouverture de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. BNP Paribas est actuellement l’un des premiers financeurs mondiaux des énergies fossiles et ses engagements sont clairement incompatibles avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

Mesdames et messieurs,

Nous sommes des scientifiques alarmé·es par la catastrophe écologique en cours et plus encore de la faiblesse des actions mises en place pour en limiter l’ampleur, alors que les risques sont connus, clairement évalués et menacent l’ensemble des sociétés humaines et des écosystèmes. Certain·es parmi nous ont contribué aux rapports du GIEC ou sont spécialistes des questions climatiques. Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous rappeler solennellement qu’un grand pouvoir implique une grande responsabilité : vous occupez un poste où vous pouvez jouer un rôle majeur face au changement climatique.

La synthèse des études scientifiques est très claire : respecter l’Accord de Paris impose de laisser la majorité des énergies fossiles encore disponibles dans le sol, et de ne plus ouvrir de nouveaux gisements en dehors de ceux déjà en exploitation. Ainsi, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé en 2021 qu’ « il n’y a aucun besoin d’investir dans des nouvelles sources d’énergies fossiles dans notre trajectoire Net zéro »1 ; le groupe d’experts de haut niveau des Nations unies affirme dans son rapport de novembre 2022 que le « Net zéro est incompatible avec la poursuite des investissements dans les énergies fossiles »2 ; le dernier rapport du GIEC va également dans le même sens3. Les arguments déployés par les compagnies pétro-gazières pour contester ce consensus scientifique sont légion, mais aucun d’entre eux n’est recevable : nous vous demandons d’être à l’écoute des scientifiques, et non pas d’acteurs qui continuent contre vents et marées leur politique de fabrique du doute afin de maintenir le statu quo, comme cela a été clairement relevé dans les rapports du GIEC4.

Les rapports traitant du financement bancaire des énergies fossiles le montrent clairement : BNP Paribas fait partie des établissements qui ont financé et continuent de financer massivement de nouveaux projets pétroliers et gaziers. Elle a par exemple été entre 2016 et 2021 la première au niveau mondial pour le financement du pétrole et du gaz en Arctique et la première au niveau européen pour le financement de l’expansion des énergies fossiles5. En avril 2021, BNP Paribas a rejoint la Net Zero Banking Alliance (NZBA), un programme lancé par les Nations unies pour inciter les banques à participer à la sortie des énergies fossiles. Pourtant, un mois après, alliée à d’autres banques, BNP Paribas a consenti un prêt de 10 milliards de dollars à Saudi Aramco, la société ayant les plus grands projets d’expansion pétrolière et gazière au monde6. Près d’un an plus tard, un nouveau prêt de 14 milliards de dollars a été octroyé à la même compagnie7. Globalement, ces rapports montrent que les financements de BNP Paribas ne sont pas en ligne avec l’Accord de Paris car ils verrouillent la société dans l’utilisation des énergies fossiles et rendent la neutralité carbone chaque jour plus difficile à atteindre.

Le dernier rapport sur la responsabilité sociale entreprise (RSE) de votre banque n’apporte aucun élément montrant un changement d’orientation à la hauteur des enjeux8. BNP Paribas s’est engagée à réduire ses encours de financement à l’extraction et la production de pétrole et gaz, de 80 % et 30 % respectivement à horizon 2030. Ces engagements n’empêchent pas le maintien de soutiens financiers aux entreprises développant de nouveaux projets d’extraction d’énergies fossiles et ne portent que sur les prêts octroyés par BNP Paribas, oubliant l’émission d’actions et d’obligations. Faut-il encore rappeler que le gaz est une énergie fossile ? Les mentions qui sont faites dans ce rapport concernant le développement de produit financiers prétendument durables restent malheureusement bien vagues comparativement aux sommes, bien concrètes elles, récemment engagées dans des projets fossiles. BNP Paribas a récemment publié un communiqué de presse9 dans lequel elle prétend que sa « trajectoire s’inscrit pleinement dans le scénario de l’Agence Internationale de l’Énergie, y compris dans ses développements les plus récents ». Au vu des éléments fournis ci-dessus, cette affirmation est indiscutablement un mensonge éhonté.

Pour tout financeur des activités d’extraction, une seule décision s’impose face à l’urgence climatique : il faut vraiment arrêter de financer directement ou indirectement de nouveaux projets, et non pas continuer tout en laissant croire le contraire. Les financements octroyés et les actifs gérés par votre groupe représentent un incommensurable levier d’action qu’il faut mettre au service de la sortie des énergies fossiles. L’ampleur du pouvoir dont vous disposez vous interdit de vous dédouaner de vos responsabilités sur d’autres acteurs comme les États ou les citoyen·ne·s, une stratégie classique pour entretenir l’inaction, comme cela a été souligné dans le dernier rapport du GIEC10. Vous comme nous constatons que nous n’avons pas le temps d’attendre. Nous vivons d’ores et déjà les conséquences du réchauffement climatique. Ce sont entre 3,3 et 3,6 milliards de personnes qui vivent dans des contextes à forte vulnérabilité vis-à-vis de ce changement et tout doit être mis en œuvre pour le contenir de manière urgente.

Nous comptons sur votre sens des responsabilités, la loi française11 faisant obligation aux administrateurs et administratrices de prendre en compte les enjeux environnementaux depuis 2017. Certain·es membres du Conseil d’administration sont engagé·es publiquement pour la sauvegarde de l’environnement et la défense des droits humains, que ce soit à travers des fondations, des travaux scientifiques ou encore des mandats électifs. Nous les appelons solennellement à demander en Conseil d’administration que BNP Paribas cesse de soutenir directement ou indirectement toute ouverture de nouveaux gisements d’énergies fossiles, et à en démissionner si cette mesure n’était pas adoptée.

Cette lettre ouverte a été écrite par le collectif Scientifiques en rébellion. Sa signature est ouverte à l’ensemble de la communauté scientifique. La plupart des signatures de soutien ne sont donc pas membres de ce collectif.

Notes :

1. « Net Zero by 2050 », International Energy Agency, mai 2022.

2. « Integrity matters : net-zero commitments by businesses, financial institutions, cities and regions », United Nations High-Level Expert Group, novembre 2022.

3. « Si les investissements dans le charbon et les autres infrastructures fossiles se poursuivent, les systèmes énergétiques seront verrouillés à des niveaux d’émissions plus élevés, ce qui rendra plus difficile de limiter le réchauffement à 2°C ou 1,5°C », Technical Summary, AR6 WG3, GIEC (2022).

4. « De nombreuses entreprises ont tenté de faire échouer l’atténuation du changement climatique par un lobbying ciblé et des stratégies médiatiques instillant le doute. Les sociétés intervenant dans la chaîne d’approvisionnement (en amont comme en aval) des entreprises productrices de combustibles fossiles constituent la majorité des organisations opposées à l’action climatique », paragraphe 5.4.3, AR6 WG3, GIEC (2022).

5. Entre 2016 et 2021, BNP Paribas a été, au niveau mondial, la première banque pour le financement de Shell et de BP, la cinquième pour l’expansion des énergies fossiles et la première encore pour le pétrole et le gaz en Arctique ainsi que pour les forages ultra-profonds [« Banking on Climate Chaos », Fossil fuel finance report (2022)].

6. « Banking on Climate Chaos », Fossil fuel finance report (2022).

7. Depuis son entrée dans NZBA, BNP Paribas a financé à hauteur de plus de 7 milliards d’euros des entreprises poursuivant l’expansion des énergies fossiles, la plaçant ainsi au 14e rang mondial de ce point de vue [« Throwing fuel on fire: GFANZ financing of fossil fuel expansion », Reclaim Finance (2023)].

8. « Document enregistrement universel et rapport financier annuel 2021 », BNP Paribas (2021).

9. « BNP Paribas, leader affirmé du financement de la transition énergétique, engage une nouvelle étape de forte accélération », BNP Paribas, 24 janvier 2023.

10. « Les stratégies de communication et de construction de marque des entreprises tentent également de détourner la responsabilité des entreprises vers les individus, et/ou de s’approprier les sentiments en faveur du climat pour construire leur propre marque ; l’atténuation du changement climatique est envisagée uniquement sous l’angle du choix des produits et de la consommation, évitant la notion de sphère d’action collective politique.», Technical Summary, AR6 WG3 (2022).

11. Code du commerce, article L225-35.


Premièr·es signataires :

Olivier Aumont (océanographe), Milan Bouchet-Valat (sociologue), Aude Carreric (climatologue), Julian Carrey (physicien), Kévin Jean (épidémiologiste), Stéphanie Mariette (généticienne), Jérôme Santolini (biologiste)

Avec le soutien de près de 600 scientifiques, dont :

Christophe Cassou (climatologue, co-auteur du GIEC)
Wolfgang Cramer (écologue, co-auteur du GIEC)
Jean-Pierre Gattuso (océanographe, co-auteur du GIEC)
Céline Guivarch (économiste, co-autrice du GIEC)
Jean Jouzel (climatologue, ex-vice-président du GIEC)
Jean-Baptiste Sallée (climatologue, co-auteur du GIEC)
Sophie Szopa (chimiste de l’atmosphère, co-autrice du GIEC)
Julia Steinberger (économiste, co-autrice du GIEC)
Yamina Saheb (économiste et docteure en énergétique, co-autrice du GIEC)
Gonéri Le Cozannet (géographe, co-auteur du GIEC)
Magali Reghezza (géographe, membre du Haut Conseil pour le climat)

Ainsi que de :

