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Scientifiques en Rebellion

Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire.


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03.03.2025 à 01:00

Against far-right obscurantism, in the USA and elsewhere, we defend inclusive science for the common good

Against far-right obscurantism, in the USA and elsewhere, we defend inclusive science for the common good

Scientifiques en rébellion (France) affirms its solidarity with the “Stand Up for Science” campaign launched in the USA, and condemns the violent attacks on academics and researchers and on several federal scientific, medical, humanitarian and environmental agencies led by the Donald Trump – Elon Musk tandem in the United States. History reminds us that obscurantism is a strategic tool of far-right regimes, muzzling the expression of critical thinking and curbing the autonomy of scientific and intellectual communities (journalism, teaching, art, activism, trade unionism...). It was the danger posed by these regimes that had already led our collective to mobilize during the 2024 legislative campaign in France.

In the United States, the powers that be are showing their determination to wipe out whole swathes of knowledge, muzzle certain scientific fields and distort facts to the point of rewriting them. This includes the deletion of data, a lexicon of forbidden terms for all applications for research project funding, prohibiting colleagues from accessing their offices and communicating with colleagues from other countries and with the media, and encouraging the denunciation of colleagues who do not comply with the diktats. In short, research, teaching, healthcare and other public bodies are being brought to heel.

Also in France, attacks against researchers and scientific institutions, often fuelled by the government itself, are multiplying. They are less spectacular at this stage, but follow a similar logic and are being deployed with a violence that is all the more destabilizing because it is more insidious: threats against the French Biodiversity Office (OFB) and the National Agency for Food Safety (ANSES) to name but two, multiple setbacks on environmental and health standards, disqualification of universities, banning of academic events intended to shed light on the context of the war in Gaza... Like all forms of violence, these attacks distance us from a calm and lucid society, capable of constructive and enlightened debate, and able to mobilize to meet the challenges of maintaining a livable planet for all.

Unfortunately, the obscurantist narrative of the far-right today manages to seduce many with a nauseating recipe, already tried and tested in history: 1. encouraging submission to authoritarian power, 2. discriminating against minorities and rejecting all movements of mutual aid, solidarity and inclusion, 3. scientific negationism and criminalization of whistle-blowers – environmentalists, scientists, feminists, etc., 4. denial of anthropogenic action in climate change and the collapse of biodiversity, combined with a dystopian techno-solutionism designed to preserve the short-term economic interests of an oligarchy.

Scientifiques en rébellion asserts the need for our societies to mobilize pluralistic scientific knowledge, to understand and accompany with prudence, precaution and humility the major and unprecedented transformations that we must now undertake. We strongly defend the dialogue between science and society, and refuse to be reduced to the caricature of a caste of scientists clinging to a threatened symbolic and material privilege. To achieve this mobilization, as scientists, we need to interact more and better with civil society, to combine social justice with respect for planetary limits and the living world, resolutely distancing ourselves from the misanthropic and ecocidal interests of a few billionaires in tech, agribusiness or luxury goods...

They have names. In the United States, Elon Musk and other GAFAM bosses are lining up behind Donald Trump. In France, the more subdued atmosphere cannot conceal the threat. It is carried by a Vincent Bolloré or a Pierre-Édouard Stérin, and by their political backers, from the far-right opposition like Jordan Bardella to what can be described as the government far-right like Bruno Retailleau, or to the authoritarian free-market right like Emmanuel Macron.

In solidarity with USA scientists and all those attacked by a neo-fascist order, we call on all scientific communities and those around them (unions, public scientific establishments, etc.) to enter resistance together, to guarantee our ability to produce knowledge, for and as a common good, and stem the obscurantist plague.

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25.02.2025 à 01:00

Tribune CERN - savoir renoncer au projet de méga collisionneur

Tribune CERN - savoir renoncer au projet de méga collisionneur

A l’heure de l’urgence écologique, est-il encore souhaitable de développer et de financer des infrastructures de recherche scientifique énergivores, coûteuses, délétères pour l’environnement et les populations, et aux retombées scientifiques incertaines ? C’est la question que nous discutons ici, en prenant pour exemple le projet de FCC (Future Circular Collider) porté le CERN. Une tribune signée par plus de 400 scientifiques a été publiée par Libération. Une version longue de nos réflexions, publiée sur notre blog Mediapart est reproduite ci-dessous, ainsi que la liste complète des signataires.

Contexte

Le CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire), à la frontière franco-suisse, est le plus grand centre international de recherche en physique des particules. Il a été créé en 1954 avec 12 états-membres, et en compte actuellement 24. Sa plus grande infrastructure actuelle, le LHC (Large Hadron Collider), est un anneau circulaire enterré de 27 km de circonférence qui a permis en 2012 de démontrer l’existence du boson de Higgs, une particule responsable de la masse de toutes les particules élémentaires constituant la matière. Aujourd’hui, le CERN défend un projet visant à construire un tunnel beaucoup plus grand, de 90 km de circonférence, destiné à héberger successivement deux équipements qui fonctionneraient jusqu’à la fin du siècle : le FCC-ee (2045-2070) et le FCC-hh (2070-2095).

L’étude de faisabilité de ce projet, en cours depuis 2021, doit se terminer au printemps 2025. Le CERN a commencé à communiquer auprès du grand public, notamment auprès des habitant·e·s de la région concernée par l’éventuelle construction, à savoir Genève, le pays de Gex et la Haute-Savoie, suscitant la réaction de collectifs comme Co-CERNés, ou Noé21 qui a élaboré une contre-expertise détaillée. La décision du lancement du projet sera prise par les états membres du CERN en 2027-2028, pour une mise en chantier envisagée dans les années 2030. Il existe actuellement un projet concurrent, lancé par la Chine, les États-Unis ayant annoncé qu’ils n’en construiraient pas un sur leur territoire mais seraient prêts à s’impliquer dans une future « usine à Higgs » ailleurs.

Un projet démesuré

Le CERN était jusqu’à récemment particulièrement discret quant au FCC, mais dorénavant la transparence est de mise sur l’ensemble des aspects techniques, ce qui permet de mesurer le gigantisme du projet dont le coût de construction est estimé à 16 milliards d’euros (pour la seule phase FCC-ee). Les défis sont considérables, avec 16 millions de tonnes de matériaux à excaver et stocker en surface, un passage du tunnel sous le lac Léman dans une région sismique, une consommation énergétique évaluée à 1,4 TWh/an en moyenne pour la seule phase FCC-ee et 4 TWh/an (l’équivalent de la consommation de presque 2 millions de Français, ou un peu moins de 1% de la production électrique française) à pleine puissance en phase FCC-hh, nécessitant un refroidissement hydraulique à la hauteur. Le collisionneur engendrerait de fortes émissions de CO2 sur l’ensemble de son cycle de vie, dont le chiffrage en millions de tonnes ou dizaines de millions de tonnes reste à établir. Enfin, l’extraction des quantités gigantesques de métaux nécessaires aurait des impacts indirects dans les pays fournisseurs : dommages humains, environnementaux et sociaux, le plus souvent irréversibles, avec une large emprise temporelle et géographique.

Pourquoi construire le FCC ?

Selon les physicien·nes défendant le projet, le FCC, projet-phare du CERN, s’inscrit dans une stratégie reposant sur « un plan visionnaire et concret qui permette de faire avancer de manière importante la connaissance humaine dans le domaine de la physique fondamentale ». La construction de cette infrastructure permettrait d’éprouver le Modèle Standard – la théorie décrivant actuellement le comportement des particules élémentaires – dans des gammes d’énergie qui n’ont jamais été atteintes jusqu’à présent. Tout résultat expérimental qui dévierait de cette théorie indiquerait la nécessité d‘une nouvelle théorie. Ces expériences permettraient également de mieux comprendre le Big Bang.

Du point de vue épistémologique, le FCC serait un objet bien différent du LHC. Son prédécesseur avait pour objectif de finaliser la validation expérimentale du Modèle Standard, en découvrant dans un domaine d’énergie où l’on s’attendait à le trouver - s’il existait - le boson de Higgs, dernière particule du modèle qui restait à observer. Ce qui se passe dans le domaine des plus hautes énergies est bien plus incertain : si des théories actuelles envisagent l'existence de nouvelles particules, l'énergie nécessaire pour les produire est incertaine. Il est tout à fait possible que, dans les expériences qui seraient réalisées au FCC, le Modèle Standard soit vérifié, sans autre découverte. Si les attentes scientifiques reposent pour l’instant sur des spéculations, le FCC aurait en revanche des impacts écologiques et sociaux bien réels à court terme.

