26.03.2023 à 01:00
Des membres du collectif Scientifiques en rébellion publient dans le journal Le Monde un texte d’analyse scientifique et de dénonciation des projets de méga-bassines. Ce texte, écrit et soutenu par des scientifiques spécialistes du sujet, dénonce l’inadéquation des méga-bassines aux enjeux hydrologiques, écologiques et agricoles et souligne au contraire les multiples problèmes liés à leur installation. Le collectif Scientifiques en rébellion réaffirme son soutien aux mouvements d’opposition à de tels projets en France et sera présent le weekend du 24-26 mars lors du grand rassemblement dans les Deux-Sèvres.
Les méga-bassines, qui sont des retenues d’eau à ciel ouvert remplies en hiver par pompage des nappes phréatiques et qui alimentent ensuite l’irrigation, sont souvent présentées comme nécessaires pour « nourrir la France ». Les scientifiques du collectif jugent que « sur le plan hydrologique et économique, les méga-bassines menacent la préservation de l’eau et notre souveraineté alimentaire ». Ils et elles jugent ainsi que de multiples données scientifiques font douter des bénéfices de tels dispositifs face aux sécheresses actuelles et à venir, tandis que d’importants risques hydrologiques, écologiques et agro-économiques demeurent.
Ces scientifiques considèrent que les méga-bassines sont une mal-adaptation aux sécheresses présentes et à venir, qui nous rendront probablement plus vulnérables, tout en fragilisant des écosystèmes entiers. Comme ces réservoirs dépendent par définition de la recharge souterraine, ils ne permettent pas de faire face à une sécheresse prolongée laissant les nappes à des niveaux trop bas. Plus grave, ces retenues de substitution « court-circuitent » une partie du transit lent des nappes phréatiques et peuvent contribuer à créer des « sécheresses anthropiques » amplifiant l’impact des sécheresses météorologiques en aval des prélèvements d’eau, comme déjà observé dans la péninsule ibérique et au Chili. Au-delà de l’hydrologie locale et aval, les retenues d’eau ont un impact sur la biodiversité des zones humides et systèmes aquatiques, dont les effets cumulés restent encore largement inconnus. On sait en revanche que les zones humides, havres de biodiversité, ont connu une régression massive en Europe et en particulier en France, tandis que la biodiversité aquatique a globalement fortement décru.
Face à ces risques, il n’existe selon les scientifiques du collectif aucune étude d’impact permettant d’affirmer un effet hydrologique positif local des bassines sur la ressource en eau. En Deux-Sèvres, où les projets de méga-bassines sont très avancés, la médiatisation de l’étude de modélisation par un organisme public (le BRGM) en 2022 est donc très problématique ; si la probité du BRGM n’est pas en doute, leur étude répond à une commande déconnectée des réalités climatiques et d’hydrologie locale, comme mis en évidence par une contre-expertise et certain·e·s scientifiques. Dans leur texte, ces spécialistes jugent inacceptable « l’instrumentalisation de résultats scientifiques, sortis de leur contexte, qui justifie des politiques de gestion de la ressource sourdes à l’intérêt collectif et à l’évaluation scientifique rigoureuse », et estiment que « le déploiement des méga-bassines freine la transformation de notre modèle socio-économique et de nos modes de vie, nécessaire et urgente pour la préservation de la ressource en eau ».
Une utilisation réfléchie de l’eau est centrale pour la capacité de production agricole locale visant à nourrir la population française. Les méga-bassines alimenteront en fait une minorité d’exploitations, le plus souvent de grande taille et pouvant se permettre les investissements nécessaires, avec pour effet de fragiliser l’accès à l’eau souterraine des autres producteurs. Les scientifiques jugent que « dans cette mise en concurrence, il s’agit alors d’engager le dialogue » et conseillent « de nouvelles orientations politiques et économiques pour l’agriculture afin de soutenir les paysan.nes pratiquant une agriculture plus sobre en eau, plutôt que de subventionner des méga-bassines ». A l’occasion de la mobilisation internationale des 25-26 Mars dans les Deux-Sèvres pour la défense de l’eau, des membres de Scientifiques en rébellion, et notamment certain.es auteur.ices du texte, seront présent.es pour les manifestations. Ils et elles pourront répondre en détail aux questions des journalistes.
26.03.2023 à 01:00
Des membres du collectif Scientifiques en rébellion publient dans le journal Le Monde un texte d’analyse scientifique et de dénonciation des projets de méga-bassines. Ce texte, écrit et soutenu par des scientifiques spécialistes du sujet, dénonce l’inadéquation des méga-bassines aux enjeux hydrologiques, écologiques et agricoles et souligne au contraire les multiples problèmes liés à leur installation. Le collectif Scientifiques en rébellion réaffirme son soutien aux mouvements d’opposition à de tels projets en France et des membres du collectif sont présents le weekend du 24-26 mars lors du grand rassemblement dans les Deux-Sèvres.
Une version longue, publiée sur notre blog dans le Club de Mediapart est disponible ici.
Ce texte a été écrit collectivement par : Lara Elfjiva (anthropologie sociale), Sylvain Kuppel (hydrologie), Odin Marc (géomorphologie), Stéphanie Mariette (génétique des populations), Laurent Lassabatère (hydrologie), Pascal Houillier (médecin, physiologie), Julien Lefèvre (informatique), membres du collectif Scientifiques en rébellion.
Avec le soutien de chercheur.se.s spécialistes :
Christian Amblard (hydrobiologie, CNRS, Clermont-Ferrand)
Sandrine Anquetin (hydroclimatologie, CNRS, Université Grenoble Alpes)
Luc Aquilina (biogéochimie des eaux souterraines, Université de Rennes 1)
Sébastien Barot (écologue, IRD, Paris)
Annette Bérard (écologie et écotoxicologie microbienne, INRAE, Centre PACA)
Gilles Billen (biogéochimie, CNRS, Sorbonne Université, Paris)
Camille Bouchez (hydrogéologie, CNAP, Université de Rennes)
Brice Boudevillain (hydrométéorologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Pierre Brigode (hydrologie, Université Côte d’Azur)
Yvan Caballero (hydrogéologie, Montpellier)
Nadia Carluer (hydrologue, INRAE, Lyon)
Aude Carreric (climatologie, Barcelona Supercomputing Center)
Simon Carrière (hydrogéologie, Sorbonne Université)
Jérémie Cavé (sciences de la durabilité, IRD, Géosciences Environnement Toulouse)
Guillaume Chagnaud (hydro-climatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble)
Jean-Baptiste Charlier (hydrogéologie, BRGM, G-Eau Montpellier)
Diego Chavez (hydrologie, Aix-Marseille Université)
Nicole Claverie (environnements géo-naturels & anthropisés, Université de Toulouse III)
Wolfgang Cramer (géographie, directeur de recherche CNRS, Aix-en-Provence)
Florian Debras (astrophysique, CNRS, Toulouse)
Bertrand Decharme (hydrologie & climatologie, CNRS, Toulouse)
Marc Deconchat (écologie des paysages, INRAE, Toulouse)
Valérie Demarez (écologue, Professeure à l’Université Toulouse III)
Agnès Ducharne (hydroclimatologue, CNRS, METIS-IPSL, Paris)
Marc Dumont (hydrogéologie, Université de Liège, Belgique)
Véronique Durand (hydrogéologie, Université Paris Saclay)
Sylvain Ferrant (agronomie et hydrologie, IRD, Toulouse)
Jérôme Gaillardet (géochimie, Institut de Physique du Globe, Paris)
Rémy Garçon (hydrométéorologie et gestion de l’eau, retraité)
Josette Garnier (biogéochimie des eaux et des sols, CNRS, Paris)
Marina Gillon (hydrogéologie, Avignon Université)
Yves Goddéris (surfaces continentales et interfaces, CNRS, Toulouse)
Marielle Gosset (hydrométéorologie, IRD, Toulouse)
Youen Grusson (hydrologie, Université de Toulouse III)
Joël Guiot (paléoclimatologie, directeur de recherche émérite CNRS, Aix Marseille Université)
Vivien Hakoun (hydrogéologie, BRGM, G-Eau Montpellier)
Basile Hector (hydrologie, IRD, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Benoit Hingray (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Laurent Husson (géologie & géophysique, ISTerre, Grenoble)
Pierre-Alain Jayet (économie de l’environnement, INRAE, Saclay)
Aglaé Jézéquel (climatologie, LMD-IPSL, Paris)
Damien Jougnot (hydrogéophysique, CNRS, Paris)
Hervé Jourde (hydrogéologie, Université de Montpellier)
Yann Kerr (hydrologie spatiale, CNES, CESBIO, Toulouse)
David Labat (hydrologie, Université de Toulouse III)
Francois Lafolie (modélisation sol et agro-hydrosystèmes, INRAE, Avignon)
Michel Lang (hydrologie, INRAE, Lyon)
Claire Lauvernet (mathématiques appliquées, hydrologie & qualité de l’eau, INRAE, Lyon)
Corinne Le Gal La Salle (hydrogéochimie, Université de Nîmes)
Patrick Le Moigne (hydrométéorologie, Météo-France, CNRM, Toulouse)
Christophe Le Roux (géochimie, CNRS, Géosciences Environnement Toulouse)
Thierry Lebel (hydroclimatologie, IRD, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble)
Mathieu Lucas (Doctorant en Hydrologie, INRAE, Lyon)
Christelle Marlin (hydrogéologie, Université Paris-Saclay)
Vincent Marc (hydrogéologie, Avignon Université)
Nicolas Massei (hydrologie, Université de Rouen Normandie)
Laurence Maurice (hydrogéochimie, IRD, Géosciences Environnement Toulouse)
Naomi Mazzilli (hydrogéologie, Université d’Avignon)
Florentina Moatar (hydrologie environnementale, INRAE)
Malo Mofakhami (sciences économiques, Université Sorbonne Paris Nord)
Jean-Marie Mouchel (sciences de l’eau, Sorbonne Université, Paris)
Claude Mugler (hydrogéologie, Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, Saclay)
Simon Munier (hydrométéorologie, CNRM, Toulouse)
Nathalie de Noblet-Ducoudré (bioclimatologie, CEA, LSCE-IPSL, Ile-de-France)
Catherine Ottlé (hydroclimatologie, CNRS, Université Paris Saclay)
Ludovic Oudin (hydrologie, Sorbonne Université, Paris)
Sébastien Pouchoulin (hydrologie, INRAE, Lyon)
Gérémy Panthou (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Aura Parmentier Cajaiba (Organisation systèmes agroécologiques, Université Côte d’Azur)
Jean-Luc Peiry (hydrologie, Université Clermont Auvergne)
Christophe Peugeot (hydrologie, IRD, Hydrosciences Montpellier)
Marie-Claire Pierret (géochimie, physicienne CNAP, Université de Strasbourg)
Séverin Pistre (hydrogéologie, Université Montpellier)
Xavier Poux (agroéconomie, AScA-IDDRI, Paris)
Agnès Rivière (hydrogéologie, MinesParis – PSL)
Antoine Séjourné (hydrogéomorphologie, GEOPS, Université Paris-Saclay)
Adrien Selles (hydrogéologie, BRGM, Montpellier)
Yves Tramblay (hydrologie, IRD, Hydrosciences Montpellier)
Christine Vallet-Coulomb (hydrologie, Maîtresse de conférences Aix-Marseille Université)
Rémi Valois (hydrogéologie et géophysique, Université d’Avignon)
Théo Vischel (hydroclimatologie, Institut des Géosciences de l’Environnement, Université Grenoble Alpes)
Sylvain Weill (hydrologie, ENGEES / Université de Strasbourg)
Nikola Zsolnay (Géoécologie, ENSAT-INP, Toulouse)
04.03.2023 à 01:00
Une centaine de scientifiques et de citoyen.nes de diverses disciplines venus de toute la France (Paris, Montpellier, Toulouse, Nice, Lyon, Marseille, Grenoble, Rennes, etc.) se sont rassemblé.es samedi 4 mars à Paris devant le Muséum National d’Histoire Naturelle, pour dénoncer les conséquences catastrophiques du recours massif aux pesticides et promouvoir un autre modèle agricole. Cette action est menée par Scientifiques en rébellion et Extinction Rebellion, avec les ONG Pollinis, Générations futures, Avenir Santé Environnement et Alerte des Médecins sur les Pesticides.