Jean-Jacques Achache, Médecine, Anesthésiste-réanimateur, Centre Hospitalier de Millau
François Aguillon, Physique, Professeur émérite, ISMO
Aurélie Albert, Océanographie, Ingénieur de recherche, CNRS
Sarah Albertin, Chimie atmosphérique, Doctorante, Sorbonne Université
Victor Altmayer, Neurosciences cognitives, Doctorant en neurosciences / docteur en neurologie, Institut du Cerveau, Paris
Katherine Alvino, Energie photovoltaïque, Doctorante/ingénieure de recherche, Mines Paris
Anne-Claude Ambroise-Rendu, Histoire, Professeure des universités, Université de Versailles St Quentin-en-Yvelines
François André, Biophysicien, Chercheur, Université Paris-Saclay
Stéphane André, Sciences de l’ingénieur, Enseignant-chercheur, Université de Lorraine
Sandrine Anquetin, Hydroclimatologie, Directrice de recherche, CNRS
Marie Charlotte Anstett, Écologie, Chargée de recherches, CNRS
Claire Antoine, Physique du solide, Chercheuse senior, Université Paris-Saclay -CEA
Guillemette Antoni, Santé publique, Ingénieure de recherche, INSERM
Cecile Appert-Rolland, Physique, Directrice de recherche, CNRS
Stephane Arnouts, Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Marie-Anne Arrio, Physique-chimie, Chercheuse, CNRS
Jean-Luc Atteia, Astrophysique, Enseignant chercheur, Université Paul Sabatier
Christine Aubry, Agronomie, Ingénieure de recherche retraitée/professeure consultante à agroparistech, INRAE/AgroParisTech
Christophe Audouard, Biologie, Ingénieur, CNRS
Yildiz Aumeeruddy-Thomas, Ethnoécologie, Directrice de recherche, CNRS
Philémon Autin, Glaciologie, Post doctorant, institut de recherche pour le développement IRD
Sakina-Dorothée Ayata, Écologie, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université / LOCEAN-IPSL
Virginie Baby-Collin, Géographie, Professeure des universités, Aix Marseille université
Jean-Baptiste Bahers, Géographie, Chercheur, CNRS, UMR ESO
Raphaelle Bailhache, Physics, Post doc, Goethe-University Frankfurt
Anne Baillot, Etudes germaniques et humanités numériques, Professeure des universités, Le Mans Université
Viviane Baladi, Mathématiques, Directeur de recherches, CNRS
Jean Ballet, Astrophysique, Chercheur, CEA Saclay
Albane Barbero, Chimie atmosphérique, Ingénieur de recherche, CNRS
Estelle Barbot, Écologie, Post-doctorante, Université de Montpellier
Pierre-Luc Bardet, Biologie, Enseignant-chercheur, Sorbonne Université
Pascal Barla, Informatique, Chercheur, Inria
Ligia Barna, Génie des procédés et environnement, Professeur, INSA Toulouse
Nicolas Barnier, Informatique, Enseignant chercheur, ENAC
Sébastien Barot, Écologie, Chercheur, IRD
Camille Baudoin, Informatique, Enseignante, INSA CVL
Jérôme Baudot, Physique, Professeur, Université de Strasbourg
Anne Baudouin, Chimie, Ingenieure de recherche, CNRS
Térence Baugé, Spatial, Stagiaire, GIS
Arnaud Beck, Physique, Ingénieur de recherche, CNRS
Denis Becquet, Biologiste, Chercheur, INSERM
Matthias Beekmann, Climatologie, Directeur de recherche, CNRS
Joana Beigbeder, Science des matériaux, Enseignant chercheur, IMT Mines Alès
Fabien Bellet, Énergétique, Enseignant-chercheur, CentraleSupélec
Philippe Belleudy, Hydrologue, Professeur émérite, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble-Alpes
Simon Benhamou, Eco-ethologie, Directeur de recherche, CNRS
Wakinyan Benhamou, Biologie, Doctorant, Université de Montpellier – CEFE/CNRS
Marc Benoit, Agronomie-économie-environnement, Ingénieur de recherche, INRAE
Luc Béraud, Géosciences de l’environnement, Doctorant, Institut des Géosciences de l’Environnement
Nicolas Berger, Mécanique, PRAG, Université de Bordeaux
Aurélien Berlan, Philosophie, Maître de conférences, Université de Toulouse
Jérémy Bernard, Climatologie, Chercheur contractuel, Université de Göteborg (Suède)
Patrick Bernard, Mathématiques, Professeur des universités, PSL
Harry Bernas, Physicien, Directeur de recherche émérite, CNRS
Etienne Berthier, Glaciologie, Directeur de recherche, CNRS
Carmen Bessa-Gomes, Écologie, Enseignant-chercheur, AgroParisTech
Mireille Besson, Neurosciences cognitives, Directrice de recherce, CNRS & Aix-Marseille Université
Laurent Bétermin, Mathématiques, Maître de conférences, Université Claude Bernard Lyon 1
Manuel Bibes, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Alexis Bienvenüe, Mathématiques appliquées, Maître de conférences, ISFA / Université Lyon 1
Frédérique Bienvenüe, Mathématiques, Maîtresse de conférences, Université Lyon 1
Nicolas Bierne, Biologie évolutive, Directeur de recherche, CNRS
Aurélien Bigo, Transition énergétique des transports, Chercheur indépendant, Chaire Energie et Prospérité
Jean Francois Bissonnette, Sociologie, Professeur adjoint, Université de Montréal
Guillaume Blanc, Physique, Maître de conférences, Université Paris Cité
Lilian Blanc, Environnement, Chercheur, Cirad
Alain Blanchard, Astrophysique, Professeur, Université Paul Sabatier
Cyrille Blanchard, Instrumentation astrophysique spatiale et sol, Assistant ingénieur, CNRS
Marianne Blanchard, Sociologie, Maître de conférences, Université Toulouse 2
Juliette Blanchet, Hydroclimat, Chargée de recherche, CNRS
Michel Blay, Histoire et philosophie des sciences, Directeur de recherche honoraire, CNRS
Thomas Blon, Physique, Maître de conférences, INSA Toulouse
Jacques Blondel, Biologie évolutive, Directeur de recherche émérite, CNRS
Christine Blondel, Histoire des sciences, Chercheuse cnrs retraitée, CNRS
Géraldine Bocquého, Économie, Chercheur, INRAE
Isabelle Boisse, Astrophysique, Astronome-adjoint, LAM
Samuel Boissier, Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Jordi Bolibar, Glaciologie, Chercheur postdoc, Institute for Marine and Atmospheric Research, Utrecht University
Thomas Bolognesi, Économie, Professeur associé, Grenoble Ecole de Management
Alberte Bondeau, Géoscience, Chargée de recherche, CNRS
François Bonhomme, Evolutionniste, Directeur de recherches émérite, CNRS
Jeremie Bonneau, Hydrologie, Ingénieur de recherche, INRAE
Mathilde Bonnefond, Neurosciences, Chargée de recherche, INSERM
Mylène Bonnefoy, Risque naturels, Ingénieure, IGE
Frédéric Boone, Astrophysique, Enseignant-chercheur, Université de Toulouse
Philippe Borsa, Génétique des populations, Directeur de recherche, Institut de recherche pour le développement
Sara Bosshardt, Agronomie, Doctorante, INRAE
Pascal Boubert, Physique, Enseignant-chercheur, Université de Rouen
Alix Boulouis, Biologie, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université
Romain Bourboulou, Neurosciences, Postdoc, UCL
Dominique Bourg, Philosophie, Professeur honoraire, Université de Lausanne
Francois Bousquet, Sciences humaines et sociales, Chercheur, Cirad
Rémi Boutonnet, Mathématiques, Chargé de recherches, CNRS
Bétina Boutroue, Science politique, Doctorante, Cirad
Jean Bouyer, Santé publique, Directeur de recherche émérite, Inserm
Martin Bowen, Physique, Directeur de recherche, CNRS-IPCMS
Julien Brevier, Physique, Enseignant-chercheur, Université de Limoges
Catherine Brézard, Généticienne, Ingénieur, INRAE
Carine Briand, Astrophysique, Astronome, Obseratoire de Paris
Francois Briens, Prospective, Chercheur, Indépendant
Antoine Brochet, Géographie – sciences sociales de l’eau, Chercheur contractuel, CNRS
Annie Brossas, Chimie, Maître de conférences, Sorbonne Université
Fanny Brun, Glaciologie, Chargée de recherche, IRD
Thomas Brunet, Chimie, PhD, Université Claude Bernard Lyon 1
Mireille Bruyere, Sciences economiques, Maîtresse de conférences, Université de Toulouse Jean Jaurès
Quentin Brzustowski, Géodiésie spatiale, Ingénieur de recherche, GET (Geoscience Environnement Toulouse), CNRS
Louisiane Burkart, Éco-épidémiologie, VSC TAAF, Institut polaire français (IPEV)
Yvan Caballero, Hydrogéologie, Chercheur, BRGM
Francesca Calore, Physique, Chercheur, CNRS
Stéphanie Camazon, Agriculture, Conseillère agricole, Chambre d’agriculture
Julie Camman, Biogéochimie de l’atmosphère, Doctorante, AMU
Alain Campargue, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Guillaume Carbou, Sciences de l’information et de la communication, Maître de conférences, Université de Bordeaux
Estelle Carde, Sociologie, Professeure, Université de Montréal
Damien Cardinal, Chimie marine et biogéochimie, Professeur, Sorbonne Université
Louise Caron, Sociologie, Chargée de recherche, INED
Marion Casagrande, Agronomie, Ingénieure de recherche contractuelle, INRAE
Jérémie Cavé, Sciences de la durabilité, Chercheur, IRD
Catherine Cesarsky, Astrophysique, Conseiller scientifique, CEA
Guillaume Chagnaud, Hydro-climatologie, Post-doctorant, Institut des Géosciences de l’Environnement
Jean Chamel, Anthropologie, Post-doctorant, Université de Lausanne
Patrick Chames, Inmuno oncologie, Directeur de recherche, CNRS
Olivier Champagne, Climatologie, Post-doctorant, Université Grenoble Alpes
Aurélie Charron, Pollution de l’air, Chercheure, Université Gustave Eiffel
Mathieu Chassé, Geosciences, Enseignant-chercheur, Sorbonne Université
Marie-T Chateau, Microbiologie, biologie cellulaire, Maître de conférences, UMR 5237 CRBM (Université de Montpellier, CNRS)
Claire Chatelain, Histoire, Chargée de recherches, CNRS
Bruno Chaudret, Chimie, Cherecheur émérite, Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (INSA, CNRS, UPS, Toulouse)
Hélène Chauveau, Géographie, Chercheuse associée, Laboratoire d’Etudes Rurales – Université Lumière Lyon 2
Brigitte Chauvin, Mathématiques, Professeur émérite, université de Versailles
Claire Chenu, Science du sol, Chercheur, INRAE
Sophie Chevalier, Anthropologie, Professeure des universités, Université de Picardie Jules Verne
Pierre Chevallier, Hydrologie, Directeur de recherche emérite, IRD
Arnaud Chiffaudel, Physique des systèmes complexes, Indépendant, Chercheur CNRS de 1988 à 2012
Rémi Chipaux, Physique, Ingénieur-chercheur, CEA/DRF/IRFU
Delphine Clauss, Chimie des matériaux, Doctorante, Université Grenoble Alpes
Léo Clauzel, Météorologie, Doctorant, IGE
Floriane Clément, Géographie humaine, Chargée de recherche, INRAE
Solange Coadou, Océanographie, Doctorante, ENS
Yann Coadou, Physique des particules, Chercheur, Centre de physique des particules de Marseille
Virginie Cogez, Biologie, Maître de conférences, Faculté des Sciences et Technologies, Université de Lille
François Colas, Océanographe, Chercheur, LOCEAN
Jean Colcombet, Biologie végétale, Responsable d’équipe, INRAE
Morgane Colombert, Génie urbain, Chercheure associée, Université Gustave Eiffel
Yannick Copin, Astrophysique, Enseignant chercheur, Université Lyon 1 Claude Bernard
Olivier Coq, Neurosciences, Chargé de recherche, CNRS
Mickael Coriat, Astrophysique, Enseignant-chercheur, CNAP
Veronique Cornet, Océanologie, Ingénieur de recherche, CNRS
François Couchot, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Vincent Coudé du Foresto, Astrophysique, Astronome, Observatoire de Paris – PSL
Christel Cournil, Droit, Professeurd de droit public, Sciences Po Toulouse
Régis Courtin, Astrophysique, Retraité, Observatoire de Paris
Sarah Cubaynes, Écologie, Maitre de conferences, EPHE
Amelia Curd, Ecologiste, Chercheur, IFREMER
Francesco d’Ovidio, Océanographie, Directeur de recherche, CNRS
Marion Dalmais, Génomique, Ingénieure d’étude, INRAE
Alexandre Danjou, Climat, Doctorant, Université Paris-Saclay
Anne-Marie Daré, Physique, Enseignante chercheuse, Aix Marseille Université
Sylvain Davidson, Microbiologie, Ingénieur, IRD
Alice de Lapparent, Agronomie, Doctorante, INRAE
Arnaud de Mesmay, Informatique, Chargé de recherche, CNRS
Louise de Palaminy, Archéométrie, Doctorante, Géoscience Environnement Toulouse
Pascale de Philip, Microbiologie, Enseignant chercheur, Université
Florian Debras, Astrophysique, Chargé de recherche, CNRS
Marc Deconchat, Écologie des paysages, Directeur de recherche, INRAE
Gilles Delaygue, Climatologie, Enseignant-chercheur, Université Grenoble-Alpes
Magali Deleuil, Astrophysique, Professeur, Laboratoire d’Astrophysique de Marseille
Nicolas Delpierre, Écologie, Professeur, Université Paris-Saclay
Marie-Paule Demolin, Documentation, Retraitée, Université de Lille
Karine Demyk, Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Marc Denis, Physique, Retraité, Ex CNES
Philip Dervis, Sciences humaines, Docteur, Education nationale
Dominique Desclaux, Agronomie, Directeur de recherche, INRAE
Julie Deshayes, Océanographe climatologue, Chargé de recherche, CNRS
Monique Desmet, Physique, Directeur de recherches, CNRS
Antoine Detaille, Mathématiques, Doctorant, Université Claude Bernard Lyon 1 – Institut Camille Jordan
Vincent Devictor, Écologie, Directeur de recherche, CNRS
Jeanne Devolder, Mathématiques, Maîtresse de conférences honoraire, Université de Lille
Sarah Dijols, Mathématiques, Post-doctorante, University of Calgary
Arache Djannati-Atai, Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Michel Dobrijevic, Atmosphères planétaires, Enseignant-chercheur, Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux – Université de Bordeaux
Laurent Drapeau, Mathématiques appliquées, Ingénieur de recherche, IRD
Agnès Ducharne, Hydro-climatologue, Directrice de recherche, CNRS
Frédéric Dufaux, Géographie, Maître de conférences, Université Paris Nanterre
Carine Duffaut, Santé publique, Ingénieur chef de projet, Inserm
François Dulac, Environnement et climat, Chercheur-ingénieur cea, Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement
Patrick Duncan, Écologie, Directeur de recherche retraité, Ex-CNRS
Louis Dupaigne, Mathématiques, Professeur, Université Claude Bernard Lyon 1
Laure Dupeyrat, Sciences de la terre, Enseignante chercheuse, Université Paris Saclay
Fabrice Duponchelle, Ecologue, Directeur de recherche, IRD
Anaëlle Durfort, Écologie, Doctorante, Université de Montpellier
Cyril Dutech, Pathologie forestière, Chargé de recherches, INRAE
Marie Dutreix, Biologiste, Directeur de recherche émérite, CNRS/Institut Curie
Vincent Echevin, Océanographe, Chargé de recherche, IRD
Lara Elfjiva, Anthropologie, Doctorante, LAP EHESS CNRS
Philippe Enclos, Droit, Maître de conférences retraité, Université de Lille
Benoit Epinat, Astrophysique, Astronome adjoint, Laboratoire d’Astrophysique de Marseille – Université Aix Marseille
Nathalie Escaravage, Écologie, Enseignante chercheuse, Université Toulouse 3
Océane Espin, Agronomie, Junior scientist, CMCC (Centre Euro-Mediterranéen sur les changements climatiques)
Jean-Philippe Estingoy, Sciences physiques, PRAG, IUT Paul Sabatier
Juliette Fabre, Gestion de données d’observation environnementales, Ingénieure de recherche, CNRS
Xavier Faïn, Paléoclimatologue, Chercheur, CNRS
Jean-Sébastien Fallu, Psychoéducation, Professeur agrégé, Université de Montréal
Matthieu Falque, Génétique, Ingénieur de recherche, INRAE
Véronique Fargal, Économie gestion, PRCE, IUT TC Paul Sabatier Toulouse
Eric Faudry, Biologie, Chercheur, Institut de Biologie Structurale
Marie Fauré, Histoire, Doctorante, Université Bordeaux Montaigne
Guillaume Feger, Météorologie, Docteur, LAERO
Claire Feierstein, Mécanique, Dessinateur conception mécanique, CNRS
Sylvie Ferrari, Économie écologique, Professeur, Université de Bordeaux
Guillaume Ferriere, Mathématiques, Post-doctorant, Université de Strasbourg
Jochen Fick, Physique, Directeur de recherche, CNRS
François Flahault, Anthropologie sociale, Directeur de recherches émérite, CNRS
Mathieu Florence, Mathématiques, Maître de conférences, Sorbonne Université
Juliane Floury, Génie des procédés, Enseignante-chercheur, Institut Agro Rennes-Angers
Anne-Laure Fougères, Mathématiques, Professeure des universités, Université Claude Bernard Lyon 1
Marie-Alice Foujols, Sciences du climat, Ingénieure de recherche, IPSL
Marine Fourrier, Océanographie, Post-doctorante, LOV – Sorbonne Université
Xavier Frank, Physique, Chercheur, INRAE
Emmanuelle Frenoux, Informatique, Maîtresse de conférences, Université Paris-Saclay
Gilles Frison, Chimie, Directeur de recherche, CNRS
Nathalie Fromin, Écologue, Chargée de recherche, CNRS
Boris Fumanal, Écologie, Enseignant-chercheur, Université Clermont Auvergne
Elie Gaget, Ecology, Chercheur postdoctorant, University of Turku
Rémi Gaillard, Sciences du climat/biogéochimie, Doctorant, ENS
Antoine Gaillard, Physique, Post-doctorant, Université d’Amsterdam
Caroline Galland, Histoire, Maître de conférences, Université Paris Nanterre
Hubert Gallée, Modélisation du changement climatique, Directeur de recherche émérite, CNRS
Alexis Gamelin, Physique, Physicien, Synchrotron SOLEIL
Fabrice Gangneron, Sociologie, Ingénieur, CNRS
Patrick Ganster, Sciences des matériaux, Enseignant-chercheur, Institut Mines Télécom
Luis Garcia Alles, Biochimie, Chercheur, CNRS
Iñaki Garcia de Cortazar Atauri, Agroclimatologie, Ingénieur de recherche, INRAE
Philippe Garnier, Astrophysique, Enseignant-chercheur, Université Toulouse 3
Cédric Gaucherel, Écologie, Directeur de recherche, INRAE
Florence Gaunet, Psychologie cognitive, Chercheur, CNRS
Franck Gauthier, Bio-imformatique, Ingénieur, INRAE
Olivier Gauwin, Informatique, Maïtre de conférences, Université de Bordeaux
Ivan Gentil, Mathématiques, Professeur, Université Lyon 1
Nathalie George, Neurosciences, Directrice de recherche, CNRS
Pierre Gerard, Biologie de l’évolution, Maître de conférences, AgroParisTech
Muriel Gerbault, Geophysique, Chargé de recherche, IRD
Magali Gerino, Écologie, Professeur, Université Toulouse 3
Jacopo Ghiglieri, Physique, Chargé de recherche, SUBATECH (CNRS/IN2P3)
Gianni Giardino, Physique / histoire culturelle, Enseignant-chercheur, Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Corentin Gibert Bret, Paléontologie de la conservation, Postdoctorant, Georgia Institute of Technology (Georgia Tech)
Sylvain Glémin, Biologiste de l’évolution, Directeur de recherche, CNRS
Sophie Godin-Beekmann, Climatologie, Directrice de recherche, CNRS
Isabelle Goldringer, Agroécologie, Directrice de recherche, INRAE
Lionel Gourdeau, Océanographe, Directeur de recherche, IRD
Audrey Goutard, Glaciologie, Doctorante, Université Grenoble Alpes
Adeline Grand-Clément, Histoire, Professeure des universités, Université Toulouse Jean Jaurès
Aurore Grandin, Sciences cognitives, Doctorante, Ecole Normale Supérieure
Nicolas Gratiot, Vulnérabilité littorale, Directeur de recherche, IRD
Thierry Grenet, Physique, Chercheur, CNRS
Jim Grisillon, Chimie de l’atmosphère, Doctorant, Aix-Marseille Université
Julien Gros, Sociologie, Chargé de recherche, CNRS
Pascal Guénel, Epidémiologie santé-environnement, Directeur de recherches, INSERM
Eric Guilbert, Écologie tropicale, Enseignant chercheur, MNHN
Martin Guillemet, Écologie evolutive, Doctorant, Université de Montpellier
Pierre Guillon, Informatique, Chargé de recherche, Institut de Mathématiques de Marseille (CNRS)
Michel Habib, Informatique, Professeur émérite, Université Paris Cité
Marine Haddad, Sociologie, Chercheuse, INED
Cynthia Hadjidakis, Physique subatomique, Chargée de recherche, IJCLab/IN2P3/CNRS
Isabelle Hajek, Sociologie, Maître de conférences, Université de Strasbourg
Jean-Christophe Hamilton, Cosmologie, Directeur de recherches, CNRS/IN2P3
Thais Hautbergue, Santé, Ingénieure, CEA
Christelle Hély, Écologie, Directrice d’etudes, Ecole Pratique des Hautes Etudes
Valeria Hernandez, Anthropologie, Chargée de recherche, IRD
Nicolas Hervé, Sciences de l’éducation et de la formation, Maître de conférences, ENSFEA, Université de Toulouse
Gabriel Hes, Géosciences, Doctorant, Université de Toulouse
Benoit Hingray, Hydroclimatologie, Chargé de recherche, CNRS
Daniel Hirst, Linguistique et phonétique, Directeur de recherche émérite, CNRS & Aix-Marseille University
Laure Hossard, Agronomie, Chercheure, INRAE
Eric Hueber, Sciences de l’ingénieur, Enseignant chercheur, UHA
Virginie Hugouvieux, Physique, Chercheuse, INRAE
Bertrand Huneau, Science des matériaux, Enseignant-chercheur, GeM
Jean-Michel Hupé, Écologie politique, Chercheur, CNRS
Laurent Husson, Sciences de la terre, Directeur de recherche émérite, CNRS
Gwenaël Imfeld, Biogéochimie, Directeur de recherche, CNRS
Philippe Ivaldi, Mathématiques, Enseignant, Éducation nationale
Marie Jacquet, Physique, Chercheuse, CNRS
Eliot Jager, Glaciologie, Doctorant, CNRS
Joelle Jammes, Gestionnaire financier, Fonctionnaire catégorie A, IRAP CNRS
Serge Janicot, Climatologie, Directeur de recherche, IRD
Emilie Jardé, Géosciences, Chercheuse, CNRS
Marion Javal, Écologie, Postdoctorante, CNRS
Pierre Jay-Robert, Biologie des populations et écologie, Enseignant-chercheur, Université Paul-Valéry Montpellier 3
Catherine Jeandel, Océanographie, Directrice de recherches, CNRS
Laurent Jeanneau, Biogéochimiste, Chargé de recherche, CNRS
Florence Joly, Immunologie, Indépendant,
Etienne-Pascal Journet, Agronomie, Chargé de recherche, CNRS
Yanis Jugie, Matériaux, Stagiaire, IGE
Elise Julien, Histoire, Maître de conférences, Sciences Po Lille
Céline Julliot, Sciences physiques, Enseignante, Education nationale
Alice Karsenti, Paléoclimatologie, Doctorante, Université Paris-Saclay
Guillaume Kerdoncuff, Biologie, Doctorant, CNRS – Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive
Yoann Kermaïdic, Physique des particules, Chargé de recherche, CNRS
Marc Knecht, Physique, Chercheur, CNRS
Jürgen Knödlseder, Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Alice Krieg-Planque, Sciences de l’information et de la communication, Maîtresse de conférences, Université Paris Est Créteil (UPEC)
Vincent Koulinski, Hydraulicien, Ingénieur, ETRM
Sylvain Kuppel, Hydrologue, Chercheur, IRD
Laurent Labrot, Sociologie, Enseignant chercheur, Iepg
Sébastien Lachaize, Chimiste, Maître de conférences, INSA Toulouse
Daniel Lacour, Physique, Directeur de recherches, CNRS
Lise-Marie Lacroix, Physique, Enseignant-chercheur, Université Toulouse III Paul Sabatier
Bertrand Laforge, Physique, Professeur, Sorbonne Université
Sandrine Laguerre, Statistiques, Ingénieure de recherche, INRAE
Yasmine Lalau, Energie, Enseignante chercheuse, IMT Mines Albi
Stéphane Lambert, Geosciences, Ingénieur de recherche, inrae
Amaury Lambert, Mathématiques/biologie, Professeur, Ecole Normale Supérieure (Paris)
Alexis Lamothe, Glaciologie, PhD, Institut des Géosciences de l’Environnement
Claudine Lamotte, Hydrogéologue, Chef de projet, BRGM
Olivier Langella, Génétique, écologie, évolution, Ingénieur de recherche, CNRS
Sandra Lanini, Hydrogéologie, Chercheuse, BRGM
Jean-Philippe Lansberg, Physique des particules, Directeur de recherche, CNRS
Laurent Lassabatere, Hydrologue, Chercheur, ENTPE
Benjamin Lassagne, Physicien, Maître de conférences, INSA
Marie Launay, Agroclimatologue, Ingénieur de recherche, INRAE
Christine Lauzeral, Écologie/mathématiques, Docteur/PRAG, Université Toulouse III
Anniet Laverman, Biogéochimie, Chercheur, CNRS
Elisabeth Laville, Biologie, Chercheuse, INRAe
Jacques Le Bourlot, Astrophysique, Professeur, Université Paris Cité & Observatoire de Paris
Julie Le Gallo, Économie, Professeure, L’Institut Agro Dijon
Cécile Le Lann, Écologie, Maître de conférences, Université de Rennes
Inès Le Mao, Chimie, Ingénieure de recherche, Université de Bordeaux
Alexandre Le Tiec, Astrophysique, Chercheur, Observatoire de Paris
Thierry Lebel, Hydro-climatologie, Directeur de recherche émérite, IRD – IGE
Antoine Leblois, Économie de l’environnement, Chercheur, INRAE
Arthur Leblois, Neurosciences, Chargé de recherche, CNRS
Raphael Leblois, Écologie évolution, Chargé de recherche, INRAE
Fabienne Ledroit, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Julien Lefevre, Informatique, Maitre de conférences, Aix-Marseille Université
Julie Lefort, Neurosciences, Chercheuse post-doctorante, University College London
Nicolas Legay, Écologie, Maitre de conférences, INSA CVL
Roland Lehoucq, Astrophysique, Chercheur, CEA
Philippe Léna, Geographe, Directeur de recherche émérite, IRD
Jean-Philippe Lenain, Astrophysique, Chargé de recherche, CNRS
Morgane Léon, Océanographie, Doctorante, LEGOS – Toulouse
Frédérique Lerbet-Sereni, Sciences de l’education et de la formation, Professeur des universités, Université de Pau et des Pays de l’Adour
Benoît Leroux, Sociologie, Maître de conférences, Université de Poitiers/GRESCO
Françoise Lescourret, Agroécologie, Directrice de recherche, INRAe
Marine Letertre, Métabolomique, Post-doctorante, CEISAM
Stéphane Letz, Informatique, compilation, traitement du signal, Chercheur, GRAME
Léa Lévy, Géophysique, Assistant professor, Lund University
Claire Lévy, Océanographe, Ingénieure de recherche retraitée, CNRS
Anne-Laure Ligozat, Informatique, Enseignante-chercheuse, ENSIIE
Michel Lintz, Astrophysique, Chercheur, CNRS
Bruno Locatelli, Sciences de l’environnement, Chercheur, Cirad, Univ Montpellier
Olivier Losson, Informatique industrielle, Enseignant-chercheur, Université de Lillé
Pierre Lutz, Physique des particules, Directeur de recherches, CNRS
Marion Luu, Physique de la matière, Doctorante, LPCNO
Olivier Magand, Sciences de l’univers, atmosphère, Ingénieur de recherche, CNRS
Géraud Magrin, Géographie, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Fabien Malbet, Astronomie et astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Pierre Mancini, Ingénierie logicielle, Ingénieur d’étude, CNRS
Mathieu Mangeot, Sciences de la soutenabilité, Enseignant-chercheur, INRIA
Laurent Manivel, Mathématiques, Directeur de recherches, CNRS
Claude Maranges, Biotechnologies, Professeur des universités, INSA Toulouse
Odin Marc, Géophysique, Chargé de recherche, CNRS
Lou-Anne Marchadour, Chute de blocs, Stagiaire, INRAE
Aurélie Marchaudon, Astrophysique, Chercheuse, IRAP/CNRS
Gilles Maréchal, Économie, Chercheur associé, CNRS
Dominique Marguerie, Environnement, Directeur recherche, CNRS
Arthur Marguerite, Physique, Chargé de recherche, CNRS, ESPCI, Sorbonne Université, PSL Université
Jérôme Mariette, Bioinformatique / biostatistique, Ingénieur d’études, INRAE
Guilhem Mariotte, Mobilités transports, Ingénieur R&D, Neovya
Valentin Maron, Didactique de la physique du climat, Enseignant chercheur, Laboratoire EFTS
Veronique Martin-Jezequel, Biologie, Chercheuse retraitée, CNRS
Killian Martineau, Physique, Chargé de recherche, CNRS
Gines Martinez, Physique, Chercheur, CNRS
Raia Silvia Massad, Biogeosciences – agronomie, Chercheuse, INRAE
Cyril Masselot, Information et communication, Maître de conférences, Université Bourgogne Franche-Comté
Méril Massot, Biologie, Chercheuse postdoctorale, CNRS
Valentin Mathieu, Mathématiques appliquées, Doctorant, CEA
Pascal Maugis, Changement climatique et ressources en eau, Chercheur, LSCE
Florian Maumus, Biologie de l’évolution, Directeur de recherche, INRAE
Thierry Menand, Sciences de la terre, Maître de conférences, Université Clermont Auvergne
Ewen Menguy, Agronomie, Ingénieur agronome, IRD
Manuel Mercier, Neurosciences cognitives, Chercheur, INS, Inserm UMR1106, Inserm
Elodie Merlot, Agronome, Directrice de recherche, INRAE
Nicole Meyer-Vernet, Astrophysique, Directrice de recherches émérite, CNRS-Observatoire de Paris
Nathalie Michel, Physique, Agrégée détachée dans le supérieur, Université de Nantes
Elisabeth Michel, Climat, Chercheure, Laboratoire des Sciences du climat et de l’Environnement, CEA, CNRS, UVSQ
Françoise Mignon, Sciences du langage, Maître de conférences, Université de Perpignan / laboratoire CRESEM
Julien Milanesi, Économie, Maitre de conférences, Université Toulouse 3 Paul Sabatier
Sylvain Milanesi, Bioinformatique, Ingénieur d’études, CNRS
Macéo Milanesi-Giraudo, Génie mécanique, Élève normalien, Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay
Mathieu Milhé, Sciences de l’ingénieur, Enseignant-chercheur, IMT Mines Albi
Régis Missire, Linguistique, Enseignant-chercheur, Université Toulouse 2
Malo Mofakhami, Sciences économiques, Maître de conférences, Université Sorbonne Paris Nord
Sophie Molia, Socioépidémiologie, Chercheuse, CIRAD
Loïs Monnier, Géologie, Post-doc, Université Toulouse III Paul Sabatier
Pierre Monnier, Sciences de gestion, Doctorant, Université PSL : Mines Paris et Paris Dauphine
David Montagne, Sciences des sols – pédologie, Maître de conférences, AgroParisTech
Stéphane Monteil, Physique, Professeur, Université de Clermont
Jerome Morville, Physique, Maitre de conférence, Université Claude Bernard Lyon1 / CNRS
Cécile Moulin, Biologie des systèmes, Post-doctorante, INRAE
Vincent Moulin, Écologie forestière, Doctorant, Laboratoire Ecodiv
Florence Mougel, Biologie évolutive, Enseignant chercheur, Université Paris-Saclay
Anne-Sophie Mouronval, Mécanique des structures, Ingénieur de recherche, CentraleSupélec
Delphine Moussard, Mathématiques, Maître de conférences, Aix-Marseille Université
Thierry Moutin, Océanographie, Professeur classe exceptionnelle, MIO Aix-Marseille-Université
Thierry Mulochau, Biologie marine, Directeur, Bureau d’études BIORECIF
Simon Munier, Hydrologie, Chercheur, Météo-France
Facundo Muñoz, Biostatisticien, Chercheur, Cirad
Philippe Nabonnand, Histoire des sciences, Enseignant-chercheur, Université de Lorraine
Marwan Naciri, Écologie, Doctorant, CEFE, Université de Montpellier
Laurent Nadolski, Physicien, Coordinateur des accélérateurs, Synchrotron SOLEIL
Philippe Nahmias, Physique, Professeur de lycée, Éducation nationale
Mireille Navarrete, Agronomie, Directrice de recherche, INRAE
Philippe Naveau, Climatologie statistique, Directeur de recherche, CNRS
Erwan Negre, Instrumentation optique & suivi des ges, Ingénieur de recherche, Institut des Géosciences de Grenoble
Noémie Neverre, Économie de l’environnement, Economiste de l’environnement, BRGM
Noel Nguyen, Sciences du langage, Professeur, Aix-Marseille Université
Ghislain Nicaise, Biologie cellulaire, Professeur émérite, Université Côte d’Azur
Marc-Hubert Nicole, Mathématiques, Professeur des universités, Université de Caen
Martine Olivi, Mathématiques appliquées, Chargée de recherche, Inria
Guillaume Ollivier, Sociologie, Ingénieur d’etude, INRAE
Julien Onno, Sociologie, Post-doc, Unversité de Montréal
Clément Outrequin, Géosciences, Docteur, AMU
Laurent Pagani, Astrophysique, Directeur de recherche, Observatoire de Paris & CNRS
Philippe Paillou, Planétologie, Professeur, Université de Bordeaux
Cyril Pannetier, Astrophysique, Post-doctorant, Observatoire de la Côte d’Azur
Geremy Panthou, Climatologie / hydrologie, Enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes
Claude Paraponaris, Économie, Professeur, Aix Marseille Université
Christian Paroissin, Mathématiques appliquées, Maître de conférences, Université de Pau et des Pays de l’Adour
Léa Pascal, Santé publique, Doctorante, Université Lyon 1
Guillaume Patanchon, Physique, Maître de conférences, Université Paris Cité
Laure Pecquerie, Écologie marine, Chargée de recherche, IRD
Jean-Luc Peiry, Géographie physique, Professeur des universités, Université Clermont Auvergne
Thierry Pellarin, Hydrologue, Directeur de recherche, CNRS
Sylviane Pellenq, Histoire des sciences, Retraitée, Universcience
Juliette Penicaud, Oceanographie, Doctorante, LEGOS
Marie-Elodie Perga, Environnement, Professeure, Unil
Laurence Perotto, Cosmologie, Chercheuse, CNRS
Laurent Perrin, Biologiste, Directeur de recherche, CNRS
Nicolas Perry, Génie mécanique, Professeur des universités, Arts et Métiers
Renaud Person, Océanographie, Ingénieur, IRD
Muriel Petident, Agriculture, Paysanne, ferme
Patrick Petitjean, Astrophysique, Astronome émérite, Institut d’Astrophysique de Paris
Christophe Peugeot, Hydrologue, Chercheur, IRD
Véronique Peyrache-Gadeau, Socioéconomie, Maître de conférences, Université Savoie Mont-Blanc
Gabriela Pfeifle, Sciences de gestion/sciences de l’info-com, Professeure agrégée, Université Toulouse Jean Jaurès
Armelle Philip, Glaciologie, Enseignant-chercheur, IGE-UGA
Hervé Philippe, Biologie évolutive, Directeur de recherche, UAR CNRS 2029
Cédric Piolot, Santé, Cadre, IFMS du LOT
Guillaume Piton, Géoscience, Chargé de recherche, INRAE
Eric Plaige, Électronique, Ingénieur, CNRS
Bertrand Plez, Astrophysique, Professeur, LUPM, Université de Montpellier
Olivier Poirot, Bioinformatique, Ingénieur d’études, CNRS
Martin Poncelet, Mécanique, Maître de conférences, ENS Paris-Saclay
Cristel Portes, Linguistique, Maîtresse de conférence, Aix-Marseille Université
Arnaud Poublan, Neurosciences, Post-doctorant, INSERM
Delphine Pouchain, Sciences économiques, Maître de conférences, Sciences Po Lille
Alexis Poulhès, Aménagement, Ingénieur de recherche, ENPC
Marie-Lazarine Poulle, Écologie, Ingénieure de recherche, Université de Reims Champagne-Ardenne
Margaux Pouyfaucon, Médecin, Médecin, Centre de rééducation
Olivier Praud, Physique, Maître de conférences, INPT
Thomas Proslier, Physique, Chercheur, CEA
Dominique Py, Informatique, Professeur, Le Mans Université
Cécile Quantin, Sciences du sol, Professeure d’université, Université Paris Saclay
Gaelle Quinquet, Biologie, Prce, IUT Auch
Hugo Raguet, Informatique, Maître de conférences, INSA Centre Val-de-Loire et Université de Tours
Cyrille Rathgeber, Écologie, Directeur de recherche, INRAE
Olivier Réchauchère, Agronomie, Ingénieur de recherche, INRAE
Frédéric Rees, Science du sol, écophysiologie végétale, Chargé de recherche, INRAE
Steven Rendon Restrepo, Astrophysique, Post-doctorant, Leibniz Institute for Astrophysics Potsdam
Marion Reveillet, Glaciologie, Chargée de recherche, IGE
Noa Rigoudy, Écologie, Doctorant.e, Universite de Montpellier – CEFE CNRS – CEFS INRAE
Sylvie Rimsky, Microbiologie, Directrice de recherche, CNRS
Laurent Riou, Recherche en physique, Ingénieur, IP2I
Isabelle Ripp-Baudot, Physique, Directrice de recherche, CNRS
Carlos Robles Rodriguez, Génie de procédés et de l’environnement, Chargé de recherche, INRAE
Soizic Rochange, Biologie, Maître de conférences, Université Toulouse 3
Segolene Rocher, Audiovisuel cinéma, Décoratrice, Production audiovisuelle et cinématographique
Francisco Xavier Rodrigues do Amaral, Hydrology, Doctorant, Institut des Géosciences de l’Environnement
Charlotte Roemer, Écologie et conservation, Post-doctorante, MNHN
Pauline Roignant, Analyse du cycle de vie et éco-conception, Cadre, EVEA
Jeanne Rolland, Écologie, Doctorante, CEFE – EPHE
Matthieu Romagny, Mathématiques, Professeur, Université de Rennes
Isabelle Roman, Ingénieure agronome, Libérale, Libérale
Daniele Romanini, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Josyane Ronchail, Climatologie, Enseignante-chercheuse retraitée et bénévole, LOCEAN
Françoise Roques, Astrophysique, Astronome, Observatoire de Paris
Camille Rossignol, Géologie, RTDB, Université de Cagliari (Italie)
Daniel Rouan, Astrophysique, Directeur de recherche émérite, Observatoire de Paris
Mathias Rouan, Informatique, Ingénieur de recherche, CNRS
Claire Rougeulle, Biologie, Directrice de recherche, CNRS/ Université Paris Cité
Sylvain Rubenthaler, Mathématiques, Maître de conférences, Université Nice-Sophia Antipolis
Mathieu Rué, Géoarchéologue, Chargé d’étude, Paléotime
Lucile Rutkowski, Physique, Chargée de recherche, CNRS – Institut de Physique de Rennes
Bastien Sanglard, Science des matériaux, Doctorant, INSA Toulouse
Xavier Sarazin, Physique, Directeur de recherche, CNRS IN2P3
Géraldine Sarret, Géochimie, Directrice de recherche, CNRS
Julien Sarron, Agronomie, Chercheur, CIRAD
Jean-Pierre Sarthou, Agronomie-agroécologie, Professeur des universités, Université de Toulouse
Adrien Saurety, Géologie, Doctorant, IPGP
Olivier Saut, Mathématiques, Directeur de recherche, CNRS
Emmanuel Sauvan, Physique des particules, Directeur de recherche, CNRS
Bernard Schéou, Économie, Enseignant-chercheur, Université de Perpignan
Pascale Scheromm, Géographie, Ingénieur de recherche, INRAE
Carlo Schimd, Cosmologie, Maître de conférences, Aix-Marseille Université
Frédéric Schmidt, Planétologie, Professeur, Université Paris-Saclay
Daniele Schön, Neuroscientifique, Directeur de recherche, CNRS
Antoine Séjourné, Sciences de la terre, Maitre de conférence, Université Paris Saclay
Adrien Selles, Hydrogéologie, Chercheur hydrogéologue, BRGM
Rémi Servien, Biostatistique, Chargé de recherche, INRAE
Guillaume Sescousse, Neurosciences, Chargé de recherche, INSERM
Jean-Charles Sicard, Biostatistique, Ingénieur, CIRAD
Kamila Sieja, Physique, Chercheur, CNRS
Jean-Marc Siffre, Physique, Ingénieur de recherche retraité, CNRS
Thérèse Six, Médecine, Médecin, Hôpital
Etienne Snoeck, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Laura Sourp, Hydrologie, Doctorante, CESBIO
Arnd Specka, Physique, Chercheur, CNRS
Danièle Steer, Physique, Professeur, Université Paris Cité
Adrien Stella, Océanographie, Ingénieur d’études, Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble)
Caroline Strube, Ethique et intégrité scientifique, Directrice de recherche, CNRS
Cédric Sueur, Écologie comportementale et éthique animale, Enseignant-chercheur, Université de Strasbourg
Matthieu Sylvander, Sismologie, Enseignant-chercheur, Observatoire Midi-Pyrénées
Mathilde Taghon, Psychologie du travail, Doctorante, Université de Lorraine
Cécile Tannier, Géographie, Directrice de recherche, CNRS
Charling Tao, Cosmologie et physique des particules, Directrice de recherche émérite, CNRS
Bruno Tassin, Sciences de l’environnnement, Directeur de recherche, Ecole des ponts ParisTech
Keyla Teixeira Santos, Electrochemistry, PhD, Grenoble INP
Eva Ternon, Oceanographie, Postdoc, Sorbonne université
Jacques Testart, Biologie, Directeur de recherche honoraire, Inserm
Laure Teulières, Historienne, Maitresse de conférences, Université Toulouse Jean Jaurès
Gilles Theureau, Astrophysique, Chercheur, Observatoire de Paris
Alexandre Thibodeau, Ecotoxicologie, Doctorant, CNRS
Isabelle This Saint-Jean, Économie, Professeure des universités, Université Sorbonne Paris Nord
Joelle Thollot, Informatique, Professeure des universités, laboratoire Jean Kuntzmann
Anthony Thomas, Energétique, Maitre de conférences, Université de Poitiers
Antoine Tiberj, Physique, Maître de conférences, Université de Montpellier
Denyze Toffoli, Linguistique appliquée, Professeure des universités, Université de Toulouse III
Samuel Toucanne, Paléoclimatologie, Chercheur, IFREMER
Romain Tramoy, Sciences de l’environnement, Chercheur, Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains
Sébastien Triqueneaux, Physique, Ingénieur de recherche, CNRS
Théophile Truchis, Physique, Doctorant, Ecole Polytechnique
Raphael Trujillo, Sciences industrielles de l’ingénieur, Enseignant, Education nationale
Constance Valentin, Physique, Titulaire, CNRS
Dorothée Vallot, Glaciologue, Postdoctorante, Université Grenoble Alpes
David Valls-Gabaud, Astrophysique, Astrophysicien, CNRS
Marieke Van Lichtervelde, Géosciences, Chercheur, IRD
Louise Van Oudenhove, Écologie, Chercheuse, INRAE
Olivier Vanderhaeghe, Géologie, Professeur, Université de Toulouse
Mélanie Vay, Science politique, Chargée de mission recherche, GIP Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice
Gatien Verley, Physique, Maitre de conférences, IJClab, Université Paris Saclay
Joséphine Veron, Biochimie des sols, Assistante ingénieure, INRAE
Bruno Viaris, Physique, Maître de conférences, Université Paris-Saclay
Jean-Philippe Vidal, Hydroclimatologue, Directeur de recherche, INRAE
Laure Vieu, Informatique et linguistique, Directeur de recherche, CNRS
Christophe Vieu, Physique, Professseur, INSA Toulouse
Étienne Vignon, Physique de l’atmosphère, Chercheur, CNRS LMD
Eric Villenave, Chimie atmosphérique, Professeur, Université de Bordeaux
Margot Violon, Psychologie, Psychologue clinicienne, Université Paris Descartes
Théo Vischel, Hydro-climatologie, Maître de conférences, Université Grenoble Alpes
Fabienne Vo Van, Anglais, Enseignante, Université Toulouse III
Florence Volaire, Écologie, Chargée de recherche, INRAE
Michel Volovitch, Biologie, Professeur émérite, Ecole Normale Supérieure, Paris
Béatrice Von Hirschhausen, Géographie, Directrice de recherche, CNRS
Eric Voutier, Physique, Directeur de recherche, CNRS/IN2P3/IJCLab – Université Paris-Saclay
Stéphane Vuilleumier, Microbiologie, Professeur des universités, Université de Strasbourg
Claire Waelbroeck, Climatologie, Directrice de recherche, CNRS
Sophie Wahnich, Histoire et science politique, Directrce de recherche, CNRS
Grégoire Wallenborn, Sciences de l’environnement, Professeur, Université Libre de Bruxelles
Nadège Wallet, Dermatologie, Médecin, Centre hospitalier de Luxembourg
François Warlop, Agronome, Ingénieur, GRAB
Anna Warnet, Chimie, Enseignant, Upmc
Dror Warschawski, Biophysique, Chargé de recherche, CNRS / Sorbonne Université
Eric Watier, Arts plastiques, Professeur, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier
Martine Watrelot, Lettres modernes, Chercheuse retraitée, ENS Ifé de Lyon
Sylvain Weill, Hydrologie, Maître de conférences, Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg – Institut Terre et Environnement de Strasbourg
Jonathan Wille, Climatologue, Chercheur postdoctoral, ETH Zurich
Paul Windey, Physique, Professeur, Sorbonne Université
Thierry Winkel, Agroécologue, Chercheur, IRD
Marion Wirth, Agronome, Cadre, RijkZwaan
Romain Yvinec, Mathématiques, Directeur de recherche, INRAE
Philippe Zarka, Astrophysique, Chercheur, CNRS – Observatoire de Paris
Nikola Zsolnay, Geoécologie, Assistante d’ingenieur, ENSAT-INP