Un pari risqué

Les promoteurs du FCC, dont la construction et l’exploitation s’étaleraient sur plusieurs décennies, escamotent un certain nombre de risques. Le premier est d’ordre financier. A ce stade l’Allemagne, un des principaux contributeurs du CERN, juge le plan de financement extrêmement vague et a exprimé ses réticences à s’y associer. De plus, l’histoire des grandes infrastructures est jalonnée d’importants dépassements budgétaires : le LHC a par exemple vu son coût final augmenter de 50% par rapport au budget initial ; l’expérience de fusion nucléaire ITER voit son budget à mi-parcours multiplié par trois par rapport aux estimations initiales ; avant d’être abandonné au cours de sa construction, le projet américain cousin du LHC (le SSC pour Superconducting Super Collider) avait vu son budget prévisionnel plus que doubler. Par ailleurs, les équipements du FCC nécessiteront des quantités considérables (non divulguées à notre connaissance) de métaux critiques. Le cuivre illustre très clairement la menace : son prix a augmenté de 130% l’année dernière face à la forte demande, et l'American Copper Council prédit une multiplication par plus de 15 dans la prochaine décennie, alors qu’en parallèle l’IFPEN estime que 78 à 89% des ressources connues seront consommées d’ici 2050 afin de se conformer aux politiques climatiques de production d’énergies renouvelables. Dans de telles conditions, il paraît hasardeux d’équilibrer un budget en supposant que le prix du cuivre ne va pas s’envoler, et que l’offre permettra de satisfaire la demande de tous les acteurs.

Plus généralement, nous entrons dans une période d’incertitude pour nos sociétés, leur stabilité et les conditions de vie : réchauffement climatique, ravages écologiques, tensions sur l’énergie et les ressources, hausse des rivalités régionales, paupérisation des classes moyennes, explosion des dettes publiques et hausse des populismes rendent les projections sur l’avenir plus hypothétiques que jamais. Le FCC s’inscrit mieux dans le paradigme de croissance continue et de stabilité géopolitique que dans un régime chaotique, hypothèse d’autant plus hardie au regard des échéances longues du projet, de quelques décennies pour la phase FCC-ee, au-delà de 2070 pour la phase FCC-hh. Il n’est donc pas inconcevable que la première étape, le FCC-ee, soit aussi la dernière, et que le reste du projet soit abandonné, alors que l’ensemble des dépenses et des dommages liés à sa construction resterait bien réel.

Des justifications qui peinent à convaincre et font diversion

Les réponses des communicant·es du CERN aux différentes objections formulées sur ce projet peinent à convaincre car elles témoignent d’une pensée en silo, qui ne tient pas compte du contexte général d’urgence écologique. Prenons le seul exemple de la consommation énergétique. Des énergies renouvelables y pourvoiront, nous dit le CERN ? Outre le fait que leurs impacts environnementaux et sociaux ne sont pas nuls, cette ressource énergétique est aussi limitée : si elle est destinée au FCC, elle n’alimentera pas de trains, de pompes à chaleur ou d’autres infrastructures nécessaires à la transition énergétique. Des progrès technologiques diminueront la consommation ? C’est possible, mais la consommation restera élevée dans l’absolu malgré les efforts. Qu’importe, nous dit-on, la chaleur produite par les installations sera valorisée pour chauffer des logements. Pourtant, les résultats des études commanditées par le CERN pour la seule phase FCC-ee sèment le doute sur cette possibilité : déphasage entre production et demande, faible densité linéaire de chaleur produite, taux de valorisation médiocres, stockage énergétique complexe. Malheureusement, il est plus probable que les TWh annuels du FCC soient en grande partie refroidis par des eaux de surface qui seront ensuite partiellement évaporées ou réinjectées en surface, à moins que le refroidissement n’opère en circuit fermé.

Conscient·es d’une pertinence scientifique de niche et de son coût faramineux, les dirigeant·es du CERN sont tenté·es de justifier leur projet auprès des financeurs et des politiques en invoquant des bénéfices collatéraux. C’est ainsi que, lors de la présentation publique du projet, Raphaël Bello, directeur des finances et des ressources humaines du CERN, mobilise des justifications comme le rayonnement touristique (avec la construction d’un grand musée destiné à attirer du public et à servir de vitrine aux travaux du CERN), les retombées économiques, la formation, la concurrence et le leadership… De tels arguments ne tiennent pas. Prenons le cas de l’emploi : l’invoquer permettrait de justifier n’importe quelle activité (construction de plateformes pétrolières, élevage industriel…), quel que soit son impact écologique. Le tourisme, quant à lui, participe de façon de plus en plus alarmante aux émissions de CO2. Quant à la défense du leadership, l’idée de gagner une course avec la Chine depuis son annonce du projet concurrent CEPC nous semble contraire à l’esprit de coopération qui devrait animer la communauté scientifique : si l’objectif est vraiment d’apporter des connaissances fondamentales en physique, qu’importe si ces découvertes sont faites en Chine ou en Europe.

Un projet de research-as-usual

Les appels des scientifiques spécialistes du climat et de la biodiversité sont clairs : il nous faut rapidement et immédiatement réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ainsi que nos impacts sur le vivant. Ces recommandations ont été traduites par des accords internationaux comme l’Accord de Paris ou par des politiques européennes visant à un arrêt de l’artificialisation des sols. De plus en plus de scientifiques considèrent que la recherche doit faire sa part dans cet effort, comme le montre le succès des propositions du collectif Labos 1point5, les réflexions qui émergent en astrophysique ou en Sciences de la Terre, ou les prises de position des comités d’éthique d’organismes de recherche. Comme dit dans la prospective CNRS en physique, il n’y a aucune raison que la physique des particules reste en dehors de l’introspection à laquelle est conduite la communauté scientifique.

Allons-nous continuer la recherche ?

Le cas du CERN et de la physique des particules démontre, avec le projet du FCC, les contradictions qui traversent le monde scientifique en général : comment pourrions-nous demander une réduction radicale des impacts écologiques des activités humaines en maintenant nos activités scientifiques, en toute inconséquence ? Pour autant, nous n’appelons pas seulement à un devoir d’exemplarité ou de cohérence. Puisque la réorientation ou le ralentissement de telles activités de recherche ne mettent en péril aucune activité vitale, la recherche constitue un excellent terrain d’expérimentation des transformations nécessaires partout ailleurs. Le CERN a démontré pendant des décennies une très grande créativité et développé d’extraordinaires capacités, à la fois techniques et en termes de coopération internationale. Nous ne doutons pas qu’il puisse se réinventer et proposer d’ambitieux projets alternatifs au FCC, soit en exploitant différemment les infrastructures actuelles, soit en s’investissant dans d’autres objectifs scientifiques plus directement liés aux crises environnementales.

Questionner le FCC ouvre ainsi la boîte de Pandore et rejoint les interrogations formulées par Alexandre Grothendieck. Considéré par beaucoup comme le plus grand mathématicien du XXe siècle, il donnait en 1972 au CERN une conférence iconoclaste, intitulée « Allons-nous continuer la recherche ? ». A cette époque, Grothendieck s’inquiétait surtout des applications militaires de la recherche. Aujourd’hui les impacts environnementaux, par leurs effets directs (les infrastructures) ou indirects (ses applications), s’y adjoignent naturellement parce que ces dommages sont dans les deux cas conçus comme des externalités de la production scientifique, alors qu’ils sont bel et bien consubstantiels de la production scientifique contemporaine.