Une centaine de personnes, dont une majorité de scientifiques, soutenu.es par des représentant.es d’ONG, ont formé un cortège funèbre sous la bannière « Printemps silencieux : les pesticides tuent » lors d’une action organisée au Muséum National d’Histoire Naturelle.
Des prises de parole se sont succédé sur fond de die-in et au rythme du slogan « Non à l’écocide – Stop aux pesticides » et de coups de gong. Les artistes Red rebels, vêtues de rouge pour symboliser le sang des espèces éteintes, ont déambulé parmi les participant.es vêtu.es de noir et les scientifiques en blouses blanches.
Cette action, qui s’est déroulée en parallèle du Salon de l’Agriculture, fait référence au célèbre livre Printemps silencieux de la biologiste nord-américaine Rachel Carson, première lanceuse d’alerte en 1962 sur la dangerosité des pesticides de synthèse.
60 ans après la publication de cet ouvrage, les preuves scientifiques sur les ravages des pesticides s’accumulent, comme le rapportent notamment les expertises collectives menées par les instituts publics français : sur la santé humaine (INSERM 2013, 2021) et sur la biodiversité et les écosystèmes (INRAE-IFREMER, 2022).
En infiltrant les sols, l’air et les milieux aquatiques, les pesticides contaminent l’environnement et participent à l’extinction de masse des populations d’insectes et d’oiseaux. Cette extinction dramatique constitue une menace majeure qui risque de provoquer l’effondrement des écosystèmes et de la production agricole dont nos sociétés dépendent (United Nations Report, 2019).
« Les études scientifiques montrent une chute fulgurante d’abondance des insectes, dont certains pollinisateurs, qui atteint de 60 à 80% en Europe depuis 30 ans (Wagner et al., 2021 ; Goulson, 2023) ainsi qu’un déclin massif de 30% des populations d’oiseaux d’habitats agricoles en 30 ans en France (Fontaine et al., 2020) » alerte Kaïna Privet, écologue, pour Scientifiques en rébellion.
Les dommages des pesticides sur l’environnement se doublent du drame de leur toxicité sur la santé humaine, qui touche en premier lieu les professionnel.les du monde agricole.
« Les scientifiques documentent, encore et encore, que les pesticides neurotoxiques favorisent effectivement les troubles cognitifs et les maladies neurodégénératives, que les pesticides ressemblant à des hormones naturelles exercent bien des effets perturbateurs endocriniens sur tous les êtres vivants dont l’humain, ou encore que les pesticides épandus à moins de 1,5 km des habitations augmentent les risques de troubles du neuro-développement chez l’enfant (Gunier et al, 2017). » rappelle Laurence Huc, toxicologue, au nom de Scientifiques en rébellion.
Malgré ce constat scientifique accablant, la France figure parmi les principaux pays consommateurs de pesticides en Europe, avec plus de 70 000 t/an, et n’a respecté aucun de ses plans successifs de réduction de l’usage des pesticides (plans Ecophyto). Pire, les centaines de millions d’euros investis dans cet objectif ont abouti à une hausse de plus de 20% de l’utilisation de pesticides, une contradiction qui a été épinglée par la Cour des comptes en 2020.
Alors qu’un nouveau plan Ecophyto 2030 vient d’être annoncé par le gouvernement, sans aucun objectif de réduction des produits phytosanitaires, il est urgent que les responsables politiques prennent la mesure des constats scientifiques et engagent un changement radical de modèle agricole.
« Fort.es des résultats des recherches et scénarios d’agronomes et économistes, nous demandons des politiques publiques urgentes pour la transition radicale de nos modèles agricoles, vers l’agroécologie, une agriculture valorisant la biodiversité végétale et animale, avec une réduction de 60% des pesticides pour 2030 et de 90% d’ici 2050. Cela implique d’augmenter massivement les aides pour l’agroécologie et, en particulier l’agriculture biologique, développer l’agroforesterie, doubler les haies, augmenter les bandes enherbées, réduire de moitié l’élevage intensif en divisant par quatre les cultures fourragères annuelles (maïs, ensilage) au profit des prairies et cultures de légumineuses. Cela requiert une réduction de moitié de la consommation de viande. Stopper l’artificialisation des sols et les restaurer sont également essentiels pour stocker le carbone (Billen et al, 2021 ; Tibi et al., 2022 ; Solagro, 2022, Jacquet et al, 2022). », explique Florence Volaire, écologue, au nom de Scientifiques en rébellion.
Les dégâts dus à l’utilisation massive de pesticides ne sont qu’un des problèmes écologiques majeurs engendrés par l’agriculture intensive. La destruction des habitats, avec notamment la suppression de 70% des haies depuis 70 ans, aggrave la perte de biodiversité. De plus, l’agriculture est responsable de 20 à 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
En remettant le vivant au cœur des choix de société, sa restauration et sa préservation au centre des politiques agricoles, il est démontré qu’un cercle vertueux est possible, avec des agriculteur.rices qui ne tombent plus malades, des écosystèmes diversifiés et dynamiques, une eau et un air plus sains pour tous les êtres vivants !
« Les sciences sociales décrivent comment les lobbies de l’agrochimie usent de moyens colossaux pour dénigrer la science, produire du doute, instrumentaliser les institutions et influencer les autorités sanitaires françaises et européennes pour que rien ne change (Thébaud-Mony A, 2014 ; Jas N, 2017 ; Dedieu F, 2022 ; Jouzel JN, 2020) » déclare Laurence Huc, toxicologue, pour Scientifiques en rébellion.
Le mouvement Extinction Rebellion (XR), via sa campagne Changement de régime, fustige « l’influence de la FNSEA dans les prises de décisions politiques. Ce syndicat majoritaire défend le statu quo et l’agrobusiness, et encourage les agriculteurs à manifester pour la réintroduction des néonicotinoïdes. XR, qui a fait des actions au Salon de l’Agriculture, devant le ministère de l’Agriculture, au Conseil National de l’Alimentation, devant le siège de la FNSEA et les chambres d’agriculture, va continuer à lutter activement contre ce lobbying mortifère et pour un réel changement de régime agricole et politique ».
Nicolas Laarman, délégué général de POLLINIS rappelle que : « L’effondrement de la biodiversité nous privera à terme de ce qu’on appelle aujourd’hui les services écosystemiques indispensables, assurés par les organismes vivants : la pollinisation de nos cultures alimentaires et de 85% des plantes à fleurs connues à travers le monde, par les abeilles et les insectes pollinisateurs. C’est donc un sentiment d’urgence qui nous pousse donc à agir aujourd’hui aux côté de Scientifiques en rébellion, et le poids écrasant de la responsabilité morale vis-à-vis des jeunes générations auxquelles nous nous apprêtons à léguer un monde silencieux, vidé d’une part essentielle de la diversité et de la beauté qui enchantent l’humanité depuis des millénaires. »
Nadine Lauverjat, Déléguée générale de l’association Générations futures, a souligné que : « Les victimes des pesticides, méprisées par un trop grand nombre de décideurs pendant des décennies, ne peuvent plus être ignorées. Si nous n'agissons pas vite, nos enfants nous accuseront et ils auront raison. Nous devons sortir au plus vite de notre dépendance aux pesticides, il en va de notre survie et aussi de celle de tout le vivant. Il n'est plus question d'optimisme ou de pessimisme mais d'une détermination immense que nous portons toutes et tous ce jour ».
Pierre-Michel Perinaud, d’Alerte des médecins sur les pesticides, explique : « Nous devons mettre en parallèle l’expertise de l’Inrae sur l’impact des pesticides sur la biodiversité (2022) avec la seconde expertise de l’Inserm (2021) concernant les effets sur la santé humaine. On voit bien que sur les professionnels, les populations riveraines et en population générale, ces effets sont de mieux en mieux documentés sur un nombre toujours plus grand de pathologies. Mais que la perte de biodiversité associée à l’usage des pesticides représente une menace au moins aussi importante sur la santé que les effets directs. »
Franck Rinchet-Girollet, porte parole de Avenir Santé Environnement, témoigne du combat que mène l’association : « En Charente-maritime, sur un secteur impacté par un cluster de cancers pédiatriques, nous luttons contre tous types de pollution pouvant aggraver ou déclencher des pathologies. Depuis quelques années les résultats en matière de pesticides sont alarmants. 41 molécules dans l’air, des CMR dans l’eau, la contamination est systémique : tous les milieux sont touchés, l'impact sur la santé est sous-évalué car l'effet cocktail des pesticides présents dans l'environnement n'est pas pris en considération. Nous ne pouvons plus entendre que les impératifs de production et d'exportation doivent primer sur la santé, et nous ne supporterons plus que nos enfants et ceux qui viendront après eux soient exposés à ces produits ! »
EFFONDREMENT DE 80% DES POPULATIONS D’INSECTES EN 30 ANS
Hallmann CA, Sorg M, Jongejans E, Siepel H, Hofland N, et al. (2017) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. PLOS ONE 12(10): e0185809. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0185809
PERTE DE 30% DES POPULATIONS D’OISEAUX AGRICOLES EN 30 ANS
Fontaine B., Moussy C., Chiffard Carricaburu J., Dupuis J., Corolleur E., Schmaltz L., Lorrillière R., Loïs G., Gaudard C. 2020. Suivi des oiseaux communs en France 1989-2019 : 30 ans de suivis participatifs. MNHN- Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation, LPO BirdLife France - Service Connaissance, Ministère de la Transition écologique et solidaire. 46 pp.
1 PLANTE SUR 5 EST MENACÉE D’EXTINCTION
Willis, K.J. (ed.) 2017. State of the World’s Plants 2017. Report. Royal Botanic Gardens, Kew.
40% DES INSECTES DANS LE MONDE SONT MENACÉS D’EXTINCTION
Sanchez-Bayo (Sánchez-Bayo, Wyckhuys, 2019. Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers.Biological Conservation)
31% DES ESPÈCES DE PAPILLONS DE JOURS EN DÉCLIN EN EUROPE
Van Swaay, C., Cuttelod, A., Collins, S., Maes, D., López Munguira, M., Šašić, M., Settele, J., Verovnik, R., Verstrael, T., Warren, M., Wiemers, M. and Wynhof, I. 2010. European Red List of Butterfies Luxembourg: Publications Office of the European Union.
PLUS D’1 MILLION D’ESPÈCES EN DANGER D’EXTINCTION DANS LES PROCHAINES DÉCENNIES
United Nations Report, Nature’s Dangerous Decline ‘Unprecedented’; Species Extinction Rates ‘Accelerating’ (2019),. Accessed 15 November 2020.