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24.02.2023 à 01:00

Des centaines de scientifiques appellent BNP Paribas à stopper le financement de nouveaux projets d’énergie fossile

Des centaines de scientifiques appellent BNP Paribas à stopper le financement de nouveaux projets d’énergie fossile

Dans une lettre ouverte publiée le 24 février 2023 dans le journal L’Obs, 600 scientifiques, dont plusieurs co-auteures et coautrices des rapports du GIEC, demandent aux membres du Conseil d’administration de BNP Paribas de prendre leurs responsabilités en cessant tout soutien à l’ouverture de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. Cette lettre ouverte a été écrite à l’initiative de Scientifiques en rébellion, collectif de scientifiques qui considèrent que, face à l’urgence écologique, la désobéissance civile est nécessaire et légitime. Elle vient appuyer la plainte à l’encontre de BNP Paribas, déposée le 23 février par trois associations (Les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France), pour non-respect de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales.

Dans leur lettre, les scientifiques rappellent qu’il y a actuellement un consensus scientifique sur le fait que l’ouverture de nouveaux gisements d’énergie fossile est incompatible avec le respect de l’Accord de Paris, et donc avec la limitation du réchauffement climatique bien en-dessous de 2°C. Ils et elles demandent à BNP Paribas « d’être à l’écoute des scientifiques, et non pas d’acteurs qui continuent contre vents et marées leur politique de fabrique du doute afin de maintenir le statu quo ».

Les scientifiques relèvent que BNP Paribas fait partie des établissements qui ont financé et continuent de financer massivement de nouveaux projets pétroliers et gaziers, rappelant notamment qu’elle a été entre 2016 et 2021 « la première au niveau mondial pour le financement du pétrole et du gaz en Arctique et la première au niveau européen pour le financement de l’expansion des énergies fossiles ». Les récentes annonces de BNP Paribas sont largement insuffisantes. Notamment, l’affirmation par BNP Paribas que sa trajectoire s'inscrit pleinement dans le scénario de l’Agence internationale de l’énergie est considérée comme « un mensonge éhonté ».

Les scientifiques interpellent les membres du CA de BNP Paribas qui se sont engagé·es publiquement pour la sauvegarde de l’environnement, et les appellent à démissionner si BNP Paribas continuait à soutenir directement ou indirectement l’ouverture de nouveaux gisements d’énergies fossiles. On peut effectivement noter que, parmi les administrateurs et administratrices, se trouvent Marion Guillou (scientifique membre du Haut conseil pour le climat), Rajna Gibson Brandon (professeure de finance membre du Comité de stratégie et de surveillance de Sustainable Finance Geneva, qui appelle dans ses travaux les entreprises et leurs administrateurs à agir pour la soutenabilité), Pierre-André de Chalendar (qui a publié un ouvrage sur l’engagement des entreprises pour le climat), Jacques Aschenbroisch (vice-président de Institut de la Finance durable) ou Jean-Laurent Bonnafé (vice-président de l’Association des entreprises françaises pour l’environnement). On pourrait aussi attendre d’autres membres du CA qu’ils et elles soient particulièrement attentifs et attentives aux conséquences néfastes des activités de BNP Paribas et à leur soutenabilité à long terme : Daniela Schwarzer (directrice de l’Open Society Foundation pour l’Europe) ainsi que Sandrine Verrier et Hugues Epaillard (représentant.es CFE-CGC élues par les salarié.es de BNP Paribas).

La plainte déposée par les trois associations le 23 février est le premier contentieux climatique mettant en cause une banque commerciale, et vise à mettre fin à son soutien financier aux nouveaux projets d’énergies fossiles et d’adopter un plan de sortie du pétrole et du gaz. La banque a également fait l’objet le 6 février d’actions coordonnées visant à mettre ses distributeurs automatiques hors d’usage. Ces actions organisées par Extinction Rebellion ont eu lieu dans une trentaine de villes en France.

Le collectif Scientifiques en rébellion propose en outre quelques éléments de contexte supplémentaires au sujet de cette lettre ouverte : « Tout d’abord, s’il faut saluer le grand nombre de signatures qui ont été recueilles auprès de la communauté scientifique, et remercier celles et ceux qui l’ont fait, il faut également s’interroger sur celles et ceux qui n’ont pas signé, et des raisons pour cela. En particulier, un certain nombre de scientifiques ont des liens forts avec BNP Paribas, notamment via le financement par cette banque de projets de recherche ou de formations. Lorsque nous avons sollicité spécifiquement des scientifiques ayant des liens avec cette banque (Comité scientifique de la Climate & Biodiversity initiative de la Fondation BNP Paribas, Fonds Bruno Latour...), nous avons dans l’immense majorité des cas reçu une fin de non-recevoir. Visiblement, on ne mord pas la banque qui vous nourrit. Ceci, au-delà du cas spécifique de cette lettre ouverte, permet d’éclairer la politique de BNP Paribas – mais également de TotalEnergies – qui vise à acheter le silence des scientifiques via le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche et au travers d’une communication abondante et trompeuse sur leur politique RSE.

Ensuite, cette lettre vient rappeler qu’il y a actuellement une opposition claire entre les recommandations des scientifiques et les décisions prises par les personnes qui contrôlent les multinationales fossiles. Ces personnes ont le pouvoir et le devoir de changer la stratégie les entreprises qu’elles dirigent pour limiter la catastrophe climatique, et pourront être tenues responsables si elles ne font rien. L’inaction n’est plus tenable, car il en va de l’avenir de l’humanité. La question de la manière dont on peut, dès aujourd’hui, arrêter l’ouverture de nouveaux gisements fossiles devrait être au centre de l’agenda politique et des discussions citoyennes.

Au vu de ce constat, nous appelons tous les citoyens, les associations, les institutions publiques et les scientifiques à augmenter la pression sur BNP Paribas par tous les moyens à leur disposition. »

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02.02.2023 à 01:00

Action Intoxication alimen-terre à la mairie du 5e à Paris

Action Intoxication alimen-terre à la mairie du 5e à Paris

Aujourd’hui 2 février 2023, 17 rebelles d’Extinction Rebellion et 7 scientifiques de Scientifiques en Rebellion ont associé leurs forces pour interrompre une conférence de désinformation sur le glyphosate, donnée par l’AFIS, l’Association Française pour l’Information Scientifique, et plus particulièrement Hervé Le Bars, membre pro-glyphosate de celle-ci, à la Mairie du 5e arrondissement de Paris, avec la complaisance de celle dernière. 

Les scientifiques et rebelles ont interrompu à plusieurs reprises l’intervenant sur des thématiques telles que le lobby du glyphosate, ses effets sur la biodiversité et les problèmes de déontologie/éthique scientifique de l’intervenant de l’AFIS, dénonçant les dangers d’une telle désinformation sur une thématique de santé publique, à laquelle une cinquantaine de citoyen.nes ont assisté. Cette action prend part à la campagne « Changer de régime » d’Extinction Rebellion et la campagne « Biodiversité et agriculture » de Scientifiques en rébellion.

Etsuki, professeure en économie et membre de scientifiques en rébellion nous parle de l’économie politique du glyphosate avant de se faire arracher son micro : « Le glyphosate est une composante essentielle au service d’un modèle d’agriculture intensive caractérisé par de très grandes exploitations en monoculture. La dépendance des agriculteurs et agricultrices aux semences transformées et aux produits phytosanitaires associés, est un fond de commerce sans égal pour les sociétés agrochimiques. La FNSEA fait front commun avec le lobby de l’agrochimie pour orchestrer la désinformation et capturer la décision publique. La FNSEA tire profit de la vente de ces produits dans les coopératives. Des alternatives existent mais demandent de renoncer au modèle dominant ce qui va à l’encontre des intérêts de l’agrochimie et des syndicats qui en profitent. »

Elodie Vercken, directrice de recherche à l’INRAe, alarme sur l’effet du glyphosate sur la biodiversité « Quand elle est utilisée en agriculture, la molécule de glyphosate se retrouve dans tous les compartiments de l’environnement et affecte les espèces animales et végétales sur un large spectre taxonomique. Le glyphosate affecte les voies métaboliques de nombreux micro-organismes, et a, en conséquences, des impacts généralisés sur les autres organismes via leur microbiote. De très nombreux effets ont été documentés sur les insectes, les vers de terre, les poissons. Il est à noter que de plus en plus d’espèces-cibles développent une résistance au glyphosate, ce qui résulte en l’augmentation des doses pour maintenir « l’efficacité » des traitements et montre un fois de plus la non-durabilité de cette méthode. »

Olivier Aumont, chercheur en biogéochimie marine et membre scientifique en rébellion, a interpellé l’intervenant, Hervé Le Bars, sur son intégrité scientifique et son respect de la déontologie de scientifique: « Vous présentez une opinion personnelle comme un consensus scientifique qui dans l’état actuel des connaissances n’existe pas. En faisant cela, vous trompez le public qui vous écoute en affirmant être un expert scientifique qui respecte les valeurs de la démarche scientifique. », se référant au Code de conduite européen pour l’intégrité en recherche.

On ne le présente plus, le glyphosate est un rouage mortifère au service d’une agriculture intensive caractérisée par d’immenses exploitations en monoculture. La dépendance des agriculteur.ices aux semences et produits phytosanitaires est le fond de commerce des sociétés agrochimiques telles que Monsanto. Interdire le glyphosate, c’est priver ces industries de plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires. La FNSEA, syndicat agricole majoritaire fait front commun avec le lobby de l’agrochimie pour orchestrer la désinformation. Des alternatives existent mais demandent de renoncer à ce modèle toxique.

Les études scientifiques sont formelles : l’impact de l’agriculture intensive, cause majeure du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, n’est plus à prouver. Ce système délétère ne profite qu’à quelques multinationales. Un système pourtant soutenu par la FNSEA et le gouvernement qui n’a toujours pas engagé de réelle stratégie prenant en compte l’urgence écologique.

Le rythme d’extinction des espèces dans le monde est 10 à 100 fois plus élevé que dans les 10 derniers millions d’années : ne laissons pas une poignée de personnes perpétuer cet écocide !

Nous sommes malades d’une alimentation toxique produite par un système agricole à bout de souffle. Il est temps de Changer de Régime !

Découvrez la campagne Changement de Régime

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02.02.2023 à 01:00

2 février 2023 : Intoxication alimen-terre, Mairie du 5<sup>e</sup> arrondissement, Paris

Le 2 février 2023, 17 rebelles d’Extinction Rebellion et 7 scientifiques de Scientifiques en rébellion ont associé leurs forces pour interrompre une conférence de désinformation sur le glyphosate, donnée par l’Association française pour l’information scientifique (AFIS), à la Mairie du 5e arrondissement de Paris, avec la complaisance de cette dernière.

Les scientifiques et rebelles ont interrompu à plusieurs reprises l’intervenant pour prendre la parole sur des thématiques telles que le lobby du glyphosate, ses effets sur la biodiversité et les problèmes de déontologie scientifique de l’intervenant de l’AFIS, dénonçant les dangers d’une telle désinformation sur une thématique de santé publique.

Communiqué de presse

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05.12.2022 à 01:00

Des scientifiques demandent l’arrêt de toute nouvelle exploration pétrolière en Norvège : deux d’entre eux ont été arrêtés lors d’une action de désobéissance civile à Trondheim

Des scientifiques demandent l’arrêt de toute nouvelle exploration pétrolière en Norvège : deux d’entre eux ont été arrêtés lors d’une action de désobéissance civile à Trondheim

© Scientist Rebellion Trondheim

En soutien à la campagne « Stopp oljeletinga! » (« Stop aux prospections pétrolières »), deux scientifiques, dont une française, Emilie Gios, ont été arrêté.es ce matin à Trondheim pour avoir mené une action de désobéissance civile et demandé la fin de toute nouvelle prospection pétrolière dans les eaux territoriales norvégiennes.

Les scientifiques dénoncent l’absence de prise en compte sérieuse de l’urgence de la situation climatique. La science est formelle depuis des décennies : nous devons choisir entre une planète vivable ou la poursuite de l’extraction de combustibles fossiles. Si le monde veut rester en dessous de la limite de +1.5°C fixée par l’accord de Paris en 2015, il ne peut y avoir de nouveaux investissements dans les énergies fossiles.