Il ne s’agit pas d’appeler à cesser toute forme de recherche fondamentale, mais plutôt de questionner ce qui est pris pour une évidence : l’idée qu’une recherche « pure », noble, justifierait la mise à disposition de tous les moyens que ses spécialistes jugent appropriés, sans que les citoyen·nes ordinaires ne participent à la décision. Est-il judicieux d’allouer au fonctionnement du FCC une énergie équivalente à celle d’un petit réacteur nucléaire quand la décarbonation énergétique est à la peine ? Est-il pertinent d’allouer autant de moyens financiers et humains au FCC alors que de larges pans de la recherche directement en prise avec l’urgence écologique - en particulier dans les sciences humaines et sociales - sont ignorés, et que le projet lui-même va contribuer à la destruction du vivant ? Si les humains ont la sagesse dans les décennies qui viennent de prendre des décisions permettant d’éviter de rendre la terre inhabitable, notre espèce aura encore des dizaines de millions d’années devant elle pour tenter d’élucider les premières microsecondes suivant le Big-Bang. Ou peut-être que cette parcelle de connaissance nous restera à jamais inaccessible, et qu’il nous faudra réussir à l’accepter ?

Un appel à la réflexion collective

Le CERN organise actuellement des réunions d’information au sujet du FCC, mais sans que son bien-fondé y soit questionné. Pourtant, il nous semble que les discussions autour de l’opportunité de ce projet et, plus largement, la réflexion sur la recherche scientifique à l’heure de l’Anthropocène, concernent l’ensemble des citoyennes et citoyens. Nous, scientifiques, pensons qu’il faut savoir renoncer au FCC jusqu’à la résolution de la crise environnementale, afin de prendre le temps d’une réflexion collective et élargie sur l’ensemble des enjeux soulevés par ce projet, mais aussi au-delà, sur la place de la science dans la société viable, équitable et conviviale que nous souhaitons voir éclore.

Liste complète des signataires:

  1. ACHACHE Jean-Jacques, Médecine, Hôpital
  2. ACHIN Catherine, science politique, Université Paris Dauphine-PSL
  3. AGUILA-MULTNER Gabrielle, Linguistique, Université de Zurich
  4. ANDRE François, Biophysique, Université Paris-Saclay
  5. ANDRÉ Stéphane, Science des Matériaux, Université de Lorraine
  6. ANTOINE Adélie, Ecologie marine, CNRS - Sorbonne Université
  7. ANTON Jean-Luc, Neuro-imagerie, CNRS
  8. ARIAGNO Coline, Geomorphologie, Université de Rennes
  9. ARIZA Matthieu, Santé environnement, UPJV
  10. ASPE Chantal, Sociologie, Université d'Aix-Marseille
  11. AUBERTIN Catherine, Economie de l'environnement, IRD
  12. AYATA Sakina, Écologie, Sorbonne Université
  13. BABOU Igor, Sciences de l'information et de la communication, Université Paris Cité, Ladyss (UMR 7533)
  14. BAGUET Ludivine, Santé animale, Liberale
  15. BALADI Viviane, Mathématiques, CNRS (retraitée)
  16. BAR-HEN Avner, Statistique, Cnam
  17. BARATAUD Fabienne, Géographie sociale, INRAE
  18. BAROT Sébastien, Ecologie, IRD
  19. BEAUFILS Eliane, Etudes théâtrales, Université Paris 8
  20. BEDOIN Maxime, Neurosciences, analyse de données, Télécom SudParis - IPP
  21. BEIGBEDER Joana, Science des matériaux, IMT Mines Alès
  22. BELINE Fabrice, Agronomie, INRAE
  23. BELTRAMO Massimiliano, Neurobiologie, INRAE
  24. BENDIAB Nedjma, Physique, université Grenoble Alpes
  25. BENOIT Alain, Physique, CNRS
  26. BERAT Jack, Astrophysique, Université Paris-Cité
  27. BERGER Nicolas, Mécanique, Université de Bordeaux
  28. BESSEAS Franck, Networking, France Nature Environnement
  29. BESSET-MANZONI Yoann, Ecologie Microbienne, ISARA
  30. BESSON Myriam, Dynamique et Physique de l'Atmosphère, LMD ENS
  31. BICHON Emmanuelle, Chimie Analytique, Oniris, Inrae, LABERCA
  32. BIENVENÜE Alexis, Mathématiques appliquées, Université Lyon 1
  33. BIERJON Antoine, Modélisation du climat, hydrologie, IPSL/CNRS
  34. BIGÉ Alexis, Mathématiques appliquées, CEA
  35. BILLEN Gilles, Biogéochimie, CNRS/Sorbonne-Université
  36. BLAISE Séverine, Economie politique, Université de la Nouvelle-Calédonie
  37. BLANC Guillaume, Physique, IJCLab/Université Paris Cité
  38. BLANC Helene, Médecin environnemental, ULB
  39. BLANC Lilian, Ecologie, CIRAD
  40. BLANC Xavier, Mathématiques, Université Paris Cité
  41. BLANCHARD Cyrille, Astronomie & astrophysique, CNRS
  42. BLOCH Noam, Hydraulique, CNRS - Université Grenoble Alpes
  43. BLONDEL Jacques, Biologie, CNRS
  44. BODIN Xavier, Géographie, CNRS
  45. BOEGLIN Laure, Ecophysiologie Végétale, INRAE
  46. BONIFACE Stéphanie, Sciences du climat et de l'environnement, CNRS
  47. BONNEFOY Léa, Planétologie, LMD, Sorbonne Université
  48. BONNEVILLE Jean-Marc, Biologiste, CNRS_UGA, Laboratoire d'Ecologie Alpine, Grenoble
  49. BORTOLAMIOL Sarah, Géographe, CNRS - UMR 7533 LADYSS
  50. BOUCHARAT Yannick, Sciences de la Terre, CNRS
  51. BOUCHARD Sébastien, Informatique, Bordeaux INP
  52. BOUCHET Marie, études américaines, Université Toulouse 2
  53. BOUCHET Nicolas, Aucune, Aucune
  54. BOUCHET Pierre, Ecologie, Doctorant
  55. BOUCHET-VALAT Milan, Sociologie, Ined
  56. BOULOUIS Alix, Biologie, Sorbonne Université
  57. BOULÊTREAU Stéphanie, Ecologie aquatique, CRBE, Université de Toulouse
  58. BOWEN Martin, Physics, IPCMS CNRS U. de Strasbourg
  59. BREVIER Julien, Physique, Université de Limoges
  60. BRIENS François, Economie - Prospective, Sans affiliation
  61. BRUN Florent, Sciences de l'ingénieur et de l'environnement, Leesu - ENPC
  62. BRUNIE Hugo, Computer Science: High Performance Computing / Calcul Haute Performance, Université Grenoble Alpes (UGA) / Grenoble Alpes University
  63. BRUNOIS -PASINA Florence, Anthropologie sociale, CNRS
  64. BUFF Xavier, Mathématiques, Institut de Mathématiques de Toulouse
  65. BURGAUD Hannah, Physique, Ecole Normale Supérieure ENS-PSL
  66. BURGISSER Alain, Earth Sciences, CNRS
  67. BURMEISTER Wim, Biophysics, Université Grenoble Alpes
  68. BÉRARD Annette, écologie microbienne, INRAE
  69. BÉTERMIN Laurent, Mathématiques, Université Claude Bernard Lyon 1
  70. CAMPARGUE Alain, 23 rue Henri Barbusse, CNRS
  71. CAPITAINE Gaëlle, Métrologie et océanographie, LNE
  72. CARDEY Bruno, Chimie théorique, UMR 6249 - Laboratoire Chrono-environnement
  73. CARDOSO Jean-François, Science des données, CNRS
  74. CARRERIC Aude, Sciences du climat, Barcelona Supercomputing Center
  75. CARREY Julian, Physique, INSA Toulouse
  76. CARTRON Damien, sociologie, CNRS
  77. CASSAIGNE Julien, mathématiques, CNRS (Marseille)
  78. CASSAM Patrick, Chimie quantique, CNRS
  79. CAUVY Sophie, ECOLOGY, INRAE
  80. CAVALLO Delphine, Sciences humaines et sociales, AMU
  81. CAVÉ Jérémie, Ecologie territoriale, IRD
  82. CEPAS Olivier, physique, Institut Néel, CNRS
  83. CHAGNAUD Guillaume, Hydro-climatologie, UKCEH
  84. CHAMBAT Frederic, Physique de la Terre, ENS de Lyon
  85. CHAMPOLLION Cédric, Géosciences, GM / UM
  86. CHAMPOLLION Nicolas, Glaciologie, Institut des Géosciences de l'Environnement
  87. CHARANSONNET Alexis, Histoire, Université Lumière Lyon 2
  88. CHARLES Hubert, Biologie, INSA-Lyon
  89. CHARRIER Guillaume, Biologie, INRAE
  90. CHARRON Aurelie, Sciences de l'Atmosphère, Université Gustave Eiffel
  91. CHASSÉ Mathieu, Géosciences, Sorbonne Université
  92. CHATELAIN Matthieu, Physique, Laboratoire de physique de l'ÉNS de Lyon UMR 5672
  93. CHAVASSE-FRÉTAZ Etienne, Mécanique des fluides, CEA Saclay
  94. CHERUY Frederique, climat, CNRS
  95. CHEVALIER Mathieu, Ecologie, ifremer
  96. CHEYNIER Rémi, Immunologie/virologie, Inserm U1016
  97. CHIFFAUDEL Arnaud, Physics of Complex Systems, Formerly CNRS (1988-2012)
  98. CHIKHI Lounes, Génétique des populations, CNRS
  99. CILIBERTO Giorgio, quantum information physics, LIP6
  100. CILIBERTO Sergio, Physics, Ecole Normale Supérieure de Lyon and CNRS
  101. CLAIR Bruno, Biomécanique de l'arbre et sciences du bois, DR CNRS
  102. CLAVEL Joanne, Humanités environnementales - Geographie, CNRS
  103. CLOUET D'ORVAL Béatrice, Biologie, CNRS
  104. COADOU Solange, Océanographie, Laboratoire de Météorologie Dynamique
  105. CODRON Francis, Physique du Climat, Sorbonne Université
  106. COKE Maïra, Ecologie et Ecotoxicologie, INRAE
  107. COLLARD Damien, Sciences de gestion et du management, Université Marie et Louis Pasteur
  108. COLOGNI Romane, Astrophysique, UMR 8262
  109. CONSIGLIERE Stefania, anthropologie, Università degli Studi di Genova (Gênes, Italie)
  110. COPIN Yannick, Cosmologie, Université Claude Bernard Lyon 1
  111. CORIAT Mickael, Astrophysique, IRAP
  112. CORNILLON Francoise, Biochimie, université Grenoble Alpes
  113. COUILLET Romain, Traitement du signal, informatique, mathématiques appliquées., Université Grenoble-Alpes
  114. COUSIN Samuel, Chimie-Physique, CNRS
  115. CRUZ DE CARVALHO Helena, Biologie, UPEC/IBENS
  116. DA FONSECA Marie, Sciences de Gestion - CNU 06, UPVD
  117. DARÉ Anne-Marie, Physique, Aix Marseille Université
  118. DAUBIN Vincent, Biologiste Evolutioniste, CNRS
  119. DE MONTE Silvia, modélisation pour la biologie, CNRS
  120. DEBRAS Florian, Astronomie-Astrophysique, CNRS
  121. DEBUIRE Eric, Medecine, Medecin
  122. DELMOTTE Montaine, Agroécologie, INRAE - doctorante
  123. DELULLIER Pierre, Optique-Physique, Amphenol-Socapex
  124. DENEIRE Luc, Traitement de signal, Université Côte d'Azur
  125. DENOYELLE Corinne, Langue et littérature médiévales, Université Grenoble Alpes
  126. DERIJARD Benoot, Ecologie marine, Université Côte d'azur
  127. DESBORDES Timothé, Neuroscience, INT
  128. DESCHAMPS Anne, Sciences de la Terre, CNRS
  129. DESCLAUX Dominique, Agronomie, INRAE
  130. DESROSIERS Sophie, anthropologie, EHESS-CRH
  131. DIATSENTOS Petros, Histoire, Aix-Marseille Université
  132. DIEUDONNÉ Maxime, Neuro-imagerie, CNRS
  133. DIEUDONNÉ Stéphane, Biologie, Inserm
  134. DOBRIJEVIC Michel, Astrophysique, Université de Bordeaux
  135. DOERFLINGER Erik, géophysique, CNRS
  136. DOLÉAC Stéphane, Océanographie, LOCEAN-IPSL
  137. DORN Jeanne, histoire de l'art, Université Paris Nanterre
  138. DOUET Brice, physique, LPENSL