Expertises collectives
Leenhardt S. Mamy L., Pesce S., Sanchez W. (coord) et al. (2022). Impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques, Synthèse du rapport d’ESCo, INRAE - Ifremer (France), 124 pages, https://www.inrae.fr/actualites/impacts-produits-phytopharmaceutiques-biodiversite-services-ecosystemiques-resultats-lexpertise-scientifique-collective-inrae-ifremer
Tibi A., Martinet V., Vialatte A. (coord.) et al. (oct. 2022). Protéger les cultures en augmentant la diversité végétale des espaces agricoles., Synthèse du rapport d’ESCo. INRAE, 86 pages
Inserm. Pesticides et effets sur la santé : Nouvelles données. (2021) Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences, 2021.1 036 pages
https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/
Fontaine B., Moussy C., Chiffard Carricaburu J., Dupuis J., Corolleur E., Schmaltz L., Lorrillière R., Loïs G., Gaudard C. 2020. Suivi des oiseaux communs en France 1989-2019 : 30 ans de suivis participatifs. MNHN- Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation, LPO BirdLife France - Service Connaissance, Ministère de la Transition écologique et solidaire. 46 pp https://www.mnhn.fr/fr/actualites/pres-de-30-d-oiseaux-en-moins-en-30-ans-dans-les-villes-et-les-campagnes-francaises
Solagro (2022) Afterres 2050 Biodiversité. Un scénario fondé sur la nature et pour la nature. Pointereau P. (coord). https://solagro.org/afterres2050-biodiversite
Jacquet Florence, Jeuffroy Marie-Hélène, Jouan Julia, Le Cadre Edith, Malausa Thibaut, Reboud Xavier, Huyghe Christian (coord) (2022) Zéro pesticide. Un nouveau paradigme de recherche pour une agriculture durable. Éditions Quae. 9782759233106, 244 pages.
Gunier RB, Bradman A, Harley KG, Eskenazi B. (2017) Will buffer zones around schools in agricultural areas be adequate to protect children from the potential adverse effects of pesticide exposure? PLoS Biol. https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2004741
Jas N,(2017) Millefeuilles institutionnels et production d’ignorance dans le « gouvernement » des substances chimiques dangereuses Raison présente 2017/4 (N° 204).
Billen et al. (2021) Reshaping the European agro-food system and closing its nitrogen cycle: The potential of combining dietary change, agroecology, and circularity, One Earth, Volume 4, Issue 6,2021,Pages 839-850, https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S259033222100289X?via%3Dihub
Wagner et al. (2021) Insect decline in the Anthropocene: Death by a thousand cuts. PNAS, https://doi.org/10.1073/pnas.2023989118
Carson Rachel (1962) Printemps silencieux. Editions Wildproject (2020) 978-2-918-490-999, 352 pages
Dedieu François (2022) Pesticides – Le confort de l’ignorance. Editions Seuil, 978-2-02-147349-0, 369 pages
Foucart Stéphane (2019) Et le monde devint silencieux - Comment l’agrochimie a détruit les insectes, Editions Seuil, 9782021427424, 336 pages
Goulson Dave (2023) Terre silencieuse – Empêcher l’extinction des insectes, Editions du Rouergue, 9782812624070, 388 pages
Jouzel Jean-Noël (2019) Pesticides. Comment ignorer ce que l’on sait , Presses de Sciences po,
Thébaud-Mony Annie (2014) La Science asservie, Editions La Découverte, 978-2-7071-7369-0, 305 pages
04.03.2023 à 01:00
Le 4 mars 2023, une centaine de scientifiques et de citoyen·nes venu·es de toute la France ont formé un cortège funèbre à Paris pour dénoncer les conséquences catastrophiques du recours massif aux pesticides et promouvoir un autre modèle agricole. Cette action, qui s’est déroulée en parallèle du Salon de l’Agriculture, était intitulée Printemps silencieux en référence au célèbre livre de la biologiste nord-américaine Rachel Carson, première lanceuse d’alerte en 1962 sur la dangerosité des pesticides de synthèse. Elle a été menée avec Extinction Rebellion, et les ONG Pollinis, Générations futures, Avenir Santé Environnement et Alerte des Médecins sur les Pesticides.
Des prises de parole se sont succédé sur fond de die-in et au rythme du slogan « Non à l’écocide – Stop aux pesticides » et de coups de gong. Les artistes Red Rebels, vêtues de rouge pour symboliser le sang des espèces éteintes, ont déambulé parmi les participant·es vêtu·es de noir et les scientifiques en blouses blanches.
24.02.2023 à 01:00
Dans une tribune publiée dans L’Obs à l’initiative du collectif Scientifiques en rébellion, 600 scientifiques, dont des co-auteur·es des rapports du GIEC, demandent aux membres du Conseil d’administration de BNP Paribas de prendre leurs responsabilités face à la catastrophe écologique en cours en cessant tout soutien à l’ouverture de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. BNP Paribas est actuellement l’un des premiers financeurs mondiaux des énergies fossiles et ses engagements sont clairement incompatibles avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.
Mesdames et messieurs,
Nous sommes des scientifiques alarmé·es par la catastrophe écologique en cours et plus encore de la faiblesse des actions mises en place pour en limiter l’ampleur, alors que les risques sont connus, clairement évalués et menacent l’ensemble des sociétés humaines et des écosystèmes. Certain·es parmi nous ont contribué aux rapports du GIEC ou sont spécialistes des questions climatiques. Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous rappeler solennellement qu’un grand pouvoir implique une grande responsabilité : vous occupez un poste où vous pouvez jouer un rôle majeur face au changement climatique.
La synthèse des études scientifiques est très claire : respecter l’Accord de Paris impose de laisser la majorité des énergies fossiles encore disponibles dans le sol, et de ne plus ouvrir de nouveaux gisements en dehors de ceux déjà en exploitation. Ainsi, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé en 2021 qu’ « il n’y a aucun besoin d’investir dans des nouvelles sources d’énergies fossiles dans notre trajectoire Net zéro »1 ; le groupe d’experts de haut niveau des Nations unies affirme dans son rapport de novembre 2022 que le « Net zéro est incompatible avec la poursuite des investissements dans les énergies fossiles »2 ; le dernier rapport du GIEC va également dans le même sens3. Les arguments déployés par les compagnies pétro-gazières pour contester ce consensus scientifique sont légion, mais aucun d’entre eux n’est recevable : nous vous demandons d’être à l’écoute des scientifiques, et non pas d’acteurs qui continuent contre vents et marées leur politique de fabrique du doute afin de maintenir le statu quo, comme cela a été clairement relevé dans les rapports du GIEC4.
Les rapports traitant du financement bancaire des énergies fossiles le montrent clairement : BNP Paribas fait partie des établissements qui ont financé et continuent de financer massivement de nouveaux projets pétroliers et gaziers. Elle a par exemple été entre 2016 et 2021 la première au niveau mondial pour le financement du pétrole et du gaz en Arctique et la première au niveau européen pour le financement de l’expansion des énergies fossiles5. En avril 2021, BNP Paribas a rejoint la Net Zero Banking Alliance (NZBA), un programme lancé par les Nations unies pour inciter les banques à participer à la sortie des énergies fossiles. Pourtant, un mois après, alliée à d’autres banques, BNP Paribas a consenti un prêt de 10 milliards de dollars à Saudi Aramco, la société ayant les plus grands projets d’expansion pétrolière et gazière au monde6. Près d’un an plus tard, un nouveau prêt de 14 milliards de dollars a été octroyé à la même compagnie7. Globalement, ces rapports montrent que les financements de BNP Paribas ne sont pas en ligne avec l’Accord de Paris car ils verrouillent la société dans l’utilisation des énergies fossiles et rendent la neutralité carbone chaque jour plus difficile à atteindre.
Le dernier rapport sur la responsabilité sociale entreprise (RSE) de votre banque n’apporte aucun élément montrant un changement d’orientation à la hauteur des enjeux8. BNP Paribas s’est engagée à réduire ses encours de financement à l’extraction et la production de pétrole et gaz, de 80 % et 30 % respectivement à horizon 2030. Ces engagements n’empêchent pas le maintien de soutiens financiers aux entreprises développant de nouveaux projets d’extraction d’énergies fossiles et ne portent que sur les prêts octroyés par BNP Paribas, oubliant l’émission d’actions et d’obligations. Faut-il encore rappeler que le gaz est une énergie fossile ? Les mentions qui sont faites dans ce rapport concernant le développement de produit financiers prétendument durables restent malheureusement bien vagues comparativement aux sommes, bien concrètes elles, récemment engagées dans des projets fossiles. BNP Paribas a récemment publié un communiqué de presse9 dans lequel elle prétend que sa « trajectoire s’inscrit pleinement dans le scénario de l’Agence Internationale de l’Énergie, y compris dans ses développements les plus récents ». Au vu des éléments fournis ci-dessus, cette affirmation est indiscutablement un mensonge éhonté.
Pour tout financeur des activités d’extraction, une seule décision s’impose face à l’urgence climatique : il faut vraiment arrêter de financer directement ou indirectement de nouveaux projets, et non pas continuer tout en laissant croire le contraire. Les financements octroyés et les actifs gérés par votre groupe représentent un incommensurable levier d’action qu’il faut mettre au service de la sortie des énergies fossiles. L’ampleur du pouvoir dont vous disposez vous interdit de vous dédouaner de vos responsabilités sur d’autres acteurs comme les États ou les citoyen·ne·s, une stratégie classique pour entretenir l’inaction, comme cela a été souligné dans le dernier rapport du GIEC10. Vous comme nous constatons que nous n’avons pas le temps d’attendre. Nous vivons d’ores et déjà les conséquences du réchauffement climatique. Ce sont entre 3,3 et 3,6 milliards de personnes qui vivent dans des contextes à forte vulnérabilité vis-à-vis de ce changement et tout doit être mis en œuvre pour le contenir de manière urgente.
Nous comptons sur votre sens des responsabilités, la loi française11 faisant obligation aux administrateurs et administratrices de prendre en compte les enjeux environnementaux depuis 2017. Certain·es membres du Conseil d’administration sont engagé·es publiquement pour la sauvegarde de l’environnement et la défense des droits humains, que ce soit à travers des fondations, des travaux scientifiques ou encore des mandats électifs. Nous les appelons solennellement à demander en Conseil d’administration que BNP Paribas cesse de soutenir directement ou indirectement toute ouverture de nouveaux gisements d’énergies fossiles, et à en démissionner si cette mesure n’était pas adoptée.
Cette lettre ouverte a été écrite par le collectif Scientifiques en rébellion. Sa signature est ouverte à l’ensemble de la communauté scientifique. La plupart des signatures de soutien ne sont donc pas membres de ce collectif.
Notes :
1. « Net Zero by 2050 », International Energy Agency, mai 2022.
2. « Integrity matters : net-zero commitments by businesses, financial institutions, cities and regions », United Nations High-Level Expert Group, novembre 2022.
3. « Si les investissements dans le charbon et les autres infrastructures fossiles se poursuivent, les systèmes énergétiques seront verrouillés à des niveaux d’émissions plus élevés, ce qui rendra plus difficile de limiter le réchauffement à 2°C ou 1,5°C », Technical Summary, AR6 WG3, GIEC (2022).
4. « De nombreuses entreprises ont tenté de faire échouer l’atténuation du changement climatique par un lobbying ciblé et des stratégies médiatiques instillant le doute. Les sociétés intervenant dans la chaîne d’approvisionnement (en amont comme en aval) des entreprises productrices de combustibles fossiles constituent la majorité des organisations opposées à l’action climatique », paragraphe 5.4.3, AR6 WG3, GIEC (2022).
5. Entre 2016 et 2021, BNP Paribas a été, au niveau mondial, la première banque pour le financement de Shell et de BP, la cinquième pour l’expansion des énergies fossiles et la première encore pour le pétrole et le gaz en Arctique ainsi que pour les forages ultra-profonds [« Banking on Climate Chaos », Fossil fuel finance report (2022)].