La Norvège est le plus gros producteur de pétrole en Europe de l’Ouest. A l’occasion des accords de Paris, elle s’engageait à réduire ses émissions de CO2 d’au moins 40% d’ici 2030, position renforcée en 2021 par le 1er ministre Norvégien, Jonas Gahr Stoere, qui disait vouloir mettre fin à toute exploration pétrolière et soutenue ce mois-ci par le Parlement Norvégien qui a décidé de ne plus accorder de nouvelles licences de prospection pétrolière pour les zones vierges jusqu’en 2025. Arrêter de rechercher de nouveaux gisements pétrolifères est une décision évidente que le gouvernement norvégien doit prendre pour garantir que notre planète reste véritablement habitable. Or l’économie du pays dépend de l’industrie pétrolière (14% du PIB, 7% des emplois). Il est urgent que le gouvernement Norvégien trouve des solutions fiables à la sortie du pays des énergies fossiles, pour sa survie et la nôtre. Nous n’avons plus de temps à perdre ! 

« Le gouvernement et l’industrie en Norvège ne peuvent ignorer la science », déclarait déjà en 2021 Sandrine Dixson-Decleve, coprésidente du Club de Rome.

Des décennies de rapports scientifiques, de pétitions et tribunes de milliers de scientifiques appelant à l’action climatique n’ont pas eu d’effet suffisant. Le débat de la semaine dernière sur la chaîne de télévision norvégienne NRK a montré combien il était facile de détourner la position des scientifiques : les appels à plus de prudence et d’action ont été transformés en gros titre du type « Verdict des climatologues : le monde restera habitable ». Les scientifiques sont maintenant préoccupés par le peu d’honnêteté et de sérieux avec lesquels la crise climatique est traitée par les médias et voient en conséquence les actes de désobéissance civile pour dernière alternative.

Emilie Gios, chercheure post-doctorale en écologie microbienne à l’Institut norvégien des sciences de la nature (NINA) est une des scientifiques arrêté.es : « Aujourd’hui j’ai décidé de prendre position parce que je suis en colère contre l’inaction des décideurs publics face à la crise climatique. Faire de la recherche dans mon laboratoire n’est plus suffisant, les faits concernant la situation critique à laquelle nous sommes confrontés ont été ignorés depuis des décennies. La science est formelle : les conséquences du changement climatique sont déjà là et ne vont qu’empirer. Je ne peux pas rester sans réagir et regarder des gens souffrir et mourir parce qu’une poignée de personnes guidées par leur avidité ont décidé en conscience d’ignorer les scientifiques. »

Myranda Murray, doctorante en biologie évolutive à l’Université norvégienne des sciences et technologies (NTNU), explique : « Aujourd’hui je m’éloigne de mes recherches parce que l’exploration des combustibles fossiles continue toujours davantage alors que les scientifiques avertissent que c’est imprudent et dangereux. Les scientifiques ont tiré le signal d’alarme depuis des décennies, mais nous sommes David contre Goliath quand on compare les ressources dépensées en greenwashing et en désinformation sur la réalité de la crise climatique. Les gouvernements et les industriels qui ont le pouvoir d’arrêter l’exploration pétrolière continuent à profiter de l’inaction climatique. Il devient difficile d’ignorer la cruauté de leurs décisions alors que le coût humain des événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents ne cesse de s’alourdir à l’échelle de notre planète. Je suis désespéré de savoir que cela va continuer à empirer si nous continuons dans ce statu quo et je me sens complice si je reste silencieuse face à ce système injuste et détraqué. »

Andreas Kamp, chercheur à l’Université Roskilde, a été arrêté ce matin en bloquant la circulation : « Je fais cela parce que les responsables politiques ne prennent pas les faits scientifiques au sérieux. Ne pas prendre en compte les véritables coûts d’un effondrement écologique dans les décisions publiques est complètement irrationnel et extrêmement égoïste. A ceux qui me lisent ou m’entendent : les décisions que nous prenons maintenant auront des impacts décisifs pour nous-mêmes, nos enfants et petits-enfants et tous ceux après nous ! Je veux être clair pour mes enfants et mes proches : TOUT LE MONDE a la responsabilité de faire en sorte que l’humanité trouve un équilibre avec le reste de la nature. »

Baptiste Giroux, assistant de recherche en écologie industrielle au NTNU : « Je fais cela parce que je suis terrifié par la situation climatique actuelle. La cible de +1.5°C est maintenant hors d’atteinte et les décisions de nos responsables politiques nous conduisent vers une trajectoire de +3.2°C. Cela entraînera une souffrance et une violence massive, et pourtant les médias et les politiciens ne semblent pas comprendre la gravité de la situation. Les nouveaux projets pétroliers et gaziers ne sont pas compatibles avec l’accord de Paris, et c’est mentir que de prétendre le contraire. En tant que chercheur, je crois qu’il est illusoire de croire que publier davantage de rapports scientifiques puisse changer quoi que ce soit si les responsables ne les lisent pas ou ne les prennent pas au sérieux. Les actions de désobéissance civile directe peuvent obtenir bien plus en diffusant ce message et cette mobilisation. »

L’exploitation pétrolière en Norvège nous concerne toutes et tous car, comme le disait déjà Manuel Pulgar-Vidal, Responsable climat et énergie au WWF, en 2021 : « La position de la Norvège va accroître le risque que le monde atteigne des points de bascule climatiques, qui à leur tour auront des effets dévastateurs sur la nature dont nous dépendons ».

Dossiers publics pour les photos et vidéos : https://drive.google.com/drive/folders/1orTUtObIgQ0TuI5PMTP1H4ufd_TyG5MR?usp=sharing

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14.11.2022 à 01:00

Des centaines d’activistes, dont 129 scientifiques, ont bloqué 11 aéroports d’affaires internationaux pour demander l’interdiction des jets privés. 31 arrestations dans le monde entier

Des centaines d’activistes, dont 129 scientifiques, ont bloqué 11 aéroports d’affaires internationaux pour demander l’interdiction des jets privés. 31 arrestations dans le monde entier

Cette action internationale demandait l’interdiction des jets privés et la taxation des grands voyageurs pour financer l’adaptation au changement climatique et l’indemnisation des pays vulnérables.

Ces derniers jours, des scientifiques et des militants de Scientist Rebellion et Extinction Rebellion ont bloqué plusieurs aéroports d’affaires et protesté contre les jets privés dans onze pays. Les aéroports d’affaires de Farnborough et de Londres Luton (Royaume-Uni), de Berlin (Allemagne), de Milan (Italie), de Stockholm (Suède), d’Ibiza (Espagne), de Teterboro, de Charlotte, de Los Angeles et de Seattle (États-Unis) ont été bloqués le jeudi 10 novembre, tandis que celui de Schiphol (Pays-Bas) l’a été le samedi 5 novembre dans le cadre d’une manifestation plus large. Les aéroports d’affaires de Melbourne (Australie), Trondheim (Norvège), Cascais (Portugal), le troisième constructeur mondial de jets privés Dassault (Paris, France), et le ministère néerlandais des infrastructures ont également été visés. Près de 200 personnes ont pris part aux protestations, dont 129 scientifiques de diverses disciplines. Les manifestants ont eu recours à toute une série de tactiques pour bloquer les entrées des aéroports, s’accrochant avec des tubes d’acier et des chaînes, se collant aux portes et aux fenêtres et déclenchant des alarmes incendie. Dans d’autres cas, les militants ont utilisé les arts et la musique. À Ibiza, ils ont mis en scène un numéro de théâtre pour représenter le mépris et l’arrogance des plus riches alors que les moins nantis sont en difficulté. 31 manifestants ont été arrêtés par la police puis relâchés, tandis que 58 ont subi un contrôle d’identité.

Ces journées d’action s’inscrivaient dans le cadre de la campagne internationale « Make Them Pay ». Les militants ont appelé les dirigeants mondiaux actuellement réunis à Sharm el Sheikh, en Égypte, pour la COP27, à interdire les jets privés, qui consomment environ 10 fois plus d’énergie par passager que les avions commerciaux et 50 fois plus que les trains. Les militants ont également demandé une taxe sur les personnes qui prennent fréquemment l’avion. La taxation permettrait à la fois de réduire les émissions et de payer pour les pertes et dommages, de contribuer aux fonds pour le climat et d’annuler la dette financière des pays les plus vulnérables au dérèglement climatique. Ces demandes intègrent une proposition faite par le groupe des pays les moins avancés – représentant les pays les plus vulnérables au changement climatique lors de la COP27 – et ont été soutenues par des assemblées citoyennes dans de nombreux pays.

Le climatologue Peter Kalmus fait partie des personnes arrêtées pour sa participation au blocus de Charlotte (États-Unis). « Aujourd’hui, j’ai été arrêté pour la deuxième fois alors que j’essayais de sensibiliser le public à l’urgence de l’effondrement de la Terre », a déclaré le Dr Kalmus. « Nous sommes du bon côté de l’histoire, mais nous avons l’impression d’échouer terriblement. Nous avons besoin de renforts, nous avons besoin de plus de scientifiques et de plus de personnes qui s’engagent dans la désobéissance civile non violente. À l’heure actuelle, il n’est pas nécessaire d’être un scientifique pour savoir que, tant que nous ne mettrons pas fin aux combustibles fossiles, chaque été sera plus chaud que le précédent et que nous risquons de tout perdre en conséquence. Le mépris général de notre société pour ce fait fondamental me stupéfie. »

Le Dr Gianluca Grimalda, chercheur en sciences sociales, parmi les personnes arrêtées à Milan, a déclaré : « Pour éviter une catastrophe climatique, les sociétés doivent passer en mode d’urgence. Cela implique de réduire les émissions de luxe d’une élite fortunée, dont l’empreinte carbone est plusieurs fois supérieure à celle du reste d’entre nous. Il est inacceptable que les super-riches continuent de sillonner le monde alors que des millions de personnes souffrent des effets désastreux du dérèglement climatique. »

La Dr Rose Abramoff, écologiste spécialiste du changement global, également arrêtée, a déclaré : « Pendant cette période critique, chaque tonne de combustibles fossiles émise endommage les écosystèmes essentiels pour notre vie et nous rapproche de points de basculement dévastateurs. Une première étape essentielle pour une transition énergétique sûre consiste à interdire les voyages aériens privés, à taxer les grands voyageurs et à obliger les personnes et les nations riches à payer leur dette climatique aux populations du Sud, autochtones ou qui sont en première ligne. »

Finlay Asher, ingénieur aérospatial, a déclaré : « L’aviation représente le summum de l’injustice climatique et de l’inégalité des émissions. Seulement 1 % de la population mondiale produit plus de la moitié des émissions totales de l’aviation, alors que 80 % de la population mondiale n’a jamais mis les pieds dans un avion. Je ne peux pas rester sans rien faire alors que les émissions de mon secteur continuent de croître et de contribuer au carnage climatique qui fait des ravages dans le monde. Le fait que les ventes de jets privés soient en plein essor montre que nous échouons totalement en matière de justice économique et climatique. »

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10.11.2022 à 01:00

Les Scientifiques en rébellion devant le siège de Dassault réclament l’interdiction des jets privés. Des actions partout dans le monde.

Les Scientifiques en rébellion devant le siège de Dassault réclament l’interdiction des jets privés. Des actions partout dans le monde.

Le collectif Scientist Rebellion a organisé jeudi 10 novembre une journée internationale d’actions contre les jets privés cordonnée dans 11 pays. 30 militant·es de sa branche française Scientifiques en rébellion, en collaboration avec Extinction Rebellion, ont participé à cette journée avec une action à Paris devant le siège de Dassault Aviation, troisième fabricant mondial de jets privés avec les fameux Falcon, sur le Rond-Point des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement. Parmi les scientifiques mobilisés, se trouvaient plusieurs personnes ayant été incarcérées suite à des actions de désobéissance civile en Allemagne il y a quelques jours.

D’autres actions ont été menées simultanément dans 11 pays : États-Unis, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Suède, Allemagne, Belgique, Norvège, Portugal et Australie. Un communiqué de presse international sera publié ultérieurement. Une première action avait déjà eu lieu le week-end dernier à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam, où des centaines d’activistes ont été arrêté·es pour s’être introduit·es sur le tarmac (parfois à vélo), bloquant les décollages de jets privés pendant plus de 6 heures.

À Paris, les scientifiques, habillés de blouses blanches siglées Scientist Rebellion, ont déployé trois banderoles reprenant les revendications de la campagne internationale menée intitulée Make Them Pay : interdire les jets privés ; taxer les grands voleurs ; faire payer les ultrariches pollueurs. Dénonçant plus particulièrement le rôle irresponsable de Dassault Aviation dans la promotion de l’aviation d’affaires, ils/elles portaient aussi des pancartes « Dassault Falcon : l’avion des criminels climatiques » et « Dassault Falcon : l’avion de l’injustice climatique » et scandaient « Dassault Falcon, criminel climatique ; État Français complice de l’injustice » ainsi que « Sobriété pour les lobbies, les jets privés doivent être taxés ». Ces phrases sonnent d’autant plus juste que Politico a récemment mis en évidence des liens étroits et problématiques entre le gouvernement français et le groupe Dassault, ce dernier étant propriétaire du logement de la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher. Cela vient s’ajouter aux révélations de fraude fiscale organisée par Dassault Aviation pour éviter à ses riches clients de payer des taxes.

Parallèlement, les participant·es ont recouvert les grilles dorées de l’hôtel particulier abritant le siège du groupe Dassault de reproductions d’articles scientifiques traitant de l’impact environnemental de l’aviation. Symboliquement, les membres de Scientifiques en rebellion et d’Extinction Rebellion ont ensuite plié ces articles scientifiques pour en faire des avions en papier, et les ont propulsés dans la cour de l’hôtel particulier.

Cinq scientifiques ont pris la parole durant l’action.

Élie Oriol, doctorant en physique, a déclaré : « Pour agir, ce n’est malheureusement pas de science que nous manquons. C’est un problème de volonté politique. Certaines et certains de nos aîné·es, au cours de leurs carrières, ont vainement essayé de faire prendre conscience à nos gouvernants de l’urgence de tous ces sujets. Jeune scientifique, moi aussi j’aimerais faire de la science comme mes aîné·es, pour aider le monde à évoluer dans la bonne direction. Mais comment espérer encore aujourd’hui que ce serait suffisant ? Une fois fait le constat de cette impuissance, nous ne voyons plus que la rébellion. »

Kaïna Privet, chercheuse en écologie à Rennes ayant participé aux actions en Allemagne, a déclaré : « Les jets privés sont 10 fois plus polluants que les avions commerciaux et 200 fois plus polluants que les trains grandes lignes français. En tant que scientifique, je suis particulièrement scandalisée par le greenwashing développé par Dassault Aviation, qui prétend promouvoir une aviation « durable ». ​​Leurs prétendus « carburants d’aviation durables » sont une escroquerie scientifique, leur utilisation à grande échelle consommerait bien trop de ressources. Ils utilisent cet argument pour justifier le fait qu’ils continuent à développer le secteur de l’aviation malgré l’urgence de la crise climatique à laquelle nous faisons face. Ils doivent être tenus pour responsables de cette crise et être taxés en conséquence. » ​​​​Une publicité pour le Falcon a notamment été jugée contraire à la déontologie publicitaire en 2021 car elle laissait entendre que cet avion était « vert » malgré son énorme impact sur l’environnement.

Jérôme Guilet, astrophysicien ayant passé 4 jours en prison en Allemagne début novembre pour s’être collé à une voiture de luxe dans un showroom BWM, et participant à l’action, a relevé que « l’État protège les vrais criminels climatiques en réprimant de plus en plus les scientifiques et citoyens qui lancent l’alerte par des actions non-violentes. ».

En dépit du caractère totalement pacifique de leur action, les participant·es ont été encerclé·es par une cinquantaine de membres des forces de l’ordre (principalement des BRAV-M) au bout d’une heure. Elles et ils ont subi un contrôle d’identité et ont reçu l’ordre de se disperser en prenant le métro.

Les émissions annuelles de gaz à effet de serre des jets privés représentent autour de 400 kt CO21, ce qui est énorme étant donné le nombre très restreint de personnes qui les utilisent et le service rendu. Surtout, cela sape tout espoir d’aller vers la sobriété en donnant le pire exemple qui soit et en donnant aux citoyen·nes le sentiment justifié que les efforts ne sont pas répartis équitablement.

Les jets privés sont en moyenne 10 fois plus polluants par passager que les avions commerciaux et 200 fois plus polluants que les trains grandes lignes français2. Un vol privé de quatre heures génère autant d’émissions qu’un·e européen·ne moyen·ne en un an. Entre 2005 et 2019, les émissions de GES liées aux jets privés ont augmenté de 31 % en Europe. La moitié des vols parcourent moins de 500 km et correspondent donc à des trajets qui sont maintenant interdits pour les liaisons commerciales (car prenant moins de 2h30).

Les villes les plus desservies (Nice fait partie des destinations les plus prisées) et l’augmentation du trafic en été indiquent bien que l’utilisation de ces jets privés est plus motivée par le plaisir que par les affaires, ce qui la rend d’autant plus inacceptable.

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1 D’après le rapport « Private jets : can the super rich supercharge zero-emission aviation? », les émissions de CO2 des jets privés au départ de la France représentent 400 kt CO2, à comparer avec les 436 MtCO2 des émissions territoriales

2 Les avions privés émettent 1300 gCO2 /passager.km contre 128 gCO2 /passager.km pour des avions commerciaux et 5,92 gCO2 / passager.km pour les trains grandes ligne en France, selon le même rapport.


© Lyuba - XR France


© Akwa - XR France


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10.11.2022 à 01:00

10 novembre 2022 : Make Them Pay, Dassault Aviation, Paris

Le 10 novembre 2022, une trentaine de scientifiques ont manifesté devant le siège de Dassault Aviation, troisième fabricant mondial de jets privés avec les fameux Falcon, sur le Rond-Point des Champs-Élysées dans le 8e arrondissement de Paris, pour dénoncer l’impact climatique des jets privés. Cette action visait à défendre les revendications de la campagne internationale Make Them Pay menée simultanément dans 11 pays : interdire les jets privés ; taxer les grands voleurs ; faire payer les ultrariches pollueurs. Les participant·es ont recouvert les grilles dorées de l’hôtel particulier abritant le siège du groupe Dassault de reproductions d’articles scientifiques traitant de l’impact environnemental de l’aviation et lancé ces articles sous forme d’avions en papier.

Crédits photo : Akwa & Lyuba - XR France

Communiqué de presse

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05.11.2022 à 01:00

1300 scientifiques signent une tribune en soutien à leurs collègues en prison à Munich

1300 scientifiques signent une tribune en soutien à leurs collègues en prison à Munich

Une tribune en solidarité avec les scientifiques ayant été placé.es en détention à Munich pour avoir alerté sur la crise climatique vient d’être publiée par France TV. Signée par plus de 1300 scientifiques, incluant des co-auteurs du GIEC et plusieurs chercheur.es de renom, elle appelle à « ne pas se tromper de coupables », estimant que « le problème n’est pas la protestation, mais l’inaction générale et le désespoir de la jeunesse mondiale dont 3 sur 4 se disent « effrayés » par leur avenir ».

La tribune rappelle pourquoi ces actions ont été menées et pourquoi elles sont légitimes. L’action est justifiée par la crise climatique et ses effets catastrophiques qui sont déjà là, comme l’illustre l’été 2022 en France et dans le monde. De plus, l’ONU vient de déclarer que la fenêtre d’action pour rester à un réchauffement global en dessous de +1,5°C « était en train de se refermer rapidement », démontrant l’inaction des gouvernements et mettant à nu leur double-discours vis à vis de la crise climatique. Les signataires estiment « il est de moins en moins possible de faire preuve de patience et d’accorder aux décideurs politiques et économiques le crédit de la bonne foi. » Désespérés devant cette inertie, consternée par l’indifférence générale devant la catastrophe en cours, en conflit avec leur mission de service public qu’ils voient ainsi désavouée, les scientifiques sont donc conduits à de nouveaux moyens de faire passer leurs messages.

Les signataires considèrent que la cible choisie – une voiture de luxe BMW – est justifiée car « émettre pour la gloriole un surcroît de carbone, et le promouvoir sur un salon constituent une participation active et inutile (…) à la destruction en cours du climat ». Enfin cette tribune rappelle que ces scientifiques ne sont ni des extrémistes ni des originaux mais sont largement soutenus dans la communauté scientifique qui partage leur inquiétude, et considère que le monde va au-devant de catastrophes écologiques majeures.

Pour nous, Scientifiques en rébellion, la frustration de ne pas être entendu.es par les pouvoirs politiques est immense : ces derniers sont les premiers à prétendre baser leurs décisions sur les sciences et pourtant, en même temps, ils réduisent au silence les scientifiques lanceurs d’alerte, en les jetant en prison et en cherchant à intimider toute notre communauté. Face à cette duplicité, la majorité scientifique silencieuse pourrait bien d’un jour à l’autre se rebeller et choisir une façon plus disruptive d’exprimer ses alertes et ses protestations. L’entreprise BMW estime les dommages causés aux voitures à plusieurs dizaines de milliers d’euros et a porté plainte contre les auteurs pour dégradation de biens et violation de domicile. C’est une honte : émettre de façon puérile et stupide une telle quantité de gaz à effet de serre pour une voiture de luxe, s’en vanter et le promouvoir publiquement constituent non seulement une participation active et néfaste aux bouleversements climatiques mais une injure aux scientifiques, politiques et citoyens qui luttent quotidiennement pour le futur de l’humanité, ainsi qu’aux personnes qui aujourd’hui déjà en souffrent et en meurent. Cela illustre que cette entreprise, comme beaucoup d’autres – et à l’image des gouvernements – refuse de prendre ses responsabilités face aux ravages écologiques.

Alors, allons-nous continuer à nous tromper de coupables ? Ou verrons-nous des décisions politiques ambitieuses et immédiates, un débat public à la hauteur organisé par les médias, et une réorganisation dans un cadre juste et démocratique de nos sociétés, de nos productions et de nos consommations ? La réponse pourrait dépendre de la mobilisation des scientifiques et des citoyens, autant que de la mobilisation de médias et d’institutions engagés.

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04.11.2022 à 01:00

Face à la crise climatique, ne nous trompons pas de coupables

Face à la crise climatique, « ne nous trompons pas de coupables » : des scientifiques défendent leurs collègues arrêtés en Allemagne

Tribune publiée sur France Info.

Une quinzaine de scientifiques ont été arrêtés, le 29 octobre, lors d’une action de désobéissance civile contre BMW à Munich. Ils protestaient contre l’impact climatique de l’industrie automobile et réclamaient des mesures fortes pour lutter contre le réchauffement climatique.

Des scientifiques en prison. Seize chercheurs, dont cinq Français, ont été arrêtés, samedi 29 octobre, pour s’être collé la main à une voiture de sport BMW exposée dans un showroom de Munich (Allemagne). Une action symbolique du collectif Scientist Rebellion, un mouvement international de scientifiques contre l’inaction climatique. Fatigués de chroniquer rapport après rapport une catastrophe écologique annoncée, ils ont décidé de se lancer dans des actions de désobéissance civile.

La justice allemande a placé ces scientifiques en détention provisoire, jusqu’au 4 novembre pour certains. Leur arrestation et la durée de cette détention a choqué dans la communauté scientifique. Des personnalités comme les climatologues Jean Jouzel et Christophe Cassou, l’économiste Thomas Piketty et les philosophes Dominique Bourg et Dominique Méda témoignent de leur soutien dans ce texte publié par franceinfo.fr et signé par plus de 950 scientifiques. Ils s’expriment ici librement.