  139. DOYA Valérie, Physique, Institut de Physique de Nice/ Université Côte d'Azur
  140. DRUMARE Laetitia, Doctorante en géosciences, ISTerre - CNRS
  141. DUCHARNE Agnès, Hydrology, CNRS
  142. DUDRAGNE Liébaut, BioInformatique, Sorbonne université
  143. DUFFAUT Carine, Epidémiologie, Inserm
  144. DULLIER Dorian, Kinésithérapeute, SER
  145. DUPAIGNE Louis, mathématicien, Université Claude Bernard Lyon 1
  146. DUPARC Alexandre, médecin, cardiologue, CHU Toulouse
  147. DUPONT Léonard, Biologie (Écologie), CNRS
  148. DURIF Anne, Climate and Artificial Intelligence, CNRS/IGE
  149. DUVAUCHELLE Yannick, Sociologie, Chercheur associé à Mesopolhis
  150. DÉBARRE Delphine, Physique, CNRS
  151. DÉMERY Vincent, Physique statistique, Gulliver, ESPCI Paris et CNRS
  152. EISSEN Ariane, Littérature comparée, Université de Poitiers
  153. ELFJIVA Lara, Anthropologie, Ehess / CNRS
  154. EMPERAIRE Laure, botanique, IRD émérite
  155. ENCLOS Philippe, droit privé, SNNESUP-FSU
  156. ESCARAVAGE Nathalie, Ecology, University Toulouse
  157. ESCARGUEL Gilles, Macroécologie, Université Lyon 1
  158. EVEN Catherine, physique, Université Paris-Saclay
  159. FAUDRY Eric, Biologie, CEA
  160. FAURE François, Machine learning pour les geosciences, Institut des Sciences de la Terre - Université Grenobles Alpes
  161. FAVRE Luc, Physique, Aix-Marseille Université
  162. FEDERSPIEL Brigitte, Retraité Inrae, ?
  163. FEGER Guillaume, météorologie, cnrs
  164. FERRACHAT Sylvaine, Sciences de l'atmosphère, ETH Zurich
  165. FERRARI Sylvie, Economie, Université de Bordeaux
  166. FIRDION Jean-Marie, sociologie, CNRS
  167. FISCHER Ophélie, hydrologie, CNRS
  168. FLEURY Sara, Science l'Environnement, CNRS/INSU
  169. FOIX Océane, Sismologie, UGA
  170. FORIEN Nicolas, Mathématiques, Université Paris-Dauphine
  171. FORIEN Raphaël, Mathématiques, INRAE
  172. FOUGÈRES Anne-Laure, Mathématiques, Université Lyon 1
  173. FOUJOLS Marie-Alice, Sciences du climat, IPSL, CNRS, Sorbonne Université
  174. FOURCAULT William, Optical engineer, CEA
  175. FRESCHET Grégoire, Ecologie Environnement, CNRS
  176. FREYSSINGEAS Eric, Physique, ENS de Lyon
  177. FRISON Gilles, Chimie, chercheur
  178. FROISSART Rémy, Biologie évolutive, CNRS
  179. FRÉROT Irénée, Physique, CNRS
  180. FUMANAL Boris, Ecologie, Université Clermont Auvergne
  181. GALLOT-LAVALLÉE Olivier, Transdiciplinaire (situé Physicien Electricien), Univ. Grenoble Alpes
  182. GANSTER Patrick, Physique des Matériaux, Mines Saint-Etienne
  183. GARDIN Jean, géographie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  184. GARGIULO Floriana, Complex system, Cnrs
  185. GAUWIN Olivier, Informatique, Université de Bordeaux, LaBRI
  186. GAY Paul, informatique, université de Cergy
  187. GENTIL Ivan, Mathématique, Institut Camille Jordan
  188. GERBER Sophie, Génétique et philosophie des plantes, Inrae
  189. GIBAND David, Urbanisme, UPVD
  190. GIRALDO Santiago, Histoire, CREDA UMR 7227
  191. GODFROY Matthieu, Agronomie, INRAE
  192. GOMIS Elsa, Études cinématographiques, Institut Convergences Migrations
  193. GONDRAN Alexandre, informatique, ENAC, Université de Toulouse
  194. GOSSET Dominique, Physique des matériaux, CEA, retraité
  195. GOUGOU Florent, science politique, Sciences Po Grenoble - UGA
  196. GOUZE Jean-Luc, Mathématiques appliquées, Inria
  197. GRAND-CLÉMENT Adeline, Histoire, Université de Toulouse / laboratoire PLH
  198. GRANGET Cyrille, Sciences du langage, Université Toulouse Jean Jaurès
  199. GRISILLON Jim, Chimie de l'atmosphère, CNRS, Aix-Marseille université
  200. GUEDJ Axel, Ingénieur d'étude en sciences atmosphériques, CNRS
  201. GUERIT Laure, ST, CNRS
  202. GUIMBRETIERE Guillaume, Physique & Géographie, CNRS
  203. HABIB Michel, Informatique, Université Paris Cité
  204. HAGIMONT Steve, Histoire, Sciences po Toulouse
  205. HANNE Marie-Elise, Médecin, retraité
  206. HANTOVA Stefaniya, microbiologie, Hydrosciences Montpellier
  207. HATCHUEL Françoise, Sciences de l'éducation, Université Paris Nanterre
  208. HECTOR Basile, Hydrologie, IRD
  209. HES Gabriel, Sciences de l'environnement, CRBE
  210. HOLLARD Antoine, Mathématiques, Professeur honoraire en classe préparatoire aux grandes écoles d'ingénieurs
  211. HUEBER Eric, Génie Informatique, Automatique et Traitement du Signal, Université de Haute-Alsace
  212. HUNEAU Bertrand, Matériaux, Ecole Centrale de Nantes
  213. HUPÉ Jean-Michel, écologie politique, CNRS
  214. HURAUT Martin, Géologie, Géochronologie, Sédimentologie, Stratigraphie, Doctorant, ISTerre, UGA
  215. HUSSON Laurent, Earth Sciences, CNRS
  216. HUVER Emmanuelle, Sciences du Langage, Université de Tours
  217. HUYS Raoul, Ecology, Behavioral neurosience, Theoretical and Experimental Ecology Station (SETE), CNRS
  218. HÉLY Christelle, Environnement, Ecole Pratique des Hautes Etudes
  219. ICHIR Evan, Physique, Laboratoire de physique de l'ENS Lyon
  220. JARDÉ Emilie, Géosciences, CNRS
  221. JARKAS Latifa, Theoritical Physics, ENS de Lyon Physics Lab
  222. JARRIER Romain, Bureau d'études, Sorbonne université
  223. JAUGEY Caroline, Ecologie, INRAE
  224. JAUNET Vincent, Mécanique des Fluides, ISAE-ENSMA
  225. JEAN Kévin, Epidémiologie, Ecole normale supérieure - PSL
  226. JENSEN Pablo, physics, CNRS - ENS de Lyon
  227. JONDREVILLE Catherine, Agronomie, INRAe
  228. JOREL Corentin, Microélectronique, CNRS/Unicaen
  229. JOUAN Alexis, Physique, ESPCI
  230. JOUNIAUX Laurence, Sciences de la terre, CNRS
  231. JOURNET Etienne-Pascal, Agronomie, CNRS (retraité)
  232. KNÖDLSEDER Jürgen, Astrophysique, IRAP / CNRS
  233. KUPPEL Sylvain, hydrologie, IRD
  234. LABROUSSE Sara, Ecologie, LOCEAN/CNRS
  235. LAFAILLE Julien, Études des Organisations, Grenoble École de Management
  236. LAMBERT Amaury, Mathématiques, Ecole Normale Supérieure (PSL)
  237. LAPORTE Marine, Géophysique, LGL-TPE Université Claude Bernard
  238. LAURENT Bihel, ESS, Hangar Zéro
  239. LE BRUN Pierre, Géographie, UMR 7300 ESPACE
  240. LE GOC Marc, Informatique, Aix Marseille Université
  241. LE ROUX Sébastien, Computational material science, IPCMS - CNRS
  242. LEBLANC Frédérique, Statistiques, Université Grenoble Alpes
  243. LEBLOIS Raphael, Ecologie-Evolution, INRAE
  244. LEBONNOIS Sébastien, Planétologie, CNRS/Sorbonne Université
  245. LECOLLE Michelle, sciences du langage, Sorbonne nouvelle
  246. LECONTEE Amelie, sciences du langage, Aix-Marseille Université
  247. LEDOUX Barnabé, Biophysique, ESPCI
  248. LEFEVRE Julien, Informatique, Aix-Marseille Université
  249. LEGRAND Gauthier, Physique, LP ENS de Lyon (PhD), IDEAE CSIC Barcelona (postdoc)
  250. LEHMANN Benjamin, Géosciences, CNRS
  251. LEHOUCQ Roland, Astrophysique, CEA
  252. LENTENDU Guillaume, Ecologie microbienne, University of Neuchâtel, Switzerland
  253. LESAGE Philippe, Sciences de la Terre, Université Savoie Mont Blanc
  254. LESPARRE Nolwenn, Hydrogéophysique, CNRS Institut Terre et Environnement Strasbourg
  255. LHOSTE Evelyne, shs, inrae
  256. LONGCAMP Marieke, Neurosciences, Aix-Marseille Univ
  257. LORCERY Manon, Geology-Biology, PhD
  258. LOUP Christophe, chimie analytique, UMR6249
  259. MAILLARD Pascal, Mathématiques, Université de Toulouse
  260. MALLET Loïs, Philosophie, Université Paris Cité - LCSP
  261. MANNEVILLE Sébastien, Physique, Ecole Normale Supérieure de Lyon
  262. MANSUY-HUAULT Laurence, Géochimie, Université de Lorraine
  263. MARC Odin, Earth Sciences, CNRS
  264. MARGUERITE Arthur, Physique, CNRS
  265. MARIE Guillaume, Géographie, Université du Québec à Rimouski
  266. MARIS Valentine, Physique mathématique, ENS de Lyon
  267. MARKHOFF Béatrice, Informatique, Université de Tours
  268. MARON Valentin, Didactique de la physique, Université Toulouse Jean Jaurès
  269. MASSON Anne-Sophie, Biologie des Interactions, INRAE
  270. MAZAT Lise, Medecin, Pas d’affiliation
  271. MAZET Olivier, Mathématique, Institut de Mathématique de Toulouse
  272. MAZOUZ Sarah, Sociologie, CNRS
  273. MEILHOC Eliane, Biologie, INSA Toulouse
  274. MEISSONNIER Joel, SOCIOLOGIE, MATRiS
  275. MELLET Sylvie, Linguistique, CNRS - BCL (retraitée)