6. « Banking on Climate Chaos », Fossil fuel finance report (2022).
7. Depuis son entrée dans NZBA, BNP Paribas a financé à hauteur de plus de 7 milliards d’euros des entreprises poursuivant l’expansion des énergies fossiles, la plaçant ainsi au 14e rang mondial de ce point de vue [« Throwing fuel on fire: GFANZ financing of fossil fuel expansion », Reclaim Finance (2023)].
8. « Document enregistrement universel et rapport financier annuel 2021 », BNP Paribas (2021).
9. « BNP Paribas, leader affirmé du financement de la transition énergétique, engage une nouvelle étape de forte accélération », BNP Paribas, 24 janvier 2023.
10. « Les stratégies de communication et de construction de marque des entreprises tentent également de détourner la responsabilité des entreprises vers les individus, et/ou de s’approprier les sentiments en faveur du climat pour construire leur propre marque ; l’atténuation du changement climatique est envisagée uniquement sous l’angle du choix des produits et de la consommation, évitant la notion de sphère d’action collective politique.», Technical Summary, AR6 WG3 (2022).
11. Code du commerce, article L225-35.
Premièr·es signataires :
Olivier Aumont (océanographe), Milan Bouchet-Valat (sociologue), Aude Carreric (climatologue), Julian Carrey (physicien), Kévin Jean (épidémiologiste), Stéphanie Mariette (généticienne), Jérôme Santolini (biologiste)
Avec le soutien de près de 600 scientifiques, dont :
Christophe Cassou (climatologue, co-auteur du GIEC)
Wolfgang Cramer (écologue, co-auteur du
GIEC)
Jean-Pierre Gattuso (océanographe, co-auteur du GIEC)
Céline Guivarch (économiste, co-autrice du
GIEC)
Jean Jouzel (climatologue, ex-vice-président du GIEC)
Jean-Baptiste Sallée (climatologue, co-auteur
du GIEC)
Sophie Szopa (chimiste de l’atmosphère, co-autrice du GIEC)
Julia Steinberger (économiste,
co-autrice du GIEC)
Yamina Saheb (économiste et docteure en énergétique, co-autrice du GIEC)
Gonéri Le
Cozannet (géographe, co-auteur du GIEC)
Magali Reghezza (géographe, membre du Haut Conseil pour le climat)
Ainsi que de :
Jean-Jacques Achache, Médecine, Anesthésiste-réanimateur, Centre Hospitalier de Millau
François Aguillon,
Physique, Professeur émérite, ISMO
Aurélie Albert, Océanographie, Ingénieur de recherche, CNRS
Sarah
Albertin, Chimie atmosphérique, Doctorante, Sorbonne Université
Victor Altmayer, Neurosciences cognitives,
Doctorant en neurosciences / docteur en neurologie, Institut du Cerveau, Paris
Katherine Alvino, Energie
photovoltaïque, Doctorante/ingénieure de recherche, Mines Paris
Anne-Claude Ambroise-Rendu, Histoire,
Professeure des universités, Université de Versailles St Quentin-en-Yvelines
François André, Biophysicien,
Chercheur, Université Paris-Saclay
Stéphane André, Sciences de l’ingénieur, Enseignant-chercheur, Université
de Lorraine
Sandrine Anquetin, Hydroclimatologie, Directrice de recherche, CNRS
Marie Charlotte Anstett,
Écologie, Chargée de recherches, CNRS
Claire Antoine, Physique du solide, Chercheuse senior, Université
Paris-Saclay -CEA
Guillemette Antoni, Santé publique, Ingénieure de recherche, INSERM
Cecile
Appert-Rolland, Physique, Directrice de recherche, CNRS
Stephane Arnouts, Astrophysique, Directeur de
recherche, CNRS
Marie-Anne Arrio, Physique-chimie, Chercheuse, CNRS
Jean-Luc Atteia, Astrophysique,
Enseignant chercheur, Université Paul Sabatier
Christine Aubry, Agronomie, Ingénieure de recherche
retraitée/professeure consultante à agroparistech, INRAE/AgroParisTech
Christophe Audouard, Biologie,
Ingénieur, CNRS
Yildiz Aumeeruddy-Thomas, Ethnoécologie, Directrice de recherche, CNRS
Philémon Autin,
Glaciologie, Post doctorant, institut de recherche pour le développement IRD
Sakina-Dorothée Ayata, Écologie,
Maîtresse de conférences, Sorbonne Université / LOCEAN-IPSL
Virginie Baby-Collin, Géographie, Professeure des
universités, Aix Marseille université
Jean-Baptiste Bahers, Géographie, Chercheur, CNRS, UMR ESO
Raphaelle
Bailhache, Physics, Post doc, Goethe-University Frankfurt
Anne Baillot, Etudes germaniques et humanités
numériques, Professeure des universités, Le Mans Université
Viviane Baladi, Mathématiques, Directeur de
recherches, CNRS
Jean Ballet, Astrophysique, Chercheur, CEA Saclay
Albane Barbero, Chimie atmosphérique,
Ingénieur de recherche, CNRS
Estelle Barbot, Écologie, Post-doctorante, Université de
Montpellier
Pierre-Luc Bardet, Biologie, Enseignant-chercheur, Sorbonne Université
Pascal Barla,
Informatique, Chercheur, Inria
Ligia Barna, Génie des procédés et environnement, Professeur, INSA
Toulouse
Nicolas Barnier, Informatique, Enseignant chercheur, ENAC
Sébastien Barot, Écologie, Chercheur,
IRD
Camille Baudoin, Informatique, Enseignante, INSA CVL
Jérôme Baudot, Physique, Professeur, Université
de Strasbourg
Anne Baudouin, Chimie, Ingenieure de recherche, CNRS
Térence Baugé, Spatial, Stagiaire,
GIS
Arnaud Beck, Physique, Ingénieur de recherche, CNRS
Denis Becquet, Biologiste, Chercheur,
INSERM
Matthias Beekmann, Climatologie, Directeur de recherche, CNRS
Joana Beigbeder, Science des
matériaux, Enseignant chercheur, IMT Mines Alès
Fabien Bellet, Énergétique, Enseignant-chercheur,
CentraleSupélec
Philippe Belleudy, Hydrologue, Professeur émérite, Institut des Géosciences de
l’Environnement, Université Grenoble-Alpes
Simon Benhamou, Eco-ethologie, Directeur de recherche,
CNRS
Wakinyan Benhamou, Biologie, Doctorant, Université de Montpellier – CEFE/CNRS
Marc Benoit,
Agronomie-économie-environnement, Ingénieur de recherche, INRAE
Luc Béraud, Géosciences de l’environnement,
Doctorant, Institut des Géosciences de l’Environnement
Nicolas Berger, Mécanique, PRAG, Université de
Bordeaux
Aurélien Berlan, Philosophie, Maître de conférences, Université de Toulouse
Jérémy Bernard,
Climatologie, Chercheur contractuel, Université de Göteborg (Suède)
Patrick Bernard, Mathématiques,
Professeur des universités, PSL
Harry Bernas, Physicien, Directeur de recherche émérite, CNRS
Etienne
Berthier, Glaciologie, Directeur de recherche, CNRS
Carmen Bessa-Gomes, Écologie, Enseignant-chercheur,
AgroParisTech
Mireille Besson, Neurosciences cognitives, Directrice de recherce, CNRS & Aix-Marseille
Université
Laurent Bétermin, Mathématiques, Maître de conférences, Université Claude Bernard Lyon 1
Manuel
Bibes, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Alexis Bienvenüe, Mathématiques appliquées, Maître de
conférences, ISFA / Université Lyon 1
Frédérique Bienvenüe, Mathématiques, Maîtresse de conférences,
Université Lyon 1
Nicolas Bierne, Biologie évolutive, Directeur de recherche, CNRS
Aurélien Bigo,
Transition énergétique des transports, Chercheur indépendant, Chaire Energie et Prospérité
Jean Francois
Bissonnette, Sociologie, Professeur adjoint, Université de Montréal
Guillaume Blanc, Physique, Maître de
conférences, Université Paris Cité
Lilian Blanc, Environnement, Chercheur, Cirad
Alain Blanchard,
Astrophysique, Professeur, Université Paul Sabatier
Cyrille Blanchard, Instrumentation astrophysique spatiale
et sol, Assistant ingénieur, CNRS
Marianne Blanchard, Sociologie, Maître de conférences, Université Toulouse
2
Juliette Blanchet, Hydroclimat, Chargée de recherche, CNRS
Michel Blay, Histoire et philosophie des
sciences, Directeur de recherche honoraire, CNRS
Thomas Blon, Physique, Maître de conférences, INSA
Toulouse
Jacques Blondel, Biologie évolutive, Directeur de recherche émérite, CNRS
Christine Blondel,
Histoire des sciences, Chercheuse cnrs retraitée, CNRS
Géraldine Bocquého, Économie, Chercheur,
INRAE
Isabelle Boisse, Astrophysique, Astronome-adjoint, LAM
Samuel Boissier, Astrophysique, Directeur de
recherche, CNRS
Jordi Bolibar, Glaciologie, Chercheur postdoc, Institute for Marine and Atmospheric Research,
Utrecht University
Thomas Bolognesi, Économie, Professeur associé, Grenoble Ecole de Management
Alberte
Bondeau, Géoscience, Chargée de recherche, CNRS
François Bonhomme, Evolutionniste, Directeur de recherches
émérite, CNRS
Jeremie Bonneau, Hydrologie, Ingénieur de recherche, INRAE
Mathilde Bonnefond,
Neurosciences, Chargée de recherche, INSERM
Mylène Bonnefoy, Risque naturels, Ingénieure, IGE
Frédéric
Boone, Astrophysique, Enseignant-chercheur, Université de Toulouse
Philippe Borsa, Génétique des populations,
Directeur de recherche, Institut de recherche pour le développement
Sara Bosshardt, Agronomie, Doctorante,
INRAE
Pascal Boubert, Physique, Enseignant-chercheur, Université de Rouen
Alix Boulouis, Biologie,
Maîtresse de conférences, Sorbonne Université
Romain Bourboulou, Neurosciences, Postdoc, UCL
Dominique
Bourg, Philosophie, Professeur honoraire, Université de Lausanne
Francois Bousquet, Sciences humaines et
sociales, Chercheur, Cirad
Rémi Boutonnet, Mathématiques, Chargé de recherches, CNRS
Bétina Boutroue,
Science politique, Doctorante, Cirad
Jean Bouyer, Santé publique, Directeur de recherche émérite,
Inserm
Martin Bowen, Physique, Directeur de recherche, CNRS-IPCMS
Julien Brevier, Physique,
Enseignant-chercheur, Université de Limoges
Catherine Brézard, Généticienne, Ingénieur, INRAE
Carine
Briand, Astrophysique, Astronome, Obseratoire de Paris
Francois Briens, Prospective, Chercheur,
Indépendant
Antoine Brochet, Géographie – sciences sociales de l’eau, Chercheur contractuel, CNRS
Annie
Brossas, Chimie, Maître de conférences, Sorbonne Université
Fanny Brun, Glaciologie, Chargée de recherche,
IRD
Thomas Brunet, Chimie, PhD, Université Claude Bernard Lyon 1
Mireille Bruyere, Sciences economiques,
Maîtresse de conférences, Université de Toulouse Jean Jaurès
Quentin Brzustowski, Géodiésie spatiale,
Ingénieur de recherche, GET (Geoscience Environnement Toulouse), CNRS
Louisiane Burkart, Éco-épidémiologie,
VSC TAAF, Institut polaire français (IPEV)
Yvan Caballero, Hydrogéologie, Chercheur, BRGM
Francesca
Calore, Physique, Chercheur, CNRS