Samedi, plusieurs scientifiques de divers pays se sont pacifiquement installé·e·s dans une voiture de sport en exposition au salon BMW à Munich, symbole du système consumériste qui condamne notre monde aux malheurs. Pourquoi cette action à cet endroit ?Il n’y a pas à redouter quelque catastrophisme, nous sommes déjà confrontés à des catastrophes : des milliers de morts en France cet été sous les canicules répétitives, un mégafeu en Gironde, des agriculteurs à la peine face à la sécheresse, plus de dix millions de personnes jetées sur les chemins au Pakistan après la destruction de leurs habitats par une mousson hors norme… Des types d’événements auxquels on s’attendait plutôt vers la moitié du siècle.

Non seulement nous ne sommes pas parvenus à respecter l’objectif assigné par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC) signée en 1992 – à savoir éviter toute « perturbation anthropique dangereuse du système climatique » – mais nous avons déjà atteint un degré élevé de perturbation du système.

Pourquoi ce type d’action ? Est-ce que les scientifiques n’ont pas d’autres façons de s’exprimer ? Depuis 30 ans, la communauté scientifique effectue patiemment son travail de documentation des changements en cours dans le climat et les écosystèmes de la Terre, dans l’économie. Patiemment, elle parle, sur les supports qui lui sont habituels (les revues, les colloques, les rapports commandés à des experts), sur un ton policé, de choses aussi effrayantes qu’un changement climatique de grande ampleur en quelques décennies (les précédents s’étalaient sur des millénaires), qu’une sixième extinction de masse, qu’une désagrégation des sociétés humaines. Ce type de communication est pleinement légitime, mais ne touche pas assez le grand public… Or la mobilisation d’un large public autour des enjeux climatiques contraindrait les pouvoirs publics à agir à la mesure des enjeux. C’est une condition de réussite de la CNUCC et des COP qu’elle organise annuellement.

Le problème n’est pas la protestation

Pourquoi ce changement de ton cette année et ces actions de « scientifiques en rébellion » ? Nous arrivons à un tournant, et il est de moins en moins possible de faire preuve de patience et d’accorder aux décideurs politiques et économiques le crédit de la bonne foi. Le sixième rapport du Giec a expliqué il y a à peine plus d’un an que le respect de l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C était encore possible sur le papier, mais qu’il nécessitait des changements radicaux dès les prochains mois. Depuis, les Etats n’ont rien fait. Pire, la guerre en Ukraine a remis en selle les projets pétroliers et gaziers les plus polluants. L’ONU a déclaré la semaine dernière que la fenêtre d’action pour respecter 1,5°C « était en train de se refermer rapidement ».

Peut-on dissocier les scientifiques qui prennent part à ce type d’action (qui se discréditeraient en révélant une nature d’activiste plus que de chercheur) du reste de la communauté académique ? Les scientifiques qui ont participé à ce type d’actions ne sont pas des extrémistes. Ils ne sont pas sortis de leur confort pour faire cela par goût de l’action et de la visibilité médiatique. Ils ont, pour beaucoup d’entre eux, une pratique professionnelle à travers laquelle ils essayent aussi d’agir sur le monde. Si certains d’entre eux ont, en outre, décidé d’agir de manière plus démonstrative, c’est parce qu’ils sont désespérés d’être entendus.

Mais une majorité d’universitaires et de chercheurs est consternée par l’indifférence générale devant la catastrophe en cours : les trois quarts des personnels de la recherche pensent que si les choses continuent au rythme actuel, le monde va connaître une catastrophe écologique majeure. Cette majorité pourrait bien d’un jour à l’autre rejoindre le camp de celles et ceux qui protestent de manière de plus en plus disruptive. Ne nous trompons pas de coupables. Le problème n’est pas la protestation, mais l’inaction générale, le désespoir de la jeunesse mondiale dont 3 sur 4 se disent « effrayés » par leur avenir.

Les premiers signataires :

Dominique Bourg, Université de Lausanne
Pascal Vaillant, Université Paris Nord
Jean Jouzel, Institut Pierre Simon Laplace
Julia Steinberger, Université de Lausanne
Christophe Cassou, CNRS, Toulouse
Wolfgang Cramer, CNRS – Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie
François Gemenne, Université de Liège
Timothée Parrique, Université de Lund
Éloi Laurent, OFCE (Sciences Po) / Stanford
Jean-Baptiste Fressoz, CRH, EHESS
Christophe Bonneuil, CNRS, Paris
Johann Chapoutot, Sorbonne Université
Dominique Méda, Université Paris Dauphine-PSL
Thomas Piketty, Centre d’Histoire Économique et Sociale François-Simiand
Isabelle Stengers, Université de Bruxelles
Jacques Testart, INSERM
Kévin Jean, Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris
Jérôme Santolini, Commissariat à l’Energie Atomique
Milan Bouchet-Valat, Institut National d’Études Démographiques, Aubervilliers
Florence Volaire, Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive, Montpellier
Anne Baillot, Le Mans Université
Stéphanie Mariette, INRAE, Bordeaux
Sophie Gerber, INRAE, Bordeaux
Victor Altmayer, Institut du Cerveau, Paris
Julian Carrey, INSA Toulouse
Odin Marc, CNRS Géosciences Environnement Toulouse
Alexandre Rambaud, AgroParisTech
Yves Goddéris, CNRS Géosciences Environnement Toulouse
Xavier Capet, CNRS, LOCEAN, Institut Pierre Simon Laplace
Pierre-Henri Gouyon, Muséum National d’Histoire Naturelle
Jérémie Cavé, IRD, Géosciences Environnement Toulouse
Joan Cortinas, Centre Emile Durkheim, inovador
Gabriel Malek, président Alter Kapitae
Marie-Antoinette Mélières, Université Grenoble
Thibaud Griessinger, chercheur indépendant
Philippe Abecassis, Université Sorbonne Paris Nord
Davide Faranda, Institut Pierre Simon Laplace
Lara Elfjiva, CNRS – Laboratoire Anthropologie Politique – EHESS
Annalisa Lendaro, CNRS – Certop
Sylvia Becerra, CNRS, GET
Joan Cortinas, CED, Université Bordeaux
Rémi Douvenot, ENAC, Toulouse
Alice Meunier, CNRS, Paris
Laure Vieu, CNRS, Toulouse
Laure Teulières, Université de Toulouse Jean Jaurès
Olivier Aumont, LOCEAN, Institut Pierre et Simon Laplace
Pierre Mathieu, Université d’Aix-Marseille
Céline Marty, Université de Franche-Comté
Jean-Christophe Poully, Université de Caen
Soizic Rochange, Université de Toulouse

Liste complète des signataires sur le site de France Info.

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02.11.2022 à 01:00

Des scientifiques en prison pour le climat

Des scientifiques en prison pour le climat

Les trois dernières semaines ont été marquées par un engagement de plus en fort des scientifiques dans la lutte contre le dérèglement climatique, sous la forme d’actions de désobéissance civile non violente, de conférences dans l’espace public, ou d’actions visant à interpeller les décideurs. Ces actions ont été organisées par le collectif international Scientist Rebellion et sa branche française Scientifiques en rébellion. Des scientifiques de toute l’Europe ont dans un premier temps convergé vers l’Allemagne, et ont mené à partir du 16 octobre plusieurs actions de blocage ou d’interpellation, s’engluant devant des bâtiments officiels (ministère des Transports, ministère des Finances), déclenchant l’alarme incendie lors du discours du chancelier allemand au Sommet mondial de la santé, ou occupant le pavillon Porsche d’un centre de loisirs dédié à l’automobile. Leurs actions étaient accompagnées de demandes auprès de l’État allemand de prendre des mesures visant à décarboner le transport, annuler la dette des pays du Sud, et reconnaître l’échec de sa politique climatique. En parallèle et en soutien aux actions en Allemagne, une centaine de scientifiques ont mené en France des actions les 14 et 15 octobre. À Nice et Montpellier des conférences ont été organisées sur des places publiques, rappelant que les politiques actuelles ne sont pas à la hauteur des enjeux. À Toulouse, une table ronde organisée par la métropole et à laquelle était convié Total Énergies fut interrompue et une conférence interpellant les protagonistes fut donnée. À Paris, des scientifiques en rébellion se sont invité·es à Sorbonne Université à l’occasion de la Fête de la science.

Cette semaine, les scientifiques européens ont convergé vers Munich. Ils et elles se sont englué·es dans les locaux de la banque d’investissement Black Rock le 25 octobre, ont bloqué un axe routier majeur le lendemain, et se sont englués à des automobiles de luxe dans un showroom BMW le 29 octobre. Pour cette dernière action, 16 membres de Scientist Rebellion ont été placés en détention provisoire jusqu’au 4 novembre. Parmi les scientifiques actuellement en prison, se trouvent les Francais Sylvain Kuppel, spécialiste toulousain des ressources hydriques, Jérôme Guilet, astrophysicien à Saclay et Hugo Raguet, chercheur en informatique à Blois, et Marceau Minot, docteur en écologie de l’université de Rouen. Manua, coordinateur de Scientist Rebellion pour la France, fait également partie des personnes incarcérées. Les scientifiques qui ont mené cette action avaient conscience que cette dernière risquait de les conduire en prison, mais étaient prêt·es à cela pour dénoncer l’inaction climatique.

Le collectif Scientist Rebellion a également rendu public cette semaine un texte signé par plus de 1000 scientifiques, dont plusieurs co-auteurs ou co-autrices du GIEC, affirmant que l’objectif de contenir le réchauffement climatique en-dessous de 1.5°C est désormais hors d’atteinte, illustrant ainsi l’échec des politiques climatiques mondiales. Ils demandent à l’ensemble de leurs collègues de le reconnaitre également, et de dire la vérité sur l’ampleur de l’effort nécessaire pour rester « bien en-dessous de 2°C » comme le prévoit l’accord de Paris de 2015. Cette lettre a été suivie par la publication d’un rapport de l’ONU constatant qu’il n’y a, en effet, plus de trajectoire possible pour maintenir le réchauffement en dessous de 1,5°C et que seulement un changement urgent et drastique du système peut encore éviter un désastre climatique. 

Dans un texte de 4 pages, disponible en ligne, les scientifiques français ayant participé aux actions expliquent leurs motivations, leur positionnement et leurs interrogations. Ces scientifiques considèrent que, tant que la trajectoire du business-as-usual continue, « [leurs] actions de désobéissance civile seront légitimes », rappelant que « cinq décennies d’alertes sans résultat, c’est bien trop ! ». Selon eux, « loin de ternir [leur] crédibilité, (…) [se] lancer dans ces actions ne peut que renforcer la confiance que les citoyen·nes auront dans le contenu de [leurs] messages ».

En solidarité avec leurs collègues en détention, ces scientifiques appellent à se réunir le mercredi 2 novembre 2022 à 18h devant l’ambassade d’Allemagne à Paris (13/15 Av. Franklin Delano Roosevelt, Paris 8ème, Métro Champs-Elysées-Clémenceau, plan) et devant le consulat d’Allemagne à Montpellier (14 Dsc. en Barrat, en face du Corum, plan) pour appeler le gouvernement allemand, et ceux des autres pays européens, à prendre leurs responsabilités : c’est-à-dire reconnaître l’échec et l’insuffisance radicale de leur politique climatique actuelle, et commencer une politique à la hauteur des enjeux, plutôt que de placer en détention des scientifiques et de continuer à nier l’ampleur de la crise en cours.

Informations complémentaires.

Les communiqués de presse de Scientist Rebellion, relatant chaque action menée en Allemagne, peuvent être trouvés ici.

Le communiqué de presse de Scientifiques en rébellion concernant les actions en France peut être trouvé ici.

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01.11.2022 à 01:00

Octobre-novembre 2022 : campagne d'action internationale en Allemagne

En octobre-novembre 2022, des scientifiques de toute l’Europe ont convergé vers l’Allemagne pour la campagne Unite Against Climate Failure à l'appel de Scientist Rebellion, Leszte Generation, Debt for Climate et End Fossil Occupy. Elles et ils ont mené à partir du 16 octobre plusieurs actions de blocage ou d’interpellation à Berlin, s’engluant devant des bâtiments officiels (ministère des Transports, ministère des Finances), déclenchant l’alarme incendie lors du discours du chancelier allemand au Sommet mondial de la santé, ou occupant le pavillon Porsche d’un centre de loisirs dédié à l’automobile. Leurs actions étaient accompagnées de demandes auprès de l’État allemand de prendre des mesures visant à décarboner le transport, annuler la dette des pays du Sud, et reconnaître l’échec de sa politique climatique.

La semaine suivante, les scientifiques européens ont convergé vers Munich. Ils et elles se sont englué·es dans les locaux de la banque d’investissement Black Rock, ont bloqué un axe routier majeur, et se sont englués à des automobiles de luxe dans un showroom BMW le 29 octobre. Pour cette dernière action, 16 membres de Scientist Rebellion ont été placés en détention provisoire jusqu’au 4 novembre. Parmi les scientifiques mis en prison, se trouvaient les Francais Sylvain Kuppel, spécialiste toulousain des ressources hydriques, Jérôme Guilet, astrophysicien à Saclay et Hugo Raguet, chercheur en informatique à Blois, et Marceau Minot, docteur en écologie de l’université de Rouen. Manua, coordinateur de Scientist Rebellion pour la France, faisait également partie des personnes incarcérées.

Communiqué de presse

1300 scientifiques ont signé une tribune de soutien publiée sur France TV Info. Des rassemblements de soutien ont eu lieu le soir du 2 novembre 2022 devant l’ambassade d’Allemagne à Paris et le consulat d’Allemagne à Montpellier.

Crédits photo : Greenpeace Montpellier

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27.10.2022 à 02:00

« Continuer d’affirmer publiquement qu’il est toujours possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C n’est plus acceptable », avertissent plus de 1000 scientifiques

« Continuer d’affirmer publiquement qu’il est toujours possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C n’est plus acceptable », avertissent plus de 1000 scientifiques

Communiqué de presse international de Scientist Rebellion

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Plus de 1 000 scientifiques de 47 pays ont signé une lettre ouverte appelant leurs pairs à « partager avec le public ce qu’ils et elles se disent entre eux concernant la réponse mondiale au changement climatique et à la perte de biodiversité ».

La lettre ouverte, initiée et auto-publiée par le groupe d’action climatique Scientist Rebellion, a été signée par d’éminents scientifiques et par certains des auteurs principaux du GIEC. Une liste complète des signataires couvrant de nombreuses disciplines académiques, dont les sciences physiques, l’économie, les mathématiques, les sciences sociales et la psychologie, est consultable ici.

Signataire de la lettre, la professeure Marta Guadalupe Rivera Ferre, spécialiste des systèmes alimentaires et auteur principal du GIEC, déclare : « Il s’agit d’une déclaration historique de la communauté scientifique. Elle souligne qu’il est urgent que les experts disent clairement au grand public, aux politiciens et au mouvement écologiste qu’il n’y a plus de trajectoire crédible pour limiter le réchauffement planétaire en dessous de 1,5°C. ».

Signataire de la lettre, la Dr Stella Nyambura Mbau, post-doctorante en développement durable au Kenya, déclare : « Il est essentiel que les scientifiques des pays du Nord reconnaissent publiquement que la limitation du réchauffement en dessous des 1,5 °C a échoué. Nous, scientifiques des pays du Sud, avons besoin que nos pairs d’Europe et d’Amérique du Nord s’expriment à ce sujet car ils sont beaucoup plus proches des centres de pouvoir politique et économique qui entravent l’action en faveur du climat. Cela n’a jamais été aussi urgent, alors que nous approchons d’un monde au-dessus des 1.5°C de réchauffement. »

La lettre déclare : « Les scientifiques s’accordent sur le fait qu’il n’y ait pas de voie crédible vers un réchauffement limité à 1,5°C. Cela nécessiterait que les émissions mondiales atteignent leur pic avant 2025 et soient réduites de 43 % d’ici 2030. Et même ce scénario conduirait probablement à dépasser le seul des +1,5 °C au cours des dix prochaines années. Le scénario le plus optimiste présenté par le GIEC repose sur le déploiement hypothétique de technologies d’élimination du dioxyde de carbone à grande échelle, afin de faire baisser les températures d’ici la fin du siècle.

Continuer d’affirmer publiquement qu’il est toujours possible de limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C n’est plus acceptable. Pourtant, des politiciens, des scientifiques de premier plan et des figures du mouvement pour le climat persistent à le faire. En conséquence, les industries polluantes et les décideurs politiques sont involontairement encouragés à s’opposer à une décarbonation rapide ».

Signataire de la lettre, Bill McGuire, professeur émérite des risques géophysiques et climatiques à l’University College de Londres, a déclaré : « Il est dangereux, trompeur, et tout simplement faux, de donner au public l’impression que nous pouvons encore rester de ce côté du garde-fou du changement climatique qu’est le seuil des 1,5°C. Non seulement cela suggère que nous pouvons encore éviter l’effondrement climatique généralisé, mais cela fournit une excuse aux politiciens pour continuer à tergiverser, et aux pollueurs pour continuer à polluer. »

En réponse, la lettre ouverte appelle la communauté des scientifiques travaillant sur tous les aspects du changement climatique à faire une déclaration publique avant la COP27, affirmant les éléments suivants :

  • « Premièrement, constater que le dépassement de l’objectif des +1,5 °C tel que défini par le GIEC dans sa dernière évaluation est inéluctable. »
  • « Deuxièmement, reconnaître le défi que représente la limitation de l’augmentation de la température « bien en dessous de 2 °C » (conformément à l’accord de Paris de 2015) sur la base des hypothèses les plus prudentes concernant le potentiel des technologies à émissions négatives, afin de prendre en compte les incertitudes liées à ces technologies, et de montrer au public l’ampleur des réductions nécessaires selon les scénarios des scientifiques. »
  • « Enfin, et en réponse directe à ce qui précède, nous demandons que les trois piliers de la politique climatique – atténuation, adaptation et compensation (c’est-à-dire pertes et dommages) – soient réellement mis en œuvre. Cela signifie que les états riches doivent enfin tenir leur promesse de financer 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique, comme point de départ minimum. »

À propos de Scientist Rebellion :
Nous sommes un groupe d’action climatique regroupant plus d’un millier de membres dans 32 pays.
Nos membres sont des scientifiques d’horizons divers, des étudiants en sciences jusqu’aux
chercheur.euses titulaires. Nous partageons la conviction selon laquelle les scientifiques doivent mettre en place des actions de désobéissance civile non violente pour renforcer leur crédibilité. Lors d’actes de résistance civile, nous nous identifions en portant des blouses de laboratoire. Le Climate Emergency Fund soutient les efforts de recrutement, de formation, de renforcement des capacités et d’éducation de Scientist Rebellion.
Plus d’informations sur : https://scientistrebellion.com

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23.10.2022 à 18:37

Appels précédents de scientifiques

Appels précédents de scientifiques

« Scientists’ Warning: A Second Notice » : avertissement de 15 000 scientifiques du monde entier dans BioScience 25 ans après le premier appel, décembre 2017.

« Scientists’ Warning of a Climate Emergency » : avertissement de 11 000 scientifiques du monde entier dans BioScience, novembre 2019.

« Climat : "Nous en appelons aux décideurs politiques" » : tribune de 700 scientifiques français dans Libération, 7 septembre 2018.

« Facts about our ecological crisis are incontrovertible. We must take action » : appel de 94 scientifiques britanniques dans The Guardian, 26 octobre 2018.

« Act now to prevent an environmental catastrophe » : appel de 94 scientifiques, politiciens et activistes de tous pays dans The Guardian, 9 décembre 2018.

« Nous, scientifiques, ferons aussi la grève scolaire du 15 mars » : tribune de 260 universitaires suisses, français et belges dans Le Monde et Le Temps, 20 février 2019.

« La mobilisation mondiale du 15 mars, lancée par la jeunesse, doit nous interpeller et nous faire réagir » : tribune d'universitaires membres de l'Atécopol dans Le Monde, 5 mars 2019.

« Nous déclarons notre soutien à Extinction Rebellion » : lettre ouverte de 81 scientifiques suisses et 220 citoyens suisses dans Le Temps, 21 octobre 2019.

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17.10.2022 à 02:00

Lettre ouverte de demande de clarification du CNRS

Lettre ouverte de demande de clarification du CNRS : campagnes polaires – Compagnie du Ponant

À l’attention de :

Mme Christine Noiville, Directrice du Comité d’éthique du CNRS
M. Nicolas Arnaud, Directeur de l’Institut national des sciences de l’Univers du CNRS
M. Alain Schuhl, Directeur général délégué à la science et Président du Comité développement durable du CNRS

Objet : Lettre ouverte de demande de clarification du CNRS : campagnes polaires – Compagnie du Ponant

Madame, Messieurs,

En avril dernier, le collectif Scientifiques en rébellion appelait à saturer de fausses réponses un questionnaire initié par un ancien directeur de l’Institut Paul Émile Victor, Jérôme Chappellaz. À travers ce sondage, ce chercheur interrogeait la communauté des glaciologues, et au-delà, sur l’opportunité de campagnes scientifiques aux pôles financées par un opérateur de tourisme de luxe privé, la Compagnie du Ponant.

Par cette campagne de déstabilisation, le collectif Scientifiques en rébellion souhaitait dénoncer cette opération menée avec le consentement de l’Institut national des sciences de l’Univers (INSU) du CNRS et consistant, selon ce collectif, en une marchandisation des pôles sous couvert d’aide à la science. Pour l’armateur : une opération de « greenwashing » savamment orchestrée (puisque le navire prévoit des espaces dédiés à la recherche dès sa conception) avec une communication toujours tournée vers des records en inadéquation avec un faible impact environnemental. Pour les chercheur·euses : un « baiser de la mort ». En effet, soit par manque de moyens de la recherche publique1, soit par simple effet d’aubaine, ces dernier·es en viennent à cautionner, presque comme un mal nécessaire, les émissions de 250 tonnes équivalent CO2 par jour en mer ! Ces émissions étant principalement dues aux 245 croisiéristes privilégiés et riches (au minimum 10 000 € pour 10 nuits à bord), et aux 215 membres de l’équipage à leur service.

Depuis, le sujet a fait l’objet d’un article dans la revue Reporterre qui reprend une partie de nos arguments et prend également le temps de questionner des chercheur·euses, la direction du CNRS et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le témoignage de M. Chappellaz en dit long sur l’état d’esprit d’une partie de la communauté de recherche française, bien au-delà du seul domaine de la glaciologie : « Soyons pragmatiques, dit-il à Reporterre. Le Commandant Charcot naviguera vers les pôles avec ou sans scientifiques. Sa clientèle aisée est le cœur de cible et elle s’y rendra de toute façon. Alors, tant que la science ne devient pas le prétexte pour organiser des expéditions avec des touristes, utilisons ce vecteur. » L’INSU, qui a donné son consentement à cette démarche, peut-il par son silence cautionner de tels propos ? Et quid du comité d’éthique et du comité développement durable du CNRS ?