  276. MEMERY Laurent, Biogéochimie - océanographie, CNRS (LEMAR, Brest)
  277. MENAND Thierry, Sciences de la Terre, Université Clermont Auvergne
  278. MERCIER Manuel, Neuroscience Cognitive, Inserm
  279. MERINDOL Rémi, Physique, L2C_CNRS
  280. MINNAERT Clothilde, Sciences de la Terre, ENS de Lyon
  281. MOKHTARI Marwane, Cosmochimie, ENS de Lyon
  282. MONMARCHÉ Nicolas, informatique, Université de Tours
  283. MONTAGNON Clara, Physique, ENS de Lyon
  284. MONTE Michèle, Sciences du langage, Université de Toulon
  285. MONVOISIN Richard, Didactique des sciences, Université Grenoble Alpes
  286. MORIN Maxime, Lettres Modernes, Université de Lille
  287. MOULIN Sabine, Droit, USMB
  288. MOURET Hugues, Entomologie - Naturaliste, ARTHROPOLOGIA (NGO)
  289. MOUSSA Jamal, chimie, sorbonne universite
  290. MOUSSARD Delphine, Mathématiques, Aix-Marseille Université
  291. MOUTTAPA Gabriel, Océanographie, Institut de Géosciences de l'Environnement
  292. MUNOZ Marguerite, Géosciences et Environnement, ex-CNRS
  293. NACIRI Marwan, Ecologie, CEFE - UMR 5175
  294. NAERT Antoine, physique, ENS Lyon
  295. NAVARRETE Mireille, Agronome, INRAE
  296. NEGRE Erwan, Physique, Centre de Physique des Particules de Marseille, UMR 7346 - Aix-Marseille Université - CNRS/IN2P3
  297. NEGRE Simon, Géochimie, Chimie physique, théorique et analytique
  298. NGUYEN Noel, Sciences du langage, Aix-Marseille Université
  299. NGUYEN VAN THE Lionel, Mathématiques, Université d'Aix-Marseille
  300. NICAISE Ghislain, Cell biology, Professeur émerite Université Nice-Côte d'Azur
  301. NODET Maëlle, Mathématiques, Université de Versailles
  302. NÉE Patrick, Littérature française des XIXe-XXIe siècles, Université de Poitiers
  303. OLIVA Anais, Geomatique, INRAE
  304. OLIVI Martine, Mathématiques appliquées, Inria
  305. OM Deborah, Physique médicale, Hôpital Européen Georges Pompidou
  306. OTERO Olga, Paléontologie-Evolution, Université de Poitiers - UMR CNRS-UP 7262
  307. PAGANI Laurent, Astrophysicist, CNRS
  308. PAJUELO Pierre, Physique, ENS Lyon
  309. PANTHOU Geremy, Hydrologie/Climatologie, UGA
  310. PAPACONSTANTINOU Arietta, Histoire, Aix-Marseille Université
  311. PASCAL Timothée, Physique des particules, Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (LPSC)
  312. PASTIER Anne-Morwenn, Sciences de la Terre, LaROUSTe
  313. PECQUEUX Anthony, Sociologie, CNRS
  314. PEREZ Grégoire, Écologie, CIRAD
  315. PERHIRIN Margaux, Plancton & export de carbone, LOCEAN 6SU
  316. PERRICHON Gwendal, Géologie, Université Claude Bernard Lyon 1
  317. PERRIN Julie, Arts, Université Paris 8 Saint-Denis
  318. PERRIN Laurent, Biologie, CNRS
  319. PERROTTON Arthur, Social-ecological modelling, CIRAD
  320. PERSSON Tomas, Mathematics, Lund University
  321. PETITCOLAS Fabien, Informatique, signé en nom propre
  322. PETITJEAN Patrick, Astrophysique, Institut d'Astrophysique de Paris
  323. PEUGEOT Christophe, Hydrologie, IRD
  324. PIEROZAK Isabelle, Sciences du langage, Université de Tours
  325. PIRES Mathias, Botanique, INRAE LESSEM
  326. PISTRE Séverin, Hydrosciences, Université Montpellier
  327. PITON Guillaume, Géosciences, INRAE - IGE
  328. PLATEL Valentin, Pharmacologie, Université de Rouen Normandie
  329. PLEZ Bertrand, Astrophysique, Université de Montpellier
  330. POIZAT Jean-Philippe, Physique, CNRS
  331. PONGE Jean-François, Ecology, Muséum National d'Histoire Naturelle
  332. POULAIN Cedric, Physics, CEA France Grenoble
  333. POULLE Marie-Lazarine, Ecologie, Université de Reims Champagne Ardenne
  334. PRUDHOMME Nathalie, Psychologie, Aix-Marseille Université
  335. PY Dominique, Informatique, Le Mans Université
  336. RACIMO Fernando, Evolutionary biology, University of Copenhagen
  337. RAGUET Hugo, Informatique, INSA Centre-Val de Loire, Université de Tours
  338. RIGOTTI Aurélien, Géoméchanique, CNRS (UGA)
  339. RIOU Laurent, Mécanique / Particules, IP2I / IN2P3
  340. ROBERT Xavier, Sciences de la terre, IRD
  341. ROCHANGE Soizic, Biologie, Université de Toulouse
  342. ROCHE Philippe, physique, cnrs
  343. RONCHAIL Josyane, Climatologie, LOCEAN -IPSL
  344. ROSCILDE Tommaso, Physique, Ecole Normale Supérieure de Lyon
  345. ROTH Marie Cécile, Retraitee, Les Écologistes
  346. ROULLET Guillaume, Océanographie physique, LOPS, Université de Brest
  347. ROULLET Marion, Science des matériaux, CNRS
  348. ROUX Chloé, Ecologie - Evolution, INRAE
  349. ROUX Guillaume, Physique, Université Paris-Saclay
  350. ROUX Hélène, Médecine Générale, 0
  351. RUBENTHALER Rubenthaler, Mathématiques, Université Nice-Sophia Antipolis
  352. RUSSEIL Valentin, Agronomie, Inrae
  353. SALIES Evens, Economie, Sciences Po
  354. SALMON Loic, Biophysique, CNRS
  355. SALORT Julien, Physique, CNRS
  356. SANTOLINI Jérôme, Biochimie, CEA
  357. SARRET Géraldine, Sciences de l'environnement, CNRS
  358. SASSOLAS Fabien, Bioinformatique, ENS de Lyon
  359. SAUT Olivier, Mathématiques, CNRS
  360. SAUTREY Guillaume, Chimie analytique et biophysique, Université de Lorraine
  361. SCAGLIONE Lorenzo, Mathématiques, doctorant, Institut Camille Jordan
  362. SCHOSSELER François, Physique, CNRS
  363. SEBBAG Mireille, Recherche Médicale, INSERM
  364. SERAFIN Alice, Biologie, INSERM
  365. SERIS Magali, geochimie, LABORATOIRE la doua
  366. SERRU Théo, Sciences Informatiques, IETR
  367. SERVIEN Rémi, Biostatistique, INRAE
  368. SIMATOS Florian, Mathématiques appliquées et aviation durable, ISAE SUPAERO
  369. SIMON Gilles, instrumentation, CNRS
  370. SIMONIN Matthieu, Informatique, Inria
  371. SIRAMI Clelia, Ecologie, INRAE
  372. SOLAZZO Max, bap C, Sciences de l’ingénieur et instrumentation scientifique, CNRS
  373. SOLOPERTO Sofia, environmental toxicology, university
  374. SOPHIE Labrut, Vétérinaire pathologiste, LABOCEA
  375. STARON Lydie, Sciences de l'Ingenieur, CNRS - Sorbonne Université
  376. SZCZUBELEK Luc, Assistant ingénieur chimie analytique, ONIRIS
  377. SÉBASTIEN Léa, Geographie, Université Toulouse II
  378. TESTART Jacques, Biologie, INSERM (DR honoraire)
  379. TEULIÈRES Laure, Histoire, Université Toulouse Jean Jaurès
  380. THIBAULT Hélène, Océanologie, MIO
  381. THIEBAUT Virginie, Géographie, Universidad Veracruzana, Mexique
  382. THOLLARD Franck, Informatique, CNRS
  383. THOLLOT Joelle, informatique, Laboratoire Jean Kuntzmann
  384. THÉLOT Jérôme, Littérature française, Université Lyon 3 Laboratoire Marge
  385. TOURNIER Raphaël, Geosciences, UGA
  386. TOURON Nathalie, neurosciences, éducation nationale
  387. TRAMOY Romain, Sciences de l'environnement, Université Paris Est Créteil
  388. TRIQUENEAUX Sébastien, Physique, CNRS
  389. TROTIGNON Jérôme, Economie, Université Lyon 3
  390. UTTENWEILER Sandrine, Biologie, CNRS
  391. VAILLANT Zoe, geographie, univ. Paris Nanterre
  392. VALCKE Sophie, Modélisation du climat, CERFACS
  393. VALENTIN Constance, Physique, CNRS/CELIA
  394. VARLET Vivian, Géographie, Université Montpellier
  395. VERCELLONE Carlo, Sciences de l'information et de la communication, CEMTI-Université Paris 8
  396. VERLEY Gatien, Physique, Université Paris Saclay -- IJClab
  397. VERNET Anne-Laure, Arts, Université de Lorraine
  398. VERNIER Aline, Physique des plasamas, Ecole Polytechnique
  399. VIALLON Magalie, MR physics, CREATIS UMR5220 INSERM 1294 / CHU de Saint-Etienne
  400. VIDAL Manuel, Neurosciences, CNRS
  401. VIEU Laure, Linguistique et Informatique, IRIT - CNRS
  402. VILLANI Cédric, mathématique, Université Claude Bernard Lyon 1 & Académie des sciences
  403. VILLERS Corinne, biologie, caen
  404. VINCENT Marie, médecine, CHU Nantes
  405. VIVIER Marlysa, Physique, ENS de Lyon
  406. WARLOP François, Agronomie, Grab
  407. WEINMANN Dietmar, Physique, CNRS
  408. WOLFF Robert, Neuroscience, Istituto Italiano di Tecnologia (IIT)
  409. YBERT Sébastien, Chef de projet, Ifremer
  410. ZIMMER Alexis, Histoire environnementale, Université de Strasbourg - Université de Liège
  411. ZOTIAN Elsa, Ingénieur d'étude shs, Openedition
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14.02.2025 à 01:00