Stéphanie Camazon, Agriculture, Conseillère agricole, Chambre
d’agriculture
Julie Camman, Biogéochimie de l’atmosphère, Doctorante, AMU
Alain Campargue, Physique,
Directeur de recherche, CNRS
Guillaume Carbou, Sciences de l’information et de la communication, Maître de
conférences, Université de Bordeaux
Estelle Carde, Sociologie, Professeure, Université de Montréal
Damien
Cardinal, Chimie marine et biogéochimie, Professeur, Sorbonne Université
Louise Caron, Sociologie, Chargée de
recherche, INED
Marion Casagrande, Agronomie, Ingénieure de recherche contractuelle, INRAE
Jérémie Cavé,
Sciences de la durabilité, Chercheur, IRD
Catherine Cesarsky, Astrophysique, Conseiller scientifique,
CEA
Guillaume Chagnaud, Hydro-climatologie, Post-doctorant, Institut des Géosciences de
l’Environnement
Jean Chamel, Anthropologie, Post-doctorant, Université de Lausanne
Patrick Chames, Inmuno
oncologie, Directeur de recherche, CNRS
Olivier Champagne, Climatologie, Post-doctorant, Université Grenoble
Alpes
Aurélie Charron, Pollution de l’air, Chercheure, Université Gustave Eiffel
Mathieu Chassé,
Geosciences, Enseignant-chercheur, Sorbonne Université
Marie-T Chateau, Microbiologie, biologie cellulaire,
Maître de conférences, UMR 5237 CRBM (Université de Montpellier, CNRS)
Claire Chatelain, Histoire, Chargée de
recherches, CNRS
Bruno Chaudret, Chimie, Cherecheur émérite, Laboratoire de Physique et Chimie des
Nano-Objets (INSA, CNRS, UPS, Toulouse)
Hélène Chauveau, Géographie, Chercheuse associée, Laboratoire
d’Etudes Rurales – Université Lumière Lyon 2
Brigitte Chauvin, Mathématiques, Professeur émérite, université
de Versailles
Claire Chenu, Science du sol, Chercheur, INRAE
Sophie Chevalier, Anthropologie, Professeure
des universités, Université de Picardie Jules Verne
Pierre Chevallier, Hydrologie, Directeur de recherche
emérite, IRD
Arnaud Chiffaudel, Physique des systèmes complexes, Indépendant, Chercheur CNRS de 1988 à
2012
Rémi Chipaux, Physique, Ingénieur-chercheur, CEA/DRF/IRFU
Delphine Clauss, Chimie des matériaux,
Doctorante, Université Grenoble Alpes
Léo Clauzel, Météorologie, Doctorant, IGE
Floriane Clément,
Géographie humaine, Chargée de recherche, INRAE
Solange Coadou, Océanographie, Doctorante, ENS
Yann
Coadou, Physique des particules, Chercheur, Centre de physique des particules de Marseille
Virginie Cogez,
Biologie, Maître de conférences, Faculté des Sciences et Technologies, Université de Lille
François Colas,
Océanographe, Chercheur, LOCEAN
Jean Colcombet, Biologie végétale, Responsable d’équipe, INRAE
Morgane
Colombert, Génie urbain, Chercheure associée, Université Gustave Eiffel
Yannick Copin, Astrophysique,
Enseignant chercheur, Université Lyon 1 Claude Bernard
Olivier Coq, Neurosciences, Chargé de recherche,
CNRS
Mickael Coriat, Astrophysique, Enseignant-chercheur, CNAP
Veronique Cornet, Océanologie, Ingénieur de
recherche, CNRS
François Couchot, Physique, Directeur de recherche, CNRS
Vincent Coudé du Foresto,
Astrophysique, Astronome, Observatoire de Paris – PSL
Christel Cournil, Droit, Professeurd de droit public,
Sciences Po Toulouse
Régis Courtin, Astrophysique, Retraité, Observatoire de Paris
Sarah Cubaynes,
Écologie, Maitre de conferences, EPHE
Amelia Curd, Ecologiste, Chercheur, IFREMER
Francesco d’Ovidio,
Océanographie, Directeur de recherche, CNRS
Marion Dalmais, Génomique, Ingénieure d’étude, INRAE
Alexandre
Danjou, Climat, Doctorant, Université Paris-Saclay
Anne-Marie Daré, Physique, Enseignante chercheuse, Aix
Marseille Université
Sylvain Davidson, Microbiologie, Ingénieur, IRD
Alice de Lapparent, Agronomie,
Doctorante, INRAE
Arnaud de Mesmay, Informatique, Chargé de recherche, CNRS
Louise de Palaminy,
Archéométrie, Doctorante, Géoscience Environnement Toulouse
Pascale de Philip, Microbiologie, Enseignant
chercheur, Université
Florian Debras, Astrophysique, Chargé de recherche, CNRS
Marc Deconchat, Écologie
des paysages, Directeur de recherche, INRAE
Gilles Delaygue, Climatologie, Enseignant-chercheur, Université
Grenoble-Alpes
Magali Deleuil, Astrophysique, Professeur, Laboratoire d’Astrophysique de Marseille
Nicolas
Delpierre, Écologie, Professeur, Université Paris-Saclay
Marie-Paule Demolin, Documentation, Retraitée,
Université de Lille
Karine Demyk, Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Marc Denis, Physique,
Retraité, Ex CNES
Philip Dervis, Sciences humaines, Docteur, Education nationale
Dominique Desclaux,
Agronomie, Directeur de recherche, INRAE
Julie Deshayes, Océanographe climatologue, Chargé de recherche,
CNRS
Monique Desmet, Physique, Directeur de recherches, CNRS
Antoine Detaille, Mathématiques, Doctorant,
Université Claude Bernard Lyon 1 – Institut Camille Jordan
Vincent Devictor, Écologie, Directeur de
recherche, CNRS
Jeanne Devolder, Mathématiques, Maîtresse de conférences honoraire, Université de
Lille
Sarah Dijols, Mathématiques, Post-doctorante, University of Calgary
Arache Djannati-Atai,
Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Michel Dobrijevic, Atmosphères planétaires, Enseignant-chercheur,
Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux – Université de Bordeaux
Laurent Drapeau, Mathématiques appliquées,
Ingénieur de recherche, IRD
Agnès Ducharne, Hydro-climatologue, Directrice de recherche, CNRS
Frédéric
Dufaux, Géographie, Maître de conférences, Université Paris Nanterre
Carine Duffaut, Santé publique,
Ingénieur chef de projet, Inserm
François Dulac, Environnement et climat, Chercheur-ingénieur cea,
Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement
Patrick Duncan, Écologie, Directeur de recherche
retraité, Ex-CNRS
Louis Dupaigne, Mathématiques, Professeur, Université Claude Bernard Lyon 1
Laure
Dupeyrat, Sciences de la terre, Enseignante chercheuse, Université Paris Saclay
Fabrice Duponchelle,
Ecologue, Directeur de recherche, IRD
Anaëlle Durfort, Écologie, Doctorante, Université de
Montpellier
Cyril Dutech, Pathologie forestière, Chargé de recherches, INRAE
Marie Dutreix, Biologiste,
Directeur de recherche émérite, CNRS/Institut Curie
Vincent Echevin, Océanographe, Chargé de recherche,
IRD
Lara Elfjiva, Anthropologie, Doctorante, LAP EHESS CNRS
Philippe Enclos, Droit, Maître de conférences
retraité, Université de Lille
Benoit Epinat, Astrophysique, Astronome adjoint, Laboratoire d’Astrophysique de
Marseille – Université Aix Marseille
Nathalie Escaravage, Écologie, Enseignante chercheuse, Université
Toulouse 3
Océane Espin, Agronomie, Junior scientist, CMCC (Centre Euro-Mediterranéen sur les changements
climatiques)
Jean-Philippe Estingoy, Sciences physiques, PRAG, IUT Paul Sabatier
Juliette Fabre, Gestion
de données d’observation environnementales, Ingénieure de recherche, CNRS
Xavier Faïn, Paléoclimatologue,
Chercheur, CNRS
Jean-Sébastien Fallu, Psychoéducation, Professeur agrégé, Université de Montréal
Matthieu
Falque, Génétique, Ingénieur de recherche, INRAE
Véronique Fargal, Économie gestion, PRCE, IUT TC Paul
Sabatier Toulouse
Eric Faudry, Biologie, Chercheur, Institut de Biologie Structurale
Marie Fauré,
Histoire, Doctorante, Université Bordeaux Montaigne
Guillaume Feger, Météorologie, Docteur, LAERO
Claire
Feierstein, Mécanique, Dessinateur conception mécanique, CNRS
Sylvie Ferrari, Économie écologique,
Professeur, Université de Bordeaux
Guillaume Ferriere, Mathématiques, Post-doctorant, Université de
Strasbourg
Jochen Fick, Physique, Directeur de recherche, CNRS
François Flahault, Anthropologie sociale,
Directeur de recherches émérite, CNRS
Mathieu Florence, Mathématiques, Maître de conférences, Sorbonne
Université
Juliane Floury, Génie des procédés, Enseignante-chercheur, Institut Agro
Rennes-Angers
Anne-Laure Fougères, Mathématiques, Professeure des universités, Université Claude Bernard Lyon
1
Marie-Alice Foujols, Sciences du climat, Ingénieure de recherche, IPSL
Marine Fourrier, Océanographie,
Post-doctorante, LOV – Sorbonne Université
Xavier Frank, Physique, Chercheur, INRAE
Emmanuelle Frenoux,
Informatique, Maîtresse de conférences, Université Paris-Saclay
Gilles Frison, Chimie, Directeur de
recherche, CNRS
Nathalie Fromin, Écologue, Chargée de recherche, CNRS
Boris Fumanal, Écologie,
Enseignant-chercheur, Université Clermont Auvergne
Elie Gaget, Ecology, Chercheur postdoctorant, University
of Turku
Rémi Gaillard, Sciences du climat/biogéochimie, Doctorant, ENS
Antoine Gaillard, Physique,
Post-doctorant, Université d’Amsterdam
Caroline Galland, Histoire, Maître de conférences, Université Paris
Nanterre
Hubert Gallée, Modélisation du changement climatique, Directeur de recherche émérite, CNRS
Alexis
Gamelin, Physique, Physicien, Synchrotron SOLEIL
Fabrice Gangneron, Sociologie, Ingénieur, CNRS
Patrick
Ganster, Sciences des matériaux, Enseignant-chercheur, Institut Mines Télécom
Luis Garcia Alles, Biochimie,
Chercheur, CNRS
Iñaki Garcia de Cortazar Atauri, Agroclimatologie, Ingénieur de recherche, INRAE
Philippe
Garnier, Astrophysique, Enseignant-chercheur, Université Toulouse 3
Cédric Gaucherel, Écologie, Directeur de
recherche, INRAE
Florence Gaunet, Psychologie cognitive, Chercheur, CNRS
Franck Gauthier,
Bio-imformatique, Ingénieur, INRAE
Olivier Gauwin, Informatique, Maïtre de conférences, Université de
Bordeaux
Ivan Gentil, Mathématiques, Professeur, Université Lyon 1
Nathalie George, Neurosciences,
Directrice de recherche, CNRS
Pierre Gerard, Biologie de l’évolution, Maître de conférences,
AgroParisTech
Muriel Gerbault, Geophysique, Chargé de recherche, IRD
Magali Gerino, Écologie, Professeur,
Université Toulouse 3
Jacopo Ghiglieri, Physique, Chargé de recherche, SUBATECH (CNRS/IN2P3)
Gianni
Giardino, Physique / histoire culturelle, Enseignant-chercheur, Université Versailles
Saint-Quentin-en-Yvelines
Corentin Gibert Bret, Paléontologie de la conservation, Postdoctorant, Georgia
Institute of Technology (Georgia Tech)