Cette posture nous semble en effet largement condamnable d’un point de vue éthique. Reprendre un argument à courte vue, déjà éculé à propos des vols en avion, du type « de toute façon il décollera sans moi » comme justification à l’inaction climatique nous semble erroné, inacceptable voire complice2. Aller jusqu’à nier que la science soit un prétexte alors qu’elle est justement au cœur de l’approche marketing de la Compagnie du Ponant (comme en témoigne un croisiériste dans le reportage) confine au cynisme. La recherche publique sur les pôles attendra-t-elle que toute la glace de l’Arctique ait fondu, et que sa crédibilité auprès du public ait connu le même sort, pour cesser de s’associer à des opérations aussi irresponsables du point de vue climatique ? Commencera-t-elle alors seulement à se questionner sur la pertinence de ces recherches et missions, sur le rapport entre l’état actuel des connaissances, celles qui sont indispensables pour comprendre l’évolution de l’Antarctique et le « coût carbone » de ses activités ?

On serait en droit d’attendre du CNRS une posture ferme sur l’exploitation de la science à des fins de « greenwashing ». On serait en droit d’attendre que le CNRS questionne le bien-fondé d’une science à plus de 60 tonnes de CO2 par jour et par chercheur·euse3. On serait en droit d’attendre que le CNRS s’interroge sur le risque de conflit d’intérêt, dans la mesure où il semble que ces chercheur·euses bénéficient de conditions de résidence exceptionnelles à bord, voire d’une rémunération pour les conférences qu’ils ou elles peuvent y donner. L’intervention de Mme Daphné Buiron, médiatrice scientifique à bord du navire, indiquant que la compagnie « était aux petits soins pour chacun d’entre eux » ne lève pas ces doutes, bien au contraire.

Sur la plupart de ces questions, le CNRS n’apporte pas de réponse (voir annexe de l’article de Reporterre) et reste dans une stature faussement académique et distanciée. Quand bien même la science qui s’y fait à bord serait irréprochable et de très haut niveau, quand bien même les chercheur·euses n’y bénéficieraient d’aucun avantage spécifique, le CNRS peut-il pour autant cautionner de telles campagnes ? En ce sens, nous vous adressons la question posée par Reporterre au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (dont la réponse est, à proprement parler, inadmissible) : « Est-il acceptable [pour le ministère] que des chercheurs français fassent de la recherche sur un navire de tourisme, et que la présence des scientifiques à bord puisse participer à la communication de la compagnie de croisière qui l’opère ? ». Au-delà, peut-on faire de la recherche à n’importe quel impact carbone ? Si, après un examen rigoureux, transparent et éthique des impacts, il est jugé que l’intérêt scientifique des activités de recherche polaires justifie ses émissions carbone, c’est alors au CNRS et au ministère d’investir de manière conséquente pour leur financement.

Sur tous ces éléments, nous souhaiterions recevoir et transmettre à nos membres, et plus largement au public sensible à l’intégrité de la recherche publique française, une clarification de la part de l’INSU, du comité d’éthique et du Comité développement durable. L’INSU pourrait d’ailleurs utiliser le cadre de travail du groupement de recherche Labos1point5 (soutenu par l’INRAE et le CNRS) et les réflexions menées par de nombreux chercheur·euses pour clarifier sa position et avancer dans la formulation d’une éthique environnementale de la recherche.

Pour votre information, notre opération a été un succès avec l’interruption du questionnaire quelques heures à peine après le lancement de l’opération. Suite à cette interruption, finalement temporaire, nous avons mis en place une pétition pour que le monde de la recherche puisse continuer à manifester sa désapprobation. Malgré la durée de la campagne, quelques jours seulement, nous avons recueilli plus de 300 soutiens, dont nous pouvons vous faire suivre la liste sur simple demande. Cette campagne s’est par ailleurs étendue au grand public puisqu’elle a été relayée par Extinction Rebellion France.

Dans l’attente de vos retours, nous vous adressons nos respectueuses salutations,

Le collectif Scientifiques en rébellion


1 Voir à ce propos la récente tribune dans Le Monde : « Le futur de la recherche polaire en Antarctique est mis en danger par le projet de la loi de finances pour 2023 ».

2 Voir le point 3 de l’article de la revue Bon Pote pour le contre-argumentaire et cet article scientifique pour sa justification.

3 À titre d’illustration, l’Institut polaire Français (IPEV) a estimé des émissions à 32 tonnes de CO2 équivalent par scientifique et par an pour les missions polaires.

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15.10.2022 à 02:00

Admettre l’échec : il ne reste aucune voie crédible pour atteindre 1,5 °C

Admettre l’échec : il ne reste aucune voie crédible pour atteindre 1,5 °C

Communiqué de presse international de Scientist Rebellion

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#UniteAgainstClimateFailure

Plus de 100 scientifiques et universitaires de 12 pays risqueront l’arrestation et l’emprisonnement en Allemagne à partir de ce week-end pour demander au gouvernement d’admettre qu’il n’est plus possible de limiter le réchauffement climatique en dessous de +1,5 °C.

Ces scientifiques sont membres du groupe d’action contre le dérèglement climatique Scientist Rebellion. Sous la bannière « Unite-Against-Climate-Failure », ces scientifiques prévoient une campagne de désobéissance civile non violente à Berlin et en Bavière à partir du 16 octobre.

L’Allemagne a été choisie en tant que pays influent au sein de l’Union européenne et l’un des pays les plus riches du monde. L’économie allemande a bénéficié plus que d’autres de la combustion d’énergies fossiles et de l’exploitation des ressources, mais elle n’arrive pas à respecter ses objectifs en matière de climat et de biodiversité.

La Dr Stella Nyambura Mbau, post-doctorante en développement durable et membre de Scientist Rebellion au Kenya, déclare : « L’action mondiale visant à réduire les émissions conformément à la trajectoire de 1,5 °C n’a jamais été suffisante. Et maintenant, il est trop tard. Refuser de l’admettre revient à ignorer les souffrances qui affectent déjà les pays du Sud. Plus de 20 millions de personnes (dont 10 millions d’enfants) risquent de mourir de faim dans la corne de l’Afrique à cause de l’une des pires périodes de sécheresse. »

Le Dr Peter Kalmus, climatologue américain et membre de Scientist Rebellion, déclare : « Je ne vois aucun signe que les dirigeants mondiaux se préparent à opérer les changements radicaux nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5 °C degrés. Il est temps de reconnaître devant au public qu’il n’y a pas de voie crédible pour rester en dessous de 1,5 °C, même si en termes scientifiques, cela reste géophysiquement possible. »

Promesses non tenues

Les gouvernements ne respectent pas l’engagement inscrit dans l’Accord de Paris de poursuivre les efforts pour rester en dessous de 1,5 °C de réchauffement. Les émissions mondiales atteindront un niveau record en 2021, alors que les gouvernements dépenseront davantage pour subventionner les combustibles fossiles en 2021 qu’en 2015, année de la signature de l’Accord de Paris.

Les chercheurs reconnus admettent qu’il n’existe pas de voie crédible vers les +1,5 °C. Le scénario le plus optimiste du GIEC pour rester sous la barre des +1,5 °C exige que les émissions mondiales atteignent un pic avant 2025 et soient réduites de 43 % d’ici 2030. Même dans ce cas, le seuil de +1,5 °C serait probablement dépassé au cours des dix prochaines années.

Avant sa campagne en Allemagne, Scientist Rebellion a sollicité près de 2 000 scientifiques, universitaires et personnalités reconnues dans l’étude du changement climatique. Tous et toutes ont été encouragé·es par Scientist Rebellion à contribuer à sensibiliser le public au fait que limiter le réchauffement à +1,5 °C est désormais peu plausible.

Descendre dans la rue

En Allemagne, Scientist Rebellion se mobilisera en collaboration avec les groupes d’action climatique Last Generation, Debt for Climate et End Fossil Occupy, sous la bannière Unite-Against-Climate-Failure. Cette coalition mènera dans une action de désobéissance civile non violente jusqu’à la fin du mois d’octobre. Les participants exigent du gouvernement allemand qu’il admette l’échec à limiter le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C et qu’il passe en mode d’urgence.

Au niveau mondial, Unite-Against-Climate-Failure demande au gouvernement allemand d’écrire immédiatement à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour demander l’annulation de toute la dette des pays du Sud, alors que le monde s’approche des +1,5 °C et au-delà. Cela faciliterait grandement leur transition vers un monde plus durable, contribuant à prévenir une nouvelle dégradation du climat.

En Allemagne, la coalition exige des mesures immédiates pour la décarbonation des transports, à travers i) l’introduction d’une limitation de vitesse sur les autoroutes allemandes, célèbres pour leur absence de limitation ; et ii) la pérennisation sans limite de durée du ticket à 9 € pour les transports publics, qui connaît un grand succès.

Des photos d’actions passées sur : https://drive.google.com/drive/folders/1Z7_qjEdmiC6f-rFkrr_WRG1iw3V1PDcj

À propos de Scientist Rebellion

Nous sommes un groupe d’action contre le dérèglement climatique qui compte plus de mille membres dans 32 pays. Nos membres vont de l’étudiant en sciences au professeur des Universités, dans des domaines scientifiques variés. Nous pensons tous que les scientifiques doivent mener des actions directes non violentes pour gagner en crédibilité. Lors des actions de désobéissance civile, nous nous identifions en portant des blouses de laboratoire.

Plus d’informations : https://scientistrebellion.com

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15.10.2022 à 02:00

Mobilisation nationale de scientifiques contre l’inaction climatique

Mobilisation nationale de scientifiques contre l’inaction climatique

Dans plusieurs villes de France (Montpellier, Nice, Paris et Toulouse), des scientifiques ont participé ce weekend à des actions d’information du public et de désobéissance civile, au nom de la lutte contre la catastrophe environnementale et humaine en cours et à venir. Dans un texte de 4 pages, disponible sur le site du collectif Scientifiques en rébellion, ils expliquent leurs motivations, leur positionnement et leurs interrogations. Certaines de ces actions ont été menées en collaboration avec les collectifs citoyens ANV-COP21 – Alternatiba et Extinction Rebellion. Cette mobilisation des scientifiques en France s’est faite dans le sillage d’une tribune parue en Une du journal Le Monde en 2020, dans laquelle mille scientifiques appelaient à la désobéissance civile. En parallèle, en Allemagne, des scientifiques venu·es de toute l’Europe (dont certain.es de France) participent à l’appel du collectif Scientist Rebellion à une campagne d’actions de désobéissance civile intitulée « Unite Against Climate Failure » qui se déroulera jusqu’au 4 novembre. Les scientifiques appellent tout·es leurs collègues qui ont pris conscience de l’urgence climatique à les rejoindre pour amplifier la mobilisation.

À Nice, les scientifiques ont organisé samedi 15 octobre matin avec les collectifs ANV-COP 21, Extinction Rebellion et Alternatiba 06 une conférence-occupation festive et populaire sur le thème « Urgence climatique, inaction politique », devant la Maison des Grands Projets de la Ville de Nice. Une banderole « Climat, biodiversité : écoutons les scientifiques » a été déployée. Le but de l’action était de rappeler que l’atteinte des objectifs de réduction d’émissions de CO2 nécessitera des changements en profondeur de nos modes de vie, et qu’une priorité est de renoncer aux grands projets d’un autre temps fortement émetteurs de carbone. À Nice, l’extension du terminal 2 de l’aéroport et l’urbanisation massive de terres fertiles dans la plaine du Var représentent des symboles de l’aveuglement des politiques territoriales qui affichent des objectifs ambitieux de réduction d’émissions sans mettre en place de leviers efficaces de décarbonation et de sobriété. La conférence a réuni une cinquantaine de personnes, et des débats ont ensuite été menés avec le public pour faire émerger des propositions citoyennes alternatives pour une métropole neutre en carbone.

À Toulouse, vendredi 14 octobre matin, dix scientifiques, soutenus par les militants d’ANV-COP21, ont perturbé un événement co-organisé par Toulouse Métropole et le journal La Tribune : « Toulouse Zéro Carbone » (vidéo disponible en ligne; temps forts de l’action indiqués dans les commentaires de la vidéo). Les scientifiques ont demandé à pouvoir prendre la parole avant une table ronde à laquelle participait entre autres TotalEnergies et l’élu responsable du PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) de la ville. Une dizaine de diapositives ont été projetées, en rappelant notamment que les politiques mises en place actuellement, à toutes les échelles (internationale comme territoriale) nous conduisent vers une catastrophe environnementale. Les scientifiques ont souligné que l’une des priorités est d’arrêter les projets qui ne vont pas dans la bonne direction, pointant du doigt certains programmes d’aménagement locaux (routier, artificialisation des sols), et la politique de TotalEnergies d’ouvrir de nouveaux gisements fossiles. L’ouverture de nouvelles exploitations est en effet incompatible avec les budgets carbone permettant de limiter le réchauffement à +1,5 ou 2°C, et représente autant de « bombes climatiques », selon une expression utilisée dans des publications scientifiques. Les scientifiques ont conclu leurs interventions en demandant que trois questions soient posées au cours de la table ronde. Ils et elles ont notamment demandé aux intervenants de justifier leur maintien de projets incompatibles avec les objectifs climatiques et environnementaux. Les scientifiques ont également demandé à TotalEnergies de se positionner par rapport au soutien qu’il apporte à un Master dirigé par un scientifique contestant ouvertement la légitimité du GIEC, une affaire révélée dans le Canard enchaîné du 12 octobre 2022. Le représentant de TotalEnergies a contesté les conclusions du Canard Enchainé et affirmé travailler avec le scientifique en question « depuis 15 ans ». Après quelques minutes de table ronde, les scientifiques, considérant que les propos tenus par le représentant de TotalEnergies n’étaient pas sincères et ne répondaient pas à la problématique centrale de la poursuite de l’exploitation des énergies fossiles, se sont placé·es devant la scène avec des affiches indiquant « greenwashing », et ont quitté la salle. 

À Paris, une conférence sauvage intitulée « Inaction climatique : défaite de la science» s’est tenue samedi 15 octobre à 14h au village des sciences de Sorbonne Université organisé pour la Fête de la science 2022. En s’invitant dans le programme, les scientifiques mobilisé·es voulaient dénoncer le décalage entre le thème choisi par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « Réveil climatique », et l’insuffisance criante des mesures prises par le gouvernement pour répondre à l’urgence climatique. Kévin Jean, l’un des scientifiques organisateurs de cette action estime qu’« après plus de 40 ans d’alertes scientifiques ignorées par les décideurs, et alors que l’État français a été condamné en justice pour le non-respect des objectifs climatiques, mettre en avant le partage des connaissances comme réponse au défi climatique est scandaleux, on ne peut plus laisser passer ». Les scientifiques mobilisé·es ont détaillé cette incohérence au cours d’une série de prises de paroles de chercheur.es de différentes disciplines. Les scientifiques ont profité d’une table ronde pour interpeller les présentateur.ices météo Laurent Romejko  (France 3) et Karine Durand (CNews) sur la responsabilité des médias ainsi qu’un collègue climatologue à propos de partenariats entre la recherche publique et TotalEnergies.

À Montpellier, une conférence sauvage samedi 15 octobre à 11h sur la place de la Comédie a mobilisé une quarantaine de scientifiques et une vingtaine de militant·es d’ANV-COP21 – Alternatiba, toutes et tous uni·es pour dénoncer l’inaction climatique. Les scientifiques, menant pour la plupart des recherches en écologie, évolution et agronomie, ont pris la parole pour rappeler les principaux résultats du GIEC et les chiffres de plus en plus alarmants sur l’effondrement de la biodiversité, avec le slogan « Alerte scientifique, crise climatique, urgence action publique ». Les militants d’ANV-COP21 – Alternatiba, sous la banderole « Urgence climatique : Écoutez les scientifiques » ont rejoint ce rassemblement après une action de désobéissance civile ciblant une agence BNP Paribas, en raison du financement par cette banque de nouvelles exploitations d’énergies fossiles.

Ces actions coordonnées entre scientifiques et autres citoyen·nes à l’échelle européenne visent à interpeller les dirigeants politiques afin que ces questions cruciales pour l’avenir de l’humanité et du vivant ne puissent plus être éludées.

ToulouseToulouse (Crédits : ANV-COP21 Toulouse) NiceNice MontpellierMontpellier ParisParis

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14.10.2022 à 02:00

14-15 octobre 2022 : mobilisation contre l’inaction climatique à Montpellier, Nice, Paris et Toulouse

À Toulouse, dix scientifiques, soutenus par les militants d’ANV-COP21, ont perturbé un événement co-organisé par Toulouse Métropole et le journal La Tribune : « Toulouse Zéro Carbone », à laquelle participait entre autres TotalEnergies.

À Nice, une conférence-occupation festive et populaire s’est tenue sur le thème « Urgence climatique, inaction politique », devant la Maison des Grands Projets de la Ville de Nice, pour dénoncer notamment l’extension du terminal 2 de l’aéroport et l’urbanisation massive de terres fertiles dans la plaine du Var. Une banderole « Climat, biodiversité : écoutons les scientifiques » a été déployée.

À Montpellier, le 15 octobre, une conférence sauvage sur la place de la Comédie a mobilisé une quarantaine de scientifiques et une vingtaine de militant·es d’ANV-COP21 – Alternatiba, toutes et tous uni·es pour dénoncer l’inaction climatique, avec le slogan « Alerte scientifique, crise climatique, urgence action publique ».

À Paris, une conférence sauvage intitulée « Inaction climatique : défaite de la science » s’est tenue le 15 octobre au village des sciences de Sorbonne Université organisé à l’occasion de la Fête de la science 2022 pour dénoncer le décalage entre le thème choisi par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « Réveil climatique », et l’insuffisance criante des mesures prises par le gouvernement pour répondre à l’urgence climatique.

Communiqué de presse

Crédits photo : ANV-COP21 Toulouse

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13.10.2022 à 02:00

Pourquoi nous menons des actions de désobéissance civile en tant que scientifiques

Pourquoi nous menons des actions de désobéissance civile en tant que scientifiques

Texte publié dans Le Club de Mediapart.

Version au format PDF ici

Nous sommes des membres de la communauté scientifique extrêmement alarmé·es par la catastrophe écologique en cours. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’initier ou participer à des actions de désobéissance civile en France en tant que scientifiques. Certain·es parmi nous ont décidé de participer aux actions du collectif international Scientist Rebellion, qui ont lieu en ce moment-même en Allemagne. D’autres ont décidé de mener des actions en France avec des collectifs citoyens comme Extinction Rebellion (XR) et ANV-COP21, que nous soutenons et avec qui nous collaborons activement. Nous appelons tous nos collègues scientifiques à nous rejoindre dans le cadre du collectif Scientifiques en rébellion pour amplifier ce mouvement de désobéissance qui ne cesse de se développer depuis quelques années dans le sillage de la tribune en Une du journal Le Monde signée en 2020 par plus de 1 000 scientifiques.

Les raisons de notre mobilisation

Les premières alertes des climatologues concernant les risques du réchauffement datent de plus de 50 ans déjà. Cependant, l’inquiétude de nos collègues s’est amplifiée ces dernières décennies au fur et à mesure que le consensus actuel sur l’origine anthropique du réchauffement se renforçait, que les conséquences du réchauffement devenaient plus clairement visibles, et que l’absence de réactions des puissances publiques hypothéquaient nos capacités d’atténuation et d’adaptation. Nous ne développerons pas ici l’argumentaire sur l’urgence climatique : tout est déjà décrit depuis longtemps dans les rapports du GIEC. Nous nous contenterons d’illustrer notre inquiétude par la figure présentée au gouvernement par notre collègue Valérie Masson-Delmotte le 31 août dernier. Ce graphique illustre le décalage entre les politiques publiques actuelles et la trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre nécessaire pour respecter l’accord de Paris de 2015. Ce décalage contredit tous les discours d’auto-satisfaction qu’on retrouve à toutes les échelles (internationale, nationale, et locale), affirmant que tout est mis en œuvre pour réduire significativement nos émissions de gaz à effet de serre. Il en va de même pour les tentatives de préservation de la biodiversité, qui ne cesse d’être dégradée et détruite par les activités humaines : les objectifs sur la réduction des pesticides ou le « Zéro artificialisation nette des sols » ne sont pas plus respectés. Pire, les ravages qu’ils sont censés corriger se sont amplifiés.

trajectoire-emissions-mondiales-GES

Figure SPM.4 du 6e rapport du GIEC : Émissions mondiales de GES des trajectoires socio-économiques.

Face au chaos environnemental possible, et aux décennies d’inertie ou d’échec, la désobéissance civile s’impose pour des raisons qui ont déjà été exposées dans une récente tribune du journal Le Monde, à la suite de publications dans des revues scientifiques de premier plan comme Nature Climate Change ou The Lancet. Nous souhaitons ici développer plus spécifiquement certains aspects liés à la désobéissance civile de scientifiques. Notre décision « d’entrer » en désobéissance civile ne va pas de soi : elle soulève des questions complexes et génère au sein de notre mouvement des discussions et des débats, que nous préférons exposer publiquement. En effet, le statut de scientifiques nous impose une déontologie dont nous ne saurions nous défaire, fut-ce dans le cadre de la désobéissance civile : appuyer nos réflexions et analyses sur des connaissances et des études solides, questionner et éprouver ces savoirs, et surtout dire la vérité à nos concitoyen·nes qui nous font confiance et financent nos travaux et salaires par leurs impôts.

Comment parler avec justesse de la situation ?

Nos premiers doutes concernent la manière de parler à nos concitoyen·nes de la situation présente. Pas plus que n’importe qui, nous ne sommes capables de prévoir l’avenir. Néanmoins, beaucoup parmi nous ont passé ces dernières années à essayer d’appréhender la situation présente dans toute sa complexité et ses multiples dimensions (climatique, écologique, énergétique, technologique, sanitaire, sociale, politique, historique, …), tentant d’assembler patiemment une lanterne suffisamment puissante pour percer un tant soit peu le brouillard des futurs possibles. Les incertitudes restent nombreuses, en particulier en ce qui concerne de possibles points de bascule (tipping points) climatiques, écologiques et bio-géo-chimiques, ouvrant la possibilité d’événements encore plus catastrophiques que ceux actuellement anticipés. Mais l’incertitude « sociale » est peut-être encore plus forte : les choix politiques qui seront faits ou l’éventuelle montée de mouvements citoyens sont non modélisables et difficilement anticipables.

Beaucoup parmi nous pensent que nous allons tout droit vers un réchauffement climatique de +3°C ou plus dès la fin de ce siècle et que l’accord de Paris ne sera pas respecté, et de loin. Nous savons bien que ces chiffres ne sont pas suffisamment parlants pour la plupart de nos concitoyen·nes. Pour comparaison, la différence de température moyenne entre aujourd’hui et la dernière ère glaciaire (il y a plus de 10 000 ans) est de 6°C. Le réchauffement depuis s’est fait de manière très lente et progressive ce qui a permis à la biodiversité et à l’humanité de s’adapter. Les projections scientifiques permettent de mieux appréhender ce que +3°C en un temps si court signifient : une série de catastrophes qui mettront en péril les bases de nos sociétés et résulteront en des centaines de millions de morts. Peut-être plus, espérons-le moins, peut-être beaucoup plus. Peut-être le chaos et l’effondrement, qu’anticipent les trois quarts de nos collègues si nous continuons sur la trajectoire présente. Le pire n’est pas certain, mais il devient malheureusement de plus en plus probable au fur et à mesure que les années d’inaction passent.