Le tribunal du Havre reconnait l’état de nécessité pour les militant·es d’Extinction Rebellion et Scientifiques en rébellion

Le tribunal du Havre reconnait l’état de nécessité pour les militant·es d’Extinction Rebellion et Scientifiques en rébellion

16 activistes climat relaxé·es au nom de « l’état de nécessité » : une victoire qui fait date

Dessin : Willène Pilate

En mai 2023, des activistes des mouvements Scientifiques en rébellion et Extinction Rébellion avaient bloqué une écluse au port du Havre, pour protester contre l’installation d’un nouveau terminal méthanier, qui aggrave la dépendance de la France aux énergies fossiles et augmente les émissions de gaz à effet de serre, alors même que notre pays ne remplit pas ses engagements pour lutter contre le changement climatique pris lors de l’Accord de Paris.

Le 6 décembre 2024, 16 militant·es ont comparu au tribunal correctionnel du Havre. Le jugement a été rendu en début de semaine : tous et toutes ont été relaxé·es au motif de l’état de nécessité. La juge a donc reconnu que nous n’avons pas d’autre choix, en tant que citoyen·nes et que scientifiques, que de désobéir pour protéger la vie sur terre et que nos actions de désobéissance civile sont proportionnées et nécessaires. Ce jugement est d'une importance particulière dans le contexte actuel de reculs politiques sur la question écologique qui se font au mépris des connaissances scientifiques et en mettant en péril la survie de nos sociétés.

Le verdict rappelle que « l’état de nécessité peut être défini comme la situation dans laquelle se trouve une personne – ou un groupe de personnes – qui n’a d’autre choix que d’accomplir un acte prohibé pour sauvegarder un intérêt supérieur. Cet état de nécessité se caractérise par un danger actuel ou imminent et une violation de la valeur protégée nécessaire et proportionnée ».

Il souligne que « la France subit les conséquences du dérèglement climatique provoqué par l’activité humaine. Il ressort également de ce rapport [du GIEC] que la France ne pourra pas atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’elle s’était fixés ». Comme l’avait plaidé la défense, il reconnaît que « la réalité et l’imminence du danger sont avérées ».

Il en conclut logiquement que « l’entrave à la circulation apparait comme ayant été nécessaire pour attirer l’attention du public et des médias sur la construction du nouveau terminal méthanier en contradiction avec l’objectif général de diminution de recours aux énergies fossiles. Elle apparait également proportionnée face à la menace. »

C’est la deuxième fois en quelques mois que des membres d’Extinction Rebellion et de Scientifiques en rébellion sont relaxé·es au nom de l’état de nécessité par un tribunal. Le 10 octobre dernier, le Tribunal de Police de Paris avait prononcé le même jugement à l’encontre de militant·es qui avaient réalisé une conférence-occupation au Muséum National d’Histoire Naturelle. Le parquet a fait appel, comme il l’avait fait dans d’autres jugements similaires ces dernières années (par exemple le décrochage des portraits d’Emmanuel Macron à Lyon ou l’action d’Extinction Rebellion dénonçant l’agroindustrie à La Rochelle). Dans le cadre de l’affaire du Havre, il a dix jours pour décider ou non de le faire.

Rappel des épisodes précédents

Le 12 mai 2023, les Scientifiques en rébellion, en coalition avec d’autres mouvements (ANV-COP21, Extinction Rebellion, Stop Eacop et Dernière Rénovation) ont ciblé TotalEnergies et son projet d’installation d’un terminal méthanier flottant au Havre. Ce projet, qui permet d’importer du gaz naturel liquéfié (GNL) par bateau et qui a été mis en service en octobre 2023, va à l’encontre des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris par la France, qui nécessitent de stopper immédiatement le développement de toute nouvelle infrastructure fossile. Cette action avait pour objectif de rappeler que le gaz – et en particulier le GNL – n’est en aucun cas une énergie propre ou « de transition », mais bel et bien une énergie fossile qui contribue fortement au réchauffement climatique.

En parallèle avec deux autres actions, une dizaine de scientifiques en blouses blanches et plusieurs membres des collectifs partenaires avaient bloqué le pont mobile situé sur l’écluse François Ier qui assure le passage du fret maritime, constitué en grande partie de carburant fossile. Certain·es d’entre elles et eux s’étaient pour cela enchaîné·es au pont. Ce pont est particulièrement symbolique, car il est situé à côté du chantier de construction du projet FSRU (Floating Storage and Regasification Unit) visé. Ce navire, amarré en permanence, a pour fonction de recevoir du GNL transbordé depuis des bateaux méthaniers, de le stocker, de le ramener à l’état gazeux et de l’injecter dans le réseau de transport de gaz naturel.

Le procès des 16 activistes s’est tenu le 6 décembre 2024 au tribunal correctionnel du Havre. Iels étaient poursuivis pour entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique. Le procès avait été marqué par les témoignages de Frank Marba, victime climatique aux Philippines et plaignant dans un recours pénal contre TotalEnergies, et de Stéphane Costa, co-président du GIEC normand. Bien que reconnaissant le caractère actuel ou imminent du danger causé par le changement climatique, la procureure avait requis de maintenir l'amende initiale de 200 euros par personne.

Plus d’informations :

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09.12.2024 à 01:00

AG de Vivendi : les Scientifiques en rébellion mobilisé·es pour contrer l’influence de Vincent Bolloré sur le débat public national

AG de Vivendi : les Scientifiques en rébellion mobilisé·es pour contrer l’influence de Vincent Bolloré sur le débat public national

Le 9 décembre 2024, une dizaine de Scientifiques en rébellion se sont joints à une action à Paris pour dénoncer la contamination grandissante du débat public en France par les thèses de l’extrême-droite, notamment sous l’influence du financier et milliardaire Vincent Bolloré.

Cette action a eu lieu devant le palais Brongniart, le lieu historique de la bourse de Paris. Environ 200 personnes se sont rassemblées avec banderoles et fanfare, pour des prises de paroles dénonçant l’influence néfaste de Vincent Bolloré sur la société française. Un collectif féministe, Reporters Sans Frontière, ATTAC, etc, ont pris la parole, ainsi qu’un membre des Scientifiques en rébellion. Nous y avons revendiqué une plus grande garantie pour l’indépendance de la presse, et avons proposé de retirer les aides publiques aux médias possédés par de riches hommes d’affaires.

Après ces prises de parole, les manifestant·es se sont dirigé·es vers les Folies Bergères, où se tenait une Assemblée Générale extraordinaire du groupe Vivendi. A la manœuvre, le milliardaire et idéologue d’extrême-droite Vincent Bolloré, qui proposait aux actionnaires la scission du groupe en trois entités cotées aux bourses de Londres, Amsterdam, et Paris, une opération qui lui permettrait un contrôle accru sur les médias tout en contournant les règles encadrant le capitalisme financier.

Les manifestant·es ont été nassé·es à quelques dizaines de mètres du lieu de l’Assemblée Générale par plusieurs centaines de policiers, CRS, et agents de la BRAV-M. Un de nos membres a été interpellé.