Sylvain Glémin, Biologiste de l’évolution, Directeur de recherche,
CNRS
Sophie Godin-Beekmann, Climatologie, Directrice de recherche, CNRS
Isabelle Goldringer, Agroécologie,
Directrice de recherche, INRAE
Lionel Gourdeau, Océanographe, Directeur de recherche, IRD
Audrey Goutard,
Glaciologie, Doctorante, Université Grenoble Alpes
Adeline Grand-Clément, Histoire, Professeure des
universités, Université Toulouse Jean Jaurès
Aurore Grandin, Sciences cognitives, Doctorante, Ecole Normale
Supérieure
Nicolas Gratiot, Vulnérabilité littorale, Directeur de recherche, IRD
Thierry Grenet, Physique,
Chercheur, CNRS
Jim Grisillon, Chimie de l’atmosphère, Doctorant, Aix-Marseille Université
Julien Gros,
Sociologie, Chargé de recherche, CNRS
Pascal Guénel, Epidémiologie santé-environnement, Directeur de
recherches, INSERM
Eric Guilbert, Écologie tropicale, Enseignant chercheur, MNHN
Martin Guillemet,
Écologie evolutive, Doctorant, Université de Montpellier
Pierre Guillon, Informatique, Chargé de recherche,
Institut de Mathématiques de Marseille (CNRS)
Michel Habib, Informatique, Professeur émérite, Université
Paris Cité
Marine Haddad, Sociologie, Chercheuse, INED
Cynthia Hadjidakis, Physique subatomique, Chargée
de recherche, IJCLab/IN2P3/CNRS
Isabelle Hajek, Sociologie, Maître de conférences, Université de
Strasbourg
Jean-Christophe Hamilton, Cosmologie, Directeur de recherches, CNRS/IN2P3
Thais Hautbergue,
Santé, Ingénieure, CEA
Christelle Hély, Écologie, Directrice d’etudes, Ecole Pratique des Hautes
Etudes
Valeria Hernandez, Anthropologie, Chargée de recherche, IRD
Nicolas Hervé, Sciences de l’éducation
et de la formation, Maître de conférences, ENSFEA, Université de Toulouse
Gabriel Hes, Géosciences,
Doctorant, Université de Toulouse
Benoit Hingray, Hydroclimatologie, Chargé de recherche, CNRS
Daniel
Hirst, Linguistique et phonétique, Directeur de recherche émérite, CNRS & Aix-Marseille University
Laure
Hossard, Agronomie, Chercheure, INRAE
Eric Hueber, Sciences de l’ingénieur, Enseignant chercheur,
UHA
Virginie Hugouvieux, Physique, Chercheuse, INRAE
Bertrand Huneau, Science des matériaux,
Enseignant-chercheur, GeM
Jean-Michel Hupé, Écologie politique, Chercheur, CNRS
Laurent Husson, Sciences
de la terre, Directeur de recherche émérite, CNRS
Gwenaël Imfeld, Biogéochimie, Directeur de recherche,
CNRS
Philippe Ivaldi, Mathématiques, Enseignant, Éducation nationale
Marie Jacquet, Physique, Chercheuse,
CNRS
Eliot Jager, Glaciologie, Doctorant, CNRS
Joelle Jammes, Gestionnaire financier, Fonctionnaire
catégorie A, IRAP CNRS
Serge Janicot, Climatologie, Directeur de recherche, IRD
Emilie Jardé, Géosciences,
Chercheuse, CNRS
Marion Javal, Écologie, Postdoctorante, CNRS
Pierre Jay-Robert, Biologie des populations
et écologie, Enseignant-chercheur, Université Paul-Valéry Montpellier 3
Catherine Jeandel, Océanographie,
Directrice de recherches, CNRS
Laurent Jeanneau, Biogéochimiste, Chargé de recherche, CNRS
Florence Joly,
Immunologie, Indépendant,
Etienne-Pascal Journet, Agronomie, Chargé de recherche, CNRS
Yanis Jugie,
Matériaux, Stagiaire, IGE
Elise Julien, Histoire, Maître de conférences, Sciences Po Lille
Céline Julliot,
Sciences physiques, Enseignante, Education nationale
Alice Karsenti, Paléoclimatologie, Doctorante,
Université Paris-Saclay
Guillaume Kerdoncuff, Biologie, Doctorant, CNRS – Centre d’écologie fonctionnelle et
évolutive
Yoann Kermaïdic, Physique des particules, Chargé de recherche, CNRS
Marc Knecht, Physique,
Chercheur, CNRS
Jürgen Knödlseder, Astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Alice Krieg-Planque,
Sciences de l’information et de la communication, Maîtresse de conférences, Université Paris Est Créteil
(UPEC)
Vincent Koulinski, Hydraulicien, Ingénieur, ETRM
Sylvain Kuppel, Hydrologue, Chercheur,
IRD
Laurent Labrot, Sociologie, Enseignant chercheur, Iepg
Sébastien Lachaize, Chimiste, Maître de
conférences, INSA Toulouse
Daniel Lacour, Physique, Directeur de recherches, CNRS
Lise-Marie Lacroix,
Physique, Enseignant-chercheur, Université Toulouse III Paul Sabatier
Bertrand Laforge, Physique, Professeur,
Sorbonne Université
Sandrine Laguerre, Statistiques, Ingénieure de recherche, INRAE
Yasmine Lalau,
Energie, Enseignante chercheuse, IMT Mines Albi
Stéphane Lambert, Geosciences, Ingénieur de recherche,
inrae
Amaury Lambert, Mathématiques/biologie, Professeur, Ecole Normale Supérieure (Paris)
Alexis Lamothe,
Glaciologie, PhD, Institut des Géosciences de l’Environnement
Claudine Lamotte, Hydrogéologue, Chef de
projet, BRGM
Olivier Langella, Génétique, écologie, évolution, Ingénieur de recherche, CNRS
Sandra Lanini,
Hydrogéologie, Chercheuse, BRGM
Jean-Philippe Lansberg, Physique des particules, Directeur de recherche,
CNRS
Laurent Lassabatere, Hydrologue, Chercheur, ENTPE
Benjamin Lassagne, Physicien, Maître de
conférences, INSA
Marie Launay, Agroclimatologue, Ingénieur de recherche, INRAE
Christine Lauzeral,
Écologie/mathématiques, Docteur/PRAG, Université Toulouse III
Anniet Laverman, Biogéochimie, Chercheur,
CNRS
Elisabeth Laville, Biologie, Chercheuse, INRAe
Jacques Le Bourlot, Astrophysique, Professeur,
Université Paris Cité & Observatoire de Paris
Julie Le Gallo, Économie, Professeure, L’Institut Agro
Dijon
Cécile Le Lann, Écologie, Maître de conférences, Université de Rennes
Inès Le Mao, Chimie,
Ingénieure de recherche, Université de Bordeaux
Alexandre Le Tiec, Astrophysique, Chercheur, Observatoire de
Paris
Thierry Lebel, Hydro-climatologie, Directeur de recherche émérite, IRD – IGE
Antoine Leblois,
Économie de l’environnement, Chercheur, INRAE
Arthur Leblois, Neurosciences, Chargé de recherche,
CNRS
Raphael Leblois, Écologie évolution, Chargé de recherche, INRAE
Fabienne Ledroit, Physique, Directeur
de recherche, CNRS
Julien Lefevre, Informatique, Maitre de conférences, Aix-Marseille Université
Julie
Lefort, Neurosciences, Chercheuse post-doctorante, University College London
Nicolas Legay, Écologie, Maitre
de conférences, INSA CVL
Roland Lehoucq, Astrophysique, Chercheur, CEA
Philippe Léna, Geographe, Directeur
de recherche émérite, IRD
Jean-Philippe Lenain, Astrophysique, Chargé de recherche, CNRS
Morgane Léon,
Océanographie, Doctorante, LEGOS – Toulouse
Frédérique Lerbet-Sereni, Sciences de l’education et de la
formation, Professeur des universités, Université de Pau et des Pays de l’Adour
Benoît Leroux, Sociologie,
Maître de conférences, Université de Poitiers/GRESCO
Françoise Lescourret, Agroécologie, Directrice de
recherche, INRAe
Marine Letertre, Métabolomique, Post-doctorante, CEISAM
Stéphane Letz, Informatique,
compilation, traitement du signal, Chercheur, GRAME
Léa Lévy, Géophysique, Assistant professor, Lund
University
Claire Lévy, Océanographe, Ingénieure de recherche retraitée, CNRS
Anne-Laure Ligozat,
Informatique, Enseignante-chercheuse, ENSIIE
Michel Lintz, Astrophysique, Chercheur, CNRS
Bruno Locatelli,
Sciences de l’environnement, Chercheur, Cirad, Univ Montpellier
Olivier Losson, Informatique industrielle,
Enseignant-chercheur, Université de Lillé
Pierre Lutz, Physique des particules, Directeur de recherches,
CNRS
Marion Luu, Physique de la matière, Doctorante, LPCNO
Olivier Magand, Sciences de l’univers,
atmosphère, Ingénieur de recherche, CNRS
Géraud Magrin, Géographie, Professeur, Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne
Fabien Malbet, Astronomie et astrophysique, Directeur de recherche, CNRS
Pierre Mancini,
Ingénierie logicielle, Ingénieur d’étude, CNRS
Mathieu Mangeot, Sciences de la soutenabilité,
Enseignant-chercheur, INRIA
Laurent Manivel, Mathématiques, Directeur de recherches, CNRS
Claude Maranges,
Biotechnologies, Professeur des universités, INSA Toulouse
Odin Marc, Géophysique, Chargé de recherche,
CNRS
Lou-Anne Marchadour, Chute de blocs, Stagiaire, INRAE
Aurélie Marchaudon, Astrophysique, Chercheuse,
IRAP/CNRS
Gilles Maréchal, Économie, Chercheur associé, CNRS
Dominique Marguerie, Environnement, Directeur
recherche, CNRS
Arthur Marguerite, Physique, Chargé de recherche, CNRS, ESPCI, Sorbonne Université, PSL
Université
Jérôme Mariette, Bioinformatique / biostatistique, Ingénieur d’études, INRAE
Guilhem Mariotte,
Mobilités transports, Ingénieur R&D, Neovya
Valentin Maron, Didactique de la physique du climat,
Enseignant chercheur, Laboratoire EFTS
Veronique Martin-Jezequel, Biologie, Chercheuse retraitée,
CNRS
Killian Martineau, Physique, Chargé de recherche, CNRS
Gines Martinez, Physique, Chercheur,
CNRS
Raia Silvia Massad, Biogeosciences – agronomie, Chercheuse, INRAE
Cyril Masselot, Information et
communication, Maître de conférences, Université Bourgogne Franche-Comté
Méril Massot, Biologie, Chercheuse
postdoctorale, CNRS
Valentin Mathieu, Mathématiques appliquées, Doctorant, CEA
Pascal Maugis, Changement
climatique et ressources en eau, Chercheur, LSCE
Florian Maumus, Biologie de l’évolution, Directeur de
recherche, INRAE
Thierry Menand, Sciences de la terre, Maître de conférences, Université Clermont
Auvergne
Ewen Menguy, Agronomie, Ingénieur agronome, IRD
Manuel Mercier, Neurosciences cognitives,
Chercheur, INS, Inserm UMR1106, Inserm
Elodie Merlot, Agronome, Directrice de recherche, INRAE
Nicole
Meyer-Vernet, Astrophysique, Directrice de recherches émérite, CNRS-Observatoire de Paris
Nathalie Michel,
Physique, Agrégée détachée dans le supérieur, Université de Nantes
Elisabeth Michel, Climat, Chercheure,
Laboratoire des Sciences du climat et de l’Environnement, CEA, CNRS, UVSQ
Françoise Mignon, Sciences du
langage, Maître de conférences, Université de Perpignan / laboratoire CRESEM
Julien Milanesi, Économie,
Maitre de conférences, Université Toulouse 3 Paul Sabatier
Sylvain Milanesi, Bioinformatique, Ingénieur
d’études, CNRS
Macéo Milanesi-Giraudo, Génie mécanique, Élève normalien, Ecole Normale Supérieure
Paris-Saclay