Face à cela, que dire et que faire ? Nos collègues de Scientist Rebellion ont décidé d’axer leur campagne en Allemagne spécifiquement sur ce point : demander que les scientifiques spécialistes du climat reconnaissent publiquement qu’il est maintenant presque certain que le réchauffement dépassera largement les +1.5 °C. Le positionnement habituel des scientifiques serait plutôt de tourner les choses ainsi : « il nous reste une toute petite fenêtre pour réussir à rester en dessous de +1.5°C ». Cette phrase est techniquement juste car, si par une expérience de pensée, nous arrêtions de suite d’émettre tout gaz à effet de serre, nous respecterions probablement l’accord de Paris. Elle est néanmoins socialement et politiquement bien loin de ce qui se profile car il n’y a actuellement aucun signe que les différents acteurs se mettent subitement à jouer pleinement la partition qui devrait être la leur pour respecter l’accord de Paris. Les rapports du GIEC insistent sur la nécessité d’une transformation rapide, d’ampleur inédite et impliquant l’ensemble des acteurs dans une même direction. Pourtant nous n’assistons pas à un infléchissement à la hauteur : États et entreprises continuent une politique de croissance économique à tout prix sur fond de compétition internationale. Ce qui signifie que, en l’état, cette politique nous maintient sur une trajectoire menaçant clairement l’habitabilité de la planète.

Quelles propositions ?

Le deuxième point de discussion qui nous anime concerne des mesures politiques concrètes à envisager. Nous nous attendons à ce que, suite à nos actions passées et à venir, citoyen·nes et journalistes nous demandent quelles sont nos éventuelles « revendications » ou « mesures proposées ». Ce qui nous met dans une situation délicate. D’abord parce que, en tant que scientifiques, nous ne sommes pas habitué·es à prescrire. Nous pouvons essayer de comprendre des phénomènes, de restituer leur complexité, nous pouvons montrer les limites et les impasses de certaines pratiques, ou encore vérifier si des mesures sont alignées avec des ambitions, mais nous ne sommes pas en position de dire ce qu’il faudrait faire. Ensuite, parce que nous pensons que les transformations sociétales dont nous avons besoin pour limiter la catastrophe écologique doivent être débattues publiquement et démocratiquement, et qu’afficher une liste de mesures pourrait laisser penser que nous avons une appétence pour la technocratie, pour une « démocratie des expert·es », pour un modèle politique où les scientifiques murmurent à l’oreille des Princes·ses ou encore pour une société dans laquelle les scientifiques détiendraient un pouvoir politique spécifique. Ce qui, en l’occurrence, est loin d’être notre vision. Enfin parce que la question de ce qu’il faut faire est une question fondamentalement éthique et politique, c’est-à-dire qu’elle implique d’abord un débat sur les valeurs : à quoi tenons-nous vraiment et de quoi pouvons-nous nous passer ? Quelles sont nos conceptions de l’équité, de la justice, de la démocratie, du bien vivre ? Quelle place souhaitons-nous accorder au marché, à la propriété privée, à l’État, à la liberté de consommer ? De telles questions n’ont évidemment pas de réponse scientifique mais relèvent d’une délibération collective que nous appelons de nos vœux.

Prenons un exemple concret qui est régulièrement mis sur le devant de la scène : le transport aérien. Les spécialistes du sujet affirment qu’il est peu probable de pouvoir respecter l’accord de Paris sans une baisse plus ou moins forte du trafic (différente pour un objectif de +1.5°C ou de +2°C), à moins de décider de consacrer à l’avenir une part très importante de notre électricité au transport aérien, et de faire baisser plus vite que la moyenne d’autres activités. Mais cette baisse du trafic peut être induite par des mesures diverses en termes d’équité, de moyens nécessaires, d’impact économique, d’organisation, de philosophie, etc. Si nous dressions une liste de mesures possibles, piochées dans les propositions de différents acteurs de toutes sensibilités, nous pourrions y trouver par exemple i) une taxation élevée du kérosène, ii) l’arrêt de la publicité pour les voyages en avion, iii) un quota de production d’avions, iv) un quota des mouvements d’avions dans les aéroports, iv) la limitation des voyages aux raisons humanitaires et/ou d’affaire, v) des campagnes de communication gouvernementale appelant les citoyen·es à ne plus utiliser l’avion, vi) un quota de voyages par personne, vii) l’inclusion des voyages dans un projet global de quota carbone, viii) un voyage international offert par l’Etat à tous les citoyen·nes une fois dans leur vie, accompagné d’une année sabbatique, mais interdiction au-delà, ix) une nationalisation des compagnies aériennes et des constructeurs, l’aviation devenant un bien commun… et bien d’autres. Il n’est pas de notre ressort de choisir quelles sont les mesures adaptées. Il est par contre de notre devoir d’affirmer que, sans aucune mesure ciblée, le trafic ne baissera pas, rendant le respect de l’accord de Paris encore plus difficile, et que cela est suicidaire au vu de la situation. Il est également de notre ressort d’aider nos concitoyen·nes et les responsables politiques à comprendre pourquoi – par exemple – une baisse du trafic aérien est indispensable (ce qui est un peu technique à comprendre, mais pas du tout inaccessible), et d’aider à chiffrer ou estimer les conséquences d’éventuelles mesures. L’exemple que nous venons de prendre peut bien entendu être étendu à toutes les activités humaines : transport routier, logement, alimentation, industrie, et nos propres activités de recherche…

Tester de nouvelles formes démocratiques ?

Il est possible que des mesures à la hauteur des enjeux arrivent à être prises dans le cadre politique actuel, par exemple en se donnant les moyens d’appliquer les décisions, en faisant vivre les principes constitutionnels de la Charte pour l’environnement, etc. Néanmoins, nous constatons que les structures démocratiques et les modes de décision actuels sont en l’état inadaptés pour prendre les mesures qui permettraient de respecter nos objectifs climatiques et environnementaux. Cela tient notamment au décalage de temporalité entre les processus électoraux centrés sur le court terme et les enjeux qui concernent le long terme ou le très long terme. Ou encore à l’influence néfaste des intérêts particuliers qui favorisent dans chaque domaine le business as usual contre l’intérêt de la majorité des citoyen·nes, comme l’illustre le poids du lobby des énergies fossiles. Il est donc peut-être nécessaire d’imaginer et tester de nouvelles formes démocratiques qui seraient adaptées à la gravité de la crise à surmonter.

En tant que scientifiques, nous avons été fortement intéressé·es par le travail fourni par la Convention citoyenne sur le climat (CCC), bien que les mesures proposées, même si elles avaient été mises en place sérieusement (ce qui est loin d’être le cas), ne s’avéraient pas être suffisantes. Une possibilité à envisager pourrait être la création d’assemblées représentatives des citoyen.nes par tirage au sort, qui auraient pour mission, après un temps de formation suffisamment long pour pouvoir appréhender les enjeux dans toutes leur complexité, de décider quelles mesures concrètes doivent être mises en place pour respecter les objectifs européens de réduction des émissions, stopper la chute de la biodiversité et, plus généralement d’assurer une vie décente sur cette planète sur le long terme. Le précédent de la CCC a d’ailleurs bien illustré la pertinence de ce dispositif pour proposer des mesures largement acceptées par la population. De telles conventions pourraient avoir lieu à tous les échelons de décision politique. Inclure des représentant·es des générations futures ou des autres espèces vivantes au sein de telles conventions, pourrait également être une piste intéressante. Dans de telles assemblées, nous serions prêt·es à assumer un rôle de présentation la plus pédagogique et objective possible de l’état actuel des connaissances scientifiques, mettrions au service des citoyen·nes nos capacités de calcul et projections, et tenterions de répondre au mieux à leurs interrogations.

En en attendant ?

Tant que, d’une manière ou d’une autre, les États n’auront pas pris des mesures permettant d’éviter un cataclysme climatique, nos actions de désobéissance civile seront légitimes. Certes, mener une action précise, c’est prendre le risque de ne pouvoir parler que d’un aspect des enjeux en négligeant tous les autres et de passer à côté de leur complexité. Le risque existe également que le sens de notre action soit caricaturé ou déformé, ou que nous soyons attaqués et dénigrés. Mais même si nous préférerions rester tranquillement dans nos laboratoires, ce risque doit être pris. Cinq décennies d’alertes sans résultat, c’est bien trop ! Nous appelons tous nos collègues scientifiques conscient·es de l’urgence de la situation à nous rejoindre : loin de ternir notre crédibilité, nous considérons que nous lancer dans ces actions ne peut que renforcer la confiance que les citoyen·nes auront dans le contenu de nos messages.

Ce texte a été écrit collectivement par les membres de Scientifiques en rébellion ayant participé aux actions d’octobre 2022. Rejoignez-nous si vous êtes intéressé·e. Plus d’informations sont disponibles sur scientifiquesenrebellion.fr.

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09.09.2022 à 02:00

La désobéissance civile des scientifiques est justifiée sur les plans éthique et pragmatique

La désobéissance civile des scientifiques est justifiée sur les plans éthique et pragmatique

Kévin Jean, Julia Steinberger, Jérôme Santolini

Tribune publiée dans le journal Le Monde le 9 septembre 2022.

L’image en a ébranlé plus d’un : le 6 avril dernier, le climatologue américain Peter Kalmus, enchainé à la porte d’une banque JP Morgan (premier investisseur dans les énergies fossiles), fond en larmes au cours d’un discours expliquant les motivations de son action. Devant le sentiment de voir les alertes scientifiques ignorées, il a décidé de s’engager dans une action de désobéissance civile. Dans les jours qui ont suivi, plus de 1200 scientifiques avaient participé à des actions de ce type dans 26 pays.

Depuis quelques années, la désobéissance civile est devenue un mode d’action auquel prennent part de plus en plus de scientifiques, en France comme ailleurs. Au point qu’il est devenu l’objet d’un nombre croissant de travaux académiques qui en ont interrogé la légitimité, les fondements éthiques, mais aussi l’efficacité.

En 2019, un article de la revue Lancet avait questionné les critères éthiques selon lesquels les actions de désobéissance civile de scientifiques pouvaient être légitime [1]. En se basant sur la théorie de la justice de Rawls, ses auteurs considèrent que cette tactique est justifiée dès lors qu’elle dénonce une situation injuste, si elle est utilisée en dernier recours, si elle est efficace, et si elle représente la forme d’action la moins dommageable compte tenu de la menace. La question de l’injustice du dérèglement climatique est aisée à trancher, tant on sait que ce sont les moins responsables du problème qui en subiront les pires conséquences. La notion de dernier recours fait elle non plus peu débat, tant les formes de mobilisation classique semblent épuisées : rapports scientifiques s’accumulant, marches climat se succédant sans traduction politique, plaidoyer auprès des décideurs faisant bien maigre poids face aux moyens colossaux des lobbies…

Le troisième critère mentionné dans l’article questionne l’efficacité de la désobéissance civile. Sur ce point, le dernier rapport du GIEC a souligné que les formes d’engagement tenant de la confrontation directe (boycott, manifestations, désobéissance civile) devenaient de plus en plus communes, et contribuaient à façonner les politiques climatiques [2]. Des travaux récents ont rapporté que des luttes contre des projets fossiles étaient plus fréquemment victorieuses lorsqu’elles reposaient sur la désobéissance civile [3]. Dans ce type d’actions, les scientifiques ont un rôle spécifique à jouer : c’est ce qu’une équipe de chercheur.es a récemment affirmé dans la revue Nature Climate Change [4]. Jouissant d’une position associée à un bon niveau de confiance au sein de la société, les scientifiques confèrent respectabilité et confiance à des demandes de changements de trajectoires. Loin de menacer leur crédibilité, de telles revendications pourraient même l’accroitre: plusieurs études suggèrent que les scientifiques apparaissent plus crédibles en agissant en accord avec les alertes écologiques qu’ils peuvent lancer. Il semble enfin que des messages portés par des actions à finalité altruiste présentant un certain risque personnel (de l’inconfort au risque physique) reçoivent un écho favorable auprès du public.

Le mauvais procès en rupture de neutralité

Or, selon un argument fréquemment opposé, un certain principe de neutralité requerrait que les scientifiques s’abstiennent d’intervenir dans le débat public, au risque de menacer leur intégrité. Cette interprétation du principe de neutralité repose bien souvent sur une lecture trop rapide de Max Weber. Il a été largement remis en question par l’épistémologie récente, qui considère que des sciences dépourvues de valeurs constituent un idéal illusoire, mais également peu désirable lorsque les savoirs produits peuvent avoir des implications sociales importantes. Plutôt que d’en appeler à une neutralité inaccessible – bien souvent mise en avant pour défendre un certain statu quo -, mieux vaut reconnaître que les valeurs sont inévitablement présentes dans le processus de recherche, et qu’elles peuvent et doivent être encadrées par la rigueur méthodologique. Allant même plus loin, le groupe de travail sur la recherche et l’engagement de l’université de Lausanne soulignait récemment les risques d’ un manque d’engagement pour la crédibilité des scientifiques [5].

Caractère injuste de la situation dénoncée, épuisement des autres modes d’action, efficacité au vu des risques et dommages engendrés : les critères justifiant la désobéissance civile semblent bien remplis. Reste qu’un 5ème critère était mis en avant dans l’article mentionné plus haut: la prise en compte de la différence dans les risques encourus. La désobéissance civile implique bien des risques différents en fonction du contexte social, professionnel et personnel. Ainsi, des personnes jouissant d’un statut social et professionnel favorisé, comme c’est le cas pour les scientifiques (du moins pour les non-précaires), auraient même un devoir de s’engager en première ligne pour le bien commun, quand d’autres, ne jouissant pas du même statut, s’exposeraient bien d’avantage par les mêmes actions.

Il est notable qu’en quelques années, un mode d’action jusque-là perçu comme radical ait été si rapidement accepté et légitimé par la communauté scientifique dans le cadre de l’urgence écologique et climatique, au point que certaines revues, comme la très sérieuse Lancet Planetary Health, en soient venues à appeler explicitement les scientifiques à rejoindre ce type de mobilisation [6], ou que certains articles appellent ouvertement les institutions scientifiques à reconnaître et à encourager cette forme d’expression [7].

Aujourd’hui, l’ensemble de la communauté académique, des scientifiques les plus engagés aux institutions les plus prestigieuses, s’accorde pour considérer que la situation exceptionnellement grave appelle des actions à la mesure des crises auxquelles nos sociétés sont confrontées. La désobéissance civile semble donc mériter sa place au sein de l’éventail des modes d’actions à mobiliser pour répondre sans délai à cet appel.

Kévin Jean est épidémiologiste, maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (laboratoire MESuRS).

Julia Steinberger est chercheuse en sciences sociales du climat, professeure à l’Université de Lausanne.

Jérôme Santolini est biochimiste, directeur de recherche au CEA, responsable du Laboratoire Stress Oxydant et Détoxication au sein de l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (UMR 9198).

RÉFÉRENCES

1. Bennett H, Macmillan A, Jones R, Blaiklock A, McMillan J. Should health professionals participate in civil disobedience in response to the climate change health emergency? The Lancet. 2020;395: 304–308. doi:10.1016/S0140-6736(19)32985-X

2. AR6 Climate Change 2022: Mitigation of Climate Change — IPCC. [cited 8 Sep 2022]. Available: https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/

3. Thiri MA, Villamayor-Tomás S, Scheidel A, Demaria F. How social movements contribute to staying within the global carbon budget: Evidence from a qualitative meta-analysis of case studies. Ecological Economics. 2022;195: 107356. doi:10.1016/j.ecolecon.2022.107356

4. Capstick S, Thierry A, Cox E, Berglund O, Westlake S, Steinberger JK. Civil disobedience by scientists helps press for urgent climate action. Nat Clim Chang. 2022; 1–2. doi:10.1038/s41558-022-01461-y

5. Groupe de travail sur la recherche et l’engagement. L’engagement public des universitaires: Entre liberté académique et déontologie professionnelle. UNIL – Université de Lausanne; 2022 May. Available: https://www.unil.ch/centre-durabilite/fr/home/menuinst/recherche/recherche-et-engagement.html

6. The Lancet Planetary Health Editorial team. Walking the talk? The Lancet Planetary Health. 2022;6: e380. doi:10.1016/S2542-5196(22)00099-7

7. Gardner CJ, Thierry A, Rowlandson W, Steinberger JK. From Publications to Public Actions: The Role of Universities in Facilitating Academic Advocacy and Activism in the Climate and Ecological Emergency. Frontiers in Sustainability. 2021;2. Available: https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frsus.2021.679019

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26.04.2022 à 02:00

26 avril 2022 : Murder Party, Nice

Le 26 avril 2022, des scientifiques en blouse blanche et des activistes déguisé·es en insectes ont participé à une murder party place Massena à Nice pour dénoncer la sixième extinction de masse.

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11.04.2022 à 02:00

Action contre la marchandisation des pôles sous couvert d’aide à la science

Action contre la marchandisation des pôles sous couvert d’aide à la science

Dans la continuité de l’appel à la désobéissance civile face à la crise écologique lancé il y a deux ans par 1000 scientifiques à la une du journal Le Monde et de la mobilisation internationale de la semaine dernière largement reprise dans les médias, Scientifiques en rébellion a lancé une nouvelle action ce lundi 11 avril pour dénoncer la marchandisation des pôles sous couvert d’aide à la recherche scientifique.

Cette action, intitulée « Trollons massivement le questionnaire », consistait à répondre massivement à une consultation proposant à des chercheurs effectuant des missions aux pôles de servir de caution scientifique à des pratiques écologiquement néfastes et socialement inégalitaires en s’embarquant sur un yacht de luxe proposant des croisières à une poignée de privilégiés.

En tant que personnels de la recherche sensibilisés aux questions climatiques, nous nous devions de réagir. Cette association opportuniste entre un croisiériste et des chercheurs doit être vivement dénoncée. D’abord, elle souligne la défaillance de l’État pour financer des recherches qui sont pourtant fondamentales pour la compréhension des phénomènes climatiques. Des chercheurs se laissent donc tenter par des partenariats privés afin de pouvoir exercer leur métier.

Ensuite, parce qu’elle constitue une énorme opération de greenwashing : le croisiériste s’offre et offre à ses passagers un paravent de vertu en se faisant passer pour un contributeur à la recherche et indirectement à la lutte contre le dérèglement climatique alors que la pollution de ses navires y contribue largement. Le navire « Commandant Charcot », opéré par la Compagnie du Ponant, est un mastodonte des mers qui emporte à son bord 9 millions de litres de gaz naturel liquéfié. Il va en brûler en moyenne 200 000 litres par jour soit environ 260 tonnes de CO2 émises par jour ! En 2 jours, chacun·e des 245 passagers aura brûlé autant que le budget carbone annuel total qu’un·e Français·e aura le droit de dépenser en 2050 (2 tonnes : objectif des accords de Paris). Et en 10 jours, chacun·e aura brûlé l’équivalent de l’empreinte carbone actuelle d’un·e Français·e. Le tout pour un coût par passager de 10 000 €, qui en fait un loisir réservé à une petite élite écologiquement irresponsable.

L’opération a fonctionné au-delà de nos attentes puisqu’après à peine 1 heure, le formulaire a été clos. Nous poursuivons néanmoins l’action en demandant aux scientifiques rebelles de signer une pétition de soutien. Nous ferons alors remonter aux instances de la recherche (Ministère, CNRS, etc.) le nombre de participant·e·s.

Au-delà de cette opération coup de poing, il est grand temps de dénoncer le tourisme polaire, ainsi que l’avait fait le géographe Rémy Knafou dans une tribune au Monde en août 2021, et d’y mettre fin afin de protéger ces milieux fragiles déjà extrêmement affectés par le dérèglement climatique !

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11.04.2022 à 02:00

11 avril 2022 : Action en ligne contre la marchandisation des pôles sous couvert d’aide à la science

Le 11 avril 2022, nous avons mené une action en ligne pour dénoncer la marchandisation des pôles sous couvert d’aide à la recherche scientifique. Cette action consistait à répondre massivement à une consultation proposant à des chercheurs effectuant des missions aux pôles de servir de caution scientifique à des pratiques écologiquement néfastes et socialement inégalitaires en s’embarquant sur un yacht de luxe proposant des croisières à une poignée de privilégiés. Ce faisant, la compagnie du Ponant s’offre et offre à ses passagers un paravent de vertu en se faisant passer pour un contributeur à la recherche et indirectement à la lutte contre le dérèglement climatique alors que la pollution de ses navires y contribue largement.

Le formulaire a été fermé rapidement après notre action, et notre pétition a reçu plus de 300 soutiens. Suite à notre lettre ouverte, le Comité d’éthique du CNRS s’est saisi de la question des « missions d’opportunité ».

Communiqué de presse

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09.04.2022 à 02:00

9 avril 2022 : Nuit de la rébellion scientifique, Muséum national d’histoire naturelle, Paris

La nuit du 9 au 10 avril 2022, une trentaine de scientifiques ont occupé le Muséum national d’histoire naturelle à Paris et donné douze présentations pour que des mesures urgentes, radicales et nécessaires soient prises afin de limiter les conséquences des crises climatique et écologique en cours et à venir.

Des procès se sont tenus le 30 novembre 2023 et le 17 juin 2024 et ont abouti à une relaxe générale. Suite au second procès le tribunal a reconnu l'état de nécessité face au changement climatique, mais le parquet a fait appel.

Vidéo complète de l'action

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06.10.2021 à 02:00

En soutien à Jérôme, scientifique en procès pour le climat

En soutien à Jérôme, scientifique en procès pour le climat

Tribune publiée dans Reporterre le 6 octobre 2021.

Jeudi 7 octobre, 7 activistes d’Alternatiba seront en procès à Bobigny suite à leur intrusion sur le tarmac de Roissy lors de la marche sur les aéroports du 3 octobre 2020. Parmi eux figure Jérôme Guilet, un scientifique engagé membre du Collectif de la rébellion scientifique. Lui aussi risque jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 18 000 € d’amende.

Pour dénoncer l’inaction politique face à la catastrophe écologique qui nous menace, notre collègue Jérôme Guilet a, comme nous, rejoint en février 2020 l’« Appel de 1 000 scientifiques à la désobéissance civile et au développement d’alternatives  ». Comme nombre d’entre nous, mais sans doute avec encore plus de détermination, Jérôme a fait le choix d’incarner cet appel en s’exposant juridiquement et physiquement sur le terrain.  

Le 13 mars 2020, suite à une action avec les Décrocheurs de portraits visant à faire le vrai bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron en matière de climat, Jérôme a été interpellé en même temps que deux autres scientifiques signataires de l’appel et d’autres activistes, et a passé vingt-quatre heures en garde à vue, sans qu’aucune charge ne soit finalement reconnue contre lui.