La raison de la présence de Scientifiques à cette action ? Les médias contrôlés par Vincent Bolloré (CNews, Europe 1, JDD, les éditions Fayard qui ont publié le livre de Jordan Bardella, et maintenant les éditions Hachette qui publient la moitié des livres scolaires en France) sont les fers de lance des idées de l’extrême-droite. Elles propagent des valeurs antagonistes avec celles que nous défendons en tant que scientifiques-citoyen·nes : la haine des personnes étrangères, le refus du pluralisme et de la diversité, le mensonge sur les faits scientifiques, à commencer par la négation de la gravité du changement climatique, le refus d’enseigner aux enfants la tolérance vis-à-vis des questions de genre. A rebours de ces valeurs que nous considérons profondément dangereuses, nous ne cesserons jamais de prôner l’intelligence collective, l’accueil et le soin à toutes les échelles pour transformer la société, à la hauteur de l’urgence sociale et environnementale que nous diagnostiquons rapport après rapport, publication après publication, et ce depuis des décennies. Cette action s’inscrit dans la continuité de notre appel aux scientifiques à se mobiliser contre l’extrême-droite, publié en juin dernier.

Face à l’impuissance des pouvoirs publics à endiguer l’intoxication du débat public par des discours ouvertement anti-science, nous considérons qu’il fait partie de notre mission de scientifiques de joindre nos forces à celles et ceux en lutte contre l’influence grandissante de Vincent Bolloré.

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06.12.2024 à 01:00

Des militant·es de Scientifiques en rébellion et de Dernière Rénovation en procès au Havre

Des militant·es de Scientifiques en rébellion et de Dernière Rénovation en procès au Havre le 6 décembre

Pour avoir participé à une action pacifiste revendiquée par Scientifiques en rébellion et soutenue par Bloom, ANV-COP21, Stop Eacop et Extinction Rebellion le 12 mai 2023, 16 militant·es écologistes ont été jugé·es au tribunal du Havre le 6 décembre 2024 au matin.

Des scientifiques et activistes avaient bloqué de manière symbolique une écluse du port pour protester contre la construction d’un terminal méthanier de TotalEnergies (vidéos ici). Le projet écocidaire contre lequel s’étaient rassemblé·es les manifestant·es a vu le jour malgré les nombreux recours et les actions menées par d’autres organisations, notamment Greenpeace. Les scientifiques du GIEC sont unanimes sur la nécessité de sortir des énergies fossiles. Un terminal méthanier utilisant du gaz liquéfié venant des États-Unis ou de Norvège est totalement contradictoire avec la notion d’autonomie énergétique dont se vante le gouvernement.

Ce procès était inédit de par la présence de Frank Marba, victime climatique des Philippines et plaignant dans un recours pénal contre TotalEnergies, qui a témoigné : « Mes grands parents vivaient avec un méga typhon tous les trente ans, j'en ai subi trois en 10 ans dont le plus puissant jamais enregistré jusqu'à ce jour. Mon village a été rayé de la carte et j'ai failli mourir avec ma grand mère. Le changement climatique a mis ma vie et la vie de millions d'autres personnes en danger à travers le monde. »

Stéphane Costa, co-président du GIEC normand a complété ce témoignage en faveur des scientifiques et expliqué qu'ils et elles sont contraint·es de sortir des labos car leur travail n'est pas pris en compte par les décideurs. Les deux témoins ont rappelé que lorsque des scientifiques nous alertent, il faut les écouter, pas les condamner.

La procureure a reconnu le caractère actuel ou imminent du danger causé par le changement climatique. Elle a cependant considéré que l'action a perturbé la circulation de manière disproportionnée comparé aux millions de morts causés par le changement climatique. Elle a donc requis de maintenir l'amende initiale de 200 euros par personne.

L'avocate des militant·es et des scientifiques, Maître Chalot, a plaidé la relaxe suivant l'état de nécessité car cette action était nécessaire pour éviter des dommages bien plus importants. Elle a également plaidé qu'une condamnation porterait atteinte de façon disproportionnée à la liberté d'expression des militants·es.

La juge a mis l'affaire en délibéré et rendra ses conclusions le 10 février 2025.

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22.11.2024 à 01:00

ANV-COP21, Scientifiques en Rébellion et Extinction Rebellion Grenoble installent un derrick géant sur la pelouse d’Intencity

ANV-COP21, Scientifiques en Rébellion et Extinction Rebellion Grenoble installent un derrick géant sur la pelouse d’Intencity

Ce 22 novembre 2024 à 16h, plus de 60 militant·es de ANV-COP21, Scientifiques en Rébellion et Extinction Rebellion ont investi la pelouse et le parvis du site Intencity de Schneider Electric, pour dénoncer l’implication de l’entreprise dans le projet EACOP.

L’action en deux groupes simultanés a occupé tout l’espace de ce site emblématique et rayonnant à l’international. Tandis que des slogans étaient scandés et des tracts distribués sur le parvis, un pipeline et son puits de forage étaient creusés de l’autre côté du bâtiment. Le premier groupe a réalisé un die-in pendant que l’autre terminait d’installer un derrick, représentatif de l’industrie pétrolière. Le site a aussi été décoré de pancartes résumant ce qu’implique le projet EACOP : « violation des droits humains », « destruction des écosystèmes », « 118 000 habitant·es exproprié·es »…

L’objectif de cette action : matérialiser ce que les habitant·es d’Ouganda et de Tanzanie vivent sur leurs terres, alors que des entreprises étrangères s’accaparent leurs terres, leurs champs ou leurs espaces naturels. Avec, comme message, la demande ferme à la direction de Schneider Electric de se retirer du projet EACOP et du secteur pétro-gazier.

Après une occupation de 30 minutes, l’action a pris fin dans le calme et les militant·es se sont retiré·es, laissant Intencity occupé par son nouvel équipement pétrolier.

Une action qui prend place dans le contexte de la COP29

Les violences s’intensifient en Ouganda, l’un des pays que traverse le pipeline d’EACOP : arrestation des opposant·es, menaces, abus sexuels, pillage et destruction de maisons et autres bien, pollutions et impacts sur la faune… Dans le même temps, se tenait depuis le 11 novembre jusqu’à ce 22 novembre la COP29 à Bakou, en Azerbaïdjan, et les négociations ont été très difficiles pour trouver le montant de l’aide financière à destination des pays les plus vulnérables au changement climatique, sous la pression des lobbyistes des énergies fossiles venus en nombre, dont Patrick Pouyanné PDG de TotalEnergies, et en l’absence de nombreux chefs d’État européens. Cette forte présence de lobbyistes à Bakou ne surprendra pas, l’Azerbaïdjan est un important exportateur de pétrole et de gaz, ce qui représente 45 % de son PIB, son gouvernement considère le gaz comme une « énergie de transition », dont la production est en augmentation constante, et a qualifié les hydrocarbures de « cadeau de Dieu ». Pour sa part, TotalEnergies a annoncé en octobre dernier qu’il comptait encore augmenter sa production de pétrole et de gaz jusqu’en 2030, malgré le consensus scientifique qui presse le monde d’accélérer la sortie des énergies fossiles et de ne plus ouvrir aucun nouveau projet d’exploitation des hydrocarbures.

Schneider Electric, complice d’un criminel climatique

Une fois de plus après plusieurs tractages, tentatives de dialogue et interruptions d’événements dans le cadre de notre campagne « Schneider Hypocrite », nous dénonçons l’hypocrisie et le greenwashing dont fait preuve la direction de Schneider Electric. Auto-proclamée championne du développement durable avec une politique volontariste en la matière, l’entreprise bien implantée dans le bassin grenoblois est pourtant très impliquée dans le secteur pétro-gazier. Elle travaille notamment sur le projet EACOP, porté par TotalEnergies, comme responsable du développement du système électrique et fournisseur des équipements de surveillance et de supervision. EACOP est un projet décrié, néocolonial, écocide et climaticide. Alors que plus de 50 banques et assurances se sont retirées du projet grâce à la mobilisation citoyenne, Schneider Electric continue de concevoir, fabriquer et donc de soutenir EACOP.

Nous demandons à la direction de Schneider Electric :

  • de rétablir le dialogue avec la coalition Stop Eacop ;
  • de respecter la loi sur le devoir de vigilance des multinationales et de reconnaître les violations des droits humains liées à EACOP ;
  • de se retirer de EACOP et planifier le retrait du groupe du secteur pétro-gazier.

Plus d’informations

Tribune publiée sur le site d’Alternatiba Grenoble

Site Stop Eacop

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