Mathieu Milhé, Sciences de l’ingénieur, Enseignant-chercheur, IMT Mines Albi
Régis Missire,
Linguistique, Enseignant-chercheur, Université Toulouse 2
Malo Mofakhami, Sciences économiques, Maître de
conférences, Université Sorbonne Paris Nord
Sophie Molia, Socioépidémiologie, Chercheuse, CIRAD
Loïs
Monnier, Géologie, Post-doc, Université Toulouse III Paul Sabatier
Pierre Monnier, Sciences de gestion,
Doctorant, Université PSL : Mines Paris et Paris Dauphine
David Montagne, Sciences des sols – pédologie,
Maître de conférences, AgroParisTech
Stéphane Monteil, Physique, Professeur, Université de Clermont
Jerome
Morville, Physique, Maitre de conférence, Université Claude Bernard Lyon1 / CNRS
Cécile Moulin, Biologie des
systèmes, Post-doctorante, INRAE
Vincent Moulin, Écologie forestière, Doctorant, Laboratoire
Ecodiv
Florence Mougel, Biologie évolutive, Enseignant chercheur, Université Paris-Saclay
Anne-Sophie
Mouronval, Mécanique des structures, Ingénieur de recherche, CentraleSupélec
Delphine Moussard,
Mathématiques, Maître de conférences, Aix-Marseille Université
Thierry Moutin, Océanographie, Professeur
classe exceptionnelle, MIO Aix-Marseille-Université
Thierry Mulochau, Biologie marine, Directeur, Bureau
d’études BIORECIF
Simon Munier, Hydrologie, Chercheur, Météo-France
Facundo Muñoz, Biostatisticien,
Chercheur, Cirad
Philippe Nabonnand, Histoire des sciences, Enseignant-chercheur, Université de
Lorraine
Marwan Naciri, Écologie, Doctorant, CEFE, Université de Montpellier
Laurent Nadolski, Physicien,
Coordinateur des accélérateurs, Synchrotron SOLEIL
Philippe Nahmias, Physique, Professeur de lycée, Éducation
nationale
Mireille Navarrete, Agronomie, Directrice de recherche, INRAE
Philippe Naveau, Climatologie
statistique, Directeur de recherche, CNRS
Erwan Negre, Instrumentation optique & suivi des ges, Ingénieur
de recherche, Institut des Géosciences de Grenoble
Noémie Neverre, Économie de l’environnement, Economiste de
l’environnement, BRGM
Noel Nguyen, Sciences du langage, Professeur, Aix-Marseille Université
Ghislain
Nicaise, Biologie cellulaire, Professeur émérite, Université Côte d’Azur
Marc-Hubert Nicole, Mathématiques,
Professeur des universités, Université de Caen
Martine Olivi, Mathématiques appliquées, Chargée de recherche,
Inria
Guillaume Ollivier, Sociologie, Ingénieur d’etude, INRAE
Julien Onno, Sociologie, Post-doc,
Unversité de Montréal
Clément Outrequin, Géosciences, Docteur, AMU
Laurent Pagani, Astrophysique,
Directeur de recherche, Observatoire de Paris & CNRS
Philippe Paillou, Planétologie, Professeur,
Université de Bordeaux
Cyril Pannetier, Astrophysique, Post-doctorant, Observatoire de la Côte
d’Azur
Geremy Panthou, Climatologie / hydrologie, Enseignant-chercheur, Université Grenoble Alpes
Claude
Paraponaris, Économie, Professeur, Aix Marseille Université
Christian Paroissin, Mathématiques appliquées,
Maître de conférences, Université de Pau et des Pays de l’Adour
Léa Pascal, Santé publique, Doctorante,
Université Lyon 1
Guillaume Patanchon, Physique, Maître de conférences, Université Paris Cité
Laure
Pecquerie, Écologie marine, Chargée de recherche, IRD
Jean-Luc Peiry, Géographie physique, Professeur des
universités, Université Clermont Auvergne
Thierry Pellarin, Hydrologue, Directeur de recherche,
CNRS
Sylviane Pellenq, Histoire des sciences, Retraitée, Universcience
Juliette Penicaud, Oceanographie,
Doctorante, LEGOS
Marie-Elodie Perga, Environnement, Professeure, Unil
Laurence Perotto, Cosmologie,
Chercheuse, CNRS
Laurent Perrin, Biologiste, Directeur de recherche, CNRS
Nicolas Perry, Génie mécanique,
Professeur des universités, Arts et Métiers
Renaud Person, Océanographie, Ingénieur, IRD
Muriel Petident,
Agriculture, Paysanne, ferme
Patrick Petitjean, Astrophysique, Astronome émérite, Institut d’Astrophysique de
Paris
Christophe Peugeot, Hydrologue, Chercheur, IRD
Véronique Peyrache-Gadeau, Socioéconomie, Maître de
conférences, Université Savoie Mont-Blanc
Gabriela Pfeifle, Sciences de gestion/sciences de l’info-com,
Professeure agrégée, Université Toulouse Jean Jaurès
Armelle Philip, Glaciologie, Enseignant-chercheur,
IGE-UGA
Hervé Philippe, Biologie évolutive, Directeur de recherche, UAR CNRS 2029
Cédric Piolot, Santé,
Cadre, IFMS du LOT
Guillaume Piton, Géoscience, Chargé de recherche, INRAE
Eric Plaige, Électronique,
Ingénieur, CNRS
Bertrand Plez, Astrophysique, Professeur, LUPM, Université de Montpellier
Olivier Poirot,
Bioinformatique, Ingénieur d’études, CNRS
Martin Poncelet, Mécanique, Maître de conférences, ENS
Paris-Saclay
Cristel Portes, Linguistique, Maîtresse de conférence, Aix-Marseille Université
Arnaud
Poublan, Neurosciences, Post-doctorant, INSERM
Delphine Pouchain, Sciences économiques, Maître de
conférences, Sciences Po Lille
Alexis Poulhès, Aménagement, Ingénieur de recherche, ENPC
Marie-Lazarine
Poulle, Écologie, Ingénieure de recherche, Université de Reims Champagne-Ardenne
Margaux Pouyfaucon, Médecin,
Médecin, Centre de rééducation
Olivier Praud, Physique, Maître de conférences, INPT
Thomas Proslier,
Physique, Chercheur, CEA
Dominique Py, Informatique, Professeur, Le Mans Université
Cécile Quantin,
Sciences du sol, Professeure d’université, Université Paris Saclay
Gaelle Quinquet, Biologie, Prce, IUT
Auch
Hugo Raguet, Informatique, Maître de conférences, INSA Centre Val-de-Loire et Université de
Tours
Cyrille Rathgeber, Écologie, Directeur de recherche, INRAE
Olivier Réchauchère, Agronomie, Ingénieur
de recherche, INRAE
Frédéric Rees, Science du sol, écophysiologie végétale, Chargé de recherche,
INRAE
Steven Rendon Restrepo, Astrophysique, Post-doctorant, Leibniz Institute for Astrophysics
Potsdam
Marion Reveillet, Glaciologie, Chargée de recherche, IGE
Noa Rigoudy, Écologie, Doctorant.e,
Universite de Montpellier – CEFE CNRS – CEFS INRAE
Sylvie Rimsky, Microbiologie, Directrice de recherche,
CNRS
Laurent Riou, Recherche en physique, Ingénieur, IP2I
Isabelle Ripp-Baudot, Physique, Directrice de
recherche, CNRS
Carlos Robles Rodriguez, Génie de procédés et de l’environnement, Chargé de recherche,
INRAE
Soizic Rochange, Biologie, Maître de conférences, Université Toulouse 3
Segolene Rocher, Audiovisuel
cinéma, Décoratrice, Production audiovisuelle et cinématographique
Francisco Xavier Rodrigues do Amaral,
Hydrology, Doctorant, Institut des Géosciences de l’Environnement
Charlotte Roemer, Écologie et conservation,
Post-doctorante, MNHN
Pauline Roignant, Analyse du cycle de vie et éco-conception, Cadre, EVEA
Jeanne
Rolland, Écologie, Doctorante, CEFE – EPHE
Matthieu Romagny, Mathématiques, Professeur, Université de
Rennes
Isabelle Roman, Ingénieure agronome, Libérale, Libérale
Daniele Romanini, Physique, Directeur de
recherche, CNRS
Josyane Ronchail, Climatologie, Enseignante-chercheuse retraitée et bénévole,
LOCEAN
Françoise Roques, Astrophysique, Astronome, Observatoire de Paris
Camille Rossignol, Géologie,
RTDB, Université de Cagliari (Italie)
Daniel Rouan, Astrophysique, Directeur de recherche émérite,
Observatoire de Paris
Mathias Rouan, Informatique, Ingénieur de recherche, CNRS
Claire Rougeulle,
Biologie, Directrice de recherche, CNRS/ Université Paris Cité
Sylvain Rubenthaler, Mathématiques, Maître de
conférences, Université Nice-Sophia Antipolis
Mathieu Rué, Géoarchéologue, Chargé d’étude,
Paléotime
Lucile Rutkowski, Physique, Chargée de recherche, CNRS – Institut de Physique de Rennes
Bastien
Sanglard, Science des matériaux, Doctorant, INSA Toulouse
Xavier Sarazin, Physique, Directeur de recherche,
CNRS IN2P3
Géraldine Sarret, Géochimie, Directrice de recherche, CNRS
Julien Sarron, Agronomie, Chercheur,
CIRAD
Jean-Pierre Sarthou, Agronomie-agroécologie, Professeur des universités, Université de
Toulouse
Adrien Saurety, Géologie, Doctorant, IPGP
Olivier Saut, Mathématiques, Directeur de recherche,
CNRS
Emmanuel Sauvan, Physique des particules, Directeur de recherche, CNRS
Bernard Schéou, Économie,
Enseignant-chercheur, Université de Perpignan
Pascale Scheromm, Géographie, Ingénieur de recherche,
INRAE
Carlo Schimd, Cosmologie, Maître de conférences, Aix-Marseille Université
Frédéric Schmidt,
Planétologie, Professeur, Université Paris-Saclay
Daniele Schön, Neuroscientifique, Directeur de recherche,
CNRS
Antoine Séjourné, Sciences de la terre, Maitre de conférence, Université Paris Saclay
Adrien Selles,
Hydrogéologie, Chercheur hydrogéologue, BRGM
Rémi Servien, Biostatistique, Chargé de recherche,
INRAE
Guillaume Sescousse, Neurosciences, Chargé de recherche, INSERM
Jean-Charles Sicard, Biostatistique,
Ingénieur, CIRAD
Kamila Sieja, Physique, Chercheur, CNRS
Jean-Marc Siffre, Physique, Ingénieur de
recherche retraité, CNRS
Thérèse Six, Médecine, Médecin, Hôpital
Etienne Snoeck, Physique, Directeur de
recherche, CNRS
Laura Sourp, Hydrologie, Doctorante, CESBIO
Arnd Specka, Physique, Chercheur,
CNRS
Danièle Steer, Physique, Professeur, Université Paris Cité
Adrien Stella, Océanographie, Ingénieur
d’études, Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble)
Caroline Strube, Ethique et intégrité
scientifique, Directrice de recherche, CNRS
Cédric Sueur, Écologie comportementale et éthique animale,
Enseignant-chercheur, Université de Strasbourg
Matthieu Sylvander, Sismologie, Enseignant-chercheur,
Observatoire Midi-Pyrénées
Mathilde Taghon, Psychologie du travail, Doctorante, Université de
Lorraine
Cécile Tannier, Géographie, Directrice de recherche, CNRS
Charling Tao, Cosmologie et physique
des particules, Directrice de recherche émérite, CNRS
Bruno Tassin, Sciences de l’environnnement, Directeur
de recherche, Ecole des ponts ParisTech
Keyla Teixeira Santos, Electrochemistry, PhD, Grenoble INP
Eva
Ternon, Oceanographie, Postdoc, Sorbonne université
Jacques Testart, Biologie, Directeur de recherche
honoraire, Inserm