Le 3 octobre 2020, Jérôme a participé à la Marche sur les Aéroports, organisée dans toute la France. Il a fait partie de l’équipe ayant fait irruption sur le tarmac de Roissy-CDG pour dénoncer l’absurdité du projet d’extension du Terminal 4, et plus largement pour inviter à remettre en question un secteur dont les prévisions de croissance sont incompatibles avec l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Pour cette dernière action, Jérôme sera en procès le 7 octobre prochain, avec six autres activistes. Ils et elles sont poursuivis pour « troubles aux fonctionnement des immeubles ou installations destinés à assurer le contrôle de la circulation des aéronefs […]» et risquent jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 18 000 € d’amende.

Cet engagement, Jérôme l’a pris en sa qualité de scientifique. Certes, Jérôme n’est pas climatologue – pas plus que la grande majorité d’entre nous – mais astrophysicien. Pour autant, en tant que scientifique, Jérôme peut apprécier pleinement la robustesse des preuves synthétisées par plusieurs milliers de ses collègues dans le dernier rapport du Giec ou le rapport de 2019 de l’IPBES. En tant que scientifique, il mesure pleinement le péril que nous font courir les gouvernant.es, qui ne misent actuellement que sur d’hypothétiques ruptures technologiques pour répondre à l’urgence climatique ; et le cynisme de secteurs industriels s’employant à retarder le plus possible l’action climatique pour maintenir des profits de court terme. Comme nous, Jérôme a fini par questionner le sens de travailler à construire des constats scientifiques, à documenter les effets des catastrophes en cours, si ce travail est ostensiblement ignoré par ceux et celles qui sont aux commandes, en dépit des mobilisations citoyennes.

Quel que soit le verdict du jugement du 7 octobre, nous nous tiendrons aux côtés de Jérôme et des six autres activistes qui sont poursuivis pour leur action en faveur du climat. Par ses actions, Jérôme a su incarner une forme de responsabilité des scientifiques que nous devrons continuer à faire vivre. Nous resterons mobilisé.es et présent.es pour de futures actions, en dépit des tentatives croissantes de judiciariser – voire criminaliser – les formes d’expression du mouvement climat. Nous continuerons, par notre travail scientifique, et en lien étroit avec la société civile, à mettre nos compétences aux services des transformations nécessaires à un avenir viable et désirable, afin de mettre les sciences au service d’une transition juste.

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03.10.2020 à 02:00

3 octobre 2020 : Marche sur les aéroports

Le 3 octobre 2020, des scientifiques ont participé aux Marches sur les aéroports dans plusieurs villes de France visant à dénoncer l’impact climatique du transport aérien au bénéfice d’une petite minorité. Cinq d’entre eux ont été arrêtés puis mis en garde à vue en même temps qu’une centaine de militant·es pour s’être introduit·es sur le tarmac et avoir empêché le décollage d’un avion. Notre collègue Jérôme Guilet a fait partie des personnes poursuivies en justice. Dans une tribune publiée dans Reporterre, près de 300 scientifiques ont déclaré leur solidarité avec son action.

Pendant que Jérôme était sur le tarmac, ses collègues déclaraient depuis l’aérogare occupée : « L’aviation prétendue verte par la magie de la compensation carbone ou de progrès techniques futurs est un mythe. Un mythe qui relève du dangereux mensonge s’il prétend nous dispenser de la nécessité de faire décroître le trafic aérien. À moins bien sûr de faire passer les trajets aériens d’une petite minorité avant les besoins fondamentaux de la majorité. »

Crédits photo : Alternatiba

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15.03.2020 à 01:00

Der Appell auf Deutsch

Angesichts der ökologischen Krise ist eine Rebellion notwendig

Angesichts der Tatenlosigkeit der Regierungen gegenüber der ökologischen undklimatischen Notlage rufen mehr als 1.000 Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler aller Disziplinen in der französischen Zeitung Le Monde die Bürgerinnen und Bürger zum zivilen Ungehorsam und zur Entwicklung von Alternativen auf. Sie fordern die politisch Verantwortlichen auf, unser Wirtschafts- und Produktionsmodell radikal zuändern und die Vorschläge des Bürgerkonvents zum Klimawandel ernst zu nehmen.

Dieser Aufruf ist von ähnlichen Erklärungen in The Guardian und Le Temps inspiriert.

Text des Appels

Wir, die Unterzeichnenden, vertreten verschiedene Disziplinen und akademische Bereiche. Die Ansichten, die wir hier zum Ausdruck bringen, sind unsere eigenen und binden nicht die Institutionen, für die wir arbeiten. Was auch immer unsere Fachgebiete sind, wir alle teilen die gleiche Beobachtung: Jahrzehntelang waren die aufeinander folgenden Regierungen nicht in der Lage, starke und schnelle Maßnahmen zur Bewältigung der Klima- und Umweltkrise zu ergreifen, die sich von Tag zu Tag verschärft. Diese Trägheit kann nicht länger toleriert werden.

Die wissenschaftlichen Beobachtungen sind unbestreitbar, und vor unseren Augen spielen sich Katastrophen ab. Wir erleben das 6. Massenaussterben, mehrere Dutzend Arten verschwinden täglich, und die Umweltverschmutzung ist in jeder Hinsicht alarmierend (Kunststoffe, Pestizide, Nitrate, Schwermetalle ...).

Um nur vom Klima zu sprechen: Wir haben bereits einen Temperaturanstieg von mehr als 1°C gegenüber der vorindustriellen Zeit zu verzeichnen, und die CO2-Konzentration in der Atmosphäre war seit mehreren Millionen Jahren noch nie so hoch. Nach dem Bericht des Umwelt- und Entwicklungsprogramms der Vereinten Nationen (UNEP) 2019 zur Überwachung der Emissionen werden die Verpflichtungen der Länder im Rahmen des Pariser Abkommens von 2015 zu einer Erhöhung von mindestens 3°C bis 2100 führen.

Das Ziel, die Erwärmung auf unter 1,5°C zu begrenzen, ist nur dann erreichbar, wenn die globalen Emissionen um 7,6% pro Jahr reduziert werden, wohingegen sie in den letzten zehn Jahren um 1,5% pro Jahr gestiegen sind. Jedes zusätzliche Grad erhöht das Risiko, dass die Kipppunkte überschritten werden, was eine Kaskade irreversibler Folgen (Rückgang des Packeises, Auftauen des Permafrostes, Verlangsamung der Meeresströmungen usw.) zur Folge hätte. Die vorbereitenden Studien für den nächsten IPCC-Bericht (CNRS-CEA-Météo France) deuten darauf hin, dass frühere Berichte das Ausmaß der bereits im Gang befindlichen Veränderungen unterschätzt haben. Eine globale Erwärmung von mehr als 5°C kann nicht mehr ausgeschlossen werden, wenn der derzeitige rasante Anstieg der Treibhausgasemissionen anhält. Bei diesen Temperaturniveaus würde die Bewohnbarkeit Frankreichs durch Temperatur- und Feuchtigkeitsniveaus in Frage gestellt, die zum Tod durch Hyperthermie führen. Menschliche Gesellschaften können nicht weiterhin die Folgen ihrer Aktivitäten auf dem Planeten ignorieren, ohne die Folgen zu erleiden, wie viele Studien, die den wissenschaftlichen Konsens widerspiegeln, schon vor langer Zeit und jeden Tag deutlicher gezeigt haben. Wenn wir auf diesem Weg weitermachen, ist die Zukunft unserer Spezies düster.

Unsere Regierung macht sich in dieser Situation mitschuldig, indem sie das Vorsorgeprinzip vernachlässigt und nicht erkennt, dass unendliches Wachstum auf einem endlichen Planeten schlichtin eine Sackgasse führt. Die von ihr verteidigten Ziele des Wirtschaftswachstums stehen in völligem Gegensatz zu dem radikalen Wandel des Wirtschafts- und Produktionsmodells, der unverzüglich eingeleitet werden muss. Die derzeitige französische Politik in Bezug auf den Klimawandel und denSchutz der biologischen Vielfalt ist weit davon entfernt, den Herausforderungen und der Dringlichkeit, mit denen wir konfrontiert sind, gewachsen zu sein.

Weit davon entfernt, eine angebliche Opposition zwischen Ökologie und sozialer Gerechtigkeit zu bestätigen, hat die Bewegung der Gelbwesten zutreffend die Inkonsequenz und Heuchelei einer Politik kritisiert, die einerseits den Bürgerinnen und Bürgern Verzicht auferlegen will, während sie andererseits einen ungezügelten Konsumismus und einen ungerechten wirtschaftlichen Raubtierliberalismus fördert. Die weitere Förderung überflüssiger und energieintensiver Technologien wie 5G oder des autonomen Autos ist unverantwortlich in einer Zeit, in der sich unsere Lebensweise in Richtung größerer Genügsamkeit entwickeln muss und unsere kollektiven Anstrengungen auf den ökologischen und sozialen Übergang konzentriert werden müssen.

Das Fehlen von Ergebnissen dieser Politik liegt auf der Hand: Wie der Hohe Rat für Klimafragen feststellte, wurde das in der französischen nationalen Strategie für niedrige Kohlenstoffemissionen festgelegte Budget für Treibhausgasemissionen zwischen 2015 und 2018 nicht eingehalten. Trotz der guten Absichtserklärungen liegt der Pro-Kopf-Fußabdruck Frankreichs (einschließlich der importierten Emissionen) heute mit 11 Tonnen CO2-Äquivalent pro Einwohner und Jahr immer noch über dem Niveau von 1995, während er bis 2050 auf 2 Tonnen sinken dürfte.

Das nächste Jahrzehnt wird entscheidend dafür sein, das Ausmaß künftiger Störungen zu begrenzen. Wir lehnen es ab, dass die jungen Menschen von heute und zukünftige Generationen für die Folgen der beispiellosen Katastrophe, die wir vorbereiten und deren Auswirkungen bereits spürbar sind, bezahlen müssen. Wenn eine Regierung wissentlich ihre Verantwortung für den Schutz ihrer Bürger aufgibt, hat sie in ihrer wesentlichen Rolle versagt.

Daher rufen wir zur Teilnahme an den Aktionen des zivilen Ungehorsams auf, die von den Umweltbewegungen durchgeführt werden, seien es etablierte Organisationen (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace...) oder jüngst entstandene (Action non violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate...).

Wir rufen alle Bürgerinnen und Bürger, einschließlich unserer Kolleginnen und Kollegen aus der Wissenschaft, zu Engagement auf, um von der Politik Taten zu fordern und das System ab heute von unten zu verändern. Durch individuelles Handeln, durch Zusammenschlüsse auf beruflicher oder lokaler Ebene (z.B. in Nachbarschaftskomitees) oder durch den Beitritt zu bestehenden Verbänden oder Bewegungen (Alternatiba, Cities in Transition, Territoriale Alternativen...) wird derSpielraum dafür geschaffen werden, Barrieren abzubauen und Alternativen zu entwickeln.

Wir fordern die Regierung auch auf, die Wahrheit über den Ernst und die Dringlichkeit der Situationzu sagen: Unser gegenwärtiger Lebensstil und das Wirtschaftswachstum sind nicht mit einer Begrenzung des Klimawandels auf ein akzeptables Niveau vereinbar. Wir fordern die nationalen und lokalen Politiker auf, unverzüglich Maßnahmen zu ergreifen, um den Kohlenstoff-Fußabdruck Frankreichs wirklich zu reduzieren und die Erosion der biologischen Vielfalt zu stoppen. Wir fordern auch die Exekutive und das Parlament auf, Umwelterfordernisse vor private Interessen zu stellen, indem sie die Vorschläge des Bürgerkonvents zum Klimawandel tatkräftig umsetzen, sein Mandat verlängern und ihm die Befugnis erteilen, ihre Umsetzung zu überwachen.

Appell initiiert von:

Joana Beigbeder, Enseignant-chercheur en science des matériaux, Institut Mines-Télecom – Mines Alès (IMT Mines Alès)
Frédéric Boone, Chercheur en astrophysique, Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP)
Milan Bouchet-Valat, Chercheur en sociologie, Institut national d’études démographiques (Ined)
Julian Carrey, Enseignant-chercheur en physique, Institut national des sciences appliquées de Toulouse (INSA Toulouse)
Agnès Ducharne, Chercheuse en climatologie, CNRS – Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL)
Tanguy Fardet, Chercheur post-doctorant en neurosciences computationnelles, Max Planck Institutefor Biological Cybernetics – Université de Tübingen
Kévin Jean, Enseignant-chercheur en épidémiologie, Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)
Jérôme Mariette, Ingénieur d’études en bioinformatique, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE)
Françoise Roques, Chercheuse en astrophysique, Observatoire de Paris

(Vielen Dank an Attac Deutschland für die Übersetzung.)

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28.02.2020 à 01:00

The call in English

In the Face of the Ecological Crisis, Rebellion is Necessary

Recognising governmental inaction in the face of the ecological and climatic emergency, more than 1,000 scientists from all disciplines call for citizens' civil disobedience and their development of alternatives in (top French newspaper) Le Monde. They urge political leaders to radically change our economic and production model and to take the proposals of the Citizens' Convention on Climate Change seriously.

This call is inspired by similar initiatives in The Guardian and Le Temps.

Text of the Call

We, the undersigned, represent different disciplines and academic fields. The views we express here are our own and do not necessarily reflect those of the institutions for which we work. Whatever our areas of expertise, we all share the same observation: for decades, successive governments have been unable to implement strong and rapid action to address the climate and environmental crisis, which is becoming more urgent every day. This inertia can no longer be tolerated.

Scientific observations are indisputable and disasters are unfolding before our very eyes. We are experiencing the 6th mass extinction, several dozen species are disappearing every day, and pollution levels from all points of view are alarming (plastics, pesticides, nitrates, heavy metals...).

To speak only of the climate, we have already exceeded 1°C of additional temperature compared to the pre-industrial era and the concentration of CO2 in the atmosphere has never been so high for several million years. According to the United Nations Environment and Development Program's (UNEP) 2019 Emissions Gap Report, countries' commitments under the 2015 Paris Agreement put us on a trajectory of at least +3°C by 2100, assuming they are met. The objective of limiting warming below +1.5°C is now out of reach unless global emissions are reduced by 7.6% per year, whereas they have increased by 1.5% per year over the last ten years. Each additional degree increases the risk of exceeding tipping points, causing a cascade of irreversible consequences (ice pack collapse, thawing permafrost, slowing of ocean currents, etc.). The preparatory studies for the next IPCC report (CNRS-CEA-Météo France) suggest that previous reports have underestimated the extent of the changes already underway. Global warming of more than 5°C can no longer be excluded if the current runaway increase in greenhouse gas emissions continues. At these temperature levels, France's habitability would be called into question by temperature and humidity levels causing death by hyperthermia. Human societies cannot continue to ignore the consequences of their activities on the planet without suffering the consequences, as many studies reflecting the scientific consensus have shown long ago and more clearly every day. If we continue down this path, the future of our species is bleak.

Our government is complicit in this situation by neglecting the precautionary principle and failing to recognize that infinite growth on a finite planet is simply a dead end. The economic growth objectives it advocates are in total contradiction with the radical change that our economic and productive model must undergo without delay. Current French policies on climate change and biodiversity protection are far from being up to the challenges and urgency we are facing. Far from confirming an alleged opposition between ecology and social justice, the yellow vest movement has rightly denounced the inconsistency and hypocrisy of policies that would impose sobriety on citizens on the one hand, whilst promoting unbridled consumerism and unequal and predatory economic liberalism on the other. Continuing to promote superfluous and energy-intensive technologies such as 5G or the autonomous car is irresponsible at a time when our lifestyles must evolve towards greater frugality and when our collective efforts must be focused on the ecological and social transition.

The lack of results from this policy is obvious: as the High Council for Climate noted, the greenhouse gas emissions budget set by the French National Low Carbon Strategy was not respected between 2015 and 2018. Despite declarations of good intentions, France's per capita carbon footprint (including imported emissions) is still higher today than at its 1995 level, 11 tonnes of CO2 equivalent per inhabitant per year, whereas it is expected to fall to 2 tonnes by 2050.

The next decade will be decisive in limiting the scale of future disruptions. We refuse to let the young people of today and future generations pay for the consequences of the unprecedented disaster we are preparing for and whose effects are already being felt. When a government knowingly abdicates its responsibility to protect its citizens, it has failed in its essential role.

Consequently, we call for participation in the civil disobedience actions of environmental movements, whether historical (Friends of the Earth, Attac, Peasant Confederation, Greenpeace...) or more recently formed (Non-Violent Action COP21 (ANV-COP21), Extinction Rebellion, Youth for Climate...). We invite all citizens, including our scientific colleagues, to mobilise to demand action from our political leaders and to change the system from the bottom up today. By acting individually, by coming together at professional or local citizen levels (e.g. in neighbourhood committees), or by joining existing associations or movements (Alternatiba, Transition Network, Territorial Alternatives...), there will be room for manoeuvre to break down barriers and develop alternatives.

We also ask the public authorities to tell the truth about the gravity and urgency of the situation: our current lifestyle and economic growth are not compatible with limiting climate change to acceptable levels. We call on national and local politicians to take immediate action to truly reduce France's carbon footprint and stop the erosion of biodiversity. We also urge the executive power and Parliament to put environmental issues ahead of private interests by ambitiously implementing the proposals from the Citizens' Convention for Climate and extending its mandate to give it the power to monitor their implementation.

Tribune initiated by :

Joana Beigbeder, Associate professor in materials science, Institut Mines-Télecom - Mines Alès (IMT Mines Alès)
Frédéric Boone, Researcher in astrophysics, Institute for Research in Astrophysics and Planetology (IRAP)
Milan Bouchet-Valat, Researcher in sociology, National Institute for Demographic Studies (Ined)
Julian Carrey, Professor in physics, National Institute of Applied Sciences of Toulouse (INSA Toulouse)
Agnès Ducharne, Researcher in climatology, CNRS - Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL)
Tanguy Fardet, Post-doctoral researcher in computational neuroscience, Max Planck Institute for Biological Cybernetics - University of Tübingen
Kévin Jean, Associate professor in epidemiology, Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)
Jérôme Mariette, Engineers in bioinformatics, National Research Institute for Agriculture, Food and the Environment (INRAE)
Françoise Roques, Researcher in astrophysics, Paris Observatory

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20.02.2020 à 01:00

L'appel en français

Appel de 1000 scientifiques

« Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »

The climate is changing. So should we: #actnow

Février 2020

Faisant le constat de l’inaction des gouvernements face à l’urgence écologique et climatique, plus de 1000 scientifiques de toutes disciplines, parmi lesquels une trentaine de médaillé·e·s du CNRS ou de l’Académie d’agriculture et plus de cent (ancien·ne·s) directrices ou directeurs d’unité, appellent dans Le Monde les citoyens à la désobéissance civile et au développement d’alternatives. Ils exhortent les responsables politiques à changer radicalement notre modèle économique et productif et à prendre au sérieux les propositions de la Convention citoyenne sur le climat.

Cet appel s’inspire de tribunes similaires dans The Guardian et Le Temps. Avec plus de 2000 signataires, il a donné lieu à la création du collectif Scientifiques en rébellion.

Texte de l’appel

Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.

Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux. Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds…).

Pour ne parler que du climat, nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années. Selon le rapport de suivi des émissions 2019 du Programme des Nations unies pour l’environnement et le développement (PNUE), les engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 nous placent sur une trajectoire d’au moins +3°C d’ici 2100, et ce à supposer qu’ils soient respectés. L’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5°C est désormais hors d’atteinte à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques...). Les études préparatoires au prochain rapport du GIEC (CNRS-CEA-Météo France) suggèrent que les rapports précédents ont sous-estimé l’ampleur des changements déjà enclenchés. Un réchauffement global de plus de 5°C ne peut plus être exclu si l’emballement actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit. À ces niveaux de température, l’habitabilité de la France serait remise en question par des niveaux de température et d’humidité provoquant le décès par hyperthermie.

Les sociétés humaines ne peuvent continuer à ignorer les conséquences de leurs activités sur la planète sans en subir les conséquences, comme l’ont montré de longue date et chaque jour plus clairement de nombreuses études reflétant le consensus scientifique. Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.

Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse. Les objectifs de croissance économique qu’il défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face. Loin de confirmer une prétendue opposition entre écologie et justice sociale, le mouvement des gilets jaunes a dénoncé à juste titre l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale.

L’absence de résultats de cette politique est patente : comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone française n’a pas été respecté entre 2015 et 2018. En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, à 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

La prochaine décennie sera décisive pour limiter l’ampleur des dérèglements à venir. Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel.

En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace...) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate...). Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales...), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

Nous demandons par ailleurs aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation : notre mode de vie actuel et la croissance économique ne sont pas compatibles avec la limitation du dérèglement climatique à des niveaux acceptables. Nous appelons les responsables politiques nationaux comme locaux à prendre des mesures immédiates pour réduire véritablement l’empreinte carbone de la France et stopper l’érosion de la biodiversité. Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre.

Tribune initiée par :

Joana Beigbeder, Enseignant-chercheur en science des matériaux, Institut Mines-Télecom – Mines Alès (IMT Mines Alès)
Frédéric Boone, Chercheur en astrophysique, Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP)
Milan Bouchet-Valat, Chercheur en sociologie, Institut national d’études démographiques (Ined)
Julian Carrey, Enseignant-chercheur en physique, Institut national des sciences appliquées de Toulouse (INSA Toulouse)
Agnès Ducharne, Chercheuse en climatologie, CNRS – Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL)
Tanguy Fardet, Chercheur post-doctorant en neurosciences computationnelles, Max Planck Institute for Biological Cybernetics – Université de Tübingen
Kévin Jean, Enseignant-chercheur en épidémiologie, Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)
Jérôme Mariette, Ingénieur d’études en bioinformatique, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE)
Françoise Roques, Chercheuse en astrophysique, Observatoire de Paris

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13.01.2020 à 01:00

13 mars 2020 : Le vrai bilan de Macron, Palais de l’Élysée, Paris

Le 13 mars 2020, un mois après l’appel de 1000 scientifiques à la désobéissance civile, un groupe de signataires a joint les actes à la parole en participant à l’action Le vrai bilan de Macron organisée par ANV-COP21. Tout au long de la journée, des personnalités se sont rendues de l’Élysée et ont brandi des portraits du président Macron réquisitionnés dans des mairies pour dénoncer le décalage entre les discours d’Emmanuel Macron concernant l’écologie et les actes de son gouvernement.

« Quand les décideurs continuent à ignorer le mur vers lequel ils nos propulsent, les scientifiques ne peuvent plus se permettre de rester silencieux face à l’urgence et la gravité de la menace. Quel sens y a-t-il à travailler à construire des constats scientifiques, à documenter les effets des catastrophes en cours, si ce travail est ostensiblement ignoré par celles et ceux qui sont aux commandes ? Aujourd’hui, les scientifiques sortent de leurs laboratoires pour rejoindre la rébellion » ont déclaré Kévin Jean et Milan Bouchet-Valat avant d’être interpellés avec leur collègue Jérôme Guilet et de passer 24h en garde à vue, de même que d’autres personnalités.

Crédits photo : ANV-COP21

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