Laure Teulières, Historienne, Maitresse de conférences, Université Toulouse Jean
Jaurès
Gilles Theureau, Astrophysique, Chercheur, Observatoire de Paris
Alexandre Thibodeau,
Ecotoxicologie, Doctorant, CNRS
Isabelle This Saint-Jean, Économie, Professeure des universités, Université
Sorbonne Paris Nord
Joelle Thollot, Informatique, Professeure des universités, laboratoire Jean
Kuntzmann
Anthony Thomas, Energétique, Maitre de conférences, Université de Poitiers
Antoine Tiberj,
Physique, Maître de conférences, Université de Montpellier
Denyze Toffoli, Linguistique appliquée,
Professeure des universités, Université de Toulouse III
Samuel Toucanne, Paléoclimatologie, Chercheur,
IFREMER
Romain Tramoy, Sciences de l’environnement, Chercheur, Laboratoire Eau Environnement et Systèmes
Urbains
Sébastien Triqueneaux, Physique, Ingénieur de recherche, CNRS
Théophile Truchis, Physique,
Doctorant, Ecole Polytechnique
Raphael Trujillo, Sciences industrielles de l’ingénieur, Enseignant, Education
nationale
Constance Valentin, Physique, Titulaire, CNRS
Dorothée Vallot, Glaciologue, Postdoctorante,
Université Grenoble Alpes
David Valls-Gabaud, Astrophysique, Astrophysicien, CNRS
Marieke Van
Lichtervelde, Géosciences, Chercheur, IRD
Louise Van Oudenhove, Écologie, Chercheuse, INRAE
Olivier
Vanderhaeghe, Géologie, Professeur, Université de Toulouse
Mélanie Vay, Science politique, Chargée de mission
recherche, GIP Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice
Gatien Verley, Physique,
Maitre de conférences, IJClab, Université Paris Saclay
Joséphine Veron, Biochimie des sols, Assistante
ingénieure, INRAE
Bruno Viaris, Physique, Maître de conférences, Université Paris-Saclay
Jean-Philippe
Vidal, Hydroclimatologue, Directeur de recherche, INRAE
Laure Vieu, Informatique et linguistique, Directeur
de recherche, CNRS
Christophe Vieu, Physique, Professseur, INSA Toulouse
Étienne Vignon, Physique de
l’atmosphère, Chercheur, CNRS LMD
Eric Villenave, Chimie atmosphérique, Professeur, Université de
Bordeaux
Margot Violon, Psychologie, Psychologue clinicienne, Université Paris Descartes
Théo Vischel,
Hydro-climatologie, Maître de conférences, Université Grenoble Alpes
Fabienne Vo Van, Anglais, Enseignante,
Université Toulouse III
Florence Volaire, Écologie, Chargée de recherche, INRAE
Michel Volovitch,
Biologie, Professeur émérite, Ecole Normale Supérieure, Paris
Béatrice Von Hirschhausen, Géographie,
Directrice de recherche, CNRS
Eric Voutier, Physique, Directeur de recherche, CNRS/IN2P3/IJCLab – Université
Paris-Saclay
Stéphane Vuilleumier, Microbiologie, Professeur des universités, Université de
Strasbourg
Claire Waelbroeck, Climatologie, Directrice de recherche, CNRS
Sophie Wahnich, Histoire et
science politique, Directrce de recherche, CNRS
Grégoire Wallenborn, Sciences de l’environnement, Professeur,
Université Libre de Bruxelles
Nadège Wallet, Dermatologie, Médecin, Centre hospitalier de
Luxembourg
François Warlop, Agronome, Ingénieur, GRAB
Anna Warnet, Chimie, Enseignant, Upmc
Dror
Warschawski, Biophysique, Chargé de recherche, CNRS / Sorbonne Université
Eric Watier, Arts plastiques,
Professeur, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier
Martine Watrelot, Lettres modernes,
Chercheuse retraitée, ENS Ifé de Lyon
Sylvain Weill, Hydrologie, Maître de conférences, Ecole Nationale du
Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg – Institut Terre et Environnement de Strasbourg
Jonathan
Wille, Climatologue, Chercheur postdoctoral, ETH Zurich
Paul Windey, Physique, Professeur, Sorbonne
Université
Thierry Winkel, Agroécologue, Chercheur, IRD
Marion Wirth, Agronome, Cadre, RijkZwaan
Romain
Yvinec, Mathématiques, Directeur de recherche, INRAE
Philippe Zarka, Astrophysique, Chercheur, CNRS –
Observatoire de Paris
Nikola Zsolnay, Geoécologie, Assistante d’ingenieur, ENSAT-INP
24.02.2023 à 01:00
Dans une lettre ouverte publiée le 24 février 2023 dans le journal L’Obs, 600 scientifiques, dont plusieurs co-auteures et coautrices des rapports du GIEC, demandent aux membres du Conseil d’administration de BNP Paribas de prendre leurs responsabilités en cessant tout soutien à l’ouverture de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. Cette lettre ouverte a été écrite à l’initiative de Scientifiques en rébellion, collectif de scientifiques qui considèrent que, face à l’urgence écologique, la désobéissance civile est nécessaire et légitime. Elle vient appuyer la plainte à l’encontre de BNP Paribas, déposée le 23 février par trois associations (Les Amis de la Terre France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France), pour non-respect de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales.
Dans leur lettre, les scientifiques rappellent qu’il y a actuellement un consensus scientifique sur le fait que l’ouverture de nouveaux gisements d’énergie fossile est incompatible avec le respect de l’Accord de Paris, et donc avec la limitation du réchauffement climatique bien en-dessous de 2°C. Ils et elles demandent à BNP Paribas « d’être à l’écoute des scientifiques, et non pas d’acteurs qui continuent contre vents et marées leur politique de fabrique du doute afin de maintenir le statu quo ».
Les scientifiques relèvent que BNP Paribas fait partie des établissements qui ont financé et continuent de financer massivement de nouveaux projets pétroliers et gaziers, rappelant notamment qu’elle a été entre 2016 et 2021 « la première au niveau mondial pour le financement du pétrole et du gaz en Arctique et la première au niveau européen pour le financement de l’expansion des énergies fossiles ». Les récentes annonces de BNP Paribas sont largement insuffisantes. Notamment, l’affirmation par BNP Paribas que sa trajectoire s'inscrit pleinement dans le scénario de l’Agence internationale de l’énergie est considérée comme « un mensonge éhonté ».
Les scientifiques interpellent les membres du CA de BNP Paribas qui se sont engagé·es publiquement pour la sauvegarde de l’environnement, et les appellent à démissionner si BNP Paribas continuait à soutenir directement ou indirectement l’ouverture de nouveaux gisements d’énergies fossiles. On peut effectivement noter que, parmi les administrateurs et administratrices, se trouvent Marion Guillou (scientifique membre du Haut conseil pour le climat), Rajna Gibson Brandon (professeure de finance membre du Comité de stratégie et de surveillance de Sustainable Finance Geneva, qui appelle dans ses travaux les entreprises et leurs administrateurs à agir pour la soutenabilité), Pierre-André de Chalendar (qui a publié un ouvrage sur l’engagement des entreprises pour le climat), Jacques Aschenbroisch (vice-président de Institut de la Finance durable) ou Jean-Laurent Bonnafé (vice-président de l’Association des entreprises françaises pour l’environnement). On pourrait aussi attendre d’autres membres du CA qu’ils et elles soient particulièrement attentifs et attentives aux conséquences néfastes des activités de BNP Paribas et à leur soutenabilité à long terme : Daniela Schwarzer (directrice de l’Open Society Foundation pour l’Europe) ainsi que Sandrine Verrier et Hugues Epaillard (représentant.es CFE-CGC élues par les salarié.es de BNP Paribas).
La plainte déposée par les trois associations le 23 février est le premier contentieux climatique mettant en cause une banque commerciale, et vise à mettre fin à son soutien financier aux nouveaux projets d’énergies fossiles et d’adopter un plan de sortie du pétrole et du gaz. La banque a également fait l’objet le 6 février d’actions coordonnées visant à mettre ses distributeurs automatiques hors d’usage. Ces actions organisées par Extinction Rebellion ont eu lieu dans une trentaine de villes en France.
Le collectif Scientifiques en rébellion propose en outre quelques éléments de contexte supplémentaires au sujet de cette lettre ouverte : « Tout d’abord, s’il faut saluer le grand nombre de signatures qui ont été recueilles auprès de la communauté scientifique, et remercier celles et ceux qui l’ont fait, il faut également s’interroger sur celles et ceux qui n’ont pas signé, et des raisons pour cela. En particulier, un certain nombre de scientifiques ont des liens forts avec BNP Paribas, notamment via le financement par cette banque de projets de recherche ou de formations. Lorsque nous avons sollicité spécifiquement des scientifiques ayant des liens avec cette banque (Comité scientifique de la Climate & Biodiversity initiative de la Fondation BNP Paribas, Fonds Bruno Latour...), nous avons dans l’immense majorité des cas reçu une fin de non-recevoir. Visiblement, on ne mord pas la banque qui vous nourrit. Ceci, au-delà du cas spécifique de cette lettre ouverte, permet d’éclairer la politique de BNP Paribas – mais également de TotalEnergies – qui vise à acheter le silence des scientifiques via le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche et au travers d’une communication abondante et trompeuse sur leur politique RSE.
Ensuite, cette lettre vient rappeler qu’il y a actuellement une opposition claire entre les recommandations des scientifiques et les décisions prises par les personnes qui contrôlent les multinationales fossiles. Ces personnes ont le pouvoir et le devoir de changer la stratégie les entreprises qu’elles dirigent pour limiter la catastrophe climatique, et pourront être tenues responsables si elles ne font rien. L’inaction n’est plus tenable, car il en va de l’avenir de l’humanité. La question de la manière dont on peut, dès aujourd’hui, arrêter l’ouverture de nouveaux gisements fossiles devrait être au centre de l’agenda politique et des discussions citoyennes.
Au vu de ce constat, nous appelons tous les citoyens, les associations, les institutions publiques et les scientifiques à augmenter la pression sur BNP Paribas par tous les moyens à leur disposition. »